texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

20/01/2026

« Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat »

 Mardi 20 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 2, 23-28

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »

Prière

« Envoie ton Esprit Créateur. Toi qu’on nomme le conseiller ; toi le don du Dieu très-haut ; source vive, feu charité (…) enflamme-nous de ta lumière, emplis nos cœurs de ton amour, affermis toujours de ta force la faiblesse de notre corps » (Extrait de l’hymne Veni Creator).

Demande

Vivre en plénitude ma condition d’enfant de Dieu !

Réflexion

  1. « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis ».
    Ce verset de l’Évangile, sorti de son contexte, pourrait être entendu – mutatis mutandis – dans une cour d’école, à la sortie d’une église, entre collègues ou bien à la terrasse d’un café. Combien est-il facile de se scandaliser et de dénoncer les actions d’autrui et de donner des conseils avisés. C’est ce que ces hommes de la loi font vis-à-vis de Jésus et c’est ce que nous faisons vis-à-vis de notre entourage. Et c’est aussi ce que Jésus reproche à maintes reprises aux pharisiens dans les Évangiles.
    Qui sont ces pharisiens ? Pour ne pas les juger injustement, il importe de reconnaître d’abord les qualités qui sont à l’origine de leurs excès : Jésus admire leur zèle (cf. Mt 23, 15), ainsi que leur souci de perfection et de pureté (cf. Mt 5, 20). Saint Paul souligne leur volonté de pratiquer la loi minutieusement ; ils sont admirables dans leur attachement aux traditions orales vivantes. Mais certains d’entre eux, forts de leur science légale, méprisent les ignorants, accablent les faibles au nom de leur justice. Ils considèrent même qu’ils ont des droits sur Dieu au nom de leur pratique (cf. Mt 20, 1-15). Tel est l’univers légaliste que les évangélistes ont dépeint et dont Jésus tient à mettre en garde. Qu’y a-t-il en moi de pharisien ? Fort de ma fidélité à la foi, quel regard pharisien est-ce que je pose sur ceux qui m’entourent ? ma famille ? ma communauté ? mes collègues ? mes paroissiens ?
  2. « Le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ».
    Pendant plus de 500 ans, depuis l’exil à Babylone jusqu’à l’époque de Jésus, les juifs ont observé la loi du sabbat. Cette loi est devenue au fil des siècles un véritable signe d’identité et le sabbat était rigoureusement observé.  À l’époque des Maccabées, vers le IIe siècle avant Jésus-Christ, cette loi a atteint un point critique : alors qu’ils ont été attaqués par les grecs un jour de sabbat, les Maccabées ont préféré se laisser tuer plutôt que de transgresser cette loi qui exigeait de ne pas prendre les armes ce jour-là.  C’est ainsi que mille personnes moururent ce jour-là (cf. 1 M 2, 32-38). Par la suite, les chefs religieux ont conclu qu’il valait mieux résister et défendre sa vie même un jour de sabbat (cf. 1 M 2, 39-41).
    Jésus, dans cet Évangile, adopte la même attitude : il relativise la loi du sabbat en faveur de la vie. En effet, la loi existe pour le bien de la vie humaine et non pas pour le contraire. Jésus, en venant sur terre vient me révéler le cœur du Père. Il vient remettre l’ordre dans toute chose, il vient « recréer toute chose ». Jésus annonce clairement ici les priorités : l’amour de la vie l’emporte sur l’amour des prescriptions. Certes celles-ci me donnent une certaine sécurité dans ma vie. Je sais grâce à elles que je fais ce que je dois faire. Cependant, elles ne peuvent m’enfermer ni me rendre esclave. Sachons porter un regard en vérité sur les priorités de nos vies.

Dialogue avec le Christ

Je te donne mes yeux pour voir comme tu vois. Donne-moi, Seigneur, de regarder les personnes autour de moi avec ton regard de bonté, un regard qui scrute les cœurs et non pas les apparences.

Résolution

Trouver un moment pour m’approcher d’une personne que j’ai tendance à critiquer sévèrement en mon for intérieur et prendre du temps pour la connaître davantage : ses inquiétudes, ses joies, ses préoccupations, changer mon regard pharisien par un regard chrétien.