Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

01/04/2026

Quand la lumière rencontre l’ombre

 Mercredi 1er avril 2026

Évangile selon saint Matthieu 26, 14-25

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez untel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »

Prière

Jésus, me voici devant toi tout simplement dans le silence, rien n’est plus important pour moi que d’habiter en ta présence.

Demande

Nous aurions tant désiré que ce passage d’Évangile n’existe pas. Nous aurions tant aimé que Judas ne trahisse pas son maître. À chaque fois que nous lisons ce qui est arrivé au cours de la Cène, nous sommes démunis. Nous n’arrivons pas à comprendre ce qui s’est passé dans le cœur de Judas.
Et pourtant, il nous arrive pourtant bien des fois de trahir Jésus également. Que cette méditation nous aide à changer nos cœurs en promettant d’être toujours plus fidèles à nos engagements du baptême.

Réflexion

  1. « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? »
    Judas n’a pas trahi sous la torture. Il a simplement négocié trente pièces d’argent : le prix d’un esclave, une somme dérisoire au regard de la personne qui est livrée. Ce détail est bouleversant. Il révèle que la trahison naît dans un cœur qui a cessé d’espérer, qui calcule au lieu de faire confiance.
    Judas a suivi Jésus, écouté ses paroles, vu ses miracles. Et pourtant, quelque chose s’est refermé en lui. Peut-être Jésus ne correspondait-il plus à ce qu’il attendait : un Messie puissant, efficace, victorieux selon les critères du monde. Peut-être voulait-il bénéficier d’une place particulière dans le cœur du Maître ? Déçu, Judas choisit une autre logique, celle du profit.
    Le début du Triduum Pascal nous confronte à cette vérité inconfortable : on peut être proche de Jésus extérieurement, tout en s’en éloignant intérieurement. La trahison n’est pas toujours spectaculaire. Elle peut être discrète et insidieuse.
    Et moi, qu’est-ce que je négocie avec Dieu au lieu de lui faire confiance ? Y a-t-il en moi des déceptions non reconnues qui m’éloignent silencieusement du Christ ? Pour quoi, pour qui, suis-je tenté de « livrer » ma fidélité à l’Évangile ?
  2. « Serait-ce moi, Seigneur ? »
    Au cours du repas du Jeudi Saint, Jésus ne dénonce pas Judas publiquement, il ne l’exclut pas de la table. Il annonce la vérité, mais sans violence, laissant à chacun la liberté de se reconnaître ou non dans ses paroles. Les disciples sont bouleversés et demandent : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
    Cette question est capitale. Elle marque une différence profonde entre Judas et les autres. En posant cette question, les disciples ne se pensent pas incapables de trahir, tant ils connaissent leur fragilité. Ils osent poser la question, non pour se justifier, mais pour se laisser éclairer.
    Durant ces trois prochains jours, laissons-nous entrer dans cette humilité qui accepte de ne pas être sûr de soi. Avant la Passion, avant la croix, il y a cette table où la vérité est dite dans l’amour. Jésus sait ce qu’il va lui arriver, et pourtant il continue à partager le pain. Il ne retire pas le don de sa personne. Le Christ choisit d’aimer jusqu’au bout, même quand cet amour n’est pas accueilli. La trahison ne le détourne pas de sa mission ; elle en fait mystérieusement partie.
    Et moi, ai-je le courage de demander sincèrement : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Comment est-ce que j’accueille la vérité lorsqu’elle me dérange ? Est-ce que je crois que Jésus continue de m’inviter à sa table, même quand je suis fragile ou infidèle ?
  3. « Malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! »
    Judas agit librement. Le mystère de la Passion se situe précisément dans cette bivalence parfois difficile à assumer : le projet d’amour de Dieu et la liberté de l’homme, capable du pire comme du meilleur.
    Lorsque Judas demande : « Rabbi, serait-ce moi ? », Jésus répond simplement : « C’est toi-même qui l’as dit ! » Pas de condamnation, pas de menace. Une parole qui laisse ouverte, jusqu’au bout, la possibilité d’un retournement du cœur. Judas aurait encore pu choisir autrement.
    En entrant dans le Triduum Pascal, nous sommes invités à contempler cet amour qui ne force pas, qui respecte jusqu’au bout, et qui va jusqu’à la croix sans jamais cesser d’aimer. Et moi, comment est-ce que je vis ma liberté devant Dieu : comme une peur d’être jugé ou comme un lieu de confiance ? Est-ce que je crois que l’amour du Christ me rejoint même dans mes choix les plus ambigus ? Que suis-je prêt à lui remettre, en ce début du Triduum, pour entrer avec lui dans le passage vers la vie ?

Dialogue avec le Christ

Malgré mes imperfections, mes faiblesses et mes trahisons, je comprends, Seigneur, que ton amour est plus fort que tout. À chacune de mes chutes, tu es là pour me relever. Pendant ces trois jours qui viennent, je serai à tes côtés pour vivre cette Passion qui nous mène à la vie éternelle.

Résolution

Je fais tout mon possible pour assister aux célébrations du Triduum pascal dans ma paroisse, sinon par des temps de prière à la maison. Que je vive ces jours saints dans le détachement et la sobriété.