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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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22/03/2026
Promesse de vie éternelle
Dimanche 22 mars 2026
Évangile selon saint Jean 11, 1-45
En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? »
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Prière
Acte de foi : « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous nous enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. »
Dans cette foi, puis-je vivre et mourir. Amen.
Demande
Seigneur donne-moi la foi ! Permets-moi de transformer mon regard, sans angoisse sur la vie, la maladie et la mort. Sans inquiétude sur ce que j’ai à vivre. Aide-moi à ne voir que toi et le salut que tu me proposes et que tu proposes au monde entier.
Réflexion
- « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
En ce cinquième dimanche de Carême, nous voici amenés, à travers le récit de la résurrection de Lazare, à nous préparer en profondeur à ce que nous vivrons dans le temps liturgique de Pâques – la mort et la Résurrection du Christ – signes de cette promesse de vie éternelle à laquelle nous sommes promis.
Quelle vision ai-je de ma vie et de la mort ? Est-ce un sujet que j’ose regarder sans trop de crainte, malgré toute la part d’inconnu qui y est liée ? Est-ce que je prends le temps nécessaire pendant ce Carême d’approfondir cette promesse de salut, faite pour moi et pour le monde ? - « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » ; « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
Marthe et Marie, que nous avons déjà appris à connaître, présentent des caractères différents mais elles sont cependant animées du même amour fraternel pour Lazare. Elles envoient le même message à Jésus… Jésus va s’adresser à elle de façon différente pourtant, devant leur incompréhension face à ce qui arrive. Avec Marthe qui se précipite à sa rencontre, il va prendre le temps de l’amener à approfondir les raisons de sa foi. Jusqu’à ce qu’elle prononce cet acte de foi totale en lui : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Avec Marie, qui est depuis toujours plus intérieure, plus mystique pourrions-nous dire, il compatit silencieusement devant ses larmes. « Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé (…) » Suis-je attentif aux réponses que me donne le Seigneur devant l’épreuve ? Suis-je convaincu que sa réponse est toujours pour mon plus grand bien ? Pour m’aider à approfondir ma foi ? - « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Quelle belle profession de foi de Marthe ! Suis-je capable de prononcer la même au cours des Eucharisties auxquelles je participe pendant ce Carême ? Est-ce que je me prépare à la redire avec force, lors des offices de la Semaine Sainte qui relate la Passion, la mort et la Résurrection du Christ ? Cette profession de foi plus approfondie de ma part me permet-elle de l’annoncer à ceux qui m’entourent et à ceux que j’aime, doucement, sans contraindre leur liberté, mais en leur offrant simplement cet appel : « Le Maître est là, il t’appelle. » ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur, j’ai confiance en toi. Je sais que tu veux mon bonheur et mon salut ; quel que soit le chemin de ma vie terrestre, tu veux, pour moi, le bonheur éternel. Je désire profondément me mettre à ton écoute qui, je le sais, est personnelle et attentive aux désirs et aux complications de mon cœur. Je sais que ta réponse me convient encore plus parfaitement que ce que je désirerais entendre car elle ne veut pour moi que mon bien.
Résolution
Je prends le temps de méditer profondément la profession de foi de Marthe : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
21/03/2026
La Parole qui appelle à la conversion
Samedi 21 mars 2026
Évangile selon saint Jean 7, 40-53
En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.
Prière
Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.
Demande
Seigneur Jésus, je viens à toi en ce matin de Carême avec un désir de conversion : ouvre mon esprit et mon cœur pour reconnaître ta présence là où je ne l’attendais pas, et pour laisser ta Parole guider ma vie.
Réflexion
- « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les gardes envoyés pour arrêter Jésus reviennent bouleversés par sa Parole. Eux qui n’étaient pas ses disciples, ni d’érudits docteurs de la Loi perçoivent la force de vérité qui habite la Parole de Jésus, se laissent toucher et deviennent maintenant témoins de son autorité. Ils reconnaissent ce que d’autres, pourtant plus instruits, refusent de voir.
La Parole du Christ continue d’avoir cette force aujourd’hui : elle fait tomber des murs, elle déplace les certitudes, elle ouvre une brèche là où le cœur s’était fermé.
Et moi, qu’est-ce que la Parole du Christ provoque en moi ? Est-ce que je la laisse réellement me rejoindre, là où j’ai peur, là où je résiste, là où je garde mes sécurités - « (…) la foule se divisa à cause de lui. »
Jésus ne laisse jamais indifférent. Sa présence révèle les motivations, met au jour les intentions de nos cœurs, incite au choix. Certains reconnaissent en lui « le Prophète », d’autres « le Christ ». D’autres encore s’accrochent à des critères humains : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? » Ils connaissent les Écritures, mais leur cœur n’est plus capable de s’ouvrir à la nouveauté de Dieu.
Aujourd’hui également, nous risquons de réduire Jésus à l’image que nous nous en faisons, faire un « Jésus à notre mesure » ou à avoir recours à nos raisonnements avant de nous tourner vers son Cœur. Autant de divisions intérieures que Jésus vient unifier, si je le laisse m’éclairer. - « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre (…) ? »
Nicodème ose une parole juste et humble. Il ne prend pas une posture de confrontation, mais il rappelle un principe fondamental : on n’a pas le droit de juger sans avoir préalablement entendu le présumé coupable. Il représente ceux qui, dans la nuit de leurs questions, se laissent peu à peu conduire vers la lumière. Ceux qui écoutent la voix de leur conscience. Il ne comprend pas tout, mais il avance. Il ne maîtrise pas, mais il s’ouvre avec confiance.
Et moi, lorsque je suis face à des divisions, des rumeurs, des jugements rapides, est-ce que je laisse la Parole du Christ me surprendre, m’éclairer autrement, m’inviter à un pas de courage ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu es la Parole qui éclaire sans condamner, qui révèle sans écraser. Tu connais mes zones d’ombre, mes hésitations, mes élans contrariés. Parle à mon cœur comme tu as parlé aux foules : avec la douceur de la vérité.
Je veux te suivre dans la lumière, même si cette lumière dérange mes habitudes. Reste avec moi, Seigneur, et conduis-moi.
Résolution
Aujourd’hui, je peux prendre la résolution suivante : avant de parler, de contredire ou de réagir à quelque chose qui me dérange, je ferai une petite pause intérieure pour demander : « Seigneur, comment veux-tu que je vive cela ? »
20/03/2026
Connaître
Vendredi 20 mars 2026
Évangile selon saint Jean 7, 1-2.10.14.25-30
En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
Prière
Seigneur Jésus, je crois en toi. Tu es présent, tu me vois, tu m’écoutes, tu m’aimes. Je prends ces quelques instants de prière pour élever mon cœur vers toi parce que je veux que cette journée te soit consacrée. Je veux la vivre proche de toi et pour toi.
Demande
Seigneur, accorde-moi de trouver ma sécurité en toi !
Réflexion
- On cherchait à le tuer
Nous sommes déjà dans la deuxième moitié du Carême. Depuis lundi, l’Église nous propose la lecture de l’Évangile selon saint Jean, qui nous accompagnera jusqu’à la Semaine Sainte. L’Évangile d’aujourd’hui s’ouvre dans une atmosphère hostile : le Christ parcoure la Galilée parce qu’en Judée on cherche à le tuer. Malgré le danger auquel il s’expose, Jésus monte à Jérusalem. Dans la Ville sainte, la situation ne s’est pas améliorée et l’évangéliste nous le rappelle : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? » Mais ni les menaces, ni l’opposition ne semblent influencer Jésus. Il pénètre jusqu’au cœur du territoire hostile : il monte en Judée, puis à Jérusalem et jusqu’au Temple. Devant cette attitude si anormale, et spécialement lorsque nous la comparons à notre peur devant les menaces des hommes, surgit en nous une question : que guide cet homme ? Qu’est-ce qui le pousse à se présenter sans défense devant ceux qui veulent le tuer ? D’où vient-il ? - « Nous savons d’où il est. »
Même devant tous les prodiges et les signes qu’il accomplit, les habitants de Jérusalem ne voient en Jésus qu’un homme ordinaire. Ils sont comme les Nazaréens qui, au lieu de croire en lui, se scandalisent de son humanité : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier ? » (Mc 6, 2-3) Ils n’arrivent pas à voir le mystère de sa divinité parce qu’ils ne connaissent pas le Père. Ils regardent, mais ne voient pas(cf. Is 6, 9). Les signes de la présence de Dieu, les gestes de son amour sont devant eux, mais ils y sont aveugles. - « Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui. »
Jésus, lui, sait d’où il vient, ou plutôt, de qui il vient. Le Christ montre aux habitants de Jérusalem que leur connaissance est insuffisante. Ils connaissent dans le sens qu’on sait quelque chose sur quelqu’un : le lieu de son origine, sa famille, son métier… mais pas dans le sens que l’on connaît quelqu’un, qu’on l’a rencontré et qu’une relation s’est formée entre nous. C’est cette connaissance plus profonde qu’il leur manque. C’est elle qui révèle la vraie origine de Jésus. C’est elle aussi qui soutient et guide le Christ dans sa mission. Il connaît le Père. Il connaît son amour. Il sait qu’il est entre ses mains. C’est pour cela qu’il est prêt à affronter les hostilités et les menaces. Cette fois-ci, « personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue ». Lorsque son heure sera venue, il n’hésitera pas à affronter la souffrance et la mort parce qu’il sait qu’il va vers son Père (cf. Jn 13, 1).
Dialogue avec le Christ
« Seigneur, montre-nous le Père ! » (Jn 14, 9) Ouvre mes yeux pour que je puisse reconnaître sa présence et son amour dans ma vie. Que cette relation avec lui me soutienne à travers les difficultés et les insécurités que je rencontre.
Résolution
Aujourd’hui, dans un moment d’insécurité ou de difficulté, je m’arrête et je renouvelle ma foi : je suis dans les mains de Dieu.
19/03/2026
Fils, époux, père
Jeudi 19 mars 2026
Évangile selon saint Matthieu 1, 16.18-21.24a
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.
Prière
Seigneur, je me présente une fois de plus devant toi, je m’abandonne à toi, car je crois en toi, j’ai foi en ta présence ici à mes côtés, surtout en moi. Je te fais confiance, je sais que tu veilles sur moi et sur tous ceux qui me sont chers. Je t’aime, car tu m’as aimé le premier et parce que ton amour me construit chaque jour.
Demande
Renouvelle-moi de l’intérieur, je veux un cœur comme le tien, blessé. Donne-moi la grâce de répondre à ton amour, je veux être l’eau qui, par ma vie, peut étancher ta soif d’amour. Je veux aimer en servant et servir en t’aimant.
Réflexion
- Qui est le époux de Marie ?
Quel est l’intérêt de garder à l’esprit sa propre généalogie ? La raison d’être de l’arbre généalogique est la continuité, dans un certain sens, la réalisation du désir de vivre éternellement. Saint Matthieu commence son récit évangélique par une progression depuis Abraham, en passant par David, en rappelant Babylone jusqu’à la naissance du Christ.
Ainsi, l’appartenance du Christ au peuple d’Israël, sa dignité prophétique, royale – en tant que roi promis – et rédemptrice est latente. Les promesses et la bénédiction de Dieu se transmettent d’une génération à l’autre, d’une époque à l’autre, toujours actuelles et jamais déçues. Tel est l’héritage de Joseph, fils de David, fils d’Abraham, époux de Marie, dont est issu Jésus, appelé Christ. Ce dernier, quant à lui, s’approprie l’histoire de Joseph, la fait sienne, l’assume telle qu’elle est pour la racheter. - À qui l’ange s’adresse-t-il ?
Lorsque l’ange interpelle Joseph, il le fait en évoquant son identité et son histoire en tant que fils de David afin de l’introduire dans sa mission d’époux et de futur père. En l’appelant par son nom, le Seigneur, par l’intermédiaire de l’ange, fait appel à l’histoire de Joseph pour lui rappeler son identité et dissiper les doutes et les craintes éventuelles qui occupent son esprit et son cœur. Joseph rend maintenant la pareille, il répond à l’appel du Seigneur à partir de son histoire remplie de la présence d’hommes et de femmes qui, dans certains cas, ont marché aux côtés du Seigneur, dans d’autres non. Tous font partie d’une même histoire. - Joseph, époux et père
Il convient maintenant de mettre Joseph dans le contexte. Son « passé » peut être résumé par l’expression « fils de David », qui renvoie à la tradition dont il est porteur. Le « présent » de Joseph réside en Marie car, face à la confusion causée par la grossesse, il décide d’agir selon la justice dictée par son amour pour le Seigneur. La présence de Marie nous révèle le cœur de Joseph. Son avenir se prépare dans le Saint-Esprit, une vie cachée dans le Christ et avec le Christ. Un appel à vivre en contact permanent avec le mystère de Dieu.
Dialogue avec le Christ
Ma vie est entre tes mains. Mon histoire t’appartient. Tout comme tu as guidé Israël et l’as conduit à travers le désert, tu as agi de la même manière dans mon passé. Tu as été présent et tu as agi dans ma vie ; de même, en Marie, image de l’Église, se trouve mon présent, car elle est pleine de grâce et a trouvé grâce devant le Seigneur. De même, le présent de mon existence est un jour béni, et tu me demandes de ne pas craindre de « l’épouser ». Tu me demandes de ne pas craindre la vie qui m’attend et qui se développe dans le sein de Marie (d’Église), car elle vient de toi. Passé, présent, futur, tout vient de toi et revient à toi, car nous sommes à toi.
Résolution
Je récite la prière suivante en réfléchissant à un événement de ma vie que je regrette, un événement pour lequel je suis reconnaissant, que je redoute ou que je me reproche.
« Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Tout ce que j’ai et tout ce que je possède, tu me l’as donné ; à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t’aimer et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit. » (Saint Ignace de Loyola)
18/03/2026
Le chemin de la vie éternelle
Mercredi 18 mars 2026
Évangile selon saint Jean 5, 17-30
En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.
Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »
Prière
Seigneur Jésus, Chemin, Vérité et Vie, aide-moi à m’imprégner de ta vie et de ton enseignement.
Demande
Montre-moi, Seigneur, le chemin de la vie !
Réflexion
- Nous sommes dans la quatrième semaine de Carême. Dans quelques jours, nous commencerons la Semaine Sainte. Ravivons nos efforts, nos prières, notre jeûne, nos pénitences, nos aumônes ! Le temps passe inexorablement. Vivons chaque jour comme si c’était le dernier.
- La première lecture de ce jour nous permet d’identifier le Christ comme étant « l’alliance du peuple ». Il nous guidera, conduira et consolera son peuple. Le Christ est notre Sauveur, le Fils de Dieu, descendu du ciel afin de nous ouvrir le chemin et la porte du paradis. Bien qu’il soit notre guide, il ne nous sauvera pas sans nous : « Moi, je ne peux rien faire de moi-même. »
À la fin de notre vie, ce sera nous et seulement chacun de nous face à Jésus : toute ma vie face à lui. Qu’écoutera Jésus pour rendre son jugement ? Notre vie. Celle-ci aura-t-elle été empreinte d’amour ? Qu’est-ce qui me guide quotidiennement ? Qu’est-ce qui guide mes pensées, mes paroles, mes actions ? N’est-ce pas cela écouter sa Parole et croire en celui qui l’a envoyé ? - Le Carême nous permet de raviver la conscience de notre vie sur terre. Comme le déclarait saint Jean-Paul II : « Nous sommes des pèlerins sur terre. » Cette vérité abrupte et dure à entendre nous oblige à nous recentrer. Qu’allons-nous pouvoir apporter avec nous lors de notre passage de ce monde à celui du Père ? L’amour et le fait d’avoir accompli la volonté du Seigneur.
Dialogue avec le Christ
Sainte Vierge Marie, la volonté du Père est que nous soyons sauvés. Fais de ma vie une imitation d’amour du Christ. Que mes pensées, paroles et actions soient le reflet de la vie de Jésus.
Résolution
Je fais un examen de conscience où la clef de lecture sera : « Aurais-tu agi de la sorte, toi aussi, Jésus ? »