Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

02/09/2026

Ce Saint aux multiples miracles révéla un moyen exceptionnel pour guérir - Saint André Bessette

 

FAIRE DU BIEN ET BIEN PLUS

Mercredi 2 septembre 2026 

Évangile selon saint Luc 4, 38-44

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

Prière

Seigneur, dans ton Évangile, tu as révélé ta profonde bonté et ta délicatesse envers les hommes. Aide-moi à avoir un cœur qui suive ton exemple et soit toujours tourné vers les autres. C’est par ta grâce que je pourrai vivre la vraie charité comme tu nous l’as montré.

Demande

Voir le Christ comme mon Sauveur.

Réflexion

  1. Il est souvent agréable de lire des passages d’Évangile comme celui que la liturgie nous propose aujourd’hui. Tout est positif et magnifique. Nous voyons le Seigneur qui est extrêmement populaire, la foule est heureuse d’assister en direct à des miracles ; les disciples sont affermis dans leur foi et les malades retrouvent la santé. C’est merveilleux et tout le monde est content !
    Devant un tel état de fait, il est légitime de nous demander pourquoi Jésus ne s’est-il pas limité à faire cela pendant toute sa vie publique. On ne demandait pas grand-chose de plus de la part du Seigneur. Et, même de nos jours, n’est-ce pas un peu ce que nous demandons au Seigneur ? On le sollicite pour nous aider pour un examen ou pour trouver un travail ou pour améliorer une situation un peu tendue. Bref, on voudrait que le Seigneur règle nos problèmes de tous les jours afin de vivre plus sereinement.
  2. Mais voilà, la question qui se pose est la suivante : le Seigneur est-il vraiment venu juste pour cela ? Nous trouvons la réponse dans l’Évangile de saint Jean au chapitre 12. « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.  Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » (Jn 12, 23-28)
  3. Jésus-Christ n’est pas venu en ce monde pour nous rendre la vie sur terre plus confortable mais pour offrir sa propre vie et, par sa Résurrection, nous ouvrir les portes du ciel. C’est au ciel qu’il veut nous emmener. Évidemment cela ne signifie pas que notre vie sur terre lui soit indifférente, mais sa priorité est de sauver nos âmes. Notre priorité doit donc être aussi de solliciter de sa part non pas les choses matérielles et extérieures qui embellissent nos vies, mais plutôt la conversion de nos cœurs et les vertus qui embellissent nos âmes. Il est très facile de perdre de vue la raison profonde de notre relation avec le Christ. Nous ne sommes pas chrétiens pour faire plaisir à Dieu et obtenir des choses de lui. Nous sommes chrétiens car nous voulons nous identifier au Christ, nous ne voulons faire qu’un avec le Christ, mourir avec lui pour pouvoir ressusciter en lui !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi une foi vivante qui sache entrer en relation avec toi ; une foi qui me permette de me transformer chaque jour un peu plus en toi. Une foi qui me permette d’arriver un jour au ciel grâce à toi.

Résolution

Demander au Seigneur une chose nécessaire pour mon âme pour devenir un saint.

01/09/2026

MANGA POUR PARENTS ET ENFANTS


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De délinquant à prêtre : le parcours bouleversant d’un enfant brisé | Mille et Une Vies

 

Quelle est cette parole ?

Mardi 1er septembre 2026 

Évangile selon saint Luc 4, 31-37

En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.

Prière

Me voici devant toi : ouvre mes yeux, mes oreilles et ma bouche pour que je sois pleinement disposé à te rencontrer dans la prière.

Demande

« Seigneur Dieu, enlevez-moi tout ce qui m’éloigne de vous. Seigneur Dieu, donnez-moi tout ce qui me rapproche de vous. Prenez-moi à moi et donnez-moi tout à vous. Ainsi soit-il ! » (prière de saint Nicolas de Flüe)

Réflexion

  1. L’épisode de ce jour dit quelque chose de la force de parole de Jésus, quelque chose de son autorité – le terme est d’ailleurs répété au début et à la fin du passage. Non seulement les gens sont surpris et frappés par son autorité, mais aussi les démons qui ne peuvent lui résister. En fait, Jésus commande sur toutes les formes de mal : « Tais-toi et sors de lui ! » Aucune force obscure ne lui résiste. Cela dit quelque chose à la fois de son identité et de son projet.
    Commençons par son identité. Les foules sont impressionnées par l’enseignement de Jésus. Elles le considèrent comme un maître qui enseigne en Israël, un rabbi. Mais il semblerait que le démon perçoive plus profondément encore qui est Jésus. Il l’appelle d’abord par son nom : « Jésus le Nazarénien ». Mais il précise immédiatement : « Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. » Le démon fait en quelque sorte une profession de foi en disant quelque chose de très sérieux. En qualifiant Jésus de « saint de Dieu », il proclame son élection, sa vocation unique devant Dieu : Jésus est celui qui est mis à part, consacré par et pour Dieu ; il est le Messie, l’envoyé de Dieu. Cela est tellement vrai que le démon qui a cette connaissance de Jésus ne peut résister à sa parole : lorsque Jésus lui ordonne de sortir, le démon est forcé d’obéir. D’où lui vient cette autorité ? Le démon l’a clairement rappelé : Jésus possède en lui une autorité toute divine.
  2. Devons-nous être surpris du fait qu’un démon en sache plus que les hommes sur le compte de Jésus ? Non, même l’apôtre Jacques rappelle que les démons aussi ont la foi : « Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu ? Tu fais bien. Les démons le croient aussi, et ils tremblent. » (Jc 2, 19) La différence entre la foi des démons et la foi des disciples, c’est que la foi des uns les fait trembler et la foi des autres les libère et les sauve. L’œuvre des démons emprisonne. Le mal et le péché conduisent à une forme d’esclavage. L’homme possédé de l’Évangile d’aujourd’hui était victime d’une emprise. Mais Jésus vient précisément briser les liens de ce joug obscur. Tel est son projet.  
    Jésus est un libérateur. Avant même qu’il n’interpelle le démon de Capharnaüm, celui-ci l’avait apostrophé en criant d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? » Le démon, qui parle au nom de tous les démons en employant le « nous » répond lui-même à sa question. Oui, Jésus, vient littéralement pour « détruire » les démons, c’est-à-dire pour détruire toute forme de mal.
    Nous pouvons nous arrêter un instant et nous demander si notre foi en Jésus nous permet d’expérimenter véritablement une forme de liberté intérieure.
  3. L’épisode s’achève sur l’étonnement des foules à propos de la parole de Jésus : « Quelle est celle parole ? » Jésus est donc l’homme de la parole, de la parole qui vient de Dieu. Selon saint Jean, il est le Verbe de Dieu, la parole ou la pensée intime de Dieu. Voilà pourquoi sa parole est si puissante et efficace. Ce qu’il dit, cela se réalise. Il est revêtu de l’autorité divine. Et paradoxalement, c’est grâce à un démon que nous l’avons appris aujourd’hui !

Dialogue avec le Christ

Jésus, j’ai confiance en toi, augmente ma foi. Que ta parole me libère de tout ce qui m’empêche d’aller à toi.

Résolution

Prendre un moment aujourd’hui pour m’arrêter, faire silence et écouter la parole libératrice de Jésus.

31/08/2026

Le pèlerinage du bx Charles de Blois

 

La Parole s’accomplit

 Lundi 31 août 2026

Évangile selon saint Luc 4, 16-30

En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Prière

Seigneur, l’été touche à sa fin, la rentrée arrive, avec la reprise de la vie ordinaire. Donne-moi du courage. Accorde-moi ton amour pour faire de mon quotidien une vie remplie de charité et que cela me suffise.

Demande

Esprit Saint, communique-moi ton amour. Ouvre mon esprit pour comprendre et aimer la Parole de Dieu que tu me proposes aujourd’hui. Je crois en toi, je me mets en ta présence. Viens prier en moi.

Réflexion

  1. Lecture du prophète Isaïe
    Prenons le temps de lire le chapitre 61 du livre du prophète Isaïe. Dieu y promet la joie à son peuple et le prophète Isaïe reçoit la mission de l’annoncer. Laissons-nous interpeller par tout ce vocabulaire qui promet la joie, la guérison, la consolation.
    Les auditeurs du Christ connaissaient ses paroles, elles ont un écho particulier en eux. Le Christ leur dit qu’en un certain sens ces paroles s’appliquaient au prophète Isaïe, mais aujourd’hui elles s’accomplissent vraiment en lui ; en lui qui « guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures » (Ps 146, 3)
    Si le texte d’Isaïe, lu et médité dans l’Esprit, nous a procuré de la joie, du réconfort, combien plus encore lorsqu’il est proclamé dans la synagogue, par la bouche même de Jésus !
  2. Contradictions et résistances du cœur humain
    Nous voyons ensuite, dans cet épisode de l’Évangile de Luc, toute la diversité des réactions et mouvements possibles du cœur humain. D’abord l’émerveillement, une expérience de la grâce. Puis viennent les interrogations, les murmures : qui est-il ? N’est-il pas le fils du charpentier ? L’indignation : comment peut-il nous comparer à des étrangers ? La colère, la violence : ils veulent le jeter dans un précipice.
    Seigneur, tu me connais. Que se passe-t-il dans mon cœur, en écoutant ta Parole, aujourd’hui ?
  3. « Mais lui (…) allait son chemin. »
    Jésus commence son temps de prédication, il a son Règne à annoncer. Il continue son chemin. Absolument libre, absolument fidèle à sa mission. Il est le connaisseur intime du cœur humain, nous connaissant et nous aimant plus intimement que nous-mêmes. C’est pour nous qu’il continue. C’est pour nous qu’il suit son chemin.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je te regarde, je t’écoute, je te contemple. Comble mon cœur, mes yeux, mon esprit, ma volonté de tes critères. Qu’en te connaissant, je me connaisse. Qu’en te connaissant, je comprenne les réactions humaines. Qu’en toi, je découvre mon chemin et ma joie.

Résolution

Je vais affronter cette nouvelle rentrée avec, dans le cœur, cette promesse de joie.

30/08/2026

Sur les traces de sainte Maure et sainte Britte (Touraine)

 

Prendre sa croix à la suite de Jésus

 Dimanche 30 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 16, 21-27

En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »

Prière

Seigneur, aide-moi à te suivre. Que là où tu ailles, je puisse venir avec toi. Dans les moments heureux et dans les moments difficiles, je veux rester près de toi.

Demande

Suivre Jésus partout où il va.

Réflexion

  1. Le contexte de ce passage de l’Évangile de Matthieu est important : il se situe juste après la « profession de foi » de Pierre, qui reconnaissait, pour la première fois de manière explicite, que Jésus était le Messie, le Fils de Dieu. Les disciples ont donc reconnu qui est Jésus. Mais Jésus sait aussi ce qui va se passer lors de sa Passion, il connaît sa mission et la manière dont elle va se réaliser. Il les avertit donc : oui, il est le Messie, mais c’est par la souffrance de la croix, la mort et la Résurrection qu’il doit passer. Or cela il le sait, et il le choisit librement. Il va maintenant monter à Jérusalem, en sachant bien ce qui l’attend.
  2. C’est justement ce que Pierre n’accepte pas. Comment Jésus peut-il choisir de vivre cela ? Cela n’entre-t-il pas en contradiction avec ce qu’il est, le Messie, le Fils de Dieu ? Pierre est alors vivement rabroué par Jésus, qui s’adresse ensuite à tous ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. »
  3. Jésus nous invite donc à le suivre, à vivre, en quelque sorte, dans notre propre vie, cette apparente contradiction qui se trouve dans la sienne : il est le Messie, mais il va mourir condamné à mort. Nous ne sommes pas faits pour la souffrance, mais dans notre vie la croix sera présente. Au lieu de vouloir opposer les deux choses de manière irréconciliable, comme Pierre tente de le faire, Jésus nous propose de les harmoniser, d’en faire la synthèse dans notre propre personne. Si l’on passe son temps à essayer de fuir la souffrance, alors nous perdons notre vie, nous évitons ceci et cela, mais nous n’allons nulle part. Tandis que si nous décidons d’intégrer la croix dans notre vie, alors nous pouvons nous concentrer sur ce qui est important : l’amour que nous pouvons recevoir et donner. La croix n’est alors plus un obstacle, elle devient même une occasion favorable pour aimer.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, aide-moi à prendre ma croix. Aide-moi à comprendre que ma croix devient plus légère quand tu es là avec moi. C’est toi qui as pris la croix, à laquelle tu nous associes, car tu nous aimes d’un amour véritable, un amour qui se partage dans les moments difficiles comme dans les moments heureux.

Résolution

Accepter la croix de ce jour et en faire une occasion d’aimer.

29/08/2026

Sur les traces de sainte Valérie de Limoges

 

La liberté des enfants de Dieu

 Samedi 29 août 2026

Évangile selon saint Marc 6, 17-29

En ce temps-là, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Prière

Heureux ceux qui croient en toi, ceux qui vivent selon tes commandements, Seigneur, car ils verront ta gloire pour l’éternité.

Demande

Esprit Saint, comble-moi de ton don de force afin que je puisse accomplir ta volonté – et non la mienne – en toute chose. Que ma vie soit ajustée à la tienne.

Réflexion

  1. « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
    Dans le livre du Deutéronome (5, 7-21), le dernier des dix commandements (v. 21) nous ordonne de ne rien convoiter de ce qui appartient à autrui. À partir du moment où je convoite le bien de quelqu’un d’autre, le risque de succomber est grand. Si je cède, le manquement à tous les autres commandements suivra : le mensonge, les faux-témoignages, le vol – jusqu’à vouloir s’approprier le conjoint d’autrui, ce qui entraîne la mort d’un couple, d’une famille (« Tu ne tueras pas »). La situation devient alors un déshonneur pour les parents et la famille, puis un aveuglement qui entraîne la rupture de la relation avec Dieu (cf. P. Alain Dumont, Les dix commandements).
    Ma relation avec Dieu, ma vie de prière me permettent-elle de développer une intimité avec Dieu qui me garde vigilant face aux pièges qui pourraient m’éloigner de lui ?
  2. « Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint () »
    La conscience d’Hérode lui permettait de reconnaître que Jean le Baptiste était un homme juste, un homme de Dieu. Envoyé par Dieu, sa mission était d’appeler les hommes à une conversion du cœur, un changement de vie radical tourné vers Dieu, sans compromis. Selon la Loi de Moïse, Hérode savait qu’il était dans l’erreur en vivant avec la femme de son frère mais, par son désir de plaire aux hommes, il devient victime de sa propre faiblesse, enfermé dans l’orgueil et la lâcheté.
    M’arrive-t-il de désirer plaire davantage aux autres qu’à Dieu ? Ou, par lâcheté, de réaliser des compromis pour plaire aux autres à l’encontre de Dieu ?
  3. « Et il lui fit ce serment. »
    Un serment est une parole solennelle, une promesse qui engage la personne à respecter son engagement. Le serment enchaîne à sa promesse la personne qui le prononce, la privant ainsi de sa liberté. Ainsi liée, la personne se retrouve dans une situation d’obligation destructrice pour les autres et pour elle-même.
    Hérode, sans trop réfléchir, a prononcé un serment qui se retourne contre lui, contre sa conscience. Son orgueil et sa lâcheté, son aveuglement des plaisirs charnels vont le conduire à faire tuer un saint de Dieu, afin de satisfaire le désir de la femme qu’il a prise illégitimement.
    Dans ma vie, m’arrive-t-il de prononcer des serments ? Par exemple : jamais je ne ferai ceci, jamais je ne serai comme mes parents, etc. ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur, que ton Esprit Saint m’éclaire sur des serments que j’aurais pu prononcer. Donne-moi la grâce de m’en libérer. Que je vive dans la liberté des enfants de Dieu et dans cette paix intérieure que toi seul peux nous accorder.

Résolution

Je prends quelques minutes pour relire le chapitre 5 du livre du Deutéronome (7-21), et je médite les dix commandements en commençant par le dernier.