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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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25/09/2026
« Tu es le Christ, le Messie de Dieu »
Vendredi 25 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 9, 18-22
En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ; et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Pierre prit la parole et dit : « Le Christ, le Messie de Dieu. » Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne, et déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Prière
Seigneur, me voici en ta présence. Tu es mon père. Un père ou une mère ne peuvent pas s’empêcher d’aimer leur enfant, malgré ses maladresses. Toi non plus, Seigneur, tu ne peux t’empêcher de m’aimer malgré mes péchés. Je te demande humblement pardon pour toutes les offenses que j’ai commises envers toi. Je t’en prie, jette mes péchés dans la fournaise ardente de ton amour infini !
Demande
Seigneur, que ma vie tout entière soit un témoignage de ma foi !
Réflexion
- Jésus se trouve en prière, à l’écart. Ce n’est pas la première fois qu’il se retire pour prier. Au fil des pages de l’Évangile, on a l’impression que le Seigneur passe presque chaque nuit dans un endroit désert pour prier. Seigneur, aide-moi à recourir à ce dialogue intime avec le Père, pour lui parler, le supplier, le louer ou le remercier. Mais cette fois-ci, Jésus n’est pas seul. Les apôtres l’ont vu partir, ils l’ont suivi et l’ont surpris en plein dialogue avec Dieu. Et cette scène de prière est tellement attirante qu’ils se rapprochent de lui.
Et moi ? Est-ce que ma prière attire ? Si quelqu’un me voyait prier, est-ce que ma ferveur l’encouragerait à se mettre à genoux, lui aussi ? Le pape nous dit qu’il est important d’attirer les personnes qui nous entourent : « L’Église ne grandit pas par prosélytisme. L’Église grandit par attraction, l’attraction du témoignage que chacun de nous donne au Peuple de Dieu. » (Pape François, 4 octobre 2013) - Impressionnés, les apôtres restent bouche bée. C’est Jésus qui rompt le silence : « Au dire des foules, qui suis-je ? » Là, les langues se délient facilement. Il est tellement facile de colporter des rumeurs ! D’après les gens, Jésus serait Jean le Baptiste, Élie ou un autre des grands prophètes du passé. Une sorte de réincarnation ou d’apparition. En tout cas, il est clair pour la foule que Jésus ne peut pas être le simple charpentier de Nazareth. Mais… qui est-il donc ?
C’est alors que Jésus pose directement la question aux siens : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Saint Pierre, poussé par l’Esprit Saint, ne laisse pas aux autres le temps de répondre. Il proclame « [Tu es] le Christ, le Messie de Dieu. »
Et moi ? Mes paroles et mes œuvres sont-elles un témoignage de ma foi ? Seigneur, je t’en prie, que ma bouche, mes mains et tout mon être proclament que tu es le Messie de Dieu ! Comme le dit saint Paul : « En effet, si de ta bouche, tu affirmes que Jésus est Seigneur, si, dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Car c’est avec le cœur que l’on croit pour devenir juste, c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi pour parvenir au salut. » (Rm 10, 9-10)
Dialogue avec le Christ
Seigneur, je crois en toi, mais augmente ma foi. Aide-moi à t’aimer aujourd’hui plus qu’hier. Aide-moi à faire ta volonté même si je dois te suivre sur le chemin de la croix.
Résolution
Aujourd’hui, à quinze heures, j’adorerai Jésus-Christ qui meurt pour moi. Si je ne peux pas me rendre dans une église, je l’adorerai dans le sanctuaire de mon cœur.
24/09/2026
Jeudi 24 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 9, 7-9
En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir.
Prière
Me voici, Seigneur, pour un moment de cœur à cœur avec toi. Je te rends grâce de la vie que tu me donnes et du désir de mon cœur de chercher à te connaître et te rencontrer, car je sais que tout désir vient de toi. Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.
Demande
Seigneur, purifie mon cœur et mon désir de te rencontrer, afin que ce ne soit plus que toi qui comptes à mes yeux.
Réflexion
- « Hérode (…) était au pouvoir en Galilée (…) et il ne savait que penser. »
Hérode détient un pouvoir politique important, il est donc attentif à ce qui se passe et se dit, et la réputation de ce Jésus l’intrigue. Il aimerait peut-être le rencontrer, mais surtout comprendre, savoir vraiment ce qui se passe, peut-être pour pouvoir agir en conséquence. En soi, grandir en connaissance n’est pas mauvais.
Ai-je, moi aussi, ce désir de comprendre, de chercher à augmenter mon savoir et ma connaissance intellectuelle de Jésus, de ma foi, de ma religion, de l’Église ? Suis-je ouvert à répondre à ceux de mon entourage qui ont ce désir et des interrogations ? Mais quelle est aussi la pureté de mon désir de savoir ? Ai-je le désir de mieux connaître pour mieux aimer ? - « Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? Et il cherchait à le voir. » La réputation de Jésus s’est faite sur les nombreux miracles qu’il a accomplis, les foules nombreuses qui se pressent pour le voir. Au-delà de la connaissance intellectuelle, il y a aussi la connaissance humaine, relationnelle : qui est cet homme ? Nous avons besoin de passer par cette médiation d’humanité. Dieu lui-même s’est fait homme pour nous sauver, et nous permet ainsi d’entrer en relation avec lui, par Jésus.
Dans la période de pandémie que nous venons de traverser, nous avons mesuré, dans nos vies et dans notre société, l’importance de la relation à l’autre, indispensable à la vie. Que suis-je capable de répondre à cette question : « Qui est cet homme ? » L’ai-je moi-même rencontré comme une personne ? - Pour aller au-delà de mon désir de savoir, que suis-je capable de mettre en œuvre pour répondre au désir de « rencontre » ? On voit dans l’Évangile qu’Hérode n’aura jamais de vraie rencontre avec Jésus, même au moment ultime de la Passion où Jésus restera silencieux, sans doute parce qu’Hérode n’a jamais été prêt à s’ouvrir vraiment à la présence de Jésus ?
En revanche, je peux penser à Zachée qui n’hésite pas à monter sur un arbre, aux foules qui suivaient Jésus sans avoir prévu de repas. C’est Jésus le premier qui désire me rencontrer, mais il ne forcera pas mon cœur, il attend donc que j’entre en mouvement pour me mettre moi-même à sa disposition. Quel est mon propre mouvement pour favoriser cette rencontre ? Comment je traduis ce mouvement concrètement dans ma vie quotidienne : temps de prière, lecture de la Parole, sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation ? Est-ce que j’accepte aussi avec foi et confiance de me laisser déplacer par les évènements, la providence, qui me mènent parfois où je n’avais pas envisagé d’aller, mais où Dieu m’attend ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur, comme saint Augustin je peux dire : « Mon cœur est sans repos, tant qu’il ne repose en toi. » Aide-moi à purifier mon désir de te rencontrer pour que je comprenne que c’est un désir de sainteté, c’est à dire de vie en toi, et non un simple désir de curiosité. Je voudrais que cette rencontre puisse être, comme nous le dit sainte Thérèse, « un vrai commerce d’amitié avec toi ». Je sais que tu veux m’aider à me rendre disponible à ta présence en moi. Permets, Seigneur, que cette relation intime que j’ai avec toi soit, pour ceux que je rencontre, l’occasion d’éveiller en eux le désir de te rencontrer à leur tour.
Résolution
Si je ne l’ai pas encore fait, prendre la résolution d’un temps de silence quotidien en cœur à cœur avec Jésus. Si je le fais déjà, envisager peut-être un temps d’adoration hebdomadaire pour me mettre en sa présence et le laisser guider mon cœur, ou prévoir un sacrement de réconciliation régulier, etc. Dans tous les cas, m’appliquer à la qualité de ce moment pour me rendre totalement disponible.
23/09/2026
Un esprit d’audace pour aller vers mes frères
Mercredi 23 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 9, 1-6
En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.
Prière
Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.
Demande
Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. Fais grandir en moi la foi, l’espérance et la charité.
Réflexion
- « Jésus rassembla les Douze. »
L’Évangile nous présente souvent Jésus qui réunit et instruit ses apôtres. Il a pris le temps nécessaire pour leur révéler l’amour de son cœur. Avant de leur donner une mission, il les a formés. Tout baptisé est appelé lui aussi à se former de manière continue. Le catéchisme et les prières de notre enfance ne sont pas suffisants à maintenir notre foi vive. Aujourd’hui encore, Jésus nous invite à nous rassembler pour nous mettre à son école et nous laisser instruire. - « Il leur donna pouvoir et autorité (…) il les envoya. »
Jésus envoie ses apôtres en mission, tout en les préparant à ce qui les attend par son enseignement et l’autorité qu’il leur donne. Ils agiront en son nom et seront dotés de son pouvoir. Nous pouvons imaginer leur émerveillement lorsqu’ils ont chassé des démons et guéri des malades en son nom. Nous sommes tous envoyés en mission pour participer à l’évangélisation des hommes et de la société́. Comme les disciples, recevons avec joie et humilité les dons de l’Esprit Saint pour annoncer la Bonne nouvelle. Conscients que le Règne du Christ est un don et ne peut se construire par nos seules forces humaines, cherchons à toujours rester unis au Christ et à son Église comme le sarment à la vigne. - « Ils partirent (…) »
Jésus enseigne et envoie, tout en respectant notre liberté. C’est à nous de partir, de sortir de nos maisons, de nos paroisses, de nos cercles pour aller annoncer. Il y a un besoin urgent de témoins, d’apôtres, de baptisés qui prennent conscience de leur vocation de prophètes pour vivre et annoncer l’Évangile. Il se peut que nous ne nous sentions pas à la hauteur : tentation fréquente qui paralyse l’apôtre. Il n’est pas nécessaire d’être prêtre, religieux ou consacré pour annoncer la Bonne Nouvelle. Encore moins d’être « parfaits et intègres » (Jc 1, 4) ni d’avoir un doctorat en théologie. Par notre vocation de baptisé, nous sommes oints par le « Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14, 26). Soyons à l’écoute de cet Esprit qui nous invite à devenir missionnaires !
Dialogue avec le Christ
Jésus, toi qui viens à ma rencontre, me révèles l’amour de ton cœur dans la prière et les sacrements, me formes à travers ta Parole et le magistère de l’Église, m’envoies et m’accompagnes dans ma mission, donne-moi ton esprit d’audace pour aller vers mes frères et, en ton nom, annoncer la Bonne nouvelle.
Résolution
Devant la réalité de tant de personnes proches de moi qui ne connaissent pas la Bonne Nouvelle de l’Évangile, je pourrais demander à l’Esprit Saint de me montrer la meilleure manière d’être pour eux un témoin de foi.
22/09/2026
« Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu »
Mardi 22 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 8, 19-21
La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir ». Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »
Prière
Seigneur, en cette journée que tu me donnes, je viens à toi, je prends un moment avec toi. J’ai besoin de toi. Mais avant tout tu m’aimes. Et ce n’est pas que tu consentes à m’aimer, mais tu m’aimes ! Je n’ai rien fait pour le mériter, j’ai seulement à l’accepter. Jésus, j’ai confiance en toi.
Demande
Vivre en frère de Jésus, en Fils du Père.
Réflexion
- La famille de Jésus cherche à le voir. Quelle chance d’être de sa famille ! D’avoir un lien si fort avec lui ! Le Christ crée un nouveau lien, encore plus profond. Il s’agit non plus d’une relation de sang mais d’une relation spirituelle. Le sang procure une vie périssable, l’Esprit une vie impérissable. Voici donc l’héritage que nous recevons et qui nous fait enfants de Dieu, fils dans le Fils. Dans le Fils parce que nous vivons alors de l’Esprit de Jésus. Nous participons avec lui, en lui de sa relation filiale. Il instaure ainsi la famille des enfants de Dieu. La réponse du Christ que nous lisons dans l’Évangile n’est donc pas un mépris pour les siens. Le statut d’être frères et sœurs dans l’Esprit est encore plus grand que d’être frères et sœurs de sang, puisque nous sommes alors fils du Père de Jésus, notre Père du ciel.
- Ce qui caractérise cette famille, c’est d’écouter la parole de Dieu et de la mettre en pratique. Si la première caractéristique divine est d’aimer, n’a-t-on pas là notre voie, notre apprentissage de l’amour ? Le Christ a voulu préciser qu’il ne reconnaîtra pas ceux qui agissent en son nom sans aimer : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est- ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !” » (Mt 7, 21 ss).
Faire partie de la famille de Dieu ne revient pas à porter une étiquette dont on serait plus ou moins fier ou en une série de traditions, mais à le vivre de l’intérieur. Après avoir expliqué ceci, le Christ continue : « Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. » Ceci se rattache à l’Évangile que nous entendons aujourd’hui. Ce roc dont il est question, n’est-ce pas le Christ ? De la même manière, notre filiation s’appuie uniquement sur cette pierre d’angle. Écouter la parole de Dieu et la mettre en pratique c’est vivre comme Jésus, en fils, c’est-à-dire, c’est faire la volonté du Père. - Cette famille constituée des fils du Père est l’Église. Elle forme un royaume. Ce qui rassemble dans un royaume, plus que des frontières, c’est le roi. Ce royaume a une particularité : c’est un royaume de fils, et le roi est le Père. Le Christ dit que son royaume n’est pas de ce monde (cf. Jn 18, 36). En effet l’Église militante est en pèlerinage sur terre avant de rejoindre l’Église triomphante au ciel, notre patrie et but de notre pèlerinage. La famille de Jésus cherchait à le voir. Elle n’a plus besoin de se déplacer pour voir Jésus : il est au milieu de nous, il vit en nous de cette présence intériorisée puisque son Esprit, sa vie demeure en nous. Le Royaume de Dieu est au-dedans de nous.
Dialogue avec le Christ
Jésus, apprends-moi à vivre comme fils du Père, apprends-moi à aimer.
Résolution
Prendre un temps seul à seul à la fin de ma journée et voir comment j’ai vécu de la Parole de Dieu et l’ai mise en pratique aujourd’hui.
21/09/2026
Une histoire de regards
Lundi 21 septembre 2026Évangile selon saint Matthieu 9, 9-13
En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
Prière
Écouter cette prière de saint Paul, tirée de la première lecture du jour, comme si elle m’était adressée :
« Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit
par le lien de la paix. »
Demande
Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. En ce temps de prière, je me place sous ton regard plein de miséricorde et me laisse habiter par ton amour.
Réflexion
Ce magnifique texte de l’Évangile raconte l’appel de Matthieu, écrit par l’évangéliste lui-même. Avec quelle émotion a-t-il dû se rappeler ce moment charnière de sa vie après lequel tout a changé ! Il revit cette scène qui se résume à trois regards.
- Le regard des pharisiens : « Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
Ces hommes détenteurs de la Loi posent sur Matthieu et ses amis un regard accusateur. Ils ne peuvent aller au-delà des apparences. Ils sont dérangés par la vie « pècheresse » de ces hommes. Pour se protéger, ils préfèrent construire un mur entre eux, les « purs » et ces hommes « impurs ».
En 2014, le pape François priait ainsi : « Que se développe toujours plus une culture de la rencontre, susceptible de faire tomber tous les murs qui divisent encore le monde, et pour que jamais plus des innocents soient persécutés et parfois tués pour leurs croyances ou leur religion… Nous avons besoin de ponts, pas de murs. » (Pape François, Discours à l’occasion du 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin, 2014)
Dans un premier temps, je peux me demander dans quelle mesure mes regards, mes paroles et mes actions invitent à la rencontre ou à la division. - Le regard de Matthieu
Publicain, donc traître de la nation, il était regardé comme tel. Il n’en était sans doute pas fier, mais Dieu seul sait ce qui l’a conduit à un tel métier pour gagner sa vie. Nous pouvons imaginer des circonstances qui l’avaient amené à cela. Le besoin ? La peur de l’avenir ? Un rejet de la part de sa famille ? De mauvaises influences ? Nul ne connaît les motifs profonds de ceux qui l’entourent. Des regards accusateurs ne font que confirmer en eux ce sentiment de mal-être qui les conduit au mépris d’eux-mêmes. Le fait est que Matthieu avait sans doute du mal à se regarder en face sans honte. Ce regard qu’il portait sur lui-même l’enchaînait et il n’arrivait pas à imaginer que sa vie pouvait changer.
Je peux maintenant prendre un moment pour découvrir la dureté de ces « regards » que je porte parfois sur moi-même et sur ma vie. Je les dépose dans le cœur miséricordieux du Christ. - Le regard de Jésus
Le récit de cette conversion commence par un regard : « Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu. »
Jésus marche d’un village à l’autre, pressé par les foules qui lui apportent des malades en quête de miracle… Au milieu de ce tumulte, il a vu Matthieu qui se tenait en retrait, à son bureau de collecteur d’impôts.
Jésus ne regarde pas la réalité de manière superficielle, ni en cherchant à s’en protéger. Il se laisse toucher par la misère des hommes. Il se fait vulnérable : capable d’être affecté par l’autre. Il offre un regard qui invite à la rencontre et fait tomber les murs. Jésus a perçu dans le cœur de Matthieu cette soif de la vraie vie et il est venu la lui donner. Cette rencontre par le regard a permis à Matthieu de dépasser la honte que lui provoquaient les jugements des pharisiens et ses propres peurs pour se lever et se mettre à la suite de Jésus. Sans ce regard, nous n’aurions sans doute pas d’Évangile selon saint Matthieu !
Dialogue avec le Christ
Seigneur, tant de regards pèsent sur moi : le regard des autres, les jugements que je perçois, mon propre regard dur et méprisant devant mes faiblesses et mon péché. Je veux changer de perspective et me placer sous ton regard miséricordieux. Je veux me voir comme tu me vois afin que ton regard me donne le courage de me lever et de me mettre à ta suite.
Résolution
Je pourrais aujourd’hui m’approcher de quelqu’un que j’ai souvent regardé superficiellement ou de haut, et commencer à bâtir un pont.
20/09/2026
« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »
Dimanche 20 septembre 2026
Évangile selon saint Matthieu 20, 1-16
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »
Prière
Père, tu m’as appelé à être un ouvrier à ta vigne et à avoir part à ton Royaume. Ta vigne est magnifique, mais les ouvriers que nous sommes n’en prenons pas toujours soin pour le bien de ton œuvre et de ta propriété. Nous cherchons à en tirer profit pour notre propre satisfaction. Aujourd’hui, cela doit être différent. Ton Fils nous donne le véritable sens de cette vigne : c’est ton Royaume qui est la source de notre vie. Que ton nom soit à jamais béni !
Demande
Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau, mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau.
Réflexion
- « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. »
La vigne, c’est le monde dont les dynamismes reflètent le mystère de Dieu en son œuvre : mystère de vie, de croissance et de fécondité.
Les potentialités de la vigne, les richesses du sol, le rayonnement solaire, la pluie généreuse… sont des dons parfaitement gratuits, qui doivent néanmoins être cultivés. Notre coopération nous met en relation entre nous, avec les œuvres de Dieu et avec Dieu lui-même. Voilà ce Royaume qui nous fait vivre. - « Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” »
La durée de notre pèlerinage sur terre, auquel la vigne donne sens et direction, a une part d’épreuve et une autre de chance.
Alors que le temps pèse sur l’âme au risque de l’engluer dans les soucis du monde, n’est-il pas un privilège que d’avoir part, dès maintenant, aux fruits pour l’éternité, tandis que les ouvriers de la dernière heure ont perdu une bonne partie de leur vie à attendre parce que personne ne les a appelés ? - « Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »
Le résultat du travail n’est pas, ici, la productivité du temps, mais la liberté d’esprit. L’ouvrier, honnêtement dédié au projet du maître, produit du fruit spirituel au gré de la vigne et rend gloire de Dieu. Tout le salaire est là.
Du sang versé par amour : n’y voit-on pas le salaire que le Christ, après ses années de service infatigable, paie pour nous en mourant sur la croix, tel un raisin broyé ? Alors que le salaire du péché, c’est la mort, le Christ meurt pour nous obtenir la vie, alors qu’une seule goutte de son sang aurait suffi pour racheter le monde. Est-ce trop peu ?
Dialogue avec le Christ
Jésus, tu es mort sur la croix par amour. Qu’ai-je donc à me plaindre ? Au vu du décalage entre ton amour et ma médiocrité, je ne peux passer ma vie plus qu’à pleurer mes péchés et à m’émerveiller et à m’enthousiasmer des œuvres du Père. Merci, Jésus, de tout cœur pour le don de ta vie que tu as offerte pour m’obtenir la vie. Amen.
Résolution
Aujourd’hui, je fais un effort pour exprimer ma gratitude.