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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
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06/02/2026
Le don de sa vie
Vendredi 6 février 2026
Évangile selon saint Marc 6, 14-29
En ce temps-là, comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit :
« La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
Prière
Seigneur, Jean le Baptiste a trouvé en toi le modèle qui a guidé toute sa vie. C’est par la connaissance profonde de ta personne qu’il est devenu ton précurseur. Celui qui a préparé ta route. Je veux moi aussi venir à ton école, Jésus.
Demande
Vivre en cohérence avec mes engagements de chrétien.
Réflexion
- Jean le Baptiste est le cousin de Jésus, quelqu’un qui a vraiment une place particulière dans le cœur du Christ. Jésus aimait son cousin et nous pouvons penser qu’il existait une vraie complicité entre les deux hommes. L’Évangile nous montre simplement des moments de la vie de Jean en fonction de Jésus. Tout tourne autour du Christ. Toute sa vie est construite autour de sa mission de précurseur du Christ. Dans ce passage de l’Évangile, le Christ est absent. Jean n’a pas de bonne nouvelle à annoncer ni de témoignage à rendre. Il est enfermé dans une prison. Il ne peut plus publiquement s’acquitter de sa mission de précurseur. Pourtant c’est du fond de cette prison qu’il va rendre le plus beau témoignage : le témoignage du martyr.
- Hérode est un personnage complètement opposé à Jean le Baptiste. Ils se trouvent aux antipodes l’un de l’autre. Hérode vit dans son palais doré et ne sert que lui-même et son pouvoir. Il célèbre son anniversaire dans le luxe et la débauche alors que Jean n’a vécu que pour le Christ dans l’ascétisme et la pauvreté. Hérode est Roi et devrait être celui qui guide Israël vers la vérité et vers le Messie. Le Roi d’Israël n’est que l’intendant de Dieu et son but est de mener le peuple vers le Christ. C’est pourtant l’exact contraire qui se produit et Hérode, aveuglé par ses passions, devient le persécuteur des chrétiens et l’assassin du précurseur.
- Jean a vécu jusqu’au bout sa mission. Il a fait une vraie rencontre du Christ et a centré sa vie sur lui. Hérode n’entend que le nom de Jésus, que sa « réputation ». Il ne sait pas qui est vraiment le Christ. Il semble même qu’il ne veuille pas vraiment le savoir. Il préfère tranquilliser sa conscience en considérant que le crime qu’il a commis a été sans conséquences, puisqu’il dit : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Jean a été fidèle à ses convictions jusqu’au bout et sa fidélité à la vérité lui a coûté la vie. Hérode a été fidèle à ses convictions aussi mais face à l’humilité et à la vérité de Jean il croyait seulement en son égoïsme et en ses désirs.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, je veux te servir dans toutes mes actions. Donne-moi de savoir suivre tous les jours ma conscience et les vertus. Ne permets pas que mon orgueil et mes désirs soient les plus forts et m’emmènent loin de toi.
Résolution
Revoir quelles convictions profondes dirigent ma vie.
05/02/2026
Disciples en mission
Jeudi 5 février 2026
Évangile selon saint Marc 6, 7-13
En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.
Prière
Seigneur Jésus, tu viens convertir les cœurs, tu viens frapper aux portes, tu viens dans tes envoyés. Ouvre mon cœur, augmente ma foi, mon espérance et ma charité.
Demande
Donne-moi la grâce de t’accueillir dans tes messagers.
Réflexion
- Dans ce passage de l’Évangile, Jésus envoie ses disciples en mission. Il leur donne des consignes bien précises. Des choses banales : il ne demande ni théologie, ni sagesse, ni prudence ou sainteté… il demande des sandales, « un bâton, pas de pain, pas de sac, pas de pièces (…) ». Et il leur donne le pouvoir de chasser les démons. Raffermis par les précieux conseils de Jésus, les disciples partent dans la confiance de recevoir leur mission du Sauveur et du Tout-puissant. Ils connaissent leurs limites, leur faiblesse, le peu qu’ils puissent offrir.
Jésus m’envoie aussi aujourd’hui, il a besoin de moi pour transmettre son message, chasser les démons, oindre et guérir les cœurs. Comment est-ce que j’envisage ma mission en tant que disciple envoyé ? - Et si maintenant je me mettais dans la situation de la ville qui reçoit. Jésus reconnaît qu’il y aura des villes qui resteront réfractaires à son message et il invite ses envoyés à secouer leurs chaussures et continuer plus loin leur mission…
Qui sont pour moi ces messagers aujourd’hui, quels visages ont-ils ? Mon curé, ma paroisse, mon confesseur, ma communauté, mon conseiller spirituel, un ami, un membre de ma famille, un inconnu qui passe… Est-ce que j’arrive à les reconnaître et à les accueillir ou bien suis-je une ville fermée, dans le doute et la dureté de cœur ? Qu’est-ce que j’attends du messager de Dieu ? L’homme, la femme, les prédicateurs… le plus parfait, le mieux préparer, le plus expert ? Quelles sont mes exigences face à ceux qui viennent me transmettre le message de Jésus ? Où est mon esprit de foi, d’ouverture ? Mon cœur ouvert pour découvrir ce message de Jésus me permet-il de découvrir son amour dans mes frères et sœurs qui m’entourent et qui cheminent avec moi ? - De la même façon que Jésus demande à ses disciples un discernement face à ceux qui les accueillent, de même les villes sont invitées au discernement du cœur pour savoir reconnaître le vrai disciple de Jésus qui vient frapper à leur porte. La liberté du cœur est essentielle pour répondre – dans la vérité de la foi et la confiance – à la voix de Dieu. Comment se manifeste mon discernement face aux messagers qui viennent « au nom de Jésus » ? Je sais reconnaître les vrais disciples ? Est-ce que je demande à Dieu de m’inspirer pour trouver de bons guides, de bons conseillers dans ma vie ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu envoies tes disciples en mission et tu m’invites à les accueillir. Je voudrais évoquer, en esprit et en prière avec toi, les personnes qui m’accompagnent. Je voudrais prier pour elles et te demander où j’en suis dans le discernement de mon cœur.
Résolution
Je prie pour mes accompagnateurs, mes prédicateurs et mes thaumaturges. Je les porte en mon cœur pendant la journée. Que Jésus continue à les sanctifier afin qu’ils soient de bons disciples.
04/02/2026
Ta présence dans ma vie
Mercredi 4 février 2026
Évangile selon saint Marc 6, 1-6
En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.
Prière
Seigneur Jésus, aide-moi à discerner ta présence dans les circonstances ordinaires de ma vie.
Demande
Seigneur, augmente en moi la foi !
Réflexion
- « Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains. »
Nous pouvons parfois penser que le Seigneur se manifeste principalement dans les événements extraordinaires : signes, miracles, manifestations surnaturelles. Il nous arrive même parfois de chercher ces signes dans notre vie spirituelle et, lorsque nous constatons que le Seigneur ne nous répond pas, nous sommes déçus… Comme si le Seigneur n’était pas à notre écoute.
Dieu a-t-il besoin de l’extraordinaire pour agir ? Les gens de Nazareth, avec lesquels Jésus avait vécu la plus grande partie de sa vie, semblent étonnés que Jésus réalise de grands miracles. Cela ne semblait pas être habituel pour le Seigneur, du moins auprès des siens. Alors qu’a-t-il fait à Nazareth durant ces trente années. Rien du tout ? Cela ne semblerait pas juste. Si le Seigneur a vécu toutes ces années dans la discrétion, c’était peut-être pour nous dire que la vie ordinaire que nous vivons parfois sans de grands signes ou sans éclat a de la valeur à ses yeux et l’ordinaire est aussi un chemin de sanctification. - « Et il s’étonna de leur manque de foi. »
Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu ! L’objectif de la foi n’est pas de voir des signes et des miracles. Celui qui découvre une preuve n’a plus besoin de croire car elle est devenue une évidence. La foi, c’est mettre sa confiance en Dieu, même si les preuves de sa présence et de son action ne sont pas évidentes dès le départ ; et même si je ne parviens pas à comprendre comment le Seigneur va m’apporter son aide.
Dieu n’a pas toujours besoin de changer les circonstances de ma vie pour que la solution apparaisse. Parfois, il va simplement m’aider à changer mon attitude pour mieux affronter une difficulté ou bien il va me donner la force de supporter l’épreuve. Il peut aussi agir à travers des moyens ordinaires, par exemple le soutien et la charité de mon prochain. Soyons à l’affût, avec les yeux de la foi, de la main de Dieu dans notre vie quotidienne. - « (…) il se mit à enseigner dans la synagogue. »
Pour grandir dans notre foi, il faut se laisser instruire par Dieu. Nous avons parfois tendance à vouloir « instruire » le Seigneur dans notre prière, en lui disant comment devraient être notre vie, l’Église, le monde, la société, etc. « Seigneur, fais que cela soit comme ceci ou comme cela ! » Dieu aime que nous lui exprimions nos besoins mais il est bon aussi de nous laisser instruire par lui. « Seigneur, comment vois-tu ma vie, l’Église et le monde ? Que veux-tu que je fasse ? Dis-moi, Seigneur ! »
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, donne-moi la grâce de voir l’œuvre de tes mains dans ma vie ordinaire. Plutôt que de te dire comment devraient être le monde et ma vie personnelle, je veux me laisser instruire par toi aujourd’hui. Ouvre mes yeux et mon cœur pour percevoir ta présence et ton action même dans les choses les plus simples de mon quotidien. Tu es un Père qui m’aime, qui me protège et me guide. Merci, Seigneur, pour tant de grâce reçues de ta divine Providence !
Résolution
Je prends un moment pour remercier le Seigneur pour cinq grâces reçues de lui cette semaine.
03/02/2026
Ton vêtement, mon refuge
Mardi 3 février 2026
Évangile selon saint Marc 5, 21-43
En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.
Prière
Jésus, laisse-moi toucher ton vêtement !
Demande
Apprends-moi à découvrir ton vêtement et à chercher de l’aide dans la foi.
Réflexion
- « Ma fille »
Jésus place cette jeune fille dans sa relation de filiation. Et moi, quelle est ma place face à Dieu ? Est-ce mon chef ? Mon Dieu ? Mon Père ? Jésus nous a appris : « Abba, Père » ; « Notre Père », « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ». Dieu nous montre le chemin et nous conduit à la maison paternelle. Ordonnons notre relation suivant le plan de Dieu, où en suis-je ? Qui est Dieu pour moi ? - « Si je parviens à toucher seulement son vêtement (…) »
Ayons cette certitude du cœur que Dieu met dans notre âme ce qu’il faut accomplir. Suivons ses pas, ses conseils et ses inspirations pour notre bien. Dieu est simple. Cette femme souffre de sa blessure, cette blessure qui ne guérit pas, qui lui fait honte, qui la mortifie intérieurement. Elle a mal. Elle a tout essayé humainement et, dans sa détresse, elle n’a plus que la foi, ce don qui vient de Dieu. - « Qui m’a touché ? »
La foule se moque de Jésus. Il vit la même épreuve que la femme : la moquerie des infidèles, de ceux qui ne comprennent pas. Il souffre avec la femme et il partage ce secret avec elle. Il entre dans l’intimité de notre misère, de notre détresse. C’est un « toucher » qui va plus loin que les limites physiques, il touche l’âme, la foi. On parle de la foi, comme d’un voile, d’une toile, d’un manteau qui est le canal vers le mystère de Dieu. Touchons Dieu à travers le voile de la foi !
Dialogue avec le Christ
Jésus, montre-moi ton vêtement, le refuge dont j’ai besoin pour sentir ton soutien ! Montre-moi ma blessure qui ne guérit pas, qui a besoin de ton secours, qui a besoin de la foi pour guérir.
Résolution
Prendre la décision de placer mes blessures entre les mains de Jésus.
02/02/2026
« Mes yeux ont vu ton salut »
Lundi 2 février 2025
Évangile selon saint Luc 2, 22-40
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Prière
Seigneur, tu viens nous visiter. Tu viens au milieu de ton peuple pour te manifester et donner la joie à ceux qui t’attendent dans la foi.
Demande
Donne-moi, Seigneur, de te reconnaître dans les rencontres et les évènements de ma journée.
Réflexion
- Marie et Joseph effectuent avec empressement un rituel demandé par la loi. Ce geste rappelle l’un des moments fondateurs du peuple d’Israël, celui de la libération de l’esclavage des Égyptiens. Le récit nous dit que seule la mort des premiers-nés a convaincu Pharaon de laisser sortir le peuple. Or, c’est le sang des agneaux sacrifiés appliqué sur les portes des maisons des Hébreux qui devait être le signe pour épargner le peuple de la mort des premiers-nés. Depuis ce jour, chaque premier-né devait être racheté par une offrande. Ce rachat porte ainsi le signe de la liberté. Liberté qui ne devait servir qu’à une seule chose : permettre au peuple de rendre un culte à Dieu sur le mont Sinaï.
- La Présentation de Jésus au Temple fait le trait d’union entre l’ancienne Alliance qui demande à l’homme de s’associer à l’œuvre de Dieu à travers des sacrifices et la nouvelle Alliance qui demande que l’on s’associe à l’offrande que Jésus a faite de sa vie à Dieu. La liberté dont jouissait les Hébreux était une liberté de sursis. La Lettre aux Hébreux confirme que le sang des animaux ne pouvait pas enlever les péchés (cf. He 10, 4). Il ne pouvait pas donner la véritable liberté. Aussi, les sacrifices au Temple n’étaient-ils pas appelés à durer.
En effet, la véritable liberté a un prix que seul Dieu peut payer. Dans l’ancienne Alliance, le rachat du premier-né par une offrande était le moyen de commémorer l’alliance du Sinaï. Jésus ne peut donc pas échapper à cette règle. - Pourtant, l’évènement de la Présentation de Jésus au Temple par ses parents représente bien plus que cela. Il est le prélude de ce que Jésus accomplira aux jours de sa Passion lorsqu’il offrira son corps en expiation pour les péchés. Le sang des agneaux ou des taureaux ne servira plus d’intermédiaire puisqu’une victime divine peut payer le prix de l’esclavage du péché. Le geste de Joseph et de Marie est en conformité avec la loi mais surtout en conformité avec la promesse : que notre liberté puisse nous rendre aptes à la louange véritable du Dieu vivant.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, par l’obéissance simple et discrète à la loi, tu nous enseignes que nous devons, nous aussi, nous associer à ton offrande au Père par l’offrande de notre vie.
Résolution
Faire un acte d’offrande à Dieu.
01/02/2026
Une nouvelle vision du bonheur
Dimanche 1er février 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 1-12a
En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Prière
Seigneur, dans le silence de mon cœur, je me tiens devant toi et me laisse transpercer par ton regard d’amour. Apprends-moi à demeurer en ta présence.
Demande
Seigneur, rends mon cœur pauvre, doux et miséricordieux, avide de justice et de paix. Que je marche humblement à ta suite sur le chemin des Béatitudes.
Réflexion
- Les Béatitudes : une nouvelle vision du bonheur
Dans le langage courant, le bonheur est souvent associé à la réussite, à la sécurité, à la possession ou à la reconnaissance sociale. Or Jésus emploie le mot « heureux » pour désigner des situations qui, humainement, ne sont pas toujours enviables : la pauvreté, les larmes, la persécution… Le sens des Béatitudes ne peut donc être compris qu’en changeant de regard.
« Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des cieux est à eux. »
La pauvreté de cœur n’est pas une misère idéalisée, mais une attitude intérieure. Elle exprime la reconnaissance que l’homme ne se sauve pas lui-même. Être pauvre de cœur, c’est vivre dans la dépendance confiante envers Dieu. Le sens de cette béatitude est fondamental : le Royaume n’est pas conquis, il est accueilli. Celui qui se croit autosuffisant se ferme à Dieu, tandis que le pauvre de cœur laisse Dieu régner en lui. La douceur et l’humilité s’inscrivent dans la même logique.
« Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. »
Jésus ne valorise pas la passivité, mais une force intérieure qui refuse la violence et la domination. Le sens du texte est clair : l’avenir n’appartient pas à ceux qui s’imposent par la force, mais à ceux qui font confiance à Dieu. - Les Béatitudes : Dieu présent dans la souffrance et le désir de justice
« Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. »
Cette parole touche une expérience universelle : la souffrance. Le sens de cette béatitude n’est pas de glorifier la douleur, mais d’affirmer que Dieu n’abandonne jamais. Pleurer, dans le langage biblique, signifie aussi refuser de se résigner au mal. Celui qui pleure garde un cœur vivant, capable de compassion, tel Jésus à la mort de son ami Lazare. La consolation promise n’est pas une simple suppression de la douleur. Elle est la présence de Dieu lui-même, qui rejoint l’homme dans ses blessures. En Jésus, Dieu entre dans la souffrance humaine. Le sens de cette béatitude est profondément christologique : Dieu sauve en partageant notre condition. Elle nous est si précieuse pour affronter nos peines variées.
« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. »
La faim et la soif sont des besoins vitaux. Jésus les utilise pour exprimer un désir profond et brûlant : celui d’un monde juste, conforme au projet de Dieu. Cette justice n’est pas seulement sociale ou juridique ; elle est relationnelle. Elle concerne la fidélité à Dieu, le respect de la dignité humaine et la vérité du cœur.
Le sens de cette béatitude est double. Elle reconnaît d’abord l’insatisfaction justifiée et fondamentale de l’homme face à l’injustice. Mais elle annonce aussi une promesse : Dieu ne laisse pas ce désir sans réponse. Le rassasiement commence dès maintenant, dans l’engagement pour le bien, et s’accomplira pleinement dans le Royaume. - Les Béatitudes : vivre dès maintenant à la manière de Dieu
« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. »
La miséricorde est au cœur du message de Jésus. Le sens de cette béatitude repose sur une dynamique : celui qui se sait aimé et pardonné devient capable de pardonner. Il ne s’agit pas d’un échange marchand, mais d’une transformation intérieure. La miséricorde reçue ouvre le cœur à la miséricorde donnée.
« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. »
La pureté de cœur ne se réduit pas à une perfection morale. Elle désigne un cœur unifié, sans duplicité, tourné vers Dieu. Le sens de cette béatitude est profondément spirituel : voir Dieu ne signifie pas seulement une vision future, mais une capacité présente à reconnaître sa présence à tout instant. Le cœur pur apprend à voir Dieu à l’œuvre dans la réalité quotidienne.
« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. »
La paix n’est pas seulement l’absence de conflit ; elle est plénitude de vie. Les artisans de paix travaillent activement à la réconciliation, souvent au prix de leur confort personnel. Le sens de cette béatitude est vocationnel : agir pour la paix, c’est ressembler à Dieu lui-même, Père de tous.
« Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute (…) Réjouissez-vous (…) car votre récompense est grande dans les cieux. »
La persécution conclut les Béatitudes. Elle révèle que ce chemin n’est pas sans opposition, sans combat personnel. Mais Jésus invite à la joie, car celui qui marche sur ce chemin participe déjà à la vie même du Christ. Le sens ultime de cette dernière béatitude est l’espérance : rien de ce qui est vécu dans la fidélité à Dieu n’est perdu.
Dialogue avec le Christ
Tu nous invites, Seigneur, grâce à ces huit béatitudes à tracer un chemin de vie fondé sur la joie et enraciné dans la communion avec Dieu. Permets que je les accueille chacune pas à pas dans la confiance.
Résolution
Je fais de ce passage d’Évangile ma prière du soir, seul ou en famille.