Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

22/05/2026

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De l’amour à la mission

Vendredi 22 mai 2026 

Évangile selon saint Jean 21, 15-19

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

Prière

« Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! (…) Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés. (…) Le Seigneur a son trône dans les cieux : sa royauté s’étend sur l’univers. Messagers du Seigneur, bénissez-le, invincibles porteurs de ses ordres ! »
(Ps 102, 1-2.11-12.19-20)

Demande

Seigneur, me voici avec toi pour ce temps de prière. Aide-moi à faire silence mais surtout à t’écouter.  Fais grandir en moi la foi.

Réflexion

  1. En cette fin de septième et dernière semaine du temps pascal, ces versets de l’épilogue de l’Évangile de Jean nous racontent, d’après l’évangéliste, la troisième et dernière apparition de Jésus à ses disciples Pour nous-mêmes, ce récit évangélique nous prépare à la Pentecôte qui est maintenant très proche.
    Les rencontres de Jésus sont toujours notables par l’attention humaine qu’il porte aux personnes qu’il rencontre. En effet ses disciples rentrent fatigués d’une nuit de pêche infructueuse quand il se présente à eux, les attendant sur la rive et les encourageant à relancer leur filet. Cette fois, le filet est rempli, et Jésus a préparé de quoi les restaurer sur la rive du lac de Tibériade.
    « Quand ils eurent mangé (…) » : il attend donc que ses disciples soient rassasiés et un peu reposés pour s’adresser directement à Pierre, « Simon, fils de Jean », qu’il nomme par son nom.
    Ai-je conscience que le Seigneur me rejoint dans ma réalité ? Que je ne suis pas anonyme pour lui, mais qu’il m’appelle aussi par mon nom ? Qu’il a à mon égard cette attention délicate ?
  2. « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu (…) ? »  
    Cette triple interrogation de Jésus à Pierre est graduelle : « m’aimes-tu plus que ceux-ci ? », « m’aimes-tu vraiment ? », « m’aimes-tu ? », et l’amène à entrer profondément en lui-même pour y trouver la réponse : « tu sais tout : tu sais bien que je t’aime ». Même si cette insistance, par trois fois, le peine…
    Nous ne pouvons pas nous empêcher de penser au triple reniement de Pierre au moment de l’arrestation de Jésus, et cette triple affirmation sollicitée permet au disciple de répondre sincèrement et d’avoir la certitude que, malgré ses faiblesses, il est pardonné et confirmé dans sa mission.
    Est-ce que j’accepte, moi aussi, en reconnaissant mes faiblesses, mes trahisons parfois, d’accueillir cet amour de Dieu pour moi et de me laisser confirmer dans cet amour ?
  3. « Suis-moi. »
    Pierre, confirmé dans cet amour réciproque, est alors invité à prendre la suite de Jésus, laquelle l’amènera au martyre qui lui est annoncé : « Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. »
    Suivre Jésus nous invite à rendre gloire à Dieu en nous associant à son sacrifice. C’est ce que nous affirmons d’ailleurs à chaque messe lors de la prière sur les offrandes : « Priez, frères et sœurs, que mon sacrifice qui est aussi le vôtre soit agréable à Dieu le Père tout-puissant. » « Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice de louange à la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute l’Église. »
    Est-ce qu’en prononçant ces paroles je désire m’offrir totalement à Dieu en étant prêt à répondre, moi aussi, à ce « suis-moi », quelle que soit la route à prendre ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je me rends compte combien ma foi est encore faible et fragile… Mais je désire te dire moi aussi : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Envoie-moi ton Esprit Saint, plus particulièrement lors de la Pentecôte prochaine, afin de la renforcer et de m’encourager à te suivre.

Résolution

Je récite le Veni Creator ou une autre prière à l’Esprit Saint.

21/05/2026

Elle meurt et va au purgatoire

 

Unité dans la diversité

Jeudi 21 mai 2026 

Évangile selon saint Jean 17, 20-26

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

Prière

Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.

Demande

Seigneur Jésus, avec toi, je prie pour que tous ceux qui croient en toi soient un, comme le Père est en toi et toi dans le Père. Fais de mon cœur un lieu d’unité, où ta prière continue de porter du fruit.

Réflexion

  1. « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. »
    Nous arrivons aujourd’hui au terme de la lecture continue du dernier discours de Jésus lors de la sainte Cène, tel que nous le rapporte l’Évangile selon saint Jean (chapitres 13 à 17). Ces paroles, parfois denses et mystérieuses, sont chargées d’une profondeur théologique telle qu’elles ne peuvent que nourrir et faire grandir notre foi.
    Le chapitre 17 nous ouvre le Cœur même de Jésus : une longue prière adressée au Père, non seulement pour ses apôtres, mais pour tous ceux qui croiront en lui à travers leur témoignage. Je suis donc personnellement inclus dans cette prière.
    Je peux faire mémoire des principaux thèmes que le Seigneur a cru bon de rappeler à ses disciples à la veille de sa Passion afin d’y puiser ce qui nourrit aujourd’hui encore ma foi :
    – l’appel à demeurer en lui à l’image du sarment sur la vigne,
    – le commandement nouveau de l’amour vécu jusqu’au don total de soi,
    – la promesse de l’Esprit Saint, consolateur et défenseur,
    – la paix et la joie offertes même au cœur de l’épreuve,
    – le service humble comme chemin de fécondité,
    – l’unité des disciples comme signe crédible de l’amour du Père,
    – et enfin la mission reçue d’aller porter du fruit pour la vie du monde.
    Tout ce que Jésus confie à ses disciples en cette heure décisive est un legs d’amour, destiné à soutenir leur foi — et la mienne — pour être témoins dans le monde. Je peux prendre le temps de faire mémoire de ce que ces paroles éveillent en moi. Où me reconnais-je concerné par ces thèmes chers au Cœur de Jésus ?
  2. « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. »
    Ce passage de la grande prière sacerdotale de Jésus est bien connu comme la prière pour l’unité des chrétiens. Jésus ne demande pas une unité extérieure ou simplement organisationnelle, mais une unité à l’image même de la Trinité.
    En contemplant le mystère du Dieu Trinité, nous découvrons une communion parfaite dans la diversité : le Père, le Fils et l’Esprit Saint sont distincts, uniques, et pourtant parfaitement Un. Cette unité n’efface aucune personne ; elle les accomplit.
    Toutes proportions gardées, cette réalité éclaire nos relations entre chrétiens, et également entre catholiques au sein de l’Église. Chacun de nous possède une sensibilité, une histoire, une manière propre de vivre et de témoigner de la foi. Cette diversité n’est pas une menace, mais un appel à la communion, une richesse offerte au corps tout entier.
    L’image du vitrail aide à comprendre cette réalité : la lumière blanche, en traversant le vitrail, se décompose en une multitude de couleurs, invisibles à l’œil nu, mais d’une beauté saisissante lorsqu’elles se révèlent. Ainsi, chaque croyant reçoit la lumière divine et, selon sa spécificité théologique, liturgique, spirituelle ou missionnaire, manifeste une facette de la beauté de Dieu.
    Une Église uniforme appauvrirait le témoignage de la grandeur de Dieu, comme un vitrail unicolore manquerait de profondeur et de lumière.
  3. « Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »
    Pourtant, la diversité peut aussi devenir source de tensions et de crispations. La différence fait parfois peur : elle est perçue comme une menace, une remise en cause de mes convictions ou de mon mode d’expression de la foi.
    Dans l’Église et dans la chrétienté aujourd’hui, il arrive que nous vivions avec cette peur de l’autre : peur qu’il empiète sur mon territoire, qu’il affaiblisse ce que je crois ou ce que je vis. Ces divisions ne viennent pas de Dieu. Elles sont l’œuvre de l’ennemi, le diable, celui qui divise, qui oriente dans des directions opposées.
    Jésus est clair : l’unité des croyants est la condition du témoignage. C’est par cette communion visible que le monde peut reconnaître qu’il a été envoyé par le Père et que nous sommes aimés du même amour dont lui-même est aimé.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, où mon cœur se ferme-t-il à la différence ? Qui ai-je du mal à accueillir comme un frère ou une sœur dans la foi ? Apprends-moi à aimer ton Église telle qu’elle est, riche de visages, de chemins et de charismes, et à me laisser transformer par ta prière pour l’unité.

Résolution

Aujourd’hui, je poserai un acte concret pour l’unité : une parole bienveillante, une prière pour un autre courant chrétien, ou un regard renouvelé sur une personne avec qui je suis en désaccord dans la manière d’exprimer notre foi commune.

20/05/2026

L’homme à qui la jambe coupée a repoussé

 

Unité, joie et vérité

 Mercredi 20 mai 2026

Évangile selon saint Jean 17, 11b-19

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

Prière

Seigneur, je viens vers toi avec un esprit aimant et confiant. Donne-moi de vivre cette journée dans la paix et la sérénité et de répandre autour de moi la joie de l’Évangile.

Demande

Dans ces temps troublés, aide-moi, Jésus, à garder l’espérance. Que ma vie soit un exemple pour tous ceux que je rencontrerai aujourd’hui.

Réflexion

Le passage que nous avons à méditer aujourd’hui nous relate, grâce à saint Jean, une prière que Jésus adresse à son Père : cette prière est vraiment un cœur à cœur extrêmement touchant, profond et confiant entre Jésus et son Père.
Jésus demande humblement à son Père de l’aider à accomplir sur terre la mission qui lui a été confiée. Je vous propose de retenir pour aujourd’hui trois pistes de réflexion : l’unité, la joie et la vérité.

  1. « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. »
    Jésus supplie son Père que l’unité entre ses disciples, et donc de nous-mêmes aujourd’hui dans nos rapports avec les autres, soit à l’image de l’unité qui existe entre lui et son Père ! Notre unité avec les autres ne pourra être établie que si nous vivons déjà une unité avec nous-même.
    Pendant ce temps de réflexion, je peux fermer les yeux quelques instants pour voir intérieurement s’il n’y a pas quelque chose qui me préoccupe tant que je n’ai pas mon cœur en paix.  Je peux demander à Jésus, dans ma prière, de m’aider à trouver la ou les solutions pour me débarrasser de ce qui peut polluer mon esprit. Être en communion avec soi-même aide à vivre cette unité avec les autres. Je peux décider aujourd’hui de vivre particulièrement cette harmonie avec mon mari, ma femme, mes enfants, mes collègues de travail… en prenant des résolutions concrètes : moins de reproches, moins de disputes, moins de pinaillages pour plus de paroles aimables, de gestes tendres et d’attentions agréables. Nous pouvons confier également notre prière pour l’unité de l’Église, bien malmenée de nos jours. Cette unité a pourtant tant d’importance par l’exemple qu’elle nous apporte. Vivre l’unité comme celle de Jésus avec son Père, c’est surtout ce temps d’intimité que nous devons prévoir chaque jour : cette relation intime vécue entre Dieu et chacun est le seul et vrai support pour vivre l’unité entre tous.
  2. « Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. »
    Être comblés de la joie de Jésus ? Il faut avouer que cette joie est un peu difficile à ressentir car, avec nos critères d’aujourd’hui, on ne peut pas vraiment considérer que Jésus est un joyeux. Mais alors, de quelle joie s’agit-il ? La joie d’être aimé du Père et d’avoir été envoyé sur terre pour faire sa volonté. Joie d’être avec les tout-petits, joie de retrouver la brebis perdue, joie d’accueillir le fils prodigue… À y regarder de plus près, nous pourrions plus parler de paix intérieure qui rend l’esprit joyeux.
    « La joie n’est pas de vivre d’éclats de rire en éclats de rire, non, ce n’est pas cela. » Et « la joie n’est pas d’être drôle, c’est une autre chose. » Car « la joie chrétienne est la paix, la paix qu’il y a dans les racines, la paix du cœur, la paix que seul Dieu peut nous donner : voilà ce qu’est la joie chrétienne. » (Pape François, Méditation sur la joie chrétienne, 28 mai 2018)
  3. « Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. »
    Enfin Jésus implore son Père de nous sanctifier dans la vérité. La tentation du mensonge s’invite tant de fois dans nos journées ! Il y a les petits, les gros, les habituels, ceux dont on pense qu’ils permettent de ne pas faire de peine… En réalité, aucun mensonge n’est excusable, et la vertu de la vérité doit se pratiquer comme une bonne habitude dès le plus jeune âge : on peut toujours se débrouiller pour ne pas mentir ; de toute façon, nous sommes toujours rattrapés par nos mensonges. Être vrai avec soi-même, être vrai avec les autres, être vrai avec Dieu, voilà ce à quoi nous devons aspirer : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » (Jn 8, 31-32)

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu m’appelles aujourd’hui à regarder au plus profond de moi-même si mon âme est pure, joyeuse et vraie. Aide-moi à me débarrasser de mes mauvaises habitudes, de mes mensonges. Donne-moi le courage de prendre les bons moyens pour être en paix avec moi-même, avec les autres et avec Dieu le Père.

Résolution

Aujourd’hui, je prends la résolution d’être joyeux et vrai en me libérant de mon plus mauvais penchant.

19/05/2026

"Je ne sais plus quoi faire pour vous" - Jésus lui parle pendant son expérience de mort imminente

 

La vie éternelle

 Mardi 19 mai 2026

Évangile selon saint Jean 17, 1-11a

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

Prière

Père, je te remercie de nous avoir fait don de ton Fils ; merci de nous avoir faits tiens, de toi nous sommes issus et vers toi nous voulons revenir. Je te remercie pour ces paroles de vie. Nous sommes à toi, nous sommes des signes de ta présence. Nous vivons dans le monde, mais nous ne sommes plus du monde, nous t’appartenons.

Demande

Nous te prions, notre Seigneur et notre Père, de nous donner ton Esprit Saint, afin qu’en venant à nous, il daigne habiter dans nos cœurs et renouvelle notre esprit, notre âme et notre corps pour faire de nous des temples de sa gloire.

Réflexion

  1. C’est cela, la vie éternelle
    Qu’est-ce que la vie éternelle ? Rappelons-nous la raison de la venue du Christ dans ce monde. Son Incarnation, sa Passion et sa Résurrection, quel sens ont-elles ?
    Traditionnellement, on nous enseigne que le Christ est venu pour nous sauver et nous racheter de nos péchés, mais d’autres questions surgissent : nous sauver de quoi ? Pourquoi nous racheter ? Le salut et la Rédemption doivent être compris sous l’angle de la vie éternelle, d’une vie qui ne connaît plus ni fin, ni douleur, ni mort, une vie immortelle en présence du Seigneur. Lorsque le Seigneur identifie la vie éternelle à la connaissance du Dieu unique et de son envoyé, il nous suggère que la vie éternelle est la vision de Dieu, le voir tel qu’il est et jouir de sa présence.
  2. « J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. »
    Le Christ nous parle de la personne qu’il aime le plus, son Père. En nous parlant de son Père, il nous transmet l’amour qu’il lui porte et nous fait entrer dans les sentiments du cœur de la Trinité. C’est là le lien et la source du salut et de la Rédemption : connaître l’amour de la Trinité pour nous. C’est pour cela que Dieu a envoyé son Fils dans le monde, pour nous dire qu’ils nous aiment : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. » (Jn 15, 9)
    Par l’amour et la connaissance du nom de Dieu, nous appartenons au Christ, et le Christ appartient au Père ; avec le Christ, nous aussi. Nous sommes à eux. La vie du Christ est le plus beau poème d’amour, et elle a été écrite pour nous comme une déclaration d’amour.
  3. « Moi, je prie pour eux. »
    Nous savons qu’après l’Ascension, le Christ est assis à la droite du Père. Que fait-il ? L’Évangile nous donne sans doute un indice : il intercède en notre faveur. Nous sommes au cœur de la prière du Christ, nous sommes son souci. Assis à la droite du Père, le Christ lui parle certainement de nous. En Christ, le Père se souvient constamment de nous pour prendre soin de nous, nous fortifier et nous aimer.

Dialogue avec le Christ

Je te rends grâce et je te bénis, Seigneur. Je veux te rendre gloire par ma vie ; que chaque battement de mon cœur, chaque pensée, chaque parole et chaque geste soient un signe de ta présence dans le monde. Tu t’offres sans cesse pour nous dans la sainte Eucharistie ; par la croix, tu as vaincu la mort ; une fois mort, tu vis désormais pour toujours aux côtés du Père, réellement présent dans le sacrement de l’autel, et tu habites dans le cœur de ceux qui croient en toi.

Résolution

Pendant un moment d’adoration eucharistique ou un moment de prière personnelle, j’examine mon amour pour le Seigneur à l’aide des questions suivantes. Cet exercice vise à nous fournir des sujets de dialogue pour prier avec le Seigneur et à lui accorder l’espace et le temps nécessaires pour qu’il parle à notre cœur :
– Imagine que le Seigneur s’approche de toi et te demande : Pourquoi m’aimes-tu ?
– En contemplant un crucifix ou une image, réponds honnêtement : Dieu me suffit-il ?
Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, ce sont simplement des moyens de mesurer la température de notre amour afin de maintenir vivant le feu de ce cœur qui nous aime tant et qui demande à chacun d’entre nous de l’aimer. Si vous en avez la possibilité, partagez vos réponses avec votre accompagnateur spirituel.

18/05/2026

Saint François d’Assise : Les Belles Figures de l'Histoire (Émission du 04/10/2025)

 

La constance dans l’épreuve

Lundi 18 mai 2026 

Évangile selon saint Jean 16, 29-33

En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. » Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

Prière

« Ne crains pas : je suis avec toi ; ne sois pas troublé : je suis ton Dieu. Je t’affermis ; oui, je t’aide, je te soutiens de ma main victorieuse. » (Is 41, 10)
Viens à notre secours, renouvelle notre force et libère-nous de la peur qui nous assaille. Que nous puissions puiser dans ta force divine chaque jour. Seigneur, dans ces moments où l’angoisse et le désespoir tentent de nous submerger, nous te demandons de nous envelopper de ta douceur et de ta paix. Accorde-nous la sagesse et la foi nécessaires pour traverser cette tempête. Que nous puissions embrasser l’épreuve comme une occasion de nous rapprocher de toi et de découvrir ta volonté dans nos vies.

Demande

Savoir persévérer dans une marche fidèle à Dieu lorsque surviennent les difficultés.

Réflexion

  1. Nous entrons maintenant dans la septième et dernière semaine du temps pascal avant la célébration de la fête de la Pentecôte. Le Seigneur continue de préparer ses disciples pour le moment où il ne sera plus présent avec eux. Jésus ne cache pas les difficultés auxquelles ils devront faire face. Mais c’est aussi la condition du chrétien dans sa vie quotidienne. Pèlerins sur cette terre, nous ne sommes pas appelés à la quiétude mais à avancer sans relâche, jusqu’au bout du chemin.
  2. La franchise de Jésus est stupéfiante et elle me rassure. Elle me rassure sur deux points : si je souhaite suivre le Christ, les difficultés et les souffrances m’accompagneront. C’est un signe qui peut attester que nous vivons notre foi comme le Christ nous y appelle. Le suivre entraîne un combat constant avec le diable.
    Dans notre vie spirituelle, si l’on ne progresse pas, l’on recule ; si le diable ne nous tente pas, c’est peut-être que nous avons déjà cédé. Il faut savoir garder la tête haute et vivre sa vie en cohérence avec le Christ. Cela implique de traverser des épreuves : difficultés et souffrances au sein de ma famille, avec mes amis, au travail, etc.
  3. Le second point qui me réconforte est que le Christ est vainqueur ! Il est notre espérance, notre bouée de sauvetage, notre bâton de route. Cette victoire doit nourrir notre espérance. Le Christ est vainqueur alors profitons-en pour construire avec lui une véritable amitié. Il est à nos côtés donc faisons de lui notre ami, par la prière, les sacrements, l’apostolat. Suivre le Christ et demeurer fidèle à ses enseignements implique une connaissance profonde de lui et une relation d’amitié solide. Il est vainqueur mais nous en serons d’autant plus forts si c’est une relation constante, forte, bâtie sur le roc.

Dialogue avec le Christ

Sainte Vierge Marie, au milieu des ténèbres qui ont marqué ta vie après l’Ascension de ton Fils, tu as maintenu le cap, ta foi est restée intacte. Apprends-moi ce chemin de purification, purification dans la Résurrection par la foi.

Résolution

J’affermis ma relation avec le Christ en la fondant sur une véritable amitié.

17/05/2026

Guy de Fontgalland : Les Belles Figures de l'Histoire (Émission du 10/01/2026)

 

Nous sommes un don du Père

 Dimanche 17 mai 2026

Évangile selon saint Jean 17, 1-11a

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »

Prière

« Alléluia ! Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Qui dira les hauts faits du Seigneur, qui célébrera ses louanges ? Heureux qui pratique la justice, qui observe le droit en tout temps ! Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple ; toi qui le sauves, visite-moi : que je voie le bonheur de tes élus ; que j’aie part à la joie de ton peuple, à la fierté de ton héritage. » (Ps 105, 1-5)

Demande

Seigneur, donne-moi la grâce d’une connaissance plus profonde et plus intérieure de ton amour.

Réflexion

  1. Le passage de l’Évangile d’aujourd’hui nous situe dans la dernière Cène, un moment de grands enjeux pour Jésus et la communauté des disciples. Il va y instituer le sacrement de l’ordre et de l’Eucharistie. Ces sacrements seront les moyens pour donner continuité à sa présence auprès de nous après sa Passion et sa mort.
    Dans son discours et dans sa prière sacerdotale, il va révéler à ses disciples l’incroyable tendresse de son cœur. Il les appellera ses amis et non pas ses serviteurs. Il va exprimer son désir que nous soyons toujours unis à lui, la vigne. Il va nous donner son commandement nouveau de l’amour, magnifiquement incarné par le lavement des pieds.
    Il promet à ses disciples qu’il part leur préparer une place dans son Royaume et qu’il reviendra les prendre pour être avec lui. À cinq reprises, il fera la promesse d’envoyer l’Esprit Saint. Il consacrera ses apôtres dans la vérité et priera le Père de les protéger du monde. Il exprimera son désir d’unité : que nous soyons tous un comme lui et le Père sont un. Contemplons ce cœur qui déborde d’amour et de tendresse pour nous !
  2. « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. »
    Plus spécifiquement les versets d’aujourd’hui ont lieu tout juste après l’annonce de la trahison de Judas. Il nous paraît donc étrange qu’il parle de cette heure, comme l’heure de sa glorification. Son cœur est lourd de tristesse pour la perte de Judas. Bientôt tous ses apôtres vont l’abandonner. Pierre va le renier par trois fois. Il sera condamné à la mort sur la croix pour nos péchés.
    De quelle gloire parle-t-il ? Humainement parlant, c’est la catastrophe ! La gloire du Seigneur est la gloire de son amour pour nous. Au moment où nous méritions le moins d’être aimé par lui à cause de nos péchés, c’est le moment où le Christ décide de nous aimer d’un amour fidèle et inconditionnel. C’est probablement le moment de l’histoire où Dieu s’est montré le plus aimant envers nous. C’est cet amour qui aura la victoire sur la mort et le péché et qui nous ouvrira la porte de la vie éternelle. « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant » dira si bien saint Irénée. Rendons grâce au Seigneur pour son amour pour nous !
  3. « J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. »
    Jésus nous voit comme un don, comme un cadeau de son Père. En considérant notre faiblesse, nous pourrions plutôt penser que nous sommes un fardeau ; mais ce n’est pas le cas. Jésus nous aime vraiment et sincèrement. Il rend grâce au Père que nous ayons cru en sa parole. Il prie pour nous. C’est formidable ! Comment ne pas avoir confiance en un Dieu qui nous voit ainsi. Comment ne pas mettre en lui toute notre espérance. Comment ne pas aimer le Seigneur et ne pas vouloir lui appartenir plus entièrement.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, je veux surtout m’émerveiller de toi aujourd’hui. Quelle générosité débordante envers moi dans cette dernière Cène ! Quelle fidélité envers moi, même dans les moments de mes pires trahisons ! Quelle idée de me voir comme un don du Père et de me garder si précieusement tout près de ton cœur !

Résolution

Je demande au Seigneur la grâce de grandir toujours un peu plus dans ma confiance en lui, de ne placer mon espérance qu’en lui, et de l’aimer chaque jour davantage et un peu mieux.