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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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07/11/2026
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent
Samedi 7 novembre 2026
Évangile selon saint Luc 16, 9-15
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. »
Prière
Seigneur Jésus, tu connais les désirs de mon cœur et les attachements qui peuvent m’éloigner de ton cœur. Je veux aujourd’hui écouter ta Parole sur l’argent, les biens matériels et leur véritable place dans ma vie. Délivre-moi de toute illusion et apprends-moi à utiliser les biens de ce monde comme un serviteur fidèle, en recherchant avant tout le bien véritable et la vie éternelle. Amen.
Demande
Seigneur Jésus, libère mon cœur de toute idolâtrie de l’argent et apprends-moi à utiliser mes biens avec justice, sagesse et charité.
Réflexion
- L’argent peut devenir une idole
Jésus nous dit : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » L’argent, et tout ce qu’il permet d’obtenir, peut devenir pour nous une idole. Sans même nous en rendre compte, nous pouvons en venir à le traiter comme s’il était un dieu. Au temps de Jésus, certains l’appelaient « Mammon », comme s’il s’agissait d’une divinité capable de nous procurer le bonheur, la valeur et la sécurité.
Sous l’emprise de cette idole, nous croyons que c’est seulement en possédant de belles choses que nous pourrons être heureux, que nous pourrons devenir une personne de grande valeur. Mais c’est une tromperie. L’idolâtrie de l’argent n’apporte ni le bonheur ni la sécurité que nous recherchons. Elle nous rend insatisfaits et nous encourage à obtenir « toujours plus », comme si une nouvelle acquisition pouvait enfin combler le vide de notre âme.
Alors, nous pouvons commencer à tout dépenser pour nous-mêmes, parfois même à dépenser plus que nous ne gagnons, en accumulant des dettes dangereuses. Et ensuite, Mammon nous persuade que nous n’avons pas assez pour aider les personnes en difficulté. L’argent qui devait être un moyen devient progressivement un maître. Il nous rend esclaves de nos désirs et détourne notre cœur de Dieu et du prochain.
Jésus veut nous libérer de ce faux dieu tyrannique. Il ne nous demande pas de rejeter tous les biens matériels, mais de refuser de leur donner la première place. Dieu seul doit être notre Seigneur. Lui seul peut remplir notre cœur, donner un sens à notre vie et nous conduire au bonheur véritable.
L’argent est-il pour moi un instrument au service du bien ? Ou commence-t-il à devenir une idole qui dirige mes choix ? - L’argent au service de la charité
L’argent n’est pas mauvais en lui-même. Il est un moyen utile pour échanger des biens et des services. Par exemple : s’il n’y avait pas d’argent, pour se procurer un nouveau camion de transport, le propriétaire d’un poulailler devrait confier des milliers d’œufs au concessionnaire automobile ; et que ferait donc ce dernier de tous ces œufs qui vont vite se périmer ? L’argent est donc utile.
Saint Thomas d’Aquin souligne que l’argent n’est pas le but de notre vie ; il est un moyen qui lui est subordonné. Et lorsque Jésus l’appelle « argent malhonnête », il souligne qu’il peut devenir, pour nous, une idole qui nous rend injustes et malhonnêtes. Mais, en tant que moyen, il peut aussi être utilisé pour accomplir le bien.
C’est ici que s’applique la deuxième partie du grand commandement : « Aime ton prochain comme toi-même. » « Aime-toi toi-même » signifie qu’il est légitime de pourvoir à nos besoins essentiels : nous nourrir, nous loger, nous soigner, travailler, nous former et prendre soin de notre famille. Nous ne sommes pas obligés de vivre dans la misère, et il est sage de prévoir l’avenir avec prudence.
Mais Jésus ajoute : « Aime ton prochain comme toi-même. » Il faut constater que les biens de la terre ne sont pas répartis de manière égale entre les hommes. Certains possèdent beaucoup plus que le nécessaire, tandis que d’autres manquent de l’essentiel. Dieu nous appelle alors à collaborer avec lui pour mieux partager ses biens. Ce que nous avons en plus nous est confié pour soulager les besoins de nos frères.
En plus d’aider notre prochain, cette générosité avec nos biens nous fait du bien. Jésus dit : « Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, lorsqu’il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. » Lorsque nous employons notre argent pour aider, éduquer, soigner, évangéliser ou soutenir quelqu’un, nous transformons un bien passager en un acte d’amour qui crée de véritables amitiés. Cette générosité et ces amitiés nous rendront plus heureux que l’accumulation d’objets luxueux. De fait, notre valeur ne vient pas de ce que nous possédons, mais de l’amour que nous recevons de Dieu et que nous savons donner.
De plus, les personnes que nous aidons demanderont à Dieu de nous accueillir dans le bonheur sans fin du ciel : voilà le plus grand bien que nous puissions obtenir au cours de notre vie terrestre.
Suis-je prêt à revoir l’usage de mes biens, afin que l’argent soit davantage au service de Dieu et de mes frères ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu connais les désirs de mon cœur et les attachements qui peuvent m’éloigner de toi. Pardonne-moi lorsque je recherche dans l’argent les possessions ou le prestige social, la sécurité et la valeur que je ne peux recevoir que de toi.
Apprends-moi à utiliser mes biens avec sagesse et générosité. Aide-moi à pourvoir à mes besoins sans devenir esclave du « toujours plus », et à regarder les personnes en difficulté comme des frères et des sœurs que tu me confies.
Que l’argent ne soit jamais mon maître. Qu’il devienne, entre mes mains, un moyen de servir, de partager et de m’ouvrir la porte du bonheur éternel. Amen.
Résolution
Aujourd’hui, je ferai un examen honnête de ma relation avec l’argent, et je verrai si je peux mieux le gérer afin de venir davantage en aide à des personnes dans le besoin.
06/11/2026
Apprendre à administrer les biens que le Seigneur me confie
Vendredi 6 novembre 2026
Évangile selon saint Luc 16, 1-8
En ce temps-là, Jésus disait aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris 80.” Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »
Prière
Mon Dieu, viens me dire quelque chose aujourd’hui. Je t’ouvre la porte de mon âme, viens me visiter ! Merci de m’avoir inspiré de te dédier un temps de prière aujourd’hui.
Demande
Apprends-moi à administrer les biens que tu me confies.
Réflexion
- « Un homme riche avait un gérant. »
L’homme riche par excellence est Dieu, qui nous a confié la gérance de son patrimoine. Il nous fait don de notre propre vie et nous confie aussi la vie de ceux qui nous entourent, il nous offre sa création pour que nous nous y épanouissions et en prenions soin. Le gérant de notre parabole commence par abuser des biens qui lui sont confiés, il les dilapide et entre dans une logique de possession. Cette attitude le porte à sa ruine, il se fait des ennemis qui le dénoncent, il perd la confiance de son maître. - « Que vais-je faire ? »
C’est alors qu’il entre en lui-même, comme le fait le fils prodigue dans le passage de l’Évangile qui précède immédiatement notre parabole. C’est le moment du discernement, la clé de notre liberté. Nous ne sommes pas déterminés à agir selon les codes et les logiques du monde, nous pouvons suivre la voix de Dieu qui parle à notre cœur. Notre gérant, comme le fils prodigue, se refuse de mendier une nourriture bas de gamme et se rend compte que ce n’est pas son travail qui lui permettra de sortir du trou où il s’est enfoncé. Il ne reste qu’une solution, compter sur l’amitié, sur la miséricorde, adopter une nouvelle attitude. - « Voici ton reçu, écris 80. »
Voyant que sa cupidité l’a poussé à sa ruine, le gérant change de stratégie. Il passe d’une logique de possession et d’extorsion à celle du don et du service. Il allège la dette des débiteurs de son maître, probablement en annulant l’intérêt sur lequel il recevait sa paie selon la coutume de l’époque. Il espère ainsi recevoir un bénéfice plus grand, leur reconnaissance. Jésus nous invite à considérer la conversion de cet intendant malhonnête. Nous ne nous accomplissons pas en essayant désespérément d’assouvir notre soif de possession, mais nous nous accomplissons dans le don. Ce que nous possédons – et même notre propre vie – ne trouve sa plénitude que dans le don et le service.
Dialogue avec le Christ
Seigneur donne-moi un cœur de pauvre. Apprends-moi que tu es la seule richesse. Je te remercie pour les biens que tu nous as donnés dans la création, je te demande de savoir les utiliser pour aimer.
Résolution
Est-ce que je possède quelque chose qui n’est pas mis au service des autres ? Comment puis-je l’administrer selon l’Évangile ?
05/11/2026
La joie d’être retrouvé
Jeudi 5 novembre 2026
Évangile selon saint Luc 15, 1-10
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
Prière
Seigneur Jésus, tu connais la pauvreté de mon cœur et mes fragilités. Je me tiens devant toi en ce jour, confiant en ton infinie miséricorde. Viens éclairer les ténèbres de mon âme par la lumière de ta Parole. Apprends-moi à regarder mes frères et moi-même avec les yeux de ton amour, et fais-moi entrer dans la joie pure de ton salut.
Demande
Seigneur, donne-moi la grâce de me laisser chercher et trouver par toi, et d’éprouver la joie de ton pardon.
Réflexion
- Les pharisiens et les scribes s’indignent de la proximité de Jésus avec les pécheurs : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Face à la logique humaine des mérites, du calcul et du jugement, Jésus oppose la logique divine de l’amour inconditionnel. Dieu ne nous aime pas parce que nous sommes parfaits ou irréprochables ; il nous aime parce qu’il est Père et que nous sommes ses enfants. Nos égarements, nos tiédeurs et nos fautes ne diminuent en rien le prix que nous avons à ses yeux. C’est exactement ce que le pape Léon rappelait aux malades à Lourdes lors de sa visite le 27 septembre : « La dignité de la personne ne dépend pas de ce qu’elle réussit à faire ni de l’état de son corps, mais du fait qu’elle est aimée par Dieu, secourue et accompagnée par sa tendresse. »
- Ce qui frappe dans ces deux paraboles — la brebis perdue et la pièce retrouvée —, c’est l’attitude du berger et de la femme. Ils ne restent pas passifs à attendre le retour de ce qui a été perdu. Le berger laisse le troupeau pour aller dans le désert ; la femme allume une lampe et balaie la maison dans les moindres recoins. Dieu n’est pas un juge distant mais un chercheur passionné. Avant même que nous ayons la pensée ou le désir de revenir vers lui, c’est lui qui se met en route vers nous. Il vient nous rejoindre au plus profond de nos déserts intérieurs et de nos obscurités pour nous prendre doucement sur ses épaules.
- La conclusion de ces deux récits converge ainsi vers une même réalité : la fête. « Réjouissez-vous avec moi ! » La conversion ne commence pas par un effort héroïque de notre part, mais par le fait d’accepter d’être retrouvé et sauvé par le Christ. La joie de Dieu ne réside pas dans la condamnation du coupable, mais dans la vie retrouvée de celui qui était perdu. Chaque fois que nous reconnaissons notre besoin de pardon et que nous nous laissons relever par sa grâce, nous faisons tressaillir de joie le ciel tout entier.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, toi le bon Pasteur, merci de ne jamais te lasser de me chercher lorsque je m’égare loin de toi. Pardonne mes jugements sur les autres et ma tendance à me croire juste par moi-même. Donne-moi l’humilité de me reconnaître vulnérable et nécessiteux de ton pardon. Viens me charger sur tes épaules et réjouis mon cœur de ta présence.
Résolution
Je prends un temps aujourd’hui pour poser un regard de bénédiction sur une personne que j’ai tendance à juger.
04/11/2026
Choisir le chemin du Seigneur
Mercredi 4 novembre 2026
Évangile selon saint Luc 14, 25-33
En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”
Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »
Prière
Seigneur Jésus, me voici en ta présence. Que ton Saint-Esprit me guide et m’inspire dans ma prière. Je veux être à ton écoute.
Demande
Seigneur, donne-moi un cœur sage, capable de discerner ta très sainte volonté.
Réflexion
- Il y a mille et une chose que nous pouvons accomplir tous les jours pour le Christ et pour notre prochain. Mais comme le déclare saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens : « Tout est permis, dit-on, mais je dis : Tout n’est pas bon. Tout est permis, mais tout n’est pas constructif. » (1 Co 10, 23) Il nous invite ainsi à discerner si le bien que nous souhaitons faire correspond réellement à la volonté du Seigneur.
Je peux me consacrer à de nombreuses bonnes œuvres mais je dois aussi prendre en compte mes limites. Un époux ou une épouse qui consacre tout son temps au bénévolat fera certes beaucoup de bien mais risque aussi de faire beaucoup de tort à son couple et à ses enfants. Ce n’est pas parce qu’une chose est bonne en soi que le Seigneur la veut nécessairement pour moi. - Dans la parabole du constructeur de la tour et du roi qui part en guerre, le Christ nous donne un critère important pour discerner si un projet entre véritablement dans le plan de Dieu pour moi. Le Seigneur ne me demandera jamais d’entreprendre un projet sans me donner les moyens de l’achever.
Voilà pourquoi il est important de prendre le temps de présenter nos projets au Seigneur dans la prière et de les soumettre à la réflexion afin de chercher une réponse à cette question : ai-je réellement les moyens pour achever ce projet ? Il faut prendre en compte non seulement nos talents, nos ressources, le temps dont nous disposons et l’aide que nous pouvons trouver auprès des autres mais aussi la grâce de Dieu. Certains projets peuvent nous dépasser humainement mais devenir possibles avec l’aide du Seigneur. - Ce qui est certain, c’est que marcher à la suite du Christ est un chemin exigeant qui nous invite parfois à renoncer à nos sécurités humaines, à prendre notre croix et à le suivre. Mais n’oublions pas que cette radicalité de l’Évangile nous donne aussi de participer à sa gloire de Ressuscité. Dans l’Évangile de saint Mathieu, Jésus nous rappelle : « Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. » (Mt 19, 29)
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu as fait tant de bien pour moi tout au long de ma vie. Je voudrais tellement te le rendre en accomplissant de nombreuses bonnes choses pour toi et pour mon prochain afin de redonner, ne serait-ce qu’un peu d’amour que j’ai reçu de toi. Mais je sais que je ne pourrai jamais tout te rendre. Je reconnais mes limites et ma faiblesse. Aide-moi à discerner la meilleure façon de répondre à ton amour avec les moyens dont je dispose.
Résolution
Je vais présenter au Seigneur mes projets, avec un cœur libre et détaché, et lui demander de m’aider à discerner ce qu’il veut véritablement pour moi.
03/11/2026
Invitation au banquet du Seigneur
Mardi 3 novembre 2026
Évangile selon saint Luc 14, 15-24
En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! » Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser.
Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.” Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.”
Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” »
Prière
Seigneur, ma vie sur terre est un pèlerinage vers notre patrie du ciel. Les préoccupations de notre vie quotidienne nous empêchent souvent de tenir nos yeux fixés vers le ciel. Donne-nous de toujours savoir te placer comme la plus grande priorité de nos vies.
Demande
Savoir discerner les choses essentielles de la vie spirituelle.
Réflexion
- Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus nous offre une nouvelle parabole. Étrangement pourtant le Seigneur ne précise pas ce qu’il cherche à expliquer par cette anecdote. Il n’est pas mentionné ici : « Le royaume des cieux est semblable à… » ou toute autre formule similaire qui permettrait de comprendre plus explicitement ce que le Seigneur veut nous enseigner.
Il faut donc essayer d’interpréter ce que le Seigneur veut nous dire. Jésus raconte son histoire à partir d’un commentaire sur les participants au banquet céleste. Ce sont les invités à ce banquet qui sont durement traités par le Seigneur. Il s’agit de trois personnes qui trouvent une excuse pour refuser l’invitation. Ce sont des gens qui possèdent des biens matériels ou qui vivent de grands évènements. Les excuses sont plus ou moins recevables mais toutes sont traitées de la même manière par le Christ. - Les excuses des trois invités sont toutes les trois des préoccupations de la vie terrestre. Avoir cinq nouvelles paires de bœufs ou bien aller visiter un champ que nous venons d’acquérir n’est certainement pas comparable au fait de se marier mais les trois sont définitivement des actions spécifiques de la terre.
Dans l’Évangile, le Seigneur nous dit spécifiquement qu’au ciel on ne se marie pas et il est aussi peu probable que l’on y trouve des formes de commerce. Les préoccupations de la terre, qu’elles soient grandes ou petites, peuvent nous détourner des préoccupations du ciel. Si le Seigneur ne condamne aucunement le mariage et le commerce, il pointe du doigt la place trop importante qu’ils prennent dans la vie des invités : à cause de ces choses, ils perdent l’invitation au banquet. - Les invités au banquet refusent donc l’invitation et nous voyons alors une autre dimension de cette parabole. Le maître fait tout ce qui est nécessaire pour remplir sa salle. Il a une réelle angoisse de voir sa maison vide. Nous pouvons appliquer cette image à Dieu le Père qui nous a préparé le paradis et, même si aucun de nous n’a pu le mériter, il nous a envoyé son Fils. Il s’est dépensé en nous offrant plusieurs alliances et grâces après grâces pour nous faire entrer dans la salle du banquet. Les pauvres et les aveugles ne méritent pas plus que les premiers invités de participer au festin mais ils ont simplement été plus disponibles et attentifs aux appels du maître.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Les activités de la journée sont souvent de très bonnes occupations mais elles peuvent aussi m’éloigner de toi si je ne veille pas à garder les yeux fixés vers le ciel. Aide-moi à conjuguer habilement ma vie pour garder les pieds sur terre mais les yeux fixés vers le ciel.
Résolution
Prendre le temps de contempler une de mes préoccupations du quotidien et voir sa valeur face à l’éternité.