Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

01/11/2026

Bienvenue à Monseigneur Martial Bernard, nouvel évêque de Soissons, Laon et Saint Quentin

 


Louange TOUSSAINT • Louons avec les saints de Dieu !

 


Appel à la sainteté

 Dimanche 1er novembre 2026

Évangile selon saint Matthieu 5, 1-12a

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Prière

« Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! À toi, le bonheur ! Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d’olivier. Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur. De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie
. » (Ps 127, 1-5)

Demande

Seigneur, donne-moi la grâce de faire un pas de plus sur le chemin de la sainteté.

Réflexion

  1. « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. »
    Loin d’être une conquête personnelle, la sainteté est un chemin d’humilité. Nous sommes invités par la première des huit béatitudes à vivre la pauvreté du cœur, c’est-à-dire à reconnaître notre petitesse et notre fragilité devant le Seigneur. Sans lui, nous ne pouvons rien faire. C’est la grâce du Seigneur qui nous sanctifie et nous transforme. C’est en lui que nous devons rechercher notre force et notre appui afin de progresser dans la sainteté à laquelle il nous appelle. La pauvreté du cœur est aussi une condition nécessaire pour vivre les autres béatitudes.
  2. Il est intéressant de remarquer que certaines des béatitudes ne consistent pas en des actes précis mais plutôt en des attitudes du cœur. Le Seigneur nous enseigne par cela que la sainteté n’est pas seulement le fruit de certains actes que je pose mais découle aussi de l’esprit avec lequel je les accomplis. Si le bien que j’accomplis pour Dieu et pour mon prochain n’est pas empreint de pauvreté de cœur, de douceur, de miséricorde, d’un cœur pur, mes bonnes œuvres manqueront de quelque chose d’essentiel pour grandir en sainteté. Je peux réaliser des bonnes œuvres mais peut-être sans compter sur la grâce de Dieu, par exemple, ou poser un acte bon mais sans douceur. Je peux aussi agir par obligation ou rechercher un profit personnel plutôt que le bien de mon prochain. Le Seigneur nous invite à lancer nos filets mais avec un cœur bien disposé.
  3. La sainteté n’est pas non plus une passivité sans engagement. Le Seigneur me sanctifie par sa grâce mais il m’invite à poser des actes concrets qui engagent ma personne. Il a besoin de ma collaboration. Il m’invite à être un artisan de paix, à accomplir des gestes de miséricorde, à verser des larmes mais aussi à pleurer avec ceux qui pleurent, à consoler. Ne remettons pas indéfiniment à demain le bien que nous pouvons faire aujourd’hui pour Dieu et pour notre prochain. « Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent » nous dit le Seigneur dans l’Évangile de saint Matthieu (Mt 7, 13).

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, j’écoute à nouveau aujourd’hui ton appel à la sainteté. Je sais que tu ne me demandes jamais quelque chose sans m’en donner les moyens. Je suis pauvre et petit mais ta grâce est abondante. Merci, Seigneur, pour ton amour et ton soutien sur ce chemin vers la sainteté. Je veux renouveler dès maintenant mon engagement à rechercher la sainteté en t’offrant un cœur mieux disposé. Donne-moi la grâce de vivre les attitudes du cœur que tu me recommandes dans les béatitudes et les mettre en pratique dans ma vie quotidienne.

Résolution

Choisir l’une des béatitudes et m’engager à la vivre concrètement dans la journée ou demander au Seigneur la grâce de la sainteté dans un moment de prière avec lui.

31/10/2026

La Toussaint - Commencer à comprendre en 5'8'' (et c'est fou !)

 

« Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé »

 Samedi 31 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 14, 1.7-11

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Prière

Seigneur, montre-moi la meilleure place.

Demande

Voir avec les yeux du Christ.

Réflexion

  1. Lorsque Jésus parle des noces, il fait référence aux noces de l’Agneau, à l’entrée dans le Royaume des cieux, au bonheur éternel. Cette place, ce n’est pas la place selon nos honneurs et nos protocoles humains, mais c’est l’attitude du cœur et de vie. Les invités, ce sont nos prochains. Le maître des noces, c’est Dieu lui-même, celui qui sonde les reins et les cœurs, le plus profond de nos pensées, de nos intentions, ce que personne ne voit : « Il rendra à chacun selon ses œuvres. » (Rm 2, 5-7 ; cf. Jb 34, 11 ; Ps 62, 12 ; Pr 24, 12 ; Ec 3, 17)
  2. L’homme est de passage sur cette terre, sa place est au ciel. Apprendre à me regarder sous le regard de Dieu, c’est découvrir ma vraie place : cette place qu’il a réservée pour moi, pour mon bonheur éternel. C’est ce rêve qu’il a fait de ma vie, de mon futur éternel de joie avec lui en sa présence. Est-ce que je m’arrête de temps en temps pour parler avec le Christ de ce moment de mon arrivée au ciel, de son regard posé sur moi avec amour ?
  3. L’Évangile nous invite à un changement de critères et de choix, c’est-à-dire à la conversion. Vivre dans cette dimension – dans la vraie dimension de notre vie – nous permet de dire avec saint Paul : « Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ. » (Ph 3, 8) Changer sous le regard du Christ, se laisser interpeller par sa Vérité, son Chemin et sa Vie.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, apprends-moi à vivre sous la bonté de ton regard, que toutes mes décisions, mes actions, mes paroles soient un reflet de mon profond désir de te rencontrer, le regard pur et lumineux. Et pouvoir proclamer : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. » (Mt 5, 8)

Résolution

Vivre ma journée comme si c’était la dernière de ma vie terrestre, en pensant que la place du banquet éternel m’attend.
Un témoignage qui peut nous accompagner : Joseph Fadelle : « J’ai tout gagné avec le Christ ! »

30/10/2026

Pourquoi aller au cimetière ?

 


Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ?

 Vendredi 30 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 14, 1-6

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse.

Prière

Seigneur, je crois fermement en toi. Je crois que tu es présent ici, à côté de moi, au moment où je me mets en ta présence. J’espère en toi. J’espère en ta vie éternelle. J’ai confiance que tu vas me guider aujourd’hui vers cette vie éternelle. Ô Seigneur, je t’aime. Par-dessus toute chose. Plus que moi-même. Mais augmente en moi cet amour. Donne-moi de n’aimer que toi, et d’aimer tes créatures parce que toi tu les aimes.

Demande

Seigneur, guéris-moi de mon péché !

Réflexion

  1. « (…) et ces derniers l’observaient. »
    Jésus est un homme fort, solide, sans crainte du jugement des autres. Voilà que l’invite un chef des pharisiens : non pas pour lui demander un conseil, mais pour pouvoir le juger, le voir enfreindre le sabbat. Quelle traîtrise de la part du pharisien ! Mais Jésus le sait bien, il connaît le cœur des hommes. Et pourtant il accepte. Pourquoi ? Parce qu’il ne craint pas. Son cœur reste fermement ancré dans la volonté du Père. Il a une mission sur la terre, et il la remplira par amour pour le Père et pour nous. Quel qu’en soit le prix. Et c’est lui qui prend donc l’initiative et interroge les pharisiens.
    Quelle force et sûreté en Jésus : un homme d’une seule pièce. Demandons-nous : suis-je moi aussi un chrétien d’une seule pièce, un disciple ferme dans sa foi, même au milieu de non-croyants ? Ma force viendra, comme pour le Christ, de savoir que j’ai sur la terre, moi aussi, une mission.
  2. « Jésus le guérit et le laissa aller. »
    Il guérit l’homme malade, sans attendre la réponse des pharisiens. Parce que c’est sa mission : guérir les malades, annoncer aux pauvres le Royaume des cieux. Pourtant, ce que Jésus voudrait le plus guérir, c’est le cœur endurci des personnes présentes. Il connaît leur intérieur, voit leur fermeture d’esprit, et sait qu’elle les conduira au refus du salut, à la condamnation éternelle ! Dieu est amour et le cœur de Jésus brûle du désir de sauver aussi ces pharisiens. Il veut les rejoindre au fond de leur étroitesse. Voilà pourquoi il continue à les interroger : il essaie de leur montrer la vérité.
    Et pourtant les pharisiens gardent le silence. Parmi eux, il y a aujourd’hui tous ceux qui ferment les yeux sur la radicalité de l’Évangile, sur la misère morale, spirituelle et matérielle de leur prochain. Suis-je l’un d’eux ?
  3. Hydropiques et pharisiens
    La longue spiritualité chrétienne voit chez les hommes deux grands défauts dominants : la sensualité et l’orgueil. Faire passer son corps et son plaisir avant Dieu, ou faire prévaloir sur lui son propre « moi ».
    Cet Évangile nous présente également deux figures de malades. Le malade du corps (l’hydropique) et les malades de l’âme (les pharisiens). Les deux sont objet de l’amour infini de Dieu incarné en Jésus-Christ, qui veut les guérir et qui fera tout pour leur éviter la mort éternelle.
    Suis-je plutôt pharisien, imbu de moi-même et de mes opinions ? Ou bien hydropique, habitué à me concéder tous les plaisirs possibles aux dépens de mes proches. Dans tous les cas, je dois me confier pleinement en Jésus-Christ qui peut et veut me sauver, me guérir, si je m’ouvre à lui.

Dialogue avec le Christ

Ô mon Jésus, je te rends grâce de me regarder avec tant de bonté, de vouloir me guérir, me sauver, me libérer de mon orgueil et de ma sensualité. Que tu es grand dans ta bonté ! Ta force intérieure et ton immense amour m’attirent vers toi. Prends-moi auprès de toi, aide-moi, car je suis pécheur et mesquin. Jésus, mon Roi, je veux travailler à l’extension de ton Règne. Conquiers aujourd’hui un peu plus de mon cœur et de ma vie. Que ton Règne vienne à travers moi dans ma famille, au travail, partout !

Résolution

Je sens que le Seigneur me demande de lui offrir cet aspect de ma vie à la fin de ma prière ; aujourd’hui j’en demanderai la grâce au Seigneur : « Aide-moi à t’ouvrir cet aspect de ma vie, à te faire entrer dans cet endroit de mon cœur. »

29/10/2026

Où sont nos défunts ?

 


« Il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem »

 Jeudi 29 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 13, 31-35

En ce jour-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme. Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.
Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Prière

Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout.

Demande

Seigneur, ouvre mes yeux pour te reconnaître comme mon Dieu, la seule chose essentielle de ma vie.

Réflexion

  1. Saint Luc commence la vie publique de Jésus par cette prophétie : « Il m’a envoyé (…) annoncer aux aveugles qu’ils retrouveront la vue. » (Lc 4, 18) Et les gens se demandent : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » (Lc 4, 22) Nous voici maintenant au chapitre 13 du même Évangile où Jésus accomplit des miracles en abondance. Et pourtant les gens sont toujours aveugles et ne se rendent pas compte qui est celui qui leur parle ; Hérode, qui veut le tuer, comme un simple homme, un fauteur de troubles. Les pharisiens aussi qui lui conseillent de fuir comme un simple homme. Que répond alors Jésus ? Qu’il est un prophète et que les plans des hommes ne sont rien en comparaison de la mission du prophète.
  2. En s’adressant aux foules, à son peuple choisi, chéri, Jésus va plus loin. Ce n’est pas suffisant d’être un prophète pour eux. Il parle en tant que Dieu, créateur aimant ignoré, délaissé par ses créatures. C’est le cœur infiniment miséricordieux du Père qui parle en Jésus aux foules. Et ces foules ne le reconnaissent pas. Même quand elles l’acclameront le jour des Rameaux, en disant : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » Elles le suivront comme un prophète, le tueront comme de nombreux prophètes avant lui, mais ne croiront pas en lui comme Dieu.
  3. À quel point en suis-je de ma foi ?
    Comme Hérode : Jésus – et la vie chrétienne qu’il me propose – n’est qu’un homme parmi d’autres. La prière, une activité parmi tant d’autres, la messe un de mes nombreux engagements, la foi une option parmi d’autres.
    Comme les foules : Jésus est certes un prophète qui dérange et attire à la fois. Parfois je le suis, parfois je le nie. Mais toujours depuis ma perspective, mon initiative. C’est moi qui dirige ma vie et le Christ est l’une des inspirations dont je me sers.
    Je me laisse alors toucher par ces mots du Christ : « Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! » (Mt 23, 37) Dieu est le seul critère, le point de départ de ma vie, le sens de mes décisions.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, j’entends résonner en moi tes paroles. Je sens combien je suis loin de te reconnaître comme mon Dieu. Et pourtant tu continues à m’appeler, sans te fatiguer, sans renoncer à me faire revenir à toi. Je désire tant vivre à partir de toi, vivre pour toi, te reconnaître comme mon Dieu et Seigneur. Accorde-moi cette grâce d’une vision de foi.

Résolution

Aujourd’hui je chercherai le Christ dans chaque décision, même les plus pratiques et concrètes, en me disant : « Quelle est la vision de Dieu sur ma décision ? »

28/10/2026

Les fins dernières, c'est quoi ?

 


« Il passa toute la nuit à prier Dieu »

 Mercredi 28 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 6, 12-19

En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

Prière

Merci, Seigneur, pour les apôtres, les colonnes de ton Église,
Sois béni pour Pierre, humble pêcheur de Galilée,
Sois béni pour André, le premier appelé,
Sois béni pour Jacques qui attire tant de pèlerins à Compostelle,
Sois béni pour Jean qui a reposé sur ton Cœur,
Sois béni pour Philippe qui nous invite : « Viens, et vois » (Jn 1, 46),
Sois béni pour Barthélemy, que Jésus appelle sous le figuier,
Sois béni pour Matthieu, évangéliste et apôtre qui a laissé son métier de publicain,
Sois béni pour Thomas qui passe de l’incrédulité à l’une des plus belles professions de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 28),
Sois béni pour Jacques, fils d’Alphée,
Sois béni pour Simon le Zélote,
Sois béni pour Jude.

Demande

Seigneur, donne-nous, comme la foule, de partir à ta recherche sans cesse, d’avoir le désir de t’entendre et d’être guéri par toi ! Aie pitié de nous qui ne sommes rien sans toi !

Réflexion

  1. « En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier et il passa toute la nuit à prier Dieu. »
    C’est tout un enseignement sur la prière que nous offre ce verset de la Bible ; un enseignement de persévérance : la prière s’exerce dans la durée, ce n’est pas rien l’exemple que nous donne Jésus, toute une nuit de prière ! Un enseignement de prudence : le priant s’isole pour ne pas être distrait, loin des hommes, loin des affaires et… loin des notifications des téléphones portables ! Saint Cyrille nous donne le commentaire suivant : « Persévérer dans la prière, en nous tenant à l’écart, dans le secret, loin des regards des hommes, séparé de toutes les préoccupations du monde, afin que notre esprit puisse s’élever librement sur les sommets de la contemplation divine. »
  2. « Jésus descendit de la montagne (…) »
    Jésus descend pour trouver les malades et les infirmes qui ne peuvent pas le rejoindre au sommet de la montagne. Il va sans cesse à la rencontre de la profondeur de notre misère. D’abord, il descend du ciel et prend chair de la Vierge Marie. Puis, après sa Résurrection, il descend jusqu’aux enfers pour chercher les habitants des limbes. Jésus, le bon Pasteur, ne cesse de descendre et de s’abaisser pour venir nous chercher. Et le salut, comme la guérison, est proposé à tous : « (…) une force sortait de lui et les guérissait tous ».
  3. Jésus établit tout un cercle autour de lui pour que le salut se propage très loin : les apôtres, les disciples, la foule. « Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze (…) » Jésus appelle chacun des apôtres par son prénom. C’est un appel unique et intime, en même temps qu’un choix souverain – « C’est moi qui vous ai choisis » (Jn 15, 16) – que Jésus s’est acquis par sa Passion, ses souffrances et sa mort.
    L’évangéliste Marc précise : « Il en institua douze pour qu’ils soient avec lui. » (Mc 3, 14) Avant toute mission apostolique, il s’agit pour les apôtres d’être avec Jésus.

Dialogue avec le Christ

Quel réconfort de savoir, Seigneur, que tu as passé, lors de ta vie terrestre, de longues heures en prière, la nuit, pour nous ! Si la nuit nous nous réveillons, nous pouvons ainsi te rejoindre, adressant au Père nos prières – ne serait-ce qu’une phrase – unies aux tiennes, en communion avec tous les priants de la nuit, moines et moniales. Merci, Seigneur, pour cette union des cœurs et des âmes dans la prière !

Résolution

Je prendrai un moment aujourd’hui pour faire un point sur ma prière : comment est-ce que je prie ? Avec quelle persévérance et quelle attention ? Combien de temps je consacre à ma relation à Dieu et avec quelle fréquence ?