Mercredi 21 janvier 2026
Évangile selon saint Marc 3, 1-6
En ce temps-là, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.
Prière
Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.
Demande
Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. Fais grandir en moi la foi, l’espérance et la charité.
Réflexion
- Nous terminons aujourd’hui la lecture de la première partie de l’Évangile selon saint Marc introduite par ces mots : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1, 15) L’évangéliste présente Jésus comme celui qui vient annoncer le Royaume par sa présence, ses paroles et ses miracles.
Dans le passage que nous lisons aujourd’hui, il s’agit tout d’abord d’un homme à la main sèche, handicap sévère dans une société ou le travail manuel est nécessaire pour vivre. Jésus guérit cette main pour qu’elle se rende utile pour le Royaume de Dieu.
Dans la première lecture du jour qui raconte le combat entre David et Goliath, le mot « main » apparaît sept fois, se référant à David, et soulignant l’importance de ses mains mises au service de Dieu pour le combat contre le mal (représenté par le Philistin). En revanche, les pharisiens dont parle l’Évangile du jour semblent plutôt avoir des mains prêtes à faire périr celui qui les dérange.
Les œuvres de mes mains sont-elles au service du Royaume de Dieu ?
Seigneur Jésus, je t’offre mes mains pour faire ton travail. - Nous avons également vu, dans les chapitres précédents, Jésus « parcourir la Galilée » (Mc 1, 39). Le Royaume est présent, vient à notre rencontre et « se manifeste dans la personne même du Christ, Fils de Dieu et Fils de l’homme » (Lumen gentium, 5). Il marche parmi nous pour nous révéler l’amour du Père. Les pharisiens, quant à eux, n’ont marché vers la synagogue que pour prendre Jésus en défaut et le condamner.
Mes pieds sont-ils ceux « du messager qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut, et vient dire à Sion : il règne, ton Dieu ! »(Is 52, 7) ?
Seigneur Jésus, je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin. - Les pharisiens « observai[en]t Jésus pour voir s’il (…) guérirait le jour du sabbat. »Conscient des regards accusateurs qui se posent sur lui, Jésus dit à l’homme à la main sèche : « Lève-toi, viens au milieu », comme s’il voulait détourner leur attention sur ce qui compte vraiment, plaçant cet homme – et l’Homme au sens figuré – au centre des préoccupations de son Royaume. Il voit en lui sa détresse, sa pauvreté et la misère de sa famille affectée par cette bouche à nourrir qui ne peut produire ce dont il a besoin pour vivre. Si son cœur se laisse toucher par la douleur des hommes, il n’est pas insensible à leur indifférence et leur méchanceté. « Promenant sur eux un regard de colère », Jésus constate l’endurcissement du cœur des pharisiens pour lesquels la Loi précède la charité. Regard de compassion ou regard de colère que celui de Jésus qui sonde mon cœur ?Ai-je éduqué mon regard pour découvrir, au-delà des apparences et de mes jugements, les souffrances de mes frères ?
Seigneur Jésus, je t’offre mes yeux pour voir comme toi. - Jésus demande : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? (…) Mais eux se taisaient. » La Parole incarnée pose une question et attend une réponse. Ces pharisiens, au cœur endurci et aux paroles mensongères, ne peuvent que garder silence devant celui qui est la Vérité. Mes paroles font-elles du bien ou font-elles du mal ?
Seigneur Jésus, je t’offre ma langue pour annoncer tes paroles de vérité.
L’annonce du Royaume invite à la conversion tout entière de notre être : de notre intelligence et de notre cœur d’abord, manifestée dans des actions concrètes de nos mains, de nos pieds, de notre regard et de notre langue.
Dialogue avec le Christ
Jésus, avec des paroles simples mais pleines d’autorité, tu offres le mystère du Règne à l’esprit et au cœur de celui qui veut l’accepter. Par tes miracles, tu nous montres que l’amour est plus fort que la mort. Par ta propre vie, pauvre, libre et dans la confiance filiale, tu manifestes ce qu’est le Royaume. Aujourd’hui je renouvelle mon désir de mettre tout mon être au service de ton Royaume.
Résolution
Je pourrais dire la prière suivante :
« Seigneur Jésus, je t’offre mes mains pour faire ton travail ;
Je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin ;
Je t’offre mes yeux pour voir comme toi ;
Je t’offre ma langue pour dire tes paroles ;
Je t’offre mon intelligence pour que tu penses en moi ;
Je t’offre mon esprit pour que tu pries en moi ;
Surtout, je t’offre mon cœur pour qu’en moi tu aimes le Père et tous les hommes.
Je t’offre tout ce que je suis pour que tu grandisses en moi, que ce soit toi le Christ qui vives, travailles et pries en moi. Amen. »