Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

14/09/2026

14 Septembre — Exaltation de la Sainte Croix : Le Trône où le Christ Régna par Amour (à visionner sur youtube)

 

Tu as racheté le monde par ta sainte croix

 Lundi 14 septembre 2026

Évangile selon saint Jean 3, 13-17

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Prière

Reprendre le chant :
Cœur de Jésus brûlant d´amour,
Embrase-nous par ton Esprit.
Que nos cœurs soient semblables au tien,
Que nous brûlions de charité !

Demande

Seigneur Jésus, dans la contemplation de ta Croix glorieuse, révèle-moi tout l’amour de ton cœur et aide-moi à y répondre avec courage.

Réflexion

  1. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, le pharisien Nicodème était venu de nuit pour rencontrer Jésus et mieux comprendre le Seigneur et sa mission. Même s’il est venu de nuit par peur de ce que penseraient ses collègues pharisiens qui n’approuvaient pas du tout sa démarche, son déplacement aura valu le coup. Jésus lui annonce tout sur sa mission ! « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » Jésus est venu nous sauver de ce qui nous empêchait d’entrer dans la vie éternelle, le péché et la mort.
  2. Mais comment cela se fera-t-il ? « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »
    Jésus fait ainsi un parallèle entre le serpent de bronze de Moïse et sa propre vie livrée pour nous sur la croix. Il est conscient que Nicodème est un néophyte qui vient de commencer son chemin de foi en lui. Il ne fallait donc pas le scandaliser en parlant tout de suite de la croix. Il emploie donc une image de salut connue de tous les savants des Écritures de son époque.
    Dans le livre de l’Exode, le peuple s’était rebellé contre Moïse et le Seigneur dans le désert, et Dieu avait envoyé des serpents dans le camp des Juifs. Beaucoup avaient péri des morsures brûlantes des serpents et le peuple avait crié vers Dieu afin qu’il les sauve. Dieu avait donc demandé à Moïse de dresser un serpent de bronze sur une hampe afin que ceux qui posaient leur regard sur ce serpent élevé puissent être guéris. Dieu leur montre ainsi sa miséricorde et son désir de les sauver.
  3. L’image du serpent de bronze est éloquente. Le serpent était symbole du mal et du péché et voilà que Dieu envoie des serpents comme conséquence de la rébellion de son peuple. Ceux qui étaient mordus par les serpents étaient en danger de mort. La morsure du péché mène à la mort de notre âme. Et que fait Dieu pour les sauver ? Il fait élever le serpent de bronze sur une hampe. Le Christ prendra sur nous nos péchés et il sera élevé sur la croix pour y mourir. Il s’est fait péché pour nous afin qu’en mourant sur la croix notre péché puisse être vaincu.
  4. Contemplons donc, dans la Croix glorieuse du Seigneur, tout son amour pour nous. Cela a été le moment du plus grand amour de Dieu pour nous les hommes. Au moment où nous méritions le moins d’être aimés parce que le Seigneur avait été faussement accusé, on l’avait crucifié, on s’était moqué de lui, c’est le moment où il a choisi de nous aimer en disant : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34)
    À partir de ce jour-là, le pardon est devenu le moment du plus grand amour de Dieu pour l’humanité. C’est un pardon qui nous a libérés, qui nous a sauvés, qui nous a donné à nouveau l’espérance de la vie éternelle. La croix qui était le signe de la mort la plus infâme de l’Empire romain devient la croix glorieuse : elle ne signifie plus la condamnation mais l’amour infini du Seigneur pour nous !

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, je t’adore et je te bénis parce que tu as racheté le monde par ta sainte croix ! Tu es glorieux, victorieux parce que tu as vaincu la mort et le péché ! Merci, Seigneur Jésus, de m’avoir tant aimé. Merci d’être allé jusqu’au bout de ton amour pour moi. Aide-moi à t’aimer davantage dans mon quotidien. Rends mon cœur chaque fois plus semblable au tien. Aide-moi à rejeter vigoureusement le mal et le péché qui te causent tant de peine.

Résolution

Offrir ce temps d’oraison devant un crucifix pour contempler tout l’amour du Seigneur pour moi.

13/09/2026

Laurent KERLO : Guérisons miraculeuses & Expériences surnaturelles... "Le pardon sauve" (témoignage exceptionnel)

 

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera

Dimanche 13 septembre 2026 

Évangile selon saint Matthieu 18, 21-35

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

Prière

« Et dites-vous bien que la longue patience de notre Seigneur, c’est votre salut. » (2 Pi 3, 15) Merci, Seigneur, pour ta « longue patience » envers nous, ta patience qui ne se lasse pas d’attendre que nous nous tournions vers toi !

Demande

Donne-nous, Seigneur, un cœur qui ne garde ni rancune ni colère. Donne-nous un cœur compatissant et généreux qui soit prêt à pardonner.

Réflexion

  1. « On lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est à dire soixante millions de pièces d’argent). »
    Sachant que le salaire journalier d’un ouvrier agricole est d’une pièce d’argent, appelée aussi denier, il faudrait que le serviteur donne tout ce qu’il gagne pendant 165 mille ans pour arriver à rembourser son maître ! La dette de ce serviteur est inouïe ! Elle est le symbole de notre péché. Cette dette nous permet de réaliser que l’offense faite à la sainteté de Dieu par nos péchés est sans mesure. Elle illustre l’immensité de la faute de l’homme et du mal qui en découle.
    Et pourtant, Jésus, sur la croix, a payé notre dette, toute notre dette…
    « Si j’avais commis tous les crimes possibles, j’aurai toujours la même confiance. Je sens que toute cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau dans un brasier ardent. » dit sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
    Le pardon de Dieu est sans mesure car l’amour de Dieu, en Jésus, dans l’Esprit, est sans mesure.
  2. Le serviteur doit une somme considérablement élevée et elle lui est entièrement remise
    Cet homme prend-il le temps d’entrer en lui-même pour réfléchir à ce qui vient de lui arriver ? Prend-il le temps de méditer sur l’ampleur de sa dette ? Sur l’attitude de son maître ? Réalise-t-il la bonté et la compassion qui émanent du cœur du maître ? S’ouvre-t-il à la gratitude et à l’action de grâce ? Non… Il semble être comme ces neuf lépreux (cf. Lc 17, 11-19) qui, à peine guéris, oublient Jésus et ne reviennent en arrière ni pour un mot de remerciements, ni pour un chant de louange ? De notre côté, prenons le temps de méditer sur la pitié du maître à l’égard de notre dette.
    Et parfois, n’avons-nous pas la tentation d’inverser les rôles, de penser que Dieu est notre débiteur, qu’il nous doit ceci ou cela. Non, Dieu ne nous doit rien. Et pourtant, il nous donne tout !
  3. Le maître n’a pas gardé sa colère contre le premier serviteur. Il n’a pas conservé d’amertume envers cet homme, malgré sa dette. Nous devons essayer de ne garder ni colère ni amertume contre qui que ce soit.
    Pardonner, désirer pardonner, même si l’autre n’a pas l’air d’être repentant comme est pardonné ce serviteur qui n’a pas l’air d’avoir de repentir.
    Pardonner même si aucune excuse n’est formulée comme le maître pardonne à ce serviteur qui ne formule aucune excuse.
    Pardonner même si l’autre semble de mauvaise foi comme le maître pardonne à ce serviteur qui est de mauvaise foi en annonçant qu’il remboursera ce qu’il est impossible de rembourser.
    Chassons colère et amertume et essayons de pardonner
    – non parce que l’autre s’est excusé comme nous le souhaitions,
    – non parce que l’autre exprime des regrets comme il convient,
    – non parce qu’il a réparé comme nous le voulions,
    mais parce que nous-mêmes avons été pardonné au-delà de ce qui peut se concevoir !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu nous enseignes le pardon par une parabole ; tu en fais une des sept demandes du Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé » ; tu nous en donnes un témoignage ultime par ta parole sur la croix : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34)
Tu nous enseignes à ne pas compter les pardons que nous donnons. Aide-nous dans chaque étape ; de la première étape : désirer pardonner, jusqu’à la dernière : pardonner du fond du cœur. Donne-nous ta grâce car, sans toi, nous ne pouvons rien faire.

Résolution

Je chercherai dans mon cœur si j’ai de la colère ou de l’amertume contre quelqu’un. Puis je demanderai au Seigneur la grâce de transformer amertume et colère en douceur et patience.

12/09/2026

L'éclairage d'un breton sur Pontmain

 

Reconnaître l’arbre à son fruit, discernement

 Samedi 12 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 6, 43-49

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.
Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite. Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »

Prière

« Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple. » (Ps 115, du jour)

Demande

Je crois en toi, Seigneur, augmente ma foi ! J’espère en toi, guide-moi sur tes sentiers. Que la charité soit mon guide en tout !

Réflexion

  1. Construire sa maison sur le roc
    Le but de notre vie spirituelle est de construire notre vie en Dieu, cherchant à suivre sa volonté pour vivre dans son amour.
    Dans la première lecture d’aujourd’hui, saint Paul exhorte les croyants à offrir leur sacrifice à Dieu seul, leur faisant voir l’absurdité des sacrifices païens qui ne sont offerts qu’aux idoles. Nous pouvons nous aussi offrir les petits ou grands sacrifices de notre vie quotidienne à Dieu. Parfois cependant nous les offrons à l’idole de notre orgueil, de notre vanité, de notre perfectionnisme. Ou au contraire nous les évitons par paresse ou confort. La plupart de nos actions sont bonnes en elles-mêmes. Cependant l’intention qui nous pousse à les accomplir peut être remplie de nous-mêmes. Comment discerner dans ce cas ce qu’il est bon de faire ? Ce n’est pas une tâche facile.
    Jésus nous donne aujourd’hui une clé de lecture pour le discernement dans les questions simples du quotidien. En effet, discerner entre le bien et le mal est facile, mais discerner entre deux choses apparemment bonnes est plus complexe. Saint Paul nous rappelle que seul le sacrifice qui plaît à Dieu est celui qui est offert en communion avec le Christ, avec le sacrifice eucharistique.
  2. Chaque arbre en effet se reconnaît à son fruit
    Nous cheminons dans la liberté des enfants de Dieu. Discerner sur l’intention de nos actions est parfois difficile et demander la lumière à l’Esprit Saint nous aidera à éclairer nos choix. Cependant, ce n’est pas toujours facile de faire la part des choses et ces paroles du Christ peuvent nous aider : « Chaque arbre en effet se reconnaît à son fruit. »
    Si nos actions nous procurent de la paix, de la joie ou de la sérénité, elles ont probablement été inspirées par un désir sincère de cheminer vers Dieu. Si au contraire elles nous laissent un arrière-goût de doute, une peur, un sentiment de culpabilité – ai-je fait le bon choix ? – il y avait sans doute un peu de recherche de nous-mêmes en substance.
    On pourrait objecter avec raison qu’on ne peut le savoir qu’après avoir agi. Rappelons-nous alors que le but de notre vie spirituelle n’est pas d’être parfaits mais d’être en chemin ! Si l’objet de nos actions était bon en lui-même et que le fondement de notre désir était de faire ce qui plaît à Dieu, évitons de tomber dans les scrupules. Si après coup nous percevons que notre intention n’était pas la bonne, sachons alors, avec un cœur d’enfant, nous tourner vers Dieu et reprendre notre chemin, sachant qu’il est un Père bienveillant et qu’il veut notre bonheur.
    Dans tous les cas, n’hésitons pas à invoquer le saint Nom de Marie, celle qui a dit « oui », et que nous fêtons aujourd’hui !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu es le Chemin, la Vérité et la Vie. Tu connais les désirs de mon cœur et tu sais comme je veux cheminer vers toi. J’ai confiance en toi et je me remets entre tes mains.

Résolution

Je pourrais peut-être prendre un moment à la fin de ma journée pour faire un retour sur mes actions et en soupeser le fruit dans mon âme. « Chaque arbre en effet se reconnaît à son fruit. » Ainsi l’expérience me permettra de faire un choix plus libre dans le futur.

11/09/2026

Sur les traces de sainte Valérie de Limoges

 

D’un cœur pur, aimez-vous les uns les autres sans défaillance

 Vendredi 11 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 6, 39-42

Il leur dit encore en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ? Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.

Prière

Si la lecture de ce passage des débuts de ton ministère peut se faire sans l’aide de l’Esprit Saint, la méditation, elle, ne peut se faire sans « Celui qui nous enseignera tout » (Jn 14, 26). Pour apprendre de lui comment vivre profondément et véritablement tes enseignements, il ne suffit pas de s’appliquer à acquérir une vertu ou un comportement précis, mais il faut surtout écouter la voix et la lumière intérieures pour mettre en pratique ce que Dieu me demande face à celui qui m’a blessé ou humilié.
Seigneur, tu nous as créés à ton image, mais le démon est venu voiler notre identité faisant de nous des aveugles. Il veut nous conduire sur une route qui n’est pas la tienne. Il veut détruire le projet éternel de Dieu pour l’homme : ce n’est pas derrière lui que nous avons à nous engager.

Demande

Seigneur, ouvre mes yeux, ouvre mes oreilles et mon cœur. Comment pourrais-je inviter mes amis à venir sur ton chemin si je n’ai rien d’autre à leur dire que le quotidien insipide d’une vie ordinaire, tiède et sans but ?

Réflexion

  1. « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? »
    Seigneur, tu t’adresses à la foule venue pour entendre ton enseignement. Les gens sont nombreux mais tous différents : il y a les hommes de bonne volonté qui veulent suivre la volonté de Dieu et renoncer à leurs propres idées et « les autres », qui refusent toute dépendance face à toi, soit au nom de la Loi de Moïse, soit au nom de leur propre conviction.
    Tu enseignes des choses difficiles à entendre, à comprendre et surtout à mettre en pratique : tu viens de parler de « l’amour des ennemis » : réalité qui n’est pas évidente pour une grande majorité portée au jugement négatif exprimé ouvertement ou non, par la violence en paroles ou même en actes. La blessure ou l’humiliation nous fige instinctivement sur une position de défense sans chercher à comprendre le pourquoi de la situation.
    Aujourd’hui, Seigneur, les choses restent identiques à celles des auditeurs de ton temps. Tu m’invites à réfléchir sur le respect que je dois à celui avec lequel je suis en désaccord. Accorde-moi de découvrir que tu l’aimes autant que tu m’aimes, que tu es venu prendre sur toi ses défauts et ses refus, tout comme tu es venu pour moi. Tu nous connais tous les deux et tu es venu nous apprendre à nous respecter et à nous aimer comme toi tu nous as aimés.
  2. « Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère ? »
    Seigneur, à chaque instant tu es avec moi. Je veux te laisser diriger mon comportement, mes choix quotidiens. Si je suis à ton écoute, même en pleine action, je te laisserai me dicter la conduite à suivre quand je suis rejeté, humilié ou compté pour rien, comme tu le faisais avec ton Père pendant ta vie au milieu de nous. Au lieu de voir la poutre de l’autre, de le juger avec arrogance ou de le regarder en le dépréciant, tu me donneras la patience pour me maîtriser et rester près de celui qui me perturbe. Tu ne laisseras pas la rancœur s’établir entre deux « aveugles ». Oui, Seigneur, il est peut-être aveugle mais je le suis au moins autant que lui.
  3. L’hypocrisie est la source de l’aveuglement. Seigneur, notre hypocrisie ne nous permet que difficilement d’innocenter celui d’en face. Nous nous sentons toujours et en tout supérieurs à l’autre. Là, l’enseignement de saint Pierre aux premières communautés chrétiennes les pousse à choisir le chemin de l’entente cordiale au milieu d’un monde païen ou contestataire au lieu de se heurter en rejetant « la pierre d’angle qu’ont rejetée les bâtisseurs ». « Si vous appelez ‘Père’ celui qui sans acception de personnes, juge selon ses œuvres, conduisez-vous avec crainte durant le temps de votre exil, d’un cœur pur, aimez-vous les uns les autres sans défaillance. Rejetez toute malice et toute fourberie, hypocrisie, jalousie et toute sorte de médisance. » (1 Pi 1, 17)

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu sais bien que je voudrais t’aimer, tu sais tout ; tu sais le poids de mon orgueil, de ma vanité et de mon amour-propre. Seigneur, que ta grâce me permette d’accueillir ta lumière et de corriger mon comportement aveugle et sans ménagement pour ceux que tu mets sur ma route. Seigneur, tu enseignes les foules et tu nous demandes de suivre ton exemple de bonté et d’humilité ; tu veux que nous soyons un entre nous, comme vous êtes un, toi et le Père (cf. Jn 17, 23 ss.).

Résolution

Je demanderai pardon à Dieu chaque fois qu’intérieurement je porterai un jugement, même silencieux, sur la personne qui est en face de moi.

10/09/2026

Sur les traces des saints de Provence - 2. Saint Lazare de Marseille

 

Le mystère de la miséricorde

Jeudi 10 septembre 2026 

Évangile selon saint Luc 6, 27-38

En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Prière

« Seigneur Jésus, apprenez-nous à être généreux, à vous servir comme vous le méritez, à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser, sans attendre d’autre récompense, que celle de savoir que nous faisons votre sainte volonté. » (Prière scoute de saint Ignace, reprise par le P. Jacques Sevin)

Demande

Seigneur, apprends-moi à aimer.  Apprends-moi à accueillir ton amour pour moi, et à devenir à ton image, source d’amour pour ceux qui m’entourent.

Réflexion

  1. « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? »
    En redescendant de la montagne, où Jésus a expliqué à ceux qui l’entouraient le chemin du bonheur par les béatitudes, il leur donne un commandement « nouveau » : la recette pour y parvenir. Cette recette, c’est d’aimer l’autre pour lui-même, et non pas pour l’amour qu’il nous donne ou nous donnera en retour.
  2. « Aimez vos ennemis (…) »
    Mais ce texte va encore plus loin puisqu’il nous demander d’aimer ceux qui nous font du mal. Comme nous le dit Benoît XVI : « Cette page de l’Évangile est considérée, à juste titre, comme la grande charte de la non-violence chrétienne qui ne consiste pas à se résigner au mal – selon une fausse interprétation du « tendre l’autre joue » (cf. Lc 6, 29) -, mais à répondre au mal par le bien (cf. Rm 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l’injustice. (…) L’amour pour son ennemi constitue le noyau de la « révolution chrétienne », une révolution qui n’est pas fondée sur des stratégies de pouvoir économique, politique ou médiatique.La révolution de l’amour, un amour qui ne s’appuie pas, en définitive, sur les ressources humaines, mais qui est un don de Dieu que l’on obtient uniquement en faisant confiance sans réserve à sa bonté miséricordieuse. Voilà la nouveauté de l’Évangile, qui change le monde sans faire de bruit. » (Benoît XVI, Angélus du 18 février 2007)
  3. « Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. »  
    Savons-nous nous présenter à la miséricorde de Dieu pour lequel parfois dans nos incapacités à faire le bien, notre péché, notre enfermement sur nous-mêmes, nous faisons partie, nous aussi, des « ingrats et des méchants » ? Acceptons-nous d’accueillir avec humilité et reconnaissance cette miséricorde, cet amour infini que Dieu a pour nous, comme pour chacun de nos frères ? Dans cet accueil, comment pourrions-nous ne pas aimer, même nos ennemis, que nous saurons ne pas enfermer dans le mal objectif qui est commis, mais en qui nous saurons voir leur dignité d’enfant de Dieu, enfant d’un même Père ? Alors nous pourrons être reconnus comme « fils du Très-Haut », cette immense dignité que le Christ est venu nous offrir par sa mort sur la croix et sa Résurrection.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, par cette méditation, tu me permets de contempler ce mystère de l’amour que tu as pour moi. Aide-moi à ne jamais me sentir indigne de cet amour que tu veux me donner sans cesse. À l’image de ce que tu fais pour moi, je veux aussi essayer d’aimer ceux qui m’entourent, pour eux-mêmes, même lorsque leurs attitudes ou leurs actes me blessent profondément. Aide-moi dans ces moments-là à me poser cette petite question simple : « Que ferait Jésus à ma place ? »

Résolution

Recevoir le sacrement de réconciliation en ouvrant mon cœur au mystère de la miséricorde.

09/09/2026

Saint Clair de Nantes - Le Loroux-Bottereau

 

Heureux, vous les pauvres, mais quel malheur pour vous, les riches !

 Mercredi 9 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 6, 20-26

En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

Prière

« Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! A toi, le bonheur ! Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d’olivier. Voilà comment sera béni l’homme qui craint le Seigneur. De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie, et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël ! » (Ps 127)

Demande

Seigneur, que je puisse jouir du bonheur de ceux qui mettent leur confiance en toi.

Réflexion

  1. « Heureux (…) »
    Les béatitudes nous révèlent le plus grand souhait de Jésus à notre égard. Par huit fois le Seigneur emploi le mot « heureux ». Il veut que nous soyons heureux ! N’est-ce pas ce que nous désirons aussi au plus profond de notre âme ? Prenons un moment pour rendre grâce au Seigneur pour tout ce qui nous rend heureux en ce moment dans notre vie et reconnaître que cela provient de la bonté du Seigneur à notre égard.
  2. « Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. »
    Mais, dans le monde actuel, le bonheur du chrétien est confronté à l’adversité : la pauvreté, la faim, les pleurs, les persécutions. La souffrance fait partie de notre existence humaine. Le Seigneur ne nous demande pas d’aimer la souffrance. Il nous invite à la relativiser face à la joie éternelle qui nous attend. Le mal aura toujours une limite et une fin. Il n’aura jamais la victoire, ni le dernier mot. En revanche, le bonheur que le Christ nous offre est éternel et obtiendra la victoire finale. Il aura le dernier mot. Cela nous donne force et espérance pour traverser avec patience les moments de douleur passagers de ce monde.
  3. « Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant (…) »
    Jésus nous invite à prendre conscience de ce qui nous rend malheureux. Nous avons été créés pour aimer et être aimés. C’est ce qui nous rend profondément heureux. Mais lorsque nous renonçons à aimer, c’est un grand malheur pour nous. Ne vivre que pour son bien-être, pour rire et être repu, être bien vu des autres, sans se soucier des besoins de notre prochain est un chemin qui n’aboutit nulle part. C’est un cul-de-sac qui ne nous mène pas au bonheur infini et éternel que notre cœur recherche. C’est un paradoxe parce que notre égoïsme nous aveugle. « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » (Ac 20, 35)

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu es ma joie et mon bonheur ! Je te rends grâce pour tous tes bienfaits. Je suis heureux de te savoir présent dans ma vie. J’ai parfois des soucis et des difficultés : je souffre mais ne souffre pas sans espérance sachant que tout mal a une fin et que ta consolation m’attend toujours au tournant. Je te fais confiance, Seigneur ! Donne-moi la force de traverser mes épreuves et accueille-moi auprès de toi quand viendra le jour de mon départ.

Résolution

Rompre mon confort en accomplissant une œuvre de miséricorde pour une personne dans le besoin.