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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
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01/03/2026
Prière, pénitence et partage
Dimanche 1er mars 2026
Évangile selon saint Matthieu 17, 1-9
En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
Prière
« Seigneur et Maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit d’oisiveté, de découragement et de paroles vaines. Accorde-moi un esprit d’humilité, de patience et de charité. Donne-moi, Seigneur, de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère. » (Saint Éphrem le Syrien)
Demande
Seigneur, en ce temps de Carême, ouvre nos cœurs à la lumière de la Transfiguration. Aide-nous à vivre encore plus profondément l’esprit de prière, de pénitence et de partage.
Réflexion
- La Transfiguration et la prière : monter pour écouter
« Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. » La première démarche de Jésus est de conduire ses disciples à l’écart. La prière commence toujours par ce mouvement : se séparer pour mieux s’unir, quitter l’agitation pour entrer dans la présence de Dieu. Le Carême est précisément ce temps favorable où nous sommes invités à redécouvrir le silence, la fidélité à la prière, la contemplation.
Sur la montagne, Jésus est transfiguré : son visage devient brillant comme le soleil, ses vêtements d’une blancheur éclatante. Ce que les disciples voient n’est pas une illusion. Dans notre prière, quelque chose de semblable peut se produire : unis profondément au Christ dans le silence, nous pouvons expérimenter une certaine plénitude et ressentir la présence du Christ qui vient irradier notre âme. Notre prière nous permet de reconnaître sa gloire cachée dans la simplicité de notre quotidien.
Moïse et Élie apparaissent, représentant la Loi et les prophètes : toute l’Écriture converge vers Jésus. La prière chrétienne n’est jamais détachée de la Parole de Dieu ; elle est écoute. Et c’est justement ce que rappelle la voix du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Écouter le Christ est le cœur de la prière. Pendant le Carême, nous sommes appelés à réapprendre cette écoute : dans l’Évangile, dans la liturgie, dans les appels discrets de notre conscience.
Comme Pierre parfois, nous voudrions dresser des tentes pour rester en contemplation dans la lumière du Christ. Mais notre prière ne doit pas être une fuite du monde. Au contraire, elle est une force pour y retourner transformés. Le Carême nous apprend que la contemplation prépare notre mission, et que la prière régulière, humble et confiante nous rend disponibles à la volonté de Dieu. - La Transfiguration et la pénitence : traverser la crainte pour être relevés
Face à cette manifestation de la gloire divine, les disciples tombent face contre terre, saisis d’une grande crainte. La lumière révèle aussi notre fragilité. La pénitence, que nous sommes invités à vivre pendant tout le temps du Carême, naît de cette vérité mise à nue : devant Dieu, nous ne pouvons rien cacher. Le Carême est ce temps où nous acceptons de nous laisser éclairer, même et surtout dans nos zones d’ombre.
Cependant, Jésus s’approche, touche ses disciples et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » La pénitence chrétienne pourrait parfois nous sembler écrasante, culpabilisante. Mais reconnaître notre péché, nos incohérences, nos résistances à l’amour de Dieu, c’est faire place à la miséricorde. Une vraie grâce !
La Transfiguration se situe juste après la première annonce de la Passion. Jésus sait que la croix est proche et, librement, il choisit de ne pas y échapper. La lumière de la montagne ne supprime pas la souffrance à venir, mais elle en révèle le sens. De même, les efforts du Carême : le jeûne, la sobriété, les sacrifices ne sont pas des fins en soi. Ils nous préparent à traverser nos épreuves avec confiance, en sachant que Dieu agit même dans ce qui semble obscur.
« Ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. » Tout le reste disparaît. La pénitence consiste aussi à simplifier notre vie, à enlever ce qui nous détourne de l’essentiel. En renonçant à certaines habitudes, nous laissons davantage de place à Dieu pour nous transformer de l’intérieur. Pendant le Carême, nous sommes invités à faire le tri : qu’est-ce qui m’éloigne du Christ ? Qu’est-ce qui m’empêche d’aimer ? - La Transfiguration et le partage : redescendre pour aimer
Après l’expérience de la montagne, Jésus redescend avec ses disciples. La rencontre avec Dieu conduit toujours vers les autres. Le partage est la conséquence naturelle de la Transfiguration : celui qui a vu la lumière ne peut la garder pour lui seul.
Jésus demande le silence : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » Il y a un temps pour contempler et un temps pour témoigner.
Partager, ce n’est pas seulement donner de son superflu ; c’est se donner soi-même. La lumière reçue dans la prière et purifiée par la pénitence devient amour concret : attention aux plus pauvres, écoute de ceux qui souffrent, gestes de réconciliation. Le Christ transfiguré nous apprend que la vraie gloire est celle de l’amour offert.
En descendant de la montagne, les disciples vont retrouver un monde marqué par la maladie, le doute et l’incompréhension. Pourtant, ils portent désormais en eux un souvenir lumineux qui les soutiendra dans l’épreuve. Ainsi, le Carême nous prépare à devenir des témoins de l’espérance, capables de partager la paix reçue de Dieu.
Dialogue avec le Christ
Seigneur à travers cet Évangile de la Transfiguration, tu nous rappelles que le Carême est un chemin de transformation. Par la prière, nous montons avec toi pour écouter la voix du Père. Par la pénitence, nous acceptons d’être purifiés et relevés. Par le partage, nous redescendons vers nos frères pour leur offrir la lumière reçue.
Résolution
Pendant ce Carême, je m’efforcerai d’accomplir quotidiennement un acte de prière, de pénitence et de partage.
28/02/2026
Aimer comme tu aimes
Samedi 28 février 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 43-48
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Prière
Seigneur, je t’offre cette nouvelle journée, je veux la vivre sous ton regard, dans ton amour. Soutiens-moi, donne-moi ta grâce, accompagne-moi. Soutiens également ma prière. Viens prier en moi, viens illuminer mon âme et remplir mon cœur de ton amour. Ouvre mon esprit à l’intelligence de cette page d’Évangile.
Demande
Seigneur, tu me demandes d’aimer et tu me demandes explicitement d’aimer mes ennemis. « Demande-moi ce que tu veux, et accorde-moi la grâce pour l’accomplir », c’était la prière de saint Augustin pour demander le don de la chasteté. Je te fais cette même prière pour te demander le don d’aimer mes ennemis ; et le don d’aimer comme tu aimes.
Réflexion
- « Aimez vos ennemis (…) »
Voici un commandement de Dieu que nous connaissons bien mais qui continue à nous étonner : aimez vos ennemis, leur vouloir du bien, les aimer comme Dieu les aime.
« On vous a dit » ou « tout le monde dit », « tout le monde pense » : aimez ceux qui vous aiment. « Eh bien ! Moi, je vous dis (…) » C’est une parole explicite de Jésus, une Parole de Dieu. Sa volonté est explicite, c’est son désir pour nous.
« (…) afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux » : afin d’être vraiment ses enfants, afin de vraiment lui ressembler et de l’imiter.
C’est ainsi que Dieu agit et c’est ce qui anime son cœur ; et il voudrait qu’il en soit de même pour nous. Lui, « il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes ». Il est toute abondance, toute bonté, toute miséricorde, toute tendresse. Il est uniquement l’amour ! - « (…) que faites-vous d’extraordinaire ? »
Qu’est-ce qui nous différencie en tant que chrétiens ? Le Seigneur nous invite clairement « à plus ». Il nous invite à faire quelque chose de différent, ou à faire différemment, à ne pas faire nécessairement comme tout le monde, à ne pas se contenter de ce qui est « normal ».
Est-ce que je me laisse bousculer par sa Parole ? Par son invitation ? Chacun peut sentir en son cœur comment le Seigneur l’invite à le suivre, comment il l’invite à quelque chose de plus aujourd’hui. - « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Nous ne serons jamais parfaits. De quelle perfection s’agit-il ? C’est un clair appel à la sainteté. Un appel à la sainteté que Dieu fait résonner aujourd’hui de nouveau en mon cœur.
« En réalité, dès les premières pages de la Bible, il y a, sous diverses formes, l’appel à la sainteté. Voici comment le Seigneur le proposait à Abraham : Marche en ma présence et sois parfait. » (François, Gaudete et exsultate, Sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel, 1)
De quelle perfection s’agit-il ? Il s’agit de la perfection de l’amour : aimer comme lui, aimer ses amis et ses ennemis. Aimer tout homme comme lui aime tout homme. Aimer mon prochain tel qu’il est, le lui dire, le lui faire savoir. Aimer l’autre, et que l’autre se sente bien, se sente libre, sente l’envie de donner le meilleur de lui-même. Demander l’Esprit Saint, l’Esprit d’amour pour que ce soit lui qui aime en nous, avec nous, à travers nous.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, si tu me dis tout cela, c’est parce que tu m’aimes. Je te rends grâce pour le don de ton amour pour moi. Fais que cet amour continue à grandir et à animer mon cœur. Qu’il est bon de se savoir infiniment aimé ! Ouvre mon âme pour voir la façon dont tu aimes aussi chaque personne de cet amour infini. Ouvre mon âme pour voir la façon dont tu aimes ainsi mes « ennemis ». Fais que, par mon amour, les autres aussi se sachent infiniment aimés.
Résolution
Je mettrai un peu d’eau sur cette plante de l’amour qui vit, grandit en mon âme (à chacun d’imaginer comment !).
27/02/2026
Se réconcilier avec son frère
Vendredi 27 février 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 20-26
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »
Prière
Seigneur, je n’arrive pas aimer comme tu aimes, pardonner comme tu pardonnes. Alors viens à mon aide, aime en moi, pardonne en moi, Seigneur !
Demande
Me mettre en chemin avec ceux qui m’ont blessé ; m’ouvrir au pardon à donner ou à recevoir.
Réflexion
- Saint Augustin, en commentant ce passage, précise : « Le passage que nous venons d’entendre lire dans le saint Évangile a dû nous glacer de frayeur si nous avons la foi ; il faudrait ne pas l’avoir pour ne pas trembler. Ceux qui ne tremblent pas veulent jouir d’une fausse sécurité (…) » (Saint Augustin, Sermon LX) Pourquoi ? Parce que saint Augustin prend la mesure du message de Jésus. Qui n’a pas ressenti une colère profonde contre son frère ? Qui n’a jamais laissé échapper un mot d’insulte ou un jugement hâtif contre son prochain ? Pour commencer cette méditation sur ce passage, laissons-nous nous sentir concernés par ces paroles du Christ et dire avec le psalmiste : « Si tu retiens les fautes, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne. » (Ps 130, 3-4)
- Jésus, dans ce passage, ne regarde pas le mal qui vient des autres, sinon comment réagissons-nous au mal qui nous est fait ? Si nous sommes en colère ou au tribunal ou si nous insultons un frère, il y a une raison. Le Christ n’entre pas dans ces raisons, justes ou pas justes. Il veut d’abord considérer notre état d’âme.
On peut alors étudier notre mode d’action. Comment regardons-nous les torts qui nous sont reprochés ? Sommes-nous capables de distinguer les situations blessantes que d’autres nous ont fait subir et la colère ou la haine que nous avons choisies par la suite ? « Le Christ a donné sa vie pour toi et tu continues à détester celui qui est un serviteur comme toi. » remarque saint Jean Chrysostome « Ton Maître n’a pas hésité à endurer pour toi toutes les souffrances, et tu refuses même de renoncer à ta colère ! Qu’est-ce qui te retient, dis-moi ? Un tel m’a gravement offensé, dis-tu, il a été tant de fois injuste envers moi, il m’a menacé de mort ! Eh bien ! Qu’est-ce que cela ? Il ne t’a pas encore crucifié comme les Juifs ont crucifié le Seigneur. » - Devant la colère, légitime ou exacerbée, Jésus dit : « Va d’abord te réconcilier avec ton frère. » Réconcilier veut dire : le regarder en face, voir son visage. Ce n’est pas simple de pardonner, ce n’est pas simple de lâcher sa colère. Mais lorsque nous parvenons, avec la force et la grâce du Christ, à regarder le visage de celui qui nous a fait du mal, on voit deux choses : tout d’abord qu’il est un être comme nous. Il a commis un mal que nous aurions pu aussi commettre dans d’autres circonstances. Et nous voyons aussi qu’il est faible, que le mal qu’il a choisi le détruit. Sans fausse innocence, sans se cacher du mal commis et de son influence sur nous, je peux regarder mon prochain en face.
Dialogue avec le Christ
Reprendre le psaume 129 et le faire nôtre :
« Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! (…) Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais près de toi se trouve le pardon pour que l’homme te craigne. J’espère le Seigneur de toute mon âme ; je l’espère, et j’attends sa parole. (…) Oui, près du Seigneur, est l’amour ; près de lui, abonde le rachat. C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes. »
Résolution
Demander humblement à Dieu la grâce de son pardon pour moi et pour un frère ou une sœur qui m’a blessé.
26/02/2026
« Quiconque demande reçoit »
Jeudi 26 février 2026
Évangile selon saint Matthieu 7, 7-12
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »
Prière
Père, quelle joie d’être ton enfant bien-aimé. Je ne peux que m’émerveiller en pensant comme tu m’aimes d’un amour infini ! Tu veux le meilleur pour moi, car tu me connais mieux que moi-même et tu sais ce qui est bon pour moi. Loué sois-tu, Père tout-puissant et tout aimant !
Demande
Seigneur, rends-moi capable d’aimer comme toi d’un amour inconditionnel, bienveillant et empli de délicatesse pour les autres.
Réflexion
- Combien de fois j’entends des personnes dire : « Moi, je ne demande rien à Dieu. Je ne veux pas qu’il pense que je le prie juste pour quémander ! » Et combien de fois je réponds : « Mais Dieu veut être en relation avec toi ! Il veut que l’on s’adresse à lui, et que nous lui demandions d’agir pour nous ! »
Dans ce passage d’Évangile, Jésus répond clairement : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. » Dieu nous appelle à la persévérance, car il sait ce qui est bon pour chaque personne et connaît le meilleur moment pour nous l’accorder. C’est pourquoi il ne répond pas toujours immédiatement, et cela nous offre donc des occasions de développer notre patience et notre confiance en lui. - Jésus insiste : « Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! »
Pour moi qui suis mère de famille, c’est toujours un plaisir de pouvoir aider mes enfants de quelque façon que ce soit et de leur rappeler qu’ils peuvent toujours nous demander notre aide. Il m’est facile de penser que Dieu, qui m’aime d’un amour infini, veut le meilleur pour moi. Parfois, il arrive que la réponse de Dieu soit différente de ma demande, car il sait mieux que moi-même ce qui est le meilleur pour moi. Parfois, Dieu me surprend mais, après coup, je constate que c’était ce qu’il y avait de plus adapté à ma situation.
Alors, avec ce passage, nous sommes invités à oser demander à Dieu, à oser lui faire confiance, et à accueillir ses cadeaux et ses offrandes avec gratitude. - « Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi. »
Sur un plan naturel, ce que je fais de mal me « reviendra » tôt ou tard, c’est ce que certains appellent l’effet boomerang. Également, ce que je fais de bien me reviendra en retour. Toutefois, en tant que disciple de Jésus, je suis appelé à davantage.
Dans notre vie quotidienne, il y a des situations où mon prochain peut me blesser ; mon premier réflexe pourrait être de riposter, ce qui aurait pour effet de dégrader notre relation. Si je prends le temps de me retirer pour prier et demander l’aide de Dieu, il répondra alors très rapidement à ma prière et me comblera de son Esprit Saint. Ce moment de retrait donne un espace à Dieu pour agir en moi. Plus je développe le réflexe de me tourner vers Dieu, par la prière, par les sacrements, par des jeûnes, plus son action se manifestera en moi par ses dons et ses fruits : paix, amour, patience, bienveillance, bonté, joie, douceur, fidélité, maitrise de soi !
Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu es un Dieu aimant, bienveillant, empli de tendresse pour moi. Tu es un Dieu providence. Je te remercie de veiller sur moi et de vouloir mon bien.
Résolution
Dans mes moments de prière, j’ose présenter des demandes à Dieu, et lui rendre gloire pour tous les bienfaits qu’il m’accorde en reconnaissant que c’est ce qui est le meilleur pour moi.
25/02/2026
Le signe de ma conversion
Mercredi 25 février 2026
Évangile selon saint Luc 11, 29-32
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »
Prière
Chant : Je viens vers toi, Jésus
Comme l’argile se laisse faire
entre les mains agiles du potier,
ainsi mon âme se laisse faire,
ainsi mon cœur te cherche, toi mon Dieu.
Je viens vers toi, Jésus (4 fois)
Comme une terre qui est aride,
ainsi mon cœur désire ton eau vive,
tu es la source qui désaltère, qui croit
en toi, n’aura plus jamais soif.
Je viens vers toi, Jésus (4 fois)
Comme un veilleur attend l’aurore,
ainsi mon âme espère en ta Parole.
Car ta Parole est une lampe,
une lumière allumée sur mes pas.
Je viens vers toi, Jésus (4 fois)
Demande
Seigneur Jésus, rends mon cœur de plus en plus semblable au tien.
Réflexion
- Ce jour-là, une foule nombreuse se rassemble autour de Jésus. Le Seigneur perçoit dans leur cœur la recherche de signes. Ils veulent voir des miracles et des prodiges comme Jésus en avait accompli ailleurs. Mais, malheureusement, ce n’était pas forcément pour grandir dans leur foi et leur confiance en lui mais probablement pour l’effet du spectacle. Cherchons-nous les consolations de Dieu plus que Dieu lui-même ? Suis-je capable de persévérer dans ma communion avec Dieu dans la prière et les sacrements sans chercher de signes sensibles ? Seigneur, aide-moi à te suivre gratuitement sans chercher de récompense. Aide-moi à t’aimer pour qui tu es et non pas pour ce que tu me donnes.
- Jésus évoque le signe de Jonas comme le signe qu’il est venu nous donner. De quoi s’agit-il ? Dieu avait choisi Jonas pour être son prophète et l’avait envoyé prêcher la conversion à Ninive, ville dévoyée par l’immoralité et l’idolâtrie. Mais, au mépris de Ninive et de l’appel de Dieu, Jonas décide de fuir la volonté de Dieu. Le voilà rattrapé par le Seigneur en pleine mer dans une tempête qui l’oblige à se jeter dans les flots pour sauver le navire. Dieu vient alors à son secours en envoyant une baleine l’engloutir et le déposer sur les plages de Ninive. Jonas accepte donc la volonté du Seigneur et exécute sa mission avec succès parvenant, avec la grâce de Dieu, à la conversion du roi de Ninive et de tout le peuple.
Le signe qu’évoque Jésus aujourd’hui est celui de la conversion du cœur de l’homme. Autrefois, Jonas et la ville de Ninive s’étaient convertis pour accueillir la volonté de Dieu.
Et moi, suis-je prêt à me remettre en question pour suivre davantage le Seigneur ? - La conversion du cœur est le plus grand des signes et des miracles que Dieu peut accomplir dans notre monde. C’est la victoire du bien sur le mal, la victoire de la vie de l’âme sur la mort du péché. Même si la guérison du corps est un prodige désirable et fort, les fruits d’un cœur qui se tourne vers Dieu sont encore meilleurs et parfois plus difficiles à produire. L’homme qui s’y refuse est capable de lier les mains de Dieu qui ne s’impose jamais à lui. C’est vraiment une vie nouvelle qui s’ouvre pour celui qui se convertit.
Voilà pourquoi le signe de Jonas est aussi celui de la Résurrection. Après trois jours dans le ventre de la baleine, il revient au monde pour reprendre sa vie, comme le Christ a passé trois jours dans le tombeau pour y sortir vivant, en tant que ressuscité.
Suis-je prêt à contribuer à cette victoire du Seigneur sur la mort et le péché dans ma propre vie et celle de mon prochain ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je viens vers toi aujourd’hui dans ma prière. Je viens vers toi parce que je sais qui tu es, un Dieu plein de bonté et de miséricorde. Je veux te chercher non pas seulement pour tes signes et tes consolations mais pour ce que tu es. Peu importe si ma prière est aride et difficile. Je ne suis pas ici uniquement pour être consolé mais pour me donner à toi. Je veux accueillir le signe que tu es venu faire travailler en mon cœur, le signe de ma conversion. Transforme mon cœur afin qu’il soit de plus en plus semblable au tien.
Résolution
Participer au sacrement de réconciliation cette semaine pour avancer avec la grâce de Dieu dans ma conversion.