texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

25/01/2026

Un cœur transformé

 Dimanche 25 janvier 2026

Évangile selon saint Matthieu 4, 12-23

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

Prière

Nous te saluons à l’aube de ton règne au cœur de notre histoire ; nous te bénissons, toi, notre Lumière, nous te glorifions, toi, le Roi de nos vies. Ta parole a tout créé, tu es la réponse à tout désarroi, toute obscurité, toute confusion qui sévit encore dans le monde et dans nos âmes. Tu envoies ton souffle et tout est recréé ; tu fais toute chose nouvelle et tu restaures la face de la terre. Nous te bénissons et nous t’adorons, parce que tu as racheté le monde par l’obéissance du Christ, expression d’un amour sans limite et de la vie qui a raison sur la mort.

Demande

Seigneur Jésus, tourne ton regard vers moi, donne-moi d’être un bon élève à l’école de l’Évangile et transforme mon cœur afin qu’il soit semblable au tien.

Réflexion

  1. Jésus, lumière des nations païennes
    Jésus quitte la périphérie du village perdu de Nazareth, situé au milieu des collines de Galilée, pour s’établir dans le centre urbain de Capharnaüm, au bord du lac de Génésareth, qui sert de « carrefour » aux nations, c’est-à-dire un nœud d’échanges commerciaux et de brassage culturel. Il vient habiter au milieu des hommes pour avoir part à leur vie ordinaire.
    De la même manière, Jésus veut être présent dans notre vie : il vient à notre rencontre, là où nous sommes, avant même que nous ayons eu le réflexe de venir vers lui. L’amour de Dieu, qui veut nous réconcilier avec lui, est prévenant. Nul ne pourrait accéder à Dieu, si lui ne se mettait pas à notre portée. Tout en se fondant dans la masse des hommes, Jésus sort du commun : il n’est pas comme les autres. Il rayonne d’une autre lumière, là où l’obscurité d’un monde éloigné de Dieu pèse comme un voile de deuil sur les vies des habitants et où les flammes de l’espérance sont éteintes, étouffées ; la vie a perdu sa saveur surnaturelle et la richesse de la vocation individuelle s’est estompée. Le chrétien, appelé à être lumière du monde, ne peut pas se contenter d’être « comme les autres » : en tant qu’enfant de Dieu, il est unique ; en effet, c’est Dieu qui donne l’identité filiale et le sens de la vie, que ni la société, ni les parents, ni l’homme lui-même, dans ses croyances ou ses idéaux, ne pourront donner. Cette identité filiale est à chercher en Dieu et à accueillir dans la foi au Fils par le don de l’Esprit.
  2. Jésus appelle ses disciples
    En rentrant dans notre vie, Jésus ne reste pas cantonné dans un espace réservé, étranger à la vie réelle et aux soucis quotidiens. Notre foi ne doit pas se laisser enfermer dans l’église que l’on fréquente une heure par semaine ou les quelques minutes de prière quotidienne, comme si Jésus n’avait rien à voir avec nous le reste du temps. Il veut être « compagnon » de toute notre existence, remplir notre vie comme l’air remplit tout l’espace, afin que l’on puisse respirer.
    En appelant ses disciples à le suivre, Jésus ne se contente pas d’établir un lien institutionnel, impersonnel, comme c’est le cas entre les hommes qui ne sont pas du même sang, de la même famille. Ainsi, notre lien avec l’Église et avec ses pasteurs n’a pas à ressembler à un contrat avec un « fournisseur de prestations » (préparation et célébration de certains sacrements), dont les clauses définissent les engagements et ouvrent des droits. Jésus invite ses disciples à un rapport d’amitié ; l’amitié est le biais par lequel il veut restaurer la vie des hommes en communion avec Dieu. Elle se base sur l’ouverture de cœur, sur la fidélité, sur l’amour. Or, l’amour est créateur, veut le bien de l’autre et « fait vivre » l’un dans l’autre ; il explose les limites d’espace et de temps et conduit à une confiance inconditionnelle, à l’investissement personnel et au don généreux à l’autre.
  3. Jésus appelle à avoir part à sa mission
    Suivre Jésus dans sa vie quotidienne et rentrer dans la dynamique de son amitié ouvre au croyant un vaste horizon d’engagement possible : s’engager avec Jésus ne dépend pas d’une action précise et concrète, comme des actes rituels pour s’auto-justifier ou des œuvres de charité pour se donner bonne conscience. Même si l’on ne peut pas s’en passer, l’amour du Christ encourage le disciple à un éventail de bonnes actions qui reflètent, par analogie, l’amour inépuisable du Père : enseigner la Parole de Dieu, annoncer la Bonne Nouvelle qui vient de Dieu, guérir les blessures de cœur causées par la haine, l’égoïsme, l’orgueil qui viennent de nous et témoigner du royaume de Dieu qui porte son fruit en nous.
    Le premier commandement – aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit et de toute sa force – et le deuxième – aimer son prochain comme soi-même – qui paraissent être au départ des exercices d’amour sur trois fronts, s’unifient en Jésus : à la fois Dieu et homme, l’amour pour Jésus concerne Dieu le Père et tout ce qu’il aime, tout le genre humain dont je fais partie. L’amour de Jésus est à la fois promoteur et perfectionnement de tout acte de charité et de piété ; l’amour de Jésus engendre la crainte révérencielle de Dieu et augmente l’estime du frère. Il rend la relation avec Dieu réelle et l’œuvre de miséricorde féconde, pour le prochain et pour soi-même. La charité de mon pauvre petit cœur est élevée au niveau de l’amour divin qui rayonne dans le monde et amène son royaume. Prions, afin d’en être un instrument et de ne pas être trop « obstacle » à l’action de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Merci, Seigneur Jésus, de m’avoir invité à avoir part à ta mission, en vertu de mon baptême, par analogie, et à la suite de l’appel que tu adresses à tes apôtres. Augmente en moi la foi, l’espérance et la charité, afin que j’entre dans la dynamique de ton royaume et que s’établisse un grand réseau de croyants en ce monde, qu’ils se convertissent et retrouvent la paix et l’harmonie que tu veux rétablir en nous.

Résolution

En cette Eucharistie dominicale, je promets à Jésus de dire et accomplir de bonnes choses pour renforcer les liens d’unité et de charité dans ma paroisse ou mon diocèse.