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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
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16/02/2026
Foi, abandon et confiance
Lundi 16 février 2026
Évangile selon saint Marc 8, 11-13
En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. » Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.
Prière
Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout.
Demande
Seigneur, augmente ma foi !
Réflexion
- Mettons-nous dans la scène : Jésus vient juste d’accomplir un grand miracle : il a nourri quatre mille personnes avec sept pains. Puis il s’est embarqué vers la Dalmanoutha, où se situe notre Évangile d’aujourd’hui. C’est alors que surviennent des pharisiens qui lui demandent un signe ! Comme si créer du pain à partir de rien n’était pas suffisant ! On peut bien sûr supposer qu’ils n’étaient pas présents lors du miracle précédent, mais l’évangéliste place cet épisode ici pour nous faire comprendre quelque chose de tout simple.
Le signe que Jésus a accompli et celui que les pharisiens demandent sont deux choses différentes. Ce que ceux-ci réclament est semblable au signe que Zacharie avait demandé à l’ange dans le Temple (cf. Lc 1, 18), c’est un signe pour comprendre, pour être sûrs, pour être fixés une bonne fois pour toutes au sujet de Jésus. Est-il un prophète ? Ou bien un imposteur ? C’est le même signe que la tentation au désert lorsque le diable demande à Jésus de se jeter du haut du Temple (cf. Lc 4, 9-12), un signe pour tenter Dieu. En fin de compte, c’est un signe qui vient de l’homme, non de Dieu. - Ce signe que demandent les pharisiens ne sera pas donné par Jésus. Jésus ne réalise pas de signes à la demande pour satisfaire notre envie de savoir, d’être sûrs. C’est là la différence avec les miracles que Jésus accomplit : ils sont gratuits, mais surtout ils sont l’initiative de Dieu.
Tant de fois nous demandons un signe à Dieu avant d’effectuer telle ou telle chose. Nous voudrions être certains de faire sa volonté. Non pas comme les pharisiens qui voulaient le mettre à l’épreuve. Et pourtant le Seigneur nous le reproche comme à Zacharie, qui était de bonne volonté. « Aucun signe ne sera donné à cette génération » parce qu’il désire de notre part la foi, l’abandon, la confiance. Il veut que nous ayons le courage de dépasser cette pointe d’incertitude qui accompagne toutes les choses de Dieu, pour croire puis nous lancer. - « Jésus soupira au plus profond de lui-même (…) »
Quelle réaction de Jésus ! On pourrait l’interpréter de deux façons. Comme de la fatigue, tout d’abord, à cause de cette génération qui n’a pas compris et qui continue, malgré tous les miracles accomplis, à vouloir réduire Dieu à ses petits schémas humains, à essayer de le comprendre avant de vouloir le suivre.
Mais Jésus sentait aussi peut-être une grande compassion devant toutes ces personnes qui avaient besoin de changer leur cœur et leur mentalité « parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 34).
Et voilà pourquoi peu de versets après, dans l’Évangile, il guérit un aveugle ! Il veut leur faire comprendre que les signes de Dieu arrivent toujours après la foi, après la décision de nous confier. Ce sont des confirmations, non des arguments. En fin de compte, il donnera à cette génération un signe éclatant : sa Résurrection. Ce fut néanmoins – et c’est encore aujourd’hui – un signe a posteriori, qui confirme la foi mais ne la provoque pas.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, donne-moi la foi, la confiance, le courage de me lancer vers toi, même avec mes doutes. Ne permets pas que je te mette à l’épreuve, que j’attende que tu te conformes à mes idées pour agir. Je sais que tu es infiniment bon et que tu ne me laisseras pas désemparé. Je ne te demande pas de signes, mais – comme Marie à l’ange – une confirmation après mon choix. Je veux te choisir, te suivre, ô Jésus-Christ, pour toi, pour ce que tu es, parce que tu m’aimes.
Résolution
Aujourd’hui, je renouvellerai plusieurs fois dans la journée cette prière : « Seigneur, je crois en toi, augmente ma foi ! »
15/02/2026
Notre passeport pour le royaume des cieux
Dimanche 15 février 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 17-37
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère.
Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »
Prière
« Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur ! Heureux ceux qui gardent ses exigences, ils le cherchent de tout cœur ! » (Ps 118, 1-2)
Donne-nous, Seigneur, d’aimer tes commandements. Qu’ils fassent la joie de notre cœur !
Demande
Cette Loi, vécue suivant l’Esprit du Christ, est notre passeport pour entrer dans le royaume des cieux ! Seigneur, que ton Règne vienne dans nos cœurs et dans nos vies.
Réflexion
- « Je ne suis pas venu abolir mais accomplir. »
Si Jésus parle ici de la Loi et des prophètes, sa Parole peut s’extrapoler à l’homme. Le Christ n’est pas venu détruire et juger l’homme mais le mener à l’accomplissement et à la perfection voulus par le Père. Il n’y a qu’un seul désir dans le Cœur du Christ : sauver l’homme et l’amener vers le Père. Viens en nous, Seigneur mon Dieu, pour accomplir le plan admirable que tu as pour chacun de nous. Comme Élisabeth de la Trinité, supplions Jésus : « Viens en nous comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur. » - Jésus vient ensuite détailler trois des dix commandements :
– « Tu ne commettras pas de meurtre » : se mettre en colère, insulter son frère ou le maudire, c’est presque commettre un meurtre contre son frère, c’est ne pas respecter l’esprit du commandement. C’est être dans une attitude qui demande promptement une réconciliation et un accord.
– « Tu ne commettras pas d’adultère » : toute ouverture du cœur à un désir désordonné est déjà un adultère.
– « Tu ne manqueras pas à tes serments mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. » Le Seigneur nous demande de ne faire aucun serment mais d’avoir une parole claire. « Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »
Jésus nous montre comment accomplir ces trois commandements, c’est-à-dire comment les mener à la perfection de l’amour. - « Car toute la Loi est accomplie dans l’unique parole que voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » nous dit saint Paul dans sa Lettre aux Galates (Ga 5, 14). Si cette loi nous semble bien difficile à appliquer dans nos vies, souvenons-nous que le Christ nous a libérés et « C’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés » (Ga 5, 1) ! Vraiment libres de nous « [mettre] par amour, au service les uns des autres. » (Ga 5, 13).
Dialogue avec le Christ
Mon désir est de te plaire, Seigneur Jésus, et comment te plaire sinon en obéissant à tes commandements : t’aimer de tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces et aimer mon prochain comme moi-même. Mais, sans ton esprit, je ne peux rien faire. Envoie, Seigneur, ton Esprit, emplis-nous de ses fruits : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi.
Résolution
Je déciderai d’un geste ou d’une attitude très concret vis-à-vis de l’un de mes proches que je réaliserai aujourd’hui. Par exemple, l’écouter attentivement ou lui sourire du fond du cœur.
14/02/2026
Collaborateurs du Christ
Samedi 14 février 2026
Évangile selon saint Marc 8, 1-10
En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? » Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.
Prière
Seigneur Jésus, je veux me placer au milieu de tes disciples pour écouter ta Parole. C’est elle qui est ma nourriture pour cette journée. Sans elle, je défaillirais en chemin.
Demande
Seigneur, enseigne-moi à collaborer avec toi à l’édification de ton Règne.
Réflexion
- « De nouveau »
Les évangélistes nous présentent la multiplication des pains comme lemiracle par excellence accompli par Jésus. En effet, en faisant abstraction de la Passion et de la Résurrection, c’est le seul miracle raconté simultanément par les quatre évangélistes, et cela même lorsque Jean choisit normalement de ne pas répéter les narrations des synoptiques. De plus, Marc et Matthieu le présentent à deux occasions, avec des particularités différentes. Si ce miracle a provoqué une telle impression sur les premiers disciples, cherchons donc à le laisser nous instruire sur la façon dont le Christ a agi et continue à agir au sein de son Église. - « Compassion »
Nous trouvons l’origine de ce signe éclatant de la divinité de Jésus dans un sentiment, la compassion. C’est le même sentiment que nous retrouvons chez le bon samaritain à la vue de l’homme laissé à moitié mort sur le bord du chemin, et chez le père miséricordieux lorsqu’il aperçoit son fils qui revient à la maison. C’est un sentiment qui cherche à donner une raison lorsque Dieu se prodigue au-delà de nos mérites et de nos attentes. Il se retrouve aussi en nous mais nous le modérons rapidement à la vue de la réalité de nos propres limites : que sont ces simples pains pour une telle foule ? Plaise à Dieu que la reconnaissance de nos limites n’étouffe pas ce qu’il sème en nos cœurs, mais nous porte à recourir à lui ! - « Ses disciples »
Malgré la présence des disciples autour de Jésus, nous ne pourrons jamais douter que ce miracle ait été accompli par le Christ et non par eux. Et pourtant, Jésus a voulu le faire à travers eux. Premièrement, il n’a multiplié que ce qu’ils lui ont offert. Il n’a servi ni vin, ni viande à ce banquet, mais seulement les pains et les poissons présentés par les disciples. Ensuite, il a voulu que ce soit eux qui les distribuent. Ainsi, personne n’a reçu de nourriture sinon de la main des disciples. Il ne leur a pas demandé quelque chose d’inhumain, au-delà de leurs possibilités ou de leur force. Non ! Mais il a choisi de limiter son action à leur collaboration.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, merci pour toutes ces personnes à travers lesquelles j’ai reçu tes dons : celles qui m’ont fait te connaître, celles qui m’ont rappelé à toi lorsque je m’éloignais, celles qui m’ont soutenu dans mes difficultés. Merci aussi pour tes prêtres à travers lesquels tu nous édifies par tes sacrements. Qu’ils n’aient pas peur de nous offrir ta grâce malgré leurs limites. Qu’en mon cœur aussi grandisse ta compassion et que mes mains soient généreuses pour distribuer tes dons.
Résolution
À qui le Seigneur m’invite-t-il à porter ses dons aujourd’hui ?
13/02/2026
Vendredi 13 février 2026
Évangile selon saint Marc 7, 31-37
En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »
Prière
Père, depuis les temps anciens, tu appelles à toi les fils et les filles de la terre. Combien de fois, en combien de lieux nous sommes-nous détournés de toi ? Et combien de fois nous as-tu interpellés pour nous ramener près de ton cœur pour suivre tes voies ? Ta fidélité et ton amour nous étonnent, aussi bien à travers les âges que dans les temps évangéliques et même modernes.
Demande
Père céleste, donne-moi un cœur tout tourné vers toi et ouvre mes oreilles pour que je saisisse le vrai sens de la Parole et des gestes de ton Fils, Jésus.
Réflexion
- Jésus « alla en plein territoire de la Décapole ».
Ce qui frappe au début de ce texte est le voyage de Jésus en dehors de Galilée et l’ampleur du territoire qu’il couvre avec ses disciples. Il a accompli de nombreux miracles en Galilée, mais la ville de Nazareth l’a rejeté. Les pharisiens et les scribes s’en prennent aussi à lui et Jésus voit que leurs cœurs sont loin de Dieu. Il s’éloigne alors de la Galilée et s’aventure dans des lieux sous l’influence des cultures grecque et romaine. Dans les prochains chapitres de l’Évangile de Marc, Jésus élabore son enseignement et regroupe ses disciples autour de lui pour en faire de vrais apôtres. - « Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. »
La renommée de Jésus l’a précédé. Il avait peu avant, dans la ville de Tyr, libéré la fille d’une syro-phénicienne possédée par un démon. Aussi, le voyant arriver, la foule se précipite vers lui pour réclamer à son tour un miracle. Plein de compassion, Jésus ne peut refuser mais il s’éloigne pour ouvrir les oreilles et délier la langue de ce sourd-muet. Il est au nord du pays d’Israël, loin de la Judée et de Jérusalem, dans les régions où s’étaient installées les dix tribus d’Israël, séparées de la maison de David.
Il implore des yeux son Père au ciel et, avec un soupir, il touche l’homme et prononce la parole qui sauve et qui libère : « Ouvre-toi ! » La chair ne peut résister à cet ordre pas plus que le démon n’a pu lui résister à Tyr. C’est avec une prise de conscience de la grandeur de ce geste que les gens de la place s’étonnent. - « Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne. »
Jésus savait que les Juifs attendaient un Messie qui se manifesterait par des actes glorieux et victorieux. Aussi ne veut-il pas encourager une fausse perception de sa mission et de son message. C’est pourquoi, il freine leur enthousiasme en interdisant qu’ils proclament partout ce miracle. Jésus a encore bien des choses à révéler à ceux qui le suivent pour qu’ils acceptent son enseignement en entier sans déformation ni interprétation erronée.
Il ne sera pas le Messie guerrier et victorieux que le peuple juif attend et il ne veut pas créer des illusions auprès de ses adeptes. Ils ont besoin de comprendre et d’accepter que ce sera par sa mort et sa Résurrection qu’il sauvera son peuple et non par les armes et les hauts faits.
Ses miracles témoignent effectivement de sa puissance et il s’identifiera volontairement comme Fils de Dieu. Mais c’est un Dieu miséricordieux pour tous, juifs et païens, qu’il proclamera. Il appelle à suivre un Dieu qui demande l’adhérence du cœur et de la volonté. Il réclame de son peuple qu’il suive les commandements de Dieu ainsi que ses propres révélations données à travers ses paroles, sa mort et sa Résurrection.
Dialogue avec le Christ
Cher Jésus, quelle patience, quel dévouement, quelle compassion, quelle fidélité à ta mission de Sauveur tu as manifestés à travers ta vie ! Pour nous aussi, la vie semée d’embûches. Nos souffrances de santé et la charge de nos responsabilités tentent souvent de nous décourager. Nous aimerions être forts, batailleurs et victorieux contre les défis et les peines que nous rencontrons. Mais nous ne pouvons qu’être humbles et obéissants comme tu nous l’as enseigné. Aide-nous, Seigneur !
Résolution
Face à nos soucis (de santé, de travail, de famille ou de relations humaines) nous te supplions de nous garder fidèles à ton Cœur humble et miséricordieux.
12/02/2026
La foi qui sauve du mal
Jeudi 12 février 2026
Évangile selon saint Marc 7, 24-30
En ce temps-là, Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu : une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.
Prière
Seigneur Jésus, en ta présence nous déposons nos résistances et nos attentes. Ouvre notre cœur à ta Parole, même lorsqu’elle nous déroute, et donne-nous la foi persévérante qui sait accueillir ta grâce.
Demande
Seigneur Jésus, donne-nous la foi humble et audacieuse de la femme syro-phénicienne,
capable de persévérer malgré le silence et la dureté apparente. Apprends-nous à te faire confiance pour que tu viennes libérer nos vies de ce qui les entrave et les éloigne de toi.
Réflexion
- Jésus est en terre étrangère. Le territoire de Tyr correspond au Liban actuel, au nord d’Israël. On peut se demander ce que Jésus fait là étant donné qu’il veut passer incognito. D’ailleurs, lorsqu’il rencontre une première habitante, une femme syro-phénicienne, il lui fait savoir qu’il n’est pas d’abord venu pour les païens, mais pour les juifs et que, par conséquent, elle ne doit rien attendre de lui. Bref, Jésus n’avait certainement pas prévu de rester dans la région, encore moins de s’y faire connaître.
- Les paroles de Jésus adressées à la femme sont d’une grande rudesse : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Dans le contexte juif de l’époque, il était courant de désigner les païens par l’image des « chiens », terme qui marquait une frontière identitaire et religieuse nette.
Jésus s’inscrit ici dans cet horizon : il est un juif observant, pleinement situé dans la tradition de son peuple. On le voit ailleurs dans l’Évangile lorsqu’il envoie explicitement ses disciples uniquement « vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (Mt 10, 6). La priorité donnée à Israël correspond à une logique théologique : la Bonne Nouvelle est annoncée par étapes, d’abord au peuple élu, avant de s’ouvrir, dans un second temps, aux nations. - La réponse de la femme a de quoi surprendre : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » La femme païenne reconnaît en quelque sorte que le salut vient des juifs, que Dieu leur a parlé en premier et que les autres peuples doivent passer par Israël pour bénéficier du même salut.
Elle fait donc une véritable profession de foi. Et Jésus sait reconnaître la sincérité de la foi de quelqu’un : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Tel est le pouvoir de la foi : par l’intercession de Jésus, la foi permet d’expulser un esprit impur. Ce sont nos démons – c’est-à-dire nos tendances au péché, les blessures passées qui continuent à nous faire souffrir – que Jésus peut guérir si nous mettons notre confiance en lui et si nous l’invoquons avec persévérance, comme la femme syro-phénicienne.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu connais mes limites, mes fermetures et mes peurs. Apprends-moi la confiance humble qui ose te parler et attendre de toi. Je crois que ta Parole peut me relever et me libérer.
Résolution
Aujourd’hui, je poserai un acte concret de confiance et de patience : je prendrai le temps d’adresser à Jésus une demande précise, sans me décourager, et j’accueillerai avec respect une personne ou une situation qui me déroute, en choisissant d’y reconnaître un lieu possible de grâce.