Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

06/06/2026

Les deux piécettes de la veuve

 Samedi 6 juin 2026

Évangile selon saint Marc 12, 38-44

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Prière

Jésus, me voici devant toi, tout simplement dans le silence. À travers ton Évangile, je viens t’écouter et te contempler.
Seigneur Jésus, je t’offre mes mains pour faire ton travail, je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin, je t’offre mes yeux pour voir comme toi, je t’offre ma langue pour dire tes paroles, je t’offre mon intelligence pour que tu penses en moi. Je t’offre mon esprit pour que tu pries en moi. Surtout je t’offre mon cœur pour qu’en moi tu aimes le Père et tous les hommes. Je t’offre tout ce que je suis pour que tu grandisses en moi, Que ce soit toi le Christ, qui vives, travailles et pries en moi. Amen.

Demande

Apprends-moi, Seigneur, la vraie mesure de l’amour.

Réflexion

  1. Ce petit texte met en miroir deux sortes de personnes ou plutôt deux attitudes. Il y a d’un côté ceux que l’on remarque, ceux que l’on regarde, ceux sur qui l’on porte notre regard. De l’autre côté, il y a les autres, ceux qui sont invisibles, ceux dont on ne remarque même pas la présence. Jésus invite à se méfier des premiers et à s’intéresser aux seconds.
    Au premier groupe appartiennent les scribes, c’est-à-dire les spécialistes de la religion, ceux qui connaissent les Écritures par cœur et ceux qui les recopient, ceux qui les commentent. Ils sont si savants que tous, parmi le peuple, les connaissent. On va à eux pour leur demander conseil et pour leur poser toutes sortes de questions concernant la loi juive. Mais celle-ci touchait également à toutes les dimensions de la vie quotidienne en société.
    Les scribes rendaient donc des services d’écriture pour établir les documents officiels, tels des contrats de mariage, d’achat, de vente, etc. Ils sont salués de tous sur les places publiques, car ils sont connus de tous. Ils accèdent aux places d’honneur, tant dans la synagogue que dans les grands dîners en société. Jésus dit que s’ils sont richement vêtus, c’est parce qu’ils dévorent les biens des veuves ; une façon de dire qu’ils s’enrichissent sur le dos des plus pauvres.
    Qu’est donc une veuve, dans la société juive du premier siècle, sinon une femme sans couverture sociale ni juridique, à la merci de tous ceux qui voudront la voler et sans vraiment la possibilité de se défendre ?
  2. C’est justement vers cette deuxième catégorie de personnes que le texte invite maintenant le lecteur à se tourner. Jésus est assis dans l’enceinte du Temple, face au trésor. C’est là que tout bon Juif vient faire son offrande. Jésus semble prendre plaisir à observer ceux qui passent. Il y a foule, nous dit l’évangéliste. Les pièces de monnaie qui tombent dans le tronc provoquent un incessant cliquetis. Parmi cette foule, il y avait de nombreux riches que l’on reconnaissait bien sûr à leurs vêtements, ce qui ne va pas sans nous rappeler les scribes à peine décrits il y a un instant. Ceux-là mettaient une grande quantité de pièces, ce qui était bien entendu manifeste aux yeux de tous. Pourtant, l’attention de Jésus est tout accaparée – non par un de ces riches personnages qui déposait une grosse quantité de pièces – mais à l’inverse par une pauvre veuve. Elle aussi était reconnaissable à son vêtement. Pourtant, lorsqu’elle a déposé ses deux piécettes, le cliquetis a résonné si faiblement dans le tronc que personne n’y a prêté attention. Personne, sauf Jésus. Il fait même appeler et réunir ses disciples pour les faire assister à la scène : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Que voit donc Jésus en elle ? Probablement une générosité authentique en comparaison avec ceux dont le nombre impressionnant de pièces fait beaucoup de bruit mais qui donnent de leur surplus. Cela démontre bien que ce n’est pas la quantité, mais la qualité du don qui compte.
  3. Parlons encore de cette qualité du don. Jésus dit qu’elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre. Pourquoi a-t-il été particulièrement interpellé par ce geste ? Probablement parce qu’elle anticipe le geste même que va poser Jésus à peine quelques heures après. Oui, cette rencontre au Temple est la dernière avant que Jésus n’entre dans sa Passion. Le don total de cette femme a dû émouvoir Jésus jusqu’aux entrailles. Elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre et Jésus va donner toute sa vie. Ne dit-on pas que la mesure de l’amour est de n’avoir point de mesure ? Osons imaginer que Jésus a puisé force et courage dans le geste de cette veuve anonyme qui a certainement dû le propulser vers le grand et parfait don de lui-même qu’il s’apprête à vivre !

Dialogue avec le Christ

Jésus, je suis comme l’un de tes disciples qui s’émerveille devant cette scène inattendue. Donne-moi de saisir avec le cœur l’intensité de ce moment. Donne-moi de comprendre tes sentiments. Donne-moi la grâce d’un don de moi-même aussi total en ce jour.

Résolution

Aujourd’hui, je porterai mon attention sur une personne à laquelle je n’ai jamais été attentif, cherchant à découvrir quelque chose de beau en elle.