Lien entre les paroissiens, formations, informations, temps forts, dates et lieux des messes. N'OUBLIEZ-PAS DE METTRE CETTE ADRESSE PARMI VOS FAVORIS ET ABONNEZ-VOUS. MERCI D'AVANCE. Pour obtenir les horaires des messes, cliquez sur l'onglet : HORAIRES DES MESSES; N'hésitez pas à découvrir toutes les autres pages du Blogue en survolant avec la souris tous les menus ci-dessous à gauche et en cliquant sur la page souhaitée. (voir aussi les menus déroulants également à gauche)
Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
PRÉ-INSCRIPTION POUR LE CATÉ (SI VOTRE ENFANT A 7 OU 8 ANS ET ENTRE EN CE1 À LA PROCHAINE ANNÉE SCOL
- Accueil — Évangile du jour — Prière et Méditation sur l'Évangile — Vidéo du jour
- HORAIRES DES MESSES ET OBSÈQUES : FHIP et BIP
- DENIER DE L'ÉGLISE
- Demandes de messes, neuvaine, trentain
- 24 Heures pour le Seigneur 2026
- PRÉ-INSCRIPTION DE VOTRE ENFANT AU CATÉ POUR LA PROCHAINE ANNÉE SCOLAIRE (SI VOTRE ENFANT ENTRE EN CE2 EN SEPTEMBRE PROCHAIN OU A 7 OU 8 ANS)
- Accueil
- JE SUIS NOUVEAU OU NOUVELLE DANS LA PAROISSE ! …… JE DÉSIRE ÊTRE BAPTISÉ(E) ! OU POURSUIVRE UNE FORMATION POUR COMMUNIER ET ÊTRE CONFIRMÉ(E) …………………… ………………………………………………………………BIENVENUE DANS NOTRE PAROISSE SAINT PIERRE SAINT PAUL DE LA VALLÉE DE L'AISNE ! CLIQUEZ SUR CE TEXTE ;
- Vic-sur-Aisne le 15 mars 2026 bénédiction d'un nouveau louveteau par le père Alexis
- QU'EST-CE-QUE LA TOUSSAINT ?
- LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX
- commander des bougies à soeur désirée
19/03/2026
Fils, époux, père
Jeudi 19 mars 2026
Évangile selon saint Matthieu 1, 16.18-21.24a
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.
Prière
Seigneur, je me présente une fois de plus devant toi, je m’abandonne à toi, car je crois en toi, j’ai foi en ta présence ici à mes côtés, surtout en moi. Je te fais confiance, je sais que tu veilles sur moi et sur tous ceux qui me sont chers. Je t’aime, car tu m’as aimé le premier et parce que ton amour me construit chaque jour.
Demande
Renouvelle-moi de l’intérieur, je veux un cœur comme le tien, blessé. Donne-moi la grâce de répondre à ton amour, je veux être l’eau qui, par ma vie, peut étancher ta soif d’amour. Je veux aimer en servant et servir en t’aimant.
Réflexion
- Qui est le époux de Marie ?
Quel est l’intérêt de garder à l’esprit sa propre généalogie ? La raison d’être de l’arbre généalogique est la continuité, dans un certain sens, la réalisation du désir de vivre éternellement. Saint Matthieu commence son récit évangélique par une progression depuis Abraham, en passant par David, en rappelant Babylone jusqu’à la naissance du Christ.
Ainsi, l’appartenance du Christ au peuple d’Israël, sa dignité prophétique, royale – en tant que roi promis – et rédemptrice est latente. Les promesses et la bénédiction de Dieu se transmettent d’une génération à l’autre, d’une époque à l’autre, toujours actuelles et jamais déçues. Tel est l’héritage de Joseph, fils de David, fils d’Abraham, époux de Marie, dont est issu Jésus, appelé Christ. Ce dernier, quant à lui, s’approprie l’histoire de Joseph, la fait sienne, l’assume telle qu’elle est pour la racheter. - À qui l’ange s’adresse-t-il ?
Lorsque l’ange interpelle Joseph, il le fait en évoquant son identité et son histoire en tant que fils de David afin de l’introduire dans sa mission d’époux et de futur père. En l’appelant par son nom, le Seigneur, par l’intermédiaire de l’ange, fait appel à l’histoire de Joseph pour lui rappeler son identité et dissiper les doutes et les craintes éventuelles qui occupent son esprit et son cœur. Joseph rend maintenant la pareille, il répond à l’appel du Seigneur à partir de son histoire remplie de la présence d’hommes et de femmes qui, dans certains cas, ont marché aux côtés du Seigneur, dans d’autres non. Tous font partie d’une même histoire. - Joseph, époux et père
Il convient maintenant de mettre Joseph dans le contexte. Son « passé » peut être résumé par l’expression « fils de David », qui renvoie à la tradition dont il est porteur. Le « présent » de Joseph réside en Marie car, face à la confusion causée par la grossesse, il décide d’agir selon la justice dictée par son amour pour le Seigneur. La présence de Marie nous révèle le cœur de Joseph. Son avenir se prépare dans le Saint-Esprit, une vie cachée dans le Christ et avec le Christ. Un appel à vivre en contact permanent avec le mystère de Dieu.
Dialogue avec le Christ
Ma vie est entre tes mains. Mon histoire t’appartient. Tout comme tu as guidé Israël et l’as conduit à travers le désert, tu as agi de la même manière dans mon passé. Tu as été présent et tu as agi dans ma vie ; de même, en Marie, image de l’Église, se trouve mon présent, car elle est pleine de grâce et a trouvé grâce devant le Seigneur. De même, le présent de mon existence est un jour béni, et tu me demandes de ne pas craindre de « l’épouser ». Tu me demandes de ne pas craindre la vie qui m’attend et qui se développe dans le sein de Marie (d’Église), car elle vient de toi. Passé, présent, futur, tout vient de toi et revient à toi, car nous sommes à toi.
Résolution
Je récite la prière suivante en réfléchissant à un événement de ma vie que je regrette, un événement pour lequel je suis reconnaissant, que je redoute ou que je me reproche.
« Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Tout ce que j’ai et tout ce que je possède, tu me l’as donné ; à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t’aimer et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit. » (Saint Ignace de Loyola)
18/03/2026
Le chemin de la vie éternelle
Mercredi 18 mars 2026
Évangile selon saint Jean 5, 17-30
En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.
Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »
Prière
Seigneur Jésus, Chemin, Vérité et Vie, aide-moi à m’imprégner de ta vie et de ton enseignement.
Demande
Montre-moi, Seigneur, le chemin de la vie !
Réflexion
- Nous sommes dans la quatrième semaine de Carême. Dans quelques jours, nous commencerons la Semaine Sainte. Ravivons nos efforts, nos prières, notre jeûne, nos pénitences, nos aumônes ! Le temps passe inexorablement. Vivons chaque jour comme si c’était le dernier.
- La première lecture de ce jour nous permet d’identifier le Christ comme étant « l’alliance du peuple ». Il nous guidera, conduira et consolera son peuple. Le Christ est notre Sauveur, le Fils de Dieu, descendu du ciel afin de nous ouvrir le chemin et la porte du paradis. Bien qu’il soit notre guide, il ne nous sauvera pas sans nous : « Moi, je ne peux rien faire de moi-même. »
À la fin de notre vie, ce sera nous et seulement chacun de nous face à Jésus : toute ma vie face à lui. Qu’écoutera Jésus pour rendre son jugement ? Notre vie. Celle-ci aura-t-elle été empreinte d’amour ? Qu’est-ce qui me guide quotidiennement ? Qu’est-ce qui guide mes pensées, mes paroles, mes actions ? N’est-ce pas cela écouter sa Parole et croire en celui qui l’a envoyé ? - Le Carême nous permet de raviver la conscience de notre vie sur terre. Comme le déclarait saint Jean-Paul II : « Nous sommes des pèlerins sur terre. » Cette vérité abrupte et dure à entendre nous oblige à nous recentrer. Qu’allons-nous pouvoir apporter avec nous lors de notre passage de ce monde à celui du Père ? L’amour et le fait d’avoir accompli la volonté du Seigneur.
Dialogue avec le Christ
Sainte Vierge Marie, la volonté du Père est que nous soyons sauvés. Fais de ma vie une imitation d’amour du Christ. Que mes pensées, paroles et actions soient le reflet de la vie de Jésus.
Résolution
Je fais un examen de conscience où la clef de lecture sera : « Aurais-tu agi de la sorte, toi aussi, Jésus ? »
17/03/2026
La guérison qui vient du Christ
Mardi 17 mars 2026
Évangile selon saint Jean 5, 1-16
À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.
Prière
Seigneur, dans ma vie chrétienne je cherche continuellement à me rapprocher de toi. Que ce désir m’encourage à te connaître chaque jour un peu plus pour pouvoir t’aimer davantage. Que ce temps de prière soit une vraie rencontre entre nous.
Demande
Que ce Carême m’aide à mieux connaître le Seigneur.
Réflexion
- Dans ce récit de guérison, plusieurs détails peuvent nourrir notre prière. Tout d’abord, le père de l’Église, Origène, attire notre attention sur un détail significatif : les malades sont étendus sous cinq colonnades qui entourent la piscine. Pour lui, ces cinq colonnades représentent les cinq premiers livres de la Bible, c’est-à-dire le Pentateuque. Ces cinq livres constituent la Torah, aussi appelée la Loi juive.
Ainsi les malades sont couchés « sous » cette Loi, ils sont impuissants face aux exigences de cette Loi qui, à la fois les protège, mais peut aussi devenir écrasante car, sans la grâce de Dieu, ils ne parviennent pas à être pleinement fidèles à ces textes si exigeants.
Dans notre vie chrétienne, c’est un peu la même chose. Même si les commandements sont un don de Dieu, destinés à éclairer nos choix et orienter notre conduite quotidienne, ils nous confrontent à nos limites. Il faut aussi reconnaître les difficultés que nous rencontrons tous les jours pour demeurer fidèles à la loi du Seigneur. - Jésus est celui qui sauve et il nous fait don de cette grâce. La piscine au centre du système de la loi pouvait certes offrir une guérison, mais il était très difficile d’y accéder et seul un petit nombre pouvait en bénéficier.
Jésus, au contraire, vient apporter un salut bien plus universel et plus efficace. Une fois guéri, l’homme miraculé porte son brancard. Saint Augustin nous enseigne que ce symbole doit nous encourager à nous rappeler nos faiblesses. Ce brancard, essentiel et central dans notre vie, qui nous soutenait lors de nos moments de maladies, doit maintenant être porté bien haut comme un trophée car le Christ nous a libérés de nos péchés. - Le dernier élément qu’il est intéressant de noter est la double guérison qui intervient chez ce malade. Dans un premier temps, il ne connaît pas Jésus et le Christ ne peut que guérir son corps. Lors de leur deuxième rencontre, lorsqu’il reconnaît qui est Jésus, le Christ lui pardonne alors ses péchés et guérit ainsi son âme.
Seul celui qui connaît le Christ et le reconnaît comme le Fils de Dieu peut recevoir le pardon de ses péchés. Le temps du Carême est précisément un temps de conversion, un temps privilégié au cours duquel nous désirons mieux connaître Jésus, afin de nous ouvrir pleinement à son salut.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Je veux te connaître chaque jour un peu plus et, à travers ton Évangile, je sais que je peux te découvrir dans toutes les dimensions de ta personne. Aide-moi à me rapprocher de toi.
Résolution
Je pense à un défaut que le Christ m’a aidé à corriger, ou du moins à atténuer, et je le remercie pour les progrès accomplis.
16/03/2026
La présence agissante du Seigneur
Lundi 16 mars 2026
Évangile selon saint Jean 4, 43-54
En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.
Prière
Seigneur, descends dans ma vie pendant ce temps de prière. Aide-moi à m’élever vers toi.
Demande
Jésus, accorde-moi l’humilité et la foi nécessaires pour demander et croire que tu m’as entendu, même lorsque je ne perçois aucun signe.
Réflexion
- « (…) Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. »
Ce fonctionnaire royal qui entre dans l’histoire de Jésus a déjà entendu parler de lui. Peut-être était-il présent au mariage en tant qu’invité d’honneur ? Ou peut-être en avait-il eu connaissance par ses serviteurs ?
Jésus n’appartient pas au même milieu social que le fonctionnaire et, pourtant, celui-ci n’hésite pas à aller à la rencontre du Seigneur pour l’implorer de venir guérir son enfant. C’est un geste audacieux et courageux qui transparaît dans sa supplique : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Cependant, Jésus l’invite à aller plus loin encore. Il renvoie le père – qui cherchait ailleurs une solution – vers son fils malade.
Le Seigneur ne m’appelle-t-il pas, moi aussi, à me tourner vers quelqu’un de mon entourage pour lui apporter soulagement, présence et amour ? - « (…) Ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre (…) »
Sur le chemin du retour, le haut fonctionnaire rencontre ses serviteurs qui viennent lui annoncer la bonne nouvelle : son fils est guéri !
Y a-t-il des personnes qui viennent à ma rencontre pour me montrer la présence agissante du Seigneur ? Quelle attention est-ce que je leur porte ? - « L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite (…) »
Cette phrase exprime un acte de foi tellement libre et tellement infini. Cet homme reconnaît, dans les événements de sa vie, l’action de Dieu en Jésus-Christ. Il comprend que la guérison de son fils n’est pas le fruit du hasard, mais celui de la parole vivante du Seigneur.
Puis-je faire mémoire d’un moment où le Seigneur a agi dans ma vie ? Comment cette expérience a-t-elle approfondi ma foi ?
Dialogue avec le Christ
Je peux reprendre l’un des points qui m’a particulièrement marqué pour en reparler avec le Christ. Je peux aussi relire le psaume du jour et le prier en mettant mes mots sur l’action de Dieu dans ma vie :
« Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. Quand j’ai crié vers toi, Seigneur. Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse. Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie. Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu. Tu as changé mon deuil en une danse. Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! » (Ps 29)
Résolution
À partir du passage qui m’a le plus marqué, je m’approche d’une personne de mon entourage à laquelle le Seigneur m’envoie ; ou bien je rends grâce aux personnes qui m’annoncent le Christ ; ou je remercie le Seigneur pour sa présence agissante dans ma vie.
15/03/2026
Confiance au cœur des ténèbres
Dimanche 15 mars 2026
Évangile selon saint Jean 9, 1-41
En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : ‘Va à Siloé et lave-toi.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. »
Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. »
Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! »
Et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’, votre péché demeure. »
Prière
« Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » (Is 49, 6) Oui, Seigneur, tu es « la lumière du monde » (Jn 8, 12), « ma lumière et mon salut » (Ps 26, 1).
Demande
Seigneur, donne à ceux que j’aime et qui m’entourent de te reconnaître. Donne-nous de vivre unis et de mourir dans la foi en toi, Christ, Fils du Dieu vivant !
Réflexion
- Jésus se fait connaître à la fois comme créateur, celui qui me façonne dans le sein de ma mère (cf. Jr 1, 5), « qui a créé mes reins, qui m’a tissé dans le sein de ma mère » (Ps 138, 13-14). Et comme rédempteur, celui qui sauve en nous plongeant dans l’eau du baptême représentée par la piscine de Siloé.
Ainsi déclare saint Irénée : « Ainsi donc, puisque nous sommes modelés dans le sein maternel par le Verbe, ce même verbe remodela les yeux de l’aveugle-né : il fit ainsi apparaître au grand jour celui qui nous modèle dans le secret. » (Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, livre V).
Jésus, tu es mon Créateur et mon Sauveur ! - Le mendiant se tient seul contre tous. Même ses parents se mettent en retrait et ne le soutiennent pas : « Il est assez grand pour s’expliquer. » L’aveugle qui a recouvré la vue est un modèle de simplicité, de franchise et de courage. Il argumente, sans peur, avec intelligence et sagesse, affirmant : « Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire », maniant même l’humour : « Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
Sa rencontre avec Jésus a ouvert ses yeux et l’a rempli de l’Esprit. Les paroles de Jésus rapportées en saint Matthieu se réalisent : « Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. » (Mt 10, 19-20) - « C’est bien moi » dit l’homme devant ceux qui discutent, hésitant à le reconnaître. Que de force morale dans cette réponse ! Cette simple affirmation « C’est bien moi » est, mot pour mot, identique à celle de Jésus arrêté à Gethsémani (cf. Jn 18, 5). L’homme guéri est prêt à se retrouver comme Jésus soumis à un interrogatoire hostile.
De même, c’est aussi mot pour mot l’affirmation de Jésus ressuscité à ses disciples. « « Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! » (Lc 24, 39). Il y a un homme nouveau dans cet ancien aveugle, un homme dans lequel se trouve la promesse de la résurrection et de la vie éternelle.
Dialogue avec le Christ
Les apôtres voudraient comprendre la cause du mal qui touche cet aveugle de naissance. Jésus répond succinctement. Car, plus que de donner de grandes explications, c’est ton désir, Seigneur, de glorifier ton Père en travaillant à ses œuvres, qui te presse. Ton désir de consoler et de sauver les hommes t’encourage à agir sans délai. Et sans même que l’aveugle exprime une quelconque demande, Jésus, te voici à l’œuvre : « Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle. »
Donne-moi, Seigneur, une immense confiance en ta présence active et miséricordieuse dans ma vie ! Garde en moi cette confiance lorsque je suis dans les ténèbres.
Résolution
J’accomplis aujourd’hui le bien que je peux faire, sans délai.