Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

14/06/2026

Fête de la Foi 02290 Vic-sur-Aisne 14 juin 2026

 

Comment tout a commencé à Nice ! | Arnaud Boüan

 

Appelés et envoyés

Dimanche 14 juin 2026 

Évangile selon saint Matthieu 9, 36 à 10, 8

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

Prière

« Acclamez le Seigneur, terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse, venez à lui avec des chants de joie ! Reconnaissez que le Seigneur est Dieu : il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau. » (Ps 99 1-3, psaume du jour)

Demande

Seigneur, fais-moi entendre ta voix et conduis-moi !

Réflexion

  1. « (…) elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. »
    Où sont passés les bergers d’Israël, à tel point que les foules sont livrées à elles-mêmes, abandonnées à leur propre sort ?
    « Le crime des princes des Juifs, c’est qu’étant les pasteurs du troupeau, ils se conduisaient à son égard comme des loups ; car non seulement ils ne travaillaient pas à la réforme du peuple, mais encore ils nuisaient à son avancement. » (Saint Jean Chrysostome, Homélie 33) 
    Notre Seigneur nous révèle dans cet extrait d’Évangile ses sentiments de bon pasteur, si éloignés de ceux du mercenaire : « (…) voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles (…) ». Le Seigneur Jésus-Christ, le bon berger, est maintenant au milieu de son peuple et sa présence parmi nous est signe d’espérance, de joie, de liberté, de paix, de guérison et de restauration.
    « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux ? » (Mc 2, 19) Regardons l’Église, la joie que nous avons dans nos célébrations eucharistiques, nos assemblées parce que Jésus est véritablement présent, l’espérance que nous recevons de sa parole qui nous est annoncée, la liberté que nous offre cette réconciliation avec Dieu le Père en son Fils Jésus par son corps et son sang qui nous arrachent aux ténèbres et à la mort. Nous pouvons nous sentir seuls, abandonnés ou rejetés mais Jésus est là, il fait preuve de compassion et vient prendre soin de nous. 
  2. « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. »
    Jésus invite les disciples à moissonner là où rien n’est encore semé, où la terre est sèche, appauvrie par la souffrance du corps et de l’âme (les foules abattues, les errements des nations païennes), là où elle est envahie par les ronces des richesses mondaines et les épines de l’orgueil (les pharisiens, les grands prêtres, les rois…) Comment peuvent-ils moissonner alors qu’il n’ont pas planté de graines ? Et qu’il n’y a aucun fruit en apparence ?
    Cette parole de Jésus suggère une vérité profonde. Le Christ est la semence qui tombe en terre – dans le cœur des hommes et dans le monde. 
    La semence, c’est sa Parole déjà annoncée par les prophètes dans les temps passés, puis faite chair. C’est lui-même qui la grave dans le cœur de chaque homme et c’est lui qui la fait fructifier et croître en abondance hier, aujourd’hui et pour les générations futures. 
    « Il déclare ainsi indirectement qu’il est ce Maître dont il parle, car c’est lui-même qui est le Maître de la moisson. En effet, s’il a envoyé les Apôtres moissonner ce qu’ils n’avaient pas semé, il est évident qu’il n’a pu les envoyer recueillir la moisson d’autrui, mais ce que lui-même avait semé par les prophètes (Jn 4, 38). Mais comme ce sont les Apôtres qui sont les moissonneurs, il leur dit : ‘’Priez donc le Maître de la moisson qu’il envoie des ouvriers en sa moisson’’. Cependant il ne leur adjoignit personne. Ils restèrent douze, et il ne les multiplia qu’en ajoutant non pas à leur nombre, mais à leur puissance. » (Saint Jean Chrysostome, Homélie 33)
    Aussi, c’est à juste titre que Jésus demande de prier le Maître d’envoyer des ouvriers à sa moisson car c’est lui seul qui, par l’Esprit Saint, donne aux moissonneurs (ses ouvriers, les apôtres) le pouvoir de chasser les esprits impurs et le don de guérir toute maladie et infirmité dans le peuple. 
    « En effet, c’est par le moyen de la prière que Dieu répand sur nous cette grâce. » (Saint Hilaire)

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus-Christ, tu es vraiment le bon berger, toi qui es plein de compassion pour ton Église, comble aussi mon cœur d’amour pour elle. Apprends-moi à la regarder comme toi et accorde-moi ton Esprit Saint pour que je puisse toujours la servir dans ma communauté, là où le besoin se fait sentir, et où tu m’appelles.

Résolution

Aujourd’hui, je prie pour les prêtres et je demande au Maître de donner de saintes vocations à son Église.

13/06/2026

Cohérence des récits évangéliques sur la résurrection du Christ - Bernard SCHERRER

 

Le Cœur immaculé de Marie

 Samedi 13 juin 2026

Évangile selon saint Luc 2, 41-51

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »  Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

Prière

« Rendons grâce avec la Mère du Sauveur : mon cœur est dans la joie, car tu me sauves ; je veux redire pour le Seigneur la grâce qu’il m’a faite. » (Antienne d’ouverture)

Demande

« Dieu, toi qui as préparé dans le cœur de la Vierge Marie une demeure digne de l’Esprit Saint, accorde-nous, par son intercession, de devenir des temples de ta gloire. » (Liturgie de la fête du Cœur immaculé de Marie)

Réflexion

  1. « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
    Le cœur de Marie est avant tout le cœur humain d’une femme, d’une mère. Elle se soucie comme toutes les mères de son enfant, elle ne comprend pas son intention. Comme l’avait annoncé Siméon, Marie sentira le glaive qui traversera son âme (cf. Lc 2, 35). Même si le cœur de Marie n’a pas connu le péché, elle ne sera pas épargnée par la souffrance. Quelle plus grande souffrance pour une mère que de voir son fils mourir ! Mais, avec Jésus, elle est co-rédemptrice et elle nous apprend à souffrir avec foi et espérance.
  2. « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » (Lc 2, 19)
    Marie a un cœur contemplatif, qui accueille les événements et les regarde à la lumière de la foi. Ce n’est que dans le silence du cœur que l’on peut, comme Marie, découvrir la main de Dieu dans notre vie, prier sur sa vie afin que la vie devienne prière. Apprenons à conserver avec soin la Parole de Dieu, à la méditer dans notre cœur, pour qu’elle s’incarne en nous et nous configure de plus en plus à Jésus.
  3. « Femme, voici ton fils. Puis il dit au disciple : Voici ta mère. » (Jn 19, 26-27)
    Marie nous prend tous dans son cœur. Jésus nous a donné sa propre mère. Marie exerce sa maternité en nous engendrant à la vie spirituelle. Quand une personne se met sous la protection de Marie, l’Esprit Saint entre dans son âme, explique Louis-Marie Grignion de Montfort dans Le secret de Marie. En tant que mère, Marie nous éduque et forme notre cœur pour qu’il soit pur et humble. Elle nous enseigne à vivre les vertus dans notre vie quotidienne pour que, comme elle, en toute situation, nous sachions répondre avec foi et charité.

Dialogue avec le Christ

« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur, il a fait pour moi des merveilles, saint et son nom ! »

Résolution

Prier une dizaine de Je vous salue Marie pour les personnes qui ont besoin de l’intercession de Marie.

12/06/2026

Arnaud Boüan - L'évangélisation de la Gaule au 1er siècle

 

Je suis doux et humble de cœur

 Vendredi 12 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 11, 25-30

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Prière

Dieu éternel et tout-puissant, avec ces mêmes paroles de ton Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, je te bénis et te rends gloire. Je crois et sais que tu es infiniment bon et infiniment patient. Je loue la venue de ton Royaume maintenant et dans l’éternité et me donne à toi, afin que ta gloire augmente auprès des créatures, mes frères et sœurs.

Demande

Aide-moi par ta grâce, Seigneur, à accepter ma croix comme école d’amour et d’humilité. Aide-moi à garder une âme d’enfant, simple et reconnaissante pour te louer éternellement.

Réflexion

  1. « Père (…) je proclame ta louange. »
    Le Fils aime le Père ; en méditant le cœur de Jésus tourné vers le Père, nous pouvons penser à nos relations aux parents, père, mère, à notre foi surnaturelle, à notre espérance en Dieu. « Père ! » quelle douce appellation, empreinte d’amour, de bienveillance, de discrétion.
    Jésus prie pour nous. Dans sa louange, qui est appréciation sans mesure de Dieu et de tout ce qu’il fait, Jésus rétablit en chacun la relation blessée à Dieu, à son prochain, à soi-même. En effet, le péché nous avait rendu le monde qui nous entoure étranger, portant en nous-mêmes une profonde fracture. Par sa prière, Jésus nous familiarise à nouveau avec ce monde.
  2. « Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils. »
    Jésus dévoile ici un mystère de vie de famille, reflet de la communion trinitaire d’amour. La relation de confiance et de bénédiction paternelle ou maternelle, si souvent déréglée par le péché, est enveloppée dans la gloire de Dieu et restaurée.
    Il y a entre les générations, au-delà de l’ascendant des parents sur les enfants, un seuil d’intimité à ne pas envahir : les enfants doivent respecter les parents et les parents, les enfants. Un comportement trop autoritaire ou trop absent, un amour, trop froid ou trop invasif, voire possessif… peut conduire au rejet intérieur ou extérieur. La vie que Dieu confie au foyer familial est sacrée. En prenons-nous suffisamment soin ?
  3. « Venez à moi (…) »
    Jésus nous convoque à son école qui n’est pas à intégrer sur concours et ne conduit pas à des diplômes du monde. Jésus vise une transformation d’âme, comme une transplantation de cœur : je donne mon cœur endurci par le péché en échange de son cœur blessé d’amour.
    Étant « doux et humble de cœur », Jésus mérite de notre part un regard contemplatif, attendri et contrit. Le saint curé d’Ars constatait que nos bonnes œuvres manquaient souvent de pureté d’intention ; cela veut dire que nous ne pourrons être sauvés que par la croix de Jésus-Christ, le seul Sauveur, dont l’offrande de vie est pure : « (…) mon fardeau [est] léger ».

Dialogue avec le Christ

Je te rends grâce, Jésus, mon Roi, d’avoir porté pour moi et mes frères la pesante croix. C’est par amour que tu l’as portée. Je te contemple pour imiter, comme un petit frère, l’amour que tu as exercé – jusqu’à ton dernier soupir. Je te donne mon cœur afin que cette croix d’amour s’y grave définitivement et m’inspire tout au long de ma vie.

Résolution

En voyant une personne en nécessité, je la soutiens par mon regard, par mon attention, par un geste qui convient.

11/06/2026

Saint Charbel, miracles et Medjugorje : le témoignage incroyable du Père Frédéric

 

Se réconcilier avec son frère

 Jeudi 11 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 5, 20-26

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

Prière

Seigneur, je n’arrive pas aimer comme tu aimes, pardonner comme tu pardonnes. Alors viens à mon aide, aime en moi, pardonne en moi, Seigneur !

Demande

Me mettre en chemin avec ceux qui m’ont blessé ; m’ouvrir au pardon à donner ou à recevoir.

Réflexion

  1. Saint Augustin, en commentant ce passage, précise : « Le passage que nous venons d’entendre lire dans le saint Évangile a dû nous glacer de frayeur si nous avons la foi ; il faudrait ne pas l’avoir pour ne pas trembler. Ceux qui ne tremblent pas veulent jouir d’une fausse sécurité (…) » (Sermon LX). Pourquoi ? Parce que saint Augustin prend la mesure du message de Jésus. Qui n’a pas ressenti une colère profonde contre son frère ? Qui n’a jamais laissé échapper un mot d’insulte ou un jugement hâtif contre son prochain ? Pour commencer cette méditation sur ce passage, laissons-nous nous sentir concernés par ces paroles du Christ et dire avec le psalmiste : « Si tu retiens les fautes, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne. » (Ps 130, 3-4)
  2. Jésus, dans ce passage, ne regarde pas le mal qui vient des autres, mais comment nous réagissons au mal qui nous est fait ? Si nous sommes en colère ou au tribunal ou si nous insultons un frère, il y a une raison. Le Christ n’entre pas dans ces raisons, justes ou pas justes. Il veut d’abord considérer notre état d’âme.
    On peut alors étudier notre mode d’action. Comment regardons-nous les torts qui nous sont reprochés ? Sommes-nous capables de distinguer les situations blessantes que d’autres nous ont fait subir et la colère ou la haine que nous avons choisies par la suite ? « Le Christ a donné sa vie pour toi et tu continues à détester celui qui est un serviteur comme toi » remarque saint Jean Chrysostome. « Ton Maître n’a pas hésité à endurer pour toi toutes les souffrances, et tu refuses même de renoncer à ta colère ! Qu’est-ce qui te retient, dis-moi ? Un tel m’a gravement offensé, dis-tu, il a été tant de fois injuste envers moi, il m’a menacé de mort ! Eh bien ! Qu’est-ce que cela ? Il ne t’a pas encore crucifié comme les Juifs ont crucifié le Seigneur. »
  3. Devant la colère, légitime ou exacerbée, Jésus dit : « Va d’abord te réconcilier avec ton frère. » Réconcilier veut dire : le regarder en face, voir son visage. Ce n’est pas simple de pardonner, ce n’est pas simple de lâcher sa colère. Mais lorsque nous parvenons, avec la force et la grâce du Christ, à regarder le visage de celui qui nous a fait du mal, on voit deux choses : tout d’abord qu’il est un être comme nous. Il a commis un mal que nous aurions pu aussi commettre dans d’autres circonstances. Et nous voyons aussi qu’il est faible, que le mal qu’il a choisi le détruit. Sans fausse innocence, sans se cacher du mal commis et de son influence sur nous, je peux regarder mon prochain en face.

Dialogue avec le Christ

Reprendre le psaume 129 et le faire nôtre :
« Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! (…) Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne. J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole. (…) Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat. C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes. »

Résolution

Demander humblement à Dieu la grâce de son pardon pour moi et pour un frère ou une sœur qui m’a blessé.

10/06/2026

L'encyclique du pape sur l'IA : les 10 points essentiels (magnifica humanitas)

 

Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir

 Mercredi 10 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 5, 17-19

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

Prière

Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout.

Demande

Seigneur, insuffle de l’amour dans mes œuvres !

Réflexion

  1. Cet Évangile vient peu après les béatitudes. Jésus se trouve sur la montagne et il enseigne à ses disciples et aux foules la nouveauté du message chrétien. Il n’est pas seulement un prophète parmi tant d’autres, qui viendrait réclamer l’observance de la Loi. Il apporte une nouveauté fondamentale, une parole prononcée « avec autorité », une parole de vie éternelle.
    Toutefois, après avoir présenté les béatitudes, centre de la vie chrétienne, Jésus semble se raviser. Il rappelle tout d’un coup que la Loi existe, et qu’il n’est pas venu l’abolir. Il déclare même qu’elle ne passera pas jusqu’à ce qu’elle se réalise ! C’est donc un Évangile qui, pour les auditeurs de l’époque comme pour ceux d’aujourd’hui, pose la question du rapport de notre foi avec les commandements, la loi, les règles de vie chrétienne et celles de l’Église.  
  2. Le plus petit et le grand
    Apparemment, selon les mots de Jésus, observer la Loi est donc sérieux : être grand ou petit dans le Royaume en dépend. Néanmoins, un détail est important. Dans les deux cas, on est dans le Royaume. C’est-à-dire qu’observer la Loi fait varier notre situation dans le Royaume, mais non pas notre entrée dans celui-ci, contrairement au verset qui suit notre Évangile : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. » (Mt 5, 20)
    On comprend alors que Jésus parle de deux niveaux différents. Il nous invite d’abord à entrer dans le Royaume, à vivre une justice différente, une justice des béatitudes, de l’amour, une justice de la conversion qui se manifeste dans le baptême. Sans cela, pas de Royaume, pas de salut. Mais il y a ensuite un deuxième niveau, qui est celui de la Loi, celui de la vie dans le Royaume. C’est celui où se trouvent les baptisés, les disciples, les chrétiens qui connaissent déjà un peu le Christ.
  3. « Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
    Jésus nous parle aujourd’hui ici de ce deuxième niveau. C’est le même que dans le discours de la dernière Cène : « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. » (Jn 15, 14) Il s’agit d’une question d’amour, et l’amour se manifeste par les œuvres, par des actions concrètes envers la personne aimée, par faire ce qui lui plaît, quand il s’agit de Dieu : faire sa volonté.
    L’Évangile nous enseigne que la Loi, les commandements, ce que nous demande le Christ et l’Église, c’est en fin de compte plus une question d’amour qu’une question de salut. C’est comme le thermomètre de notre foi, de notre espérance, de notre charité. Celui qui aime vraiment le Christ trouvera sa joie dans l’accomplissement de sa volonté, de ses moindres désirs. Celui qui vit de l’Esprit sera fidèle aux plus petites inspirations qu’il insufflera en nous tout au long de la journée. Celui qui cherche la volonté du Père saura la trouver dans l’Église qu’il a voulue de toute éternité pour apporter le salut au monde entier.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, illumine-moi sur ma vie, sur l’endroit du chemin où je me trouve. Me faut-il entrer dans le Royaume ? Me faut-il aimer davantage, chercher avec plus de désir ta volonté ? Me voici devant toi, humblement, pour t’offrir ma vie. Je veux te suivre, t’aimer, te servir. Augmente ma foi pour voir en ta volonté, incarnée dans les commandements, dans l’Église, le moyen de t’aimer, de vivre l’immense gratitude de m’avoir sauvé. Seigneur, aide-moi à t’aimer avec des œuvres et à vivre les œuvres par amour.

Résolution

Trouver un commandement, un précepte de ma foi ou de l’Église que je vis habituellement avec peu de sens, et lui donner ce sens d’amour envers le Christ, de recherche de sa volonté.

09/06/2026

« Vous êtes le sel de la terre »

 Mardi 9 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 5, 13-16

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Prière

Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté, être par toi, avec toi et en toi, lumière !

Demande

Seigneur, nous croyons que tu es la lumière et que nos ténèbres, par toi, peuvent devenir lumière. Le psalmiste devant ses propres ténèbres prie : « J’avais dit : ‘’Les ténèbres m’écrasent !’’ mais la nuit devient lumière autour de moi. Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre et la nuit comme le jour est lumière ! » (Ps 138 11-12) Seigneur, viens éclairer nos nuits ! Au milieu d’elles, donne-nous de croire à la lumière !

Réflexion

  1. Dans un premier temps, Jésus nous compare au sel. Le sel est créé par Dieu et il fait partie de l’ordre naturel. Nous sommes aussi créatures mais nous avons une vocation éminente dans la création. Comme le sel dans les aliments, nous avons à garder et à conserver la terre et tout ce qu’elle contient. Il est dit dans la Genèse : « Le Seigneur prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et qu’il le garde. » (Gn 2, 15) La terre et tout ce qu’elle contient sont à Dieu, mais il nous revient de « cultiver et garder le jardin du monde » comme le pape François nous le rappelle dans son encyclique Laudato Si’. « C’est au Seigneur ton Dieu qu’appartiennent les cieux et les hauteurs des cieux, la terre et tout ce qu’elle renferme » (Dt 10, 14) mais à nous, il revient de conserver la terre et toutes ses créatures et, comme le sel, de leur garder toutes leurs saveurs.
  2. Si le sel conserve les choses en l’état, la lumière les rend meilleures en répandant sur elles la clarté. Elle apporte la chaleur et nous guide. Elle apporte la vie et la joie. Souvenons-nous du soleil, métaphore du Christ, dans le verset 6 du psaume 18 : « Là se trouve la demeure du soleil (…) : il s’élance en conquérant joyeux. » De même : « La lumière des justes est joyeuse ; la lampe des méchants s’éteint. » (Pr 13, 9)
    Ai-je cette propriété de la lumière ? Sais-je être heureux avec ceux qui sont joyeux ? Sais-je apporter une parole de consolation à ceux qui sont tristes ? Est-ce que je crois vraiment à notre vocation au bonheur et à la joie ?
  3. Au cours de notre baptême, nous avons reçu un cierge qui symbolise la lumière que nous sommes appelés à devenir. Je ne sais pas si ma lumière est bien vive. Je ne sais pas si elle n’est pas cachée sous le boisseau, mais je sais que le Seigneur « n’éteindra pas la mèche qui faiblit » (Is 42, 3).
    Seigneur, aide-moi à voir ce qui en moi empêche la lumière de briller. Aide-moi à travailler pour combattre ces obstacles. Saint Benoît, dans sa règle, nous donne de bons conseils pour protéger cette flamme : « Ne rien préférer à l’amour du Christ. Ne pas se départir de la charité. Mettre en Dieu son espérance. Et ne désespérer jamais de la miséricorde de Dieu. » (chap. 4)
    Aide-moi aussi à me laisser entièrement faire par toi lorsque tu voudras enlever en moi les obstacles à la lumière. Sans toi, je ne peux rien faire !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, nous savons bien que sans toi nous ne pouvons être ni sel, ni lumière. Nous ne pouvons avoir ni capacités naturelles, ni surnaturelles. Tout vient de toi et tu nous donnes tout. « (…) et tout ce qui est à moi est à toi. » (Lc 15, 31) dit le Père au fils prodigue. Seigneur, tu nous dis : « Moi, je suis la lumière du monde. » (Jn 8, 12) et tu nous donnes d’être lumière. Tu es la saveur de nos vies et tu nous donnes d’être saveur à notre tour. Par ta Passion, tu nous fais hériter de tout ce que tu as reçu du Père. Béni sois-tu, Seigneur !

Résolution

Je rendrai gloire au Père de bon cœur et sans jalousie pour le bien accompli par mes proches.