texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

02/01/2026

Je suis ton serviteur

 Vendredi 2 janvier 2026

Évangile selon saint Jean 1, 19-28

Voici le témoignage de Jean le Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Prière

Seigneur Jésus, tu me connais bien mieux que je ne me connais moi-même. Tu connais mes désirs, mes fragilités, mes élans et mes résistances… ainsi que mes talents. Durant ce moment de prière, je veux être vrai devant toi. Donne-moi la grâce de t’écouter et de me laisser éclairer par ta Parole.

Demande

Esprit Saint, viens me montrer qui je suis à tes yeux, et non selon les attentes du monde ou selon mes propres critères de réussite. Apprends-moi à me recevoir de toi.

Réflexion

  1. Ne pas chercher à être celui que les autres attendent
    Les autorités religieuses demandent à Jean-Baptiste : « Qui es-tu ? » Elles semblent prêtes à lui donner un titre prestigieux. Jean aurait pu profiter de la situation pour se faire grandir, se donner une importance. Il ne le fait pas. Il répond simplement : « Je ne suis pas le Christ. » Jean ne cherche pas à se valoriser aux yeux des hommes ; il ne veut porter que l’identité que Dieu veut lui donner.
    Nous aussi, nous entendons parfois autour de nous des voix qui nous encouragent à prouver quelque chose, à être un « succès », à correspondre à l’image d’un « chrétien parfait », d’une personne « importante », d’un leader irréprochable ou d’une personne forte qui ne montre jamais de faiblesse.
    Pour vivre dans la vérité, à l’image de Jean le Baptiste, nous devons reconnaître et accueillir nos limites, reconnaître que nous sommes créatures, non sauveurs. C’est là que naît la vraie liberté intérieure. Est-ce que j’accueille mes limites et que je les reconnais devant les autres ?
  2. Seul Dieu peut nous dire qui nous sommes vraiment
    Après avoir reconnu ce qu’il n’était pas, on pose à Jean une question essentielle : « Qui es-tu ? » C’est une question que nous devrions nous poser aussi. Souvent, nous répondons en parlant de notre identité extérieure : notre nom, notre origine, notre métier. Pourtant, si nous demandons avec plus de vérité : « Qui es-tu vraiment ? », la réponse devient plus difficile.
    Il arrive que notre voix intérieure nous parle durement, surtout lorsque nous faisons face à des difficultés ou un échec. Nous pouvons nous dire des choses comme : « Je ne vaux rien », « je suis nul », « personne ne m’aime ». Ces pensées ne décrivent pas qui nous sommes. Elles sont fausses. Elles ne viennent pas de Dieu. Lorsque nous nous voyons ainsi, un désir intérieur nous incite à chercher à prouver notre valeur, à nous-mêmes et aux autres, ou à démontrer que les autres valent encore moins. Cela assaille notre cœur et ne guérit pas.
    La vraie manière de découvrir notre identité est de nous tourner vers Dieu. Lui seul nous révèle qui nous sommes réellement. C’est ce que fait Jean. Il s’appuie sur la Parole de Dieu pour répondre : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert. » Sa mission et son identité lui viennent de Dieu.
    Et moi, quelle parole de l’Écriture révèle ce que Dieu pense de moi et la mission qu’il me confie ?
  3. Se reconnaître comme assistant du plus grand Roi
    Lorsque Jean exprime clairement son identité, en refusant les étiquettes flatteuses qu’on voulait lui imposer, on lui demande aussitôt : « Alors, si tu n’es pas celui que nous espérions, pourquoi accomplis-tu tout cela ? » Autrement dit : « De quel droit agis-tu ainsi ? » Jean répond avec une profonde simplicité. Il dit qu’il n’est qu’un serviteur qui baptise avec de l’eau. Rien d’extraordinaire selon les apparences. Pourtant, ces baptêmes de conversion dans les eaux du Jourdain attirent des foules immenses. Des hommes et des femmes de toutes conditions se mettent en route. Certains marchent des jours entiers, parfois sur de très longues distances pour écouter cet homme austère, reconnaître leurs péchés, se convertir et se préparer à l’arrivée du Sauveur promis par Dieu.
    Jean sait très bien que ces événements dépassent infiniment ses forces humaines. Il y a une disproportion évidente entre la faiblesse du messager et la profondeur du mouvement de conversion qui s’opère. Il ne s’en attribue aucun mérite. Il se reconnaît comme un instrument dans les mains de Dieu. Il se désigne lui-même comme un simple serviteur au service d’un Roi-Sauveur, si grand qu’il affirme ne pas être digne de « délier la courroie de sa sandale ».
    Voilà l’identité de Jean le Baptiste : un petit serviteur, humble et disponible, mettant toute sa vie au service d’un Seigneur infiniment grand, et d’une mission qui transforme des vies.
    Et nous ? Quelle est notre identité profonde ? Qui sommes-nous en relation avec Jésus ? Quelle mission nous confie-t-il, aujourd’hui, dans la réalité concrète de notre vie ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu me connais mieux que moi-même. Apprends-moi à me recevoir de toi, comme Jean le Baptiste l’a fait. Donne-moi de reconnaître qui je suis à tes yeux, sans me laisser définir par les attentes des autres. Fais-moi comprendre que je suis ton serviteur, appelé à préparer ton chemin dans les cœurs. Purifie mes intentions, pacifie mon regard, et que ma joie soit de te laisser grandir en moi et autour de moi.

Résolution

Aujourd’hui, j’accomplirai un acte de service humble, selon la mission que Dieu m’a donnée.  Je chercherai à le faire de manière discrète, sans chercher à être vu, ni reconnu, en union avec Jésus, mon Roi.