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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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01/05/2026
Croire et espérer
Vendredi 1er mai 2026
Évangile selon saint Jean 14, 1-6
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
Prière
Seigneur, apaise mon cœur et ouvre-le à ta Parole. Conduis-moi sur ton chemin de vérité et de vie.
Demande
Dans l’état actuel de ma vie, jonchée de doutes et de difficultés, ouvre mon cœur, Seigneur, à cet Évangile que je viens de lire ou d’écouter, qu’il m’apporte joie et espérance.
Réflexion
- L’espérance face à mes manquements personnels
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé. » La première parole de Jésus rejoint l’intimité de notre conscience. Il sait que le cœur humain est facilement troublé : par le regret, la culpabilité, l’impression d’avoir manqué l’essentiel. Chacun, en regardant sa vie, peut percevoir des faiblesses : des promesses non tenues, des relations blessées, des élans spirituels abandonnés. Il y a parfois une tentation subtile de découragement : croire que notre chemin spirituel est irrémédiablement marqué par nos limites.
Or Jésus ne dit pas : Soyez parfaits pour venir à moi. Il dit : «Croyez en moi. » L’espérance chrétienne ne repose pas d’abord sur la qualité de nos efforts, mais sur la fidélité de Dieu. Dans la maison du Père, il y a «de nombreuses demeures ». Cette image suggère l’accueil : il y a une place pour chacun, même pour celui qui se croit indigne.
Cela ne signifie pas que nos manquements n’aient pas d’importance. Mais ils ne sont pas le dernier mot de notre histoire. L’Évangile montre que les disciples eux-mêmes ont connu la faiblesse : Pierre reniera Jésus, les autres fuiront. Pourtant, Jésus leur confie toujours une mission.
Ainsi l’espérance chrétienne est une invitation à regarder notre vie avec vérité sans sombrer dans le désespoir. Nos erreurs peuvent devenir des lieux de conversion. Là où nous avons connu la fragilité, nous pouvons aussi découvrir la miséricorde.
Dire que Jésus est « le Chemin » signifie précisément cela : nous ne sommes pas déjà arrivés. Nous sommes en route. L’espérance naît lorsque nous comprenons que Dieu accompagne ce chemin, même quand il passe par des détours ou des chutes. - L’espérance d’une quête spirituelle
Dans de nombreuses régions de France et d’Europe, la diminution de la pratique religieuse est un fait visible : des églises moins remplies avec le sentiment d’une foi devenue minoritaire. Cette situation peut susciter chez certains une inquiétude ou une nostalgie d’un passé où la foi semblait plus solidement enracinée dans la société.
Les paroles de Jésus dans l’Évangile invitent cependant à une perspective différente. Il ne promet jamais à ses disciples une situation de puissance sociale ou de succès visible. Au contraire, il leur annonce souvent qu’ils seront un petit troupeau, appelés à témoigner dans un monde qui ne partage pas toujours leur foi. L’espérance chrétienne ne repose pas sur des statistiques religieuses, mais sur la promesse du Christ :
«Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi. »
Les périodes de transformation peuvent devenir des moments de purification et de renouveau. Quand la foi n’est plus simplement portée par la tradition culturelle, elle peut redevenir un choix personnel, une rencontre intérieure. Beaucoup de témoignages contemporains montrent que la quête spirituelle demeure vive.
Dans ce contexte, l’espérance invite les chrétiens à ne pas se refermer sur le passé, mais à redécouvrir la dimension missionnaire de l’Évangile. Si Jésus est « le Chemin, la Vérité et la Vie », cette parole n’est pas seulement destinée à ceux qui croient déjà ; elle est une lumière pour tous ceux qui cherchent un sens à leur existence.
La foi chrétienne a traversé dans l’histoire des périodes de grande expansion et d’autres de fragilité apparente. Pourtant, le message de l’Évangile a continué à inspirer des générations. L’espérance consiste à croire que Dieu agit souvent de manière discrète, dans des cœurs et des lieux que nous ne voyons pas. - L’espérance face aux conflits du monde
Notre époque est marquée par de nombreux conflits : guerres, tensions internationales, violences politiques ou sociales. Face à ces réalités, la tentation peut être de penser que l’humanité est condamnée à répéter les mêmes cycles de violence.
Dans ce contexte, les paroles de Jésus prennent une profondeur particulière. Lorsqu’il dit : «Que votre cœur ne soit pas bouleversé », il ne parle pas dans un monde paisible. Lui-même vit sous l’occupation romaine, dans une société traversée par des tensions religieuses et politiques. Sa propre mort violente va révéler jusqu’où peut aller la haine humaine.
Pourtant, Jésus annonce une espérance plus grande que la violence. En se présentant comme « la Vérité et la Vie », il affirme que la réalité ultime de l’histoire n’est pas la destruction, mais la vie donnée par Dieu. La Résurrection, qui suivra la Passion, deviendra pour les chrétiens le signe que la mort et la violence n’ont pas le dernier mot.
Cela ne signifie pas que les conflits disparaissent immédiatement. Mais l’espérance chrétienne affirme que l’histoire humaine est ouverte à une transformation. Chaque acte de justice, chaque geste de réconciliation, chaque effort pour la paix participe déjà à cette victoire de la vie.
La promesse de Jésus « je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi » ouvre également une perspective plus large que l’histoire immédiate. Elle rappelle que la destinée humaine dépasse les limites de ce monde. Ainsi, même dans un monde marqué par les conflits, le croyant est appelé à devenir un artisan de paix. L’espérance ne consiste pas seulement à attendre un avenir meilleur ; elle se traduit par des choix concrets de fraternité, de dialogue et de solidarité.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, aide-moi à faire confiance à l’action discrète de Dieu dans ma vie. Soutiens mes moments de prière qui sont toujours des rencontres personnelles où tu te présentes comme le Chemin, la Vérité et la Vie.
Résolution
Je peux dire aujourd’hui cet acte d’espérance :
« Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous tenez toujours vos promesses. Dans cette foi, puis-je vivre et mourir. Amen. » (Compendium du Catéchisme de l’Église catholique)
30/04/2026
La joie de servir
Jeudi 30 avril 2026
Évangile selon saint Jean 13, 16-20
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Prière
Seigneur, voici quatre semaines que nous méditons sur ta Résurrection. Est-elle vraiment gravée au plus intime de mon cœur ? À la suite des disciples, je m’engage sur ce chemin d’assimilation, d’intériorisation. Je revis dans ma mémoire tout ce qui s’est passé. Avec toi, avec la lumière de ton Esprit Saint, je veux comprendre et me laisser transformer.
Remplis mon cœur de ton amour, de la foi en ta Résurrection et de l’espérance en la vie éternelle. Tu as triomphé de la mort. Tu es plus fort que la mort. Tu es plus puissant que le mal. Inonde-moi de ta lumière.
Demande
Accorde-moi la grâce d’une prière du cœur. Fais-moi entrer, avec les disciples, dans la mémoire vivante de tes actes, de tes gestes, de tes paroles, de tes silences, de ta Passion et de ta Résurrection. Maintenant que tu es vivant, j’accueille d’un cœur renouvelé ce que tu as dit, ce que tu as accompli. Ouvre mon cœur à l’intelligence des Écritures. Montre-moi le Chemin, la Vérité et la Vie.
Réflexion
- « Un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. »
On peut imaginer les disciples après la Résurrection se remémorant les gestes et les paroles de Jésus pendant sa Passion. Lors du dernier repas, Jésus leur a lavé les pieds. Ils ont été surpris et même choqués sur le moment. À la lumière de la Résurrection, ils en perçoivent désormais toute la portée. Au moment même où il allait offrir sa vie, il s’est abaissé à leur laver les pieds. Et il leur a demandé d’en faire autant.
Est-ce que je n’oublie pas parfois cet appel de Jésus à nous mettre au service des autres ? Jésus allait accomplir le don le plus grand qui soit, et il m’invite et me conseille de servir humblement.
Ouvre mon cœur, Seigneur, pour discerner la manière dont tu veux que je le mette en pratique aujourd’hui dans ma vie. Ouvre mon âme pour voir, avec toi, toute la beauté et l’amour du service.
« Heureux êtes-vous, si vous le faites », confirme Jésus. - « Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. »
Jésus veut me redire : après tout ce qui s’est passé, crois en moi ! Crois que JE SUIS. Je suis vivant, je suis ressuscité. Je suis l’origine de tout être. Je suis la source de toute vie. Je suis présent. Je suis près de toi. Je suis ta force. Je peux te donner la vie en abondance, viens puiser à ma source ! Crois en moi, mets en moi ta confiance. Invoque-moi. J’ai vaincu le mal. Je suis fidèle. J’ai accompli ma mission jusqu’au bout. Tout cela, je l’ai fait pour toi. Tout cela, je le suis pour toi. - « Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Jésus m’envoie. Il me confirme son appel. Il se rend présent dans chaque personne. Il me demande de le recevoir. En accueillant l’autre, c’est Jésus que je reçois. Chaque fois que je reçois Jésus, c’est le Père que j’accueille. Il est là présent. Comme il m’a aimé, il veut que je l’aime en retour. J’ai un monde à aimer, j’ai une multitude à accueillir. Ouvre mes yeux et dilate mon cœur, Seigneur, pour te recevoir et pour accueillir le Père en chaque personne, chaque rencontre.
Dialogue avec le Christ
C’est une révolution que tu me demandes. Convertis mon cœur, transforme-le en profondeur, afin de le rendre capable d’accueillir et d’aimer comme tu me le demandes. Que ta vie resplendisse en moi ! Que ce soit toi qui pries, vives et aimes en moi !
Résolution
Je renouvellerai intérieurement la joie de la présence de Jésus et l’amour de servir dans les humbles réalités de ma journée.
29/04/2026
Comble mon cœur de ta paix et de ta lumière
Mercredi 29 avril 2026
Évangile selon saint Jean 12, 44-50
En ce temps-là, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. »
Prière
Jésus, Fils du Dieu vivant, tu as donné ta vie pour moi et pour tous les hommes, tu es ressuscité afin de nous entraîner à ta suite dans la vie éternelle pour vivre dans la gloire de Dieu éternellement avec toi, avec Marie, avec tous les saints et les anges ! Alléluia, loué sois-tu !
Demande
Seigneur Jésus, viens ôter les ténèbres de ma vie pour me remplir de ta lumière.
Viens combler mon cœur de ta paix, de ta joie et de ta lumière, comme toi seul peux le réaliser en toute plénitude.
Réflexion
- Nous, catholiques, croyons en Dieu trinité – Père, Fils et Esprit Saint. Nous croyons que Jésus, le Fils, est à la fois pleinement homme et pleinement Dieu. Dans ce passage, Jésus déclare : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. »
Donc croire en Jésus, c’est croire en Dieu. Il est le visage de Dieu. Sa mission est claire : apporter la lumière afin de nous sortir des ténèbres, c’est-à-dire du péché. Dans ma vie, quels péchés me maintiennent-ils dans les ténèbres ? L’orgueil, l’envie, la colère, la paresse, l’avarice, la gloutonnerie, la luxure, l’acédie. Quelles vertus et quels fruits me sortent-ils des ténèbres pour me faire entrer dans la lumière ? La prudence, la justice, la force, la tempérance, la foi, l’espérance, la charité, l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. - Rester fidèle à la Parole
La Parole, c’est Dieu qui se dit, Dieu qui se révèle à nous à travers les passages de la Bible. Être fidèle à la Parole, c’est répondre à l’amour de Dieu par l’accueil de notre prochain et l’acceptation de la volonté de Dieu dans les différentes situations de notre vie ; c’est être docile aux enseignements de Jésus qui nous invite à être empli de compassion, de bienveillance, de patience envers les autres et envers nous-mêmes. C’est aussi changer notre regard sur notre prochain et sur nous-mêmes.
Être fidèle à la Parole, c’est prier notre Père, c’est remettre notre vie entre ses mains et accueillir les difficultés avec le même amour que les joies qu’il nous est donné de vivre. Être fidèle à la Parole, c’est choisir Dieu et, par conséquent, éliminer de notre vie tout ce qui nous empêche d’être totalement tourné vers lui.
Dans ma vie, qu’est-ce qui m’empêche de me donner entièrement à Dieu ? - « (…) je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. »
Ne suis-je pas trop souvent un juge sévère envers moi-même, exigeant de moi-même plus que ce que Dieu attend de moi ? Suis-je sévère à juger les autres lorsqu’ils ne font pas comme je le « juge » bon ? Si Jésus est venu, non pas pour me juger, ni juger les autres, qui suis-je pour juger les autres ? Dans son amour et sa miséricorde infinie, Dieu nous accueille avec toutes nos faiblesses et nos péchés. Il m’aime non pas pour ce que je fais ou ne fais pas, mais pour ce que je suis : sa créature, son enfant bien-aimé ! Il me désire avec lui, dans son amour, pour l’éternité. Et également pour chaque personne, pour chacun de ses enfants.
Dialogue avec le Christ
Jésus, tu es mon sauveur et mon Dieu. Tu me dis aujourd’hui que si je garde ta Parole, que je la laisse inspirer mes actions et ma vie quotidienne, je ne mourrai pas, je vivrai éternellement, dans la gloire de Dieu ! Que ton Esprit Saint éclaire mon intelligence pour saisir toujours davantage tes mystères.
Résolution
Je prends un moment de prière pour demander à Dieu d’intercéder dans les cœurs endurcis afin qu’abonde la grâce, que l’Esprit Saint ouvre une brèche pour y semer la foi, et que tous puissent goûter l’amour de Jésus.
28/04/2026
Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas
Mardi 28 avril 2026
Évangile selon saint Jean 10, 22-30
On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »
Prière
Pour commencer notre prière, arrêtons-nous un instant sur la vertu du silence et de l’écoute. Faisons le silence autour de nous et surtout en nous, pendant dix secondes. Mettons-nous en présence de celui qui aujourd’hui veut venir combler notre vide. « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. »
Demande
Jésus, par la méditation de ce jour, accorde-moi d’entrer plus profondément dans la compréhension de ton identité. Révèle-toi à moi, nouvellement, en ce jour ! Fais tomber les écailles de mes yeux, ouvre mes oreilles. Éloigne de moi tout ce qui me tient éloigné de toi.
Réflexion
- L’agressivité se fait toujours plus grandissante autour de Jésus. Depuis plusieurs chapitres déjà, dans l’Évangile de Jean, on vient pour l’interroger sur sa personne et sur sa mission, si possible pour le prendre au piège et l’accuser : « Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répond qu’il le leur a déjà dit et il les met devant le constat de leur incroyance et de leur fermeture à son message.
Cet Évangile s’adresse à nous aujourd’hui. Interrogeons-nous sur notre lenteur et notre dureté de cœur à reconnaître qui est Jésus. À nous aussi, il nous l’a déjà expliqué, et cela de mille manières, que ce soit à travers la prédication dominicale, la catéchèse reçue, le témoignage d’amis croyants, etc. Jésus est-il celui que nous attendons ? Mais qu’attendons-nous au juste ? De quel type de Sauveur avons-nous besoin ? - Les Juifs de l’Évangile attendent le Christ (en grec) ou le Messie (en hébreu), c’est-à-dire celui qui a été oint par l’onction qui fait de lui l’envoyé de Dieu pour guider et sauver le peuple, à la manière d’un roi, d’un prêtre ou d’un prophète. Mais les Juifs ne perçoivent pas que Jésus est bien ce Messie. Sans doute leurs attentes ne correspondent-elles pas à l’idée qu’ils se faisaient de lui. Alors, bien qu’il se tienne devant eux, ils sont dans l’incapacité de le reconnaître. Il se pourrait bien que cette difficulté soit aussi la nôtre de temps à autre… Jésus est là, il est toujours là, il se tient toujours devant moi, mais puisqu’il ne correspond pas à l’idée que je m’en fais, je ne suis pas capable de percevoir sa présence. Au fil de la journée, voilà que je passe et je repasse devant lui avec indifférence, sans l’entendre et sans le voir.
- Alors, que faire ou comment faire pour le reconnaître tel qu’il est ? Pour répondre, Jésus reprend la comparaison des brebis et du berger : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. » Il semble bien qu’il faille avoir l’oreille éduquée pour entendre la voix du berger et ne pas la confondre avec celle d’un autre ou, pire encore, être sourd au timbre de sa voix.
Dans cet Évangile, comme dans toute la Bible, tout se joue au niveau de l’écoute. Écouter quoi ? Que Jésus et le Père sont « un ». C’est sur cette phrase mystérieuse que se clôt notre Évangile. Jésus fait allusion au texte le plus connu et le plus récité en Israël, le Shema Israel, écoute Israël : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ; tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front, tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville. » (Dt 6, 4-9)
« Le Seigneur notre Dieu est l’Unique » : Le seul Dieu à qui Israël doit rendre un culte est le seul vrai Dieu, le seul Dieu de l’Alliance, le seul Dieu qui a eu le souci de le délivrer de l’esclavage en Égypte pour le conduire vers la terre promise. C’est là toute la synthèse de la profession de foi du peuple d’Israël. Or, Jésus a la prétention de se faire l’égal du Dieu unique en disant : « Le Père et moi, nous sommes UN. » Jésus affirme être UN avec le Dieu d’Israël ! Il n’est pas étonnant qu’à la ligne suivante on formulera le projet de le lapider pour ce blasphème. Il est bien le Messie, mais pas à la manière du Messie que l’on s’imaginait. Il dépasse toutes les attentes, il fait exploser les cadres, il renverse tous les schémas rassurants, il bouscule nos mentalités, bref il est… Dieu ! Il ne faudrait pas que nous nous habituions à… Dieu ! Il ne faudrait pas que nous oubliions que Dieu est par définition celui qui nous dépasse toujours. Ce n’est pas nous qui le saisissons, mais c’est lui qui nous saisit, disait saint Paul avec justesse ! Alors, laissons-nous saisir !
Dialogue avec le Christ
Convertis l’image que je me fais de toi, Seigneur. Apprends-moi à te connaître tel que tu es et non pas tel que je crois te connaître. Éduque mon oreille pour que j’écoute ta voix. Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.
Résolution
En ce jour, être particulièrement attentif et à l’écoute de la façon dont Dieu se manifeste à moi. Me laisser surprendre par Dieu !
27/04/2026
Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis
Lundi 27 avril 2026
Évangile selon saint Jean 10, 11-18
En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
Prière
« Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. » (Ps 22)
Demande
Aide-moi, Seigneur, à vivre ma vie avec un authentique esprit de charité et de service.
Réflexion
- Dans l’Évangile d’aujourd’hui, le Seigneur se présente comme le bon Berger. C’est ainsi qu’il nous dévoile son cœur. Son rapport avec nous n’est pas celui d’une obligation froidement calculée. Il ne cherche pas à en tirer un profit pour lui. Il ne veut pas être un mercenaire mais un soignant pour chacune de ses brebis.
- Le Christ nous prodigue des soins en tant que bon Berger en nous offrant sa protection. Il est prêt à donner sa vie pour nous. Il nous connaît par notre nom. Il est attentif à nos besoins parce qu’il connaît chacun d’entre nous personnellement. Il prend soin de nous en étant un guide pour nous. Sa voix nous instruit et nous conduit sur le juste chemin.
- La figure du bon Berger comme soignant des brebis nous invite aussi à revoir notre manière d’être présent auprès des autres. Est-ce que je cherche uniquement mon bénéfice dans mes relations avec les autres ? Ou est-ce que je fais preuve d’un souci authentique pour le bien de mon prochain ? Suis-je capable de chercher le bien des autres dans mon quotidien sans en attendre de retour ? Ou bien suis-je toujours dans une mentalité de calcul de coût et de profit ? Est-ce que je sais prendre le temps de connaître les besoins de mon prochain afin de mieux y répondre ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, mon bon Berger, je remets entre tes mains tous mes besoins et mes soucis. Je sais que tu prendras soin de tout. Je peux toujours compter sur toi. Tu me donneras la force de mener à son terme cette journée sous ton regard. Guide-moi. Protège-moi. Accompagne-moi tout au long de ce jour. Merci, Seigneur, pour ta tendre sollicitude à mon égard. Aide-moi à prendre en compte les soucis et les besoins de mon prochain. Tu m’envoies pour être un bon berger auprès des autres en ton nom.
Résolution
Je chercherai à accomplir un acte de charité auprès de quelqu’un dans le besoin aujourd’hui.
26/04/2026
« Je suis la porte des brebis »
Dimanche 26 avril 2026
Évangile selon saint Jean 10, 1-10
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
Prière
Seigneur, tu me révèles dans l’Évangile d’aujourd’hui que tu prends soin de moi. Tu es mon berger et tu veilles sur moi, apprends-moi à accueillir et promouvoir ce qui me fait du bien, à rejeter ce qui me fait du mal.
Demande
Seigneur, tu es mon berger, rien ne saurait me manquer !
Réflexion
- « Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. »
Jésus reprend un thème cher aux hébreux : dans la Bible, Israël est souvent comparé à un troupeau abandonné par ses bergers. Dieu lui promet de devenir lui-même son berger : « C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. » (Ez 34, 15-16). Ces lignes émouvantes décrivent l’attention de Dieu pour chacun de nous. - « Les brebis écoutent sa voix. »
Le premier défi est d’écouter et de nous laisser faire. Dieu demande notre accord pour prendre soin de nous, pour nous laver les pieds. Souvent, nous ne nous laissons pas faire, car nous avons une certaine tendance à négliger ce qui nous fait vraiment du bien. Les statistiques montrent que la plupart des gens s’occupent mieux de leur animal domestique que d’eux-mêmes en matière de santé… Que dire donc quand il s’agit de prendre soin de notre âme ! Suis-je prêt à écouter la voix de Dieu qui me dit qu’il m’aime ? Que malgré ma misère j’ai du prix à ses yeux ? Une manière simple d’écouter cette voix est de valoriser ce qui nous fait du bien : la prière, les sacrements, les amitiés, la vie familiale, les bonnes lectures, le service, le repos, le sport, la création… Le Seigneur, à travers ses dons, murmure qu’il nous aime. - « Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête. »
Jésus nous fait sortir de l’enclos, il nous « pousse dehors ». Le mouton de Panurge, c’est celui qui reste à l’intérieur, qui n’est pas libéré par le Christ. Il reste esclave de lui-même et du groupe. Jésus au contraire nous libère. En « écoutant sa voix », nous apprenons à discerner le bien du mal, nous entrons en nous-mêmes et découvrons le monde merveilleux de notre intériorité où Dieu parle. Le critère de nos choix réside alors au plus profond de nous, nous ne sommes plus gouvernés par la superficialité. Et le Christ nous « pousse dehors », il nous fait sortir de nous-mêmes, nous libère de notre égoïsme, nous permet d’entrer dans une relation vraie avec ceux qui nous entourent. Il fait de nous ses témoins.
Dialogue avec le Christ
Jésus, donne-moi la liberté des enfants de Dieu !
Résolution
Reprendre une habitude quotidienne qui me fait du bien.