Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

11/09/2026

Sur les traces de sainte Valérie de Limoges

 

D’un cœur pur, aimez-vous les uns les autres sans défaillance

 Vendredi 11 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 6, 39-42

Il leur dit encore en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.

Prière

Si la lecture de ce passage des débuts de ton ministère peut se faire sans l’aide de l’Esprit Saint, la méditation, elle, ne peut se faire sans « Celui qui nous enseignera tout » (Jn 14, 26). Pour apprendre de lui comment vivre profondément et véritablement tes enseignements, il ne suffit pas de s’appliquer à acquérir une vertu ou un comportement précis, mais il faut surtout écouter la voix et la lumière intérieures pour mettre en pratique ce que Dieu me demande face à celui qui m’a blessé ou humilié.
Seigneur, tu nous as créés à ton image, mais le démon est venu voiler notre identité faisant de nous des aveugles. Il veut nous conduire sur une route qui n’est pas la tienne. Il veut détruire le projet éternel de Dieu pour l’homme : ce n’est pas derrière lui que nous avons à nous engager.

Demande

Seigneur, ouvre mes yeux, ouvre mes oreilles et mon cœur. Comment pourrais-je inviter mes amis à venir sur ton chemin si je n’ai rien d’autre à leur dire que le quotidien insipide d’une vie ordinaire, tiède et sans but ?

Réflexion

  1. « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? »
    Seigneur, tu t’adresses à la foule venue pour entendre ton enseignement. Les gens sont nombreux mais tous différents : il y a les hommes de bonne volonté qui veulent suivre la volonté de Dieu et renoncer à leurs propres idées et « les autres », qui refusent toute dépendance face à toi, soit au nom de la Loi de Moïse, soit au nom de leur propre conviction.
    Tu enseignes des choses difficiles à entendre, à comprendre et surtout à mettre en pratique : tu viens de parler de « l’amour des ennemis » : réalité qui n’est pas évidente pour une grande majorité portée au jugement négatif exprimé ouvertement ou non, par la violence en paroles ou même en actes. La blessure ou l’humiliation nous fige instinctivement sur une position de défense sans chercher à comprendre le pourquoi de la situation.
    Aujourd’hui, Seigneur, les choses restent identiques à celles des auditeurs de ton temps. Tu m’invites à réfléchir sur le respect que je dois à celui avec lequel je suis en désaccord. Accorde-moi de découvrir que tu l’aimes autant que tu m’aimes, que tu es venu prendre sur toi ses défauts et ses refus, tout comme tu es venu pour moi. Tu nous connais tous les deux et tu es venu nous apprendre à nous respecter et à nous aimer comme toi tu nous as aimés.
  2. « Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère ? »
    Seigneur, à chaque instant tu es avec moi. Je veux te laisser diriger mon comportement, mes choix quotidiens. Si je suis à ton écoute, même en pleine action, je te laisserai me dicter la conduite à suivre quand je suis rejeté, humilié ou compté pour rien, comme tu le faisais avec ton Père pendant ta vie au milieu de nous. Au lieu de voir la poutre de l’autre, de le juger avec arrogance ou de le regarder en le dépréciant, tu me donneras la patience pour me maîtriser et rester près de celui qui me perturbe. Tu ne laisseras pas la rancœur s’établir entre deux « aveugles ». Oui, Seigneur, il est peut-être aveugle mais je le suis au moins autant que lui.
  3. L’hypocrisie est la source de l’aveuglement. Seigneur, notre hypocrisie ne nous permet que difficilement d’innocenter celui d’en face. Nous nous sentons toujours et en tout supérieurs à l’autre. Là, l’enseignement de saint Pierre aux premières communautés chrétiennes les pousse à choisir le chemin de l’entente cordiale au milieu d’un monde païen ou contestataire au lieu de se heurter en rejetant « la pierre d’angle qu’ont rejetée les bâtisseurs ». « Si vous appelez ‘Père’ celui qui sans acception de personnes, juge selon ses œuvres, conduisez-vous avec crainte durant le temps de votre exil, d’un cœur pur, aimez-vous les uns les autres sans défaillance. Rejetez toute malice et toute fourberie, hypocrisie, jalousie et toute sorte de médisance. » (1 Pi 1, 17)

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu sais bien que je voudrais t’aimer, tu sais tout ; tu sais le poids de mon orgueil, de ma vanité et de mon amour-propre. Seigneur, que ta grâce me permette d’accueillir ta lumière et de corriger mon comportement aveugle et sans ménagement pour ceux que tu mets sur ma route. Seigneur, tu enseignes les foules et tu nous demandes de suivre ton exemple de bonté et d’humilité ; tu veux que nous soyons un entre nous, comme vous êtes un, toi et le Père (cf. Jn 17, 23 ss.).

Résolution

Je demanderai pardon à Dieu chaque fois qu’intérieurement je porterai un jugement, même silencieux, sur la personne qui est en face de moi.

10/09/2026

Sur les traces des saints de Provence - 2. Saint Lazare de Marseille

 

Le mystère de la miséricorde

Jeudi 10 septembre 2026 

Évangile selon saint Luc 6, 27-38

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Prière

« Seigneur Jésus, apprenez-nous à être généreux, à vous servir comme vous le méritez, à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser, sans attendre d’autre récompense, que celle de savoir que nous faisons votre sainte volonté. » (Prière scoute de saint Ignace, reprise par le P. Jacques Sevin)

Demande

Seigneur, apprends-moi à aimer.  Apprends-moi à accueillir ton amour pour moi, et à devenir à ton image, source d’amour pour ceux qui m’entourent.

Réflexion

  1. « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? »
    En redescendant de la montagne, où Jésus a expliqué à ceux qui l’entouraient le chemin du bonheur par les béatitudes, il leur donne un commandement « nouveau » : la recette pour y parvenir. Cette recette, c’est d’aimer l’autre pour lui-même, et non pas pour l’amour qu’il nous donne ou nous donnera en retour.
  2. « Aimez vos ennemis (…) »
    Mais ce texte va encore plus loin puisqu’il nous demander d’aimer ceux qui nous font du mal. Comme nous le dit Benoît XVI : « Cette page de l’Évangile est considérée, à juste titre, comme la grande charte de la non-violence chrétienne qui ne consiste pas à se résigner au mal – selon une fausse interprétation du « tendre l’autre joue » (cf. Lc 6, 29) -, mais à répondre au mal par le bien (cf. Rm 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l’injustice. (…) L’amour pour son ennemi constitue le noyau de la « révolution chrétienne », une révolution qui n’est pas fondée sur des stratégies de pouvoir économique, politique ou médiatique.La révolution de l’amour, un amour qui ne s’appuie pas, en définitive, sur les ressources humaines, mais qui est un don de Dieu que l’on obtient uniquement en faisant confiance sans réserve à sa bonté miséricordieuse. Voilà la nouveauté de l’Évangile, qui change le monde sans faire de bruit. » (Benoît XVI, Angélus du 18 février 2007)
  3. « Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. »  
    Savons-nous nous présenter à la miséricorde de Dieu pour lequel parfois dans nos incapacités à faire le bien, notre péché, notre enfermement sur nous-mêmes, nous faisons partie, nous aussi, des « ingrats et des méchants » ? Acceptons-nous d’accueillir avec humilité et reconnaissance cette miséricorde, cet amour infini que Dieu a pour nous, comme pour chacun de nos frères ? Dans cet accueil, comment pourrions-nous ne pas aimer, même nos ennemis, que nous saurons ne pas enfermer dans le mal objectif qui est commis, mais en qui nous saurons voir leur dignité d’enfant de Dieu, enfant d’un même Père ? Alors nous pourrons être reconnus comme « fils du Très-Haut », cette immense dignité que le Christ est venu nous offrir par sa mort sur la croix et sa Résurrection.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, par cette méditation, tu me permets de contempler ce mystère de l’amour que tu as pour moi. Aide-moi à ne jamais me sentir indigne de cet amour que tu veux me donner sans cesse. À l’image de ce que tu fais pour moi, je veux aussi essayer d’aimer ceux qui m’entourent, pour eux-mêmes, même lorsque leurs attitudes ou leurs actes me blessent profondément. Aide-moi dans ces moments-là à me poser cette petite question simple : « Que ferait Jésus à ma place ? »

Résolution

Recevoir le sacrement de réconciliation en ouvrant mon cœur au mystère de la miséricorde.

09/09/2026

Saint Clair de Nantes - Le Loroux-Bottereau

 

Heureux, vous les pauvres, mais quel malheur pour vous, les riches !

 Mercredi 9 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 6, 20-26

En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

Prière

« Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! A toi, le bonheur ! Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d’olivier. Voilà comment sera béni l’homme qui craint le Seigneur. De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie, et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël ! » (Ps 127)

Demande

Seigneur, que je puisse jouir du bonheur de ceux qui mettent leur confiance en toi.

Réflexion

  1. « Heureux (…) »
    Les béatitudes nous révèlent le plus grand souhait de Jésus à notre égard. Par huit fois le Seigneur emploi le mot « heureux ». Il veut que nous soyons heureux ! N’est-ce pas ce que nous désirons aussi au plus profond de notre âme ? Prenons un moment pour rendre grâce au Seigneur pour tout ce qui nous rend heureux en ce moment dans notre vie et reconnaître que cela provient de la bonté du Seigneur à notre égard.
  2. « Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. »
    Mais, dans le monde actuel, le bonheur du chrétien est confronté à l’adversité : la pauvreté, la faim, les pleurs, les persécutions. La souffrance fait partie de notre existence humaine. Le Seigneur ne nous demande pas d’aimer la souffrance. Il nous invite à la relativiser face à la joie éternelle qui nous attend. Le mal aura toujours une limite et une fin. Il n’aura jamais la victoire, ni le dernier mot. En revanche, le bonheur que le Christ nous offre est éternel et obtiendra la victoire finale. Il aura le dernier mot. Cela nous donne force et espérance pour traverser avec patience les moments de douleur passagers de ce monde.
  3. « Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant (…) »
    Jésus nous invite à prendre conscience de ce qui nous rend malheureux. Nous avons été créés pour aimer et être aimés. C’est ce qui nous rend profondément heureux. Mais lorsque nous renonçons à aimer, c’est un grand malheur pour nous. Ne vivre que pour son bien-être, pour rire et être repu, être bien vu des autres, sans se soucier des besoins de notre prochain est un chemin qui n’aboutit nulle part. C’est un cul-de-sac qui ne nous mène pas au bonheur infini et éternel que notre cœur recherche. C’est un paradoxe parce que notre égoïsme nous aveugle. « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » (Ac 20, 35)

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu es ma joie et mon bonheur ! Je te rends grâce pour tous tes bienfaits. Je suis heureux de te savoir présent dans ma vie. J’ai parfois des soucis et des difficultés : je souffre mais ne souffre pas sans espérance sachant que tout mal a une fin et que ta consolation m’attend toujours au tournant. Je te fais confiance, Seigneur ! Donne-moi la force de traverser mes épreuves et accueille-moi auprès de toi quand viendra le jour de mon départ.

Résolution

Rompre mon confort en accomplissant une œuvre de miséricorde pour une personne dans le besoin.

08/09/2026

Interview sur saint Martial - madame du Fayet de la Tour

 

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie - La Sainte Famille

 Mardi 8 septembre 2026

Évangile selon saint Matthieu 1, 1-16.18-23

Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham. Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.
Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud,Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ». 

Prière

Chacun est invité à entrer dans le projet de Dieu, en s’ouvrant à une vision plus riche du réel.

Demande

Seigneur, tu sais tout. Tu sais que j’ai besoin de toi mais tu sais aussi mon incapacité à te rejoindre. Tu connais mieux que moi cette pauvreté qui m’aveugle et pourtant j’ai un grand besoin d’approcher et d’approfondir les richesses que tu m’as données.

Réflexion

  1. Ascendance et mission cachée de Jésus
    Ce texte de l’Écriture retrace l’origine de Jésus dont les engendrements générationnels pourraient paraître surprenants. Cette généalogie nous permet de connaître l’ascendance de notre Sauveur, fils de David, et retrace l’histoire agitée du peuple de Dieu depuis sa création avec des successions de faits marquants : prostitution, union hors du peuple juif ou substitution d’identité au cours des générations depuis Abraham jusqu’au Christ : le peuple est un peuple pécheur. À la fin de ces versets de Matthieu apparaît Joseph, fils de Jacob qui épousa « Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ ». Etymologiquement, Jésus signifie « Dieu sauve ». Il est annoncé à Joseph en lui faisant connaître sa mission au cœur de l’humanité.
    Le Christ, Fils de Dieu, est venu lui-même au milieu des hommes donner sa vie pour le rachat des reniements et trahisons accumulés par les hommes : il s’est fait homme pour nous faire enfants de Dieu. Il a pris notre condition humaine pour nous offrir sa condition divine.
  2. « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Ce chemin que parcourt Joseph, chacun de nous est appelé à le vivre. Si nous en restons à notre seule façon de voir et de comprendre, nous ne saurons et ne pourrons pas nous unir au Sauveur dont la volonté est celle du Père et de l’Esprit Saint, le Dieu créateur et rédempteur. La vie de Joseph, époux de Marie et père adoptif de Jésus, est le modèle que nous avons à imiter pour nous sauver et participer au salut des hommes.
  3. La paternité légale assumée par Joseph
    En entendant ces paroles, Joseph, qui n’était pas encore marié à Marie, songe à la répudier mais l’ange lui annonce l’intervention directe de Dieu : il reçoit cette annonce comme le signe d’un choix divin personnel. Il assumera donc cette paternité vis-à-vis de Jésus, lui donnant l’affection délicate, paternelle et généreuse dont chaque être humain a besoin. 
    Ainsi, Jésus, notre Rédempteur, ouvre la porte du paradis à tous les hommes. Cet homme a un cœur de Père dont le pape François a fait l’éloge dans sa lettre apostolique Patris corde, rédigée en 2021 ; un Père dont l’autorité s’exerce au niveau humain mais en totale dépendance de l’autorité divine.

Dialogue avec le Christ

Alors que les difficultés actuelles sur le plan de l’éducation ne sont pas toujours faciles à assumer, reprenons le texte de cette lettre apostolique du Saint-Père et demandons à l’Esprit Saint de nous conduire sur ce chemin de l’autorité et de l’obéissance.

Résolution

Ne pas se décourager face aux difficultés que traverse l’Église en différents domaines et demander les grâces de confiance, d’espérance et de charité dont nous avons tous besoin.  

07/09/2026

Sur les traces des Apôtres de Gaules - Le Puy

 

 Lundi 7 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 6, 6-11

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser. Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout. Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? » Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.

Prière

Me voici devant toi, Seigneur, pour écouter ta Parole. Ouvre mes yeux, mes oreilles et mes mains pour t’accueillir pleinement en ce jour.

Demande

Guéris ma main desséchée, Jésus. Moi aussi, j’ai besoin de ton action pour être recréé et sauvé.

Réflexion

  1. L’attitude des scribes et pharisiens peut nous sembler bien curieuse. Pour nous, l’évidence s’impose : le bien d’une personne passe avant tout, surtout avant une règle religieuse que l’on ne comprend plus très bien. Mais cela était apparemment loin d’être une évidence pour ceux qui, à l’époque de Jésus, étaient des professionnels de la Loi divine.
    Quelle est donc la signification de l’observance du shabbat pour que ces scribes et pharisiens ne puissent comprendre le geste de Jésus ? Le shabbat constitue, à n’en point douter, le commandement le plus central de la Loi juive. En parcourant le décalogue – Exode 20 ou Deutéronome 5 – on s’aperçoit rapidement que le commandement du shabbat est celui qui est le plus développé de tous. Il acquiert une importance toute particulière, car il renvoie à l’action de Dieu, soit au moment de la création en sept jours (Genèse), soit à la libération d’Égypte (Exode). L’homme doit se comporter comme Dieu en chômant le jour du shabbat.
  2. Ce jour de chômage est chargé de nombreuses et profondes interprétations. L’une d’elle consiste à dire que si Dieu a été capable de maîtriser sa force et de s’arrêter au septième jour, c’est pour laisser aux hommes l’opportunité d’exercer leur liberté et de poursuivre l’œuvre de création commencée. Dieu s’arrête et se retire pour laisser aux hommes leur place. Il leur revient désormais de prendre soin de la création. Mais les hommes, créés à l’image de Dieu, doivent être eux aussi capables de maîtriser leur activité ou leur activisme et de s’arrêter le septième jour, en mémoire de leur Dieu qui a chômé en premier.  
    Or, savoir s’arrêter implique le plus souvent un effort plus grand que de passer à l’action. Il se pourrait même que le fait de ne pas s’arrêter soit au fond le signe d’une forme d’esclavage : esclaves de notre propre activité ou de notre travail. Cela s’appelle l’activisme ! La signification du shabbat rejoint ainsi l’idée de la libération : « ne retombez pas dans votre ancien esclavage ! », disait Paul aux Galates. Oui, l’activisme est un esclavage. Oui, se croire nécessaire est un esclavage. Il se pourrait bien que le shabbat ait pour finalité de nous libérer de cette tentation.
  3. Dans tous les cas, loin d’être une règle arbitraire, la loi du shabbat constitue le cœur de la vie juive en renvoyant à la création et à la sortie d’Égypte. Cela est d’ailleurs encore le cas pour nos frères juifs aujourd’hui, et même pour nous dans le repos dominical. Jésus ne vient pas changer cette Loi, bien au contraire. Mais, par son agir, il en dénonce les interprétations trop rigides, trop légalistes, comme en témoignent les Évangiles.  
    Réfléchissons au geste réalisé par Jésus en ce jour de shabbat : il guérit la main paralysée d’un homme. La main est précisément le membre qui symbolise l’action ou l’agir. Or, cet homme est privé de sa main. Il est privé de travailler, privé de contribuer à la création, tel que Dieu l’a pourtant commandé aux hommes. Que fait Jésus ? Il rétablit cet homme dans sa capacité à agir, à collaborer à l’œuvre de Dieu. Il guérit sa main paralysée.
    En ce jour de shabbat, Jésus opère une authentique libération : il guérit l’homme d’un mal qui l’accable. En faisant cela, Jésus est justement en train de faire ce dont on fait mémoire le jour du shabbat : Dieu a créé l’humanité pour qu’elle veille sur la création et Dieu a libéré son peuple de l’esclavage en Égypte. Jésus a précisément recréé cet homme en son corps guéri (création) et il l’a libéré du mal qui le rendait prisonnier (salut). Par son geste, Jésus applique véritablement l’esprit de la Loi du shabbat. Malheureusement, les scribes et pharisiens – qui sont pourtant des experts de la Parole de Dieu – n’ont manifestement pas réussi à sortir de leur compréhension trop perfectionniste et stérile de la Loi.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, enseigne-moi la vraie liberté. Donne-moi de mieux saisir comment ta Loi est Vie, car elle est créatrice et libératrice.
Avec le psalmiste, je prie ainsi : « D’un cœur droit, je pourrai te rendre grâce, instruit de tes justes décisions. Tes commandements, je les observe : ne m’abandonne pas entièrement. Comment, jeune, garder pur son chemin ? En observant ta parole. De tout mon cœur, je te cherche ; garde-moi de fuir tes volontés. Dans mon cœur, je conserve tes promesses pour ne pas faillir envers toi. Toi, Seigneur, tu es béni : apprends-moi tes commandements. Je fais repasser sur mes lèvres chaque décision de ta bouche. Je trouve dans la voie de tes exigences plus de joie que dans toutes les richesses. Je veux méditer sur tes préceptes et contempler tes voies. Je trouve en tes commandements mon plaisir, je n’oublie pas ta parole. Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j’observerai ta parole. Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi. » (Ps 118, 7-18)

Résolution

Réfléchir quelques instants à ce qui pourrait être stérile dans ma façon de vivre la Loi de Dieu et prendre la décision de me défaire de l’observance hypocrite et extérieure des règles.