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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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22/10/2026
21/10/2026
L’intendant fidèle du Seigneur
Mercredi 21 octobre 2026
Évangile selon saint Luc 12, 39-48
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? » Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra,le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »
Prière
Seigneur, me voici devant toi pour ce temps de prière. Je sais que tu m’y as devancé et que tu m’attends. Je te remercie pour ta présence et pour tout ce que tu me donnes et me donneras de vivre aujourd’hui.
Demande
Aide-moi, Seigneur, à te dire avec confiance les paroles du psaume de ce jour : « Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur, il est pour moi le salut. » (Is 12, 2)
Réflexion
- « Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Nous nous organisons, planifions, prévoyons, chronométrons beaucoup de choses dans notre vie quotidienne, souvent très chargée… N’avons-nous pas tendance parfois à nous sentir « maître du temps » ? Dans ces emplois du temps denses, et notre vie sans doute fructueuse d’activités certainement bonnes en soi d’ailleurs, prenons-nous aussi le temps de nous tourner vers l’essentiel ? Nous arrive-t-il parfois de ne pas mettre en priorité dans nos journées ce temps de cœur à cœur si fondamental à notre vie, de reporter notre temps de prière à « après, quand j’aurai le temps » ? - « Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! »
Or Dieu est le maître du temps, et cet Évangile de Luc trouve écho dans celui de Matthieu : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » (Mt 25, 13) C’est donc avec insistance tout au long de sa vie publique que Jésus incite à cette veille, veille dans la prière, mais aussi veille dans l’action. C’est une veille active donc, qui nous ouvre à l’amour de Dieu, afin d’en être le réceptacle qui pourra le déverser à travers notre action.
Comme le souligne Benoît XVI, cette vigilance signifie « d’une part, que l’homme ne doit pas se replier sur le moment présent, ne s’occupant que de ce qu’il voit, mais élever son regard au-delà du moment présent et de ses urgences. Il s’agit de se tourner vers Dieu pour recevoir de lui les critères et la capacité d’agir de manière juste. D’autre part, la vigilance signifie avant tout l’ouverture au bien, à la vérité, à Dieu, au milieu d’un monde souvent inexplicable et assailli par la puissance du mal. Cela signifie que l’homme doit chercher de toutes ses forces à faire ce qui est juste, en ne vivant pas selon ses propres désirs, mais guidé par la foi » (Joseph Ratzinger-Benoît XVI, Jésus de Nazareth II, Éditions du Rocher, 2011). - « Heureux (…) il l’établira sur tous ses biens. »
Car c’est uniquement cela qui nous est proposé, rien de moins ! Le bonheur éternel ! Dieu ne désire qu’une chose pour chacun de nous, c’est de nous donner la vie en lui. Mais pour y accéder le moment venu, encore aura-t-il fallu nous y préparer en cherchant à nous ouvrir quotidiennement à cet amour que Dieu désire nous offrir, afin de préparer notre cœur à le reconnaître et à l’accueillir le jour où il se présentera. Si nous n’éduquons pas notre cœur dès aujourd’hui à ce désir de Dieu, le jour où il viendra nous chercher, serons-nous aptes à le reconnaître et à le suivre ? Nous pouvons méditer sur le fiat de Marie, qui avait préparé son cœur bien avant l’apparition de l’ange, à qui elle a pu répondre en toute simplicité : « Je suis la servante du Seigneur. »
Dialogue avec le Christ
Seigneur, je veux t’offrir ma liberté afin que je puisse vivre cette journée pleinement avec toi et pour toi.
Résolution
Chercher dans ma vie ce qui m’empêche d’être l’intendant fidèle que le Seigneur désire que je sois. Quels sont les lieux de ma vie où je ne fais pas la volonté du Père, et quel chemin je veux commencer à prendre pour me convertir ?
20/10/2026
Au service de mon prochain
Mardi 20 octobre 2026
Évangile selon saint Luc 12, 35-38
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! »
Prière
Tu es là présent, livré pour nous.
Toi le tout petit, le serviteur.
Toi, le Tout-Puissant, humblement tu t’abaisses.
Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.
Tu fais ta demeure en nous © Communauté de l’Emmanuel (S. Drouineau)
Demande
Jésus, je t’ouvre mon cœur pour que tu fasses ta demeure en moi. Que ton Esprit Saint me rende vigilant à veiller, chaque jour de ma vie, et à être à ton service dans chaque personne que je rencontre.
Réflexion
- L’Évangile d’aujourd’hui nous rappelle ce passage de l’Exode où le peuple hébreu se prépare à quitter le pays d’Égypte, terre d’esclavage, pour la Terre promise : « Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. » (Ex 12, 11) Ainsi, nous sommes invités à la vigilance, à nous tenir prêts lorsque viendra le signe du départ, départ qui peut arriver à tout moment.
Comment être vigilant ? Ce n’est pas compliqué ; consacrons du temps à la prière quotidienne, à la lecture et la méditation de passages de la Bible et fréquentons régulièrement les sacrements. En apparence, cela ne semble pas difficile et pourtant le piège de l’acédie n’est jamais bien loin de nous. D’où l’importance de la régularité et de la fidélité dans notre vie de foi, ce sont elles qui nous maintiennent dans la vigilance. - Lors de la visite de l’ange dans le passage de saint Luc, Marie répondra ceci : « Je suis la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole. » (Lc 1, 38)
Avec la réponse de Marie, nous pourrions considérer ainsi la notion de service : se rendre disponible, fidèle et présent à Dieu et à sa volonté en nous, comme Marie, dans sa grande simplicité.
Nous pouvons nous pencher sur un autre passage, celui de la Passion : « Jésus (…) se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture (…) Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. » (Jn 13, 4-5) Lui, le Maître, devient le serviteur de tous ! Et c’est ainsi que nous sommes conviés à être au service les uns des autres. Non pas en recherchant les honneurs et les premières places, mais en donnant de notre temps, par notre amour, notre compassion, notre présence et notre fidélité aux membres de notre famille, de notre communauté, de notre milieu de travail. - « Leur maître (…) frappera à la porte. »
N’est-il pas curieux que le maître frappe à la porte ? Pourquoi n’entre-t-il pas sans frapper puisqu’il est le maître ?
Et si la porte dont on parle était celle de notre cœur ! Alors le Seigneur ne force pas ; il attend notre consentement ; il respecte notre liberté de le laisser entrer. Mais, heureuses les personnes qui lui ouvrent la porte car lui seul peut combler notre cœur de tout bien. Comme le dit saint Paul aux Éphésiens dans la première lecture : « En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint. »
Dialogue avec le Christ
Jésus et Marie, vous qui étiez présents, disponibles et fidèles aux personnes que vous côtoyiez, et qui, encore aujourd’hui, êtes toujours au service de ceux qui vous invoquent, inspirez-moi comment être au service de mon prochain.
Résolution
Aujourd’hui, je serai particulièrement à l’écoute de l’Esprit Saint pour savoir comment être au service de l’autre.
19/10/2026
Riche en vue de Dieu
Lundi 19 octobre 2026
Évangile selon saint Luc 12, 13-21
En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? » Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté. Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.” Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.” Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura. ” Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »
Prière
Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.
Demande
Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. Fais grandir en moi la foi, l’espérance et la charité.
Réflexion
- « Alors je me dirai à moi-même (…) »
Devant les bienfaits qu’il reçoit, l’homme de cette parabole semble ignorer l’intervention de Dieu dans sa vie. L’accumulation des biens matériels et l’apparente sécurité qu’ils procurent peuvent facilement nous faire oublier notre dépendance totale de Dieu. Cela jusqu’au point où cet homme continue à décider seul de ce qu’il doit faire de tant de biens, en se disant à lui-même de se reposer et jouir de l’existence. Dieu est tellement absent de cette vision purement matérielle de la vie ! - « Dieu lui dit : tu es fou (…) »
Une interpellation forte. Oui, fou est celui qui décide de sa vie sans Dieu. Fou est celui qui met sa sécurité dans les choses passagères. Saint Paul, dans sa lettre aux Éphésiens que nous avons lue aujourd’hui, va même jusqu’à nous rappeler que nous sommes « morts » alors que nous vivons selon les convoitises de la chair (première lecture du jour). « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux » nous rappelle en contraste l’acclamation de l’alléluia du jour. - Riche en vue de Dieu
Oui, il s’agit de vivre pour le Royaume de Dieu ! D’être pauvres de cœur pour nous rappeler notre dépendance totale de Dieu et ainsi vivre pleinement notre vocation d’enfants de Dieu. Notre seule richesse est notre pauvreté, car elle attire sur nous l’abondance de la miséricorde divine. Alors nous serons forts, alors nous serons riches, alors nous pourrons écouter le Seigneur nous dire à nous-mêmes : « Te voilà avec tous les biens du Royaume à ta disposition, repose-toi en lui seul, mange le Pain de vie, bois le Sang rédempteur et jouis de la vie éternelle ».
Dialogue avec le Christ
En toi, j’ai mis ma confiance. Ô Dieu très saint, toi seul es mon espérance et mon soutien. C’est pourquoi je ne crains rien, j’ai foi en toi, ô Dieu très saint.
Résolution
Je pourrai faire un effort pour me détacher d’un bien matériel auquel je suis attaché et dans lequel je mets ma sécurité afin de faire l’expérience de ma pauvreté et me remettre avec confiance dans les mains de Dieu.
18/10/2026
À César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu
Dimanche 18 octobre 2026
Évangile selon saint Matthieu 22, 15-21
En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Prière
Seigneur Jésus, je suis si heureux de passer ce moment avec toi. Tu es ma joie et mon bonheur.
Demande
Seigneur, aide-moi à te donner la place que tu mérites dans mon cœur et dans ma vie.
Réflexion
- Les pharisiens cherchent à prendre Jésus au piège pour le discréditer. Ils espéraient que Jésus allait déclarer qu’il ne fallait pas payer les impôts à César, pour ensuite le dénoncer comme traître auprès des autorités romaines. D’autre part, si Jésus disait qu’il fallait payer les impôts à César, pour certains juifs, il aurait été coupable de blasphème, puisque payer les impôts à César équivalait à reconnaître que César est le divin empereur. Les pharisiens avaient à cœur leurs propres intérêts et non ceux de Dieu et de sa volonté et, lorsque l’on ne se laisse emporter que par ses propres intérêts, on finit toujours par tomber dans l’injustice. Jésus, avec la lumière de sa vérité, désamorce leur piège.
- Le Seigneur profite aussi de l’occasion pour communiquer un message. Le chrétien ne peut pas vivre sa foi en Dieu comme une fuite du monde, en vivant dans une espèce de tour d’ivoire, indifférent aux événements. Il faut rendre à César ce qui est à César, c’est-à-dire que nous devons nous engager pour créer une société avec une politique et une économie justes et respectueuses de la dignité de l’homme, tel que Dieu l’a voulue.
Dans la constitution dogmatique Lumen gentium, les pères du Concile Vatican II ont rappelé aux chrétiens leur mission dans le monde : « En accomplissant leurs devoirs civils normaux, guidés par leur conscience chrétienne (7), selon les valeurs conformes à cette conscience, les fidèles réalisent aussi la tâche qui leur est propre d’animer chrétiennement l’ordre temporel, tout en en respectant la nature et la légitime autonomie (8), et en coopérant avec les autres citoyens, selon leur compétence spécifique et sous leur propre responsabilité (9). » (Lumen gentium, 1). - S’il faut rendre à César ce qui est à César, il ne faut pas non plus négliger la deuxième partie du message de Jésus. Il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Si nous voulons que Dieu ait une place dans notre société, c’est à nous, chrétiens, de lui donner une place dans nos cœurs, dans notre vie quotidienne et dans nos familles. Dieu ne cherche rien de plus qu’une amitié réelle et sincère avec moi. L’amitié se forge par des rencontres, par des services rendus, par des projets en commun, par un vrai souci pour le bonheur de l’autre.
Lorsque je prie, j’invite Dieu chez moi. Lorsque je vais à l’Église pour la messe ou pour recevoir les sacrements, je réponds à l’invitation de Dieu de lui rendre visite chez lui. Quand j’ouvre la parole de Dieu, je dis au Seigneur, « Assez parlé de moi, parle-moi de toi. Qu’as-tu dans le cœur, Seigneur ? » Quand je rends service à mon prochain dans ma famille, dans ma communauté ou dans l’Église, c’est à Dieu aussi que je rends service. Combien de choses le Seigneur n’a-t-il pas faites pour moi dans ma vie ! La vie chrétienne est aussi simple que cela, une amitié tissée avec Dieu dans le quotidien.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je voudrais tellement que le monde soit plus juste et imprégné de ta paix et de ton amour. Que ma façon d’agir et de m’engager dans ma famille, dans mon travail, dans la vie associative puisse être un témoignage au monde de la beauté d’une vie donnée tout à toi. Seigneur, que mon amitié avec toi devienne chaque jour plus réelle et sincère. Qu’elle ne reste pas seulement au niveau des bonnes intentions, mais qu’elle puisse s’exprimer en vérité et en actes dans ma vie quotidienne. Viens, Seigneur, dans mon cœur et dans ma vie. Viens transformer le monde autour de moi. Que ma prière puisse être une porte ouverte à ta présence et à ton action dans le monde.
Résolution
Ai-je connaissance d’une personne au travail ou dans mon entourage qui passe par un moment difficile ? Je pourrais faire une bonne action pour alléger son fardeau aujourd’hui.
17/10/2026
Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire
Samedi 17 octobre 2026
Évangile selon saint Luc 12, 8-12
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »
Prière
« Écoutons la voix de notre Dieu, entrons dans le repos qu’il a promis. » (Antienne invitatoire, Office des Laudes)
Demande
« Dieu éternel et tout-puissant, tu es la lumière de toutes les lumières, et le jour qui ne finit pas ; dès le matin de ce jour nouveau nous te prions : que la clarté de ta présence, en chassant la nuit du péché, illumine nos cœurs. » (Office des Laudes)
Réflexion
- « Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. »
Voilà une phrase qui interpelle ! Le pape François n’a-t-il pas confirmé dans un tweet en février 2015 qu’« il n’y a pas de péché que Dieu ne puisse pardonner » ? Oui, mais il ajoute « il suffit que nous demandions pardon. » C’est-à-dire que Dieu est toujours prêt à pardonner mais encore faut-il vouloir recevoir son pardon ! Saint Jean-Paul II nous l’explique en détail dans l’encyclique Dominum et vivificantem, 46 :
« Le ‘blasphème’ ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l’Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l’homme par l’Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la Croix. (…) Le blasphème contre l’Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu’il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l’Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l’autre, c’est parce que cette ‘non-rémission’ est liée, comme à sa cause, à la ‘non-pénitence’, c’est-à-dire au refus radical de se convertir (…) Le blasphème contre l’Esprit Saint est le péché commis par l’homme qui présume et revendique le ‘droit’ de persévérer dans le mal – dans le péché quel qu’il soit – et refuse par là-même la Rédemption. L’homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu’il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l’Esprit Saint ne permet pas à l’homme de sortir de la prison où il s’est lui-même enfermé et de s’ouvrir aux sources divines de la purification des consciences et de la rémission des péchés. » - « Quand on vous traduira devant les gens (…) »
On ne m’a peut-être pas amené au tribunal pour m’accuser de me déclarer pour Jésus devant les hommes, mais si j’y songe, je suis souvent jugé ! Et disons simplement que les autorités ne défendent pas toujours les chrétiens. Je ne suis pas amené chez le chef de la synagogue ou chez le juge, mais j’ai souvent à affronter le regard des autres, le qu’en dira-t-on ! Jésus, aide-moi à faire lumière sur ma vie. Quelles sont ces situations, ces moments où je chancelle et ne me prononce pas toujours en ta faveur ? Et quels sont ces moments dans lesquels tu vois mon cœur et mon désir de réponse, mes petites « victoires », mes gestes, mes mouvements intérieurs, mes paroles qui te font sourire ? - « Ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »
Je ne suis pas seul. Tu unis ta vie à la mienne ; en te faisant homme ; en me donnant ta vie par ta mort et ta Résurrection ; en faisant grandir ta vie en moi par l’Eucharistie. À chaque instant, tu es là. Et je l’oublie si souvent ! Et je vis si souvent comme si tu étais loin ! « Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais ! Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant, si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient pas ! » (Saint Augustin, Confessions) Aide-moi à vivre ma vie avec toi, en te parlant, en te demandant conseil, en me laissant guider, en me confiant que tu es là, que tu agis, que tu peux tout !
Dialogue avec le Christ
« Ô éternelle vérité, ô véritable charité, ô chère éternité ! Tu es mon Dieu, je soupire après toi jour et nuit. Quand je t’ai connu pour la première fois, tu m’as soulevé vers toi pour me faire voir l’existence de quelque chose que je devrais voir, mais que je ne pourrais pas encore voir moi-même. Tu as ébloui la faiblesse de mon regard par la puissance de ton rayonnement, et je frissonnais d’amour et d’effroi. J’ai découvert que j’étais loin de toi, dans le pays de l’exil et de la dissemblance, et il me semblait que j’entendais ta voix, venant du haut du ciel : ‘’Je suis la nourriture des forts : grandis et tu me mangeras. Tu ne me changeras pas en toi, comme la nourriture de ton corps, c’est toi qui seras changé en moi.’’ Je cherchais le moyen d’acquérir la force qui me rendrait capable de vivre uni à toi, et je ne la trouvais pas. Enfin, j’ai embrassé le Médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus Christ, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement. C’est lui qui nous appelle et nous dit : ‘’Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie.’’ Il unit à la chair — puisque le Verbe s’est fait chair — ; la nourriture que j’étais incapable de prendre, afin que ta sagesse, par laquelle tu as tout créé, se transforme en lait pour s’adapter à notre condition d’enfants. Je t’ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t’ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j’étais au-dehors, et c’est dehors que je te cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n’étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui n’existeraient pas si elles n’existaient en toi. Tu m’as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé mon aveuglement ; tu as répandu ton parfum, je l’ai respiré et je soupire maintenant pour toi ; je t’ai goûtée, et j’ai faim et soif de toi ; tu m’as touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en toi. »
(Saint Augustin, Confessions)
Résolution
Je ferai quelque chose aujourd’hui avec Jésus, consciemment.