Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

13/08/2026

Pardonne sans compter

 Jeudi 13 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 18, 21 à 19, 1

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.

Prière

Seigneur Jésus, tu nous réunis en ton Église comme tu as réuni jadis tes disciples en communauté. Tu leur as enseigné à vivre en véritables enfants du Père. Nous croyons que, par tes paroles et tes paraboles, tu nous révèles encore le dessein d’amour du Père sur chacun de nous.

Demande

Seigneur Jésus, aide-nous à te faire suffisamment confiance pour accueillir tes enseignements, même ceux qui nous semblent trop exigeants ou difficiles.

Réflexion

  1. « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? »
    Cette question de Pierre, combien de fois ne l’avons-nous pas posée ! Vais-je lui pardonner ? Puis-je lui pardonner ? Dois-je lui pardonner ?  Ou encore : « Me pardonnera-t-il ? Comment pourra-t-elle me pardonner ? Que dois-je faire pour obtenir son pardon ? » Questions légitimes de tous les jours. Questions dramatiques lorsque je me sens trahi, agressé ou trompé ! « Ne devrait-il pas demander pardon avant que je lui pardonne ? Ne devrait-il pas réparer le mal commis avant que j’accorde mon pardon ! » « Mon frère, ma sœur, comment ont-ils pu me faire cela ? Devrais-je le châtier, le sermonner, le fuir, l’éviter ? Il est de ma famille, mais comment pourrai-je continuer à le voir, à lui parler ? » Pierre sait qu’il parle pour toute la communauté des disciples réunis avec Jésus lorsqu’il pose cette question. Chacun attend la réponse de Jésus avec des souvenirs de blessures reçues, de coups donnés. Chacun calcule les limites de sa propre bienveillance, jusqu’où il pourra aller et si Jésus tiendra compte de la difficulté que demande le pardon.
  2. « Jésus lui répondit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. »
    Quel choc pour les disciples ! 490 fois ! Autrement dit : toujours. À chaque blessure, il faudrait encore pardonner ! On imagine le silence qui a suivi cette déclaration de Jésus ! « Le voilà qui nous demande une nouvelle fois l’impossible » devaient-ils se dire. « Ne tient-il pas compte de nos sentiments lorsque nous sommes trahis ? Des pertes que nous avons subies à la suite d’une duperie ? »
    Jésus, sentant leur désarroi, leur rappelle le contexte de leur vie, de toute vie adulte : « Saisi de compassion, le maître lui remit sa dette. » Sa dette immense accumulée au fil des jours. Qui est ce maître plein de compassion ? C’est le Père contre lequel tous ont péché, souvent sans considération, sans prise de conscience, sans regret, sans souvenir. Les dettes se sont accumulées avec un flot continu de manquements de charité, de paroles cruelles, de négligences ! « Vous souvenez-vous, semble dire Jésus, de tout ce que le Père est encore prêt à vous pardonner, aujourd’hui même, d’un cœur brûlant qui ne désire que votre retour vers lui. »
  3. « C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »  
    Il vous livrera aux bourreaux dans sa colère, nous dit Jésus ! Cette parole semble sévère. Comprenons, cependant, que Jésus établit ici les fondements de la communauté qui deviendra son Église. Nulle place ici pour des rancunes durables ni pour des pardons limités, pour des « Je lui pardonne cette fois-ci, mais pas la prochaine fois ! »
    C’est ainsi que se constitue une communauté fondée sur l’amour, leur enseigne-t-il. Ses disciples doivent être prêts à aller jusqu’au bout. Comment pourront-ils affronter les persécutions et incompréhensions qui suivront lors de leur ministère auprès des païens s’ils ne savent pas se pardonner entre eux ? Comment continueront-ils jour après jour à proclamer le dessein de Dieu, s’ils ne le vivent pas ? Où prendront-ils la force de subir des insultes et des emprisonnements et de continuer à aimer ? Jésus leur fait comprendre le sérieux de leur vocation. Ils ont été choisis, formés, comblés de ses enseignements comme préparation à leur mission et à leur vie en Église. Leur fidélité au pardon conditionne le témoignage même de l’Église et l’accomplissement de l’œuvre du Père.

Dialogue avec le Christ

Nous comprenons mieux maintenant que c’est par amour pour ton Église, pour ton peuple, pour tes brebis et pour celles qui viendront, que tu exiges de nous, chrétiens, ce pardon sans détour ! Nous nous souvenons aussi de tes paroles sur la croix : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Résolution

Je ferai un examen de conscience aujourd’hui pour reconnaître mes multiples manquements à la charité et je demanderai au Seigneur de m’aider à construire son Église avec mes frères chrétiens.