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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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27/07/2026
26/07/2026
Le Royaume des cieux
Dimanche 26 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 13, 44-52
En ce temps-là, Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle.
Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »
Prière
Jésus, aujourd’hui, tu me parles à travers quatre petites paraboles. Par ce langage imagé, tu veux me révéler quelque chose de ton mystère et quelque chose de ma vocation.
Demande
Ouvre mes oreilles, Seigneur, pour que je puisse entendre ta voix. Instruis mon intelligence pour que je comprenne ce que tu veux me révéler. Dispose mon cœur pour aimer ta Parole et te répondre comme un disciple-missionnaire.
Réflexion
- Les deux premières paraboles nous parlent de deux hommes qui découvrent le Royaume des cieux dans des circonstances bien différentes. Le premier, probablement un paysan, trouve un trésor dans un champ qui n’est pas à lui. Il n’était pas dans une attitude de recherche ou de quête, mais voilà que le Royaume se révèle et se propose à lui. Il ne savait pas qu’un tel trésor existait. Jamais il ne l’avait imaginé… Sa joie est donc proportionnelle à une telle surprise : elle est débordante !
Le deuxième est un homme d’affaires. Il était, de par son métier, à la recherche de perles fines. Il travaillait probablement avec des marchands qu’il connaissait depuis longue date. Voilà que l’un d’eux lui en présente une d’une rare valeur. Ce commerçant de métier était à l’affût des opportunités. Il ne laisse donc pas une telle aubaine lui échapper et se réjouit d’avoir fait une si bonne affaire. Il est l’homme attentif aux signes de Dieu dans sa vie et lorsqu’il les discerne, il met tous les moyens en place pour les suivre.
Dans les deux cas, celui qui se trouve devant l’évidence du Royaume doit vendre tout ce qu’il possède pour pouvoir acheter ce trésor ou cette perle. C’est dire que le Royaume n’a pas de prix et que le bonheur ou la joie qu’il procure dépasse de loin toutes nos attentes terrestres ! Qu’est-il donc ce Royaume pour procurer à ceux qui le trouvent une telle plénitude ? Aujourd’hui comme il y a deux mille ans, cette parabole nous interpelle : Jésus est notre trésor ou notre perle fine. Savons-nous encore nous laisser surprendre et émerveiller devant un tel don ? - La troisième parabole est racontée, non depuis la perspective de l’homme qui trouve le Royaume, mais depuis celle de Dieu. Le Royaume, comme un filet qu’on jette en mer, est jeté sur tous, bons et méchants, donnant à chacun l’occasion de l’accueillir. Dieu, qui a créé tous les hommes, étend son filet de miséricorde sur tous les hommes. Personne n’est exclu de son dessein de salut qui est offert à chacun, sans faire de différence entre les personnes. De son côté, Dieu met tout en place pour que les hommes le connaissent. Qu’on soit à sa recherche, comme le commerçant en perles fines, ou qu’on ne le soit pas explicitement, comme le paysan qui tombe sur un trésor sans l’avoir jamais rêvé, ainsi Dieu s’arrange pour entrer dans nos vies, dans chaque vie. Être disciple-missionnaire, c’est d’abord prendre conscience que c’est toujours en premier lieu Dieu lui-même qui est à l’œuvre afin de se révéler au cœur de chacun. Ce ne sont pas nos projets d’apostolat qui font venir le Royaume, mais c’est la voix intérieure de Dieu qui, par des chemins intérieurs et souvent détournés, séduit silencieusement les cœurs.
- Si nous comprenons cela, dit Jésus dans la quatrième parabole qui tient en une phrase (v. 52), nous sommes « des disciples du Royaume ». Un disciple du Royaume n’est plus à la recherche de la perle rare, mais puisqu’il l’a trouvée, il est désormais comparé à un propriétaire, à un maître de maison ou à un père de famille dont la richesse est assurée. Son trésor, c’est Jésus qu’il a rencontré et qu’il aime et dont il tire une joie incomparable. De ce trésor qu’est Jésus, il tire du neuf et du vieux. « Le neuf », pour le disciple-missionnaire, c’est l’amour de Jésus qui l’émerveille chaque jour. Il est contenu dans les Évangiles. « Le vieux », c’est tout ce qui nous préparait à accueillir Jésus et sans quoi on ne l’aurait jamais reconnu comme Christ : il s’agit de la Loi et des prophètes. Voilà une claire invitation à méditer sans cesse les Écritures !
Dialogue avec le Christ
Seigneur notre Dieu, le don que tu nous fais est un trésor sans prix. Garde-nous de lui préférer des biens éphémères, libère notre cœur et rends-le capable de tout sacrifier pour obtenir le Royaume des cieux.
Résolution
En rentrant chez moi, j’irai chercher dans ma bibliothèque la Bible qui s’y trouve peut-être depuis trop longtemps sans que je l’aie ouverte… Conscient de pouvoir y trouver ce « neuf » et ce « vieux » dont parlait Jésus, j’entreprendrai une lecture suivie et quotidienne.
25/07/2026
« Ma coupe, vous la boirez »
Samedi 25 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 20, 20-28
En ce temps-là, la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Prière
« Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. / Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne (…) Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange. Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. » (Ps 50, 12-14.17-19)
Demande
Donne-moi, Père très aimant, ce qu’il y a de plus précieux, ce trésor que rien ne peut abîmer : donne-moi ton amour, augmente en moi la grâce, accorde-moi le don de ton Esprit.
Réflexion
- Au premier plan, la demande de la mère de Jacques et de Jean semble sans vergogne. C’est l’impression qu’en ont les autres disciples et nous aussi : « Comment ose-t-elle ambitionner des places d’honneur ? » Mais Jésus profite de cet hors-sujet pour révéler un des secrets de sa royauté.
Que veut dire « siéger à la droite et à la gauche (du Christ) dans son Royaume » ? Les références que nous donne l’Évangile sont celle de la crucifixion, le bon et le mauvais larron, et celle du jugement dernier : les brebis et les boucs. Ce positionnement est-il vraiment un sujet pour le disciple du Christ ? Jésus fait comprendre que c’est exclusivement l’affaire du Père céleste. - La coupe annoncée par le Christ est particulièrement rendue présente et résumée lors de la messe. Avant d’être festin glorieux des noces de l’Agneau (dans le cadre de l’adoration), la coupe est mémoire des sacrifices d’expiation, accomplis en Jésus-Christ (le sacrifice de la messe). Au mont des Oliviers, Jésus demandera d’en être épargné.
Cette même coupe signifiera encore, pour le chrétien, l’offrande de sa vie pour intercéder pour les autres, comme le Christ l’a fait auprès du Père. Enfin, elle ramène à l’action de grâce pour le don de la création et de la rédemption. Chrétiens, voulons-nous boire cette coupe ? - Les chefs des nations païennes ne connaissent pas – du moins explicitement – l’espérance théologale. La royauté du Christ se tient à une logique préférant aux honneurs et aux pompes de ce monde le respect du plus faible et le service d’intendant pour les dons du Père.
Au centre de la royauté du Christ est le service de l’autorité qui se décline dans la gestion des pouvoirs et des biens. Jadis, dans les royaumes chrétiens on parlait du roi comme un « lieutenant du Christ », titre que de nombreux souverains respectaient, contrairement à l’historiographie mensongère de notre siècle. Aujourd’hui, cette royauté du Christ est magnifiquement reflétée dans la doctrine sociale de l’Église.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, toi qui m’as appelé à te suivre, non pas sur un chemin de triomphe, mais sur celui de l’humilité, donne-moi la grâce de persévérer dans ton amitié, de grandir dans l’amour de mes frères, d’avoir un cœur doux et humble comme le tien. Ainsi, le Père sera glorifié.
Résolution
Je prends un temps de prière pour renouveler ma foi et adorer Dieu en esprit et en vérité.
24/07/2026
Une terre féconde
Vendredi 24 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 13, 18-23
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »
Prière
« Mon cœur est prêt, mon Dieu, je veux chanter, jouer des hymnes : ô ma gloire ! Éveillez-vous, harpe, cithare, que j’éveille l’aurore ! Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur, et jouerai mes hymnes en tous pays. Ton amour est plus grand que les cieux, ta vérité, plus haute que les nues. Dieu, lève-toi sur les cieux : que ta gloire domine la terre ! Que tes bien-aimés soient libérés, sauve-les par ta droite : réponds-nous ! » (Ps 107, 2-7)
Demande
Seigneur, donne-moi la grâce de recevoir la semence de ta Parole dans un cœur bien disposé.
Réflexion
- Le Seigneur nous offre dans cette parabole un miroir dans lequel nous pouvons nous examiner. Le semeur, c’est Jésus lui-même qui m’invite à considérer la manière avec laquelle j’accueille la semence de sa Parole dans mon cœur. Il ne le fait pas pour me juger ni me réprimander mais parce qu’il désire me donner la vie en plénitude.
Ai-je soif de cette vie que le Christ veut m’offrir ? Que me manque-t-il encore pour parvenir à cette plénitude ? De quoi sont faits mes rêves et mes aspirations ? Et le Seigneur, qu’en pense-t-il ? Ai-je confiance en son désir de me combler de son amour ? - Le semeur sème en abondance
Il ne semble pas se préoccuper de l’endroit où tombe la semence : dans les pierres, les ronces ou au bord du chemin. À première vue, cela semble être un triste gaspillage. Pourtant, dans la logique de Dieu, qui est celle de l’amour, rien n’est perdu. Dieu ne cesse jamais de rechercher mon bien, même lorsque je ne suis pas encore prêt à accueillir ses dons. Il ne me rejette pas. Il ne m’abandonne pas. Il attend avec patience que je lui ouvre mon cœur. Il ne renonce jamais à son amour pour moi.
Que suscite en moi cet amour fidèle et généreux du Seigneur ? - Jésus parle de trois ennemis de la semence ; le Mauvais qui la dérobe, les épreuves de la vie telles que les détresses ou les persécutions, et la séduction des richesses et les préoccupations du monde qui étouffent peu à peu ma vie spirituelle. Suis-je la cible de l’un ou l’autre de ces ennemis ? Qu’est-ce qui, dans ma vie, pourrait contribuer à me faire perdre la grâce de Dieu en ce moment ? Que puis-je faire pour mieux cultiver le jardin de mon âme et accueillir davantage la semence que le Seigneur y dépose ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, viens semer en moi ta Parole de vie. Je renonce à tout ce qui pourrait faire obstacle à ta semence dans mon cœur. Face à l’épreuve, je choisis de mettre ma confiance en toi. Lorsque je ressens la séduction du monde, je choisis la tempérance et la pauvreté de cœur. Quand survient la tentation, je choisis la liberté des enfants de Dieu. Je veux t’offrir aujourd’hui une terre bonne et féconde, un cœur bien disposé à recevoir ta grâce. Merci, Seigneur, pour tout ce que tu sèmes en moi.
Résolution
Je prends un moment cette semaine pour méditer et accueillir la Parole de Dieu.
23/07/2026
Des yeux pour voir, des oreilles pour entendre
Jeudi 23 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 13, 10-17
En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »
Prière
Seigneur Jésus, je te prie pour que ce moment de prière me rapproche davantage de toi. Tu es la lumière du monde et tu désires que mes yeux voient et que mes oreilles entendent ta voix au plus profond de mon cœur.
Demande
Seigneur Jésus, donne-moi la grâce d’un cœur disponible, d’une écoute attentive et d’un regard capable de te reconnaître dans les événements de ma vie et dans les personnes que je rencontrerai aujourd’hui.
Réflexion
- « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux. »
Jésus s’adresse à ses disciples avec une tendresse particulière. Il fait une distinction qui n’est pas une exclusion, mais il révèle à ses amis le don immense que représente la foi en Dieu. Dieu se présente comme un père soucieux, juste et miséricordieux pour ceux qu’il aime. Être disciple de Jésus, c’est avoir reçu quelque chose de précieux : l’intimité avec Dieu qui nous rend capables de comprendre comment vivre les mystères du Royaume de Dieu. Ce privilège ne procède ni de nos mérites ni de nos capacités personnelles ; il est le fruit de notre réponse à l’appel du Seigneur. Suis-je conscient de la grâce que représente le don de la foi ? Est-ce que je l’accueille comme un bien précieux dont je peux prendre soin ou non ? Quelle gratitude habite mon cœur en ce moment après avoir entendu la Bonne Nouvelle et l’avoir accueillie dans ma vie ? - « (…) ils regardent sans regarder, et [ils] écoutent sans écouter ni comprendre. »
Ces paroles de Jésus peuvent sembler dures, mais elles sont en réalité un appel à l’honnêteté intérieure. Car la surdité et la cécité spirituelles ne sont pas réservées aux contemporains de Jésus. Elles peuvent s’installer insidieusement dans notre propre vie, quand la routine, les préoccupations, les blessures non guéries ou l’orgueil durcissent notre cœur sans que nous ne nous en rendions compte.
Y a-t-il dans ma vie un domaine dans lequel j’ai besoin que la Parole de Dieu transforme ma façon de réagir, d’agir, de pardonner, d’aimer ? Y a-t-il quelque chose qui doit être ordonné vers Dieu dans mes pensées, mes paroles, mes actions ou mes omissions ? Suis-je prêt à le demander à Dieu ? Sinon, je peux toujours demander la grâce de vouloir un changement intérieur.
Seigneur Jésus, révèle-moi les endroits de mon cœur qui se sont alourdis. Ne permets pas que je demeure sourd à ton appel. Je désire me laisser guérir par toi pour vivre chaque jour un peu plus dans la liberté des enfants de Dieu. - « Heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! »
Jésus déclare « heureux » ceux qui voient et entendent. Cette béatitude n’est pas une récompense pour leur mérite, c’est la joie simple et profonde de ceux qui ont reçu un don extraordinaire. De nombreux prophètes et de justes ont attendu ce moment, ont désiré voir ce que les disciples voient. Et nous, nous le vivons aujourd’hui à travers la Parole, les sacrements, dans l’Église.
Comment est-ce que je vis concrètement la joie profonde d’être chrétien dans cette époque qui fait partie de l’histoire de mon salut ? Suis-je capable de reconnaître et de célébrer intérieurement la présence de Jésus dans les événements ordinaires de mes journées, dans les personnes qui m’entourent, dans les pauvres que je rencontre ?
Dialogue avec le Christ
Jésus, tu me regardes avec amour et tu me dis : « Heureux tes yeux puisqu’ils voient. » Fais grandir en moi la conscience du don merveilleux d’avoir la foi. Guéris en moi tout ce qui m’empêche de te voir et de t’entendre pleinement. Je désire un cœur nouveau, une écoute disponible et un regard capable de reconnaître ta présence partout où tu te rends présent : dans la prière, les Écritures, le visage des plus petits. Je te rends grâce pour la confiance que tu m’accordes en me révélant les mystères de ton Royaume. Avec le secours de ta grâce, je désire faire fructifier ce don aujourd’hui et chaque jour de ma vie.
Résolution
Afin de trouver une résolution qui me convienne, je me pose la question : qu’est-ce qui m’a touché le plus pendant cette prière ? Comment puis-je te répondre aujourd’hui en considérant les activités de ma journée ? Quel désir, quelle attitude, quelle décision suis-je appelé à mettre en œuvre concrètement ?
Selon ce qui m’a le plus touché, je choisis une action personnelle : par exemple, je prends quelques minutes dans la journée pour relire un verset de cet Évangile et le laisser résonner en mon cœur ; j’identifie un domaine de ma vie où mon cœur s’est endurci et je le confie à Jésus dans une prière courte et sincère ; je rends grâce à Dieu pour le don de la foi en notant trois motifs concrets de reconnaissance pour cette journée.
22/07/2026
« Qui cherches-tu ? »
Mercredi 22 juillet 2026
Évangile selon saint Jean 20, 1.11-18
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Prière
« Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. » (Ps 33, 5-7)
Demande
Seigneur, montre-moi ton visage !
Réflexion
- « C’était encore les ténèbres. »
Marie-Madeleine, comme les disciples qu’elle est allée chercher pour leur faire constater que le tombeau était vide, est dans la sidération du drame vécu la veille : la mort de Jésus qu’elle aimait tant, et en qui elle avait fondé tant d’espérance. Et elle pleure d’incompréhension, de tristesse, de déception de ne pouvoir revoir au moins le corps de celui qui habite tous les désirs de son cœur.
Parfois, nous aussi, ne sommes-nous pas déçus de ne plus voir ce Jésus que notre cœur désire mais que nous avons peut-être forgé dans notre imagination ou dans notre raisonnement, ce Jésus que nous voudrions peut-être posséder ? Peut-être sommes-nous déconcertés par des moments de froideur spirituelle ? Quel exemple nous donne Marie-Madeleine ! - « Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. »
Mais, contrairement aux disciples qui ont constaté la disparition de Jésus et sont repartis sans comprendre, elle ne comprend pas non plus mais reste là, son cœur brûlant du désir de le revoir, de savoir où « on l’a déposé » pour pouvoir au moins savoir où le chercher. Il fallait sans doute à Marie-Madeleine ce temps de persévérance désespérée auprès du tombeau vide pour pouvoir accueillir ensuite la présence de celui qui se révèlera à elle.
Est-ce que j’accepte, moi aussi, de rester près du tombeau vide, de suivre mon désir de voir le Seigneur sans me décourager de ce qui me paraît être son absence ? Est-ce que, comme Marie-Madeleine, j’accepte de persévérer dans ma recherche de sa présence, en pleurant peut-être mais sans me décourager ? Est-ce que j’accepte d’être brûlée de façon durable de ce désir de rencontrer le Seigneur ? Est-ce que j’accepte que ce désir croisse en moi, parfois même douloureusement, mais garanti de la vérité de ma recherche ? - « Marie ! » « Rabbouni ! »
Après l’avoir appelé par le mot banal de « Femme, qui cherches-tu ? » sans être reconnu, elle est invitée à exprimer son désir et ainsi rendre encore plus ardent son amour. Le Seigneur agit toujours ainsi pour ceux qui crient vers lui dans l’Évangile : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » C’est alors qu’il l’appelle par son nom : « Marie », lui permettant ainsi de reconnaître celui qui la connaît au plus profond d’elle-même, « Rabbouni ! » Mais cette reconnaissance qui pourrait la combler, loin de l’inviter à en jouir pour elle, l’envoie aussitôt : « Va trouver mes frères pour leur dire (…) » L’amour du Seigneur ne peut que me tourner vers mes frères.
Mon désir de m’approcher toujours plus de Jésus est-il accompagné d’un vrai désir de l’annoncer ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur, fais-moi grandir dans la persévérance de la recherche de ta présence. Je voudrais, moi aussi, pouvoir, comme Marie-Madeleine, rester là à te chercher, en permettant ainsi de faire grandir en mon cœur le désir de ta présence. Aide-moi, Seigneur, à être vrai dans mon amour pour toi, afin de pouvoir t’annoncer à mes frères et dire avec saint Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. » (Ga 2, 20)
Résolution
Prendre un temps d’adoration, ou au moins devant le tabernacle, pour me rendre silencieusement disponible à la présence de Jésus.