Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

07/10/2026

Sur les traces de saint Flour - Saint-Flour (Cantal)

 

LA PRIÈRE DU SEIGNEUR

Mercredi 7 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 11, 1-4

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : “Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.” »

Prière

Père, que ton nom soit sanctifié dans ce temps de prière. Ton nom est « Je suis ». Tu es dans ma vie, tu donnes sens à mon existence et à celle de chaque être humain. Je te consacre ce temps pour rencontrer de nouveau ta présence dans ma vie et pour te glorifier.

Demande

Seigneur Jésus, apprends-moi à prier !

Réflexion

  1. Un jour, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier. »
    Nous sommes devant un mystère. Jésus-Christ, Dieu, prie. Mais ce mystère nous parle de la prière comme quelque chose de simple. Si Dieu-fait-homme prie, il ne le fait pas parce qu’il faut pour « bien faire » mais parce que prier donne du sens à son existence. La prière est un « cri de reconnaissance » dit sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Elle reconnaît Dieu et sa place dans ma vie. Elle est une rencontre où l’on fait commerce d’amitié avec qui nous aime (Sainte Thérèse d’Avila). Est-ce que je m’approche de la prière pour retrouver quelqu’un qui m’aime et me retrouver en lui ?
  2. « Apprends-nous à prier. »
    Voyant le mystère de la prière, les disciples se rendent compte qu’ils ont besoin d’un maître, que la prière ne dépend pas de leurs efforts. « L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. » (Rm 8, 26) La prière n’est pas un monologue, mais elle est espace où nous admettons notre petitesse. Nous confessons que nous ne savons pas nous positionner envers Dieu. Et cette confession est le lieu de rencontre, car lorsque Dieu voit notre petitesse, il intervient pour nous.
  3. « Père, que ton nom soit sanctifié. »
    Avons-nous peur de dire que nous aimons Dieu ? Jésus nous enseigne dans cette prière que, malgré nos égoïsmes et peurs, nous sommes capables d’aimer ce Dieu et désirer qu’il grandisse. C’est là, dans l’esprit d’adoration, que la prière trouve son élan.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, qui es-tu ? Qui es-tu pour moi ? Parfois les psaumes l’expriment le mieux : tu es refuge, tu es forteresse, tu es consolation, tu es tout-puissant… Comment est-ce que je te décris ? Comment puis-je sanctifier ton nom dans cette prière ?

Résolution

Prendre du temps pendant la journée pour louer Dieu, pour le bénir pour ce qu’il est.

06/10/2026

Le pape l'a vu lévité : Saint Joseph de Cupertino [version 2026]

 

Marie aux pieds de Jésus

 Mardi 6 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 10, 38-42

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Prière

Comme Marie, en ce jour, Seigneur, je me mets en ta présence, je m’assieds à tes pieds pour écouter tes paroles. Tes paroles sont la vie. Tes paroles me font vivre. Que ma journée soit éclairée par ce que tu as à me dire aujourd’hui dans la prière.

Demande

Ouvre les oreilles de mon esprit. Que la méditation de ce passage d’Évangile me permette d’entrer plus intimement en communion avec toi.

Réflexion

  1. Le catéchisme de l’Église catholique nous rappelle que « la foi chrétienne n’est pas ‘’une religion du Livre’’. Le christianisme est la religion de la « Parole » de Dieu, « non d’un verbe écrit et muet, mais d’un Verbe incarné et vivant. » (CEC, 108) Ce jour-là, le Verbe incarné s’est dirigé vers la maison de deux femmes, deux sœurs, Marthe et Marie, dont on apprendra qu’elles font partie du cercle de ses amis les plus chers. Aujourd’hui aussi, Jésus s’arrête chez moi. Le Verbe de Dieu, la Parole vivante de Dieu veut me parler. Me laisserai-je surprendre aujourd’hui encore de l’inouï d’une telle rencontre ? Comment m’habituer à la réalité d’un Dieu qui me cherche et qui souhaite s’entretenir avec moi ?
  2. Marie, assise aux pieds de Jésus, nous rappelle la Mère de Jésus, la Vierge Marie. En effet, à peine quelques versets après, Luc rapporte un très beau compliment de Jésus à propos de sa Mère : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l’observent ! » (Lc 11, 28), montrant sa Mère comme une championne de l’écoute et de la mise en pratique de sa parole. Étrange coïncidence que ces deux femmes portent le même prénom… Suis-je moi aussi un homme/une femme qui se distingue par l’écoute de la parole de Jésus ?
  3. Manifestement, Jésus voulait faire entendre sa parole autant à Marie qu’à Marthe. Mais voilà que Marthe se laisse envahir par les soucis de la vie quotidienne et matérielle. Elle délaisse le Maître pour d’autres occupations… légitimes bien sûr ! Jésus le sait bien, mais quand lui est là, dans leur maison, au milieu d’eux, il faut savoir laisser de côté tout le reste. Sa parole qui donne la vie est infiniment plus précieuse que toutes nos préoccupations. Marie a choisi la meilleure part parce qu’elle le choisit, lui !
  4. Marie, la sœur de Marthe, n’a pas hésité et s’est immédiatement mise en situation de disciple devant le maître qui délivre son enseignement. Elle est assise à ses pieds, nous dit l’évangéliste. Cela est rare pour l’époque. Jamais on n’avait vu un rabbi s’entourer de disciples féminins ! C’est peut-être pour cela que cet épisode, apparemment banal, a été consigné dans l’Évangile. Jésus n’a que faire des conventions de son temps lorsqu’il s’agit de faire entendre sa Parole qui sauve. Tous, hommes comme femmes sont appelés à entrer dans l’écoute et dans la suite de Jésus. Lorsque Marthe vient faire remarquer à Jésus que cette situation n’est pas habituelle et qu’il ferait bien de remettre Marie à sa place « de femme », il lui répond en l’appelant deux fois par son nom : « Marthe, Marthe ». Dans la Bible, ce double appel correspond aux vocations des plus grands serviteurs de Dieu comme Moïse, Samuel… C’est donc que le même appel est adressé ici à Marthe ! La voilà mise au rang et à la hauteur des plus grandes figures (masculines) de l’histoire d’Israël ! Cet épisode a dû être étourdissant pour tous ceux qui étaient présents ! Malheureusement, l’évangéliste ne raconte pas la fin de l’histoire. Mais on ne peut douter que devant la solennité de cet appel Marthe eut dès lors une place de première importance au sein du groupe des disciples…

Dialogue avec le Christ

Jésus, tu es « chez moi ». Je t’ouvre ma maison. Je t’offre ma vie pour que tu puisses y régner. J’entends ta voix qui prononce deux fois mon prénom en m’appelant à choisir encore et encore en ce jour cette « meilleure part » qui consiste à t’écouter, à te connaître, à t’aimer et à te suivre.

Résolution

Relire lentement cet Évangile en laissant de côté toutes mes distractions.

05/10/2026

L'Évangile de Clovis : la vraie histoire que l'école ne raconte plus [Arnaud Bouan]

 

Aimer son prochain

 Lundi 5 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 10, 25-37

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Prière

Seigneur, tu nous as laissé le commandement de l’amour. Je crois que tu nous donnes ainsi le chemin vers le ciel. Cependant il est difficile à vivre et notre égoïsme se met toujours en travers de ce commandement. Apprends-moi, Seigneur, à suivre ta parole malgré les difficultés.

Demande

Une plus profonde connaissance de la charité chrétienne.

Réflexion

  1. Comme souvent dans l’Évangile, le Christ doit répondre à une question. Comme souvent, cette question cherche à piéger notre Seigneur. Comme toujours, le Seigneur se sert de ce piège pour nous donner un enseignement aussi solide que profond. La charité est au centre du message chrétien. Le Christ ne reste pas dans des réflexions théoriques sur l’amour et la charité. Il parle très concrètement. Pour le Seigneur la charité doit se vivre dans des actes spécifiques. La parabole du bon samaritain est un modèle du genre. Le Christ nous propose plusieurs personnages avec lesquels nous pouvons très vite nous identifier.
  2. Chacun de nous peut facilement s’identifier au scribe et au prêtre qui passent outre devant le misérable voyageur à moitié mort. Bien souvent notre attitude devant la misère des autres n’est pas très différente. Notre impuissance devant tant de mal, le manque de temps ou tout simplement notre égoïsme nous poussent fréquemment à ne rien faire pour l’autre. Heureusement pour nous, nous sommes aussi parfois de bons samaritains et nous trouvons aussi les occasions de nous rendre utiles, agréables et serviables pour les autres. Ce sont ces moments qui nous remplissent le cœur du vrai bonheur car par nos petites ou grandes actions de charité nous ressemblons au Christ et nous accomplissons notre mission de chrétien.
  3. Le Christ est le bon samaritain par excellence et nous sommes souvent ce pauvre homme abandonné et roué de coups qui se retrouve à terre. Humiliés et terrassés par nos propres faiblesses et nos péchés nous avons besoin d’un sauveur. Seul un Sauveur aussi grand et bon que le Christ peut s’arrêter au bord de la route et voir encore en nous la créature aimée pour qui cela vaut la peine de prendre du temps. Le Christ donne gratuitement. Il est celui qui est « saisi de compassion ». Il ne prend pas seulement du temps pour nous remettre en selle mais tout ce qu’il fait pour nous est dans la surabondance. Son exemple est clair, à nous de faire de même.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi un cœur comme le tien. Aide-moi à comprendre que le bonheur ne se trouve pas dans l’égoïsme, mais dans l’amour. L’amour pour toi et pour mon prochain.

Résolution

Donner un peu de mon temps gratuitement aujourd’hui.

04/10/2026

De Lucifer au Christ : le témoignage d'un ancien luciférien

 

« Voilà l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux »

 Dimanche 4 octobre 2026

Évangile selon saint Matthieu 21, 33-43

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : ‘Ils respecteront mon fils.’ Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : ‘Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !’ Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

Prière

Seigneur, je me présente devant toi comme je suis, comme je me trouve aujourd’hui et en ce moment précis. Je désire être avec toi, te consacrer ce temps de qualité dans ma journée. Je reconnais que ce désir, cette décision est pure grâce, c’est toi qui du fond de mon cœur m’appelle à ta présence, à recevoir ton amour. C’est toi le premier qui es là présent à moi, qui me regardes avec tendresse, qui m’écoutes, qui t’intéresses à moi, comme un père, comme une mère, comme un ami, un Dieu amoureux de mon âme, un Dieu qui guette ma présence.

Demande

Je veux écouter cette parabole en cherchant à écouter ce que Jésus nous dit de son Père, de lui-même. Ceci me permettra peut-être d’entendre l’appel que le Seigneur nous fait à reconnaître « l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ».

Réflexion

  1. Que nous révèle Jésus sur son Père ? « Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. »
    Le propriétaire prend soin de sa vigne, il travaille la terre où elle sera plantée, il protège sa vigne avec une clôture pour qu’elle ne soit pas piétinée ou que les animaux ne viennent pas y brouter, il prévoit le nécessaire pour qu’elle ait l’eau suffisante et pour qu’on veille sur elle. Et finalement il la confie à des vignerons pour qu’ils la taillent et la cultivent. Ce père va encore plus loin. Cette vigne porte du fruit, mais les vignerons qu’il a laissés, ne veulent plus reconnaître leur propriétaire, ils se l’approprient ainsi que son fruit par la violence. Le Père risque la vie de son propre Fils pour récupérer sa vigne.Avec un cœur rempli de gratitude et d’émerveillement, reconnais ce que le Père fait avec toi, sa vigne, petite parcelle de son Royaume. Regarde comment il prend soin de toi, il travaille ta terre, place une clôture, etc.
  2. Le Fils, l’héritier, celui à qui appartient aussi cette vigne, est envoyé par son Père suite à la non-réussite des nombreux serviteurs envoyés avant lui.
    Le Fils met en jeu sa propre vie pour récupérer cette vigne volée. Et ainsi, sa vie même est offerte, comme celle des serviteurs. Mais la sienne, ô merveille, devient pierre d’angle, pierre d’appui. Cette parabole est signe de la Résurrection du Fils, de l’héritier. Elle est signe de l’heure qui est proche, où cette vigne sera récupérée, où son Royaume ne sera jamais plus piétiné et maltraité. Cette parabole est signe de l’avènement définitif du Royaume bâti sur le Christ. Il nous suffit de l’accueillir pour vivre dans l’émerveillement et la reconnaissance de l’œuvre de Dieu : « C’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »

Dialogue avec le Christ

Soyons ces bons vignerons qui reconnaissent le propriétaire, qui reconnaissent son excès d’amour pour sa vigne. Accueillons-le aussi avec joie : l’héritier, le Christ a vaincu la mort et son Royaume est là. Soyons dans la joie, c’est lui-même qui prend soin de sa vigne, c’est lui-même notre appui, notre pierre d’angle, notre rocher.

Résolution

Vis et donne la joie de cette espérance inamovible que te donne ta foi.

03/10/2026

Ils allaient mourir de faim… puis un miracle incroyable s’est produit : Notre Dame de la paix

 

La joie, vertu chrétienne

 Samedi 3 octobre 2026

Évangile selon saint Luc 10, 17-24

En ce temps-là, les 72 disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. » Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire. Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

Prière

Seigneur, je cherche le bonheur dans ma vie de tous les jours. C’est par la vie des vertus chrétiennes et l’union avec toi que je pourrais trouver la vraie joie. Aide-moi à connaître et à vivre la vraie joie, celle qui est éternelle et qui nous donne un avant-goût du ciel.

Demande

Faire l’expérience profonde de la vraie joie chrétienne.

Réflexion

  1. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous voyons le Christ qui exulte de joie. La joie est une vertu très importante pour le chrétien. Nous connaissons le dicton : « Un saint triste est un triste saint ! » Mais, comme de nombreuses vertus, la joie nous semble à la fois évidente et mystérieuse. Nous savons très bien ce qu’elle représente puisque nous avons tous expérimenté au moins une fois un grand moment de joie. Pourtant, ce n’est pas non plus une vertu que nous pouvons commander ni forcer. La joie a quelque chose d’insaisissable qui nous échappe. Le pape François nous dit que la joie doit-être le « souffle du chrétien », quelque chose qui nous habite et imprègne toute notre vie.     
  2. Contemplons donc Jésus qui exulte de joie et apprenons, de son exemple, ce qu’est la vraie joie chrétienne. La première caractéristique mise en évidence dans cet Évangile est le fait que Jésus exulte sous l’effet de l’Esprit Saint. Nous ne parlons pas ici d’une joie terrestre, mais vraiment d’un don de Dieu.
    Le pape François nous dit encore que la joie « n’est pas une chose que l’on achète ou que je peux faire avec un effort : non, elle est un fruit de l’Esprit Saint ». Notre culture d’aujourd’hui utilise fréquemment le terme de joie mais elle propose en fait beaucoup plus de divertissement que de joie véridique. La vraie joie profonde, celle qui n’est pas passagère et qui change ma vie, est celle du chrétien. Une nouvelle fois, le pape François nous donne les caractéristiques de cette joie. Pour lui, en effet, il y a « la joie chrétienne si nous sommes en tension entre le souvenir — la mémoire d’être régénérés, comme le dit saint Pierre, la mémoire que Jésus nous a sauvés — et l’espérance de ce qui nous attend. Et quand une personne est dans cette tension, elle est joyeuse. » (Pape François, Méditation matinale sur la joie chrétienne, 28 mai 2018)
  3. La joie que nous voulons vivre est donc bien plus noble qu’un éclat de rire ou qu’un bon moment partagé. Il s’agit d’un don de Dieu qui change notre regard sur la vie et sur notre histoire. Si nous sommes convaincus que nous avons été sauvés par le Christ et que c’est le ciel, la vie éternelle, qui nous attend, alors nous pourrons expérimenter la vraie joie chrétienne ; celle qui fait exulter Jésus et qui remplit de joie les apôtres qui reviennent de mission.
    En effet, Jésus nous dit dans cet Évangile : « Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. » Nous voyons donc ici le lien étroit entre la joie et la vertu d’espérance. Seule la certitude d’un bonheur éternel possible peut nous réjouir en vue du futur, c’est cette Bonne Nouvelle que le Christ est venu nous apporter.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. La vraie joie chrétienne est un don qui vient de toi. Aide-moi à avoir les bonnes dispositions pour recevoir ce don et vivre dans la vraie joie et dans la vraie espérance des enfants de Dieu.

Résolution

Prendre un temps pour distinguer les divertissements des vraies joies de ma journée.