Lien entre les paroissiens, formations, informations, temps forts, dates et lieux des messes. N'OUBLIEZ-PAS DE METTRE CETTE ADRESSE PARMI VOS FAVORIS ET ABONNEZ-VOUS. MERCI D'AVANCE. Pour obtenir les horaires des messes, cliquez sur l'onglet : HORAIRES DES MESSES; N'hésitez pas à découvrir toutes les autres pages du Blogue en survolant avec la souris tous les menus ci-dessous à gauche et en cliquant sur la page souhaitée. (voir aussi les menus déroulants également à gauche)
Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
PRÉ-INSCRIPTION POUR LE CATÉ (SI VOTRE ENFANT A 7 OU 8 ANS ET ENTRE EN CE1 À LA PROCHAINE ANNÉE SCOL
- Accueil — Évangile du jour — Prière et Méditation sur l'Évangile — Vidéo du jour
- HORAIRES DES MESSES ET OBSÈQUES : FHIP et BIP
- DENIER DE L'ÉGLISE
- Demandes de messes, neuvaine, trentain
- 24 Heures pour le Seigneur 2026
- PRÉ-INSCRIPTION DE VOTRE ENFANT AU CATÉ POUR LA PROCHAINE ANNÉE SCOLAIRE (SI VOTRE ENFANT ENTRE EN CE2 EN SEPTEMBRE PROCHAIN OU A 7 OU 8 ANS)
- Accueil
- JE SUIS NOUVEAU OU NOUVELLE DANS LA PAROISSE ! …… JE DÉSIRE ÊTRE BAPTISÉ(E) ! OU POURSUIVRE UNE FORMATION POUR COMMUNIER ET ÊTRE CONFIRMÉ(E) …………………… ………………………………………………………………BIENVENUE DANS NOTRE PAROISSE SAINT PIERRE SAINT PAUL DE LA VALLÉE DE L'AISNE ! CLIQUEZ SUR CE TEXTE ;
- QU'EST-CE-QUE LA TOUSSAINT ?
- LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX
- commander des bougies à soeur désirée
09/03/2026
M’ouvrir à la lumière de l’Évangile
Lundi 9 mars 2026
Évangile selon saint Luc 4, 24-30
Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
Prière
Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout.
Demande
Seigneur, ouvre mes yeux !
Réflexion
- Aujourd’hui, l’Évangile nous présente Jésus qui provoque, qui devient dur, presque violent. Nous sommes habitués à entendre Jésus louer la douceur et l’humilité, et nous pouvons être tentés de les confondre avec de la faiblesse et de la timidité. Jésus utilise des exemples concrets – la veuve de Sarepta, Naaman le Syrien – pour nous rappeler que Dieu agit souvent en dehors de nos attentes humaines. Il ne se laisse pas enfermer dans nos schémas.
Est-ce que je connais réellement le Christ tel qu’il est, ou bien comme je l’ai toujours connu ? Est-ce que je m’approche de lui là où il se révèle en vérité, dans les Écritures, ou bien dans mes conceptions limitées ? - Pourquoi Jésus sort-il de sa douceur habituelle ? Parce que le sujet est trop grave : les habitants de Nazareth ont leurs cœurs fermés à la foi. Ils rejettent Jésus parce qu’ils le voient avec une vision trop humaine. Et lorsque le cœur et l’intelligence sont fermés, seule une parole ferme – et parfois dure – peut aider.
Voilà pourquoi Dieu se sert aussi de nos péchés et de nos tribulations pour briser notre cœur de pierre et notre intelligence obtuse. Quand la vérité est rejetée par orgueil ou par habitude, une parole forte peut devenir un appel au réveil. Cela nous rappelle que l’amour vrai n’est pas toujours confortable : il peut exiger, corriger et même déstabiliser pour nous faire grandir. - C’est le même mécanisme qui se produit lorsqu’une personne proche (un ami, un membre de la famille) se convertit ou cherche à vivre sa foi avec plus de radicalité. Son changement nous renvoie à notre propre tiédeur. Plutôt que de nous remettre en question, nous l’accusons d’être « extrémiste » ou « d’exagérer ». En réalité, son authenticité nous dérange parce qu’elle révèle notre propre médiocrité. Pourtant, ces « dérangements » sont des grâces déguisées. Dieu se sert même de nos résistances pour nous convertir. Une parole dure, une épreuve ou une rencontre qui nous bouscule peuvent devenir des occasions de briser notre cœur de pierre et d’ouvrir notre intelligence à la lumière de l’Évangile.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, aujourd’hui ta Parole veut me bousculer, me faire sortir de mon chemin habituel. Je te connais encore trop peu, ouvre mon intelligence. Montre-moi qui tu es vraiment, non pas comme je le voudrais, mais comme toi, tu le veux. Fais de moi un témoin de ton amour, et donne-moi la grâce de me laisser inspirer par mes frères dans le chemin de l’Évangile. Seigneur, je crois en toi.
Résolution
Cette semaine, je chercherai un passage de l’Évangile ou un enseignement qui me met mal à l’aise (par exemple, le pardon des ennemis, le détachement des biens). Je le méditerai et je prierai pour que Dieu m’aide à l’appliquer, même si c’est difficile.
08/03/2026
Le don de l’eau vive
Dimanche 8 mars 2026
Évangile selon saint Jean 4, 5-42
En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en a eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.
Entre temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : ‘L’un sème, l’autre moissonne.’ Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »
Prière
Seigneur Jésus, je désire m’entretenir avec toi. Je te consacre cet instant de prière, le plus précieux de ma journée. J’aimerais percevoir ta présence et écouter ta voix ; mais si tu choisis de me laisser dans l’obscurité de la foi afin de faire croître mon désir du ciel, j’accepte humblement ta sainte volonté.
Demande
Seigneur, comble-moi de ton amour !
Réflexion
- La Samaritaine présente de nombreux traits communs avec les personnes que nous croisons quotidiennement. À l’instar des milliers d’hommes et de femmes qui se rendent chaque matin au travail, elle suivait sa routine habituelle : jour après jour, elle se rendait au puits pour y puiser de l’eau. Comme nos contemporains, ses aspirations demeuraient superficielles : mener une vie confortable, sans s’engager dans des choix définitifs, trop exigeants à assumer. Elle avait eu cinq maris, et l’homme avec lequel elle vivait n’était pas son époux.
Enfin, comme beaucoup, sa conception de la religion était limitée : elle la réduisait à une pratique folklorique, un ensemble de rites hérités des ancêtres. À ses yeux, le point central de la religion se résumait essentiellement à une controverse sur le lieu du culte — le mont Garizim ou Jérusalem. Si l’on rabaisse le culte de Dieu à un tel point, la religion devient un passe-temps parmi d’autres, peut-être même plus ridicule que les autres.
Devant ce portrait, chacun de nous est invité à s’interroger : suis-je comme cette Samaritaine ? Ma foi ne se limite-t-elle pas à une suite de gestes extérieurs, sans profondeur intérieure ? Si tel est le cas, j’ai besoin de rencontrer le Christ. Et c’est précisément l’expérience que va vivre la Samaritaine. - Le Christ faisait route vers la Galilée. Il n’avait pas forcément prévu de s’arrêter à Sykar, mais la fatigue le gagnant, il décide de se reposer quelques instants près du puits de Jacob. C’est alors qu’un second événement imprévu survient : une femme arrive pour puiser de l’eau. Cette rencontre était donc une simple coïncidence, et Jésus aurait pu se contenter d’ignorer cette femme qu’il n’avait jamais vue. Mais, le Cœur du Christ brûle d’amour pour tous les hommes. Même cette Samaritaine rencontrée par hasard doit avoir part à la vie éternelle. C’est pourquoi il engage doucement la conversation.
Et petit à petit, au fur et à mesure qu’ils parlent, la femme se rend compte que cet homme n’est pas seulement un juif pieux, pas seulement un Rabbi savant, pas seulement un Messie libérateur, mais le Fils de Dieu venu pour nous offrir la vie éternelle. Elle est tellement bouleversée, qu’elle oublie là sa cruche et part en courant raconter sa rencontre à tout le village.
À l’exemple du Christ, nous rencontrons souvent des personnes qui attendent la grâce de la conversion. Encore faut-il avoir le courage de leur adresser la parole. Demandons au Seigneur la force nécessaire pour devenir ces apôtres audacieux.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, depuis mon baptême, tu m’associes à ta mission de salut pour l’humanité. Inspire-moi courage et ferveur afin que je devienne l’ami de tous ceux que je rencontre pour les rapprocher de toi.
Résolution
Je parle à un membre de ma famille ou un ami éloigné de Dieu, afin de l’inviter à prier avec moi.
07/03/2026
Un Carême pour restaurer ma dignité de Fils de Dieu
Samedi 7 mars 2026
Évangile selon saint Luc 15, 1-3.11-32
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »
Prière
Seigneur, ma vie de pécheur me porte souvent loin de toi. Je sais pourtant que tu resteras toujours présent pour m’accueillir et me pardonner. Cette certitude est fondamentale pour pouvoir avancer dans ma vie chrétienne avec confiance et sérénité. Rien ne pourra jamais nous séparer si je sais reconnaître mes péchés et te demander pardon.
Demande
La conviction que, lors d’une confession, ma dignité de fils est restaurée.
Réflexion
- Dans ce magnifique passage du fils prodigue, trois symboles marquants apparaissent lorsque le fils rentre chez son père et implore son pardon : un beau vêtement, une bague au doigt et des sandales aux pieds. Ces trois éléments ont évidemment une valeur symbolique et il est bon de s’interroger sur leur signification.
Le beau vêtement fait référence à la robe du baptême, cet habit blanc incarne la pureté de l’âme du baptisé. Le geste d’offrir un vêtement fait référence au premier geste de Dieu envers Adam lorsque ce dernier a péché. Ainsi Dieu couvre la misère de nos péchés par ce beau vêtement, il nous lave aussi de nos fautes et restitue à notre âme sa pureté originelle. Il ne couvre pas seulement la misère. Il y a une authentique restauration de la pureté originelle. - Le deuxième symbole est la bague – ou l’anneau – que le fils reçoit de nouveau. Il comporte une double signification. Dans l’Antiquité, l’anneau avait la fonction de sceau et permettait d’identifier celui qui envoyait un message. Porter l’anneau d’une famille, c’est en porter le sceau. Ainsi le fils redevient le porte-parole de la famille et donc du Père, ce qu’il dit à l’autorité de la parole du Père.
Bien évidemment, l’anneau symbolise aussi l’alliance, comme dans le cadre d’un mariage. Recevoir l’anneau, c’est ainsi redevenir pleinement un membre de la famille, aux yeux du Père mais aussi devant tous les hommes. En demandant pardon à Dieu, nous ne sommes pas seulement de nouveau les fils bien-aimés du Père, mais aussi ses disciples envoyés pour témoigner de son amour. - Le dernier élément sont les sandales. Là encore dans l’Antiquité, les sandales représentaient un symbole fort. Les esclaves étaient pieds nus et seuls les hommes libres portaient des sandales. Le fils prodigue demande explicitement à son Père d’être traité comme un serviteur mais cela lui est refusé. Le fils reste un homme libre et ses sandales témoignent qu’il a le choix de choisir son chemin. Il peut choisir de cheminer en compagnie de son Père, mais il peut aussi décider à tout moment de reprendre la voie de la perdition. Il est libre. Cette liberté, dont nous disposons, est souvent mal employée. Dieu ne nous la retirera jamais et c’est à nous d’apprendre à l’utiliser à bon escient.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Que chaque démarche de pardon me rapproche de toi et m’aide à découvrir et à chérir ma dignité restaurée de fils bien-aimé. Que le péché n’ait jamais le dernier mot dans ma vie et que je sache toujours revenir vers toi avec confiance et humilité.
Résolution
Je prépare avec application ma prochaine confession.
06/03/2026
Le Royaume est une mission
Vendredi 6 mars 2026
Évangile selon saint Matthieu 21, 33-43.45-46
En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. » En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.
Prière
Seigneur Jésus, je me tiens devant toi en ce jour, désireux d’écouter ta Parole avec un cœur ouvert et sincère. Aide-moi à ne pas me dérober devant tes exigences, mais à reconnaître en toi le Maître de la vigne qui attend avec patience les fruits de ma vie. Que ce moment de silence me permette de recentrer mon âme sur l’essentiel : ton amour et ton appel.
Demande
Seigneur, donne-moi la grâce de la fidélité. Fais que je ne me comporte pas en propriétaire de ma vie, mais en serviteur joyeux de ton Royaume.
Réflexion
- Dans cette parabole, tout commence par un acte de confiance : le propriétaire prépare absolument tout (clôture, pressoir, tour) et confie son bien. De la même manière, Dieu nous a tout donné : nos talents, notre intelligence et, par-dessus tout, la vie. Mais le drame des vignerons — qui peut aussi être le nôtre — est de finir par croire que la vigne nous appartient. Nous glissons souvent de la reconnaissance à l’appropriation. Dès que nous oublions que nous sommes des « locataires » de la grâce, nous commençons à rejeter tout ce qui nous rappelle nos devoirs envers le Créateur.
- Ce qui frappe, c’est l’insistance du propriétaire. Il envoie serviteur après serviteur, malgré la violence des vignerons. C’est l’histoire de la patience infinie de Dieu envers l’humanité, et plus personnellement envers chacun de nous. Jusqu’au don suprême : son Fils. Mais la logique du péché est aveugle : « Tuons-le, nous aurons son héritage ! » On pense gagner sa liberté en évacuant Dieu mais, comme le dit Jésus à un autre moment, quel avantage y a-t-il à gagner le monde si l’on se perd soi-même ? En jetant le Fils hors de la vigne, les vignerons perdent tout, car la vie n’a de poids que si elle est reliée à sa source.
- Le Royaume n’est pas un titre de propriété acquis une fois pour toutes, c’est une mission. Il est donné à ceux qui le font fructifier et enlevé à ceux qui en abusent. Le Christ nous rappelle que notre dignité de chrétien ne réside pas dans nos discours ou nos positions, mais dans notre capacité à répondre aux appels du Maître. La pierre rejetée — cette humanité broyée du Christ sur la croix — devient la pierre d’angle de notre salut. Porter du fruit, c’est simplement accepter de remettre au Seigneur ce qui lui appartient déjà : notre amour, notre volonté et nos actions quotidiennes.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu es l’héritier que le Père a envoyé pour me racheter. Pardon pour toutes les fois où j’ai voulu être le seul maître à bord, ignorant tes envoyés et tes appels intérieurs. Apprends-moi à regarder ma vie, non comme un héritage à piller, mais comme une vigne à cultiver pour ta gloire. Aide-moi à ne pas craindre tes exigences, car elles sont le chemin de ma véritable liberté.
Résolution
Aujourd’hui, je pose un acte de gratitude concret en reconnaissant un talent ou une joie comme un don de Dieu, et non comme un dû, en lui offrant les « fruits » de mon travail.
05/03/2026
La conversion du cœur
Jeudi 5 mars 2026
Évangile selon saint Luc 16, 19-31
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »
Prière
Seigneur Jésus, ouvre mon cœur à ta grâce qui passe et ne revient pas. Augmente ma foi, mon espérance et ma charité.
Demande
La grâce de la docilité à la voix de l’Esprit Saint.
Réflexion
- Dans ce passage de l’Évangile, Jésus parle aux pharisiens. Qui étaient-ils ? Étaient-ils des hommes savants du temps de Jésus ? D’une classe privilégiée dans la société avec des droits particuliers ? Se sentaient-ils supérieurs à leurs frères de chemin de vie ? Qu’ont-ils ressenti en écoutant cette parabole de Jésus ?
Je les imagine dans ma tête et mon cœur, je regarde leur allure, leurs regards, leurs attitudes, leurs paroles face à Jésus, je contemple la transformation de leur cœur tandis que Jésus leur parle. Ont-ils un cœur ouvert à la conversion ? Se sentent-ils mis en avant ?
Et aujourd’hui, où sont-ils, ces pharisiens ? Sont-ils « les autres » ? Suis-je moi aussi un peu pharisien ? Alors, cette bonne nouvelle m’est-elle aussi adressée à moi ?
Comment je la reçois ? Je relis le texte, en écoutant Jésus me parler. J’écoute en retour les mouvements de mon cœur en vérité. Je reste dans cette prière pour faire la vérité sur ma vie. - Et maintenant je regarde Lazare. J’écoute Jésus qui déclare : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous (…) » (Mt 26, 11) J’observe la scène : l’injustice et la récompense, la réalisation des promesses des Béatitudes, le silence du pauvre et les gémissements du riche. J’apprends en silence et je découvre l’attitude qui est agréable à Dieu, qui me promet la vie éternelle et le bonheur futur. Que m’enseigne Lazare ? Quelle richesse possède-t-il que le riche lui réclame désormais ? Quel paradoxe évangélique proclame-t-il par sa vie au point que le riche souhaite l’envoyer avertir toute sa famille ? La grâce est là. Le mystère de Dieu, la Bonne Nouvelle est révélée, il ne dépend que de nous de l’accueillir.
- Qui est Abraham ? Pourquoi n’est-ce pas Dieu lui-même qui entre en dialogue ? Pourquoi est-ce Abraham le maître de vie, notre père dans la foi ? J’ouvre les yeux et le cœur pour entrer dans la grande lignée des croyants.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, toi qui sondes les reins et les cœurs, ouvre mon cœur à ta vérité, transforme ma vie, qu’elle soit chaque jour plus proche et plus vraie en toi. Tu es le Chemin, la Vérité et la Vie.
Résolution
Je reviens sur les sentiments spirituels – positifs ou négatifs – qui sont nés lors de cette prière. Je les mets en lumière et je choisis un moment de la journée pour les mettre en pratique.
04/03/2026
Sur le chemin de la sainteté
Mercredi 4 mars 2026
Évangile selon saint Matthieu 20, 17-28
En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. » Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Prière
Viens, Esprit Saint, emplis tout mon être de la lumière de ta vérité, du feu de ton amour, de la force de ta grâce et de tes dons.
Demande
Seigneur Jésus, guide-moi sur le chemin de la sainteté.
Réflexion
- En lisant ce passage de l’Évangile on ne peut s’empêcher d’être étonnés de la requête de la mère de Jacques et Jean. Alors que Jésus vient tout juste d’annoncer sa Passion et sa mort sur la croix, elle demande au Seigneur que ses deux fils puissent siéger l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Cela montre à quel point le risque d’erreur dans les projets que des parents nourrissent pour leurs enfants peut être important.
Chers parents, ne faites pas de projet concernant la vocation de vos enfants. Le Seigneur s’en occupe ! Donnez-leur une bonne éducation et surtout transmettez-leur un grand amour et une confiance inébranlable en Jésus et laissez le reste entre les mains du Seigneur. - Et pourtant son intuition maternelle n’était pas complètement erronée. Jacques et Jean avait déjà répondu à l’appel de devenir apôtres sans percevoir que cet engagement les conduirait aussi à participer à la croix du Seigneur. Plus tard, Jacques sera lui-même martyr et Jean souffrira la persécution et l’exil sur l’île de Patmos.
Une vie chrétienne sans croix n’existe pas. Nous sommes tous appelés à apporter notre part dans la Passion du Christ comme l’annonce saint Paul dans sa lettre aux Colossiens : « Maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église. » (Col 1, 24)
Unissons nos souffrances à celles du Christ ! Offrons-lui nos croix pour le salut de tant de personnes qui ont besoin de nos prières. - Les autres apôtres s’indignent contre Jacques et Jean. L’envie vient alors troubler leurs cœurs. Mais au-delà des moyens ordinaires de sanctification – tels que la pratique des vertus chrétiennes, la Parole de Dieu, la prière et les sacrements de l’Église – la sainteté est un chemin profondément personnel. Les comparaisons avec notre prochain sur le plan spirituel ne font que susciter la division. Ne soyons pas jaloux du progrès spirituel de l’autre. Efforçons-nous plutôt de suivre fidèlement le chemin que le Seigneur a tracé pour nous.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, je te remercie pour les inspirations que tu m’a données dans cette méditation. Je veux prendre un moment avec toi pour te parler de ce qui m’a interpellé ou touché. Merci aussi pour ces mots qui ont pu me procurer paix, force et consolation. Aide-moi à faire un pas de plus sur le chemin de la sainteté aujourd’hui.
Résolution
J’unis ma croix d’aujourd’hui à celle du Christ.