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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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12/07/2026
Le Maître qui parle à notre cœur
Dimanche 12 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 13, 1-23
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »
Prière
Seigneur, ma foi a toujours besoin de grandir. C’est à ton contact, à ton école qu’elle peut petit à petit devenir plus pure et plus grande. Aide-moi à grandir dans ma foi et dans ma connaissance de ton mystère pour pouvoir t’aimer chaque jour un peu plus.
Demande
Que ma vie de foi soit plus profonde.
Réflexion
- La parabole du semeur est un passage d’Évangile qui revient souvent dans la liturgie catholique. Contrairement aux autres paraboles, ces versets comportent quelque chose de très particulier puisqu’ils contiennent à la fois la parabole et son exégèse officielle. C’est un peu singulier de trouver cela dans les Évangiles. Chaque image de la parabole pourrait mériter une méditation propre, mais c’est la démarche du Christ qui va particulièrement nous intéresser.
Les apôtres ne s’y trompent pas et demandent clairement : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Cette question est plus que justifiée. Nous avons en effet le plus grand expert en théologie qui, plutôt que de nous laisser les meilleurs traités sur Dieu et les réponses à tous les mystères de tous les temps, nous parle simplement d’un petit paysan qui va semer des graines dans son champ. - Cette attitude du Christ doit nous laisser interrogateurs et la réponse du Seigneur n’est pas forcément convaincante : « Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. » Le Seigneur se moquerait-il de nous et de notre faible capacité intellectuelle ?
Au verset 15, le Seigneur insiste : « Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. » Ce qu’il faut noter avant tout c’est que, pour voir, le Seigneur parle de nos yeux, pour entendre, de nos oreilles, et pour comprendre curieusement c’est notre cœur l’organe désigné. Ce n’est pas surprenant puisqu’au temps de Jésus le cœur est considéré comme le lieu où réside l’âme et donc toute la partie immatérielle de l’homme, son esprit et donc aussi son intellect. - Mais alors de quelle compréhension parlons-nous ? Pour nous, au XXIe siècle, la compréhension se limite très vite à un exercice intellectuel qui doit être fourni par le cerveau pour pouvoir comprendre la logique interne d’un raisonnement. Ce n’est pas vraiment ce qu’entend le terme biblique. Nous sommes plutôt face à une découverte profonde d’une nouvelle réalité qui est plus une expérience de toute la personne, ses sens, son instinct et aussi son intellect. C’est cette connaissance avec le cœur qui n’est pas un raisonnement mathématique froid, mais une conviction profonde qui ne s’explique peut-être pas facilement mais qui est profondément ancrée.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Ma vie de foi se résume trop souvent à essayer de comprendre intellectuellement plutôt que d’essayer d’aimer tout simplement avec mon cœur. L’un n’exclut évidemment pas l’autre mais aide-moi, Seigneur, à trouver le bon équilibre dans ma relation avec toi.
Résolution
Offrir un petit sacrifice comme preuve d’amour au Seigneur aujourd’hui.
11/07/2026
Qui est ton alpha ?
Samedi 11 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 10, 24-33
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Il suffit que le disciple soit comme son maître, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison. Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »
Prière
Mon Père, je crois que tu es amour et que tu veux déverser tout cet amour en mon cœur. Je désire, en ce moment, ouvrir mon cœur à ton amour, afin de mieux te le rendre.
Demande
Transforme mes peurs en paix, Seigneur !
Réflexion
- « Ne craignez donc pas ces gens-là (…) » ; « Ne craignez pas ceux qui (…) » ; « Soyez donc sans crainte »
Ô Jésus, homme de courage et de paix ! Comme il est facile de t’entendre dire « ne crains pas » et si difficile de le vivre ! Seigneur, enseigne-moi de voir la vie à ta façon. Sois mon maître ; je veux être ton disciple. Je ne veux pas être au-dessus de toi.
Dans la liturgie d’aujourd’hui, c’est toi qui nous dis de ne pas avoir peur au moment même où tu nous envoies pour « proclame[r] que le Royaume de Dieu est tout proche » (Mt 10, 7). Je veux faire ce que tu me dis, Seigneur, mais, pourquoi donc ai-je peur ? Pourquoi ai-je donc des résistances ? Viens dans mon cœur là où habite ma peur. Seigneur, que ta Parole pénètre et fortifie ma vie. - « Les gens ont traité de Béelzéboul » ; « ceux qui tuent le corps »
Dire aux autres que ce n’est pas eux qui règnent mais toi n’est pas toujours agréable pour « les gens » (Mt 10, 25) qui se croient être les seuls maîtres de leurs propres décisions. Ils diront que je m’impose… comme « Béelzéboul ». Et pourtant, tu me dis de « proclamer sur les toits » (Mt 10, 27). Dire aux autres que ton royaume est proche lorsque je ne te laisse pas encore régner dans mon propre cœur, ce n’est pas toujours convaincant. Ils m’appelleront ‘orgueilleux’ comme Béelzéboul. Justement, il est écrit : « ce que je vous dis dans les ténèbres ». Je dois peut-être entendre ce que tu me dis dans ‘mes ténèbres’. Me comporter en montrant que c’est toi le Roi et non pas les autorités, c’est risquer que l’on me laisse sans ressources pour mon corps… ou que l’on me mette en prison. Et pourtant, tu m’invites à me « déclar[er] pour [toi] devant les hommes » et à craindre plutôt ceux qui m’invitent à mal me comporter. - « Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé » ; « sans pouvoir tuer l’âme » ; « vous valez bien plus »
En relisant les raisons pour lesquelles tu me dis de ne pas avoir peur, mon Dieu, je vois que deux d’entre elles me rappellent la fin des temps : c’est toi qui donneras évidence de toute vérité. Tout « sera dévoilé ». Ceux qui tuent le corps sont des maîtres et des rois de ce monde d’un pouvoir limité ; mais au-dessus d’eux, il y a toi, le Maître et Roi du corps et de l’âme. De plus, c’est toi et ton Père qui gérez l’histoire et le destin de tout être, aussi petit soit-il (cf. Mt 10, 29-30), et c’est vous qui nous dites : « ‘vous valez bien plus’ (Mt 10, 31), bien plus que vous ne le pensez. Ne craignez pas les gens qui veulent vous rabaisser quand c’est vraiment moi que vous proclamez. Déclarez-vous paisiblement devant les hommes… sans peur. »
Dialogue avec le Christ
Jésus, Prince de la paix, accorde-moi une sécurité et un aplomb qui ressemblent à ceux de la Vierge Marie, ni faibles, ni durs. Fais « reposer sur [moi ton] Esprit » (Mt 12, 18) afin que je sache qui craindre, quand me taire et quand parler.
Résolution
Aujourd’hui, je donnerai plus d’importance à la Parole de Dieu afin de laisser Dieu être le juge des situations.
10/07/2026
Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père
Vendredi 10 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 10, 16-23
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël quand le Fils de l’homme viendra. »
Prière
Seigneur, merci pour l’enseignement de ton Évangile, que nous pouvons lire et relire et méditer. Donne-nous de nous laisser façonner par lui pour que nous devenions réellement semblables à toi.
Demande
« Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. » Accorde-moi, Seigneur, la grâce que ma foi soit une foi persévérante jusqu’à mon dernier jour. Que jusqu’à mon ultime soupir j’aie confiance en ton amour pour moi, puissant et tendre, prévenant et fidèle, « qui fait tout contribuer à [mon] bien » (Rm 8, 28).
Réflexion
- « Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes. »
La simplicité, la candeur est une vertu de la vie spirituelle. Elle nous rapproche du ciel. Dieu aime que nous soyons simples avec lui, que nous croyions et nous abandonnions à lui avec la simplicité d’un enfant. Il aime que nous lui exposions nos besoins avec cette même simplicité, celle d’un cœur pur : « Soyons candides comme des colombes ».
La prudence, elle, est une vertu utile pour ce monde, pour vivre en disciples du Christ au milieu du monde et de ses dangers. C’est par la grâce de la prudence que Dieu, tel le Berger du psaume 22, « nous conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom ». Elle est un don de Dieu mais elle se travaille et s’acquiert peu à peu par l’expérience, la demande de conseil et la prière persévérante. - « Méfiez-vous des hommes. »
Jésus nous demande de nous confier en Dieu seul. Il nous confie à l’Esprit Saint auquel nous devons nous abandonner avec confiance. « Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit. » (Ga 5, 25) L’Esprit sanctificateur, c’est lui qui ne cesse de vivifier nos âmes, qui nous appelle sans cesse vers un plus grand amour, vers une sortie de notre égoïsme. L’Esprit nous appelle à témoigner, par de petites ou de grandes choses, que nous aimons le Christ plus que notre propre vie.
Seigneur, augmente notre amour pour toi, augmente notre docilité à l’Esprit Saint pour que, réellement, nous t’aimions plus que notre propre vie. - « Voici que moi, je vous envoie (…) »
Le Seigneur nous envoie. À la fin de chaque messe, les baptisés sont envoyés. On se souvient en effet que le mot messe vient du latin missa qui veut dire envoyé. À la fin de chaque messe, le diacre proclame : « Allez porter l’Évangile du Seigneur » ou « Allez en paix, glorifiez le Seigneur par votre vie ». Voilà notre mission : être envoyé et porter l’Évangile du Seigneur. Par notre vie, glorifions le Seigneur !
Dialogue avec le Christ
« Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. » Suis-je vraiment comme une brebis ? Parfois n’ai-je pas envie de mordre, de griffer mon prochain ? Est-ce que je ne désire pas parfois les prendre à la gorge et les secouer ? Au fond de moi, est-ce que je ne me sens pas un peu loup ? Seigneur, pourtant, tu me demandes de devenir comme une brebis, c’est-à-dire pacifique, humble, doux. Aide-moi à travailler sur moi pour acquérir douceur et humilité, pour apporter la paix, même à ceux vis-à-vis desquels ma première réaction serait de me comporter comme un loup !
Résolution
Avec qui ai-je tendance à avoir intérieurement des réactions de loup ? Ma sensibilité, lorsqu’elle a été heurtée, m’a-t-elle incitée ces derniers jours à être agressif ? Je chercherai aujourd’hui par un retour sur moi à essayer d’en prendre conscience. Je prierai l’Esprit Saint pour qu’en d’autres circonstances identiques, je puisse être doux et humble.
09/07/2026
Annoncer et servir
Jeudi 9 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 10, 7-15
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville. »
Prière
Seigneur, je crois fermement en toi. Je crois que tu es présent ici, à côté de moi, au moment où je me mets en ta présence. J’espère en toi. J’espère en ta vie éternelle. J’ai confiance que tu vas me guider aujourd’hui vers cette vie éternelle. Ô Seigneur, je t’aime par-dessus toute chose. Plus que moi-même. Mais augmente en moi cet amour. Donne-moi de n’aimer que toi, et d’aimer tes créatures parce que toi tu les aimes.
Demande
Seigneur, fais de moi un apôtre !
Réflexion
- « (…) le Royaume des cieux est tout proche. »
Pour de nombreux Juifs du temps de Jésus, Dieu apparaissait comme lointain, inaccessible, entouré de prescriptions et réservé au Temple. On craignait sa sainteté plus que l’on ne goûtait sa proximité. Or Jésus envoie ses apôtres annoncer une nouvelle bouleversante : Dieu s’est approché des hommes. Il vient visiter les malades, relever les pécheurs, toucher les lépreux et libérer les cœurs.
Le Royaume n’est plus une promesse lointaine ; il commence déjà avec la présence du Christ. Aujourd’hui encore, nous pouvons vivre comme si Dieu était une idée lointaine. Pourtant, dans la prière, les sacrements et la charité fraternell e, le Seigneur continue de se faire proche de chacun d’entre nous. - « Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
Le disciple ne peut annoncer l’Évangile comme une possession personnelle ou un moyen de se mettre en avant. Il en est le dépositaire : la foi, la grâce, le pardon, la vie même. Jésus demande donc à ses apôtres une profonde pauvreté intérieure. En renonçant aux sécurités humaines, ils apprennent à s’appuyer sur Dieu et non sur leurs propres moyens.
Cette parole nous interroge : donnons-nous avec gratuité ? Dans nos relations, notre service de l’Église, notre aide aux autres, cherchons-nous une récompense, une reconnaissance ou la joie simple d’avoir servi le Christ ? - « Que votre paix vienne sur [cette maison]. »
Le missionnaire apporte avant tout la paix du Christ. Cette paix est une présence de Dieu offerte à ceux qui ouvrent leur cœur. Pourtant Jésus prépare aussi ses disciples au refus. Tout le monde n’accueillera pas l’Évangile. Le disciple ne doit ni se décourager ni devenir agressif : il annonce avec charité, puis il confie les fruits à Dieu. Secouer la poussière de ses pieds signifie avancer sans rancune.
Dans notre vie chrétienne aussi, certaines portes restent fermées. Demandons au Seigneur de garder un cœur paisible, sans amertume, toujours prêt à recommencer humblement la mission.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu m’envoies au milieu des loups pour évangéliser. Rappelle-moi que tu m’as choisi en premier et que tu m’as précédé sur ce chemin. Donne-moi la joie d’être étranger ici-bas, la force de rester fidèle et le courage d’annoncer le Royaume malgré tout. Que ma vie soit un témoignage vivant de ton amour pour le monde. Amen.
Résolution
Aujourd’hui, je parlerai de l’Évangile ou des méditations à une personne.
08/07/2026
Choisis pour la mission
Mercredi 8 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 10, 1-7
En ce temps-là, Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »
Prière
Seigneur Jésus, en ce temps de vacances pour certains, de travail pour d’autres, je m’offre et m’unis à toi en ce jour. Ouvre mon cœur durant ce temps de prière et de rencontre avec toi. Apprends-moi à t’écouter et à découvrir les chemins nouveaux sur lesquels tu m’appelles. Fais grandir ma foi, mon espérance et ma charité pour toi et pour mon prochain.
Demande
La grâce du courage pour annoncer l’Évangile et porter la Bonne Nouvelle comme Jésus et les apôtres.
Réflexion
- Jésus rassemble ses apôtres et leur donne un pouvoir. Il leur fait confiance et les choisit. Les dons et les grâces particulières sont au service de l’évangélisation, de la Bonne Nouvelle de la venue du Royaume des Cieux. Ces dons viennent de Dieu, par le Saint-Esprit, qui les donne à qui il veut. Jésus demande une réponse de foi de la part des apôtres mais aussi des « brebis perdues d’Israël ». Les dons, les charismes et les pouvoirs sont réels. Dieu veut notre bien et notre sanctification.
Jésus peut-il m’offrir à moi aussi un don particulier au service des autres ? Compassion, discernement, conseil, organisation, accueil, guérison, exhortation, enseignement, prophétie… don des larmes, de vision, de science et d’intelligence ? Ai-je l’humilité suffisante pour le reconnaître ou bien une fausse humilité me ferme-t-elle aux dons de Dieu et à l’œuvre de sa grâce en moi. - Les dons et les charismes sont un cadeau de Dieu mais un discernement est nécessaire pour les découvrir et les reconnaître. Dans le discernement d’un don, d’une vocation, il y a toujours une manifestation de Dieu, une négation ou un refus de la personne qui ne se sent pas capable ou digne, une réaffirmation de Dieu et une confirmation de la mission (cf. Moïse, Jonas, Jérémie, Élie).
Souvent, ce sont les autres qui nous aident à reconnaître les dons que nous avons reçus. Puis la hiérarchie de l’Église se porte garante de leur véracité en vérifiant la charité et l’obéissance, dans l’usage de ces dons, des personnes qui les reçoivent. Reconnaître ces dons dans la personne de notre prochain, c’est découvrir la grâce et la grandeur de Dieu dans nos frères. C’est un signe d’une plus grande humilité que de reconnaître la grandeur de Dieu dans notre fragilité et être instrument de sa grâce, non seulement institutionnelle comme le prêtre dans les sacrements, mais aussi dans la multitude des dons qui font partie du Corps mystique. Lorsque nos communautés sont nourries de la reconnaissance de la grandeur de nos frères dans leurs dons, elles deviennent des lieux de vie où la vie de l’Esprit circule avec plus d’abondance et de fécondité. - Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie. Il vivifie par sa grâce active chacun de ses apôtres d’hier et d’aujourd’hui. Il fait resplendir sa vérité dans nos vies, dans ses dons. Il conduit vers le chemin de la mission, après avoir donné ses dons et sa vie. Il leur trace une route claire et précise : aller vers les proches avant de regarder les horizons lointains, aller vers notre prochain et ceux qui nous entourent. Fortifiés par la force du Christ, les apôtres partent en mission, dans l’humilité de se savoir au service et amis du Seigneur.
Ai-je l’humilité de reconnaître les dons que le Seigneur m’a confiés ? Suis-je attentif à la mission concrète qu’il me demande d’accomplir ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, ouvre mon cœur pour comprendre le chemin que tu traces pour ma vie. Fais-moi découvrir et comprendre la grandeur de ton amour. C’est une histoire d’amour, non de servitude. Je sais que seul celui qui se sent aimé est capable d’aimer. Jésus, tu me fortifies et me confirmes dans ma mission, dans mon chemin de foi et de service. Je te rends grâce pour tous les dons que tu as déposés en moi.
Résolution
Pendant la journée, je médite sur les dons reçus et je réfléchis concrètement à la manière de les mettre davantage au service de mon prochain.
07/07/2026
Envoyer des ouvriers pour la moisson
Mardi 7 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 9, 32-38
En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Prière
Seigneur Jésus, je veux me mettre en ta présence et contempler ton cœur. Tu parcours villes et villages, tu enseignes, tu guéris, tu relèves, tu délivres. Tu ne restes pas indifférent à la misère humaine. Viens aussi regarder les foules de notre temps et viens regarder mon cœur. Donne-moi de méditer cet Évangile avec toi, pour apprendre de toi à aimer, à servir et à collaborer à ton œuvre. Amen.
Demande
Seigneur Jésus, donne-moi un cœur compatissant et disponible pour accomplir le bien avec toi, et pour former d’autres ouvriers pour ta moisson.
Réflexion
- Jésus se consacrait sans relâche à faire le bien
Dans ce passage de l’Évangile, nous voyons que Jésus est très actif : il parcourt les villes et les villages pour proclamer l’Évangile, il guérit, libère et relève. Jésus ne passait pas son temps à analyser ce qui n’allait pas : il consacrait son énergie à faire le bien.
Cela nous encourage à examiner notre conscience plus profondément. Il ne suffit pas d’affirmer : « Je n’ai rien fait de mal. » Il existe aussi les péchés d’omission, c’est-à-dire le bien que nous aurions pu faire et que nous n’avons pas voulu accomplir par paresse, confort ou manque d’amour.
Jésus nous demande : veux-tu m’aider à prendre soin de mes brebis ? Sommes-nous actifs à faire le bien, comme Jésus ?
En même temps, il faut garder l’humilité. Nous ne pouvons pas répondre à toutes les nécessités, et Jésus lui-même n’a pas tout accompli durant sa vie terrestre. Nous n’avons pas à porter une fausse culpabilité pour ce que nous ne pouvons pas faire. Dieu nous demande simplement de faire de notre mieux, avec amour et générosité. - La compassion, source de l’action de Jésus
L’Évangile nous dit : « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles. » Le Cœur de Jésus se laisse toucher par les personnes concrètes, par leur fatigue, leur confusion et leurs blessures. Elles sont pour lui comme des brebis sans berger.
Voilà le moteur de son action. Jésus ne cherche ni les applaudissements ni l’admiration. C’est pourquoi les critiques injustes des pharisiens ne l’arrêtent pas. Si sa motivation avait été d’être reconnu, admiré, remercié ou de grandir en importance, il aurait vite été découragé ; mais parce que son moteur est l’amour, il continue à accomplir le bien.
Et nous-mêmes, quel est notre moteur ? Recherchons-nous le bien des autres, ou bien aspirons-nous à être reconnus ? Demandons à Jésus de purifier nos intentions et d’allumer en notre cœur une authentique compassion. - Prier, appeler et former des ouvriers
Jésus voit les foules blessées et déclare : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. » Il y a tant de bien à faire, et pourtant trop peu de personnes se consacrent vraiment à cette mission.
Jésus commence par dire : « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers. » Mais il ne s’est pas contenté de prier : il a aussi appelé des disciples et a pris le temps de les former. Ensuite, eux aussi ont prié, appelé et formé d’autres ouvriers. C’est ainsi que la mission continue jusqu’à nos jours. À présent, c’est à notre tour. Sommes-nous en train de prier pour les ouvriers de la moisson ? Avons-nous le courage d’appeler d’autres personnes à se mettre au service du bien ? Prenons-nous le temps de les former, dans le service qu’ils peuvent rendre à autrui ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tant de personnes sont désemparées et blessées, comme des brebis sans berger. Donne-moi ton cœur compatissant. Pardonne-moi pour ma paresse, mes omissions et mes motivations trop humaines.
Purifie mes intentions pour que je cherche réellement le bien de mon prochain. Donne-moi aussi le courage de prier, d’appeler et de former d’autres ouvriers pour ta moisson. Fais de moi un serviteur humble, compatissant, disponible et persévérant.
Résolution
Aujourd’hui, je prierai le Maître de la moisson d’envoyer de nouveaux ouvriers, et j’inviterai une personne à m’aider à accomplir le bien pour mon prochain.