Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

02/08/2026

POURQUOI ils ont quitté l'ISLAM pour le CHRISTIANISME

 

La multiplication des pain

 Dimanche 2 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 14, 13-21

En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

Prière

Le miracle de la multiplication des pains se trouve dans chacun des quatre Évangiles : c’est le seul qui soit ainsi répété. Il est donc remarquable que les quatre évangélistes lui accordent une valeur incontestable.
Que veut nous suggérer ce texte ? Il semble évident que face aux besoins du peuple de Dieu, nos valeurs et nos capacités sont effroyablement pauvres. Mais nous ne sommes pas seuls, Dieu est avec nous !

Demande

Seigneur, la révélation de notre incapacité face aux besoins de ton peuple ne doit surtout pas couper notre désir d’assumer le rôle que tu confies à chacun de tes enfants : témoigner de ta puissance en chaque occasion.  
Que la foi que tu nous as donnée nous permette de ne pas nous décourager : nous ne pourrons jamais faire mieux que ce que tu nous demandes mais, en revanche, lorsque notre médiocrité se manifeste, sachons nous tourner vers toi. Seigneur, nous avons besoin de toi à chaque instant !

Réflexion

Jean le Baptiste vient d’être décapité par les soldats d’Hérode et les disciples en ont informé Jésus qui cherche un endroit désert pour méditer cet évènement.

  1. « En débarquant, il vit une grande foule de gens. »
    Ils se reposaient après les évènements vécus dans la journée. Mais Jésus a pitié de cette foule et le manifeste en guérissant les malades qu’on lui présente. Devant la quantité de personnes, les disciples se rendent compte qu’ils n’ont rien pour les nourrir. Ils proposent alors à Jésus de les renvoyer dans les villages pour qu’elles achètent le nécessaire. Elles se trouvent dans une situation impossible et invivable : l’endroit est désert, il n’y a personne pour leur fournir ce dont ils ont besoin. Alors que Jésus a pitié de ces gens, les disciples, eux, ne manifestent aucune compassion. Les foules doivent se ravitailler elles-mêmes. Eux, ils ne peuvent pas le faire.
  2. « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
    Telle est la réponse du Seigneur. Les apôtres et les disciples sont étonnés et lui rappellent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Ils confirment que ce dont ils disposent est totalement insuffisant pour répondre aux besoins de cette foule de 5 000 personnes ! Alors « Jésus dit : Apportez-les moi. » Puis, il fait asseoir les participants sur l’herbe, lève les yeux au ciel et bénit les pains et les poissons qu’il leur fait distribuer. 
    Ici, aucun des évangélistes ne précise que Jésus a manifesté sa puissance sur ces éléments. Les textes ne donnent pas non plus de précisions quant à l’étonnement de la foule, ni sur l’effet du miracle sur elle. Il est clair qu’il y a dû y avoir des réactions…
    Pour les historiens, les évènements évoqués par les évangélistes et le manque de réaction de la foule restent énigmatiques. Le texte ne précise pas non plus où les disciples ont trouvé les douze paniers pour rassembler les morceaux qui restaient, mais il insiste sur le nombre de ceux qui ont profité de ce repas.
  3. « Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants. »
    Les Évangiles ne font pas de commentaires sur ces événements sauf le texte de Jean qui note que les personnes présentes étaient convaincues d’avoir assisté à un miracle et racontaient l’évènement en disant : « C’est vraiment lui le prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » (Jn 6, 14) Seul Jean note une réaction et un étonnement des assistants. Il en parle comme « du prophète annoncé ». Il y a donc bien une pensée sur l’identité de celui qui a multiplié les pains et les poissons. Mais il n’y a pas de précisions sur ce miracle dans les autres récits.

Dialogue avec le Christ

La multiplication des pains a permis au Seigner de manifester son pouvoir auprès de ses disciples. Nous en trouvons l’explication lorsqu’il répond à ses disciples que la foule n’avait pas besoin de s’en aller:« Donnez-leur vous-mêmes à manger. »Il s’est servi de ce miracle pour manifester sa puissance auprès des apôtres et des disciples. Il demande à ses disciples de donner eux-mêmes à manger à la foule. Là il s’adressait spécifiquement à ses disciples. Il voulait leur indiquer ce principe spirituel qui fait partie de notre mission dans le monde pour y développer le Royaume de Dieu.
Seigneur, deux millénaires après ces évènements, il nous est nécessaire de participer à la mission que tu as confiée à tes apôtres, à tes disciples, celle que tes évangélistes nous ont transmise et qui fait de nous des membres de ton corps mystique. Seigneur, s’il te plaît, renouvelle cette force dont nous avons besoin chaque jour !

Résolution

Me souvenir de la mission universelle que tu as confiée à ceux qui sont à toi : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » (Mt 28, 19)

01/08/2026

Et si l'avenir du CHRISTIANISME était en AFRIQUE ?

 

Quand la vérité dérange

 Samedi 1er août 2026

Évangile selon saint Matthieu 14, 1-12

En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Celui-là, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. » Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa au milieu des convives, et elle plut à Hérode.
Alors il s’engagea par serment à lui donner ce qu’elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut contrarié ; mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, qu’ils ensevelirent ; puis ils allèrent l’annoncer à Jésus.

Prière

Seigneur je me présente devant toi avec mes joies, mes peines, mes talents et mes imperfections. Guide ma vie chaque jour davantage afin que je connaisse une vraie liberté intérieure selon le message de l’Évangile.

Demande

Seigneur, aide-moi, à travers cet Évangile, à savoir combattre mon orgueil et mon désir de plaire, coûte que coûte.

Réflexion

L’Évangile de Matthieu raconte l’un des épisodes les plus tragiques du Nouveau Testament : la mort de Jean le Baptiste. Derrière ce récit se dessine la personnalité complexe et tourmentée d’Hérode.  Il n’est pas présenté comme un homme entièrement mauvais, mais comme quelqu’un qui se laisse dominer par ses passions, ses peurs et le regard des autres. À travers ce texte, nous pouvons méditer sur trois traits de sa personnalité.

  1. Hérode : un homme qui connaît la vérité mais refuse de s’y soumettre
    Jean le Baptiste avait le courage de dire la vérité au roi : « Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. » Cette parole visait l’union illégitime d’Hérode avec Hérodiade, l’épouse de son frère. Jean ne cherchait pas à humilier le roi ; il accomplissait sa mission de prophète en rappelant la loi de Dieu. Hérode entend cette vérité. Au fond de lui, il sait que Jean a raison. Pourtant, il refuse de changer de vie.
    Cette attitude est fréquente dans notre propre existence. Il arrive que nous sachions très bien ce qui est juste. La conscience parle clairement. La Parole de Dieu éclaire notre chemin. Mais, entre connaître la vérité et lui obéir, il y a parfois un abîme. Nous pouvons remettre à demain une décision nécessaire, conserver une habitude mauvaise ou justifier un comportement qui ne correspond pas à l’Évangile.
    Hérode est l’image d’un cœur partagé. Il ne rejette pas complètement Dieu, mais il ne lui donne pas non plus la première place. Il voudrait garder sa liberté tout en conservant une bonne conscience. Or la vérité demande toujours une réponse. Jean le Baptiste représente ici la voix de Dieu qui interpelle. Cette voix peut être celle de l’Écriture, d’un proche, d’un événement ou d’un appel intérieur. Lorsque nous l’entendons, la question est simple : allons-nous nous laisser transformer ou continuer à vivre comme avant ?
    La peur d’Hérode révèle son manque de liberté. Le texte précise qu’il cherchait à faire mourir Jean, « mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète ». Il ne suit ni sa conscience ni la justice ; il agit selon ses intérêts et ses craintes.
    Quel changement concret le Seigneur me demande-t-il aujourd’hui et que je repousse depuis longtemps ? Quelles peurs m’empêchent-elles aujourd’hui d’agir selon ma conscience ?
  2. Hérode : un homme dominé par ses passions et ses impulsions
    Le deuxième moment du récit se déroule lors d’un banquet. La fille d’Hérodiade danse devant les invités et « elle plut à Hérode ». Sous l’effet de l’émotion et de l’enthousiasme du moment, il fait une promesse inconsidérée : il jure de donner tout ce qu’elle demandera. Cette scène montre un homme incapable de se maîtriser.
    Hérode possède un pouvoir politique considérable, mais il ne sait pas se gouverner lui-même. Son autorité extérieure masque une profonde faiblesse intérieure. Les passions ne sont pas mauvaises en elles-mêmes ; elles font partie de notre humanité. Mais lorsqu’elles prennent la première place, elles peuvent nous conduire à des décisions destructrices. Une parole prononcée sous le coup de l’émotion, une promesse irréfléchie, une réaction impulsive peuvent avoir de lourdes conséquences.
    L’Évangile nous invite à la vigilance. Jésus nous apprend à vivre dans la liberté intérieure. Cette liberté ne consiste pas à faire tout ce qui nous plaît, mais à choisir ce qui est bon. La demande de la jeune fille révèle alors toute la gravité de la situation : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Derrière cette requête se cache la haine d’Hérodiade. Hérode se retrouve face à un choix décisif. Pour la seconde fois, il rencontre la vérité. Il pourrait refuser. Il pourrait reconnaître son erreur. Il pourrait protéger l’innocent. Le passage note qu’« il fut contrarié ». Son cœur n’est donc pas totalement fermé. Il éprouve du regret. Mais le regret seul ne suffit pas. Encore faut-il avoir le courage d’agir selon ce que l’on sait être juste.
    Quels désirs ou quelles habitudes ont parfois trop de pouvoir sur mes choix ? Lorsque je réalise mon erreur, ai-je le courage de revenir en arrière et de choisir le bien ?
  3. Hérode : un homme prisonnier du regard des autres
    Le troisième trait de la personnalité d’Hérode apparaît dans la conclusion du récit. Matthieu écrit : « Mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. »
    Voici le drame ultime. Hérode sacrifie un homme juste pour sauver son image devant les invités. Il préfère paraître fort plutôt que faire ce qui est juste. Cette attitude est peut-être la plus actuelle. Combien de décisions sont-elles prises aujourd’hui sous l’influence du regard des autres ? Combien de personnes renoncent-elles à leurs convictions par peur d’être critiquées, rejetées ou ridiculisées ?
    Hérode est prisonnier de l’opinion publique. Son orgueil l’empêche de reconnaître son erreur. Mais il ne veut pas perdre la face. Ainsi, Jean le Baptiste meurt non seulement à cause de la haine d’Hérodiade, mais aussi à cause de la faiblesse morale d’Hérode. Le mal triomphe souvent lorsque ceux qui pourraient l’empêcher manquent de courage.
    Le contraste entre Jean-Baptiste et Hérode est saisissant. Jean est prisonnier dans une cellule, mais son cœur est libre. Hérode est roi dans son palais, mais son cœur est enchaîné. Jean perd sa vie, mais demeure fidèle à la vérité. Hérode conserve son pouvoir, mais perd sa dignité
    Dans quelle mesure le regard des autres influence-t-il encore mes décisions ? Quelles convictions chrétiennes ai-je parfois du mal à assumer publiquement ?

Dialogue avec le Christ

Je te remercie, Seigneur, de me donner la possibilité d’approfondir chaque jour ton enseignement. Celui d’aujourd’hui aura certainement touché mon cœur profondément. Tu m’appelles à vivre saintement sans donner trop d’importance au regard des autres. Seigneur, tu es mon chemin, ma vérité et ma vie !

Résolution

Je ferai tout mon possible pour transmettre la vérité, même si je sais qu’elle peut déranger parfois.

31/07/2026

Sauvé par la médaille miraculeuse : Claude Newman

 

Jésus méprisé chez les siens

Vendredi 31 juillet 2026 

Évangile selon saint Matthieu 13, 54-58

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

Prière

Seigneur, merci pour ce temps d’été, qui m’offre la possibilité d’être plus détendu. Que ma prière aussi soit sereine, détendue. Seigneur, accorde-moi de vivre ce temps de prière dans la confiance, à l’écoute, en ta compagnie.

Demande

Aujourd’hui, j’aimerais ne rien te demander, et juste être là avec toi, te regarder, t’écouter, te dire merci, te laisser la première place, te dédier du temps, te remercier pour l’été.

Réflexion

  1. Un passage empreint de tristesse, demeurons là
    Nous sommes face à un passage de l’Évangile assez triste.  Saint Ignace de Loyola, dont nous célébrons la fête aujourd’hui, nous enseigne comment contempler n’importe quel passage de l’Évangile, en invoquant l’Esprit Saint, en demeurant là présent face à la Parole de Dieu, en interrogeant le Christ lui-même.
    Nous ne sommes pas pressés. Nous avons tous, sous l’action de l’Esprit, la capacité de méditer n’importe quel passage de la Bible. Dieu veut nous révéler quelque chose à travers sa Parole, à travers les sentiments qu’elle provoque en nous. Demandons-lui de nous inspirer. Seigneur, éclaire-moi : pourquoi tout le monde ne t’a-t-il pas accueilli ? Pourquoi le prophète est-il rejeté par les siens ? Pourquoi ces personnes sont-elles choquées par toi, alors qu’elles te reconnaissent une grande sagesse, les miracles accomplis que personne d’autre n’est capable de réaliser ?
    Présentons au Seigneur toutes nos interrogations en lisant ces versets.
  2. Notre pauvreté humaine
    Nous voici devant une image de notre pauvreté humaine. Les gens reconnaissent en lui une sagesse nouvelle, extraordinaire ; mais cela les dérange, semble-t-il. Ils connaissent Jésus. Ils connaissent sa mère, ses proches parents (on sait que Jésus n’a pas de frère et sœur, au sens strict). Ce sont des gens comme tout le monde. Pour qui se prend-il ? Ils jugent Jésus, sur sa personne, son origine, sa famille. Il n’est pas mieux que nous, peuvent-ils penser dans leur cœur.
    On voit que Jésus n’a pas été apprécié par tout le monde. Marie, que nous appelons la Sainte Vierge, n’avait pas la même place dans le cœur de ces personnes qui la connaissaient pourtant. Comme c’est triste ! Ils apprécient la sagesse de Jésus et ils sont choqués. Ses miracles les dérangent.
    Surtout, si nous lisons le même récit dans l’Évangile de saint Luc (4, 16-24), on découvre qu’ils sont choqués car Jésus se prend pour le Messie. Dans la synagogue, il a pris le livre du prophète Isaïe, il a lu ce passage : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction (…) » Puis refermant le livre, il leur a déclaré : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture. » Ils ne font pas le lien entre la prophétie et les miracles de Jésus. Ils n’arrivent pas à croire. Ils attendent que la Parole s’accomplisse et, lorsqu’elle s’accomplit sous leurs yeux, ils n’en veulent pas. Ils attendent autre chose…
    Dieu agit dans notre vie, mais nous peinons à discerner sa présence parce qu’elle ne correspond pas à nos attentes. Voilà l’une des formes de notre pauvreté spirituelle.
  3. Notre foi réjouit le cœur de Jésus
    Ce passage est émouvant et triste car Jésus avoue à la fin qu’il n’a pas pu réaliser de miracle, à cause du manque de foi des habitants de sa région. Et pourtant, il les aimait… sûrement.
    Si nous retournons cette affirmation à l’envers, cela signifie que notre foi réjouit le cœur de Dieu. Nous en avons de multiples exemples : la foi du centurion (Mt 8, 5-13), l’obole de la veuve (Mc 12, 41-44), la foi de Joseph (Mt 1, 18-25), la foi de Marie (Lc 1, 45), la foi de Pierre que nous lisons plus loin dans cet Évangile : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Mt 16, 16)
    Notre foi est précieuse aux yeux de Dieu. Jésus a parcouru tout ce chemin avec les disciples pour que nous puissions prononcer avec Pierre ces mêmes paroles.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je crois en toi. Je te remercie pour le don de la foi. Augmente en moi la foi. Je te prie aussi pour tous ceux qui ne croient pas, qui ne t’aiment pas et ne t’adorent pas. Donne-leur à eux aussi ce don et cette joie.

Résolution

Aujourd’hui, je te remercie pour la joie de croire et je répèterai plusieurs fois au cours de la journée, de tout cœur, que je crois en toi.

30/07/2026

Père Jacques Hamel : l'histoire d'un prêtre martyr

 

On ramasse dans des paniers ce qui est bon

 Jeudi 30 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 13, 47-53

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là.

Prière

Mon Dieu, je viens te prier, te rencontrer ! À la fin de cette prière je te connaîtrai un peu mieux, mon image de toi sera moins selon mes schémas. Montre-moi encore une fois combien ton amour est au-delà de ce que je peux imaginer.

Demande

Que ton Règne vienne !

Réflexion

  1. « Le royaume des Cieux est encore comparable à (…) »
    Ce passage de l’Évangile se trouve à la fin des paraboles de Jésus sur le Royaume des cieux. Nous avons donc la dernière parabole, celle du filet jeté en mer, puis la conclusion de toutes les paraboles du Royaume avec l’image du maître de maison qui tire du neuf et de l’ancien de son trésor. Les deux paraboles qui précèdent notre Évangile décrivent notre expérience intérieure du Royaume des cieux : elles la comparent à la trouvaille d’un trésor et d’une perle. La parabole d’aujourd’hui, celle du filet jeté en mer, évoque quant à elle l’expérience communautaire du Royaume : ceux qui ont rencontré ce trésor, les disciples du Christ, vont lancer les filets en annonçant le Règne du Christ. Le Règne du Christ est reçu comme un trésor puis annoncé.
  2. « (…) comparable à un filet que l’on jette dans la mer. »
    L’image du filet peut sembler un peu violente. Les poissons ne sont pas si mal au fond de l’eau ; en les en retirant nous causons leur mort. Mais Jésus dit aux disciples qu’ils seront pécheurs d’hommes, et non plus de poissons ! Sortir les hommes de l’eau, c’est leur donner la possibilité de ne pas étouffer. Une des symboliques de l’eau dans la Bible est liée à la mort, au péché. Les israélites sont passés à travers la mer Rouge, et nous sommes passés à travers l’eau du baptême pour mourir et ressusciter avec le Christ. Nous sortons donc du royaume de la mort – la mer symbolise notre péché, notre faiblesse simplement humaine – et nous entrons dans le Royaume où le Christ est notre vie et notre force.
  3. « Un filet (…) qui ramène toutes sortes de poissons. »
    La première communauté où fut écrit cet Évangile souffrait de tension entre les chrétiens qui venaient du paganisme et ceux qui venaient du judaïsme (Cf. Actes des apôtres). Saint Matthieu rappelle donc les paroles de Jésus : dans leurs filets les apôtres rapportent toutes sortes de poissons, ensuite, à la fin des temps seulement, les anges sépareront les méchants des justes. En tant que disciples du Christ notre mission n’est pas de juger, mais d’annoncer l’Évangile. Nous savons que dans le monde ivraie et bon grain se mêlent : des actes conduisent à la mort et détruisent, d’autres conduisent à la vie et construisent. Le Christ les laisse cohabiter sur cette terre pour que les pécheurs, au nombre desquels nous nous incluons, puissent se convertir et se sauver.

Dialogue avec le Christ

Merci, Seigneur, pour cette prière ! Je veux accueillir ton Règne dans mon cœur et le laisser illuminer les recoins obscurs de ma vie. Donne-moi de devenir comme ce maître de maison chez qui le neuf et l’ancien font partie de son trésor. Que chez moi aussi mon trésor, ma rencontre avec toi, illumine le neuf et l’ancien, le présent et le passé, le beau et l’inacceptable. Apprends-moi aussi à jeter mes filets ! Les grâces que nous recevons de Dieu ont toujours une dimension communautaire. Fais que mon expérience de ta miséricorde atteigne sa plénitude en devenant aussi un don pour mes frères.

Résolution

Découvrir les moyens que Dieu met sur mon chemin aujourd’hui pour témoigner de sa présence.

29/07/2026

"La prière continuelle de l'ermite" : Soeur Catherine

 

Marthe et Marie, le service et l’écoute du cœur

Mercredi 29 juillet 2026 

Évangile selon saint Luc 10, 38-42

Chemin faisant, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Prière

« Entrez, courbons-nous, prosternons-nous ; à genoux devant le Seigneur qui nous a faits ! Car c’est lui notre Dieu, Et nous le peuple de son bercail, le troupeau de sa main. Aujourd’hui si vous écoutiez sa voix ! » (Ps 95, 6-7)

Demande

En ce jour, Seigneur, je me mets moi aussi à tes pieds pour t’écouter. Ouvre les oreilles de mon cœur pour que j’entende ta voix !

Réflexion

  1. Jésus est en chemin, comme d’habitude. Il avance en prêchant et il s’arrête où l’on veut bien l’accueillir. Marthe lui ouvre sa maison sans aucune hésitation. Elle est une femme d’hospitalité, au cœur très grand. Elle est une femme de miséricorde qui accueille l’étranger. La voilà absorbée par le service. Elle va, elle vient, elle court chercher ceci, préparer cela. Son temps et son énergie sont entièrement consacrés à cet hôte qu’elle découvrira bientôt comme étant le Seigneur.  
    En effet, quelques temps après cet épisode, à l’occasion de la mort prématurée de son frère Lazare, Marthe avait fait chercher Jésus. Alors Jésus, dans un dialogue avec elle, avait révélé le cœur de sa mission et de son identité : « Jésus lui dit : “Je suis la Résurrection. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ?’’ » (Jn 11, 25-26) Jésus l’a appelée à la foi en lui demandant : « Le crois-tu ? » De tempérament toujours aussi entier et généreux, Marthe s’exclama : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. » (Jn 11, 27)
    Nous devons à Marthe une des plus belles professions de foi retenue par les évangélistes.
  2. Revenons à l’Évangile de Luc. Marthe avait une sœur qui, au lieu de l’aider au service de l’hôte et de ses disciples – ce qui devait représenter une lourde tâche de travail – se tenait assise aux pieds du Seigneur. Elle s’appelle Marie. Assise, littéralement, comme on est assis aux pieds du maître qui enseigne, elle écoute sa parole. Pour avoir oublié le service du repas et ne pas obéir à sa sœur Marthe qui devait se montrer insistante, il faut croire que Marie était complètement captivée par la parole de Jésus ! Elle en oublie tout le reste. La parole de Jésus la bouleverse, la traverse, la comble… Elle ne peut pas ne pas rester à ses pieds pour l’écouter et recueillir chaque mot qui sort de sa bouche, à la manière d’une personne assoiffée dans le désert qui veille minutieusement à ne pas laisser échapper une seule goutte d’eau. Jésus loue son attitude contemplative d’écoute, car il sait bien que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de la parole qui sort de la bouche de Dieu (cf. Mt 4, 4). Oui, Jésus explique qu’une seule chose est nécessaire à l’homme pour qu’il vive, c’est-à-dire pour qu’il ait les réponses et les grâces dont il a besoin pour être heureux : écouter la Parole du Père. C’est cela la meilleure part, et c’est cela que Marie a choisi. Elle ne lui sera pas enlevée, dit Jésus.
  3. Marthe, la femme généreuse, et Marie, la femme de l’écoute, ne sont pas à opposer. Luc nous présente la manière dont les croyants doivent suivre Jésus par l’exemple de ces deux femmes. Toutes les deux incarnent l’attitude que nous-mêmes sommes appelés à adopter envers Jésus : le servir de tout notre être et l’écouter de tout notre cœur.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je t’offre tout mon être pour que tu puisses t’y sentir accueilli comme dans la maison de Marthe. Je t’ouvre mes oreilles et mon cœur pour que tes paroles me pénètrent et me guident sur la route de ma vie.

Résolution

Rester quelques instants en silence et accueillir au plus profond de moi ce que Jésus m’apprend aujourd’hui par l’intermédiaire de ces deux saintes femmes, Marthe et Marie.

28/07/2026

Il Était le Médecin le Plus Puissant d'Amérique… Jusqu'à ce qu'une Échographie le Détruise

 

L’ivraie

 Mardi 28 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 13, 36-43

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Prière

Seigneur Jésus, comme les disciples, je veux laisser les foules pour un instant et me réfugier avec toi dans ma maison intérieure. Je viens d’écouter ta Parole. Maintenant, en toute confiance, je veux m’approcher de toi afin que tu puisses me l’expliquer. Seigneur, mon cœur est ouvert ; viens y semer ta Parole !

Demande

Seigneur, aide-moi à discerner ce qui vient de toi et ce qui vient de l’ennemi.

Réflexion

  1. Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ?
    L’un de mes moments de crise les plus difficiles a été lorsque j’ai appris les révélations scandaleuses de la vie du fondateur de Regnum Christi. J’étais déjà dans le Mouvement pour plusieurs années, années de grande croissance spirituelle au cours desquelles j’avais développé une vie de prière, un grand amour pour Jésus, une familiarité avec Marie et le désir de dédier toute ma vie pour son Règne. Comment donc ce Mouvement qui m’avait permis de me rapprocher autant de Dieu pouvait-il être taché par le péché ? Comment tout ce bien ne pouvait-il pas venir que de Dieu ? Comment un désir saint, inspiré par Dieu, peut-il être contaminé par le péché ?
  2. « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme. »
    C’est évident ! Pourtant, comme cela nous fait du bien de l’écouter des lèvres même du Seigneur ! Le bon grain vient de lui. C’est lui qui l’a semé. Toutefois, un autre sème aussi : l’ennemi. Dans le même champ, au milieu du bon grain, l’ennemi sème l’ivraie. Entremêlés, les deux grains grandissent ensemble. Parfois, on ne les distingue pas mais comme ils sont différents ! L’un produit « inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements (…) », l’autre « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Ga 5, 19-23). Un champ, mais deux grains.
  3. Bon grain ou ivraie ?
    Le Christ a la patience de laisser pousser les grains jusqu’à leur maturité. Il veut laisser à chacun la possibilité de montrer clairement ce qu’il est. Et nous, au jour de la moisson, que serons-nous ? Qui aura été notre semeur ? Quel grain aura poussé en notre cœur ?
    Notre bon Pasteur, doux et humble de cœur, a aujourd’hui des paroles terribles sur les lèvres. Il parle de fournaise, de cris et de grincements de dents. Il ne nous le dit pas pour nous apeurer. Non, il nous met en garde. Il sait ce qui est en jeu.

Dialogue avec le Christ

Merci, Seigneur, d’apporte de la clarté dans ma vie. Ta lumière pénètre en mon cœur, dénonce ce que l’ennemi a semé et fait reluire ce qui vient de toi. Tu m’enseignes à attendre patiemment, laissant le bon grain grandir au milieu de l’ivraie jusqu’à leur maturité. Au moment que tu as établi, tu enverras tes anges pour nous purifier. Alors, nous pourrons resplendir de ta lumière au Royaume de ton Père.

Résolution

Aujourd’hui, je prends le temps de remercier Dieu pour les dons qu’il m’a accordés.