Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

16/04/2026

L'HARMONIE DANS LA CRÉATION

 


« Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main »

 Jeudi 16 avril 2026

Évangile selon saint Jean 3, 31-36

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Prière

Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta Parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout.

Demande

Seigneur Jésus-Christ, fais que je crois en toi comme Dieu venu de Dieu !

Réflexion

  1. Pour comprendre ces paroles de Jean le Baptiste, remettons-nous dans le contexte : des Juifs viennent avertir Jean que Jésus est en train de baptiser, d’attirer les foules et de le dépasser en notoriété ; ce Jésus que Nicodème, peu auparavant, avait qualifié de « maître venu de la part de Dieu » (Jn 3, 2). Ce qui se dessine dans le chapitre 3 de saint Jean est une comparaison entre maîtres et sages juifs : Nicodème, Jean le Baptiste, Jésus, trois figures de maîtres pour les Juifs qui attendaient le salut. Et pourtant, c’est justement cette image que Jean le Baptiste détruit aujourd’hui : « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. » Non, Jésus n’est pas au même niveau que Jean, que Nicodème. Eux sont « de la terre, et parlent de façon terrestre ». Jésus, lui, vient du ciel.
  2. « Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu. »
    Quelle est la différence fondamentale entre Jésus et les prophètes, les maîtres de la Loi ? Qu’ils ne parlent pas en tant que simples hommes. Ils disent les paroles de Dieu. C’est Dieu qui parle en eux, et non pas seulement qu’eux parlent bien de Dieu. Cela pourrait paraître équivalent, mais l’enjeu est de taille. Écouter les paroles du Christ, lire l’Évangile, recevoir les enseignements du Christ transmis par son Église n’a rien à voir avec écouter Moïse, ou Abraham, les fondateurs des autres religions, ou même nos prêtres. Qui écoute Jésus et croit en lui, écoute directement Dieu et croit en Dieu. Il ne certifie pas que la doctrine du Christ est meilleure que les autres ; il certifie que Dieu lui-même est vrai, ce Dieu qui parle en Jésus.
  3. « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle. »
    Recevons et méditons sur ce témoignage de Jean : il veut faire passer ses auditeurs à un autre niveau, celui de la relation avec Dieu. Il veut nous faire comprendre que lorsqu’il s’agit de Jésus, il s’agit de Dieu, de celui qui nous a créés et rachetés, de celui qui nous jugera. Bien plus qu’un prophète. Il s’agit de celui dont dépend notre vie éternelle, car il est le Fils.
    Voilà pourquoi l’Évangile se termine sur des paroles un tant soit peu dures à entendre. Notre attitude – et celle du monde entier – vis-à-vis du Christ est décisive pour notre vie : présente et future. Croire en lui, c’est recevoir la vie éternelle. Ne pas croire en lui, ou le rabaisser à un simple sage, un maître aux bons enseignements, c’est nous fermer à la vie éternelle, c’est être déjà jugés…
    Dans ma vie, le Christ est-il une sorte de « complément spirituel » qui améliore mon existence ? Une pièce manquante dans ma vie ? Lui ne veut pas être une « pièce » de ma vie : il veut être ma vie elle-même !

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus-Christ, je crois que tu es Dieu, tu es venu de Dieu et tu es au-dessus de tous. Je veux accueillir tes paroles comme paroles de l’Esprit Saint, je veux croire en toi. Augmente ma foi ! Ne permets pas que je te réduise à un complément spirituel utile dans ma vie. Donne-moi la grâce de comprendre que tu es le sens, l’origine et le but de ma vie, rien de moins. Jésus-Christ, je crois en toi, fais qu’aujourd’hui je croie un peu davantage, et que ma vie s’oriente vers toi.

Résolution

Aujourd’hui je renouvellerai plusieurs fois dans la journée cette prière : « Seigneur Jésus, je crois en toi, augmente ma foi. »

15/04/2026

LE MIRACLE DE HAENDEL


 

Dans la lumière du Christ

Mercredi 15 avril 2026 

Évangile selon saint Jean 3, 16-21

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

Prière

Merci, Seigneur, pour cette bonne nouvelle qui a été dite tout bas, au plus profond de la nuit, dans l’oreille d’un seul homme, Nicodème, et qui maintenant fait vivre tant de personnes qui croient en toi : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. »

Demande

Seigneur, ma foi est souvent fragile. Elle se heurte à bien des écueils. Et parfois, le doute est là. Sois toi-même le gardien de ma foi. Garde-la, soutiens-la. Oui, j’ai confiance, tu pries le Père pour que ma foi ne défaille pas (cf. Lc 22, 32). Je t’en rends grâce, Seigneur !

Réflexion

  1. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. »
    Cette bonne nouvelle nous fait sauter et danser de joie ! Dieu m’aime tellement qu’il me donne son Fils unique pour que je croie en lui et que j’obtienne la vie éternelle. Il m’aime non pas parce que je suis « ceci ou cela ». Dieu m’aime parce que « Dieu est amour » (1 Jn 4, 8). Oui, « ton amour me fait danser de joie » (Ps 30, 8), car « devant moi, tu as ouvert un passage » (Ps 30, 9).
  2. Cet amour de Dieu pour moi, comment l’accueillir et y répondre ?
    Dans cet Évangile, un lien très net est établi par Jésus, d’un côté entre les œuvres mauvaises et les ténèbres, et de l’autre entre les œuvres bonnes, la lumière et la vérité. « Celui qui fait le mal déteste la lumière », « celui qui fait la vérité vient à la lumière ». Notre vie, nos actes nous engagent soit vers la lumière, soit vers les ténèbres.
    Choisissons de travailler dans la lumière et la vérité car alors « [nos] œuvres [sont] accomplies en union avec Dieu ».
  3. Le Fils ne vient pas juger le monde, il vient mettre à la lumière. Il nous demande d’accepter la lumière, d’accepter d’être éclairé, de tout exposer à sa lumière.  Il est « la lumière de la vie » (Jn 8, 12). Il ne faut pas craindre de placer notre conscience tout entière dans sa lumière car la lumière est plus forte que toute ténèbre : « et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée » (Jn 1, 5). Nous ne devons pas redouter de nous exposer entièrement et complètement au Christ puisqu’aucune ténèbre ne pourra souiller ou éteindre la lumière du Christ. Mettre notre vie dans la lumière du Christ et croire en lui, c’est être sauvé !

Dialogue avec le Christ

C’est la foi et la confiance en toi qui font que la nuit devient lumière autour de moi. Sans toi, je dis : « Les ténèbres m’écrasent ! » mais avec toi, « la nuit devient lumière autour de moi ». « Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière ! » (Ps 138 11.12)

Résolution

Je dirai plusieurs fois au cours de la journée cette prière : « Seigneur, je crois mais augmente ma foi ! »

14/04/2026

LA CONVERSION D'ANTONY FLEW


 

Se laisser conduire par l’Esprit Saint

 Mardi 14 avril 2026

Évangile selon saint Jean 3, 7b-15

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »

Prière

Viens, Esprit de Dieu ! Viens, souffle divin, embrase mon pauvre cœur. Renouvelle mon intelligence.

Demande

Me laisser conduire par l’Esprit Saint.

Réflexion

  1. « Comment cela peut-il se faire ? »
    Cette question de Nicodème résonne comme du déjà-vu ; elle rappelle celle de Zacharie à l’annonce de la naissance de Jean-Baptiste par l’ange et celle de Marie lors de l’Annonciation de notre Seigneur.
    Dans un cas comme dans l’autre, la naissance reste un profond mystère et même encore aujourd’hui. Mais, au-delà des circonstances, accueillir une vie nouvelle relève toujours du miracle, de l’initiative de Dieu qui agit comme il veut quand il veut et en qui il veut.
    Cependant, une question demeure toujours : celle de la disposition du cœur de l’homme. L’homme peut accueillir avec foi et humilité l’œuvre de Dieu, se reconnaître un instrument docile pour la réalisation du projet de Dieu ou au contraire y opposer ses limites et ses doutes.
    La méditation de cet Évangile me fait prendre conscience d’un élément essentiel : tout homme tiré de la poussière, né de la chair a été créé par Dieu sans son adhésion. Mais pour participer de cette vie nouvelle – à laquelle nous sommes tous appelés – pour naître de l’Esprit, avoir part à la vie d’en haut, Dieu attend le consentement de la créature.
  2. « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? »
    Les commentaires de saint Augustin et de saint Jean Chrysostome sur ce point sont particulièrement éclairants : 
    Pour saint Augustin, l’intention de notre Seigneur est-elle de blesser ce maître en Israël ? Non, il voulait le faire naître de l’Esprit. Or, l’humilité est la condition indispensable de cette naissance, puisque c’est l’humilité elle-même qui nous fait naître de l’Esprit. Nicodème était comme enflé de son titre de maître, et il se croyait un homme important, parce qu’il était docteur des Juifs. Notre Seigneur réprime donc son orgueil, pour qu’il puisse naître de l’Esprit (Saint Augustin, Traité 12).
    Quant à saint Jean Chrysostome, il n’accuse pas ses mauvaises dispositions, il lui reproche seulement son ignorance et son défaut de jugement. Mais quel rapport, me demandera-t-on, pouvait-il y avoir entre cette naissance dont Jésus-Christ venait de parler et les croyances des Juifs ? Le voici : la création du premier homme, la formation de la femme d’une des côtes d’Adam, les femmes stériles qui sont devenues mères, les miracles dont l’eau a été l’instrument, Élisée faisant surnager le fer sur l’eau, les Juifs passant la mer Rouge à pied sec, Naaman le syrien guéri de la lèpre dans les eaux du Jourdain, étaient autant de symboles figuratifs de cette naissance spirituelle, et de la purification qu’elle produit dans l’âme.
    Les oracles des prophètes rendent à leur tour témoignage quoique d’une manière plus cachée à la manière dont s’accomplit cette naissance, par exemple dans ces paroles : « Votre jeunesse sera renouvelée comme celle de l’aigle » (Ps 102) « Bienheureux ceux dont les iniquités sont pardonnées » (Ps 31) Isaac lui-même a été une figure de cette naissance (Saint Jean Chrysostome, Homélie 26).

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus-Christ, déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent. Remplis-moi d’humilité comme Marie pour méditer en mon cœur et me laisser instruire par ta Parole pour en découvrir, selon ta volonté, les mystères cachés à mes yeux de chair.

Résolution

Je prends un moment aujourd’hui ou au cours de la semaine devant le Saint-Sacrement et j’écoute Jésus parler à mon cœur.

13/04/2026

LE MARTYR DE MARCEL CALLO


 

Habités par l’Esprit

 Lundi 13 avril 2026

Évangile selon saint Jean 3, 1-8

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

Prière

Seigneur Jésus, nous venons d’être les témoins de ta Résurrection, et l’Église a proclamé ta miséricorde. Ton cœur nous est grand ouvert, et nous savons que tu intercèdes pour nous auprès du Père. Enveloppés par ton amour, nous souhaitons de tout cœur préserver ce lien de confiance et de proximité avec toi.

Demande

Que la preuve de ton amour nous soutienne, nous inspire et nous guide tout au long de cette année liturgique afin que nous demeurions toujours dans la joie.

Réflexion

  1. « Personne ne peut accomplir les signes que toi tu accomplis si Dieu n’est pas avec lui. »
    Dans la première lecture, nous voyons Pierre et Jean amenés devant le Conseil parce qu’ils ont guéri un infirme. Ils proclament que c’est au nom de Jésus qu’ils ont accompli ce miracle, et les grands prêtres ne trouvent rien à redire.
    Ici, dans l’Évangile, Nicodème affirme que pour réaliser ces prodiges Dieu doit être avec Jésus. Ces miracles attestent de la divinité du Christ qui continue après son Ascension à agir à travers ses apôtres. Comme pour Jésus, les signes accomplis par les apôtres garantissent la véracité de leurs enseignements car ils sont ainsi confirmés comme ayant Dieu avec eux. Ces enseignements écrits nous ont été transmis pour toutes les générations. Ils sont proclamés dans le Nouveau Testament et rendus visibles par l’Église pour nous. À nous de les accueillir !
  2. « À moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. »
    Clairement, Pierre et Jean n’étaient pas des hommes éduqués alors que les prêtres l’étaient. Ces derniers, même instruits de la Résurrection de Jésus, ne voyaient pas le royaume de Dieu agissant sur terre. Les apôtres avaient reçu l’Esprit. Ils étaient ainsi nés d’en haut et ils proclamaient que ce royaume était accessible pour qui croyait en Jésus. Voyons-nous le royaume de Dieu dans le salut offert par les sacrements ? Vivons-nous de ce royaume par la charité, l’espérance et la foi intégrées dans nos relations ? Les apôtres se tournent vers Dieu dans les persécutions et Dieu renouvelle la présence de l’Esprit en eux. Ils retrouvent ainsi courage pour continuer à parler de Jésus. 
  3. « Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. »
    Cette parole paraît dure, surtout lorsque Jésus ajoute que l’Esprit souffle où il veut. Pourtant Jésus met des moyens à notre disposition. Nous avons l’eau du baptême, et l’Église nous insuffle l’Esprit à la confirmation. Les apôtres, après l’Ascension de Jésus, iront porter le baptême et le don du Saint-Esprit aux juifs et aux gentils qui voudront l’accueillir. Ils parcourront le Moyen-Orient puis gagneront l’Europe. De là, l’Esprit continuera de souffler sur notre monde.
    Sommes-nous, cependant, certains de ne pas entraver l’action de l’Esprit ? Lorsque nous traitons nos frères et sœurs injustement ou cruellement, nous n’apportons pas la guérison, cette garantie de la présence de Dieu en nous et en nos paroles, nos actions et nos promesses ! Nous obscurcissons la vision du royaume de Dieu. Transforme nos cœurs, Jésus, afin que, par la bonté, nous puissions ouvrir un chemin à ton Esprit. 

Dialogue avec le Christ

Jésus, je veux être pleinement habité de ton Esprit afin d’avoir l’audace de vivre de ta présence parmi mes frères et sœurs. Ouvre mon cœur et mon esprit pour que je renaisse d’en haut et que j’aspire à ton royaume éternel.

Résolution

Nous invoquerons l’Esprit Saint d’ici à la fête de la Pentecôte pour que sa présence se fasse sentir en nous. 

12/04/2026

Sainte Faustine Kowalska: 5 octobre, un appel à la Miséricorde Divine - Jésus, j'ai confiance en Toi

 

Apparition du Christ huit jours après Pâques

 Dimanche 12 avril 2026

Évangile selon saint Jean 20, 19-31

C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

Prière

Seigneur, je crois mais viens au secours de mon incrédulité. Tu sais combien mon cœur est lent à croire et combien il recherche toujours des preuves tangibles de ton existence. Pourtant tu ne cesses de nous dire : « Crois seulement. » (Mc 5, 36)

Demande

Seigneur, augmente ma foi !

Réflexion

  1. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs.
    Pour les apôtres, les lendemains de Pâques ne sont pas joyeux : ils ont peur et ils s’enferment. La rencontre de Jésus ressuscité ne suffit pas à les rassurer, à affermir leur foi, ni à les faire sortir. Il faudra la puissance de l’Esprit de la Pentecôte pour en faire des hommes nouveaux.
    Quelles sont mes peurs, qu’est-ce qui me retient de vivre la joie de la Résurrection du Christ ? Est-ce la peur de croire au surnaturel, dans ce qui dépasse les possibilités de ma raison naturelle ? Est-ce la peur de ce que les autres pourraient penser si je témoignais du Christ vivant ?
  2. « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, (…) si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas. »
    On peut facilement reprocher à Thomas d’agir avec manque de foi alors que tous les disciples affirment avoir été témoins de la Résurrection du Christ. Peut-être que la mort de Jésus était un tel bouleversement pour Thomas qu’il évitait la compagnie des autres apôtres, honteux d’être parti et blessé dans sa confiance. Cela expliquerait pourquoi il n’avait pas été présent la première fois que le Sauveur est apparu au groupe des disciples. Jésus accepte de donner les preuves que Thomas réclame : par les marques de ses plaies, il guérit Thomas de ses doutes.
    Sachons aussi reconnaître les signes de Jésus dans notre vie pour nous laisser conforter dans notre foi.
  3. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » ; « Cesse d’être incrédule, sois croyant. »
    Jésus nous invite à une vraie foi en lui. La dernière béatitude de l’Évangile loue ceux qui sont capables de croire sans demander de preuves. Le propre de la foi est justement d’adhérer à ce que nous ne voyons pas, de « voir » en quelque sorte l’invisible en s’appuyant sur l’autorité de Dieu et les signes de son amour et de sa puissance. Jésus s’adresse à toutes les générations de chrétiens et à nous aujourd’hui qui, vingt siècles après, croyons en Jésus-Christ, et Jésus-Christ ressuscité !
    C’est à nous aussi qu’il s’adresse par ces mots : « La paix soit avec vous. » Ouvrons notre cœur pour recevoir la paix que donne Jésus à ceux qui croient en lui.

Dialogue avec le Christ

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » Merci pour le don de ta vie en moi que tu as obtenu par ta mort et ta Résurrection. Deviens le Maître et Seigneur de ma vie, dirige-la, utilise-moi comme un instrument pour confirmer mes frères dans la foi.

Résolution

Commencer ma méditation par un acte de foi en la présence de Jésus dans l’Eucharistie ou dans mon cœur.

11/04/2026

Veillée Miséricorde carême 2026 #louange #adoration #faustinakowalska #jpii

 

Quand je ne suis plus suffisant

 Samedi 11 avril 2026

Évangile selon saint Marc 16, 9-15

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »

Prière

Mon Dieu, quand je me rends compte que tu es là, cela fait toute la différence. Je me souviens que je n’ai pas besoin de ne compter que sur moi-même.

Demande

Agis, Seigneur !

Réflexion

  1. « Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine (…) »
    « Le matin, le premier jour » : rien n’est de trop dans les Évangiles. Qu’est-il arrivé – surtout dans l’Ancien Testament – le matin, le premier jour ? Cela pourrait illuminer ma lecture du jour. « Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour. » (Gn 1, 5), le jour de la création de la lumière [1] quand « Dieu dit : ‘Que la lumière soit.’ Et la lumière fut. » (Gn 1, 3)
    Jésus, tu es la lumière, bien au-delà du soleil.
  2. « (…) de laquelle il avait expulsé sept démons (…) Ceux qui (…) s’affligeaient et pleuraient. (…) Deux d’entre eux qui étaient en chemin. »
    Si je continue à laisser l’Ancien Testament illuminer le Nouveau, je lis qu’avant la lumière, « la terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme » (Gn 1, 2). Bien sûr, s’il n’y avait pas encore de terre, ceci est une façon de parler, mais je perçois la vérité de ces mots. En effet, sans ta présence, la vie de Marie Madeleine « de laquelle [tu as] expulsé sept démons » n’aurait été que « ténèbres au-dessus [d’abîmes] ». Après ta mort, sans ta présence, le groupe des disciples n’avaient plus de forme et leurs cœurs étaient vides : ils « s’affligeaient et pleuraient » ; ils s’en allaient chacun son chemin.
    Et il n’y avait rien qu’ils puissent faire. Ils ne pouvaient pas se suffire à eux-mêmes. Ils avaient besoin d’une lumière qui vienne d’ailleurs. Ils avaient besoin d’une nouvelle création – à partir de rien.
  3. «Jésus apparut (…) Celle-ci partit annoncer (…) Il se manifesta (…) Ceux-ci revinrent l’annoncer (…) Il se manifesta (…) “Allez (…) Proclamez (…)” »
    Je m’émerveille, Seigneur, de ton don. En effet, tu as donné une nouvelle création sans que les disciples n’accomplissent absolument rien. Et non seulement cela mais l’Ancien Testament me dit que, malgré la terre « informe et vide » (Gn 1, 2) et les ténèbres « au-dessus de l’abîme » (Gn 1, 2) il y avait déjà « le souffle de Dieu [qui] planait au-dessus des eaux » (Gn 1, 2). Ton don était déjà présent, même s’il était caché.
    Ce chapitre 16 de saint Marc est écrit de façon à évoquer la veillée pascale [2] : ta présence, ta lumière se répand petit à petit dans une scène obscure, comme un matin. Tu apparais… et on t’annonce… : le cierge pascal et une petite chandelle. Il fait noir, mais pas autant qu’avant. Tu te manifestes encore… et on t’annonce… : le cierge pascal et une deuxième petite chandelle. Il fait encore noir, mais la foi grandit. Je comprends donc que ton « souffle [qui plane] au-dessus des eaux » (Gn 1, 2) est ton Esprit Saint qui plane au-dessus de la mort, et qu’il est représenté par le grand feu dehors. Au début, il n’est pas perçu à l’intérieur de l’obscurité, dans l’église, mais il est déjà là, toujours là, malgré le noir. Il est promesse de ta venue. Après cela, tu te manifestes encore et une voix résonne : « Allez ! » « Proclamez ! » : « Lumen Christi ! » « Deo Gratias ! » Une autre chandelle et puis encore tant d’autres ! « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création ! »

[1] qui n’est pas le même que le jour de la création du soleil, qui fut le 4e jour (cf. Gn 1, 16-19).

[2] Ou plutôt, la veillée pascale a été conçue de façon à évoquer l’Évangile !

Dialogue avec le Christ

Père, merci pour ton Fils ; Jésus, pour ta lumière ; Esprit, pour ton pouvoir créateur. Merci mon Dieu, parce que, lorsque je n’ai plus de ressources, d’amour, de rêves, de forces, de sens – en un mot plus de vie – je peux toujours compter sur toi.

Résolution

Aujourd’hui, je croirai malgré mes ténèbres ou j’annoncerai la Bonne Nouvelle.