Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

29/04/2026

Éclairage d’un polytechnicien devenu théologien sur Dieu. avec Olivier B...

Comble mon cœur de ta paix et de ta lumière

 Mercredi 29 avril 2026

Évangile selon saint Jean 12, 44-50

En ce temps-là, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. »

Prière

Jésus, Fils du Dieu vivant, tu as donné ta vie pour moi et pour tous les hommes, tu es ressuscité afin de nous entraîner à ta suite dans la vie éternelle pour vivre dans la gloire de Dieu éternellement avec toi, avec Marie, avec tous les saints et les anges ! Alléluia, loué sois-tu !

Demande

Seigneur Jésus, viens ôter les ténèbres de ma vie pour me remplir de ta lumière.
Viens combler mon cœur de ta paix, de ta joie et de ta lumière, comme toi seul peux le réaliser en toute plénitude.

Réflexion

  1. Nous, catholiques, croyons en Dieu trinité – Père, Fils et Esprit Saint. Nous croyons que Jésus, le Fils, est à la fois pleinement homme et pleinement Dieu. Dans ce passage, Jésus déclare : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. »
    Donc croire en Jésus, c’est croire en Dieu. Il est le visage de Dieu. Sa mission est claire : apporter la lumière afin de nous sortir des ténèbres, c’est-à-dire du péché. Dans ma vie, quels péchés me maintiennent-ils dans les ténèbres ? L’orgueil, l’envie, la colère, la paresse, l’avarice, la gloutonnerie, la luxure, l’acédie. Quelles vertus et quels fruits me sortent-ils des ténèbres pour me faire entrer dans la lumière ? La prudence, la justice, la force, la tempérance, la foi, l’espérance, la charité, l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi.
  2. Rester fidèle à la Parole
    La Parole, c’est Dieu qui se dit, Dieu qui se révèle à nous à travers les passages de la Bible. Être fidèle à la Parole, c’est répondre à l’amour de Dieu par l’accueil de notre prochain et l’acceptation de la volonté de Dieu dans les différentes situations de notre vie ; c’est être docile aux enseignements de Jésus qui nous invite à être empli de compassion, de bienveillance, de patience envers les autres et envers nous-mêmes. C’est aussi changer notre regard sur notre prochain et sur nous-mêmes.
    Être fidèle à la Parole, c’est prier notre Père, c’est remettre notre vie entre ses mains et accueillir les difficultés avec le même amour que les joies qu’il nous est donné de vivre. Être fidèle à la Parole, c’est choisir Dieu et, par conséquent, éliminer de notre vie tout ce qui nous empêche d’être totalement tourné vers lui.
    Dans ma vie, qu’est-ce qui m’empêche de me donner entièrement à Dieu ?
  3. « (…) je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. »
    Ne suis-je pas trop souvent un juge sévère envers moi-même, exigeant de moi-même plus que ce que Dieu attend de moi ? Suis-je sévère à juger les autres lorsqu’ils ne font pas comme je le « juge » bon ? Si Jésus est venu, non pas pour me juger, ni juger les autres, qui suis-je pour juger les autres ? Dans son amour et sa miséricorde infinie, Dieu nous accueille avec toutes nos faiblesses et nos péchés. Il m’aime non pas pour ce que je fais ou ne fais pas, mais pour ce que je suis : sa créature, son enfant bien-aimé ! Il me désire avec lui, dans son amour, pour l’éternité. Et également pour chaque personne, pour chacun de ses enfants.

Dialogue avec le Christ

Jésus, tu es mon sauveur et mon Dieu. Tu me dis aujourd’hui que si je garde ta Parole, que je la laisse inspirer mes actions et ma vie quotidienne, je ne mourrai pas, je vivrai éternellement, dans la gloire de Dieu ! Que ton Esprit Saint éclaire mon intelligence pour saisir toujours davantage tes mystères.

Résolution

Je prends un moment de prière pour demander à Dieu d’intercéder dans les cœurs endurcis afin qu’abonde la grâce, que l’Esprit Saint ouvre une brèche pour y semer la foi, et que tous puissent goûter l’amour de Jésus.

28/04/2026

L' Annonciation à Marie | Visions de Maria Valtorta + Enseignement de Jésus

 


Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas

 Mardi 28 avril 2026

Évangile selon saint Jean 10, 22-30

On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

Prière

Pour commencer notre prière, arrêtons-nous un instant sur la vertu du silence et de l’écoute. Faisons le silence autour de nous et surtout en nous, pendant dix secondes. Mettons-nous en présence de celui qui aujourd’hui veut venir combler notre vide. « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. »

Demande

Jésus, par la méditation de ce jour, accorde-moi d’entrer plus profondément dans la compréhension de ton identité. Révèle-toi à moi, nouvellement, en ce jour ! Fais tomber les écailles de mes yeux, ouvre mes oreilles. Éloigne de moi tout ce qui me tient éloigné de toi.

Réflexion

  1. L’agressivité se fait toujours plus grandissante autour de Jésus. Depuis plusieurs chapitres déjà, dans l’Évangile de Jean, on vient pour l’interroger sur sa personne et sur sa mission, si possible pour le prendre au piège et l’accuser : « Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répond qu’il le leur a déjà dit et il les met devant le constat de leur incroyance et de leur fermeture à son message.  
    Cet Évangile s’adresse à nous aujourd’hui. Interrogeons-nous sur notre lenteur et notre dureté de cœur à reconnaître qui est Jésus. À nous aussi, il nous l’a déjà expliqué, et cela de mille manières, que ce soit à travers la prédication dominicale, la catéchèse reçue, le témoignage d’amis croyants, etc. Jésus est-il celui que nous attendons ? Mais qu’attendons-nous au juste ? De quel type de Sauveur avons-nous besoin ?
  2. Les Juifs de l’Évangile attendent le Christ (en grec) ou le Messie (en hébreu), c’est-à-dire celui qui a été oint par l’onction qui fait de lui l’envoyé de Dieu pour guider et sauver le peuple, à la manière d’un roi, d’un prêtre ou d’un prophète. Mais les Juifs ne perçoivent pas que Jésus est bien ce Messie. Sans doute leurs attentes ne correspondent-elles pas à l’idée qu’ils se faisaient de lui. Alors, bien qu’il se tienne devant eux, ils sont dans l’incapacité de le reconnaître. Il se pourrait bien que cette difficulté soit aussi la nôtre de temps à autre… Jésus est là, il est toujours là, il se tient toujours devant moi, mais puisqu’il ne correspond pas à l’idée que je m’en fais, je ne suis pas capable de percevoir sa présence. Au fil de la journée, voilà que je passe et je repasse devant lui avec indifférence, sans l’entendre et sans le voir.
  3. Alors, que faire ou comment faire pour le reconnaître tel qu’il est ? Pour répondre, Jésus reprend la comparaison des brebis et du berger : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. » Il semble bien qu’il faille avoir l’oreille éduquée pour entendre la voix du berger et ne pas la confondre avec celle d’un autre ou, pire encore, être sourd au timbre de sa voix.  
    Dans cet Évangile, comme dans toute la Bible, tout se joue au niveau de l’écoute. Écouter quoi ? Que Jésus et le Père sont « un ». C’est sur cette phrase mystérieuse que se clôt notre Évangile. Jésus fait allusion au texte le plus connu et le plus récité en Israël, le Shema Israelécoute Israël : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ; tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front, tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville. » (Dt 6, 4-9)
    « Le Seigneur notre Dieu est l’Unique » : Le seul Dieu à qui Israël doit rendre un culte est le seul vrai Dieu, le seul Dieu de l’Alliance, le seul Dieu qui a eu le souci de le délivrer de l’esclavage en Égypte pour le conduire vers la terre promise. C’est là toute la synthèse de la profession de foi du peuple d’Israël. Or, Jésus a la prétention de se faire l’égal du Dieu unique en disant : « Le Père et moi, nous sommes UN. » Jésus affirme être UN avec le Dieu d’Israël ! Il n’est pas étonnant qu’à la ligne suivante on formulera le projet de le lapider pour ce blasphème. Il est bien le Messie, mais pas à la manière du Messie que l’on s’imaginait. Il dépasse toutes les attentes, il fait exploser les cadres, il renverse tous les schémas rassurants, il bouscule nos mentalités, bref il est… Dieu ! Il ne faudrait pas que nous nous habituions à… Dieu ! Il ne faudrait pas que nous oubliions que Dieu est par définition celui qui nous dépasse toujours. Ce n’est pas nous qui le saisissons, mais c’est lui qui nous saisit, disait saint Paul avec justesse ! Alors, laissons-nous saisir !

Dialogue avec le Christ

Convertis l’image que je me fais de toi, Seigneur. Apprends-moi à te connaître tel que tu es et non pas tel que je crois te connaître. Éduque mon oreille pour que j’écoute ta voix. Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.

Résolution

En ce jour, être particulièrement attentif et à l’écoute de la façon dont Dieu se manifeste à moi. Me laisser surprendre par Dieu !

27/04/2026

Sainte Blandine et sa persévérance dans la foi !


 

Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis

 Lundi 27 avril 2026

Évangile selon saint Jean 10, 11-18

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Prière

« Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. » (Ps 22)

Demande

Aide-moi, Seigneur, à vivre ma vie avec un authentique esprit de charité et de service.

Réflexion

  1. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, le Seigneur se présente comme le bon Berger. C’est ainsi qu’il nous dévoile son cœur. Son rapport avec nous n’est pas celui d’une obligation froidement calculée. Il ne cherche pas à en tirer un profit pour lui. Il ne veut pas être un mercenaire mais un soignant pour chacune de ses brebis. 
  2. Le Christ nous prodigue des soins en tant que bon Berger en nous offrant sa protection. Il est prêt à donner sa vie pour nous. Il nous connaît par notre nom. Il est attentif à nos besoins parce qu’il connaît chacun d’entre nous personnellement. Il prend soin de nous en étant un guide pour nous. Sa voix nous instruit et nous conduit sur le juste chemin.
  3. La figure du bon Berger comme soignant des brebis nous invite aussi à revoir notre manière d’être présent auprès des autres. Est-ce que je cherche uniquement mon bénéfice dans mes relations avec les autres ? Ou est-ce que je fais preuve d’un souci authentique pour le bien de mon prochain ? Suis-je capable de chercher le bien des autres dans mon quotidien sans en attendre de retour ? Ou bien suis-je toujours dans une mentalité de calcul de coût et de profit ? Est-ce que je sais prendre le temps de connaître les besoins de mon prochain afin de mieux y répondre ? 

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, mon bon Berger, je remets entre tes mains tous mes besoins et mes soucis. Je sais que tu prendras soin de tout. Je peux toujours compter sur toi. Tu me donneras la force de mener à son terme cette journée sous ton regard. Guide-moi. Protège-moi. Accompagne-moi tout au long de ce jour. Merci, Seigneur, pour ta tendre sollicitude à mon égard. Aide-moi à prendre en compte les soucis et les besoins de mon prochain. Tu m’envoies pour être un bon berger auprès des autres en ton nom.

Résolution

Je chercherai à accomplir un acte de charité auprès de quelqu’un dans le besoin aujourd’hui.

26/04/2026

Connaissez-vous l'incroyable miracle de Notre-Dame de Guadaloupe


 

« Je suis la porte des brebis »

 Dimanche 26 avril 2026

Évangile selon saint Jean 10, 1-10

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

Prière

Seigneur, tu me révèles dans l’Évangile d’aujourd’hui que tu prends soin de moi. Tu es mon berger et tu veilles sur moi, apprends-moi à accueillir et promouvoir ce qui me fait du bien, à rejeter ce qui me fait du mal.

Demande

Seigneur, tu es mon berger, rien ne saurait me manquer !

Réflexion

  1. « Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. »
    Jésus reprend un thème cher aux hébreux : dans la Bible, Israël est souvent comparé à un troupeau abandonné par ses bergers. Dieu lui promet de devenir lui-même son berger : « C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. » (Ez 34, 15-16). Ces lignes émouvantes décrivent l’attention de Dieu pour chacun de nous.
  2. « Les brebis écoutent sa voix. »  
    Le premier défi est d’écouter et de nous laisser faire. Dieu demande notre accord pour prendre soin de nous, pour nous laver les pieds. Souvent, nous ne nous laissons pas faire, car nous avons une certaine tendance à négliger ce qui nous fait vraiment du bien. Les statistiques montrent que la plupart des gens s’occupent mieux de leur animal domestique que d’eux-mêmes en matière de santé… Que dire donc quand il s’agit de prendre soin de notre âme !  Suis-je prêt à écouter la voix de Dieu qui me dit qu’il m’aime ? Que malgré ma misère j’ai du prix à ses yeux ? Une manière simple d’écouter cette voix est de valoriser ce qui nous fait du bien : la prière, les sacrements, les amitiés, la vie familiale, les bonnes lectures, le service, le repos, le sport, la création… Le Seigneur, à travers ses dons, murmure qu’il nous aime.
  3. « Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête. »
    Jésus nous fait sortir de l’enclos, il nous « pousse dehors ». Le mouton de Panurge, c’est celui qui reste à l’intérieur, qui n’est pas libéré par le Christ. Il reste esclave de lui-même et du groupe. Jésus au contraire nous libère. En « écoutant sa voix », nous apprenons à discerner le bien du mal, nous entrons en nous-mêmes et découvrons le monde merveilleux de notre intériorité où Dieu parle. Le critère de nos choix réside alors au plus profond de nous, nous ne sommes plus gouvernés par la superficialité. Et le Christ nous « pousse dehors », il nous fait sortir de nous-mêmes, nous libère de notre égoïsme, nous permet d’entrer dans une relation vraie avec ceux qui nous entourent. Il fait de nous ses témoins.

Dialogue avec le Christ

Jésus, donne-moi la liberté des enfants de Dieu !

Résolution

Reprendre une habitude quotidienne qui me fait du bien.

25/04/2026

Comment expliquer ce phénomène incroyable ?


 

Saint Marc, sa vocation, sa mission et son Évangile

 Samedi 25 avril 2026

Évangile selon saint Marc 16, 15-20

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

Prière

En ce jour de la fête de saint Marc, nous pouvons dédier ce temps de prière à méditer sur la personne de Marc, sa vocation, sa mission, son Évangile.
Fais-nous, Seigneur, connaître ton disciple, ton évangéliste. Comme lui, donne-nous la grâce de te connaître, de te suivre, de t’aimer et de t’annoncer par notre vie et notre amour. Seigneur, tu l’as aimé, guidé, inspiré. En regardant sa personne et sa vie, je découvre aussi comment ta grâce agit dans ma propre vie.

Demande

Seigneur, comme saint Marc, fais que je puisse te rencontrer, te parler, t’écouter, me laisser guider et inspirer. Fais que j’expérimente ton amour, ta Résurrection. Fais que ma vie se transforme en joie et en annonce de ta Bonne Nouvelle.

Réflexion

Prenons le temps, la Bible en main, de nous pencher sur les références du Nouveau Testament où il est question de Marc ; méditons sur ce que cela nous dit de sa personne.

  1. Jean ou Marc
    Parfois il est présenté avec les deux noms : un nom hébreux, Jean, et un nom romain, Marc (cf. Ac 12, 12). Marc était le cousin de Barnabé (cf. Col 4, 10).
    La mère de Marc, Marie, offrit sa maison de Jérusalem comme lieu de rencontre des chrétiens (Ac 12, 12). Certains pensent que le jeune homme, au Jardin des oliviers qui n’avait qu’un drap pour tout vêtement et que les soldats ont voulu saisir (cf. Mc 14, 51), est Marc car c’est le seul évangéliste à préciser ce détail.
    Il était très lié à Pierre, qui l’appelle « mon fils » (1 P 5, 13).
    Vers l’an 44, Barnabé emmène avec lui Marc de Jérusalem à Antioche. Paul était aussi avec eux (cf. Ac 12, 25).
    À Pergé en Pamphilie, Marc refuse de poursuivre la route et retourne à Jérusalem (Ac 13, 13). C’est pour cette raison que Paul ne souhaite plus l’avoir comme compagnon dans le second voyage missionnaire ; il se détache aussi de Barnabé qui insistait pour emmener son cousin (Ac 15, 36-40).
    Entre les années 61 et 63, Marc apparaît à Rome, aux côtés de Paul, prisonnier (Col 4, 10 ss ; Phm 24).
    La première Lettre de Pierre rappelle aussi ces dates à Rome (cf. 1 Pi 5, 13). Il a probablement dû voir les horreurs de la persécution initiée par Néron contre les chrétiens de Rome en 64 ainsi que le martyre de l’apôtre Pierre. Après la mort de Pierre, Marc retourne en Orient.
    Paul prie Timothée d’accompagner Marc à Rome (2 Tm 11). Il y retourna, mais on ne sait pas si c’est avant ou après le martyre de Paul. Il y termina son Évangile et le publia.
  2. « Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. » (Mc 1, 1)
    Après avoir contemplé la personne de Marc, nous pouvons nous arrêter sur cette phrase par laquelle il débute son Évangile. C’est Jésus, le Fils de Dieu, la Bonne Nouvelle qui a changé sa vie, et Marc veut nous la transmettre. Il ne veut pas seulement nous raconter des faits. Il veut nous faire entrer dans la joie.
    Nous pouvons lire en parallèle les versets de la première Lettre de saint Jean (1 Jn 1, 1-4).
  3. L’Évangile d’aujourd’hui est la fin de l’Évangile de Marc
    Nous pouvons nous arrêter et contempler ou Jésus dans sa gloire (cf. Mc 16, 19) ; ou la joie des disciples annonçant l’Évangile par tout la terre (cf. Mc 16, 20).

Dialogue avec le Christ

Seigneur, comme saint Marc, je veux t’aimer, je veux te suivre et t’annoncer. Quelle est mon expérience de toi ? Quelle est mon expérience de ta Résurrection ? Quelle est mon expérience de ton triomphe sur le péché et sur la mort ? De ta gloire ? Fais que je conserve tout cela en mon cœur et que ma vie annonce ta Bonne Nouvelle.

Résolution

Je prendrai du temps pour faire une lecture continue de l’Évangile de saint Marc.

24/04/2026

Cet événement fut prédit 600 ans avant les faits !

 


Se nourrir du Corps et du Sang du Christ

 Vendredi 24 avril 2026

Évangile selon saint Jean 6, 52-59

En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

Prière

« Père saint, nourris-nous de l’Incarnation de ton Fils : les choses merveilleuses qu’il a opérées, prêchées, endurées. Moi donc, Père, l’un de vos enfants, bien que d’ailleurs indigne, grand par les années, mais très petit en mérites, affamé et besogneux, je te demande de me nourrir. Me voici bien affamé, ô notre Père ; daignez donc, Père saint, ouvrir les entrailles de votre miséricorde. » (Adaptée d’une prière de saint François de Sales, Dieu et ses poètes, Pierre Haïat, Desclée de Brouwer, 1987)

Demande

Seigneur, que je découvre la façon dont tu me nourris de ton Corps et de ton Sang aujourd’hui.

Réflexion

  1. Seigneur, si je ne mange pas ta Chair et je ne bois pas ton Sang, alors tu n’es pas en moi ?
    Nous avons maintenant rejoint tant de personnes qui vivent un long jeûne eucharistique : ceux qui ne peuvent pas s’approcher des sacrements à cause de la distance géographique, emprisonnement dans des pays sans liberté religieuse, manque de connaissances ou conditions nécessaires, maladie… Dieu ne pourrait pas les priver de sa présence dans leur vie, tout comme il ne nous prive pas de sa présence dans notre existence. Le Seigneur ne se limite pas à une seule manière de nous nourrir de sa Chair et de son Sang. Il nous aime, et quel Père pourrait être témoin de la faim et de la soif de ses enfants sans leur donner à manger ?
  2. Je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire.
    Notre question s’élargit alors : « Seigneur, comment me nourrir de ta vie aujourd’hui si je ne peux pas te recevoir dans l’Eucharistie ? Thérèse de Lisieux peut nous inspirer. À son époque, la communion se recevait peu fréquemment. C’était la prieure ou le confesseur qui décidait quand elle pouvait recevoir l’Eucharistie. Thérèse écrit dans son acte d’offrande : « Ah ! Je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire mais, Seigneur, n’êtes-vous pas le tout-puissant ? Restez en moi comme au tabernacle ; ne vous éloignez jamais de votre petite hostie. » Nous pouvons prier avec elle, entrer dans son désir d’Eucharistie.
  3. Quel désir ?
    Thérèse ne reste pas dans le rêve de l’Eucharistie. Elle s’offre à Dieu comme tabernacle. Jolie tournure de phrase ou audace ? Si nous entrons dans son désir, alors avec une foi inébranlable, elle rappelle à son Seigneur qu’il est tout-puissant ; que les sacrements ne sont pas nécessaires pour qu’il soit présent dans sa vie. Ensuite, elle demande non seulement à être nourrie par son Seigneur, de manger sa Chair pour qu’elle vive de lui mais elle ose aussi demander d’être un tabernacle, le lieu où Dieu se rend présent à ses proches.
    Le Seigneur veut nous nourrir mais pourquoi désirons-nous nous nourrir de lui ? Avec Thérèse, nous pouvons nous offrir à lui pour qu’il vive dans nos choix, nos paroles, nos actes quotidiens.

Dialogue avec le Christ

Reprendre la prière de Thérèse de Lisieux et la formuler avec nos propres mots.
Reprendre l’Évangile et entrer en dialogue avec le Christ dans ce discours, à partir d’une phrase qui m’interpelle, par exemple : « Jésus me dit : Amen, amen, je te le dis : si tu ne manges pas ma chair, et si tu ne bois pas mon sang, tu n’auras pas la vie en toi. Seigneur, comment peux-tu nous donner ta chair à manger aujourd’hui ? »

Résolution

Si dans ma prière, j’ai senti le besoin d’accroître mon désir d’Eucharistie, faire un acte de communion spirituelle ; ou si ma prière s’est centrée sur le besoin de me nourrir de la Chair et du Sang du Seigneur, chercher un lieu aujourd’hui pour laisser le Christ se rendre présent en moi.