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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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03/10/2026
02/10/2026
Vivre en enfant de Dieu dans l’Église
Vendredi 2 octobre 2026
Évangile selon saint Matthieu 18, 1-5.10
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. » Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Prière
Dire ou chanter :
R. Père, je suis ton enfant,
Ton enfant bien-aimé,
Et je viens vers toi me jeter dans tes bras.
1. Comme un enfant dans les bras de sa mère,
Je m’abandonne, je m’abandonne à toi !
2. Dieu de pardon, d’amour et de tendresse.
Tu es lumière, lumière dans ma vie !
3. C’est en Jésus que tu t’es fait connaître.
Qui le regarde contemple ton visage.
Demande
Ange du Seigneur, à qui la divine bonté a daigné me confier, protège-moi, gouverne-moi et dirige-moi en ce jour. Guide mon cœur et mes pensées pour que je marche toujours, à tes côtés, en présence du Seigneur. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Réflexion
- « Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? »
Jésus s’appuie sur cette question de ses disciples pour les faire entrer dans le thème de l’humilité et de l’enfance spirituelle. Il cherche à leur faire comprendre que la dynamique de son Royaume n’est pas celle des royaumes de la terre. Moi aussi, je veux faire partie du Royaume des cieux et vivre dans l’amour du Christ. J’entre dans ce temps de prière avec un cœur à l’écoute, prêt à me laisser déranger par les enseignements du Seigneur. En ce jour où nous faisons mémoire de nos anges gardiens, je me confie à la protection du mien et lui demande de me montrer le chemin du Royaume. - « Celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. »
Jésus propose le chemin de l’humilité comme porte d’entrée dans son Royaume : la reconnaissance de notre totale dépendance du Père. Il prend l’exemple d’un petit enfant qui est vulnérable en dehors de son cercle familial et, particulièrement, de la protection de ses parents. Il est dépendant en tout. La nature humaine fait que, plus l’enfant grandit, plus il cherche à accomplir les choses par lui-même, « comme un grand ». Humainement, c’est une bonne chose que de grandir. Mais est-ce « devenir grand » que de ne plus avoir besoin des autres ? Est-ce « devenir grand » que de ne plus avoir besoin de Dieu ? La perspective spirituelle est autre. C’est en se faisant petit, en reconnaissant que, sans la grâce de Dieu, l’on ne peut rien et en se remettant avec confiance dans ses bras que l’on peut grandir. Sainte Thérèse de Lisieux, dont nous avons fait mémoire hier, nous a livré son secret :
« Je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi, je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir, et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse éternelle : Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel, j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : – Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux ! Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. Ô mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux chanter vos miséricordes. » (Histoire d’une âme) - « Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. »
La communauté de l’Église est une famille unie autour du Christ. Nous voulons vivre la fraternité qu’il nous a enseignée. Mais nos relations sont parfois complexes, remplies de tensions causées par la rivalité ou l’ambition. Le texte que nous avons lu se situe dans le quatrième discours de l’Évangile de Matthieu qui parle des exigences de la vie fraternelle aux premières communautés de croyants. Après le thème de l’humilité (se faire petit comme un enfant), il parlera du bon exemple (éviter le scandale), de la correction fraternelle et du pardon. Tant de choses que nous vivons et apprenons en famille !
Un enfant vit dans l’abandon rempli de confiance. Il se conçoit en relation avec sa famille, et particulièrement avec ses parents. Il peut se construire et grandir car il se sait aimé et protégé et pardonné. Et il est lui-même source de joie et d’amour pour sa famille. Par le baptême, l’Église nous accueille comme ses enfants et nous recevons d’elle avec confiance. Le Christ nous invite aujourd’hui à vivre dans la joie notre dépendance du Père et notre obéissance à l’Église et ses enseignements.
Dialogue avec le Christ
« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » (Mt 11, 25) Tu me conduis sur le chemin de la confiance qui est source de sagesse et de paix. Tu me donnes ton Église, ma famille spirituelle ou ma communauté paroissiale, lieux où je peux grandir dans ma relation à toi. Je les reçois comme un don et je cherche à y découvrir ta sollicitude malgré les failles humaines que je peux parfois y constater.
Résolution
Je pourrais prier pour l’Église, pour ma famille spirituelle ou ma communauté paroissiale, pour qu’elle soit toujours ce lieu de la présence du Seigneur et de l’accueil des petits et des humbles.
Si j’ai un rôle particulier au sein de ma famille spirituelle ou de ma communauté paroissiale, je pourrais évaluer si je le vis à l’exemple du Christ serviteur, sachant accueillir mes frères et leurs initiatives, les laissant ainsi « grandir » et trouver leur place dans l’Église dans le don d’eux-mêmes et de leurs talents.
01/10/2026
Le règne de Dieu s’est approché de vous
Jeudi 1er octobre 2026
Évangile selon saint Luc 10, 1-12
En ce temps-là, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’
Prière
Ô Jésus, je te prie d’envoyer des ouvriers à ta moisson. Des ouvriers saints ! Je te prie pour qu’ils ne soient pas des mercenaires peureux à l’approche du loup. Je te demande de les constituer comme des agneaux totalement libres et épanouis dans cette filiation amoureuse à la tendresse de ton Père.
Demande
Écouter les sentiments et les désirs du cœur du Christ dans la lecture et la méditation de cet Évangile. Percevoir le zèle de Notre Seigneur et sa compassion.
Réflexion
- En avant de lui
Le Seigneur choisit soixante-douze disciples. Six fois douze est égal à soixante-douze. Cela signifie que les douze apôtres sont multipliés par six disciples, chacun envoyé par Notre Seigneur. Un disciple ne jouit pas de la même intimité que l’apôtre car le disciple suit le Christ sans partager sa vie comme l’apôtre qui est continuellement avec lui, dans la barque en plein milieu de la tempête comme durant les nombreux miracles et prodiges.
Combien de personnes baptisées pleines de talents mais loin d’une vie intime avec le Christ aimeraient bien entendre un apôtre lui suggérer – comme toi qui lis aujourd’hui cette méditation – cet envoi en mission ? En effet, Jésus choisit soixante-douze disciples et les envoie en avant de lui, pas derrière lui comme on pourrait le penser d’un véritable leader. Pourquoi ? Parce que l’Église est son corps mystique et il prend goût à nous faire participer à son œuvre de Rédemption. Il aime nous dire qu’il a besoin de nous, même s’il est Dieu tout-puissant, donc sans aucune nécessité par définition. Il nous lance à la mission au-devant de lui ! - Agneaux
Il nous jette dans la gueule du loup. Il nous prévient. Il nous invite à la pauvreté radicale. Il nous commande d’être vulnérables comme l’agneau pour ne dépendre que de lui dans cette annonce de la Parole de Dieu. Pour annoncer le Règne de Dieu, il est donc important d’en témoigner. Comment transmettre ces vérités immatérielles et éternelles si nous sommes pleins des richesses de ce monde ? Sans bourse, sans sac, sans sandales, sans saluer personne, mais comment évangéliser, Seigneur, dans de telles situations ?
Il faut bien sûr comprendre l’esprit des paroles de Jésus. Il s’agit là d’être détaché de toutes ces créatures. Saint Ignace nous enseigne que les créatures, les choses comme les personnes, doivent nous mener à Dieu pour étendre son Règne et le louer dans la vérité et la liberté des enfants de Dieu. Voici l’essence de la pauvreté car Jésus-Christ ne veut pas des disciples misérables mais plutôt doux et humbles, capables de compassion véritable, détachés et libres de toutes créatures. - « Le Règne de Dieu s’est approché de vous. »
Le disciple est simple et il ne se préoccupe pas du qu’en dira-t-on. Il annonce la Parole de Dieu avec ses talents et son témoignage sans peur ni crainte des critiques, car il se sait instrument de Dieu. Il apporte la paix de Dieu sachant que l’accueil ou le rejet en sera la réponse. Rappelons-nous les paroles du prophète Ézéchiel : « Ainsi parle le Seigneur Dieu (…) Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles ! – ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. » (Ez 2, 5) Il faut leur montrer la présence de Dieu indépendamment de leur possible réaction.
Les paroles de saint Paul nous montrent aussi l’attitude par excellence du disciple envoyé en mission : « C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure. » (2 Cor 12, 9) Jésus nous enseigne l’importance d’être uni à lui et à son Esprit Saint pour annoncer le Règne de son Père. En effet, avec l’énergie humaine seulement, nous ne pouvons pas témoigner. Il faut se laisser habiter par l’amour du Christ et par son énergie divine. Être un agneau en fin de compte pour devenir reflet de l’amour du bon Pasteur qui nous prend sur ses épaules et nous mène à son Royaume. Qu’ils nous acceptent ou qu’ils nous rejettent, ils auront vu une personne faible et vulnérable complètement dépendante de la divine providence. Ils seront touchés profondément. N’ayons donc pas peur de crier partout où nous allons : « Le Règne de Dieu s’est approché de vous. »
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, donne-moi la grâce de vivre de ta vie divine en me faisant vulnérable comme toi, tel un agneau mené à l’abattoir ! Donne-moi le courage d’aller en avant de toi pour témoigner de ton amour et de ta miséricorde dans le monde. Que ton Règne vienne !
Résolution
Inviter un ami loin de l’Église à dîner ou lui passer un coup de téléphone en demandant au préalable à l’Esprit Saint sa lumière et son inspiration pour transmettre à cet ami le Règne de Dieu.
30/09/2026
Je te suivrai partout où tu iras
Mercredi 30 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 9, 57-62
En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »
Prière
Mon Dieu, je viens à ta rencontre et je me place sous ton regard. Je veux demeurer en ta présence. Je t’ouvre mon cœur pour écouter ta Parole et te laisser me façonner au plus profond de moi.
Demande
Mon Jésus, enseigne-moi aujourd’hui comment te suivre.
Réflexion
Suivre le Christ, suivre Jésus. Cet idéal a-t-il un écho en mon cœur ? Ai-je un jour senti l’attraction de Jésus ? Certaines questions viennent-elles de temps à autre me visiter : que puis-je faire pour suivre le Christ ? Comment puis-je vivre ma foi au quotidien, dans ma famille, dans mon travail ? Comment suis-je sensé vivre pour être cohérent avec ma religion ?
Si l’histoire a connu de nombreux saints et martyrs capables de suivre le Christ, cela n’a pourtant pas l’air évident. Quant à l’Évangile d’aujourd’hui, il semble exigeant. Cependant, si nous nous penchons davantage sur les conseils de Jésus, nous découvrirons qu’il nous apporte en réalité un message d’espérance.
- « Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
La première condition pour suivre le Christ n’est pas très encourageante à première vue. La vie de Jésus montre bien qu’il n’avait pas d’endroit pour reposer la tête, parfois même le temps lui manquait. Sa naissance à Bethléem, sa vie publique et sa sépulture nous fournit de nombreux exemples. S’il en fut ainsi pour Jésus, qu’en sera-t-il pour nous ? D’un côté, Jésus veut sans doute nous avertir que le suivre n’est pas de tout repos.
Mais il veut peut-être aussi nous révéler ce que les saints ont compris. Pour le chrétien, le repos ne représente pas un endroit concret. Le repos se trouve en Dieu. « Venez à moi, vous tous qui peinez (…) » (Mt 11, 28), « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi (…) » (saint Augustin) À ceux qui veulent le suivre, le Christ promet d’être lui-même leur repos. - « Pars, et annonce le règne de Dieu. »
La deuxième condition indique de partir et d’annoncer le Règne de Dieu. Suivre le Christ nous met en mouvement. Mouvement tout d’abord intérieur : suivre le Christ implique un mouvement de conversion intérieure, se laisser toucher et transformer par la grâce. Puis, ce mouvement se prolonge vers l’extérieur, en des manifestations concrètes.
Remarquons que Jésus ne nous dit pas comment annoncer le règne de Dieu. Il nous laisse libres de trouver la façon de le faire. Libre place à la créativité et à la réponse personnelle de chacun. Nous sommes tous appelés à donner une réponse originale. Cette originalité ne consiste pas en des exploits ou en des faits extraordinaires, mais à embrasser les circonstances personnelles qui nous sont données de vivre. - « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »
Enfin, la troisième condition nous invite à ne pas regarder en arrière, c’est-à-dire à ne pas regretter ce à quoi nous avons renoncé.
Oui, nous pouvons faire mémoire du passé dans le but d’apprendre et de découvrir le pas de Dieu dans notre vie et dans l’histoire. Mais ensuite, Jésus nous invite à tourner notre regard vers lui. Quand nous annonçons le règne de Dieu, nous annonçons la victoire de Jésus sur la mort et le péché. Il s’agit d’un message rempli d’espérance. Même si les difficultés quotidiennes peuvent nous faire ployer, la vérité est qu’avec le Christ, nous sommes déjà vainqueurs. Cette troisième condition n’est donc pas une interdiction mais plutôt la garantie de la fidélité de Jésus.
Dialogue avec le Christ
Jésus, que ta parole inonde mon cœur d’espérance. Donne-moi le courage de te suivre, l’enthousiasme de t’annoncer dans le quotidien de ma vie, et à faire mémoire de ta promesse.
Résolution
De quelle façon suis-je appelé à suivre le Christ ?
29/09/2026
Les saints archanges
Mardi 29 septembre 2026
Évangile selon saint Jean 1, 47-51
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
Prière
En ce jour où nous fêtons les saints archanges, je viens me mettre sous leur protection et leur lumière pour commencer la prière de ce jour.
Demande
Donne-moi, Seigneur, de mieux connaître les anges pour leur donner la place qui est la leur dans ma vie chrétienne.
Réflexion
- Les anges sont présents du début à la fin de la Bible. Leur nom, en grec, signifie qu’ils sont des « messagers ». Envoyés de Dieu, ils ont pour mission de servir les hommes en œuvrant pour leur salut (cf. He 1, 14). Ils se réjouissent avec Dieu lorsqu’un pécheur se convertit (cf. Lc 15, 10). Leur existence est certaine. Jésus lui-même parle d’eux comme d’êtres réels qui voient constamment le visage de Dieu (cf. Mt 18, 10). Les archanges que nous célébrons aujourd’hui sont, parmi les anges, les principaux dont nous connaissons le nom.
Michel est le chef de l’armée angélique qui doit protéger l’Église contre Satan (cf. Ap 12, 1-9). Gabriel est l’ange porteur du message central de notre foi. C’est lui qui s’adresse à Marie et lui présente le grand dessein d’amour de Dieu pour l’humanité : l’Incarnation du Fils de Dieu (cf. Lc 1, 26-38). Raphaël, quant à lui, est le mystérieux compagnon de voyage de Tobie, dans l’Ancien Testament. Raphaël est un guide efficace, fiable et fidèle (cf. Tb 5, 4). Nombreux sont les sanctuaires qui leur sont dédiés, parmi les plus connus : le Mont-Saint-Michel, en Normandie, ou le rocher Saint-Michel d’Aiguilhe, au Puy-en-Velay. Les anges ou archanges sont donc des aides encore et toujours précieuses dans notre vie. Mais, nous souvenons-nous assez souvent de les invoquer ? - Dans le passage d’Évangile de ce jour, Jésus permet à Nathanaël de saisir qui il est vraiment. Nathanaël s’écrie : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Nathanaël fait une véritable profession de foi ! Jésus répond en lui promettant de voir des choses plus grandes encore. Quelles choses ? Tout d’abord, voir « le ciel ouvert », c’est-à-dire voir Dieu dans toute sa gloire et sa grandeur. Et qui donc nous a « ouvert » le ciel, sinon Jésus lui-même ?
Désormais, en Jésus, nous avons à nouveau accès à Dieu, bref accès au ciel. Les anges qui montent et descendent au-dessus de Jésus nous rappellent le songe du patriarche Jacob, raconté dans le livre de la Genèse, au chapitre 28. Jacob avait vu un escalier reliant le ciel et la terre et des anges qui montaient et descendaient. Ce mouvement de montée et de descente retrace bien la vie du Christ : il est descendu du ciel sur la terre par son Incarnation et il remontera au ciel après sa Résurrection, lorsque tout sera accompli. Déjà, le livre de la Genèse préfigure la vie de Jésus. Oui, Jésus vient pleinement accomplir les promesses faites par Dieu dans l’Ancien Testament. Comme cet escalier, Jésus est celui qui nous relie à Dieu. Il réunit terre et ciel. Il est le seul médiateur entre les hommes et Dieu. Il est le chemin pour aller à Dieu. - Si les anges montent et descendent au-dessus de Jésus, c’est bien parce qu’ils sont à son service. Le psaume 91 explique en quoi consiste la protection que les anges réservent à ceux qui se confient à Dieu : « Le malheur ne peut fondre sur toi, ni la plaie approcher de ta tente : il a pour toi donné ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. » (Ps 91, 10 11) On retrouve cette même idée dans plusieurs événements de la vie de Jésus, notamment lorsqu’il est tenté par le diable dans le désert et que les anges se mettent à le servir (cf. Mt 4, 11). À Gethsémani, lorsque Jésus vit silencieusement son agonie, Dieu lui envoie un ange consolateur pour le soutenir dans cette épreuve (cf. Lc 22, 43). Dans l’épreuve ou dans la désolation, sachons nous aussi nous tourner avec confiance vers notre ange.
- Finalement, les anges sont aussi les serviteurs du salut que Dieu apporte aux hommes. C’est bien un ange qui permettra aux saintes femmes de comprendre – alors qu’elles sont si troublées devant le tombeau vide (cf. Lc 24, 4) – que Jésus n’est plus parmi les morts, mais qu’il est ressuscité. Les anges ont pour mission de nous aider à relire les événements de la vie de Jésus pour que nous en saisissions le sens. Si je rencontre des difficultés à comprendre certains aspects de la vie de Jésus, si je rencontre le doute dans ma foi, je suis invité à invoquer l’aide des anges.
Dialogue avec le Christ
Bons anges, vous m’avez été donnés comme compagnons et guides sur la route de la vie et sur la route de la foi. Donnez-moi un peu de votre lumière et de votre force pour aimer, suivre et servir Jésus comme il m’appelle à le faire.
Résolution
Redire avec foi la prière à mon ange gardien : « Mon bon ange, ô vous qui êtes le gardien de mon corps et de mon âme, mon frère, mon guide, mon cher compagnon, mon très sage conseiller et mon très fidèle ami, qu’il est consolant pour moi de penser que je suis confié aux soins d’un Prince du ciel ! Quel respect je vous dois, sachant que je suis toujours en votre présence ! Je vous honore et je reconnais l’amour que vous me portez, et j’ai confiance en votre appui, puisque vous êtes toujours à mes côtés ! Gardez-moi, éclairez-moi, fortifiez-moi, retenez-moi aussi dans les tentations, et priez avec moi et pour moi. Faites enfin que je me sauve par votre aide, ainsi je pourrai vous remercier éternellement dans le Paradis. Ainsi soit-il. »