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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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10/07/2026
Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père
Vendredi 10 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 10, 16-23
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël quand le Fils de l’homme viendra. »
Prière
Seigneur, merci pour l’enseignement de ton Évangile, que nous pouvons lire et relire et méditer. Donne-nous de nous laisser façonner par lui pour que nous devenions réellement semblables à toi.
Demande
« Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. » Accorde-moi, Seigneur, la grâce que ma foi soit une foi persévérante jusqu’à mon dernier jour. Que jusqu’à mon ultime soupir j’aie confiance en ton amour pour moi, puissant et tendre, prévenant et fidèle, « qui fait tout contribuer à [mon] bien » (Rm 8, 28).
Réflexion
- « Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes. »
La simplicité, la candeur est une vertu de la vie spirituelle. Elle nous rapproche du ciel. Dieu aime que nous soyons simples avec lui, que nous croyions et nous abandonnions à lui avec la simplicité d’un enfant. Il aime que nous lui exposions nos besoins avec cette même simplicité, celle d’un cœur pur : « Soyons candides comme des colombes ».
La prudence, elle, est une vertu utile pour ce monde, pour vivre en disciples du Christ au milieu du monde et de ses dangers. C’est par la grâce de la prudence que Dieu, tel le Berger du psaume 22, « nous conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom ». Elle est un don de Dieu mais elle se travaille et s’acquiert peu à peu par l’expérience, la demande de conseil et la prière persévérante. - « Méfiez-vous des hommes. »
Jésus nous demande de nous confier en Dieu seul. Il nous confie à l’Esprit Saint auquel nous devons nous abandonner avec confiance. « Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit. » (Ga 5, 25) L’Esprit sanctificateur, c’est lui qui ne cesse de vivifier nos âmes, qui nous appelle sans cesse vers un plus grand amour, vers une sortie de notre égoïsme. L’Esprit nous appelle à témoigner, par de petites ou de grandes choses, que nous aimons le Christ plus que notre propre vie.
Seigneur, augmente notre amour pour toi, augmente notre docilité à l’Esprit Saint pour que, réellement, nous t’aimions plus que notre propre vie. - « Voici que moi, je vous envoie (…) »
Le Seigneur nous envoie. À la fin de chaque messe, les baptisés sont envoyés. On se souvient en effet que le mot messe vient du latin missa qui veut dire envoyé. À la fin de chaque messe, le diacre proclame : « Allez porter l’Évangile du Seigneur » ou « Allez en paix, glorifiez le Seigneur par votre vie ». Voilà notre mission : être envoyé et porter l’Évangile du Seigneur. Par notre vie, glorifions le Seigneur !
Dialogue avec le Christ
« Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. » Suis-je vraiment comme une brebis ? Parfois n’ai-je pas envie de mordre, de griffer mon prochain ? Est-ce que je ne désire pas parfois les prendre à la gorge et les secouer ? Au fond de moi, est-ce que je ne me sens pas un peu loup ? Seigneur, pourtant, tu me demandes de devenir comme une brebis, c’est-à-dire pacifique, humble, doux. Aide-moi à travailler sur moi pour acquérir douceur et humilité, pour apporter la paix, même à ceux vis-à-vis desquels ma première réaction serait de me comporter comme un loup !
Résolution
Avec qui ai-je tendance à avoir intérieurement des réactions de loup ? Ma sensibilité, lorsqu’elle a été heurtée, m’a-t-elle incitée ces derniers jours à être agressif ? Je chercherai aujourd’hui par un retour sur moi à essayer d’en prendre conscience. Je prierai l’Esprit Saint pour qu’en d’autres circonstances identiques, je puisse être doux et humble.
09/07/2026
Annoncer et servir
Jeudi 9 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 10, 7-15
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville. »
Prière
Seigneur, je crois fermement en toi. Je crois que tu es présent ici, à côté de moi, au moment où je me mets en ta présence. J’espère en toi. J’espère en ta vie éternelle. J’ai confiance que tu vas me guider aujourd’hui vers cette vie éternelle. Ô Seigneur, je t’aime par-dessus toute chose. Plus que moi-même. Mais augmente en moi cet amour. Donne-moi de n’aimer que toi, et d’aimer tes créatures parce que toi tu les aimes.
Demande
Seigneur, fais de moi un apôtre !
Réflexion
- « (…) le Royaume des cieux est tout proche. »
Pour de nombreux Juifs du temps de Jésus, Dieu apparaissait comme lointain, inaccessible, entouré de prescriptions et réservé au Temple. On craignait sa sainteté plus que l’on ne goûtait sa proximité. Or Jésus envoie ses apôtres annoncer une nouvelle bouleversante : Dieu s’est approché des hommes. Il vient visiter les malades, relever les pécheurs, toucher les lépreux et libérer les cœurs.
Le Royaume n’est plus une promesse lointaine ; il commence déjà avec la présence du Christ. Aujourd’hui encore, nous pouvons vivre comme si Dieu était une idée lointaine. Pourtant, dans la prière, les sacrements et la charité fraternell e, le Seigneur continue de se faire proche de chacun d’entre nous. - « Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
Le disciple ne peut annoncer l’Évangile comme une possession personnelle ou un moyen de se mettre en avant. Il en est le dépositaire : la foi, la grâce, le pardon, la vie même. Jésus demande donc à ses apôtres une profonde pauvreté intérieure. En renonçant aux sécurités humaines, ils apprennent à s’appuyer sur Dieu et non sur leurs propres moyens.
Cette parole nous interroge : donnons-nous avec gratuité ? Dans nos relations, notre service de l’Église, notre aide aux autres, cherchons-nous une récompense, une reconnaissance ou la joie simple d’avoir servi le Christ ? - « Que votre paix vienne sur [cette maison]. »
Le missionnaire apporte avant tout la paix du Christ. Cette paix est une présence de Dieu offerte à ceux qui ouvrent leur cœur. Pourtant Jésus prépare aussi ses disciples au refus. Tout le monde n’accueillera pas l’Évangile. Le disciple ne doit ni se décourager ni devenir agressif : il annonce avec charité, puis il confie les fruits à Dieu. Secouer la poussière de ses pieds signifie avancer sans rancune.
Dans notre vie chrétienne aussi, certaines portes restent fermées. Demandons au Seigneur de garder un cœur paisible, sans amertume, toujours prêt à recommencer humblement la mission.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu m’envoies au milieu des loups pour évangéliser. Rappelle-moi que tu m’as choisi en premier et que tu m’as précédé sur ce chemin. Donne-moi la joie d’être étranger ici-bas, la force de rester fidèle et le courage d’annoncer le Royaume malgré tout. Que ma vie soit un témoignage vivant de ton amour pour le monde. Amen.
Résolution
Aujourd’hui, je parlerai de l’Évangile ou des méditations à une personne.
08/07/2026
Choisis pour la mission
Mercredi 8 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 10, 1-7
En ce temps-là, Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »
Prière
Seigneur Jésus, en ce temps de vacances pour certains, de travail pour d’autres, je m’offre et m’unis à toi en ce jour. Ouvre mon cœur durant ce temps de prière et de rencontre avec toi. Apprends-moi à t’écouter et à découvrir les chemins nouveaux sur lesquels tu m’appelles. Fais grandir ma foi, mon espérance et ma charité pour toi et pour mon prochain.
Demande
La grâce du courage pour annoncer l’Évangile et porter la Bonne Nouvelle comme Jésus et les apôtres.
Réflexion
- Jésus rassemble ses apôtres et leur donne un pouvoir. Il leur fait confiance et les choisit. Les dons et les grâces particulières sont au service de l’évangélisation, de la Bonne Nouvelle de la venue du Royaume des Cieux. Ces dons viennent de Dieu, par le Saint-Esprit, qui les donne à qui il veut. Jésus demande une réponse de foi de la part des apôtres mais aussi des « brebis perdues d’Israël ». Les dons, les charismes et les pouvoirs sont réels. Dieu veut notre bien et notre sanctification.
Jésus peut-il m’offrir à moi aussi un don particulier au service des autres ? Compassion, discernement, conseil, organisation, accueil, guérison, exhortation, enseignement, prophétie… don des larmes, de vision, de science et d’intelligence ? Ai-je l’humilité suffisante pour le reconnaître ou bien une fausse humilité me ferme-t-elle aux dons de Dieu et à l’œuvre de sa grâce en moi. - Les dons et les charismes sont un cadeau de Dieu mais un discernement est nécessaire pour les découvrir et les reconnaître. Dans le discernement d’un don, d’une vocation, il y a toujours une manifestation de Dieu, une négation ou un refus de la personne qui ne se sent pas capable ou digne, une réaffirmation de Dieu et une confirmation de la mission (cf. Moïse, Jonas, Jérémie, Élie).
Souvent, ce sont les autres qui nous aident à reconnaître les dons que nous avons reçus. Puis la hiérarchie de l’Église se porte garante de leur véracité en vérifiant la charité et l’obéissance, dans l’usage de ces dons, des personnes qui les reçoivent. Reconnaître ces dons dans la personne de notre prochain, c’est découvrir la grâce et la grandeur de Dieu dans nos frères. C’est un signe d’une plus grande humilité que de reconnaître la grandeur de Dieu dans notre fragilité et être instrument de sa grâce, non seulement institutionnelle comme le prêtre dans les sacrements, mais aussi dans la multitude des dons qui font partie du Corps mystique. Lorsque nos communautés sont nourries de la reconnaissance de la grandeur de nos frères dans leurs dons, elles deviennent des lieux de vie où la vie de l’Esprit circule avec plus d’abondance et de fécondité. - Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie. Il vivifie par sa grâce active chacun de ses apôtres d’hier et d’aujourd’hui. Il fait resplendir sa vérité dans nos vies, dans ses dons. Il conduit vers le chemin de la mission, après avoir donné ses dons et sa vie. Il leur trace une route claire et précise : aller vers les proches avant de regarder les horizons lointains, aller vers notre prochain et ceux qui nous entourent. Fortifiés par la force du Christ, les apôtres partent en mission, dans l’humilité de se savoir au service et amis du Seigneur.
Ai-je l’humilité de reconnaître les dons que le Seigneur m’a confiés ? Suis-je attentif à la mission concrète qu’il me demande d’accomplir ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, ouvre mon cœur pour comprendre le chemin que tu traces pour ma vie. Fais-moi découvrir et comprendre la grandeur de ton amour. C’est une histoire d’amour, non de servitude. Je sais que seul celui qui se sent aimé est capable d’aimer. Jésus, tu me fortifies et me confirmes dans ma mission, dans mon chemin de foi et de service. Je te rends grâce pour tous les dons que tu as déposés en moi.
Résolution
Pendant la journée, je médite sur les dons reçus et je réfléchis concrètement à la manière de les mettre davantage au service de mon prochain.
07/07/2026
Envoyer des ouvriers pour la moisson
Mardi 7 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 9, 32-38
En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Prière
Seigneur Jésus, je veux me mettre en ta présence et contempler ton cœur. Tu parcours villes et villages, tu enseignes, tu guéris, tu relèves, tu délivres. Tu ne restes pas indifférent à la misère humaine. Viens aussi regarder les foules de notre temps et viens regarder mon cœur. Donne-moi de méditer cet Évangile avec toi, pour apprendre de toi à aimer, à servir et à collaborer à ton œuvre. Amen.
Demande
Seigneur Jésus, donne-moi un cœur compatissant et disponible pour accomplir le bien avec toi, et pour former d’autres ouvriers pour ta moisson.
Réflexion
- Jésus se consacrait sans relâche à faire le bien
Dans ce passage de l’Évangile, nous voyons que Jésus est très actif : il parcourt les villes et les villages pour proclamer l’Évangile, il guérit, libère et relève. Jésus ne passait pas son temps à analyser ce qui n’allait pas : il consacrait son énergie à faire le bien.
Cela nous encourage à examiner notre conscience plus profondément. Il ne suffit pas d’affirmer : « Je n’ai rien fait de mal. » Il existe aussi les péchés d’omission, c’est-à-dire le bien que nous aurions pu faire et que nous n’avons pas voulu accomplir par paresse, confort ou manque d’amour.
Jésus nous demande : veux-tu m’aider à prendre soin de mes brebis ? Sommes-nous actifs à faire le bien, comme Jésus ?
En même temps, il faut garder l’humilité. Nous ne pouvons pas répondre à toutes les nécessités, et Jésus lui-même n’a pas tout accompli durant sa vie terrestre. Nous n’avons pas à porter une fausse culpabilité pour ce que nous ne pouvons pas faire. Dieu nous demande simplement de faire de notre mieux, avec amour et générosité. - La compassion, source de l’action de Jésus
L’Évangile nous dit : « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles. » Le Cœur de Jésus se laisse toucher par les personnes concrètes, par leur fatigue, leur confusion et leurs blessures. Elles sont pour lui comme des brebis sans berger.
Voilà le moteur de son action. Jésus ne cherche ni les applaudissements ni l’admiration. C’est pourquoi les critiques injustes des pharisiens ne l’arrêtent pas. Si sa motivation avait été d’être reconnu, admiré, remercié ou de grandir en importance, il aurait vite été découragé ; mais parce que son moteur est l’amour, il continue à accomplir le bien.
Et nous-mêmes, quel est notre moteur ? Recherchons-nous le bien des autres, ou bien aspirons-nous à être reconnus ? Demandons à Jésus de purifier nos intentions et d’allumer en notre cœur une authentique compassion. - Prier, appeler et former des ouvriers
Jésus voit les foules blessées et déclare : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. » Il y a tant de bien à faire, et pourtant trop peu de personnes se consacrent vraiment à cette mission.
Jésus commence par dire : « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers. » Mais il ne s’est pas contenté de prier : il a aussi appelé des disciples et a pris le temps de les former. Ensuite, eux aussi ont prié, appelé et formé d’autres ouvriers. C’est ainsi que la mission continue jusqu’à nos jours. À présent, c’est à notre tour. Sommes-nous en train de prier pour les ouvriers de la moisson ? Avons-nous le courage d’appeler d’autres personnes à se mettre au service du bien ? Prenons-nous le temps de les former, dans le service qu’ils peuvent rendre à autrui ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tant de personnes sont désemparées et blessées, comme des brebis sans berger. Donne-moi ton cœur compatissant. Pardonne-moi pour ma paresse, mes omissions et mes motivations trop humaines.
Purifie mes intentions pour que je cherche réellement le bien de mon prochain. Donne-moi aussi le courage de prier, d’appeler et de former d’autres ouvriers pour ta moisson. Fais de moi un serviteur humble, compatissant, disponible et persévérant.
Résolution
Aujourd’hui, je prierai le Maître de la moisson d’envoyer de nouveaux ouvriers, et j’inviterai une personne à m’aider à accomplir le bien pour mon prochain.
06/07/2026
Jésus, Maître de la vie
Lundi 6 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 9, 18-26
En ce temps-là, tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. » Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.
Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva. Et la nouvelle se répandit dans toute la région.
Prière
Toi qui es le Chemin, la Vérité et la Vie, je me mets en ta présence, à ton écoute. Car ma vie, c’est toi !
Demande
Seigneur, déploie toute ta puissance sur moi pour que je vive, que je vive d’une vie reçue de toi, une vie en plénitude, une vie sans amertume. Ne permets pas que des forces de mort me tourmentent.
Réflexion
- Ce texte nous donne à lire deux miracles enchâssés l’un dans l’autre. Les personnages concernés sont des femmes. La première est une fillette. La seconde est une femme mûre. Pourtant, toutes les deux souffrent d’un mal semblable : toutes les deux sont en proie à la mort. La fillette est déjà morte lorsque son père vient trouver Jésus. Quant à l’autre femme, elle est hémorroïsse, c’est-à-dire qu’elle perd du sang. Le sang, dans l’univers biblique, est synonyme de vie. Perdre son sang signifie donc être comme un mort-vivant. Bref, ce qui est demandé à Jésus pour ces deux femmes, c’est un véritable retour à la vie.
- Il y a encore un autre point commun à ces deux personnages. La fillette, nous le savons par l’évangéliste Luc, a douze ans. Quant à la femme hémorroïsse, elle est malade depuis douze ans. Que signifie donc le chiffre douze dans la vie d’une femme ? L’âge à partir duquel elle peut transmettre la vie. La fillette est morte à douze ans, à l’âge de la fécondité. L’hémorroïsse est malade depuis douze ans, empêchée elle aussi de toute fécondité.
Jésus va donc les libérer de cette impossibilité à vivre et à donner la vie. Il ressuscite la fillette, sur la demande de son père. Une demande formulée sans hésitation : « Viens lui imposer la main, et elle vivra. » L’assurance avec laquelle ce père vient demander la résurrection de sa fille doit nous surprendre. Imaginez-vous à sa place. Quelle audace ! Oser demander une résurrection ! Ou plutôt, quelle foi ! Il en va de même pour l’hémorroïsse à qui Jésus dit : « Ta foi t’a sauvée. » Dans ce double miracle, c’est la foi qui sauve : foi en Jésus, Maître de la vie et donc… Maître de la mort. Lui seul est capable de vaincre la mort. - Alors que déjà les joueurs de flûte entonnaient des mélodies tristes pour faire le deuil de la fillette, Jésus les bouscule en leur disant : « La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » On se moque de lui, bien sûr. Quelle effronterie de sa part, pense-t-on. Elle est bel et bien morte la fillette et Jésus le sait. Néanmoins, il veut nous faire comprendre quelque chose d’essentiel : la mort est comparable au sommeil. D’ailleurs, le verbe de la résurrection en grec est aussi celui du réveil. La mort est, pour qui croit en Jésus, semblable au sommeil de la nuit ; un sommeil dont Jésus seul peut nous tirer : « Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. » (Ep 5, 14). Par ce récit, l’évangéliste exprime toute la foi de la première Église en la Résurrection.
Dialogue avec le Christ
Jésus, je ne suis pas encore mort, comme la fillette de ce texte. Mais je suis atteint de maux qui m’entravent et qui m’empêchent de vivre pleinement la vie que tu me donnes. Viens me réveiller de la mort spirituelle. Guéris-moi, sauve-moi. J’ai foi en toi.
Résolution
Vivre cette journée « en ressuscité » (à vous d’interpréter cette expression), conscient d’avoir reçu déjà le don de la vraie vie par la foi.
05/07/2026
« Je suis doux et humble de cœur »
Dimanche 5 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 11, 25-30
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Prière
Dieu éternel et tout-puissant, avec ces mêmes paroles de ton Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, je te bénis et te rends gloire. Je crois et sais que tu es infiniment bon et infiniment patient. Je loue la venue de ton Royaume maintenant et dans l’éternité et me donne à toi, afin que ta gloire augmente auprès des créatures, mes frères et sœurs.
Demande
Aide-moi par ta grâce, Seigneur, à accepter ma croix comme école d’amour et d’humilité. Aide-moi à garder une âme d’enfant, simple et reconnaissante pour te louer éternellement.
Réflexion
- « Père (…) je proclame ta louange. »
Le Fils aime le Père ; en méditant le cœur de Jésus tourné vers le Père, nous pouvons penser à nos relations aux parents, père, mère, à notre foi surnaturelle, à notre espérance en Dieu. « Père ! » quelle douce appellation, empreinte d’amour, de bienveillance, de discrétion.
Jésus prie pour nous. Dans sa louange, qui est appréciation sans mesure de Dieu et de tout ce qu’il fait, Jésus rétablit en chacun la relation blessée à Dieu, à son prochain, à soi-même. En effet, le péché nous avait rendu le monde qui nous entoure étranger, portant en nous-mêmes une profonde fracture. Par sa prière, Jésus nous familiarise à nouveau avec ce monde. - « Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils. »
Jésus dévoile ici un mystère de vie de famille, reflet de la communion trinitaire d’amour. La relation de confiance et de bénédiction paternelle ou maternelle, si souvent déréglée par le péché, est enveloppée dans la gloire de Dieu et restaurée.
Il y a entre les générations, au-delà de l’ascendant des parents sur les enfants, un seuil d’intimité à ne pas envahir : les enfants doivent respecter les parents et les parents, les enfants. Un comportement trop autoritaire ou trop absent, un amour, trop froid ou trop invasif, voire possessif… peut conduire au rejet intérieur ou extérieur. La vie que Dieu confie au foyer familial est sacrée. En prenons-nous suffisamment soin ? - « Venez à moi (…) »
Jésus nous convoque à son école qui n’est pas à intégrer sur concours et ne conduit pas à des diplômes du monde. Jésus vise une transformation d’âme, comme une transplantation de cœur : je donne mon cœur endurci par le péché en échange de son cœur blessé d’amour.
Étant « doux et humble de cœur », Jésus mérite de notre part un regard contemplatif, attendri et contrit. Le saint curé d’Ars constatait que nos bonnes œuvres manquaient souvent de pureté d’intention ; cela veut dire que nous ne pourrons être sauvés que par la croix de Jésus-Christ, le seul Sauveur, dont l’offrande de vie est pure : « (…) mon fardeau [est] léger ».
Dialogue avec le Christ
Je te rends grâce, Jésus, mon Roi, d’avoir porté pour moi et mes frères la pesante croix. C’est par amour que tu l’as portée. Je te contemple pour imiter, comme un petit frère, l’amour que tu as exercé – jusqu’à ton dernier soupir. Je te donne mon cœur afin que cette croix d’amour s’y grave définitivement et m’inspire tout au long de ma vie.
Résolution
En voyant une personne en nécessité, je la soutiens par mon regard, par mon attention, par un geste qui convient.