Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

15/08/2026

Réjouis-toi en Dieu !

 Samedi 15 août 2026

Évangile selon saint Luc 1, 39-56

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Prière

Béni sois-tu, Seigneur, pour ce chant du Magnificat, que tu as donné par Marie à ton Église, pour ce chant qui nous apprend à être reconnaissant, plein de gratitude, d’émerveillement et de joie pour les dons de Dieu !

Demande

C’est la parfaite humilité de Marie qui a attiré le regard de Dieu sur elle. L’humilité est la plus précieuse de toutes les vertus et leur mère. Comme l’orgueil est le plus terrible de tous les vices et la racine d’une multitude de maux.
Marie, Reine des humbles, enseignez-nous cette vertu si chère au cœur de Dieu. Faites-nous contempler les actes d’humilité de votre vie et donnez- nous la grâce de les imiter. Cette vertu dépasse infiniment nos seules forces, c’est pourquoi, nous avons sans cesse besoin de votre secours maternel.

Réflexion

  1. « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! »
    Marie vient de se rendre compte qu’Élisabeth, sa cousine, a été instruite par l’Esprit Saint du secret qu’elle n’a partagé avec personne et Marie laisse éclater sa joie.
    Ce qui frappe dans ce verset, c’est le qualificatif de Dieu que Marie utilise. Elle aurait pu exulter en Dieu qui l’avait faite mère ou en Dieu à qui rien n’est impossible ou encore en Dieu qui devient son Fils.
    Non, en son humilité, elle exulte en Dieu qui la sauve. Elle tourne les yeux vers le salut que Dieu nous donne. « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! » « Mon Sauveur ! » Et le salut est déjà présent et, avec lui, viennent ses premiers fruits ! Parmi eux, la joie. « Exulte mon esprit ! »
    Comment cette grâce du salut jaillit-elle en chacun de nous ?
  2. « Mon esprit est transporté de joie en Dieu, mon Sauveur ! »
    Parfois, cette joie de notre baptême est bien cachée, comme engloutie en nous. Elle ne nous est plus perceptible. C’est l’une des grâces que l’on peut demander au Seigneur par Marie ce matin : Mon Seigneur et mon Dieu « rends-[nous] la joie d’être sauvés ! » (Ps 50, 14)Rends-nous la joie de ton salut !
    Dans les heures difficiles, nous pouvons nous appuyer sur cette prière : « Rends-moi la joie d’être sauvé, rends-moi la joie de ton salut ! »
    C’est aussi ce qu’enseigne notre Sauveur à la bienheureuse Julienne de Norwich : « Réjouis-toi en moi, rien ne peut me plaire davantage ! » Et Julienne déclare : « Parmi tout ce que nous pouvons faire pour plaire à Dieu, il n’est rien qui lui soit plus agréable que de nous voir nous réjouir en cette joie qu’à la Trinité pour notre salut. » (Les révélations de l’Amour divin)
    « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge pour ceux qui le craignent. »
    L’interprétation traditionnelle manifeste que l’amour de Dieu s’étend sur toutes les générations depuis celle d’Adam jusqu’à nous et jusqu’à la fin des temps, mais nous pouvons aussi penser qu’il s’agit de chacun des âges de notre propre vie. Le jour de notre conception, son amour était déjà présent. Lorsque nous avons eu l’âge de raison, son amour était là ; dans les affres de notre adolescence, son amour était là ; dans nos grandes et sérieuses décisions de jeunes adultes, son amour était là ; dans nos années de maturité où le quotidien nous essoufflait, son amour était là ; dans notre patiente vieillesse, son amour sera là ; dans le dernier combat qui nous arrachera à la terre, son amour sera là.
    Oui, vraiment, « sa miséricorde s’étend d’âge en âge pour ceux qui le craignent ». Cette miséricorde est la compassion de Dieu pour notre misère, sa grande volonté de la secourir, son œuvre incessante et fidèle pour nous affranchir de nos fautes et nous donner la vie éternelle.
    Marie, Mère de miséricorde, garde-nous dans l’action de grâce pour cet amour qui nous enveloppe sans cesse.
  3. « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. »
    Nous voyons, dans cette partie du Magnificat, le combat de Dieu contre le monde, certes, mais aussi et surtout le combat spirituel que chacun de nous doit mener en lui-même. Avec ce verset, nous voici au cœur du combat ascétique contre nous-mêmes. Nous devons sans cesse combattre la superbe, l’orgueil en nous, nous devons renverser nos désirs de puissance quels qu’ils soient, désir de pouvoir, désir de reconnaissance, désir d’être aimés. Nous devons travailler pour acquérir l’humilité, purifier nos faims, nous dépouiller de nos fausses richesses, nous vider de tout ce qui n’est pas Dieu, reprendre conscience que tout ce que nous possédons, c’est à lui que nous le devons.
    Par ces versets du Magnificat, Marie, notre Mère nous enseigne : « Oui, tu dois combattre contre le mal ». Et saint Paul ajoute : « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché. » (He 12, 4)
    Mais dans cette lutte, nous ne sommes pas seuls, le bras de Dieu, en qui les pères de l’Église ont vu le Christ, combat pour nous. Si nous le laissons faire, il déploie la force de son bras, il disperse notre orgueil. Il ordonne et réunifie en nous nos puissances : intelligence, volonté, sensibilité, affectivité. Il fait grandir notre humilité. Il purifie nos richesses et nos désirs, il nous comble de biens.
    C’est ce que résume le verset : « Il relève Israël son serviteur. » Il nous relève à chaque fois que nous tombons, nous qui sommes inutiles et pourtant choisis par sa grâce pour être serviteurs… C’est déjà la promesse de la résurrection qui nous est faite : comme Dieu a relevé son Serviteur souffrant et Fils d’entre les morts, Dieu nous relève chaque jour et nous relèvera après notre mort. Oui, sa miséricorde repose sur chacun de nous !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, saint Jean Eudes appelle le Magnificat le cantique du cœur de Marie, ce cœur de Marie intimement uni à ton cœur qui se formait en son sein. Imaginons les premiers battements de ton cœur en Marie. Ne peut-on pas penser que ces premiers battements ont inspiré à Marie le Magnificat. Peut-être ont-ils coïncidé avec l’exultation de Marie. Marie puise directement les paroles de son cantique dans ton cœur qui se forme en elle.
Marie, dès l’Annonciation, reçoit un cœur de mère, elle devient ta mère, pleine de grâces. L’une de ces grâces est de lui donner un cœur de mère pour chacun de nous, de la rendre médiatrice et coopératrice avec toi pour le salut de tous les hommes. Oui, elle chantait ce cantique en son nom pour toutes les merveilles que Dieu avait accomplies en elle mais elle le chantait aussi déjà pour chacun de ses enfants. Elle rendait grâce par avance au Seigneur pour chacun de nous, pour le salut offert à chacun. Elle suppléait ainsi à toutes nos ingratitudes. Elle brûlait déjà de nous enseigner ce cantique pour que nous apprenions à le prier. Elle soutenait déjà tous ses enfants qui le réciteraient dans les temps à venir.

Résolution

« Le Puissant fit pour moi des merveilles ! Saint est son Nom ! » Je pourrais prendre un long moment de silence et me remémorer les merveilles du Puissant dans chacune de nos vies, merveilles infiniment variées adaptées à chacune de nos histoires et de nos personnalités.