Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

07/03/2026

Nadia PICCARRETA : témoignage

 

Un Carême pour restaurer ma dignité de Fils de Dieu

 Samedi 7 mars 2026

Évangile selon saint Luc 15, 1-3.11-32

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Prière

Seigneur, ma vie de pécheur me porte souvent loin de toi. Je sais pourtant que tu resteras toujours présent pour m’accueillir et me pardonner. Cette certitude est fondamentale pour pouvoir avancer dans ma vie chrétienne avec confiance et sérénité. Rien ne pourra jamais nous séparer si je sais reconnaître mes péchés et te demander pardon.

Demande

La conviction que, lors d’une confession, ma dignité de fils est restaurée.

Réflexion

  1. Dans ce magnifique passage du fils prodigue, trois symboles marquants apparaissent lorsque le fils rentre chez son père et implore son pardon : un beau vêtement, une bague au doigt et des sandales aux pieds. Ces trois éléments ont évidemment une valeur symbolique et il est bon de s’interroger sur leur signification.
    Le beau vêtement fait référence à la robe du baptême, cet habit blanc incarne la pureté de l’âme du baptisé. Le geste d’offrir un vêtement fait référence au premier geste de Dieu envers Adam lorsque ce dernier a péché. Ainsi Dieu couvre la misère de nos péchés par ce beau vêtement, il nous lave aussi de nos fautes et restitue à notre âme sa pureté originelle. Il ne couvre pas seulement la misère. Il y a une authentique restauration de la pureté originelle.
  2. Le deuxième symbole est la bague – ou l’anneau – que le fils reçoit de nouveau. Il comporte une double signification. Dans l’Antiquité, l’anneau avait la fonction de sceau et permettait d’identifier celui qui envoyait un message. Porter l’anneau d’une famille, c’est en porter le sceau. Ainsi le fils redevient le porte-parole de la famille et donc du Père, ce qu’il dit à l’autorité de la parole du Père.  
    Bien évidemment, l’anneau symbolise aussi l’alliance, comme dans le cadre d’un mariage. Recevoir l’anneau, c’est ainsi redevenir pleinement un membre de la famille, aux yeux du Père mais aussi devant tous les hommes. En demandant pardon à Dieu, nous ne sommes pas seulement de nouveau les fils bien-aimés du Père, mais aussi ses disciples envoyés pour témoigner de son amour.
  3. Le dernier élément sont les sandales. Là encore dans l’Antiquité, les sandales représentaient un symbole fort. Les esclaves étaient pieds nus et seuls les hommes libres portaient des sandales. Le fils prodigue demande explicitement à son Père d’être traité comme un serviteur mais cela lui est refusé. Le fils reste un homme libre et ses sandales témoignent qu’il a le choix de choisir son chemin. Il peut choisir de cheminer en compagnie de son Père, mais il peut aussi décider à tout moment de reprendre la voie de la perdition. Il est libre. Cette liberté, dont nous disposons, est souvent mal employée. Dieu ne nous la retirera jamais et c’est à nous d’apprendre à l’utiliser à bon escient.    

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Que chaque démarche de pardon me rapproche de toi et m’aide à découvrir et à chérir ma dignité restaurée de fils bien-aimé. Que le péché n’ait jamais le dernier mot dans ma vie et que je sache toujours revenir vers toi avec confiance et humilité.

Résolution

Je prépare avec application ma prochaine confession.

06/03/2026

Nadia Piccarreta, musulmane convertie : « J’ai rencontré Jésus-Christ grâce à une amie »

 

Le Royaume est une mission

 Vendredi 6 mars 2026

Évangile selon saint Matthieu 21, 33-43.45-46

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

Prière

Seigneur Jésus, je me tiens devant toi en ce jour, désireux d’écouter ta Parole avec un cœur ouvert et sincère. Aide-moi à ne pas me dérober devant tes exigences, mais à reconnaître en toi le Maître de la vigne qui attend avec patience les fruits de ma vie. Que ce moment de silence me permette de recentrer mon âme sur l’essentiel : ton amour et ton appel.

Demande

Seigneur, donne-moi la grâce de la fidélité. Fais que je ne me comporte pas en propriétaire de ma vie, mais en serviteur joyeux de ton Royaume.

Réflexion

  1. Dans cette parabole, tout commence par un acte de confiance : le propriétaire prépare absolument tout (clôture, pressoir, tour) et confie son bien. De la même manière, Dieu nous a tout donné : nos talents, notre intelligence et, par-dessus tout, la vie. Mais le drame des vignerons — qui peut aussi être le nôtre — est de finir par croire que la vigne nous appartient. Nous glissons souvent de la reconnaissance à l’appropriation. Dès que nous oublions que nous sommes des « locataires » de la grâce, nous commençons à rejeter tout ce qui nous rappelle nos devoirs envers le Créateur.
  2. Ce qui frappe, c’est l’insistance du propriétaire. Il envoie serviteur après serviteur, malgré la violence des vignerons. C’est l’histoire de la patience infinie de Dieu envers l’humanité, et plus personnellement envers chacun de nous. Jusqu’au don suprême : son Fils. Mais la logique du péché est aveugle : « Tuons-le, nous aurons son héritage ! » On pense gagner sa liberté en évacuant Dieu mais, comme le dit Jésus à un autre moment, quel avantage y a-t-il à gagner le monde si l’on se perd soi-même ? En jetant le Fils hors de la vigne, les vignerons perdent tout, car la vie n’a de poids que si elle est reliée à sa source.
  3. Le Royaume n’est pas un titre de propriété acquis une fois pour toutes, c’est une mission. Il est donné à ceux qui le font fructifier et enlevé à ceux qui en abusent. Le Christ nous rappelle que notre dignité de chrétien ne réside pas dans nos discours ou nos positions, mais dans notre capacité à répondre aux appels du Maître. La pierre rejetée — cette humanité broyée du Christ sur la croix — devient la pierre d’angle de notre salut. Porter du fruit, c’est simplement accepter de remettre au Seigneur ce qui lui appartient déjà : notre amour, notre volonté et nos actions quotidiennes.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu es l’héritier que le Père a envoyé pour me racheter. Pardon pour toutes les fois où j’ai voulu être le seul maître à bord, ignorant tes envoyés et tes appels intérieurs. Apprends-moi à regarder ma vie, non comme un héritage à piller, mais comme une vigne à cultiver pour ta gloire. Aide-moi à ne pas craindre tes exigences, car elles sont le chemin de ma véritable liberté.

Résolution

Aujourd’hui, je pose un acte de gratitude concret en reconnaissant un talent ou une joie comme un don de Dieu, et non comme un dû, en lui offrant les « fruits » de mon travail.

05/03/2026

Lourdes, une terre de guérison | Dr. Patrick Tellier

 

La conversion du cœur

 Jeudi 5 mars 2026

Évangile selon saint Luc 16, 19-31

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Prière

Seigneur Jésus, ouvre mon cœur à ta grâce qui passe et ne revient pas. Augmente ma foi, mon espérance et ma charité.

Demande

La grâce de la docilité à la voix de l’Esprit Saint.

Réflexion

  1. Dans ce passage de l’Évangile, Jésus parle aux pharisiens. Qui étaient-ils ? Étaient-ils des hommes savants du temps de Jésus ? D’une classe privilégiée dans la société avec des droits particuliers ? Se sentaient-ils supérieurs à leurs frères de chemin de vie ? Qu’ont-ils ressenti en écoutant cette parabole de Jésus ?
    Je les imagine dans ma tête et mon cœur, je regarde leur allure, leurs regards, leurs attitudes, leurs paroles face à Jésus, je contemple la transformation de leur cœur tandis que Jésus leur parle. Ont-ils un cœur ouvert à la conversion ? Se sentent-ils mis en avant ?
    Et aujourd’hui, où sont-ils, ces pharisiens ? Sont-ils « les autres » ? Suis-je moi aussi un peu pharisien ? Alors, cette bonne nouvelle m’est-elle aussi adressée à moi ?
    Comment je la reçois ? Je relis le texte, en écoutant Jésus me parler. J’écoute en retour les mouvements de mon cœur en vérité. Je reste dans cette prière pour faire la vérité sur ma vie.
  2. Et maintenant je regarde Lazare. J’écoute Jésus qui déclare : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous (…) » (Mt 26, 11) J’observe la scène : l’injustice et la récompense, la réalisation des promesses des Béatitudes, le silence du pauvre et les gémissements du riche. J’apprends en silence et je découvre l’attitude qui est agréable à Dieu, qui me promet la vie éternelle et le bonheur futur. Que m’enseigne Lazare ? Quelle richesse possède-t-il que le riche lui réclame désormais ? Quel paradoxe évangélique proclame-t-il par sa vie au point que le riche souhaite l’envoyer avertir toute sa famille ? La grâce est là. Le mystère de Dieu, la Bonne Nouvelle est révélée, il ne dépend que de nous de l’accueillir.
  3. Qui est Abraham ? Pourquoi n’est-ce pas Dieu lui-même qui entre en dialogue ? Pourquoi est-ce Abraham le maître de vie, notre père dans la foi ? J’ouvre les yeux et le cœur pour entrer dans la grande lignée des croyants.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, toi qui sondes les reins et les cœurs, ouvre mon cœur à ta vérité, transforme ma vie, qu’elle soit chaque jour plus proche et plus vraie en toi. Tu es le Chemin, la Vérité et la Vie.

Résolution

Je reviens sur les sentiments spirituels – positifs ou négatifs – qui sont nés lors de cette prière. Je les mets en lumière et je choisis un moment de la journée pour les mettre en pratique.

04/03/2026

ANCIEN CHEF DE GROUPE DU GIGN : IL AURAIT DÛ MOURIR ET SE CONFIE À UN PRÊTRE

 

Sur le chemin de la sainteté

 Mercredi 4 mars 2026

Évangile selon saint Matthieu 20, 17-28

En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Prière

Viens, Esprit Saint, emplis tout mon être de la lumière de ta vérité, du feu de ton amour, de la force de ta grâce et de tes dons.

Demande

Seigneur Jésus, guide-moi sur le chemin de la sainteté.

Réflexion

  1. En lisant ce passage de l’Évangile on ne peut s’empêcher d’être étonnés de la requête de la mère de Jacques et Jean. Alors que Jésus vient tout juste d’annoncer sa Passion et sa mort sur la croix, elle demande au Seigneur que ses deux fils puissent siéger l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Cela montre à quel point le risque d’erreur dans les projets que des parents nourrissent pour leurs enfants peut être important.
    Chers parents, ne faites pas de projet concernant la vocation de vos enfants. Le Seigneur s’en occupe ! Donnez-leur une bonne éducation et surtout transmettez-leur un grand amour et une confiance inébranlable en Jésus et laissez le reste entre les mains du Seigneur.
  2. Et pourtant son intuition maternelle n’était pas complètement erronée. Jacques et Jean avait déjà répondu à l’appel de devenir apôtres sans percevoir que cet engagement les conduirait aussi à participer à la croix du Seigneur. Plus tard, Jacques sera lui-même martyr et Jean souffrira la persécution et l’exil sur l’île de Patmos.
    Une vie chrétienne sans croix n’existe pas. Nous sommes tous appelés à apporter notre part dans la Passion du Christ comme l’annonce saint Paul dans sa lettre aux Colossiens : « Maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église. » (Col 1, 24)
    Unissons nos souffrances à celles du Christ ! Offrons-lui nos croix pour le salut de tant de personnes qui ont besoin de nos prières.
  3. Les autres apôtres s’indignent contre Jacques et Jean. L’envie vient alors troubler leurs cœurs. Mais au-delà des moyens ordinaires de sanctification – tels que la pratique des vertus chrétiennes, la Parole de Dieu, la prière et les sacrements de l’Église – la sainteté est un chemin profondément personnel. Les comparaisons avec notre prochain sur le plan spirituel ne font que susciter la division. Ne soyons pas jaloux du progrès spirituel de l’autre. Efforçons-nous plutôt de suivre fidèlement le chemin que le Seigneur a tracé pour nous.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je te remercie pour les inspirations que tu m’a données dans cette méditation. Je veux prendre un moment avec toi pour te parler de ce qui m’a interpellé ou touché. Merci aussi pour ces mots qui ont pu me procurer paix, force et consolation. Aide-moi à faire un pas de plus sur le chemin de la sainteté aujourd’hui.

Résolution

J’unis ma croix d’aujourd’hui à celle du Christ.

03/03/2026

Heroisme, religion et patrimoine - L'Abbé Raffray reçoit Henri d' Anselme

 

Humbles serviteurs

 Mardi 3 mars 2026

Évangile selon saint Matthieu 23, 1-12

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Prière

Viens, Esprit Saint, lumière de vérité et maître des cœurs. Ouvre nos esprits et nos oreilles à la Parole vivante de Jésus dans cet Évangile. Donne-nous l’humilité d’écouter sans préjugés ce qu’il veut nous dire sur les titres d’honneur, l’autorité et le service.

Demande

Seigneur Jésus, que ta sagesse dissipe toute illusion d’orgueil en nous, pour que nous recevions ta Parole comme une semence féconde dans une âme bien préparée. Amen.

Réflexion

  1. Les affirmations fortes dans la Bible
    Dans ce passage, Jésus met en garde ses disciples contre l’usage orgueilleux des titres comme « Rabbi », « maître » ou « Père ». Il critique l’hypocrisie des pharisiens qui cherchent à être estimés supérieurs aux autres, ou se considèrent comme membres d’une élite, recherchant ainsi la gloire humaine plutôt que le service humble à leurs frères.
    Est-il donc inapproprié d’appeler un professeur de théologie « maître » ou « docteur » ? Est-il également inapproprié d’appeler un prêtre « Mon Père », comme tant de catholiques le font en France depuis des générations ?
    La sagesse chrétienne nous enseigne que, dans la Parole de Dieu, des affirmations fortes doivent être comprises en lien avec l’ensemble des Saintes Écritures. Pour appliquer ce principe aux interdictions de se faire appeler « maître » ou « Père », voyons ce qu’en disent les premiers chrétiens dans d’autres écrits du Nouveau Testament.
  2. Les titres de « père » et de « fils »
    Saint Paul dit aux nouveaux chrétiens de Corinthe, aux convertis qu’il avait évangélisés : « Car, dans le Christ, vous pourriez avoir dix mille guides, vous n’avez pas plusieurs pères : par l’annonce de l’Évangile, c’est moi qui vous ai donné la vie dans le Christ Jésus. » (1 Co 4, 15) Paul se présente donc comme un « père » spirituel pour ses disciples, engendrant spirituellement par l’Évangile ce qui semble contredire l’interdiction de Jésus, mais fait découvrir une relation d’autorité bienveillante qui aide les autres à grandir.
    Ailleurs, Paul appelle Timothée « mon véritable enfant dans la foi » (1 Tm 1, 2) et dans sa lettre à Philémon, il parle d’Onésime comme de son « enfant à qui (…) j’ai donné la vie dans le Christ » (Phm, 10).
    Paul s’adresse aussi aux anciens comme à des « pères » : « Frères et pères (…) » (Ac 22, 1). Dans le Nouveau Testament, le mot grec presbytéros, que l’on traduit par le mot « anciens », peut correspondre à ceux que nous appelons actuellement les prêtres dans l’Église. Et, de fait, dans presque tous les pays, les catholiques appellent les prêtres « pères », suivant cet usage de saint Paul.
  3. Les titres de « maître » et de « docteur/enseignant »
    Le Nouveau Testament reconnaît des rôles d’enseignement et d’autorité donnés par le Christ lui-même pour édifier l’Église. En effet, la dernière consigne de Jésus avant de monter au ciel est le commandement de faire de toutes les nations des disciples, et de leur enseigner tout ce qu’ils avaient appris de Jésus. Cela nous aide à nuancer l’interdiction d’être appelé « maître », « rabbin » ou « docteur », en montrant que la fonction d’enseigner peut et doit être vécue comme un service et peut aussi être un don et une mission reçus du Seigneur (cf. Ep 4, 11, ; 1 Tm 2, 7 et 2 Tm 1, 11).
    Il semble donc clair que, lorsque Jésus dit à ses disciples de ne pas se faire appeler « Rabbi », « maître » ou « Père », l’Église primitive n’a pas interprété ces paroles comme une interdiction d’utiliser les titres en soi, ni d’exercer ces fonctions.
    Et il se peut que certains d’entre nous soient appelés par Dieu à exercer un service d’enseignement, ou une mission paternelle ou maternelle pour le bien de personnes que Dieu nous confie pour un temps. Si nous avons reçu cet appel et ce don, il est bon de l’exercer, selon l’esprit du Christ, en nous souvenant de l’avertissement de saint Jacques : « Ne soyez pas nombreux à devenir des maîtres : comme vous le savez, nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. » (Jc 3, 1)
  4. Ce que Jésus veut nous interdire
    Nous devons alors nous demander : « Que nous interdit Jésus en disant de ne pas rechercher le titre de « Rabbi », « maître » ou « Père » ? » Cela nous renvoie au début de ce passage d’Évangile, dans lequel Jésus nous demande de ne pas imiter des attitudes et comportements égocentriques que l’on observait chez plusieurs pharisiens : « ils disent et ne font pas » : ils sont exigeants envers les autres et ne font eux-mêmes aucun effort ; ils cherchent à être admirés par les autres ; ils recherchent les privilèges et les honneurs ; et, dans cet esprit, ils recherchent aussi les titres d’honneur.
    L’attitude et le comportement de Jésus étaient à l’opposé : il vivait ce qu’il enseignait, était plus exigeant envers lui-même qu’envers les autres, cherchait à guérir et accomplir le bien en toute discrétion, ne recherchait aucun privilège et vivait avec simplicité. Il ne cherchait pas à exposer ses titres de gloire, en tant que Fils éternel du Père, Messie et Sauveur universel. Il accomplissait les rôles que Dieu le Père lui avait confiés, sans rechercher la gloire associée aux titres d’honneur.
    Et nous, adoptons-nous les mêmes attitudes et les mêmes comportements que Jésus ?

Dialogue avec le Christ

Jésus, Fils éternel du Père, toi qui as vécu l’autorité dans l’humilité parfaite, aide-nous à imiter tes attitudes et comportements. Fais-nous vivre ce que nous enseignons, soyons exigeants envers nous-mêmes avant de l’être avec les autres, recherchons le bien discret sans privilèges, ni honneurs humains. Si tu nous appelles à être pères, mères ou maîtres spirituels, fais de nous des serviteurs humbles qui élèvent nos frères vers toi, unique Maître et Père des cieux. Transforme nos cœurs afin que, comme toi, nous portions du fruit abondant dans l’amour. Amen.

Résolution

Je prendrai un moment pour un examen de conscience : Dieu me confie-t-il un rôle d’enseignement ou une mission maternelle ou paternelle ? Si tel est le cas, je demande à Jésus de m’aider à l’exercer en adoptant sa conduite.

02/03/2026

Comprendre la crise spirituelle de notre temps (Monseigneur Rey x Abbé Raffray)

 

« Pardonnez, et vous serez pardonnés »

 Lundi 2 mars 2026

Évangile selon saint Luc 6, 36-38

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Prière

Seigneur, merci pour cette journée qui commence, cadeau de ton amour. Donne-moi de te louer et de t’adorer aujourd’hui, même si je suis dans les ténèbres. Ainsi ma journée ne sera pas perdue et ce soir, je pourrais te dire : « Pour toi, j’ai essayé de remplir ma journée de louanges ! »

Demande

Jésus, sagesse éternelle, tu viens d’auprès de Dieu pour nous mener à Dieu. Fais-nous aimer et méditer chaque jour ta Parole : « Recherchez mes paroles, désirez-les ; elles feront votre éducation. » (Sg 6, 11)

Réflexion

  1. « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. »
    Seigneur, nous sommes ingrats et méchants, tu le sais car tu connais l’homme. Et tu nous demandes d’être miséricordieux comme Dieu, lui dont la miséricorde est insondable, infinie. C’est impossible.
    Pourtant, ta Parole est efficace, Seigneur, elle fait ce qu’elle dit. Alors sème en nous le désir d’être miséricordieux. Donne-nous de nous exercer avec patience, sans nous décourager, à des œuvres de miséricorde et accorde-nous la grâce de te laisser être miséricordieux en nous. Oui, « Rien n’est impossible à Dieu. » (Lc 1, 37)
    Et en même temps, quelle joie de se souvenir, par cette phrase, de la miséricorde du Père pour nous ! Elle est « le plus grand attribut du Créateur » (litanies de la miséricorde divine) et ce Créateur est notre Père. En une phrase, Jésus nous révèle tout ce dont nous avons besoin pour comprendre qui nous sommes et vers qui nous allons.
  2. « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez et vous serez pardonnés. »
    Le Christ nous donne des règles de conduite intérieure très simplement formulées et faciles à retenir. Elles nous demandent de nous abstenir de tout jugement. Cela rend nécessaire une vigilance régulière sur nous-mêmes : combien de fois, lorsque nous pensons à quelqu’un, le faisons-nous sous forme de critiques ou de pensées inutiles ! Il faut alors, en notre for intérieur, tout de suite couper court et nous tourner vers le Seigneur. Par exemple, en demandant au Seigneur une bénédiction pour cette personne ou en contemplant une vertu du Christ, un épisode de sa vie en lien avec la situation que nous vivons. Il est nécessaire que nous travaillions courageusement sur nous-mêmes pour répondre à ce que nous demande Jésus. Ne pas juger en pensées mais aussi ne pas juger en paroles : elles aboutissent souvent, voire toujours, à des médisances.
  3. « Une mesure bien pleine, secouée, tassée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement. »
    C’est dans le livre de Ruth que l’on trouve une illustration de cette générosité de Dieu. Ruth, jeune veuve étrangère, en exil avec sa belle-mère, choisit Yahvé, Dieu de sa belle-famille. Alors qu’elle glane au champ, Booz, ému de sa fidélité, la rachète, la sauve de la famine et l’épouse. Il lui dit : « Présente le châle que tu portes et tiens le bien. Elle le tint donc ; il mesura six mesures d’orge et l’aida à se charger. » (Rt 3, 15) Booz est l’image du Christ qui est notre Sauveur, celui qui nous rachète et dont la libéralité est immense. Ces dons nous dépassent toujours, comme une mesure débordante… Le psaume 36 verset 4 résume ainsi : « Mets ta joie dans le Seigneur : il comblera les désirs de ton cœur. »

Dialogue avec le Christ

Seigneur, ce que tu demandes paraît bien difficile. Mais je me souviens de ta parole au peuple hébreu : « Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte. (…) Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. » (Dt 30, 11.14)
Tu veux que nous ne nous désolions pas si nous tombons souvent, car pourvu que nous nous tournions vers toi, pleins de confusion pour nos manques et bien décidés à travailler à nouveau pour toi, tu répareras toutes nos insuffisances.

Résolution

Je choisis une phrase de la Parole de Dieu d’aujourd’hui. Je la mémorise afin de pouvoir la répéter souvent dans la journée et en faire un instant de rencontre avec mon Seigneur, et une nourriture.