Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

25/04/2026

Saint Marc, sa vocation, sa mission et son Évangile

 Samedi 25 avril 2026

Évangile selon saint Marc 16, 15-20

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

Prière

En ce jour de la fête de saint Marc, nous pouvons dédier ce temps de prière à méditer sur la personne de Marc, sa vocation, sa mission, son Évangile.
Fais-nous, Seigneur, connaître ton disciple, ton évangéliste. Comme lui, donne-nous la grâce de te connaître, de te suivre, de t’aimer et de t’annoncer par notre vie et notre amour. Seigneur, tu l’as aimé, guidé, inspiré. En regardant sa personne et sa vie, je découvre aussi comment ta grâce agit dans ma propre vie.

Demande

Seigneur, comme saint Marc, fais que je puisse te rencontrer, te parler, t’écouter, me laisser guider et inspirer. Fais que j’expérimente ton amour, ta Résurrection. Fais que ma vie se transforme en joie et en annonce de ta Bonne Nouvelle.

Réflexion

Prenons le temps, la Bible en main, de nous pencher sur les références du Nouveau Testament où il est question de Marc ; méditons sur ce que cela nous dit de sa personne.

  1. Jean ou Marc
    Parfois il est présenté avec les deux noms : un nom hébreux, Jean, et un nom romain, Marc (cf. Ac 12, 12). Marc était le cousin de Barnabé (cf. Col 4, 10).
    La mère de Marc, Marie, offrit sa maison de Jérusalem comme lieu de rencontre des chrétiens (Ac 12, 12). Certains pensent que le jeune homme, au Jardin des oliviers qui n’avait qu’un drap pour tout vêtement et que les soldats ont voulu saisir (cf. Mc 14, 51), est Marc car c’est le seul évangéliste à préciser ce détail.
    Il était très lié à Pierre, qui l’appelle « mon fils » (1 P 5, 13).
    Vers l’an 44, Barnabé emmène avec lui Marc de Jérusalem à Antioche. Paul était aussi avec eux (cf. Ac 12, 25).
    À Pergé en Pamphilie, Marc refuse de poursuivre la route et retourne à Jérusalem (Ac 13, 13). C’est pour cette raison que Paul ne souhaite plus l’avoir comme compagnon dans le second voyage missionnaire ; il se détache aussi de Barnabé qui insistait pour emmener son cousin (Ac 15, 36-40).
    Entre les années 61 et 63, Marc apparaît à Rome, aux côtés de Paul, prisonnier (Col 4, 10 ss ; Phm 24).
    La première Lettre de Pierre rappelle aussi ces dates à Rome (cf. 1 Pi 5, 13). Il a probablement dû voir les horreurs de la persécution initiée par Néron contre les chrétiens de Rome en 64 ainsi que le martyre de l’apôtre Pierre. Après la mort de Pierre, Marc retourne en Orient.
    Paul prie Timothée d’accompagner Marc à Rome (2 Tm 11). Il y retourna, mais on ne sait pas si c’est avant ou après le martyre de Paul. Il y termina son Évangile et le publia.
  2. « Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. » (Mc 1, 1)
    Après avoir contemplé la personne de Marc, nous pouvons nous arrêter sur cette phrase par laquelle il débute son Évangile. C’est Jésus, le Fils de Dieu, la Bonne Nouvelle qui a changé sa vie, et Marc veut nous la transmettre. Il ne veut pas seulement nous raconter des faits. Il veut nous faire entrer dans la joie.
    Nous pouvons lire en parallèle les versets de la première Lettre de saint Jean (1 Jn 1, 1-4).
  3. L’Évangile d’aujourd’hui est la fin de l’Évangile de Marc
    Nous pouvons nous arrêter et contempler ou Jésus dans sa gloire (cf. Mc 16, 19) ; ou la joie des disciples annonçant l’Évangile par tout la terre (cf. Mc 16, 20).

Dialogue avec le Christ

Seigneur, comme saint Marc, je veux t’aimer, je veux te suivre et t’annoncer. Quelle est mon expérience de toi ? Quelle est mon expérience de ta Résurrection ? Quelle est mon expérience de ton triomphe sur le péché et sur la mort ? De ta gloire ? Fais que je conserve tout cela en mon cœur et que ma vie annonce ta Bonne Nouvelle.

Résolution

Je prendrai du temps pour faire une lecture continue de l’Évangile de saint Marc.

24/04/2026

Cet événement fut prédit 600 ans avant les faits !

 


Se nourrir du Corps et du Sang du Christ

 Vendredi 24 avril 2026

Évangile selon saint Jean 6, 52-59

En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

Prière

« Père saint, nourris-nous de l’Incarnation de ton Fils : les choses merveilleuses qu’il a opérées, prêchées, endurées. Moi donc, Père, l’un de vos enfants, bien que d’ailleurs indigne, grand par les années, mais très petit en mérites, affamé et besogneux, je te demande de me nourrir. Me voici bien affamé, ô notre Père ; daignez donc, Père saint, ouvrir les entrailles de votre miséricorde. » (Adaptée d’une prière de saint François de Sales, Dieu et ses poètes, Pierre Haïat, Desclée de Brouwer, 1987)

Demande

Seigneur, que je découvre la façon dont tu me nourris de ton Corps et de ton Sang aujourd’hui.

Réflexion

  1. Seigneur, si je ne mange pas ta Chair et je ne bois pas ton Sang, alors tu n’es pas en moi ?
    Nous avons maintenant rejoint tant de personnes qui vivent un long jeûne eucharistique : ceux qui ne peuvent pas s’approcher des sacrements à cause de la distance géographique, emprisonnement dans des pays sans liberté religieuse, manque de connaissances ou conditions nécessaires, maladie… Dieu ne pourrait pas les priver de sa présence dans leur vie, tout comme il ne nous prive pas de sa présence dans notre existence. Le Seigneur ne se limite pas à une seule manière de nous nourrir de sa Chair et de son Sang. Il nous aime, et quel Père pourrait être témoin de la faim et de la soif de ses enfants sans leur donner à manger ?
  2. Je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire.
    Notre question s’élargit alors : « Seigneur, comment me nourrir de ta vie aujourd’hui si je ne peux pas te recevoir dans l’Eucharistie ? Thérèse de Lisieux peut nous inspirer. À son époque, la communion se recevait peu fréquemment. C’était la prieure ou le confesseur qui décidait quand elle pouvait recevoir l’Eucharistie. Thérèse écrit dans son acte d’offrande : « Ah ! Je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire mais, Seigneur, n’êtes-vous pas le tout-puissant ? Restez en moi comme au tabernacle ; ne vous éloignez jamais de votre petite hostie. » Nous pouvons prier avec elle, entrer dans son désir d’Eucharistie.
  3. Quel désir ?
    Thérèse ne reste pas dans le rêve de l’Eucharistie. Elle s’offre à Dieu comme tabernacle. Jolie tournure de phrase ou audace ? Si nous entrons dans son désir, alors avec une foi inébranlable, elle rappelle à son Seigneur qu’il est tout-puissant ; que les sacrements ne sont pas nécessaires pour qu’il soit présent dans sa vie. Ensuite, elle demande non seulement à être nourrie par son Seigneur, de manger sa Chair pour qu’elle vive de lui mais elle ose aussi demander d’être un tabernacle, le lieu où Dieu se rend présent à ses proches.
    Le Seigneur veut nous nourrir mais pourquoi désirons-nous nous nourrir de lui ? Avec Thérèse, nous pouvons nous offrir à lui pour qu’il vive dans nos choix, nos paroles, nos actes quotidiens.

Dialogue avec le Christ

Reprendre la prière de Thérèse de Lisieux et la formuler avec nos propres mots.
Reprendre l’Évangile et entrer en dialogue avec le Christ dans ce discours, à partir d’une phrase qui m’interpelle, par exemple : « Jésus me dit : Amen, amen, je te le dis : si tu ne manges pas ma chair, et si tu ne bois pas mon sang, tu n’auras pas la vie en toi. Seigneur, comment peux-tu nous donner ta chair à manger aujourd’hui ? »

Résolution

Si dans ma prière, j’ai senti le besoin d’accroître mon désir d’Eucharistie, faire un acte de communion spirituelle ; ou si ma prière s’est centrée sur le besoin de me nourrir de la Chair et du Sang du Seigneur, chercher un lieu aujourd’hui pour laisser le Christ se rendre présent en moi.

23/04/2026

La foi chrétienne est vraie, belle et incomparable !


 

Le Pain vivant

 Jeudi 23 avril 2026

Évangile selon saint Jean 6, 44-51

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui- là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Prière

Seigneur, ouvre mon cœur à ta Parole. Apprends-moi à te reconnaître comme celui qui se donne en nourriture pour mes frères et sœurs. Que cette méditation ravive en moi le désir de te recevoir et de vivre avec ceux qui m’entourent des relations empreintes de bienveillance et de véritable fraternité.

Demande

Seigneur, accorde-moi de vivre chaque communion avec une confiance profonde et filiale et que je renouvelle chaque jour ma réponse à te suivre généreusement.

Réflexion

  1. « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire (…) »
    Avant même que nous ne nous mettions en chemin, Dieu a posé son regard sur nous et nous appelle. Ce n’est pas notre mérite qui nous rapproche de Jésus, c’est la grâce qui attire doucement et nous invite à répondre librement et généreusement à cet appel. « Le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme, car l’homme est créé par Dieu et pour Dieu ; Dieu ne cesse d’attirer l’homme vers lui, et ce n’est qu’en Dieu que l’homme trouvera la vérité et le bonheur qu’il ne cesse de chercher. » (Catéchisme de l’Église catholique, 27)
    Jésus, que j’entende ton appel en moi au plus profond de mon âme. Que la certitude de ton désir et de ton amour pour moi fasse naître en moi une joie et une confiance renouvelée en toi et en la vie que tu m’as donnée.
  2. « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel. »
    Jésus ne se contente pas d’être un guide ou un modèle : il se fait pain. Il veut être « assimilé », pour que nous puissions devenir davantage semblables à lui. Jésus devient nourriture, unissant sa vie à la nôtre de la manière la plus intime qui soit. C’est une vérité qui scandalise les autorités juives et elle est difficile à accepter pour eux. L’expérience qu’ils ont de Jésus, ses mots, ses miracles et ses gestes ne leur suffisent pas pour croire en lui.
    Jésus, que je reçoive l’Eucharistie avec une foi vive, pleinement conscient que c’est véritablement toi qui te donnes à moi.
  3. « Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
    Jésus se donne jusqu’au bout, par amour. À chaque messe, nous entrons dans ce mystère qui est ouvert et offert à tout être humain. Notre baptême nous donne la grâce et la mission de participer au don total que le Christ fait de lui-même pour notre salut, notre vie éternelle. Le baptême fait de nous des témoins qui n’hésitent pas à partager la joie et la paix du Christ. Nous sommes appelés à inviter notre prochain à découvrir le Christ et son amour personnel.
    Jésus, que je sois courageux et confiant et que mon témoignage puisse aider d’autres personnes à te rencontrer. Que ce soit toi qui vives, travailles et pries en moi.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, Pain de vie, tu t’es donné pour que nous vivions. Je te confie tous ceux que je rencontrerai aujourd’hui. Donne-moi un cœur généreux. Dissipe mes peurs ou mes doutes. Apprends-moi à me laisser nourrir par toi pour te porter aux autres. Amen.

Résolution

Je prie aujourd’hui un Notre Père pour une personne que je viens de rencontrer, une personne que je ne connais pas mais qui est aussi bien-aimée du Père.

22/04/2026

La conversion incroyable d'André Frossard !


 

Seigneur, viens me rassasier et étancher ma soif !

Mercredi 22 avril 2026 

Évangile selon saint Jean 6, 35-40

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Prière

Dieu notre Père, j’ai besoin de ta lumière pour comprendre la portée des paroles de Jésus dans ma vie. Tu veux que les paroles de Jésus m’éclairent. Peux-tu m’envoyer ton Esprit Saint, pour qu’il me remplisse de sa lumière ? Je veux entendre ce que Jésus veut me dire aujourd’hui. Je veux recevoir ce qu’il veut me donner aujourd’hui. Je veux le suivre et faire en tout sa volonté, car je sais qu’il veut mon bien.    

Demande

Jésus, viens combler ma soif et ma faim. Viens me remplir de ta vie !

Réflexion

  1. Des personnes qui avaient vécu le miracle de la multiplication des pains et des poissons retrouvent Jésus à Capharnaüm et lui demandent d’accomplir un signe miraculeux qui prouverait qu’il est l’envoyé de Dieu. Ils donnent en exemple la manne, le « pain du ciel », dont Dieu avait gratifié le peuple d’Israël dans le désert. La réponse de Jésus est étonnante. Il leur dit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » C’est une allusion claire à ce qu’a vécu le peuple de Dieu pendant ses quarante années de purification au désert et qui a précédé son entrée dans la Terre promise. Ce peuple dépendait entièrement de Dieu pour vivre. Tous les jours, il recevait le don miraculeux de la manne, qui se déposait sur la surface du désert lorsque la rosée du matin séchait. Dieu leur procurait également de l’eau pure, même au milieu d’endroits asséchés.
    Avec cet épisode en mémoire, nous comprenons mieux ce que voulait dire Jésus en déclarant qu’il est le vrai pain du ciel, qui répond à notre faim de l’essentiel. Seul lui peut rassasier notre soif. Je dispose peut-être de toute la nourriture et de l’eau dont mon corps a besoin… mais de quoi ont faim et soif mon âme et mon cœur ?
  2. Les Juifs à Capharnaüm demandaient à Jésus un signe miraculeux pour croire en lui.  Jésus leur répond : « Vous [en] avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. » De fait, ces personnes avaient déjà assisté à un signe miraculeux prodigieux : la multiplication des pains et des poissons. Et, malgré cela, ils ne croyaient toujours pas que Jésus était l’envoyé de Dieu.
    Est-ce que, moi aussi, je mets en doute des vérités que Dieu m’a déjà révélées ? Jésus les rassure : s’ils viennent à lui et accueillent le don de la foi, ils seront accueillis à bras ouverts : « Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. » Est-ce que j’accueille le don de la foi en Jésus que Dieu le Père veut me donner ?
  3. Jésus leur dit : « Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »  
    Celui qui nous donne le vrai pain du ciel est Dieu le Père : il nous donne Jésus, pain descendu du ciel.  Jésus répond à nos besoins vitaux : il rassasie notre faim et notre soif de l’essentiel. Et l’essentiel, c’est être rempli de vie, dès maintenant dans nos occupations quotidiennes… et de pouvoir vivre pour toujours. C’est cela que Jésus nous offre ! Il nous promet que, si nous le voyons, si nous fixons notre regard sur lui et si nous croyons en lui, il nous comblera de sa vie dès maintenant. Et, en plus, il nous ressuscitera pour la vie éternelle au ciel. Est-ce que je veux être comblé de la vie que Jésus m’offre ? Suis-je prêt à laisser de côté le superflu pour chercher en Jésus la réponse à ma faim et ma soif de l’essentiel ? 

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu connais les besoins profonds de mon cœur et de mon âme. Tu sais de quoi j’ai vraiment faim et soif. Aide-moi à ne pas me laisser distraire ou désorienter par des choses superflues. Aide-moi à rechercher l’essentiel : être rassasié de la vie que toi seul peux me donner ! Jésus, j’ai faim de toi. Donne-moi ton pain du ciel ! Jésus, j’ai soif de toi. Viens étancher la soif de mon âme ! Jésus, je veux être débordant de vie, ici sur la terre et pour le reste de l’éternité ! Aide-moi à suivre ton chemin pour que je puisse y parvenir !

Résolution

Je présenterai à Jésus l’un de mes désirs profonds… en lui demandant d’y répondre selon la volonté de son Père.

21/04/2026

Le miracle de Vilakkannur : impossible à expliquer, impossible à reproduire !


 

Le Pain de vie

 Mardi 21 avril 2026

Évangile selon saint Jean 6, 30-35

En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Prière

Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.

Demande

Viens, Esprit Saint, calmer mon esprit pour me rendre disponible intérieurement à la Parole qui illumine mes habitudes et mes certitudes. Avive ma faim du Pain de vie !

Réflexion

  1. « Quel signe vas-tu accomplir (…) ? »
    La plupart d’entre nous – qui lisons cette méditation de Regnum Christi – avons sans doute grandi dans la foi chrétienne. Beaucoup de choses nous semblent acquises : l’Eucharistie, la messe, la présence réelle… Tout cela nous est familier. Parfois trop. Lorsque je prends le temps d’y réfléchir, je découvre combien je me suis parfois habitué à l’extraordinaire et peux, moi aussi, demander des signes pour croire.
    Je repense à cette jeune fille d’origine orientale entrant pour la première fois dans une chapelle d’adoration. Elle observait en silence les personnes agenouillées sans comprendre ce qui se passait. Ses questions et son regard extérieur m’obligeaient à redécouvrir l’immensité de ce que nous vivions : Dieu présent, réellement présent, dans le silence.
    En ce début de prière, je m’émerveille de pouvoir me mettre en présence du Seigneur pour lui parler et l’écouter.
  2. Le Pain de la vie
    Si j’avais entendu Jésus dire, de sa propre voix : « Moi, je suis le pain de la vie », aurais-je accueilli ces paroles sans résistance ? Rien n’est moins sûr. Parce qu’elles dépassent notre compréhension. Elles demandent d’ouvrir un espace intérieur où Dieu peut à nouveau nous émerveiller.
    Lorsque je relis l’Évangile, je constate que Jésus n’a jamais cherché à atténuer son propos. Le pain consacré est son Corps ; le vin est son Sang. Le Concile de Trente l’a exprimé clairement : la substance du pain devient la substance du Corps du Christ ; celle du vin devient son Sang. C’est ce que l’Église appelle transsubstantiation : un mot précis pour un mystère réel.
    La différence entre un signe et une présence réelle m’aide à comprendre : une photographie d’un être cher, c’est un signe. Ses bras autour de moi, c’est sa présence véritable. De la même manière, l’Eucharistie n’est pas une image : c’est Jésus lui-même.
    Cette présence ne répond pas seulement à une logique théologique, mais aussi à une logique d’amour. Les époux dans leur amour cherchent l’union, la communion, « ne faire plus qu’un ». On dit parfois aussi avec affection à un enfant à qui on fait un câlin « je vais te manger de baisers ».  
    Jésus nous a laissé l’Eucharistie pour rendre possible cette union, ce désir de communion : il se fait nourriture, il se laisse manger. Il choisit le chemin le plus humble, le plus simple… et le plus bouleversant. À ce moment de la méditation, je laisse remonter en moi ce que ces vérités éveillent : étonnement, gratitude, désir de croire davantage, prise de conscience de mes habitudes, envie de revenir à l’essentiel.
  3. La communion spirituelle : le désir qui ouvre le cœur
    Lorsque nous ne pouvons pas recevoir Jésus sacramentellement, l’Église nous rappelle la beauté de la communion spirituelle, que le Concile de Trente définit comme un ardent désir du Pain céleste, soutenu par une foi vivante, qui nous rend participants des grâces du sacrement.
    Les fruits de cette communion sont les mêmes que ceux de la communion sacramentelle : elle soutient, fortifie, répare, réjouit. Elle nous unit intérieurement au Christ au point de pouvoir dire : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. » (Ga 2, 20)
    Lorsque je réfléchis à tout cela, je réalise que Jésus me demande d’entrer dans un mystère qui dépasse mon intelligence mais rejoint profondément mon cœur : un mystère où il se donne, où il demeure, où il veut m’unir à lui.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je me tiens devant toi avec un cœur qui veut croire davantage. Aide-moi à ne jamais m’habituer à l’Eucharistie. Rends-moi capable d’étonnement, d’action de grâce, d’adoration. Montre-moi ce que ta présence réelle veut changer aujourd’hui dans ma vie : ma manière d’aimer, de pardonner, de choisir, de te suivre. Jésus, Pain de vie, viens combler mon cœur affamé. Reste avec moi, Seigneur !

Résolution

Aujourd’hui, je choisis un geste concret pour nourrir cette prise de conscience :

  • faire un moment d’adoration,
  • vivre une communion spirituelle bien consciente,
  • prendre un court temps d’action de grâce après la messe,
  • relire un passage sur l’Eucharistie,
  • ou simplement prendre quelques minutes en silence pour laisser descendre en moi cette vérité : « Jésus est réellement présent dans l’Eucharistie. »

Prière pour une communion spirituelle de saint Alphonse de Liguori :
« Mon Jésus, je crois à votre présence dans le très Saint Sacrement. Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon cœur : venez-y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu, et je m’unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j’aie jamais le malheur de me séparer de vous. »

20/04/2026

LES SECRETS DU CURÉ D'ARS

 


Le Pain qui demeure

Lundi 20 avril 2026 

Évangile selon saint Jean 6, 22-29

Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.
Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

Prière

Seigneur Jésus, comme la foule de l’Évangile qui va à ta recherche, je viens à toi. Je laisse derrière moi les agitations et les préoccupations de cette journée pour me tourner vers toi et chercher en toi le Pain qui me rassasie.

Demande

Notre Père, donne-nous aujourd’hui notre Pain de ce jour, Jésus ton Fils, notre Seigneur.

Réflexion

  1. «Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd (…) »
    Vendredi dernier, nous avons lu l’ouverture de ce chapitre 6 de saint Jean où Jésus multiplie cinq pains et deux poissons pour nourrir une foule de cinq mille hommes. Après avoir contraint ses disciples à traverser la mer en barque et avoir passé une grande partie de la nuit en prière, il accomplit lui-même la traversée en marchant sur les eaux. Enfin, la foule, ne voyant plus le Seigneur, traverse, elle aussi, la mer à sa recherche. L’ayant retrouvé, elle est accueillie par ces étranges paroles : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. » Jésus ne leur reproche pas de le chercher – au contraire ! – ni d’avoir mangé les pains puisque c’est lui qui les a nourris de sa propre initiative. Il invite plutôt ses disciples enthousiastes à le chercher d’une manière plus profonde.
  2. « Travaillez (…) pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle. »
    Une fois mangé, le pain ne rassasie plus. Il a comblé notre faim et ne peut plus servir à nouveau. C’est une « nourriture qui se perd ». Il en va de même avec toutes les autres choses matérielles qui couvrent nos désirs. Nous en avons besoin et le Christ le sait – n’a-t-il pas nourri la foule ? – mais elles ne sont que passagères. Notre cœur est fait pour quelque chose de plus grand et de plus beau, quelque chose qui, une fois reçu, non seulement comble mais demeure et qui, au lieu de se perdre, se rend encore plus accessible. On croirait réécouter la réponse du Christ à la première tentation dans le désert : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Mt 4, 4)
  3. « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
    Tout ce chapitre 6 se déroule sur un fond pascal : « La Pâque, la fête des Juifs, était proche » (Jn 6, 4), comme on le lit au début du chapitre. Le peuple a mangé le pain multiplié par le Christ, comme un nouveau repas pascal et une nouvelle manne. Il a traversé la mer à la suite du Seigneur, comme Israël la Mer Rouge avant de rencontrer son Dieu sur le mont Sinaï. Enrichie par cette perspective, la question sur l’œuvre de Dieu prend une nouvelle profondeur. L’œuvre de Dieu par excellence dans l’Ancien Testament est la Pâque, la libération d’Israël par la main puissante de Dieu. Les Israélites participaient à cette œuvre spécialement en la commémorant pendant le repas pascal. Mais le Christ ne répond pas de cette manière. Non, il parle d’une nouvelle œuvre de Dieu, plus grande encore que la première libération. Il parle d’un nouveau repas, une nourriture qui ne se perd pas. «L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
    On comprend l’impression et les objections que cette réponse a pu causer auprès de ses auditeurs : qui est donc celui qui se présente comme la nouvelle œuvre de Dieu, la nourriture qui donne la vie éternelle ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu es le Pain de vie, la Parole qui vient de la bouche de Dieu, le Dieu qui nous sauve. Tu sais que je te suis parfois plus pour ce que tu me donnes que pour ce que tu es. Aide-moi à mettre en toi toute mon espérance et à chercher en toi le Pain qui me comble et qui demeure.

Résolution

Aujourd’hui, si je n’ai pas l’occasion de participer à la messe, je fais une communion spirituelle, en prenant quelques instants de silence et en demandant à Jésus de venir spirituellement en mon cœur.