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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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25/03/2026
« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils »
Mercredi 25 mars 2026
Évangile selon saint Luc 1, 26-38
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
Prière
Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout.
Demande
Seigneur, par l’intercession de Marie, fais que j’accueille en moi ton Fils.
Réflexion
- Aujourd’hui nous fêtons l’Annonciation de l’ange à Marie, fête qui est aussi et surtout la fête de l’Incarnation du Verbe, Fils de Dieu. Car si l’Évangile, avec sa fraîcheur et sa spontanéité habituelles, semble centré sur la jeune fille qui reçoit la visite de Dieu, le mystère le plus profond n’est pas celui d’une vierge toute pure qui reçoit la visite pour le moins insolite d’un ange. Le mystère que nous contemplons aujourd’hui est le même que celui qu’entraperçut Marie tout au long des paroles de l’archange Gabriel : la venue du Messie par la puissance de l’Esprit.
Comme Marie, immergeons-nous donc dans la contemplation de ce Dieu qui en un moment précis de notre histoire, prévu depuis toute l’éternité par sa sagesse et sa bonté infinies, se fait homme, assume une nature de créature pour l’unir à sa nature divine en la personne du Fils. - Émerveillons-nous des paroles de l’ange : « Tu vas concevoir et enfanter un fils ; et tu lui donneras le nom de Jésus », mais contemplées depuis le point de vue de Dieu. Comme le Père engendre le Fils, Marie concevra son fils. Quel admirable échange Dieu offre à cette petite créature toute pure : il lui offre son Fils pour qu’il devienne son fils à elle ! Et Marie va recevoir de Dieu le pouvoir de lui donner un nom.
Quel abaissement et quelle humilité de Dieu, qui se soumet en sa nature humaine à ses créatures pour leur apporter le salut ! Contemplons également comment cet abaissement de Dieu continue aujourd’hui dans notre vie : par le baptême, Dieu a fait de nous son temple, pour y habiter. Par l’Eucharistie, il se livre aux mains du prêtre et se soumet à notre bon vouloir pour notre salut. Comment ne pas tomber à genoux devant la majesté d’un Dieu, si grand qu’il n’hésite pas à se rabaisser au niveau de ses créatures pour les inviter à la communion avec lui. - Voilà le mystère de l’Incarnation que nous fêtons aujourd’hui : le mystère de Dieu qui entre dans notre vie. Et il y entre de façon si délicate, si douce, comme il l’a fait il y a 2000 ans avec Marie. Son objectif est de nous captiver, de nous faire voir combien il nous aime, pour que nous puissions désirer l’accueillir. Comme la Vierge Marie, accueillons-le avec un immense respect, une profonde gratitude et surtout avec un grand amour. C’est en fin de compte ce qu’il désire de ses créatures en venant habiter au milieu d’elles.
Dialogue avec le Christ
Ô mon Dieu, je crois que tu es vraiment venu sur terre, que tu t’es incarné il y a deux mille ans. Je crois que c’est toi, le Créateur de l’univers, qui est descendu dans le sein de la Vierge Marie. Donne-moi de contempler avec émerveillement, stupeur et amour ce mystère de ton Incarnation. Accorde-moi de percevoir cet amour si grand que je ne veuille vivre que pour y correspondre, et t’aimer en retour.
Résolution
Aujourd’hui je tâcherai de visiter notre Seigneur présent dans l’Eucharistie pour faire, comme Marie, l’expérience de son amour et de son abaissement.
24/03/2026
Nourrir ma foi dans le Seigneur
Mardi 24 mars 2026
Évangile selon saint Jean 8, 21-30
En ce temps-là, Jésus disait aux Pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. » Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés.
En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire. À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père. Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
Prière
« Savoir prodigieux qui me dépasse, hauteur que je ne puis atteindre ! (…) Que tes pensées sont pour moi difficiles, Dieu, que leur somme est imposante ! Je les compte : plus nombreuses que le sable ! » (Ps 138, 6.17-18)
Demande
Seigneur Jésus, donne-moi la grâce de pénétrer davantage ton mystère afin de mieux te connaître, te comprendre et t’aimer.
Réflexion
- « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS (…) »
Nous pouvons aisément mesurer la difficulté éprouvée par les auditeurs à comprendre les propos de Jésus. C’est le moment où le Seigneur décide de dévoiler son identité en tant que vrai Dieu. Il affirme clairement ne pas appartenir à ce monde et s’approprie à plusieurs reprises le Nom avec lequel le Seigneur s’était révélé à Moïse, « Je suis ». Il déclare également que Dieu est son Père.
Pour nous, croyants, ces affirmations sont familières mais, à l’époque de Jésus, jamais un homme ne s’était présenté comme étant Dieu lui-même. - « Veut-il donc se donner la mort ? »
Lorsque l’on connaît peu ou mal une personne, nos pires préjugés deviennent alors possibles. Rien n’était plus éloigné de la vérité que l’hypothèse formulée par les pharisiens : pourtant, leur ignorance quant à l’identité véritable de Jésus rendait cette supposition plausible à leurs yeux. Cela souligne l’importance d’approfondir sans cesse notre connaissance du Seigneur.
Est-ce que je prends le temps de me former dans ma foi ? Est-ce que j’entretiens en moi une fausse représentation de Dieu ? - « En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
Cette phrase nous renvoie à la qualité de notre propre foi en Jésus-Christ. Ai-je une pleine confiance en Dieu ou bien est-ce que je laisse parfois le doute s’insinuer dans mon cœur, quant à la bonté de ses intentions à mon égard ou quant à sa présence et sa volonté dans les événements de ma vie ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, « Ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ » comme l’affirme si justement saint Jérôme. Je te rends grâce pour ce temps de prière qui me permet de méditer ta Parole et grandir dans ma connaissance de toi. Sans doute, ces instants m’aideront-ils à nourrir ma foi et ma confiance en toi. Accorde-moi la grâce de te connaître davantage afin de mieux t’aimer et de mieux te servir.
Résolution
Je consacre chaque jour un moment à la lecture et à la méditation d’un passage de la Bible.
23/03/2026
Restauré dans ma dignité d’enfant de Dieu
Lundi 23 mars 2026
Évangile selon saint Jean 8, 1-11
En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Prière
« Le Seigneur est mon berger. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. » (Ps 22, 1.4)
Demande
Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi pour nous confier à la protection divine. Seigneur, en ce temps de conversion qu’est le Carême, donne-nous de revenir à toi.
Réflexion
- « Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain : on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée. » (de la première lecture du jour)
Aujourd’hui les lectures mettent en parallèle le prophète Daniel, empli de la sagesse de Dieu, et Jésus. Daniel a rétabli la justice, innocentant Suzanne accusée par de fourbes juges dont le cœur était détourné de Dieu. La fin de ce texte précise le sort de ceux qui avaient porté un faux témoignage contre l’innocente.
Le passage de la femme adultère relaté par saint Jean est à lire en parallèle avec l’histoire de Suzanne et du prophète Daniel présente à l’esprit de tout Juif de l’époque. Des pharisiens veulent trouver matière à accuser Jésus, et leur trame est bien construite. Jésus prône le pardon des péchés et la conversion : « Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le Royaume des Cieux. » (Mt 21, 31) Sera-t-il cohérent avec ce message de miséricorde au point de contredire la loi de Moïse ? Il semble ne pas y avoir d’échappatoire. - « Mais Jésus s’était baissé (…) »
Jésus se met à la hauteur de la femme, sans doute jetée à terre par ses accusateurs afin d’être sentenciée puis lapidée. Il ne se pose pas en juge mais en frère qui sait voir dans l’enfant perdu son prochain et part à sa recherche. Lui qui, oui, est sans péché, qui, oui, aurait pu jeter la première pierre, ne dédaigne pas de se mettre à notre hauteur, en prenant notre humanité pour le salut de tous.
Aujourd’hui encore, Jésus vient à ma rencontre et me rappelle qu’il est mon seul juge. Je peux faire une pause afin d’écouter sa voix qui m’invite à accueillir sa miséricorde et poursuivre mon chemin de conversion. - « (…) du doigt, il écrivait sur la terre. »
Qu’a-t-il écrit par terre ? Cela a fait l’objet de nombreuses discussions. On ne le saura sans doute jamais. Mais ce geste le met en parallèle avec un autre personnage de l’Ancien Testament, Moïse, qui a reçu les tables de la loi écrites de la main de Dieu. Loi par laquelle la femme adultère aurait dû être lapidée. Jésus est alors présenté par l’évangéliste comme le nouveau Moïse, le « Dator Legis », celui qui donne la nouvelle loi. Il n’est pas venu abolir la loi, mais l’accomplir. Je peux l’implorer : « Jésus, Fils de Dieu, écris dans la poussière de mon cœur ton commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » - « Il se redressa et lui demanda : Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? Elle répondit : Personne, Seigneur. Et Jésus lui dit : Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Une fois les accusateurs partis, Jésus se met debout devant la femme seule. Debout : il se présente maintenant comme juge, et il ne reste que deux jugements à poser. Le sien, basé sur ce qu’il a dit et fait : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn 15, 13) Et le jugement que la femme adultère posera alors sur elle-même, pècheresse restaurée dans sa dignité d’enfant de Dieu, sauvée et appelée à suivre le Christ. Jugements libérateurs qui ouvrent à la vraie vie.
À genoux devant le Seigneur, mon seul juge, je le laisse faire lumière sur ma vie et mes actions. Lui, le bon Berger, «me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. » (Ps 22, 2-3)
Dialogue avec le Christ
Me voici devant toi aujourd’hui, avec le poids de mes péchés, de mes faiblesses et fragilités. Tant de voix et de jugements en moi me lapident intérieurement et me découragent. La plupart sont vrais, d’autres sont subjectifs. Quoi qu’il en soit, Jésus, je veux revenir à toi. Tu me tends la main pour me relever. Le chemin n’est pas facile mais, avec toi, je sais que je peux le suivre. À quelques jours du souvenir du mystère de notre rédemption par ta Passion, ta mort et ta Résurrection, je te dis avec le psalmiste : « Mon cœur est prêt, mon Dieu ; mon cœur est prêt ! » (Ps 56, 8)
Résolution
Poursuivre mon chemin de conversion de Carême avec persévérance, renouvelant si besoin les résolutions que j’ai prises.
22/03/2026
Promesse de vie éternelle
Dimanche 22 mars 2026
Évangile selon saint Jean 11, 1-45
En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? »
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Prière
Acte de foi : « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous nous enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. »
Dans cette foi, puis-je vivre et mourir. Amen.
Demande
Seigneur donne-moi la foi ! Permets-moi de transformer mon regard, sans angoisse sur la vie, la maladie et la mort. Sans inquiétude sur ce que j’ai à vivre. Aide-moi à ne voir que toi et le salut que tu me proposes et que tu proposes au monde entier.
Réflexion
- « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
En ce cinquième dimanche de Carême, nous voici amenés, à travers le récit de la résurrection de Lazare, à nous préparer en profondeur à ce que nous vivrons dans le temps liturgique de Pâques – la mort et la Résurrection du Christ – signes de cette promesse de vie éternelle à laquelle nous sommes promis.
Quelle vision ai-je de ma vie et de la mort ? Est-ce un sujet que j’ose regarder sans trop de crainte, malgré toute la part d’inconnu qui y est liée ? Est-ce que je prends le temps nécessaire pendant ce Carême d’approfondir cette promesse de salut, faite pour moi et pour le monde ? - « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » ; « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
Marthe et Marie, que nous avons déjà appris à connaître, présentent des caractères différents mais elles sont cependant animées du même amour fraternel pour Lazare. Elles envoient le même message à Jésus… Jésus va s’adresser à elle de façon différente pourtant, devant leur incompréhension face à ce qui arrive. Avec Marthe qui se précipite à sa rencontre, il va prendre le temps de l’amener à approfondir les raisons de sa foi. Jusqu’à ce qu’elle prononce cet acte de foi totale en lui : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Avec Marie, qui est depuis toujours plus intérieure, plus mystique pourrions-nous dire, il compatit silencieusement devant ses larmes. « Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé (…) » Suis-je attentif aux réponses que me donne le Seigneur devant l’épreuve ? Suis-je convaincu que sa réponse est toujours pour mon plus grand bien ? Pour m’aider à approfondir ma foi ? - « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Quelle belle profession de foi de Marthe ! Suis-je capable de prononcer la même au cours des Eucharisties auxquelles je participe pendant ce Carême ? Est-ce que je me prépare à la redire avec force, lors des offices de la Semaine Sainte qui relate la Passion, la mort et la Résurrection du Christ ? Cette profession de foi plus approfondie de ma part me permet-elle de l’annoncer à ceux qui m’entourent et à ceux que j’aime, doucement, sans contraindre leur liberté, mais en leur offrant simplement cet appel : « Le Maître est là, il t’appelle. » ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur, j’ai confiance en toi. Je sais que tu veux mon bonheur et mon salut ; quel que soit le chemin de ma vie terrestre, tu veux, pour moi, le bonheur éternel. Je désire profondément me mettre à ton écoute qui, je le sais, est personnelle et attentive aux désirs et aux complications de mon cœur. Je sais que ta réponse me convient encore plus parfaitement que ce que je désirerais entendre car elle ne veut pour moi que mon bien.
Résolution
Je prends le temps de méditer profondément la profession de foi de Marthe : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
21/03/2026
La Parole qui appelle à la conversion
Samedi 21 mars 2026
Évangile selon saint Jean 7, 40-53
En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.
Prière
Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.
Demande
Seigneur Jésus, je viens à toi en ce matin de Carême avec un désir de conversion : ouvre mon esprit et mon cœur pour reconnaître ta présence là où je ne l’attendais pas, et pour laisser ta Parole guider ma vie.
Réflexion
- « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les gardes envoyés pour arrêter Jésus reviennent bouleversés par sa Parole. Eux qui n’étaient pas ses disciples, ni d’érudits docteurs de la Loi perçoivent la force de vérité qui habite la Parole de Jésus, se laissent toucher et deviennent maintenant témoins de son autorité. Ils reconnaissent ce que d’autres, pourtant plus instruits, refusent de voir.
La Parole du Christ continue d’avoir cette force aujourd’hui : elle fait tomber des murs, elle déplace les certitudes, elle ouvre une brèche là où le cœur s’était fermé.
Et moi, qu’est-ce que la Parole du Christ provoque en moi ? Est-ce que je la laisse réellement me rejoindre, là où j’ai peur, là où je résiste, là où je garde mes sécurités - « (…) la foule se divisa à cause de lui. »
Jésus ne laisse jamais indifférent. Sa présence révèle les motivations, met au jour les intentions de nos cœurs, incite au choix. Certains reconnaissent en lui « le Prophète », d’autres « le Christ ». D’autres encore s’accrochent à des critères humains : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? » Ils connaissent les Écritures, mais leur cœur n’est plus capable de s’ouvrir à la nouveauté de Dieu.
Aujourd’hui également, nous risquons de réduire Jésus à l’image que nous nous en faisons, faire un « Jésus à notre mesure » ou à avoir recours à nos raisonnements avant de nous tourner vers son Cœur. Autant de divisions intérieures que Jésus vient unifier, si je le laisse m’éclairer. - « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre (…) ? »
Nicodème ose une parole juste et humble. Il ne prend pas une posture de confrontation, mais il rappelle un principe fondamental : on n’a pas le droit de juger sans avoir préalablement entendu le présumé coupable. Il représente ceux qui, dans la nuit de leurs questions, se laissent peu à peu conduire vers la lumière. Ceux qui écoutent la voix de leur conscience. Il ne comprend pas tout, mais il avance. Il ne maîtrise pas, mais il s’ouvre avec confiance.
Et moi, lorsque je suis face à des divisions, des rumeurs, des jugements rapides, est-ce que je laisse la Parole du Christ me surprendre, m’éclairer autrement, m’inviter à un pas de courage ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu es la Parole qui éclaire sans condamner, qui révèle sans écraser. Tu connais mes zones d’ombre, mes hésitations, mes élans contrariés. Parle à mon cœur comme tu as parlé aux foules : avec la douceur de la vérité.
Je veux te suivre dans la lumière, même si cette lumière dérange mes habitudes. Reste avec moi, Seigneur, et conduis-moi.
Résolution
Aujourd’hui, je peux prendre la résolution suivante : avant de parler, de contredire ou de réagir à quelque chose qui me dérange, je ferai une petite pause intérieure pour demander : « Seigneur, comment veux-tu que je vive cela ? »
20/03/2026
Connaître
Vendredi 20 mars 2026
Évangile selon saint Jean 7, 1-2.10.14.25-30
En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
Prière
Seigneur Jésus, je crois en toi. Tu es présent, tu me vois, tu m’écoutes, tu m’aimes. Je prends ces quelques instants de prière pour élever mon cœur vers toi parce que je veux que cette journée te soit consacrée. Je veux la vivre proche de toi et pour toi.
Demande
Seigneur, accorde-moi de trouver ma sécurité en toi !
Réflexion
- On cherchait à le tuer
Nous sommes déjà dans la deuxième moitié du Carême. Depuis lundi, l’Église nous propose la lecture de l’Évangile selon saint Jean, qui nous accompagnera jusqu’à la Semaine Sainte. L’Évangile d’aujourd’hui s’ouvre dans une atmosphère hostile : le Christ parcoure la Galilée parce qu’en Judée on cherche à le tuer. Malgré le danger auquel il s’expose, Jésus monte à Jérusalem. Dans la Ville sainte, la situation ne s’est pas améliorée et l’évangéliste nous le rappelle : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? » Mais ni les menaces, ni l’opposition ne semblent influencer Jésus. Il pénètre jusqu’au cœur du territoire hostile : il monte en Judée, puis à Jérusalem et jusqu’au Temple. Devant cette attitude si anormale, et spécialement lorsque nous la comparons à notre peur devant les menaces des hommes, surgit en nous une question : que guide cet homme ? Qu’est-ce qui le pousse à se présenter sans défense devant ceux qui veulent le tuer ? D’où vient-il ? - « Nous savons d’où il est. »
Même devant tous les prodiges et les signes qu’il accomplit, les habitants de Jérusalem ne voient en Jésus qu’un homme ordinaire. Ils sont comme les Nazaréens qui, au lieu de croire en lui, se scandalisent de son humanité : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier ? » (Mc 6, 2-3) Ils n’arrivent pas à voir le mystère de sa divinité parce qu’ils ne connaissent pas le Père. Ils regardent, mais ne voient pas(cf. Is 6, 9). Les signes de la présence de Dieu, les gestes de son amour sont devant eux, mais ils y sont aveugles. - « Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui. »
Jésus, lui, sait d’où il vient, ou plutôt, de qui il vient. Le Christ montre aux habitants de Jérusalem que leur connaissance est insuffisante. Ils connaissent dans le sens qu’on sait quelque chose sur quelqu’un : le lieu de son origine, sa famille, son métier… mais pas dans le sens que l’on connaît quelqu’un, qu’on l’a rencontré et qu’une relation s’est formée entre nous. C’est cette connaissance plus profonde qu’il leur manque. C’est elle qui révèle la vraie origine de Jésus. C’est elle aussi qui soutient et guide le Christ dans sa mission. Il connaît le Père. Il connaît son amour. Il sait qu’il est entre ses mains. C’est pour cela qu’il est prêt à affronter les hostilités et les menaces. Cette fois-ci, « personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue ». Lorsque son heure sera venue, il n’hésitera pas à affronter la souffrance et la mort parce qu’il sait qu’il va vers son Père (cf. Jn 13, 1).
Dialogue avec le Christ
« Seigneur, montre-nous le Père ! » (Jn 14, 9) Ouvre mes yeux pour que je puisse reconnaître sa présence et son amour dans ma vie. Que cette relation avec lui me soutienne à travers les difficultés et les insécurités que je rencontre.
Résolution
Aujourd’hui, dans un moment d’insécurité ou de difficulté, je m’arrête et je renouvelle ma foi : je suis dans les mains de Dieu.