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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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19/09/2026
Cette terre féconde qui fait la joie du Père
Samedi 19 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 8, 4-15
En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »
Prière
Père, fais grandir en mon cœur l’amour de ta Parole.
Demande
La douceur et l’humilité du cœur.
Réflexion
- « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
La Parole de Dieu s’entend avec les oreilles mais elle ne se comprend véritablement qu’avec le cœur. Elle se lit avec les yeux, mais c’est la foi qui la regarde clairement et perçoit la profondeur de chaque mot. Jésus nous invite à prendre conscience de cette réalité, à chercher à cerner le sens de la Parole, de l’Évangile pour moi, à regarder chaque mot avec les yeux de la foi et ouvrir mon cœur pour accueillir la semence de la Parole.
Aujourd’hui, qu’est-ce que Jésus me dit personnellement ? Que veut-il m’enseigner ? - À travers sa parabole, Jésus confronte la semence, qui est la Parole de Dieu, avec les différents types de sols qui l’accueillent, représentant les dispositions de cœur de ceux qui l’entendent et leur capacité à la conserver en vue de porter du fruit.
Remarquons que Jésus part de la terre la moins bonne et termine par la terre la plus propice. Cela met en lumière les différentes étapes de notre vie spirituelle. Jésus termine par la bonne terre, nous pouvons donc en conclure que, pour chacun d’entre nous, la finalité est que nous soyons tous des terres fertiles, des hommes et des femmes qui portent beaucoup de fruits.
À ceux qui sont au bord du chemin, il manque la lumière, l’intelligence de la foi. En effet, les propos de Jésus nous montrent que ces personnes sont à la merci du malin à travers l’image des oiseaux qui viennent tout dérober. C’est ainsi que l’ennemi agit pour détourner l’homme de la grâce, comme un voleur, le mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur.
« Il y a ceux qui sont dans les pierres » : il leur manque les racines et la terre. La racine symbolise la force que nous devons puiser dans nos origines et se fixe dans cette terre de laquelle nous avons été formés pour être des hommes et des femmes à l’image et à la ressemblance de Dieu. Nous sommes ainsi créés par dessein de Dieu. En semant en nous sa Parole qui est esprit et vie, le Christ vient nous rappeler nos racines. Le constat est que nous manquons de ce lien divin, nous y avons renoncé ou nous l’ignorons pour nous appuyer sur des principes humains qui ne sont qu’orgueil et vanité d’où les pierres et la fugacité.
Les racines dont parle Jésus sont les fondations divines, bâties sur le roc : aucune tempête – détresse et persécutions – ne peut déstabiliser. Les fondations de la foi qui nous permettent de nous enracines en Dieu sont les enseignements de nos pères dans la foi, la tradition de l’Église, les sacrements. En nous enracinant en Dieu, nous pourrons grandir dans la pleine connaissance de notre véritable nature d’enfants bien-aimés du Père céleste, pour résister à toutes sortes de détresse et de persécutions (cf. Rm 8, 35 ss).
Aux troisièmes, ceux qui sont dans les ronces, il manque la maturité. C’est pourquoi ils ne donnent pas de fruits. Nous nous laissons surprendre par le tourbillon de nos désirs, nos plaisirs, les richesses, tout ce qui nous entoure, et notre soif d’avoir ou de posséder au détriment d’être.
Pourtant Dieu a créé le monde et toutes ses richesses comme cadeaux pour les enfants que nous sommes. Mais l’amour de ces cadeaux prend le dessus sur l’amour du Père. Nous en voulons toujours plus et, implicitement, nous mettons à mal notre relation au Père en nous coupant de lui petit à petit.
Et à un moment donné, tout cela devient ces ronces, ces liens que nous tissons et qui empêchent l’élévation de notre âme ou notre croissance spirituelle et nous rendent dépendant de la chair ; ces ronces vont tuer les bonnes dispositions de l’âme à mûrir et produire des fruits. Cet amour des plaisirs et des richesses nous maintient alors dans un état infantile et nous sommes incapables de faire la part des choses. - « Ce qui est tombé dans la bonne terre (…) »
Ce sont les personnes qui ont surmonté ou du moins qui s’efforcent de dépasser les trois précédentes dispositions.
Revenir sur le chemin : renoncer au malin et à toutes ses subtilités pour s’ouvrir au Christ et à sa Parole. Enlever les pierres, déblayer le sol et renforcer la terre : renoncer à l’endurcissement, à l’orgueil, dans le sens de l’intelligence humaine (sciences et doctrines humaines avec leurs dérives, les vagues de faux prophètes et gourous, etc.), prendre conscience de la finitude de l’intelligence humaine pour ne s’appuyer que sur Dieu, véritable rocher, revenir aux fondamentaux ou aux fondements de l’Église aux origines, à nos véritables racines. Couper les ronces : rompre les liens, se détourner de l’amour des biens matériels pour chercher à grandir dans l’amour de Dieu.
Tout cela n’est possible qu’à force de persévérance, d’efforts continuels et avec la grâce de Dieu.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus-Christ, tu sais ce qu’il manque à mon cœur pour être cette terre féconde qui fait la joie du Père. Je te demande de venir travailler en moi et de disposer tout mon être à t’accueillir.
Marie, intercède auprès de ton Fils pour moi et pour ceux qui ne croient pas en sa Parole. Obtiens-nous un cœur doux et humble pour accueillir favorablement le Verbe de Dieu et porter des fruits qui demeurent.
Résolution
Faire un examen de conscience en reprenant chaque élément du troisième point de réflexion, en tirer les conclusions qui s’imposent et prendre une bonne résolution de vie.
18/09/2026
Te rencontrer et te servir
Vendredi 18 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 8, 1-3
En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.
Prière
À ta Parole, Seigneur, ta création se met en route et se reconstitue en famille, à la suite de ton Fils Jésus-Christ. Par le don de ton Esprit, Dieu tout-puissant, ta Parole renouvelle notre vie et nous réunit en famille, nous mettant au service de l’avènement de ton Royaume d’amour, d’harmonie et de paix.
Demande
Donne-moi, Seigneur, de te rencontrer dans ma vie et de te servir, pour retrouver un sens surnaturel, comprendre et accomplir ma mission. Purifie mes attentes de valeurs qui passent et transforme-les en espérance des biens impérissables.
Réflexion
- « Jésus proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. »
Quelle est cette Bonne Nouvelle ? Comment le règne de Dieu se réalise-t-il ? Pour le comprendre, il faut étendre la lecture de l’Évangile, dont chaque parole est semence à l’âme. Jésus compare le royaume à un champ ensemencé de graines (cf. Mt 13, 19-23) : là où la Parole est accueillie, méditée et assimilée, le règne de Dieu s’établit et prospère. Le règne de Dieu se réalise à la mesure de la significativité de la Parole pour celui qui l’accueille.
Quelle significativité la Parole de Dieu a-t-elle en moi ? L’épi, que chaque divine parole est censée faire produire au sujet, le fera aussi participer aux biens du royaume. La porte d’entrée en sera l’offrande du pain, fruit de la terre et du travail des hommes : c’est l’offrande eucharistique. Le premier bénéficiaire de cette gloire sera le sujet lui-même ainsi que tout son entourage. Alors, qu’attendons-nous pour suivre Jésus, accueillir et annoncer sa Parole ? - « Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes (…) »
« Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » (Mt 13, 33) Tandis que le pain d’offrande sacrificielle de l’Eucharistie comme de la Pâque juive, en prémices du royaume, est sans levain, le levain fait référence à une autre dimension du règne de Dieu : il concerne le tissu compact des relations humaines et sociales, habitées de charité, d’échange, d’accueil et de promotion de l’homme, que Dieu veut imbiber de son amour et sanctifier.
Le royaume ne se réalise pas seulement dans la liturgie, qui exprime la paternité spirituelle de Dieu par l’autorité des apôtres, mais s’élargit à toute la création, appelée à être transformée par la grâce. Le premier lieu de sanctification des relations est la famille, Église domestique. Cela engage la maternité spirituelle de la femme, disciple du Christ, qui engendre la vie et noue des relations : par elle, Dieu touche silencieusement les cœurs des enfants et en fait, à leur insu, d’heureux gagnants de la citoyenneté céleste et bénéficiaires de sa béatitude.
Dialogue avec le Christ
Jésus, mon Seigneur et mon Dieu, donne-moi, en te suivant, de reconnaître ton humanité dans la divinité des mystères sacrés de la foi et de la vie en Église et de reconnaître ta sainte humanité dans les relations avec mes frères et sœurs, prochains ou lointains.
Résolution
Appelé à donner sans compter et à aller jusqu’au bout, j’avancerai un peu plus que d’habitude dans ma générosité au service du plus pauvre.
17/09/2026
Compassion, miséricorde et paix de Dieu fait homme
Jeudi 17 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 7, 36-50
En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »
Prière
Seigneur, par ton Esprit Saint, ouvre-moi à ta Parole, pleine d’amour et de bonté, j’en ai besoin pour vivre de la vraie vie !
Demande
Seigneur, je te supplie de m’accorder la grâce de vivre de ta compassion, de ta miséricorde et de ta paix !
Réflexion
- Entrons dans ce récit. Mettons-nous dans ce moment de la vie de Jésus, de la vie de Simon et de la vie de cette femme, raconté avec détails par saint Luc. Relisons-le lentement en silence.
Nous avons devant nos yeux une rencontre dans la miséricorde et pour la femme appelée « pécheresse » et pour Simon le pharisien. Miséricorde, c’est le nom de l’amour de Dieu pour nous. Même si chacun en est à un degré différent, la femme entre dans la maison déjà touchée par l’amour du Seigneur, comme le montrent ses gestes d’amour envers Jésus, alors que Simon ne s’en est pas encore rendu compte.
Cela explique justement la différence de l’accueil de l’amour de Dieu en nous, en fonction de notre ouverture de cœur ou non. C’est encore plus important que le fait d’avoir beaucoup ou peu péché. Le cœur dur est un bouchon hermétique à l’amour. Jésus montre sa miséricorde envers Simon en lui faisant toucher du doigt la situation selon le regard de Dieu : « Tu vois cette femme ? » Bien sûr qu’il sait que cette femme est « une pécheresse », mais Simon aussi est pécheur ou « débiteur ». Et Dieu ne compte pas et ne juge pas comme nous. Il remet la dette de tous. Aucun de nous ne pourrait « payer » ce créancier.
Croire que je mérite d’être à table avec lui et faire des comparaisons pour savoir si je suis moins pécheur que mon frère – et donc meilleur que lui – sont une voie mortifère. Jésus sauve Simon d’y rester emprisonné. Il lui ouvre les yeux sur cette femme et sur Dieu. L’amour de Dieu et l’amour de nos frères vont toujours de pair. La compassion du Seigneur pour cette femme est évidente et touchante. Il comprend le poids qu’elle porte, il accepte ses gestes d’amour et de remerciement, il écoute ce qu’elle dit sans prononcer un mot. Il l’aime d’un amour pur, libre et gratuit, qui rend libre et invite à une réponse d’amour à son amour. Et il aime Simon avec un amour de la même qualité. - « Tes péchés sont pardonnés. »
Le pardon que Dieu nous donne est une manifestation de cet amour miséricordieux qu’il a pour nous. Parce que notre amour est bien pauvre. Même les saints disaient qu’ils étaient de grands pécheurs, non parce qu’ils avaient commis de graves péchés, comme tuer quelqu’un, mais parce qu’ils voyaient bien que face à l’amour si beau, si grand du Seigneur pour eux, leur amour était bien petit, pauvre et qu’il ne faisait pas l’affaire ! Dieu nous aime de telle façon qu’il accepte que nous ne puissions pas répondre à son amour au même degré que le sien. Même plus, il accepte le fait que souvent, trop souvent, nous lui disions « non ! » et nous refusons d’aimer nos frères. Donc non seulement il se donne à nous – cadeau immense ! – mais il assume, il accepte nos offenses, nos péchés et nos faiblesses et il choisit de continuer à se donner à nous, d’aimer encore, c’est le par-don, le don « par-dessus », ou don « redonné nouvellement ». - « Va en paix ! »
Ô Jésus, Roi d’amour, j’ai confiance en ta miséricordieuse bonté ! Je pourrais douter de la bonté du Seigneur. En effet, cela paraît trop facile : chaque fois que je me tourne vers lui, que je lui demande pardon, il a déjà les bras ouverts pour m’accueillir à nouveau… N’est-ce pas trop simple ? Mais cette pensée fait mal au Seigneur, parce qu’il est la bonté même ! Ce serait lui dire : « Tu ne peux pas m’aimer à ce point ! » C’est une flèche en plein cœur pour lui. Nous ne savons pas aimer comme lui. Notre cœur est petit et pauvre. N’en faisons pas la mesure du cœur de Dieu ! Faisons-lui plutôt confiance, et croyons vraiment en sa bonté ! L’expérience de son amour pour moi est ce qui me donne la paix. Et son désir est que je vive de cette paix.
Dialogue avec le Christ
« Rendez grâce au Seigneur : il est bon ! Éternel est son amour ! Tu es mon Dieu, je te rends grâce, mon Dieu, je t’exalte ! » (Ps 117, 1.28, du jour)
Résolution
Prendre un moment pour me rappeler une expérience de la miséricorde du Seigneur pour moi et l’en remercier. Lui demander que notre assurance, notre sécurité soient cet amour qu’il a pour moi.
16/09/2026
« Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé »
Mercredi 16 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 7, 31-35
En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.” Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste.
Prière
Mon Dieu, je viens me mettre en ta présence et me disposer à ce moment de cœur à cœur avec toi. Je dépose en tes mains tout ce que je suis et tout ce que je porte dans le cœur, mes peines comme mes joies. Je crois que tu es là, que tu m’accueilles, que tu me bénis. Guide ma prière. Je m’abandonne à toi et je me donne tout à toi.
Demande
Mon Dieu, apprends-moi à accepter la vie telle qu’elle vient, comme tu en disposes. Fais de moi tout ce que tu voudras.
Réflexion
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus décrit sa génération avec une comparaison dure et sévère. Mais de chaque caractéristique qu’il souligne ressort une invitation, une attitude positive.
- « (…) Des gamins assis sur la place (…) »
Tout d’abord, Jésus compare sa génération à des gamins assis sur la place. Assis comme spectateurs. Assis et installés dans leur commodité. Assis et passifs, voire oisifs. Cette disposition est loin de celle que l’on observe dans l’Ancien Testament, où l’on retrouve si souvent les patriarches, le peuple d’Israël, les prophètes en chemin, en route, en pèlerinage, disponibles pour se déplacer et se laisser guider par la providence divine.
Dans l’Évangile, Jésus à son tour ordonne souvent aux malades qu’il guérit de se lever. Quant à nous, nous ne pouvons nous rapprocher de Dieu si nous restons assis ou figés. Le Christ lui-même est le Chemin. C’est en marchant que nous le rencontrons. Si donc nous sommes assis, ou si nous sommes tombés, ou si nous prétendions arriver au but pour ne plus avoir à peiner, reprenons courage et acceptons de continuer le chemin. Que notre vie soit ainsi suivre le Christ au quotidien. - « Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré. »
Ces mêmes gamins nous sont ensuite présentés comme insensibles. Ils semblent résistants aux joies comme aux peines. Peut-être sont-ils trop exigeants pour pouvoir accepter les petits bonheurs de chaque jour qui ne sont jamais suffisants pour les satisfaire. Peut-être sont-ils aussi indifférents ou se protègent-ils de la douleur et préfèrent-ils l’ignorer. Mais ce faisant, ils deviennent distants et froids, égoïstes même. Cette attitude n’est peut-être pas si différente de notre réalité. Combien de fois faisons-nous des calculs ou le tri dans ce qui nous arrive : plainte, rejet, exigence…
Le Christ vient nous inviter aujourd’hui à une attitude d’accueil, d’ouverture, de confiance. Le laisser administrer notre vie ; apprendre à accepter tout ce qui fait notre quotidien sans discrimination ; apprendre à découvrir la présence cachée de Dieu, déguisée dans les aléas de notre quotidien. - « Jean le Baptiste est venu (…) Le Fils de l’homme est venu (…) par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »
Enfin, Jésus montre la pauvreté de jugement de sa génération qui n’accepte ni Jean-Baptiste, ni lui-même. Aveuglée et enfermée dans ses opinions, elle semble tout juger selon ses propres critères. Les choses sont rarement à son goût. Elle s’imagine un dieu à sa propre image et elle manque ainsi de reconnaître la présence de Dieu dans son prophète et dans le Messie. Drame du rationalisme qui prétend tout comprendre et ne peut accepter ce qu’elle n’avait pas prévu. Mais le Christ nous révèle qu’avec un peu de sagesse, avec un regard de foi, oui il est possible de reconnaître l’action de Dieu autour de nous.
Dialogue avec le Christ
Jésus, je te remercie pour la Parole de cette journée que tu me donnes. De quelle façon cet appel à vivre en chemin, à accepter en toute confiance la réalité qui m’entoure ou à juger de la réalité avec un regard de foi résonne-t-il en moi ? Que veux-tu me dire ? Que voudrais-je te dire ?
Résolution
Laquelle des trois attitudes présentées me touche le plus ? Comment serait ma journée si j’essayais de la mettre en pratique ?
15/09/2026
« QU’ELLE SOUFFRAIT, LA TENDRE MÈRE, EN CONTEMPLANT SON DIVIN FILS TOURMENTÉ ! »
Mardi 15 septembre 2026
Évangile selon saint Jean 19, 25-27
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Prière
« Debout, la Mère douloureuse près de la croix était en larmes devant son Fils suspendu.
Dans son âme qui gémissait, toute brisée, endolorie, le glaive était enfoncé.
Qu’elle était triste et affligée, la Mère entre toutes bénie, la Mère du Fils unique !
Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté !
Quel est celui qui sans pleurer pourrait voir la Mère du Christ dans un supplice pareil ?
Qui pourrait sans souffrir comme elle contempler la Mère du Christ douloureuse avec son Fils ? » (Extrait du Stabat Mater)
Demande
Seigneur, ouvre mon cœur à ta Parole.
Réflexion
- « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. »
Combien de contemplatifs, d’artistes-peintres, musiciens et poètes n’ont-ils pas été inspirés par ce passage biblique ? Depuis le franciscain Jacapone da Todi au XIIIe siècle qui nous a laissé le célèbre Stabat Mater jusqu’à Pergolèse, sans oublier Vivaldi ou Charles Péguy… tous ont été inspirés par l’image de cette Mère présente aux pieds de la croix de son Fils.
Qu’ont vu ces contemplatifs dans cette scène ? Par quoi se sont-ils laissés toucher jusqu’à être capables de produire de telles œuvres d’art ? Serait-ce la douleur impuissante de la Mère ? La présence fidèle de la Femme au sein même de la pire des tribulations ? Serait-ce la douceur intimement liée au courage de ces femmes ? La foi inébranlable de Marie ?
Et moi ? Qu’est-ce qui me touche en contemplant la scène ? Ou même en écoutant l’une des œuvres d’art proposées par ces artistes ? - « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie. »
Marie est présente. Elle est impuissante, mais présente. Et ô combien cette présence au cœur de la pire des détresses est-elle féconde et réconfortante ! Osons imaginer un seul instant que Marie, ne sachant que faire face à cette injustice, se laisse paralyser par la peur ou, pire, brille par son absence ?
Mais Marie est là. Présente. Debout. Vivante. La croix devant ses yeux, plantée en son cœur. Stabat Mater. « Qu’elle était triste et affligée, la Mère entre toutes bénie, la Mère du Fils unique ! Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté ! »
Laissons-nous modeler par la Mère, par la Vivante. Sachons être présents au milieu des afflictions, des souffrances injustes, et peut-être aussi sachons être présents… même lorsque nous ne savons que faire.
Dialogue avec le Christ
« Christ, quand je partirai d’ici, fais que j’obtienne par ta Mère la palme de la victoire. Au moment où mon corps mourra, fais qu’à mon âme soit donnée la gloire du Paradis. Amen. » (Extrait du Stabat Mater)
Résolution
Y a-t-il dans ma vie des personnes ou des situations que je n’ose pas regarder en face parce que je me sens impuissant ? Oserais-je demander à Marie de m’accompagner et de me trouver à ma place ?
14/09/2026
Tu as racheté le monde par ta sainte croix
Lundi 14 septembre 2026
Évangile selon saint Jean 3, 13-17
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Prière
Reprendre le chant :
Cœur de Jésus brûlant d´amour,
Embrase-nous par ton Esprit.
Que nos cœurs soient semblables au tien,
Que nous brûlions de charité !
Demande
Seigneur Jésus, dans la contemplation de ta Croix glorieuse, révèle-moi tout l’amour de ton cœur et aide-moi à y répondre avec courage.
Réflexion
- Dans l’Évangile d’aujourd’hui, le pharisien Nicodème était venu de nuit pour rencontrer Jésus et mieux comprendre le Seigneur et sa mission. Même s’il est venu de nuit par peur de ce que penseraient ses collègues pharisiens qui n’approuvaient pas du tout sa démarche, son déplacement aura valu le coup. Jésus lui annonce tout sur sa mission ! « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » Jésus est venu nous sauver de ce qui nous empêchait d’entrer dans la vie éternelle, le péché et la mort.
- Mais comment cela se fera-t-il ? « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »
Jésus fait ainsi un parallèle entre le serpent de bronze de Moïse et sa propre vie livrée pour nous sur la croix. Il est conscient que Nicodème est un néophyte qui vient de commencer son chemin de foi en lui. Il ne fallait donc pas le scandaliser en parlant tout de suite de la croix. Il emploie donc une image de salut connue de tous les savants des Écritures de son époque.
Dans le livre de l’Exode, le peuple s’était rebellé contre Moïse et le Seigneur dans le désert, et Dieu avait envoyé des serpents dans le camp des Juifs. Beaucoup avaient péri des morsures brûlantes des serpents et le peuple avait crié vers Dieu afin qu’il les sauve. Dieu avait donc demandé à Moïse de dresser un serpent de bronze sur une hampe afin que ceux qui posaient leur regard sur ce serpent élevé puissent être guéris. Dieu leur montre ainsi sa miséricorde et son désir de les sauver. - L’image du serpent de bronze est éloquente. Le serpent était symbole du mal et du péché et voilà que Dieu envoie des serpents comme conséquence de la rébellion de son peuple. Ceux qui étaient mordus par les serpents étaient en danger de mort. La morsure du péché mène à la mort de notre âme. Et que fait Dieu pour les sauver ? Il fait élever le serpent de bronze sur une hampe. Le Christ prendra sur nous nos péchés et il sera élevé sur la croix pour y mourir. Il s’est fait péché pour nous afin qu’en mourant sur la croix notre péché puisse être vaincu.
- Contemplons donc, dans la Croix glorieuse du Seigneur, tout son amour pour nous. Cela a été le moment du plus grand amour de Dieu pour nous les hommes. Au moment où nous méritions le moins d’être aimés parce que le Seigneur avait été faussement accusé, on l’avait crucifié, on s’était moqué de lui, c’est le moment où il a choisi de nous aimer en disant : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34)
À partir de ce jour-là, le pardon est devenu le moment du plus grand amour de Dieu pour l’humanité. C’est un pardon qui nous a libérés, qui nous a sauvés, qui nous a donné à nouveau l’espérance de la vie éternelle. La croix qui était le signe de la mort la plus infâme de l’Empire romain devient la croix glorieuse : elle ne signifie plus la condamnation mais l’amour infini du Seigneur pour nous !
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je t’adore et je te bénis parce que tu as racheté le monde par ta sainte croix ! Tu es glorieux, victorieux parce que tu as vaincu la mort et le péché ! Merci, Seigneur Jésus, de m’avoir tant aimé. Merci d’être allé jusqu’au bout de ton amour pour moi. Aide-moi à t’aimer davantage dans mon quotidien. Rends mon cœur chaque fois plus semblable au tien. Aide-moi à rejeter vigoureusement le mal et le péché qui te causent tant de peine.
Résolution
Offrir ce temps d’oraison devant un crucifix pour contempler tout l’amour du Seigneur pour moi.