Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

16/06/2026

1. Tour Saint-Rieul - Louvres

 

« Aimez vos ennemis »

 Mardi 16 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 5, 43-48

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

Prière

Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout.

Demande

Seigneur, révèle-moi mon être de fils du Père !

Réflexion

  1. Cet Évangile fait partie du sermon sur la montagne : après les béatitudes, Jésus enseigne à ses disciples une nouvelle façon de vivre, de voir la vie et les relations avec Dieu. Cette nouveauté, il l’exprime ainsi : « Vous avez appris (…) Eh bien ! moi je vous dis (…) » Quelle nouveauté de la vie chrétienne veut-il nous transmettre aujourd’hui ? Elle est apparemment simple, et aussi extrêmement difficile : rien de moins que d’aimer ses ennemis, de prier pour ceux qui nous persécutent. Pour incarner un peu cet enseignement, pensons à une – ou plusieurs – personnes qui nous ont profondément blessés, ou bien qui cherchent actuellement à faire du mal à ceux que nous aimons… Les aimons-nous et prions-nous pour eux ?  
    Comme si ce n’était pas suffisant, Jésus termine par cette exhortation qui met – s’il en était besoin – la barre encore davantage hors de portée : « Vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Que faire devant une exigence apparemment impossible, si ce n’est de crier vers le Père et lui confesser notre misère, notre impuissance à pardonner, à aimer, à être parfaits !
  2. Finalement, le message du Christ est cependant différent. Son but n’est pas de nous fixer des exigences nouvelles, plus difficiles que celles de la loi juive, afin que nous, chrétiens, brillions par notre perfection. Il dit en effet : « (…) afin d’être vraiment les fils de votre Père ». Ce « vraiment » est important. Les Juifs étaient déjà considérés fils de Dieu, mais Jésus leur dit qu’ils ne le sont pas vraiment, qu’il leur manque quelque chose. Non pas pour atteindre un niveau supérieur, mais pour être pleinement ce qu’ils sont déjà : des fils. En fin de compte, retrouver cette humanité, cette nature authentique de créatures, cette relation originelle qu’avait l’homme avant le péché.
    Cet aspect est décisif pour comprendre et vivre la vraie nouveauté du christianisme. La vie nouvelle que nous offre le Christ n’est pas un ajout, une amélioration de notre vie humaine naturelle : c’est la régénération de notre nature déchue et mortelle, le redressement de nos tendances déviées, la plénitude de notre bonheur amputé par le péché. Le Christ ne nous propose pas de nouveaux préceptes, il nous enseigne à être ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes, et que le péché a détruit en nous. Il nous ramène, par sa mort et sa Résurrection, puis par les sacrements, à une vie authentiquement humaine, pour laquelle Dieu nous avait créés !
  3. On comprend alors comment il convient de relire cet Évangile. Non pas comme une nouvelle exigence ajoutée à la précédente, qui ne commandait que d’aimer son prochain, mais comme une description de ce pourquoi nous avons été créés, de notre nature authentique et vraie. Voilà le sens des béatitudes, et de cette phrase : « Vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »  
    En croyant au Christ, en se laissant transformer par sa grâce, nous deviendrons effectivement parfaits, à l’image et à la ressemblance de Dieu, comme nous avions été créés ! L’amour des ennemis, comme tous les enseignements du sermon sur la montagne, n’est donc pas principalement un précepte, mais une révélation de ce que nous sommes au plus profond de nous : des fils de Dieu faits pour aimer infiniment.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, ouvre mes yeux et mon cœur pour comprendre et désirer cette nouvelle vie que tu me proposes. Je crois que tu nous as faits pour toi, que tu nous révèles à nous-mêmes. Donne-moi ta grâce qui me transforme, qui me guérisse, répare mon humanité détruite par le péché. Que ta Résurrection me régénère, me rende vraiment fils du Père, me fasse aimer comme toi tu m’as aimé.  

Résolution

Regarder les enseignements du Christ et de son Église comme le chemin pour devenir authentiquement humain, pour renaître au bonheur.

15/06/2026

04 Juin - Fête-Dieu: Le Prêtre qui Doutait et le Linge qui Changea le Calendrier du Monde

 

Le rempart au mal

 Lundi 15 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 5, 38-42

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »

Prière

Ta Parole est une lampe sur mes pas. Jésus, éclaire-moi aujourd’hui sur les paroles que tu me donnes à méditer.

Demande

Dilate mon cœur aux dimensions de ta charité, Seigneur. Que j’aime comme tu as aimé.

Réflexion

  1. Jésus invite ses disciples à dépasser la justice traditionnelle. En effet, la loi dite « du talion », bien connue dans l’Ancien Testament et dans l’Orient ancien en général, visait à rendre à chacun selon ce qu’il avait fait : « œil pour œil, dent pour dent ». Cette justice est encore celle qu’appliquent nos tribunaux aujourd’hui : à un délit correspond une peine qui lui est proportionnée. Jésus n’abolit ni la justice ni les tribunaux, mais il invite ses disciples à un « au-delà » de la loi pour combattre le mal. Cet au-delà ne peut en effet être érigé en tant que loi. Car aucune loi ne peut imposer de ne pas riposter au méchant, ni de tendre l’autre joue. Aucune loi ne peut commander la générosité (à celui qui veut ta tunique, donne ton manteau). Il s’agit donc bien d’un « au-delà », d’un « plus » auquel Jésus convie des disciples.
  2. Cependant, il y a un risque de mal interpréter ces paroles. Jésus serait-il en train de nous demander de ne jamais dire « non » ? Serait-il en train de nous dire que nous devons en tout nous laisser faire ? Que le méchant doit rester impuni ? Que nous devons tout donner sans compter, même si l’autre abuse de notre bonté ? Certainement pas. Un rempart doit être opposé au mal. Jésus n’a jamais toléré aucune compromission avec le mal. Il l’a combattu jusqu’au bout. Mais tout est dans le « comment ». Comment combattre le mal ? Sûrement pas en employant les moyens mêmes du mal ! C’est cela que Jésus veut nous dire. Le mal ne se vainc pas par la force, mais par son contraire qui est le bien. La violence ne se résout jamais par la violence, ni l’injustice par l’injustice.
  3. Jésus n’est pas en train de nous donner un manuel de bonne conduite à appliquer dans nos vies quotidiennes. Lui-même n’a d’ailleurs pas appliqué à la lettre ces mots puisqu’il n’a pas tendu l’autre joue lors de son procès. Il a plutôt répondu à celui qui le frappait en lui parlant avec vérité, une vérité qui frappait plus fort encore ! Les mots employés dans ce passage de Matthieu sont donc volontairement hyperboliques afin de nous faire prendre conscience du plus grand secret que Jésus veut nous transmettre, celui de la victoire sur le mal. Saint Paul l’a traduit ainsi : « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. » (Rm 12, 21)

Dialogue avec le Christ

Jésus, tu as opposé un rempart absolu et ultime à la puissance du mal et du péché en te faisant victime de ce mal et de ce péché. Tu as répondu à la violence par la douceur, à la haine par l’amour. Toi seul es le Sauveur. Toi seul as imposé une limite à la violence. Je te contemple aujourd’hui sur la croix en te rendant grâce pour cette victoire définitive. Fais tomber toutes les chaînes de mes petits ou grands esclavages et apprends-moi à faire tomber celles des autres en essayant d’être un témoin joyeux de ton amour.

Résolution

Aujourd’hui je répondrai avec sérénité aux petites contrariétés, sachant que Jésus me fait participer d’un amour infiniment plus grand que mes petites vengeances.

14/06/2026

Fête de la Foi 02290 Vic-sur-Aisne 14 juin 2026

 

Comment tout a commencé à Nice ! | Arnaud Boüan

 

Appelés et envoyés

Dimanche 14 juin 2026 

Évangile selon saint Matthieu 9, 36 à 10, 8

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

Prière

« Acclamez le Seigneur, terre entière, servez le Seigneur dans l’allégresse, venez à lui avec des chants de joie ! Reconnaissez que le Seigneur est Dieu : il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau. » (Ps 99 1-3, psaume du jour)

Demande

Seigneur, fais-moi entendre ta voix et conduis-moi !

Réflexion

  1. « (…) elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. »
    Où sont passés les bergers d’Israël, à tel point que les foules sont livrées à elles-mêmes, abandonnées à leur propre sort ?
    « Le crime des princes des Juifs, c’est qu’étant les pasteurs du troupeau, ils se conduisaient à son égard comme des loups ; car non seulement ils ne travaillaient pas à la réforme du peuple, mais encore ils nuisaient à son avancement. » (Saint Jean Chrysostome, Homélie 33) 
    Notre Seigneur nous révèle dans cet extrait d’Évangile ses sentiments de bon pasteur, si éloignés de ceux du mercenaire : « (…) voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles (…) ». Le Seigneur Jésus-Christ, le bon berger, est maintenant au milieu de son peuple et sa présence parmi nous est signe d’espérance, de joie, de liberté, de paix, de guérison et de restauration.
    « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux ? » (Mc 2, 19) Regardons l’Église, la joie que nous avons dans nos célébrations eucharistiques, nos assemblées parce que Jésus est véritablement présent, l’espérance que nous recevons de sa parole qui nous est annoncée, la liberté que nous offre cette réconciliation avec Dieu le Père en son Fils Jésus par son corps et son sang qui nous arrachent aux ténèbres et à la mort. Nous pouvons nous sentir seuls, abandonnés ou rejetés mais Jésus est là, il fait preuve de compassion et vient prendre soin de nous. 
  2. « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. »
    Jésus invite les disciples à moissonner là où rien n’est encore semé, où la terre est sèche, appauvrie par la souffrance du corps et de l’âme (les foules abattues, les errements des nations païennes), là où elle est envahie par les ronces des richesses mondaines et les épines de l’orgueil (les pharisiens, les grands prêtres, les rois…) Comment peuvent-ils moissonner alors qu’il n’ont pas planté de graines ? Et qu’il n’y a aucun fruit en apparence ?
    Cette parole de Jésus suggère une vérité profonde. Le Christ est la semence qui tombe en terre – dans le cœur des hommes et dans le monde. 
    La semence, c’est sa Parole déjà annoncée par les prophètes dans les temps passés, puis faite chair. C’est lui-même qui la grave dans le cœur de chaque homme et c’est lui qui la fait fructifier et croître en abondance hier, aujourd’hui et pour les générations futures. 
    « Il déclare ainsi indirectement qu’il est ce Maître dont il parle, car c’est lui-même qui est le Maître de la moisson. En effet, s’il a envoyé les Apôtres moissonner ce qu’ils n’avaient pas semé, il est évident qu’il n’a pu les envoyer recueillir la moisson d’autrui, mais ce que lui-même avait semé par les prophètes (Jn 4, 38). Mais comme ce sont les Apôtres qui sont les moissonneurs, il leur dit : ‘’Priez donc le Maître de la moisson qu’il envoie des ouvriers en sa moisson’’. Cependant il ne leur adjoignit personne. Ils restèrent douze, et il ne les multiplia qu’en ajoutant non pas à leur nombre, mais à leur puissance. » (Saint Jean Chrysostome, Homélie 33)
    Aussi, c’est à juste titre que Jésus demande de prier le Maître d’envoyer des ouvriers à sa moisson car c’est lui seul qui, par l’Esprit Saint, donne aux moissonneurs (ses ouvriers, les apôtres) le pouvoir de chasser les esprits impurs et le don de guérir toute maladie et infirmité dans le peuple. 
    « En effet, c’est par le moyen de la prière que Dieu répand sur nous cette grâce. » (Saint Hilaire)

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus-Christ, tu es vraiment le bon berger, toi qui es plein de compassion pour ton Église, comble aussi mon cœur d’amour pour elle. Apprends-moi à la regarder comme toi et accorde-moi ton Esprit Saint pour que je puisse toujours la servir dans ma communauté, là où le besoin se fait sentir, et où tu m’appelles.

Résolution

Aujourd’hui, je prie pour les prêtres et je demande au Maître de donner de saintes vocations à son Église.

13/06/2026

Cohérence des récits évangéliques sur la résurrection du Christ - Bernard SCHERRER

 

Le Cœur immaculé de Marie

 Samedi 13 juin 2026

Évangile selon saint Luc 2, 41-51

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »  Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

Prière

« Rendons grâce avec la Mère du Sauveur : mon cœur est dans la joie, car tu me sauves ; je veux redire pour le Seigneur la grâce qu’il m’a faite. » (Antienne d’ouverture)

Demande

« Dieu, toi qui as préparé dans le cœur de la Vierge Marie une demeure digne de l’Esprit Saint, accorde-nous, par son intercession, de devenir des temples de ta gloire. » (Liturgie de la fête du Cœur immaculé de Marie)

Réflexion

  1. « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
    Le cœur de Marie est avant tout le cœur humain d’une femme, d’une mère. Elle se soucie comme toutes les mères de son enfant, elle ne comprend pas son intention. Comme l’avait annoncé Siméon, Marie sentira le glaive qui traversera son âme (cf. Lc 2, 35). Même si le cœur de Marie n’a pas connu le péché, elle ne sera pas épargnée par la souffrance. Quelle plus grande souffrance pour une mère que de voir son fils mourir ! Mais, avec Jésus, elle est co-rédemptrice et elle nous apprend à souffrir avec foi et espérance.
  2. « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » (Lc 2, 19)
    Marie a un cœur contemplatif, qui accueille les événements et les regarde à la lumière de la foi. Ce n’est que dans le silence du cœur que l’on peut, comme Marie, découvrir la main de Dieu dans notre vie, prier sur sa vie afin que la vie devienne prière. Apprenons à conserver avec soin la Parole de Dieu, à la méditer dans notre cœur, pour qu’elle s’incarne en nous et nous configure de plus en plus à Jésus.
  3. « Femme, voici ton fils. Puis il dit au disciple : Voici ta mère. » (Jn 19, 26-27)
    Marie nous prend tous dans son cœur. Jésus nous a donné sa propre mère. Marie exerce sa maternité en nous engendrant à la vie spirituelle. Quand une personne se met sous la protection de Marie, l’Esprit Saint entre dans son âme, explique Louis-Marie Grignion de Montfort dans Le secret de Marie. En tant que mère, Marie nous éduque et forme notre cœur pour qu’il soit pur et humble. Elle nous enseigne à vivre les vertus dans notre vie quotidienne pour que, comme elle, en toute situation, nous sachions répondre avec foi et charité.

Dialogue avec le Christ

« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur, il a fait pour moi des merveilles, saint et son nom ! »

Résolution

Prier une dizaine de Je vous salue Marie pour les personnes qui ont besoin de l’intercession de Marie.

12/06/2026

Arnaud Boüan - L'évangélisation de la Gaule au 1er siècle

 

Je suis doux et humble de cœur

 Vendredi 12 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 11, 25-30

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Prière

Dieu éternel et tout-puissant, avec ces mêmes paroles de ton Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, je te bénis et te rends gloire. Je crois et sais que tu es infiniment bon et infiniment patient. Je loue la venue de ton Royaume maintenant et dans l’éternité et me donne à toi, afin que ta gloire augmente auprès des créatures, mes frères et sœurs.

Demande

Aide-moi par ta grâce, Seigneur, à accepter ma croix comme école d’amour et d’humilité. Aide-moi à garder une âme d’enfant, simple et reconnaissante pour te louer éternellement.

Réflexion

  1. « Père (…) je proclame ta louange. »
    Le Fils aime le Père ; en méditant le cœur de Jésus tourné vers le Père, nous pouvons penser à nos relations aux parents, père, mère, à notre foi surnaturelle, à notre espérance en Dieu. « Père ! » quelle douce appellation, empreinte d’amour, de bienveillance, de discrétion.
    Jésus prie pour nous. Dans sa louange, qui est appréciation sans mesure de Dieu et de tout ce qu’il fait, Jésus rétablit en chacun la relation blessée à Dieu, à son prochain, à soi-même. En effet, le péché nous avait rendu le monde qui nous entoure étranger, portant en nous-mêmes une profonde fracture. Par sa prière, Jésus nous familiarise à nouveau avec ce monde.
  2. « Personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils. »
    Jésus dévoile ici un mystère de vie de famille, reflet de la communion trinitaire d’amour. La relation de confiance et de bénédiction paternelle ou maternelle, si souvent déréglée par le péché, est enveloppée dans la gloire de Dieu et restaurée.
    Il y a entre les générations, au-delà de l’ascendant des parents sur les enfants, un seuil d’intimité à ne pas envahir : les enfants doivent respecter les parents et les parents, les enfants. Un comportement trop autoritaire ou trop absent, un amour, trop froid ou trop invasif, voire possessif… peut conduire au rejet intérieur ou extérieur. La vie que Dieu confie au foyer familial est sacrée. En prenons-nous suffisamment soin ?
  3. « Venez à moi (…) »
    Jésus nous convoque à son école qui n’est pas à intégrer sur concours et ne conduit pas à des diplômes du monde. Jésus vise une transformation d’âme, comme une transplantation de cœur : je donne mon cœur endurci par le péché en échange de son cœur blessé d’amour.
    Étant « doux et humble de cœur », Jésus mérite de notre part un regard contemplatif, attendri et contrit. Le saint curé d’Ars constatait que nos bonnes œuvres manquaient souvent de pureté d’intention ; cela veut dire que nous ne pourrons être sauvés que par la croix de Jésus-Christ, le seul Sauveur, dont l’offrande de vie est pure : « (…) mon fardeau [est] léger ».

Dialogue avec le Christ

Je te rends grâce, Jésus, mon Roi, d’avoir porté pour moi et mes frères la pesante croix. C’est par amour que tu l’as portée. Je te contemple pour imiter, comme un petit frère, l’amour que tu as exercé – jusqu’à ton dernier soupir. Je te donne mon cœur afin que cette croix d’amour s’y grave définitivement et m’inspire tout au long de ma vie.

Résolution

En voyant une personne en nécessité, je la soutiens par mon regard, par mon attention, par un geste qui convient.