texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

05/03/2026

Lourdes, une terre de guérison | Dr. Patrick Tellier

 

La conversion du cœur

 Jeudi 5 mars 2026

Évangile selon saint Luc 16, 19-31

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Prière

Seigneur Jésus, ouvre mon cœur à ta grâce qui passe et ne revient pas. Augmente ma foi, mon espérance et ma charité.

Demande

La grâce de la docilité à la voix de l’Esprit Saint.

Réflexion

  1. Dans ce passage de l’Évangile, Jésus parle aux pharisiens. Qui étaient-ils ? Étaient-ils des hommes savants du temps de Jésus ? D’une classe privilégiée dans la société avec des droits particuliers ? Se sentaient-ils supérieurs à leurs frères de chemin de vie ? Qu’ont-ils ressenti en écoutant cette parabole de Jésus ?
    Je les imagine dans ma tête et mon cœur, je regarde leur allure, leurs regards, leurs attitudes, leurs paroles face à Jésus, je contemple la transformation de leur cœur tandis que Jésus leur parle. Ont-ils un cœur ouvert à la conversion ? Se sentent-ils mis en avant ?
    Et aujourd’hui, où sont-ils, ces pharisiens ? Sont-ils « les autres » ? Suis-je moi aussi un peu pharisien ? Alors, cette bonne nouvelle m’est-elle aussi adressée à moi ?
    Comment je la reçois ? Je relis le texte, en écoutant Jésus me parler. J’écoute en retour les mouvements de mon cœur en vérité. Je reste dans cette prière pour faire la vérité sur ma vie.
  2. Et maintenant je regarde Lazare. J’écoute Jésus qui déclare : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous (…) » (Mt 26, 11) J’observe la scène : l’injustice et la récompense, la réalisation des promesses des Béatitudes, le silence du pauvre et les gémissements du riche. J’apprends en silence et je découvre l’attitude qui est agréable à Dieu, qui me promet la vie éternelle et le bonheur futur. Que m’enseigne Lazare ? Quelle richesse possède-t-il que le riche lui réclame désormais ? Quel paradoxe évangélique proclame-t-il par sa vie au point que le riche souhaite l’envoyer avertir toute sa famille ? La grâce est là. Le mystère de Dieu, la Bonne Nouvelle est révélée, il ne dépend que de nous de l’accueillir.
  3. Qui est Abraham ? Pourquoi n’est-ce pas Dieu lui-même qui entre en dialogue ? Pourquoi est-ce Abraham le maître de vie, notre père dans la foi ? J’ouvre les yeux et le cœur pour entrer dans la grande lignée des croyants.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, toi qui sondes les reins et les cœurs, ouvre mon cœur à ta vérité, transforme ma vie, qu’elle soit chaque jour plus proche et plus vraie en toi. Tu es le Chemin, la Vérité et la Vie.

Résolution

Je reviens sur les sentiments spirituels – positifs ou négatifs – qui sont nés lors de cette prière. Je les mets en lumière et je choisis un moment de la journée pour les mettre en pratique.

04/03/2026

ANCIEN CHEF DE GROUPE DU GIGN : IL AURAIT DÛ MOURIR ET SE CONFIE À UN PRÊTRE

 

Sur le chemin de la sainteté

 Mercredi 4 mars 2026

Évangile selon saint Matthieu 20, 17-28

En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Prière

Viens, Esprit Saint, emplis tout mon être de la lumière de ta vérité, du feu de ton amour, de la force de ta grâce et de tes dons.

Demande

Seigneur Jésus, guide-moi sur le chemin de la sainteté.

Réflexion

  1. En lisant ce passage de l’Évangile on ne peut s’empêcher d’être étonnés de la requête de la mère de Jacques et Jean. Alors que Jésus vient tout juste d’annoncer sa Passion et sa mort sur la croix, elle demande au Seigneur que ses deux fils puissent siéger l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Cela montre à quel point le risque d’erreur dans les projets que des parents nourrissent pour leurs enfants peut être important.
    Chers parents, ne faites pas de projet concernant la vocation de vos enfants. Le Seigneur s’en occupe ! Donnez-leur une bonne éducation et surtout transmettez-leur un grand amour et une confiance inébranlable en Jésus et laissez le reste entre les mains du Seigneur.
  2. Et pourtant son intuition maternelle n’était pas complètement erronée. Jacques et Jean avait déjà répondu à l’appel de devenir apôtres sans percevoir que cet engagement les conduirait aussi à participer à la croix du Seigneur. Plus tard, Jacques sera lui-même martyr et Jean souffrira la persécution et l’exil sur l’île de Patmos.
    Une vie chrétienne sans croix n’existe pas. Nous sommes tous appelés à apporter notre part dans la Passion du Christ comme l’annonce saint Paul dans sa lettre aux Colossiens : « Maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église. » (Col 1, 24)
    Unissons nos souffrances à celles du Christ ! Offrons-lui nos croix pour le salut de tant de personnes qui ont besoin de nos prières.
  3. Les autres apôtres s’indignent contre Jacques et Jean. L’envie vient alors troubler leurs cœurs. Mais au-delà des moyens ordinaires de sanctification – tels que la pratique des vertus chrétiennes, la Parole de Dieu, la prière et les sacrements de l’Église – la sainteté est un chemin profondément personnel. Les comparaisons avec notre prochain sur le plan spirituel ne font que susciter la division. Ne soyons pas jaloux du progrès spirituel de l’autre. Efforçons-nous plutôt de suivre fidèlement le chemin que le Seigneur a tracé pour nous.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je te remercie pour les inspirations que tu m’a données dans cette méditation. Je veux prendre un moment avec toi pour te parler de ce qui m’a interpellé ou touché. Merci aussi pour ces mots qui ont pu me procurer paix, force et consolation. Aide-moi à faire un pas de plus sur le chemin de la sainteté aujourd’hui.

Résolution

J’unis ma croix d’aujourd’hui à celle du Christ.

03/03/2026

Heroisme, religion et patrimoine - L'Abbé Raffray reçoit Henri d' Anselme

 

Humbles serviteurs

 Mardi 3 mars 2026

Évangile selon saint Matthieu 23, 1-12

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Prière

Viens, Esprit Saint, lumière de vérité et maître des cœurs. Ouvre nos esprits et nos oreilles à la Parole vivante de Jésus dans cet Évangile. Donne-nous l’humilité d’écouter sans préjugés ce qu’il veut nous dire sur les titres d’honneur, l’autorité et le service.

Demande

Seigneur Jésus, que ta sagesse dissipe toute illusion d’orgueil en nous, pour que nous recevions ta Parole comme une semence féconde dans une âme bien préparée. Amen.

Réflexion

  1. Les affirmations fortes dans la Bible
    Dans ce passage, Jésus met en garde ses disciples contre l’usage orgueilleux des titres comme « Rabbi », « maître » ou « Père ». Il critique l’hypocrisie des pharisiens qui cherchent à être estimés supérieurs aux autres, ou se considèrent comme membres d’une élite, recherchant ainsi la gloire humaine plutôt que le service humble à leurs frères.
    Est-il donc inapproprié d’appeler un professeur de théologie « maître » ou « docteur » ? Est-il également inapproprié d’appeler un prêtre « Mon Père », comme tant de catholiques le font en France depuis des générations ?
    La sagesse chrétienne nous enseigne que, dans la Parole de Dieu, des affirmations fortes doivent être comprises en lien avec l’ensemble des Saintes Écritures. Pour appliquer ce principe aux interdictions de se faire appeler « maître » ou « Père », voyons ce qu’en disent les premiers chrétiens dans d’autres écrits du Nouveau Testament.
  2. Les titres de « père » et de « fils »
    Saint Paul dit aux nouveaux chrétiens de Corinthe, aux convertis qu’il avait évangélisés : « Car, dans le Christ, vous pourriez avoir dix mille guides, vous n’avez pas plusieurs pères : par l’annonce de l’Évangile, c’est moi qui vous ai donné la vie dans le Christ Jésus. » (1 Co 4, 15) Paul se présente donc comme un « père » spirituel pour ses disciples, engendrant spirituellement par l’Évangile ce qui semble contredire l’interdiction de Jésus, mais fait découvrir une relation d’autorité bienveillante qui aide les autres à grandir.
    Ailleurs, Paul appelle Timothée « mon véritable enfant dans la foi » (1 Tm 1, 2) et dans sa lettre à Philémon, il parle d’Onésime comme de son « enfant à qui (…) j’ai donné la vie dans le Christ » (Phm, 10).
    Paul s’adresse aussi aux anciens comme à des « pères » : « Frères et pères (…) » (Ac 22, 1). Dans le Nouveau Testament, le mot grec presbytéros, que l’on traduit par le mot « anciens », peut correspondre à ceux que nous appelons actuellement les prêtres dans l’Église. Et, de fait, dans presque tous les pays, les catholiques appellent les prêtres « pères », suivant cet usage de saint Paul.
  3. Les titres de « maître » et de « docteur/enseignant »
    Le Nouveau Testament reconnaît des rôles d’enseignement et d’autorité donnés par le Christ lui-même pour édifier l’Église. En effet, la dernière consigne de Jésus avant de monter au ciel est le commandement de faire de toutes les nations des disciples, et de leur enseigner tout ce qu’ils avaient appris de Jésus. Cela nous aide à nuancer l’interdiction d’être appelé « maître », « rabbin » ou « docteur », en montrant que la fonction d’enseigner peut et doit être vécue comme un service et peut aussi être un don et une mission reçus du Seigneur (cf. Ep 4, 11, ; 1 Tm 2, 7 et 2 Tm 1, 11).
    Il semble donc clair que, lorsque Jésus dit à ses disciples de ne pas se faire appeler « Rabbi », « maître » ou « Père », l’Église primitive n’a pas interprété ces paroles comme une interdiction d’utiliser les titres en soi, ni d’exercer ces fonctions.
    Et il se peut que certains d’entre nous soient appelés par Dieu à exercer un service d’enseignement, ou une mission paternelle ou maternelle pour le bien de personnes que Dieu nous confie pour un temps. Si nous avons reçu cet appel et ce don, il est bon de l’exercer, selon l’esprit du Christ, en nous souvenant de l’avertissement de saint Jacques : « Ne soyez pas nombreux à devenir des maîtres : comme vous le savez, nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. » (Jc 3, 1)
  4. Ce que Jésus veut nous interdire
    Nous devons alors nous demander : « Que nous interdit Jésus en disant de ne pas rechercher le titre de « Rabbi », « maître » ou « Père » ? » Cela nous renvoie au début de ce passage d’Évangile, dans lequel Jésus nous demande de ne pas imiter des attitudes et comportements égocentriques que l’on observait chez plusieurs pharisiens : « ils disent et ne font pas » : ils sont exigeants envers les autres et ne font eux-mêmes aucun effort ; ils cherchent à être admirés par les autres ; ils recherchent les privilèges et les honneurs ; et, dans cet esprit, ils recherchent aussi les titres d’honneur.
    L’attitude et le comportement de Jésus étaient à l’opposé : il vivait ce qu’il enseignait, était plus exigeant envers lui-même qu’envers les autres, cherchait à guérir et accomplir le bien en toute discrétion, ne recherchait aucun privilège et vivait avec simplicité. Il ne cherchait pas à exposer ses titres de gloire, en tant que Fils éternel du Père, Messie et Sauveur universel. Il accomplissait les rôles que Dieu le Père lui avait confiés, sans rechercher la gloire associée aux titres d’honneur.
    Et nous, adoptons-nous les mêmes attitudes et les mêmes comportements que Jésus ?

Dialogue avec le Christ

Jésus, Fils éternel du Père, toi qui as vécu l’autorité dans l’humilité parfaite, aide-nous à imiter tes attitudes et comportements. Fais-nous vivre ce que nous enseignons, soyons exigeants envers nous-mêmes avant de l’être avec les autres, recherchons le bien discret sans privilèges, ni honneurs humains. Si tu nous appelles à être pères, mères ou maîtres spirituels, fais de nous des serviteurs humbles qui élèvent nos frères vers toi, unique Maître et Père des cieux. Transforme nos cœurs afin que, comme toi, nous portions du fruit abondant dans l’amour. Amen.

Résolution

Je prendrai un moment pour un examen de conscience : Dieu me confie-t-il un rôle d’enseignement ou une mission maternelle ou paternelle ? Si tel est le cas, je demande à Jésus de m’aider à l’exercer en adoptant sa conduite.

02/03/2026

Comprendre la crise spirituelle de notre temps (Monseigneur Rey x Abbé Raffray)

 

« Pardonnez, et vous serez pardonnés »

 Lundi 2 mars 2026

Évangile selon saint Luc 6, 36-38

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Prière

Seigneur, merci pour cette journée qui commence, cadeau de ton amour. Donne-moi de te louer et de t’adorer aujourd’hui, même si je suis dans les ténèbres. Ainsi ma journée ne sera pas perdue et ce soir, je pourrais te dire : « Pour toi, j’ai essayé de remplir ma journée de louanges ! »

Demande

Jésus, sagesse éternelle, tu viens d’auprès de Dieu pour nous mener à Dieu. Fais-nous aimer et méditer chaque jour ta Parole : « Recherchez mes paroles, désirez-les ; elles feront votre éducation. » (Sg 6, 11)

Réflexion

  1. « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. »
    Seigneur, nous sommes ingrats et méchants, tu le sais car tu connais l’homme. Et tu nous demandes d’être miséricordieux comme Dieu, lui dont la miséricorde est insondable, infinie. C’est impossible.
    Pourtant, ta Parole est efficace, Seigneur, elle fait ce qu’elle dit. Alors sème en nous le désir d’être miséricordieux. Donne-nous de nous exercer avec patience, sans nous décourager, à des œuvres de miséricorde et accorde-nous la grâce de te laisser être miséricordieux en nous. Oui, « Rien n’est impossible à Dieu. » (Lc 1, 37)
    Et en même temps, quelle joie de se souvenir, par cette phrase, de la miséricorde du Père pour nous ! Elle est « le plus grand attribut du Créateur » (litanies de la miséricorde divine) et ce Créateur est notre Père. En une phrase, Jésus nous révèle tout ce dont nous avons besoin pour comprendre qui nous sommes et vers qui nous allons.
  2. « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez et vous serez pardonnés. »
    Le Christ nous donne des règles de conduite intérieure très simplement formulées et faciles à retenir. Elles nous demandent de nous abstenir de tout jugement. Cela rend nécessaire une vigilance régulière sur nous-mêmes : combien de fois, lorsque nous pensons à quelqu’un, le faisons-nous sous forme de critiques ou de pensées inutiles ! Il faut alors, en notre for intérieur, tout de suite couper court et nous tourner vers le Seigneur. Par exemple, en demandant au Seigneur une bénédiction pour cette personne ou en contemplant une vertu du Christ, un épisode de sa vie en lien avec la situation que nous vivons. Il est nécessaire que nous travaillions courageusement sur nous-mêmes pour répondre à ce que nous demande Jésus. Ne pas juger en pensées mais aussi ne pas juger en paroles : elles aboutissent souvent, voire toujours, à des médisances.
  3. « Une mesure bien pleine, secouée, tassée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement. »
    C’est dans le livre de Ruth que l’on trouve une illustration de cette générosité de Dieu. Ruth, jeune veuve étrangère, en exil avec sa belle-mère, choisit Yahvé, Dieu de sa belle-famille. Alors qu’elle glane au champ, Booz, ému de sa fidélité, la rachète, la sauve de la famine et l’épouse. Il lui dit : « Présente le châle que tu portes et tiens le bien. Elle le tint donc ; il mesura six mesures d’orge et l’aida à se charger. » (Rt 3, 15) Booz est l’image du Christ qui est notre Sauveur, celui qui nous rachète et dont la libéralité est immense. Ces dons nous dépassent toujours, comme une mesure débordante… Le psaume 36 verset 4 résume ainsi : « Mets ta joie dans le Seigneur : il comblera les désirs de ton cœur. »

Dialogue avec le Christ

Seigneur, ce que tu demandes paraît bien difficile. Mais je me souviens de ta parole au peuple hébreu : « Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte. (…) Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. » (Dt 30, 11.14)
Tu veux que nous ne nous désolions pas si nous tombons souvent, car pourvu que nous nous tournions vers toi, pleins de confusion pour nos manques et bien décidés à travailler à nouveau pour toi, tu répareras toutes nos insuffisances.

Résolution

Je choisis une phrase de la Parole de Dieu d’aujourd’hui. Je la mémorise afin de pouvoir la répéter souvent dans la journée et en faire un instant de rencontre avec mon Seigneur, et une nourriture.

01/03/2026

PRIEZ AVEC LE PAPE : POUR LES ENFANTS ATTEINTS DE MALADIES INCURABLES

 

Maternité, foi et société : le combat de Gabrielle Cluzel

 

Prière, pénitence et partage

Dimanche 1er mars 2026

Évangile selon saint Matthieu 17, 1-9

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Prière

« Seigneur et Maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit d’oisiveté, de découragement et de paroles vaines. Accorde-moi un esprit d’humilité, de patience et de charité. Donne-moi, Seigneur, de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère. » (Saint Éphrem le Syrien)

Demande

Seigneur, en ce temps de Carême, ouvre nos cœurs à la lumière de la Transfiguration. Aide-nous à vivre encore plus profondément l’esprit de prière, de pénitence et de partage.

Réflexion

  1. La Transfiguration et la prière : monter pour écouter
    « Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. » La première démarche de Jésus est de conduire ses disciples à l’écart. La prière commence toujours par ce mouvement : se séparer pour mieux s’unir, quitter l’agitation pour entrer dans la présence de Dieu. Le Carême est précisément ce temps favorable où nous sommes invités à redécouvrir le silence, la fidélité à la prière, la contemplation.
    Sur la montagne, Jésus est transfiguré : son visage devient brillant comme le soleil, ses vêtements d’une blancheur éclatante. Ce que les disciples voient n’est pas une illusion. Dans notre prière, quelque chose de semblable peut se produire : unis profondément au Christ dans le silence, nous pouvons expérimenter une certaine plénitude et ressentir la présence du Christ qui vient irradier notre âme. Notre prière nous permet de reconnaître sa gloire cachée dans la simplicité de notre quotidien.
    Moïse et Élie apparaissent, représentant la Loi et les prophètes : toute l’Écriture converge vers Jésus. La prière chrétienne n’est jamais détachée de la Parole de Dieu ; elle est écoute. Et c’est justement ce que rappelle la voix du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Écouter le Christ est le cœur de la prière. Pendant le Carême, nous sommes appelés à réapprendre cette écoute : dans l’Évangile, dans la liturgie, dans les appels discrets de notre conscience.
    Comme Pierre parfois, nous voudrions dresser des tentes pour rester en contemplation dans la lumière du Christ. Mais notre prière ne doit pas être une fuite du monde. Au contraire, elle est une force pour y retourner transformés. Le Carême nous apprend que la contemplation prépare notre mission, et que la prière régulière, humble et confiante nous rend disponibles à la volonté de Dieu.
  2. La Transfiguration et la pénitence : traverser la crainte pour être relevés
    Face à cette manifestation de la gloire divine, les disciples tombent face contre terre, saisis d’une grande crainte. La lumière révèle aussi notre fragilité. La pénitence, que nous sommes invités à vivre pendant tout le temps du Carême, naît de cette vérité mise à nue : devant Dieu, nous ne pouvons rien cacher. Le Carême est ce temps où nous acceptons de nous laisser éclairer, même et surtout dans nos zones d’ombre.
    Cependant, Jésus s’approche, touche ses disciples et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » La pénitence chrétienne pourrait parfois nous sembler écrasante, culpabilisante. Mais reconnaître notre péché, nos incohérences, nos résistances à l’amour de Dieu, c’est faire place à la miséricorde. Une vraie grâce !
    La Transfiguration se situe juste après la première annonce de la Passion. Jésus sait que la croix est proche et, librement, il choisit de ne pas y échapper. La lumière de la montagne ne supprime pas la souffrance à venir, mais elle en révèle le sens. De même, les efforts du Carême : le jeûne, la sobriété, les sacrifices ne sont pas des fins en soi. Ils nous préparent à traverser nos épreuves avec confiance, en sachant que Dieu agit même dans ce qui semble obscur.
    « Ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. » Tout le reste disparaît. La pénitence consiste aussi à simplifier notre vie, à enlever ce qui nous détourne de l’essentiel. En renonçant à certaines habitudes, nous laissons davantage de place à Dieu pour nous transformer de l’intérieur. Pendant le Carême, nous sommes invités à faire le tri : qu’est-ce qui m’éloigne du Christ ? Qu’est-ce qui m’empêche d’aimer ?
  3. La Transfiguration et le partage : redescendre pour aimer
    Après l’expérience de la montagne, Jésus redescend avec ses disciples. La rencontre avec Dieu conduit toujours vers les autres. Le partage est la conséquence naturelle de la Transfiguration : celui qui a vu la lumière ne peut la garder pour lui seul.
    Jésus demande le silence : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » Il y a un temps pour contempler et un temps pour témoigner.
    Partager, ce n’est pas seulement donner de son superflu ; c’est se donner soi-même. La lumière reçue dans la prière et purifiée par la pénitence devient amour concret : attention aux plus pauvres, écoute de ceux qui souffrent, gestes de réconciliation. Le Christ transfiguré nous apprend que la vraie gloire est celle de l’amour offert.
    En descendant de la montagne, les disciples vont retrouver un monde marqué par la maladie, le doute et l’incompréhension. Pourtant, ils portent désormais en eux un souvenir lumineux qui les soutiendra dans l’épreuve. Ainsi, le Carême nous prépare à devenir des témoins de l’espérance, capables de partager la paix reçue de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Seigneur à travers cet Évangile de la Transfiguration, tu nous rappelles que le Carême est un chemin de transformation. Par la prière, nous montons avec toi pour écouter la voix du Père. Par la pénitence, nous acceptons d’être purifiés et relevés. Par le partage, nous redescendons vers nos frères pour leur offrir la lumière reçue.

Résolution

Pendant ce Carême, je m’efforcerai d’accomplir quotidiennement un acte de prière, de pénitence et de partage.