texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

07/02/2026

Les miracles eucharistiques chez les mystiques. [5/5]

Jésus, bon pasteur

 Samedi 7 février 2026

Évangile selon saint Marc 6, 30-34

En ce temps- là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

Prière

En ce jour, Jésus, je viens moi aussi, comme les apôtres, autour de toi afin de t’écouter. Oui, ce n’est véritablement qu’en ta présence que l’on se repose. Ce n’est véritablement qu’en écoutant tes Paroles que je refais mes forces.

Demande

Façonne en moi, Seigneur, un cœur d’apôtre.

Réflexion

  1. Les apôtres reviennent comme d’instinct auprès de celui qui les avait envoyés en mission quelques versets plus haut. Ils étaient partis sur les routes de Galilée en proclamant le Royaume, en appelant à la conversion. Ils avaient été mandatés par Jésus pour porter eux aussi l’Évangile dans les villes et les villages. Leurs paroles étaient accompagnées de signes puisque, comme leur maître, « ils chassaient beaucoup de démons, ils faisaient des onctions d’huile à beaucoup de malades et ils les guérissaient. » (Mc 6, 13) Au passage, on ne manquera pas de reconnaître dans l’onction d’huile sur les malades, le geste même que les prêtres accomplissent encore aujourd’hui sur les plus affaiblis : le sacrement des malades. Jésus avait déjà délégué les siens afin de poursuivre et de mener à bien son ministère de prédication et de guérison jusqu’à la fin.
  2. Jésus les emmène à l’écart pour refaire leurs forces. La mission est si absorbante qu’ils en oubliaient de manger. Pour les apôtres que sont tous les baptisés, il est nécessaire d’apprendre à savoir se ressourcer auprès de Jésus. Comme alors, Jésus se laisse trouver à l’écart, dans les lieux déserts, là où les bruits et les distractions du monde se taisent, du moins pour quelques instants.
    En d’autres termes, chacun d’entre nous peut et devrait chercher à rencontrer le Seigneur quotidiennement dans le silence de la prière cœur à cœur. Seul moyen pour conserver ou retrouver courage, force et joie pour mener à bien chaque journée. Comme pour Jésus et ses apôtres, ces petits moments de répit autour du Maître ne durent jamais très longtemps. Déjà, la foule les voit, accourt et les rejoint. Saint Vincent de Paul résumait cela à la fameuse formule : « Quitter Dieu pour Dieu. » Oui, quitter Dieu dans la prière pour aller à sa rencontre dans les hommes et les femmes que nous côtoierons aujourd’hui même.
    Jésus voyait ces hommes et ces femmes comme des brebis qui n’ont pas de berger. L’évangéliste se chargera par la suite du récit de dévoiler l’identité de Jésus comme étant précisément celle du bon pasteur qui sera à même de mener le troupeau.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, sois mon guide en tout. Sois le berger de ma vie. Apprends-moi à me laisser enseigner comme ces foules. Envoie-moi vers ceux et celles qui ne te connaissent pas et qui te cherchent.

Résolution

Après ce temps de repos pris dans la prière, je me sais envoyé à mon tour vers ceux et celles que je rencontrerai aujourd’hui. Inspire-moi, Seigneur, le bon mot pour annoncer que tu es le bon pasteur.

06/02/2026

Les miracles eucharistiques les plus récents. [4/5]

Le don de sa vie

Vendredi 6 février 2026 

Évangile selon saint Marc 6, 14-29

En ce temps-là, comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit :
« La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Prière

Seigneur, Jean le Baptiste a trouvé en toi le modèle qui a guidé toute sa vie. C’est par la connaissance profonde de ta personne qu’il est devenu ton précurseur. Celui qui a préparé ta route. Je veux moi aussi venir à ton école, Jésus.

Demande

Vivre en cohérence avec mes engagements de chrétien.

Réflexion

  1. Jean le Baptiste est le cousin de Jésus, quelqu’un qui a vraiment une place particulière dans le cœur du Christ. Jésus aimait son cousin et nous pouvons penser qu’il existait une vraie complicité entre les deux hommes. L’Évangile nous montre simplement des moments de la vie de Jean en fonction de Jésus. Tout tourne autour du Christ. Toute sa vie est construite autour de sa mission de précurseur du Christ. Dans ce passage de l’Évangile, le Christ est absent. Jean n’a pas de bonne nouvelle à annoncer ni de témoignage à rendre. Il est enfermé dans une prison. Il ne peut plus publiquement s’acquitter de sa mission de précurseur. Pourtant c’est du fond de cette prison qu’il va rendre le plus beau témoignage : le témoignage du martyr.   
  2. Hérode est un personnage complètement opposé à Jean le Baptiste. Ils se trouvent aux antipodes l’un de l’autre. Hérode vit dans son palais doré et ne sert que lui-même et son pouvoir. Il célèbre son anniversaire dans le luxe et la débauche alors que Jean n’a vécu que pour le Christ dans l’ascétisme et la pauvreté. Hérode est Roi et devrait être celui qui guide Israël vers la vérité et vers le Messie. Le Roi d’Israël n’est que l’intendant de Dieu et son but est de mener le peuple vers le Christ. C’est pourtant l’exact contraire qui se produit et Hérode, aveuglé par ses passions, devient le persécuteur des chrétiens et l’assassin du précurseur.
  3. Jean a vécu jusqu’au bout sa mission. Il a fait une vraie rencontre du Christ et a centré sa vie sur lui. Hérode n’entend que le nom de Jésus, que sa « réputation ». Il ne sait pas qui est vraiment le Christ. Il semble même qu’il ne veuille pas vraiment le savoir. Il préfère tranquilliser sa conscience en considérant que le crime qu’il a commis a été sans conséquences, puisqu’il dit : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Jean a été fidèle à ses convictions jusqu’au bout et sa fidélité à la vérité lui a coûté la vie. Hérode a été fidèle à ses convictions aussi mais face à l’humilité et à   la vérité de Jean il croyait seulement en son égoïsme et en ses désirs.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je veux te servir dans toutes mes actions. Donne-moi de savoir suivre tous les jours ma conscience et les vertus. Ne permets pas que mon orgueil et mes désirs soient les plus forts et m’emmènent loin de toi.

Résolution

Revoir quelles convictions profondes dirigent ma vie.

05/02/2026

Les miracles eucharistiques irréfutables. [3/5]

Disciples en mission

Jeudi 5 février 2026 

Évangile selon saint Marc 6, 7-13

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Prière

Seigneur Jésus, tu viens convertir les cœurs, tu viens frapper aux portes, tu viens dans tes envoyés. Ouvre mon cœur, augmente ma foi, mon espérance et ma charité.

Demande

Donne-moi la grâce de t’accueillir dans tes messagers.

Réflexion

  1. Dans ce passage de l’Évangile, Jésus envoie ses disciples en mission. Il leur donne des consignes bien précises. Des choses banales : il ne demande ni théologie, ni sagesse, ni prudence ou sainteté… il demande des sandales, « un bâton, pas de pain, pas de sac, pas de pièces (…) ». Et il leur donne le pouvoir de chasser les démons. Raffermis par les précieux conseils de Jésus, les disciples partent dans la confiance de recevoir leur mission du Sauveur et du Tout-puissant. Ils connaissent leurs limites, leur faiblesse, le peu qu’ils puissent offrir.
    Jésus m’envoie aussi aujourd’hui, il a besoin de moi pour transmettre son message, chasser les démons, oindre et guérir les cœurs. Comment est-ce que j’envisage ma mission en tant que disciple envoyé ?
  2. Et si maintenant je me mettais dans la situation de la ville qui reçoit. Jésus reconnaît qu’il y aura des villes qui resteront réfractaires à son message et il invite ses envoyés à secouer leurs chaussures et continuer plus loin leur mission…
    Qui sont pour moi ces messagers aujourd’hui, quels visages ont-ils ? Mon curé, ma paroisse, mon confesseur, ma communauté, mon conseiller spirituel, un ami, un membre de ma famille, un inconnu qui passe… Est-ce que j’arrive à les reconnaître et à les accueillir ou bien suis-je une ville fermée, dans le doute et la dureté de cœur ? Qu’est-ce que j’attends du messager de Dieu ? L’homme, la femme, les prédicateurs… le plus parfait, le mieux préparer, le plus expert ? Quelles sont mes exigences face à ceux qui viennent me transmettre le message de Jésus ? Où est mon esprit de foi, d’ouverture ? Mon cœur ouvert pour découvrir ce message de Jésus me permet-il de découvrir son amour dans mes frères et sœurs qui m’entourent et qui cheminent avec moi ?
  3. De la même façon que Jésus demande à ses disciples un discernement face à ceux qui les accueillent, de même les villes sont invitées au discernement du cœur pour savoir reconnaître le vrai disciple de Jésus qui vient frapper à leur porte. La liberté du cœur est essentielle pour répondre – dans la vérité de la foi et la confiance – à la voix de Dieu. Comment se manifeste mon discernement face aux messagers qui viennent « au nom de Jésus » ? Je sais reconnaître les vrais disciples ? Est-ce que je demande à Dieu de m’inspirer pour trouver de bons guides, de bons conseillers dans ma vie ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu envoies tes disciples en mission et tu m’invites à les accueillir. Je voudrais évoquer, en esprit et en prière avec toi, les personnes qui m’accompagnent. Je voudrais prier pour elles et te demander où j’en suis dans le discernement de mon cœur.

Résolution

Je prie pour mes accompagnateurs, mes prédicateurs et mes thaumaturges. Je les porte en mon cœur pendant la journée. Que Jésus continue à les sanctifier afin qu’ils soient de bons disciples.

04/02/2026

Les miracles eucharistiques spectaculaires. [2/5]

Ta présence dans ma vie

 Mercredi 4 février 2026

Évangile selon saint Marc 6, 1-6

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

Prière

Seigneur Jésus, aide-moi à discerner ta présence dans les circonstances ordinaires de ma vie.

Demande

Seigneur, augmente en moi la foi !

Réflexion

  1. « Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains. »
    Nous pouvons parfois penser que le Seigneur se manifeste principalement dans les événements extraordinaires : signes, miracles, manifestations surnaturelles. Il nous arrive même parfois de chercher ces signes dans notre vie spirituelle et, lorsque nous constatons que le Seigneur ne nous répond pas, nous sommes déçus… Comme si le Seigneur n’était pas à notre écoute.
    Dieu a-t-il besoin de l’extraordinaire pour agir ? Les gens de Nazareth, avec lesquels Jésus avait vécu la plus grande partie de sa vie, semblent étonnés que Jésus réalise de grands miracles. Cela ne semblait pas être habituel pour le Seigneur, du moins auprès des siens. Alors qu’a-t-il fait à Nazareth durant ces trente années. Rien du tout ? Cela ne semblerait pas juste. Si le Seigneur a vécu toutes ces années dans la discrétion, c’était peut-être pour nous dire que la vie ordinaire que nous vivons parfois sans de grands signes ou sans éclat a de la valeur à ses yeux et l’ordinaire est aussi un chemin de sanctification.   
  2. « Et il s’étonna de leur manque de foi. »
    Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu ! L’objectif de la foi n’est pas de voir des signes et des miracles. Celui qui découvre une preuve n’a plus besoin de croire car elle est devenue une évidence. La foi, c’est mettre sa confiance en Dieu, même si les preuves de sa présence et de son action ne sont pas évidentes dès le départ ; et même si je ne parviens pas à comprendre comment le Seigneur va m’apporter son aide.
    Dieu n’a pas toujours besoin de changer les circonstances de ma vie pour que la solution apparaisse. Parfois, il va simplement m’aider à changer mon attitude pour mieux affronter une difficulté ou bien il va me donner la force de supporter l’épreuve. Il peut aussi agir à travers des moyens ordinaires, par exemple le soutien et la charité de mon prochain. Soyons à l’affût, avec les yeux de la foi, de la main de Dieu dans notre vie quotidienne.
  3. « (…) il se mit à enseigner dans la synagogue. »
    Pour grandir dans notre foi, il faut se laisser instruire par Dieu. Nous avons parfois tendance à vouloir « instruire » le Seigneur dans notre prière, en lui disant comment devraient être notre vie, l’Église, le monde, la société, etc. « Seigneur, fais que cela soit comme ceci ou comme cela ! » Dieu aime que nous lui exprimions nos besoins mais il est bon aussi de nous laisser instruire par lui. « Seigneur, comment vois-tu ma vie, l’Église et le monde ? Que veux-tu que je fasse ? Dis-moi, Seigneur ! »

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, donne-moi la grâce de voir l’œuvre de tes mains dans ma vie ordinaire. Plutôt que de te dire comment devraient être le monde et ma vie personnelle, je veux me laisser instruire par toi aujourd’hui. Ouvre mes yeux et mon cœur pour percevoir ta présence et ton action même dans les choses les plus simples de mon quotidien. Tu es un Père qui m’aime, qui me protège et me guide. Merci, Seigneur, pour tant de grâce reçues de ta divine Providence !

Résolution

Je prends un moment pour remercier le Seigneur pour cinq grâces reçues de lui cette semaine.

03/02/2026

Les miracles eucharistiques dans l’Histoire. [1/5]

Ton vêtement, mon refuge

 Mardi 3 février 2026

Évangile selon saint Marc 5, 21-43

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Prière

Jésus, laisse-moi toucher ton vêtement !

Demande

Apprends-moi à découvrir ton vêtement et à chercher de l’aide dans la foi.

Réflexion

  1. « Ma fille »
    Jésus place cette jeune fille dans sa relation de filiation. Et moi, quelle est ma place face à Dieu ? Est-ce mon chef ? Mon Dieu ? Mon Père ? Jésus nous a appris : « Abba, Père » ; « Notre Père », « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ». Dieu nous montre le chemin et nous conduit à la maison paternelle. Ordonnons notre relation suivant le plan de Dieu, où en suis-je ? Qui est Dieu pour moi ?
  2. « Si je parviens à toucher seulement son vêtement (…) »
    Ayons cette certitude du cœur que Dieu met dans notre âme ce qu’il faut accomplir. Suivons ses pas, ses conseils et ses inspirations pour notre bien. Dieu est simple. Cette femme souffre de sa blessure, cette blessure qui ne guérit pas, qui lui fait honte, qui la mortifie intérieurement. Elle a mal. Elle a tout essayé humainement et, dans sa détresse, elle n’a plus que la foi, ce don qui vient de Dieu.
  3. « Qui m’a touché ? »
    La foule se moque de Jésus. Il vit la même épreuve que la femme : la moquerie des infidèles, de ceux qui ne comprennent pas. Il souffre avec la femme et il partage ce secret avec elle. Il entre dans l’intimité de notre misère, de notre détresse. C’est un « toucher » qui va plus loin que les limites physiques, il touche l’âme, la foi. On parle de la foi, comme d’un voile, d’une toile, d’un manteau qui est le canal vers le mystère de Dieu. Touchons Dieu à travers le voile de la foi !

Dialogue avec le Christ

Jésus, montre-moi ton vêtement, le refuge dont j’ai besoin pour sentir ton soutien ! Montre-moi ma blessure qui ne guérit pas, qui a besoin de ton secours, qui a besoin de la foi pour guérir.

Résolution

Prendre la décision de placer mes blessures entre les mains de Jésus.

02/02/2026

Être Prêtre : une vie au service des autres - chanson

« Mes yeux ont vu ton salut »

 Lundi 2 février 2025

Évangile selon saint Luc 2, 22-40

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Prière

Seigneur, tu viens nous visiter. Tu viens au milieu de ton peuple pour te manifester et donner la joie à ceux qui t’attendent dans la foi.

Demande

Donne-moi, Seigneur, de te reconnaître dans les rencontres et les évènements de ma journée.

Réflexion

  1. Marie et Joseph effectuent avec empressement un rituel demandé par la loi. Ce geste rappelle l’un des moments fondateurs du peuple d’Israël, celui de la libération de l’esclavage des Égyptiens. Le récit nous dit que seule la mort des premiers-nés a convaincu Pharaon de laisser sortir le peuple. Or, c’est le sang des agneaux sacrifiés appliqué sur les portes des maisons des Hébreux qui devait être le signe pour épargner le peuple de la mort des premiers-nés. Depuis ce jour, chaque premier-né devait être racheté par une offrande. Ce rachat porte ainsi le signe de la liberté. Liberté qui ne devait servir qu’à une seule chose : permettre au peuple de rendre un culte à Dieu sur le mont Sinaï.
  2. La Présentation de Jésus au Temple fait le trait d’union entre l’ancienne Alliance qui demande à l’homme de s’associer à l’œuvre de Dieu à travers des sacrifices et la nouvelle Alliance qui demande que l’on s’associe à l’offrande que Jésus a faite de sa vie à Dieu. La liberté dont jouissait les Hébreux était une liberté de sursis. La Lettre aux Hébreux confirme que le sang des animaux ne pouvait pas enlever les péchés (cf. He 10, 4). Il ne pouvait pas donner la véritable liberté. Aussi, les sacrifices au Temple n’étaient-ils pas appelés à durer.
    En effet, la véritable liberté a un prix que seul Dieu peut payer. Dans l’ancienne Alliance, le rachat du premier-né par une offrande était le moyen de commémorer l’alliance du Sinaï. Jésus ne peut donc pas échapper à cette règle. 
  3. Pourtant, l’évènement de la Présentation de Jésus au Temple par ses parents représente bien plus que cela. Il est le prélude de ce que Jésus accomplira aux jours de sa Passion lorsqu’il offrira son corps en expiation pour les péchés. Le sang des agneaux ou des taureaux ne servira plus d’intermédiaire puisqu’une victime divine peut payer le prix de l’esclavage du péché. Le geste de Joseph et de Marie est en conformité avec la loi mais surtout en conformité avec la promesse : que notre liberté puisse nous rendre aptes à la louange véritable du Dieu vivant.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, par l’obéissance simple et discrète à la loi, tu nous enseignes que nous devons, nous aussi, nous associer à ton offrande au Père par l’offrande de notre vie.

Résolution

Faire un acte d’offrande à Dieu.