Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

13/10/2026

SOIRÉE PÉTALES DE ROSES AVEC SYLVIE BUISSET

 

Pureté de cœur

 Mardi 13 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 11, 37-41

En ce temps-là, pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et prit place. Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions précédant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

Prière

Seigneur Jésus, nous t’aimons. Nous voulons te suivre comme les apôtres et les disciples des temps anciens. Nous voulons entendre aujourd’hui encore entendre ta Parole. Ouvre notre intelligence et notre cœur pour bien la comprendre et surtout désirer la mettre en pratique.

Demande

Jésus, parfois il est difficile d’appliquer ta Parole à notre propre situation. Tant de considérations et d’intérêts divers peuvent entrer en jeu. Aide-nous à discerner ce que ta Parole signifie pour nous888 aujourd’hui.

Réflexion

  1. « Pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et prit place. »
    Imaginons Jésus au milieu d’une foule nombreuse, attentive à ses paroles. Tout à coup, un pharisien s’approche de lui et l’isole de la foule en l’invitant dans sa maison qui devait être toute proche. Jésus quitte la foule et entre chez lui. Nous ne connaissons pas les intentions du pharisien mais, pour Jésus, c’est une âme qui demande son attention, peut-être ne vient-elle pas chercher une guérison, mais simplement à mieux le connaître et à mieux le comprendre. Jésus ne se soucie pas de ce qu’il va manger. Il est tout disposé à saisir cette occasion pour prendre soin d’une âme qui a peut-être besoin d’éclaircissements.
  2. « Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions précédant le repas. »
    Le pharisien, de son côté, se laisse distraire par les ablutions ; ces règles religieuses prennent beaucoup d’importance dans sa relation avec Dieu. Il a devant lui le Fils de Dieu, mais il ne le voit plus. Son premier élan de connaître Jésus est vite étouffé par les formalités qu’il estime devoir respecter. Cherche-t-il vraiment à connaître Jésus ? Son cœur est-il vraiment ouvert à ce que Jésus représente ? Il a entendu certains de ses enseignements ; il a entendu parler de ses miracles. Mais, en un instant, tout cela semble oublié ; il s’empêche d’être véritablement à l’écoute, enfermé dans ses propres attentes qu’il voudrait imposer à Jésus.
  3. « Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »
    Jésus, en revanche, ne se laisse pas détourner de l’essentiel. Son objectif demeure toujours le même : ramener chaque personne vers Dieu, celui qu’il connaît intimement, le Père aimant qui désire la rédemption de tous.
    Jésus voit ce que le pharisien doit changer dans sa vie. Il lui en dessine un tableau clair, reprenant les soucis du pharisien en les remettant à leur juste place. Ce n’est pas la propreté des plats ou des mains qui importe le plus ; s’acharner sur ce genre de détail en négligeant la souffrance du peuple conduit le pharisien à manquer à l’appel que Dieu lui adresse.
    Il est un chef religieux ; il doit se soucier du bien du peuple, comme un berger prend soin de ses brebis. Il doit donner l’exemple d’un cœur aimant ; il doit transformer son cœur trop préoccupé par l’apparence et par son propre statut et le mettre au service du peuple qu’il est appelé à guider. Ce cœur aimant doit, en plus, être accompagné de gestes réels de soutien et de compassion. Jésus, le bon pasteur, se soucie du salut de ce pharisien autant que de celui du peuple qui l’attend dehors. Il ne perd pas de temps mais l’oriente vers le véritable chemin du salut. En suivant les admonestations de Jésus, ce pharisien pourra laisser son cœur se transformer et aider son peuple concrètement, tout en le conduisant plus près du royaume de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, j’ai besoin de toi pour me dire ce que je dois faire pour avoir un cœur pur. Montre-moi ce qui m’empêche de me consacrer pleinement à toi, à ton amour. Je veux te parler, te laisser m’interpeller, m’ouvrir à ta Bonne Nouvelle. Mais mon esprit est envahi par toutes sortes de préoccupations tout au long de la journée. Je t’oublie sans cesse. Pardonne-moi, Seigneur ! Aide-moi !

Résolution

Aujourd’hui, je me donnerai un moyen concret de me rappeler, à chaque heure, que tu m’aimes et te redire, à mon tour, que je t’aime.

12/10/2026

Soirée “pétales de roses“ à Ambleny le 10 octobre 2026

 


La contrition du saint Roi Clovis à Saint-Maixent

 


Le Signe des signes

 Lundi 12 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 11, 29-32

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

Prière

« Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoique tu fasses de moi, je te remercie, je suis prêt à tout, j’accepte tout, pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures. Je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains, je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je t’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains sans mesure, avec une infinie confiance car tu es mon Père. » (Charles de Foucauld)

Demande

Seigneur Jésus, viens à ma rencontre aujourd’hui. Surtout, ouvre mes yeux pour que je te reconnaisse à l’œuvre dans ma vie.

Réflexion

  1. Les paroles de Jésus sont dures envers la foule qui l’entoure. Il la qualifie de « génération mauvaise ». La foule mérite-t-elle un tel reproche parce qu’elle a demandé un signe ? Certainement, si on a en mémoire quelques passages bibliques dans lesquels la demande d’un signe est interprétée comme une mise à l’épreuve de Dieu : « Vous ne mettrez pas le Seigneur votre Dieu à l’épreuve, comme vous l’avez mis à l’épreuve à Massa. » (Dt 6, 16). Ce verset renvoie à l’épisode de la traversée du désert, lorsque, face aux adversités, le peuple perdait foi en Dieu (cf. Ex 17, 1-7).
    Un signe ou un miracle serait pourtant le bienvenu dans une situation difficile. Peut-être sommes-nous tentés parfois nous aussi d’en demander à Dieu ? Mais la logique de l’alliance entre Dieu et son peuple repose plus sur la confiance que sur des manifestations extraordinaires de pouvoir. Dieu, précisément parce qu’il est Dieu, n’a pas besoin de donner des preuves de sa puissance. Il s’y refuse et, par conséquent, Jésus aussi.
  2. Cependant, Jésus offre la plus belle des alternatives, puisqu’il dit : « Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. » Jésus refuse de donner une preuve de son autorité qui lui serait extérieure, mais il se définit lui-même comme LE signe par excellence. En sa personne, il est le signe du Dieu vivant, et pas tant par ses œuvres. Jésus est le visage du Père (« Celui qui m’a vu a vu le Père », dit-il en Jn 14, 9). Lui, le Verbe fait chair est LA manifestation par excellence de la présence et de l’agir divins dans le monde. Ce ne sont pas d’abord ses miracles qui attestent de son autorité, mais sa vie.
    Mais encore faut-il le reconnaître ! Jésus pointe l’aveuglement de cette foule qui demande un signe, alors que le Signe des signes est devant elle, sous son nez. D’autres ont réussi à reconnaître et à accueillir le dessein divin en voyant bien moins que cela. Les habitants de la ville de Ninive ont eu la visite du prophète Jonas et ils l’ont reconnu comme un vrai prophète ; ils l’ont écouté. Ce sont donc des étrangers qui ont été à même de recevoir le message divin, tandis que les juifs qui entourent Jésus ne sont pas capables de le reconnaître comme le Fils de Dieu.
  3. De même, une autre étrangère, la reine du lointain royaume de Saba s’est déplacée à Jérusalem, affrontant un désert de 3 000 km pour venir entendre la sagesse divine de Salomon. Elle en est restée bouche bée. Avant de repartir chez elle, elle offrit au roi un trésor d’or, d’aromates et de pierres précieuses en gratitude pour les paroles de sagesse entendue.
    Il faut donc croire que les étrangers sont plus prompts à croire et à faire confiance au Dieu d’Israël que les Israélites eux-mêmes ! Pourtant, le prophète Jonas et le roi Salomon n’étaient que de pâles figures de l’action de Dieu dans l’histoire des hommes par rapport à ce que représente Jésus-Christ, Messie et Fils de Dieu. C’est donc bien l’endurcissement du peuple que Jésus dénonce. Le peuple est incapable de reconnaître en Jésus celui dont le chemin était d’avance préparé dans le Premier Testament. Le peuple semble avoir oublié ses propres Écritures et surtout l’histoire que Dieu fait avec lui depuis des siècles, marchant à ses côtés et le conduisant vers la plénitude du salut. Et nous, avons-nous oublié ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, ouvre mes yeux pour que je te reconnaisse et sache discerner ta présence et ton action dans ma vie. Aide-moi à saisir les signes de ta présence sans avoir à demander des manifestations extraordinaires. Aide-moi à vivre dans la confiance qui n’est pas faite de certitudes, mais de tâtonnements.

Résolution

M’arrêter en ce jour pour reconnaître la présence agissante de Dieu dans ma vie à travers une personne ou une circonstance.

11/10/2026

Soirée “pétales de roses“ Ambleny le 10 octobre 2026

 


Engagement des servants d'autel et des servantes d'assemblée

 

L’abondance de Dieu

 Dimanche 11 octobre 2026

Évangile selon saint Matthieu 22, 1-14

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’ Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

Prière

À genoux devant toi, Seigneur, je t’adore. Je me rappelle la grandeur de ta tendresse et la tendresse de ta grandeur. Tu es le centre de l’univers et tu fais de moi le centre de ton univers. Accorde-moi de devenir encore plus digne de toi.

Demande

Verse ton abondance sur moi, Seigneur !

Réflexion

  1. « Un roi… »
    Un roi est un homme puissant en paroles et en actes, riche d’abondance, servi par les autres, et dont le fils n’est pas n’importe qui. Le roi de la parabole, c’est le Père qui veut célébrer les noces de Jésus, semblerait-il.
    Aujourd’hui, Jésus, pourquoi parles-tu d’un roi ? Ah, tu viens d’entrer dans Jérusalem : « Fille de Sion, (…) ton roi (…) vient vers toi (…) » (Mt 21, 5 ; cf. Za 9, 9). Mais alors, toi aussi, tu es le roi. La très nombreuse foule t’acclame (cf. Mt 21, 8-9), les aveugles et les boiteux que tu guéris (cf. Mt 21, 14), les enfants crient : « Hosanna au fils de David ! » (Mt 21, 15), etc. Tu es roi !
    Et c’est toi, Dieu, qui m’invites à demeurer à table avec toi (cf. Mt 22, 3.4.9) : roi des rois, annoncé par les prophètes pendant des siècles, source d’une abondance sans fin ? Que mon âme ne reste pas indifférente, Seigneur, à ce moment de prière. (cf. Mt 21, 13)
  2. « Les invités [qui] ne voulaient pas venir (…) »
    Je lis le texte lentement, et cette parabole, Seigneur, me fait étrangement penser à celle de l’enfant prodigue (cf. Lc 15, 11-32). On y trouve (cf. Mt 22) : père, fils (v. 2), banquet (v. 4), refus (v. 3-8), vêtement (v. 12), etc. Au début du chapitre 15 de saint Luc, les deux enfants reçoivent l’héritage du père (v. 12), mais ni l’un ni l’autre ne l’apprécie vraiment. Dans cette parabole également, les gens ignorent ou méprisent le banquet (v. 3.6).
    Jésus, à travers ces paraboles, tu décris ton auditoire : des aveugles. Ils ont Dieu entre les mains mais sont aveuglés par le profit (cf. Mt 21, 12), par leur crainte des foules (cf. Mt 21, 26. 46), et par la haine (cf. Mt 21, 33-46 ; Mt 22, 1-14). Comme le « frère aîné », ils accusent le père de ne pas être généreux (cf. Lc 15, 29) alors même qu’ils ont l’héritage entre leurs mains. Ils ne sont pas dignes de toi (cf. Mt 22, 8). « Jérusalem, Jérusalem ! » (Mt 23, 37)
    Seigneur, comment te consoler ? Comme je voudrais croire en ton abondance au point de devenir comme les disciples dans les Actes des apôtres !
  3. « Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ? »
    Les gens « des chemins », eux, désirent tellement cette abondance ! À force de n’avoir connu que des pouvoirs et des plaisirs mesquins, comme les publicains et les prostituées (cf. Mt 21, 32), ils s’écrient comme l’enfant prodigue : « Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! » (Lc 15, 17) Ils ne savent plus où retrouver leur dignité. C’est alors qu’un serviteur leur dit que le roi veut les appeler « ami », « mon ami » (Mt 22, 12).
    « Voici, ton roi (…) vient vers toi, plein de douceur (…) » (Mt 21, 5 ; cf. Za 9, 9).
    En effet, c’est bien ce que Judas a expérimenté (cf. Mt 26, 50), lui qui mourait de faim alors qu’il avait toute l’abondance entre ses mains…
    Judas ?! Mais alors… être appelé « ami » par le roi, ce n’est pas suffisant ? Non. Pour entrer dans la salle de noces, il faut se lever et aller « vers son père » (Lc 15, 18-20), et le laisser : nous apercevoir de loin, courir vers nous, se jeter à notre cou et nous couvrir de baisers (v. 20). Il faut avoir le projet de lui dire : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers » (v. 18-19). Il faut le laisser nous interrompre (v. 21), nous revêtir du « plus beau vêtement » (Lc 15, 22), c’est-à-dire, nous revêtir de son Fils Jésus (cf. Rm 13, 14 ; Ga 3, 27), nous nourrir de ses meilleurs délices, et… nous appeler « mon fils » (Lc 15, 24).
    C’est alors, que, comblés de l’abondance des fils de Dieu, nous aussi, nous remplirons la salle de noces de convives (Mt 22, 10), comme l’ont fait les disciples des Actes des apôtres.

Dialogue avec le Christ

Jésus-Christ, Roi de l’univers, ne me laisse plus vivre soumis à d’autres rois mesquins ! Que Ton règne vienne dans mon cœur, dans ma vie, dans mes paroles et mes actions !

Résolution

Aujourd’hui, je choisirai une phrase de la Parole de Dieu qui m’aidera, au long de la semaine, à croire en l’abondance de Dieu.

10/10/2026

« C'est Dieu, je veux Lui donner ma vie » : Père Gaspard Craplet


 

Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu

 Samedi 10 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 11, 27-28

En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

Prière

Seigneur Jésus, j’entre au plus secret de ma chambre pour déceler ta présence, là, dans le silence. Je fais taire tous les bruits qui m’habitent et ceux qui m’entourent pour consacrer ces quelques minutes à la rencontre avec toi.

Demande

Jésus, aide-moi à entrer dans la profondeur de l’Évangile qui m’est donné de lire et de méditer aujourd’hui. Ouvre grandes mes oreilles intérieures pour que ta Parole soit ma joie en ce jour.

Réflexion

  1. Malgré leur brièveté, ces deux versets sont riches en enseignements. Voilà qu’une femme anonyme déclare bienheureuse celle qui a eu l’honneur de mettre Jésus au monde. On se rappellera qu’à l’époque, l’attente du messie était si vive que les femmes enceintes espéraient donner naissance à celui qui libérerait leur peuple. C’est Marie de Nazareth qui a eu ce privilège. Pourtant, Jésus n’entre pas vraiment dans ce type de considération. Il déplace la conversation. Sans mépriser la maternité, il évoque une autre forme de bonheur, liée à la Parole de Dieu : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »
    On avait déjà entendu Jésus tenir ce genre de propos dès lors que des membres de sa famille « charnelle » venaient se réclamer de lui : « La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. On le lui fit savoir : ‘’Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir’’. Il leur répondit : ‘’Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique’’. » (Lc 8, 19-21)
  2. Jésus élargit en quelque sorte les contours de sa famille normale ou humaine à ceux d’une famille unie par des liens spirituels et que l’on pourrait appeler simplement « l’Église ». Dans les deux textes cités, c’est toujours la Parole de Dieu qui devient le signe de reconnaissance de ceux qui appartiennent à la famille de Jésus. Que représente donc la Parole de Dieu ? Pour le juif qu’était Jésus, la Parole de Dieu est consignée dans les cinq premiers livres de la Bible, la Torah (ou Pentateuque).  
    Pour Jésus, comme pour ses coreligionnaires, le dessein divin sur l’humanité, sur le peuple d’Israël et sur toute l’humanité, est consigné dans ces textes. Loin d’être lettre morte, ces écrits sont la Parole vivante de Dieu qui guide chaque croyant sincère sur le chemin du vrai bonheur. Voilà pourquoi Jésus considère que le vrai bonheur n’est pas dans tel ou tel accomplissement humain – pas même dans la maternité –, mais qu’il réside dans l’écoute et l’observance fidèle de la Parole divine.
  3. Pour nous, chrétiens, il faut faire un pas de plus. En effet, nous croyons qu’en Jésus-Christ, la Parole de Dieu a été menée à son accomplissement. Nous croyons qu’en Jésus-Christ ressuscité, tout a été révélé et que le salut nous a été offert. Jésus-Christ « est » la Parole de Dieu faite chair. En sa personne, le dessein divin est pleinement réalisé. Ainsi, « écouter et garder la Parole de Dieu », comme l’Évangile de ce jour nous invite à le faire, ne signifie pas seulement tourner les pages d’un livre, mais surtout cultiver une vie spirituelle d’union à Jésus-Christ ressuscité et vivant. Telle est la source du vrai bonheur !

Dialogue avec le Christ

Loué sois-tu, Père, pour nous avoir donné la Parole faite chair dans le sein de Marie. Augmente ma foi pour que je fasse l’expérience de ce bonheur qui consiste à écouter et à suivre ton Fils Jésus-Christ.

Résolution

Prendre quelques instants et prolonger la méditation en lisant une partie du (très long) psaume 119 (118) qui fait l’éloge de la Parole de Dieu.