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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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12/05/2026
Il vaut mieux pour vous que je m’en aille
Mardi 12 mai 2026
Évangile selon saint Jean 16, 5-11
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur. Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.
Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »
Prière
Seigneur Jésus, au moment où tu annonces ton départ, tu n’abandonnes pas tes disciples, mais tu leur ouvres un chemin nouveau. Donne-moi d’accueillir ta Parole avec foi, même lorsqu’elle ne correspond pas à mes attentes, et apprends-moi à reconnaître l’action discrète et puissante de ton Esprit dans ma vie.
Demande
Seigneur, donne-moi de comprendre que ton absence apparente n’est pas un éloignement, mais une manière nouvelle d’être présent par l’Esprit Saint.
Réflexion
- Le passage commence par une parole déconcertante de Jésus : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé ». Les disciples sont saisis par la tristesse, parce qu’ils perçoivent qu’une séparation s’annonce. Jésus le constate avec lucidité : « la tristesse remplit votre cœur ». Il y a ici une expérience profondément humaine et spirituelle à la fois : lorsque Dieu semble se retirer, le cœur se trouble. Nous aimerions une présence sensible, stable, immédiatement consolante. Nous voudrions retenir le Christ, tel que nous l’avons compris ; nous voudrions que dure sans cesse l’expérience de consolation ou de joie intérieure que nous avons vécue.
Jésus nomme cette tristesse ou cette déception. Il la prend au sérieux. Mais il invite ses disciples à ne pas s’y enfermer. Leur peine est réelle, mais elle ne dit pas toute la vérité de ce qui est en train de se passer. Très souvent, nous aussi, nous interprétons l’épreuve, le silence ou l’obscurité comme une perte. Pourtant, il se peut qu’ils soient le lieu d’un passage. Le Seigneur nous conduit parfois plus loin, précisément en nous dépossédant de certaines formes de présence auxquelles nous nous étions attachés. - C’est pourquoi Jésus ajoute une parole encore plus surprenante : « Je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille ». Cette affirmation semble presque impossible à entendre. Comment l’absence du Christ pourrait-elle être préférable à sa présence ? Et pourtant, Jésus révèle ici une logique essentielle de la vie chrétienne. Son départ n’est pas une disparition, mais l’ouverture à un autre mode de présence. Tant que les disciples s’attachent seulement à la présence visible de Jésus, ils ne peuvent pas encore recevoir pleinement le don intérieur de l’Esprit.
Le départ du Christ vers le Père inaugure ainsi le temps de l’Église, le temps de la foi accompagnée par l’Esprit Saint. Jésus ne demeure plus seulement à côté des siens : il vient habiter en eux par son Esprit. Ce qui semblait être une privation devient donc une grâce plus profonde. Cet Esprit, le Défenseur, ne prend pas la place du Christ, mais nous permet de saisir la manière nouvelle dont le Christ continue d’être présent, d’enseigner, de guider et de fortifier les croyants. Nous comprenons alors que certaines absences, dans la vie spirituelle, ne sont pas des abandons, mais des invitations à une relation plus intérieure, plus libre, plus mûre. - Jésus précise ensuite la mission du Défenseur : « Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. » L’expression peut sembler sévère, mais elle manifeste en réalité l’œuvre de vérité accomplie par l’Esprit. L’Esprit Saint ne vient pas d’abord accuser pour écraser ; il vient révéler pour sauver. Il met à nu ce qui est faux, faussé, fermé à Dieu, afin d’ouvrir un chemin de conversion.
Jésus explique d’abord : « En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. » Le péché fondamental, dans l’Évangile selon saint Jean, n’est pas seulement telle ou telle faute morale isolée ; il est d’abord le refus de croire, le refus d’accueillir Jésus comme l’Envoyé du Père. L’incrédulité ferme le cœur à la lumière. L’Esprit vient donc dévoiler cette racine profonde du péché : ne pas vouloir recevoir le Christ.
Puis Jésus parle de la justice : « En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. » La justice de Jésus n’est pas celle que le monde avait reconnue. Aux yeux de beaucoup, il a été condamné, rejeté, discrédité. Mais son retour auprès du Père manifeste qu’il était bien le juste, celui qui accomplissait parfaitement la volonté de Dieu. L’Esprit Saint révèle donc la véritable justice : non pas celle des apparences ou des rapports de force, mais celle qui consiste à être en communion avec le Père. - Enfin, Jésus déclare : « En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. » Cette parole ouvre une perspective décisive. Le mal agit encore dans le monde, il blesse, divise, obscurcit. Pourtant, son pouvoir n’est plus souverain. Le « prince de ce monde » est déjà jugé. Cela signifie que la victoire définitive est acquise dans le mystère même du Christ, dans son obéissance, dans sa Pâque, dans son retour au Père. L’Esprit Saint vient aussi nous faire entrer dans cette victoire.
Le chrétien vit ainsi dans une tension réelle. Le combat n’est pas terminé dans l’histoire, mais son issue est déjà donnée. Cela change profondément notre manière de vivre. Nous n’avons pas à céder au découragement, comme si le mal avait le dernier mot. Nous n’avons pas non plus à nous installer dans une illusion facile. L’Esprit nous fait regarder le réel avec vérité : oui, le péché existe ; oui, un discernement est nécessaire ; oui, un jugement est à l’œuvre. Mais nous tenons dans la confiance, parce que le Christ a déjà vaincu ce qui prétendait dominer le monde.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, lorsque je fais l’expérience de ton silence ou de ton éloignement, apprends-moi à ne pas me refermer dans la tristesse. Donne-moi de croire que tu continues d’agir par ton Esprit. Envoie en moi le Défenseur, afin qu’il éclaire ce qui doit être converti et qu’il affermisse mon espérance.
Résolution
Maintenant, à l’issue de ce moment méditatif, je demande explicitement à l’Esprit Saint de m’éclairer sur un point concret de ma vie où j’ai besoin de plus de vérité, de foi et de confiance.
11/05/2026
Apprendre à aimer
Lundi 11 mai 2026
Évangile selon saint Jean 15, 26 à 16, 4a
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés. On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu. Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »
Prière
Qu’il est bon, Seigneur, de me retrouver en ta présence. Merci de me le permettre. Et c’est tout ce dont j’ai besoin. Que je sente ou non ta présence, je crois que tu es là.
Demande
Remplis-moi, Seigneur !
Réflexion
- « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père (…) »
Jésus parle à ses disciples qu’il vient d’appeler ses amis. Il leur ouvre son cœur. Il leur laisse ses dernières pensées avant de mourir, et il parle comme quelqu’un qui ne mourra pas, comme un vivant : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. » (Jn 15, 9)
Il parle aussi comme « un homme de la noblesse [qui part] dans un pays lointain pour se faire donner la royauté » (Lc 19, 11-28 ; cf. Ac 1, 9). Il a accès à tout ce qui provient du Roi présent, à tout son amour, et il veut partager ces richesses avec ses amis : « je vous enverrai d’auprès du Père ». Il parle avec une certitude absolue, avec une souveraineté que rien ne peut surpasser.
Quelques lignes plus loin, il dira : « Tout ce que possède le Père est à moi. » (Jn 16, 15) Tout ce que possède le Père, c’est l’Esprit et cet Esprit est à Jésus. Et cet Esprit, il veut l’envoyer à ses amis afin qu’ils demeurent toujours en son amour qui est l’amour du Père.
Si aujourd’hui je sens que l’amour manque dans ma vie, dans ma famille, dans notre Église, dans notre monde, peut-être ai-je besoin d’implorer plus fréquemment la venue de l’Esprit Saint. C’est lui qui est « l’aimant », d’une certaine façon, entre le Père et le Fils. C’est lui qui nous gardera unis et libres à la fois. - « (…) il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage. »
Cela peut sembler trop simple et futile d’implorer l’Esprit Saint, mais c’est tout un processus. C’est s’ouvrir à son action. Saint Paul dit par expérience : « Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Rm 5, 3-5)
De plus, Jésus continue sa pensée en disant : « il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage ».Écouter le témoignage de quelqu’un qui nous révèle qui est Dieu nécessite toute notre attention, ce n’est pas chose d’un jour. Et devenir témoin soi-même requiert toute une expérience, tout un cheminement. Les mots de Jésus sont : « depuis le commencement ». Qui peut parler de l’amour de Dieu sans d’abord se laisser aimer ? Qui peut se laisser aimer de Dieu sans être avec lui jour après jour ? Qui peut vraiment apprendre à aimer, surtout lorsque les autres l’excluent « des assemblées » sans commencer par invoquer l’Esprit Saint ? - « Et vous aussi, vous allez rendre témoignage (…) »
Sans l’Esprit de Dieu, il est possible de tuer le Fils de Dieu, de se croire le point de référence comme l’a fait Judas (cf. Jn 6, 64 ; 12, 5), de tuer ses amis, physiquement ou psychologiquement (de laisser endurcir notre cœur dans nos relations), en s’imaginant rendre « un culte à Dieu ». Mais si le Seigneur nous envoie le « Défenseur » (Jn 15, 26) et si nous le laissons nous parler de Jésus, alors, nous n’aurons plus besoin de nous endurcir. Lui, le Roi de l’univers, nous élèvera à une très haute dignité : nous aurons le même rôle que l’Esprit de Dieu, celui de rendre témoignage en faveur du Christ, le même rôle que Jésus, celui de rendre témoignage en faveur du Père, celui d’aimer comme Dieu aime, celui de demeurer en son amour (cf. Jn 15, 9).
Dialogue avec le Christ
Jésus, envoie ton Esprit ! Viens, Esprit Saint ! Viens dans ma vie et dans ma famille, viens dans notre Église et dans notre monde !
Résolution
Aujourd’hui, je demanderai à l’Esprit de guider mes relations avec Dieu et les autres.
10/05/2026
Dimanche 10 mai 2026
Évangile selon saint Jean 14, 15-21
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Prière
« Viens Esprit Saint, allume en nous ta lumière, emplis d’amour nos cœurs, affermis toujours de ta force la faiblesse de notre corps. Repousse l’ennemi loin de nous, donne-nous ta paix sans retard, pour que, sous ta conduite et ton conseil, nous évitions tout mal et toute erreur. » (Extrait du Veni Creator Spiritus)
Demande
« Respire en moi, Saint-Esprit, afin que je pense ce qui est saint. Agis en moi, Saint-Esprit, afin que je fasse ce qui est saint. Attire-moi, Saint-Esprit, afin que j’aime ce qui est saint. Affermis-moi, Saint-Esprit, afin que je garde ce qui est saint. Garde-moi, Saint-Esprit, afin que je ne perde jamais ce qui est saint. » (Saint Augustin)
Réflexion
- « Le Père vous donnera un autre défenseur qui sera pour toujours avec vous. »
Nous avons donc deux défenseurs : Jésus et l’Esprit Saint ! Le mot utilisé par saint Jean pour désigner l’Esprit Saint est le mot Paraclet, mot d’origine grec qui signifie « celui que l’on appelle à son secours », « celui que l’on appelle près de soi », en latin l’advocatus, l’avocat. Ses noms disent toute la richesse de la présence du Saint-Esprit en nous : défenseur, intercesseur, consolateur, conseiller.
Au contraire, chaque fois que nous accusons l’un de nos frères, nous ne sommes pas dans la vie de l’Esprit Saint. - « L’Esprit de vérité (…) vous, vous le connaissez. »
L’Esprit de vérité, l’Esprit Saint, nous le connaissons ? Il reste tellement mystérieux, nous aimerions dire à Jésus : « oui, nous le connaissons ». Mais en fait, que savons-nous de la troisième personne de la Trinité ? L’encyclique Dominum et vivificantem de Jean-Paul II (1986) propose trois points de méditation :
– L’Esprit Saint est don
– L’Esprit Saint fortifie l’homme intérieur
– L’Esprit-Saint, c’est lui que l’on voit dans l’Ancien Testament, ce feu du ciel qui consume les offrandes présentées par les hommes. C’est l’Esprit Saint qui transforme la souffrance de la croix en amour sauveur. - « Notre Dieu, Souverain unique et bienheureux, Roi des rois et Seigneur des seigneurs ; lui seul possède l’immortalité, habite une lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a jamais vu, et nul ne peut le voir. À lui, honneur et puissance éternelle. » (1 Tm 6, 15-16)
Vraiment Dieu est plein de magnificence, et pourtant… Comme il nous est rendu proche par cet Évangile, grâce à Jésus ! Un Père qui nous aime et qui nous comble de bienfaits dans l’Esprit-Saint !
Dialogue avec le Christ
Donne-moi la grâce, Seigneur, de recevoir et de garder fidèlement tes commandements, de les aimer car « celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Quelle incroyable promesse ! Oui, Seigneur, donne-moi d’aimer et de garder tes commandements car j’ai soif que tu viennes me visiter.
Résolution
La Pentecôte est dans quinze jours. Nous pouvons prendre la résolution de nous y préparer en nous familiarisant avec l’Esprit Saint, par exemple en lisant chaque jour un petit paragraphe de l’encyclique Dominum et vivificantem écrite sur l’Esprit Saint par Jean-Paul II.
09/05/2026
Samedi 9 mai 2026
Évangile selon saint Jean 15, 18-21
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »
Prière
Seigneur, je crois fermement en toi. Je crois que tu es présent ici, à côté de moi, au moment où je me mets en ta présence. J’espère en toi. J’espère en ta vie éternelle. J’ai confiance que tu vas me guider aujourd’hui vers cette vie éternelle. Ô Seigneur, je t’aime par-dessus toute chose. Plus que moi-même. Mais augmente en moi cet amour. Donne-moi de n’aimer que toi, et d’aimer tes créatures parce que toi tu les aimes.
Demande
Seigneur, donne-moi de persévérer dans l’épreuve.
Réflexion
- « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. »
Jésus ne nous trompe pas : la fidélité à sa personne entraîne souvent le rejet. Saint Augustin rappelait que le chrétien est un « étranger » en ce monde. Il n’appartient pas au club des opinions faciles, des likes et du succès à tout prix. Lorsque nous ressentons le froid de l’indifférence au travail, à l’université ou sur les réseaux, ne nous étonnons pas. Ce malaise est le signe que le Christ nous a tirés du troupeau du monde.
Aujourd’hui, réjouissons-nous : nous n’avons pas été créés pour des applaudissements bon marché, mais pour la gloire éternelle. Seulement, le monde ne peut pas supporter que quelqu’un qui ne suive pas ses critères soit heureux. Voilà pourquoi un chrétien joyeux sera souvent persécuté. - « (…) je vous ai choisis en vous prenant dans le monde. »
Là se trouve le secret de notre joie : ce n’est pas nous qui avons choisi Jésus, c’est lui qui nous a choisis en premier, d’un amour passionné. Saint Jean Chrysostome voyait dans cette parole la main de Dieu nous arrachant à la médiocrité. Lorsque le doute surgit – « est-ce que cela vaut vraiment la peine d’être différent ? » – revenons à ce verset. Nous ne sommes pas un numéro dans la foule ; nous sommes des fils choisis et aimés, mis à part pour briller dans l’obscurité. Cette élection n’est pas un fardeau, c’est un honneur. Vivons-la avec radicalité et gratitude. - « Un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. »
Le Christ le répétait sans se lasser : la croix n’est pas facultative pour qui suit un crucifié. Lorsque l’on nous ridiculise à cause du Nom de Jésus, nous pouvons sentir sa présence de crucifié. Nous ne sommes pas seuls ni abandonnés, mais précisément là où le Maître lui-même a été. Ceux qui nous rejettent « ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé ». La patience et l’amour sont les seuls arguments capables d’ouvrir leurs yeux. Demeurons fidèles. La victoire ne consiste pas à éviter la souffrance, mais à la porter avec lui.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, lorsque le monde me hait ou me rejette, rappelle-moi que tu m’as choisi en premier et que tu m’as précédé sur le chemin de la croix. Donne-moi la joie d’être étranger ici-bas, la force de rester fidèle et le courage d’aimer malgré tout. Que ma vie soit un témoignage vivant de ton amour pour le monde. Amen.
Résolution
Aujourd’hui, je parlerai de l’Évangile ou des méditations à une personne que je rencontrerai.
08/05/2026
Aimer à la manière de Jésus
Vendredi 8 mai 2026
Évangile selon saint Jean 15, 12-17
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »
Prière
Seigneur Jésus, ouvre mon cœur à ce temps de prière, de rencontre avec toi. Apprends-moi à t’écouter et à recevoir ton commandement nouveau. Fais grandir ma foi, mon espérance et mon amour pour toi et mon prochain.
Demande
La grâce d’apprendre à aimer à la manière de Jésus.
Réflexion
- J’accueille ces paroles de Jésus dans la lumière de la fête de Pâques et de la Résurrection. À maintes reprises, Jésus a parlé d’amour, et l’a manifesté de plusieurs manières. Quels sont ces passages d’Évangile qui reviennent à ma mémoire ? À présent, ces paroles résonnent dans mon cœur dans la dynamique du mystère de la Rédemption. Qu’est-ce que signifie aimer ? Qu’est-ce que je n’accepte pas dans ces paroles ? Qu’est-ce qui m’interpelle et me dérange ?
- Le serviteur
Parfois, il est plus facile d’être un simple serviteur. Le serviteur s’engage, certes, mais « se réserve » en partie, il a des droits et des devoirs. C’est une relation dictée par l’accomplissement d’une tâche. Or, Jésus vient transformer cette relation, il nous élève à la filiation, à l’amitié, à l’amour. Et tout l’Ancien Testament constitue une préparation à cette transformation. Les multiples alliances, la fidélité inébranlable de Dieu envers son peuple est un cheminement de conversion. - Jésus est notre ami
Dans un monde marqué par l’individualisme, la solitude et les relations blessées, Jésus vient pour être notre ami. Il transforme le vide en présence, le silence en chaleur. Apprendre à recevoir cet amour dans ce qui nous déstabilise, nous interpelle. Qui es-tu, Jésus, pour être mon ami ? Qui suis-je pour être digne de ton amitié ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, ouvre mon cœur à l’intelligence de ton œuvre dans ma vie. Fais-moi sentir et comprendre la grandeur de ton amour. Que ma relation avec toi soit une histoire d’amour et non de servitude. Je sais que seul celui qui se sait aimé est capable d’aimer.
Résolution
Au cours de cette journée, je méditerai sur l’amour de Jésus à l’œuvre dans ma vie.
07/05/2026
Le défi de demeurer dans le ChristJeudi 7 mai 2026
Jeudi 7 mai 2026
Évangile selon saint Jean 15, 9-11
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »
Prière
Seigneur, tu m’appelles à demeurer en toi. C’est un privilège immense d’être appelé à partager la vie divine mais c’est aussi un grand mystère. Comment faire ? Que dire ? Aide-moi à mieux comprendre ce que tu me demandes pour mieux vivre en union avec toi.
Demande
Que je sache demeurer dans le Seigneur.
Réflexion
- Le très court passage de l’Évangile d’aujourd’hui se révèle pourtant très riche théologiquement. On pourrait même dire qu’il constitue un résumé en trois versets de l’intégralité du message des Évangiles. Si nous parvenons à en saisir le sens, mais surtout à vivre tout ce qui est exprimé dans ces quelques lignes, nous pouvons alors affirmer que nous connaissons le message du Christ.
Pour notre méditation d’aujourd’hui, nous nous concentrerons sur un seul terme qui est employé à trois reprises dans ce court passage. En effet, Jésus utilise trois fois le verbe « demeurer ». En grec, c’est le verbe μένω. C’est un verbe assez courant mais qui renferme de nombreuses nuances et richesses qui peuvent nous éclairer sur ce que le Christ nous demande lorsqu’il nous invite à demeurer dans son amour. - La traduction du verbe μένω par « demeurer » est tout à fait exacte. Dans l’usage courant, c’est un verbe qui signifie habiter quelque part, rester dans un lieu. Ainsi le sens premier est bien celui de demeurer. Le Christ nous appelle à demeurer dans son amour. C’est dans son amour que nous voulons y établir notre demeure, et nous y enraciner fermement.
Mais ce verbe est aussi le terme que le grand poète Homère utilise pour parler de ses héros qui tiennent bon et ne fuient pas devant l’ennemi. Demeurer, c’est aussi tenir sa position au combat, ne pas reculer, persévérer avec fidélité à son devoir. C’est le verbe du guerrier qui résiste.
Demeurer dans l’amour du Christ n’est pas toujours facile et bien souvent il faut affronter les difficultés de la vie pour rester dans l’amour et ne pas entrer dans une dynamique d’amertume et de rancœur face à la vie. C’est aussi cela demeurer dans l’amour. - Une autre nuance du verbe μένω mérite d’être soulignée. Il s’agit du sens de la stabilité, de la persistance. Ce qui demeure inchangé malgré les possibles changements environnants. C’est le verbe utilisé pour parler de la solidité d’une promesse ou de la fermeté d’une décision. Ainsi l’on demeure fidèle à ses engagements et l’on est constant dans ses idées et ses convictions.
Demeurer dans l’amour est donc un appel à la fidélité, un vrai défi de chaque jour pour tout croyant. Le Christ ne nous appelle pas seulement à une attitude passive, mais bien à un don de soi quotidien qui demande des efforts contre vents et marées. Nous pouvons cependant être certains que son amour est le port le plus sûr que nous puissions trouver.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi la grâce de demeurer chaque jour un peu plus dans ton amour. Que jamais je ne perde de vue ce défi quotidien qu’est la vie chrétienne et que je sache chaque jour me rapprocher de toi pour être plus fort dans le combat de l’amour.
Résolution
Je demande au Seigneur de demeurer un peu plus dans son amour aujourd’hui.