texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

01/02/2026

Une nouvelle vision du bonheur

 Dimanche 1er février 2026

Évangile selon saint Matthieu 5, 1-12a

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Prière

Seigneur, dans le silence de mon cœur, je me tiens devant toi et me laisse transpercer par ton regard d’amour. Apprends-moi à demeurer en ta présence.

Demande

Seigneur, rends mon cœur pauvre, doux et miséricordieux, avide de justice et de paix. Que je marche humblement à ta suite sur le chemin des Béatitudes.

Réflexion

  1. Les Béatitudes : une nouvelle vision du bonheur
    Dans le langage courant, le bonheur est souvent associé à la réussite, à la sécurité, à la possession ou à la reconnaissance sociale. Or Jésus emploie le mot « heureux » pour désigner des situations qui, humainement, ne sont pas toujours enviables : la pauvreté, les larmes, la persécution… Le sens des Béatitudes ne peut donc être compris qu’en changeant de regard.
    « Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des cieux est à eux. »
    La pauvreté de cœur n’est pas une misère idéalisée, mais une attitude intérieure. Elle exprime la reconnaissance que l’homme ne se sauve pas lui-même. Être pauvre de cœur, c’est vivre dans la dépendance confiante envers Dieu. Le sens de cette béatitude est fondamental : le Royaume n’est pas conquis, il est accueilli. Celui qui se croit autosuffisant se ferme à Dieu, tandis que le pauvre de cœur laisse Dieu régner en lui. La douceur et l’humilité s’inscrivent dans la même logique.
    « Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. »
    Jésus ne valorise pas la passivité, mais une force intérieure qui refuse la violence et la domination. Le sens du texte est clair : l’avenir n’appartient pas à ceux qui s’imposent par la force, mais à ceux qui font confiance à Dieu.
  2. Les Béatitudes : Dieu présent dans la souffrance et le désir de justice
    « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. »
    Cette parole touche une expérience universelle : la souffrance. Le sens de cette béatitude n’est pas de glorifier la douleur, mais d’affirmer que Dieu n’abandonne jamais. Pleurer, dans le langage biblique, signifie aussi refuser de se résigner au mal. Celui qui pleure garde un cœur vivant, capable de compassion, tel Jésus à la mort de son ami Lazare. La consolation promise n’est pas une simple suppression de la douleur. Elle est la présence de Dieu lui-même, qui rejoint l’homme dans ses blessures. En Jésus, Dieu entre dans la souffrance humaine. Le sens de cette béatitude est profondément christologique : Dieu sauve en partageant notre condition. Elle nous est si précieuse pour affronter nos peines variées.
    « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. »
    La faim et la soif sont des besoins vitaux. Jésus les utilise pour exprimer un désir profond et brûlant : celui d’un monde juste, conforme au projet de Dieu. Cette justice n’est pas seulement sociale ou juridique ; elle est relationnelle. Elle concerne la fidélité à Dieu, le respect de la dignité humaine et la vérité du cœur.
    Le sens de cette béatitude est double. Elle reconnaît d’abord l’insatisfaction justifiée et fondamentale de l’homme face à l’injustice. Mais elle annonce aussi une promesse : Dieu ne laisse pas ce désir sans réponse. Le rassasiement commence dès maintenant, dans l’engagement pour le bien, et s’accomplira pleinement dans le Royaume.
  3. Les Béatitudes : vivre dès maintenant à la manière de Dieu
    « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. »
    La miséricorde est au cœur du message de Jésus. Le sens de cette béatitude repose sur une dynamique : celui qui se sait aimé et pardonné devient capable de pardonner. Il ne s’agit pas d’un échange marchand, mais d’une transformation intérieure. La miséricorde reçue ouvre le cœur à la miséricorde donnée.
    « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. »
    La pureté de cœur ne se réduit pas à une perfection morale. Elle désigne un cœur unifié, sans duplicité, tourné vers Dieu. Le sens de cette béatitude est profondément spirituel : voir Dieu ne signifie pas seulement une vision future, mais une capacité présente à reconnaître sa présence à tout instant. Le cœur pur apprend à voir Dieu à l’œuvre dans la réalité quotidienne.
    « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. »
    La paix n’est pas seulement l’absence de conflit ; elle est plénitude de vie. Les artisans de paix travaillent activement à la réconciliation, souvent au prix de leur confort personnel. Le sens de cette béatitude est vocationnel : agir pour la paix, c’est ressembler à Dieu lui-même, Père de tous.
    « Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute (…) Réjouissez-vous (…) car votre récompense est grande dans les cieux. »
    La persécution conclut les Béatitudes. Elle révèle que ce chemin n’est pas sans opposition, sans combat personnel. Mais Jésus invite à la joie, car celui qui marche sur ce chemin participe déjà à la vie même du Christ. Le sens ultime de cette dernière béatitude est l’espérance : rien de ce qui est vécu dans la fidélité à Dieu n’est perdu.

Dialogue avec le Christ

Tu nous invites, Seigneur, grâce à ces huit béatitudes à tracer un chemin de vie fondé sur la joie et enraciné dans la communion avec Dieu. Permets que je les accueille chacune pas à pas dans la confiance.

Résolution

Je fais de ce passage d’Évangile ma prière du soir, seul ou en famille.