Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

24/06/2026

Le signe de croix et la prière pénitentielle | Père Benoît Pouzin - Petit Guide pour vivre la Messe

 

« Jean est son nom »

Mercredi 24 juin 2026 

Évangile selon saint Luc 1, 57-66.80

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

Prière

Seigneur Jésus, en cette solennité où nous faisons mémoire de la naissance de saint Jean-Baptiste, je voudrais faire comme Zacharie : que ma langue se délie et qu’elle te bénisse ! Je voudrais simplement te louer pour les miracles que tu réalises dans ma vie. Aide-moi à me rendre compte des merveilles que tu réalises sans cesse pour moi ! Sainte Vierge Marie, je te confie ce moment de prière.

Demande

Seigneur, donne-moi de sentir ton immense amour pour moi !

Réflexion

  1. Le début de l’Évangile de saint Luc nous résume toute la vie d’Élisabeth et Zacharie en quelques mots : « Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu. » (Lc 1, 6) À cause de la stérilité d’Élisabeth, certains pensaient que le couple était maudit par Dieu. Mais le passage de l’Évangile d’aujourd’hui est la preuve du contraire. En effet, les deux époux ne vivaient que pour un motif : accomplir la volonté du Seigneur. Et le choix du nom de l’enfant confirme cette attitude.
    Zacharie n’était pas n’importe qui. Il appartenait à l’élite d’Israël, il descendait d’Aaron, tout comme sa femme. Après avoir attendu un fils pendant si longtemps, il se faisait sûrement des rêves d’avenir pour lui. Cet enfant pourrait être membre du Sanhédrin… Et, pourquoi pas, grand prêtre ! Dans ce cas, il faudrait lui donner un nom approprié, un nom digne de sa famille. Zacharie ferait bien l’affaire.
    D’autre part, les amis et voisins du vieux couple les pressaient de nommer le petit du même nom que son père. Élisabeth avait beau leur dire que le bébé s’appellerait Jean, ils ne voulaient pas lui donner raison. Les parents du nouveau-né auraient pu facilement céder à la pression de leurs amis, cela aurait même été un soulagement. Mais ils leur ont résisté et l’enfant reçut le nom de Jean. Pourquoi ? Parce qu’ils cherchaient, par-dessus tout, la volonté de Dieu.
    Nous sommes souvent aux prises avec des intérêts contradictoires. D’un côté, nous voulons accomplir ce que Dieu nous dit à travers notre conscience ; de l’autre, nous désirons nous attirer l’estime de ceux qui nous entourent. L’exemple d’Élisabeth et de Zacharie nous enseigne à ne vivre que pour Dieu.
  2. Le nom donné au nouveau-né n’est pas anodin. Jean signifie « grâce de Dieu » ou « Dieu est favorable. » C’est justement à travers cet enfant que Dieu montre son amour au vieux couple stérile. En leur donnant enfin le fils qu’ils s’étaient résignés à ne plus avoir, le Seigneur leur dit : « J’ai écouté votre prière, je vous suis favorable, ayez confiance ! »
    L’histoire des parents de Jean-Baptiste est une réplique en miniature de l’Histoire du monde entier. En faisant naître le cousin du Christ, Dieu annonce au peuple d’Israël et à toutes les autres nations qu’il se montre favorable. « Le voici (…) le moment favorable, (…) le jour du salut ! » (2 Co 6, 2-4) Après des siècles de péché, de ténèbres et d’éloignement de Dieu, voici enfin le Sauveur qui arrive.
    Il s’agit aussi de l’histoire de chacun de nous. Tous, nous sommes aimés par Dieu d’un amour éternel. Malgré notre péché et la distance qui nous séparent du Seigneur, celui-ci ne nous abandonne pas. Il nous est favorable, il vient nous sauver. Que ce soit à dix, à quarante ou à quatre-vingts ans, il nous donnera toujours une occasion de revenir à lui. Et alors, comme Zacharie, notre bouche et notre langue se délieront pour bénir le Christ, notre Sauveur.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu as fait un miracle pour Zacharie en le délivrant de son mutisme. Moi aussi, je suis muet, mais il s’agit d’un mutisme différent : je ne sais pas te parler, je n’arrive pas à te bénir, je ne parviens pas à ouvrir la bouche pour parler de toi à ceux qui ne te connaissent pas. Seigneur, je t’en prie, délie ma langue ! Que je revienne à toi de tout mon cœur !

Résolution

Aujourd’hui, je ferai mémoire des moments de ma vie où j’ai pu voir de façon évidente que Dieu a été favorable.

23/06/2026

Abbé Loiseau : le CHRISTIANISME face à l'ISLAM en France !

 

La porte étroite

Mardi 23 juin 2026 

Évangile selon saint Matthieu 7, 6.12-14

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer. Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.

Prière

Merci, mon Dieu, pour cette nouvelle journée, merci pour la vie. En venant te rencontrer je me rappelle que ma vie est éternelle. Apprends-moi à prendre le chemin qui conduit à la vie.

Demande

Seigneur, apprends-moi à choisir la vie !

Réflexion

  1. « Il est resserré, le chemin qui conduit à la vie. »
    Dieu veut que nous vivions en plénitude, que notre vie soit belle, profonde. Le christianisme n’est pas une ascèse à supporter pour mériter le ciel, c’est une rencontre avec le Christ qui rend notre vie magnifique. L’ascèse du christianisme, cette « porte étroite », c’est l’amour. Or, l’amour n’est ni un volontarisme austère ni une médiocrité douillette. L’un comme l’autre nous portent petit à petit à perdre le goût de Dieu.
    Le chrétien s’efforce, mais ce n’est pas un effort pour prouver ou accomplir quelque chose, c’est un effort pour accueillir pleinement une grâce. Les renoncements les plus difficiles, les portes les plus étroites par lesquelles le Seigneur nous invite à passer sont avant tout des dons de sa grâce. Nos « bonnes résolutions », comme celle de la fin de nos méditations, ne sont pas des initiatives personnelles pour nous dépasser, mais un accueil libre et conscient de la grâce que Dieu veut nous offrir.
  2. La porte étroite, c’est le Christ lui-même : « Moi, je suis la porte. » (Jn 10, 9)
    La porte qui conduit à la vie, c’est la croix du Christ, sa mort et sa Résurrection. Pour donner la vie, il faut accepter de mourir, comme le grain tombé en terre qui fructifie en pourrissant. Où se trouve cette porte étroite dans notre vie quotidienne ? La porte du mystère pascal est discrète. Dans l’Antiquité on identifiait la divinité avec les phénomènes les plus éclatants : le tonnerre, l’éclair, la tempête, la guerre… Mais le Dieu de l’Ancien Testament se fait de plus en plus discret, jusqu’à se manifester à Élie dans une légère brise.
    Jésus est le summum de la discrétion de Dieu. Fait homme, il meurt comme un malfaiteur et reste présent sous les apparences du pain et du vin. La présence de Dieu est discrète car elle est partout. Toute la création est un signe de l’amour de Dieu. Chacun de nous sommes des temples de l’Esprit Saint depuis notre baptême. La porte qui conduit à la vie est discrète mais omniprésente. C’est la charité de Dieu dont nous sommes entourés et que nous sommes appelés à vivre avec nos frères : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi. »
  3. En se faisant si proche de nous, Dieu a fait le choix d’être banalisable. Il est notre trésor, notre perle précieuse, et cependant nous le laissons souvent dans un coin ou nous le recouvrons de boue et de décombres. « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux. » Pour aimer en vérité, il faut chercher chaque jour la porte du cœur de l’autre.  
    La prière nous permet de nous reconnecter consciemment au cœur de Dieu. Elle élargit petit à petit l’accès à la profonde intimité de notre propre cœur, ce sanctuaire intérieur où reposent les choses essentielles de notre vie. En nous enracinant dans ce sanctuaire intérieur, nous apprenons à ne plus banaliser ce qui a de la valeur. Les vents et les tempêtes peuvent nous distraire, nous préoccuper, agiter notre feuillage, mais notre cœur reste enraciné et concentré sur l’essentiel.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je te rends grâce car tu es un Dieu humble, un Dieu d’amour. Mon Dieu, apprends-moi à prendre la porte étroite du mystère pascal, du don de soi par amour.

Résolution

Choisir une action qui me permettra de vivre aujourd’hui ce que Dieu m’inspire dans cette méditation.

22/06/2026

Fête de la foi à Ambleny paroisse St Pierre St Paul de la Vallée de l'Aisne 21 juin 2026

 

« Enlève d’abord la poutre de ton œil »

Lundi 22 juin 2026 

Évangile selon saint Matthieu 7, 1-5

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

Prière

Merci, Père, pour cette nouvelle rencontre. Merci d’être là pour moi. Je te remercie parce que tu m’attends toujours les bras ouverts, heureux de voir arriver ton fils, ta fille.

Demande

Seigneur Jésus, donne-moi ton regard.

Réflexion

  1. « Ne jugez pas (…) »
    Jésus me dit : la première et principale justice, ce n’est pas que vous soyez irréprochables aux yeux de vous-mêmes ou des autres, mais plutôt que vous soyez tous justifiés dans mon sang et aimés de mon Père comme fils et filles en moi. Regarde comme moi-même, je ne suis pas venu pour vous juger mais pour vous sauver. Entre dans la logique de Dieu ! Chacun de vous vaut beaucoup plus aux yeux de mon Père que tout ce que vous pouvez faire en bien ou en mal.
  2. « De la manière dont vous jugez, vous serez jugés. »
    Cependant, si tu restreins ton regard et que tu ne regardes que les défauts ou les qualités extérieurs de ton prochain, de cette même manière tu te regarderas aussi toi-même et te sentiras regardé par les autres. Ne reste pas à la recherche d’une justice humaine. Au matin de ma Résurrection, je suis venu t’apporter une paix bien supérieure : celle des fils de Dieu !
  3. « Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
    La poutre de ton œil, c’est donc de croire que ce sont tes actions qui te rendront juste aux yeux de Dieu. Tant que tu penses ainsi, tu seras bien maladroit pour corriger ton frère, car tu te scandaliseras de sa pauvreté et tu auras honte de lui. Si tu enlèves cette poutre de ton œil, alors tu te rendras compte que ce qui gênait ton frère n’était en fait qu’une paille, et la bienveillance que tu lui porteras lui donnera confiance et espérance pour s’en défaire.

Dialogue avec le Christ

Merci, Jésus, car c’est toi qui es venu pour enlever la poutre de mon œil. C’est toi qui m’as aimé jusqu’à donner ta vie pour moi. Tu t’es donné à moi. Désormais, tout ce qui est à toi est à moi, et je suis devenu le fils et la fille bien-aimés du Père. Voilà ma vraie justice !

Résolution

Lorsque je me rendrai compte que je suis dur envers moi-même, me jugeant pour telle ou telle chose, me laisser regarder par le Père comme le fils bien-aimé, ou par le Christ comme le disciple que Jésus aimait et l’ami intime, ou encore, comme l’épouse bien-aimée.

21/06/2026

KAKURE KIRISHITAN - Sur les traces des chrétiens cachés du Japon

 

Un plus grand amour pour Dieu

 Dimanche 21 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 10, 26-33

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.
Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »

Prière

Ô mon Dieu, je viens me mettre en votre présence aujourd’hui. Je crois que vous êtes mon Créateur, je crois que vous me regardez avec bienveillance. Augmentez en moi la foi. Donnez-moi une foi qui transforme toute ma vie. J’espère aussi en vous, ô mon Dieu, qui nous avez promis une place au paradis. Accordez-moi de ne mettre qu’en vous mon espérance. Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Envoyez-moi votre Esprit d’amour, qui vous aime et vous serve en moi.

Demande

Ô mon Dieu, faites que je vous aime !

Réflexion

  1. L’Évangile d’aujourd’hui est un peu particulier. Il mêle les promesses de bonté de Dieu et les menaces de condamnation éternelle. Avec l’assurance de la protection du Père, il nous invite aussi à le craindre ! Laissons-nous aujourd’hui interpeller par la Parole de Dieu, la lisant telle qu’elle est car, en cet instant précis de ma vie, le Seigneur a quelque chose à me dire.
  2. « Craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. »
    Qui est-il, celui qui peut envoyer en enfer après avoir fait mourir ? N’est-ce pas Dieu, le seul Maître de notre jugement ? Faudrait-il alors – selon les paroles du Christ lui-même – craindre Dieu ? Eh bien oui, et c’est une vérité omniprésente dans l’Écriture, si souvent passée sous silence dans notre vie : Dieu peut condamner, Dieu peut me faire périr en enfer. Cet Évangile rapporte même une possible raison pour cela : « Celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. » Voici pourquoi la crainte de Dieu est « le commencement de la sagesse » (Ps 110, 10). Prendre conscience que Dieu est puissant, et qu’il a en main mon destin éternel, c’est commencer à avancer dans la vie chrétienne, dans la sagesse divine. Le premier pas pour abandonner le péché est en effet souvent de se rendre compte que celui-ci me conduit à la mort.
  3. « Soyez sans crainte. »
    Mais voici que Jésus semble se contredire, en nous disant de ne pas craindre. D’ailleurs, ceux qui aiment Dieu ne ressentent pas de crainte, et comme dit saint Jean : « Il n’y a pas de crainte dans l’amour » (1 Jn 4, 18). Car si Dieu peut nous condamner, son travail quotidien est bien de nous sauver, et il fait l’impossible pour cela ! Si Dieu ne pouvait pas nous envoyer en enfer, quelle valeur et quel amour y aurait-il à nous conduire au ciel ? C’est justement parce qu’il faut craindre Dieu que l’on peut l’aimer, lui qui a choisi de passer outre nos offenses infinies à sa bonté, et de s’incarner pour nous sauver. Une fois que l’on réalise avec quelle tendresse il s’occupe de nous – bien plus que des moineaux – alors la crainte salutaire laisse progressivement la place à la gratitude et à l’amour, à la crainte d’offenser Dieu, don de l’Esprit Saint qui nous rapproche du Père.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, toi qui connais le Père, qui es un avec le Père, fais-moi voir cette tout puissance de Dieu. Illumine mon intelligence pour comprendre et expérimenter combien Dieu m’aime, et combien mes péchés me mériteraient la mort éternelle. Je sais que tu es venu pour me sauver de cette mort. Je crois que ta vie est l’expression de la bonté du Père envers moi. Donne-moi de vivre en conséquence, avec une immense confiance, une pleine gratitude, en évitant le péché qui l’offense et m’éloigne de lui.

Résolution

Aujourd’hui pendant la célébration de l’Eucharistie, je demanderai au Seigneur de me donner une vraie crainte et un amour plus grand

20/06/2026

Abbaye Notre-Dame de la Victoire (Vœu de Philippe Auguste)

 

Ne vous faites pas de souci pour demain

 Samedi 20 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 6, 24-34

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

Prière

Seigneur, me voici encore une fois devant toi. Comme tous les matins, je veux te rencontrer en lisant l’Évangile. Et comme tous les matins, je suis distrait par des dizaines de soucis qui me préoccupent. Mais aujourd’hui, contrairement à d’habitude, je ne vais pas faire l’effort de chasser ces distractions. Au contraire, je veux t’en parler, Seigneur. Puisque tu parles de soucis dans l’Évangile d’aujourd’hui, je veux te présenter les miens, un par un.

Demande

Seigneur Jésus, aide-moi à comprendre que mes soucis les plus angoissants sont minuscules par rapport à toi !

Réflexion

  1. L’Évangile d’aujourd’hui me situe en plein milieu du Sermon sur la montagne, le premier des cinq grands discours du Christ rapportés par saint Matthieu. Ce discours touche successivement de nombreuses questions que tout le monde se pose, consciemment ou non. Le passage d’aujourd’hui aborde la question de la peur. L’expression « se faire du souci » revient six fois sur les lèvres du Christ. Il parle des gens qui se préoccupent de la nourriture et des habits, des gens qui s’inquiètent du futur.  
    Et moi ? Qu’est-ce qui me préoccupe ? Quelle est l’inquiétude qui me trouble le plus souvent ? Nous avons tous une peur qui émerge régulièrement dans nos pensées. Cela peut être la peur de manquer, la peur de la douleur, la peur de la fatigue. Cela peut être la peur du regard des autres, la peur d’être plus faible que les autres, la peur de la solitude, etc. Laquelle de ces inquiétudes vient se glisser le plus souvent dans ma tête ? Quel est mon « souci pour demain » ?
  2. Le problème de ces peurs, c’est qu’elles sont plus grosses que moi. Si j’essaie de les neutraliser, elles resurgissent au bout d’un moment. Si j’essaie de les stabiliser, elles débordent vite de nouveau. Plus j’accumule de richesses, plus j’aurai peur de manquer. Plus j’évite l’effort, plus j’aurai peur de me fatiguer. Plus je cherche le plaisir, plus j’aurai peur de la douleur. Plus je recherche l’affection, plus j’aurai peur de la solitude…
    L’inquiétude est un cercle vicieux. Plus je lui laisse de place, plus elle en exigera. Si je passe mon temps à lutter contre elle, je ne ferai que l’augmenter. Alors, que faire ? Étouffer mes peurs ? Les cacher sous le tapis ? M’y résigner ? Apprendre à vivre avec ? Tout cela, ce sont les stratégies des païens, des « hommes de peu de foi ». Mais le Christ, dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous donne une autre solution.
  3. Tout au long de ce passage, on entend une phrase qui se répète : « Ne vous inquiétez pas ! » C’est l’écho d’une autre phrase qui traverse la Bible : « N’aie pas peur ! » C’est ce que Dieu disait aux prophètes qui craignaient pour leur vie (cf. 2 R 1, 15 ; Ez 2, 6). « N’aie pas peur ! » : c’est ce que l’ange Gabriel dit à Marie au moment où il lui annonce le renversement complet de ses projets d’avenir (cf. Lc 1, 30). « N’aie pas peur ! » : c’est ce que l’ange du Seigneur dit à Paul lorsque la tempête et la faim laissent présager à ses compagnons de voyage une mort atroce en pleine mer (cf. Ac 27, 24).
    À moi aussi, le Seigneur me dit « N’aie pas peur ! Ne t’inquiète pas ! » Il sait bien que j’ai de sérieux motifs d’avoir peur, car je suis plus faible que ce qui m’inquiète. Mais il y a quelqu’un qui est plus fort que ma peur, c’est lui, c’est le Seigneur. Le pire des cauchemars que je puisse imaginer, il le dissipe d’un revers de main. Le pire scénario qui puisse m’arriver, il peut en tirer un bien infiniment plus grand que le mal que je crains. « N’aie pas peur du regard des autres ! N’aie pas peur de la solitude ! N’aie pas peur de la mort ! N’aie pas peur de la douleur ! N’aie pas peur du souci qui te rend esclave ! » Voilà ce que le Seigneur veut me dire dans l’Évangile d’aujourd’hui. Pour les chrétiens, il n’y a qu’une seule façon de se comporter face à la peur : prendre ce qui m’inquiète et le remettre entre les mains du Christ. C’est lui seul qui peut s’en charger. Lui seul est plus grand que ma peur.

Dialogue avec le Christ

Laissons-nous guider par une prière écrite par le P. Gaston Courtois. Seigneur Jésus, laisse-moi écouter ta voix, toi qui me dis : « Je suis là et je ne t’abandonne pas. Parce que tu te sens faible, tu es fort de ma force, puissant de ma puissance. Ne compte pas sur toi, compte sur moi. Ne compte pas sur ta prière, compte sur ma prière, la seule qui vaille. Unis-toi à elle. Ne compte pas sur ton action, ni sur ton influence. Compte sur mon action et sur mon influence. N’aie pas peur, fais-moi confiance. Soucie-toi de mes soucis. Quand tu es faible, pauvre, dans la nuit, en agonie, sur la croix, offre mon offrande essentielle, incessante, universelle. Unis la prière à ta prière. Prie avec ma prière. Unis ton travail à mes travaux, tes joies à ma joie, tes peines, tes larmes, tes souffrances aux miennes. Unis ta mort à ma mort. »

Résolution

Aujourd’hui, j’identifierai le souci qui me pèse le plus et je le confierai au Seigneur.

19/06/2026

5. La cathédrale Notre-Dame de Senlis

 

Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur

 Vendredi 19 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 6, 19-23

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »

Prière

Seigneur, ouvre mon cœur à ta Parole et qu’à sa lumière je puisse le regarder avec tes propres yeux.

Demande

Esprit Saint, viens veiller sur mon intériorité que l’Évangile de ce jour m’incite à interroger. Je te demande la grâce de la prière, car celle-ci ne pourra jamais être lumineuse de mes propres forces. Viens la transformer par ta clarté !

Réflexion

  1. « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »
    Les versets qui sont proposés à notre lecture aujourd’hui s’articulent d’abord sur la notion de trésor. Les trésors sont des valeurs que l’on accumule, que l’on aime à amasser pour les regarder ensuite. Thésauriser, c’est prendre plaisir à amasser. La question qui nous est posée est de savoir ce que nous prenons plaisir à accumuler, ce que nous nous fatiguons à accumuler ?
    En bon investisseur, le Christ nous rappelle qu’il vaut mieux s’épuiser à accumuler ce qui en vaut la peine. Les biens matériels ou les valeurs chéries par le monde : connaissances, pouvoirs, etc. ne sont pas des mauvaises choses en soi. C’est en faire un trésor qui pose problème. Parce que ce à quoi nous nous épuisons, c’est ce qui résume le sens que nous donnons à notre vie. Que prenons-nous plaisir à contempler réellement ? Est-ce légitime ? Pourquoi ne pas thésauriser ce qui repose vraiment nos yeux ?
  2. « Si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. »
    L’Évangile nous rappelle le lien direct entre notre intériorité et notre relation au monde. De même que notre relation au matériel a une incidence sur notre vie spirituelle, de même ce que nous voyons, même si nous n’en sommes que des témoins passifs, forme notre intériorité. On a beaucoup valorisé les lumières de la connaissance contre l’obscurantisme du censeur. Mais on en surestime parfois nos propres forces. Soyons humbles sur ce que nous sommes capables d’entendre et de voir. Avant de chercher à tout savoir sur le monde, cherchons d’abord à mieux connaître nos propres forces. L’Évangile rappelle cette cohérence à avoir entre ce que nous voulons pour notre âme et ce que nous faisons, ce que nous regardons, ce que nous admirons. L’homme ne peut pas espérer vivre sa foi sans que son mode de vie ne soit touché par ce qu’elle exige. L’amour de Dieu ne se contente pas de nos intentions ou de nos théories, il veut ce que nous sommes, c’est à dire notre corps, notre âme, notre esprit, qui sont tous solidaires les uns des autres.
  3. « (…) la lumière qui est en toi (…) »
    C’est avant tout à notre intériorité que Jésus nous appelle ici, en nous expliquant que cette intériorité se vit maintenant : dans notre relation aux biens terrestres, dans tout ce que nous faisons ou ne faisons pas, si petit et si véniel soit-il. Notre nature humaine est la promesse de vivre en nous cette relation de notre âme à Dieu dont chacun porte la possibilité. Il ne nous est pas demandé d’allumer une lumière, mais de la chercher, elle est déjà là. Avec la grâce de Dieu, nous pouvons la maintenir en vivant notre vie à sa clarté. Et comme le dit l’Évangile, c’est à partir de cette lumière que tout se décide, que toute notre vie se transforme. Si nous devons veiller à ce que notre vie extérieure n’obscurcisse pas notre vie intérieure comme le recommande le début de l’Évangile, nous devons surtout et d’abord rechercher cette vie intérieure, parce qu’elle rejaillit sur ce que nous faisons.

Dialogue avec le Christ

Mon Sauveur, nous avons été créés pour cette intériorité lumineuse qui se nourrit d’une vie construite en cohérence avec celle-ci. Envoie sur nous ton Esprit Saint pour nous aider dans ces tensions parfois difficiles entre la conscience et la réalité du monde, entre le matériel et le spirituel. Apprends-nous à invoquer ta grâce pour retrouver cette relation à laquelle nous sommes destinées, car toi seul peux nous la rendre.

Résolution

Je cherche une incohérence dans mon mode de vie et j’essaierai aujourd’hui de l’éliminer de ma journée. Je prie pour une personne qui m’agace ou m’a fait du tort, en me remémorant cette lumière intérieure à laquelle elle est appelée par sa nature.