Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

25/07/2026

« Ma coupe, vous la boirez »

 Samedi 25 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 20, 20-28

En ce temps-là, la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Prière

« Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. / Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne (…) Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange. Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas, tu n’acceptes pas d’holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé. » (Ps 50, 12-14.17-19)

Demande

Donne-moi, Père très aimant, ce qu’il y a de plus précieux, ce trésor que rien ne peut abîmer : donne-moi ton amour, augmente en moi la grâce, accorde-moi le don de ton Esprit.

Réflexion

  1. Au premier plan, la demande de la mère de Jacques et de Jean semble sans vergogne. C’est l’impression qu’en ont les autres disciples et nous aussi : « Comment ose-t-elle ambitionner des places d’honneur ? » Mais Jésus profite de cet hors-sujet pour révéler un des secrets de sa royauté.
    Que veut dire « siéger à la droite et à la gauche (du Christ) dans son Royaume » ? Les références que nous donne l’Évangile sont celle de la crucifixion, le bon et le mauvais larron, et celle du jugement dernier : les brebis et les boucs. Ce positionnement est-il vraiment un sujet pour le disciple du Christ ? Jésus fait comprendre que c’est exclusivement l’affaire du Père céleste.
  2. La coupe annoncée par le Christ est particulièrement rendue présente et résumée lors de la messe. Avant d’être festin glorieux des noces de l’Agneau (dans le cadre de l’adoration), la coupe est mémoire des sacrifices d’expiation, accomplis en Jésus-Christ (le sacrifice de la messe). Au mont des Oliviers, Jésus demandera d’en être épargné.
    Cette même coupe signifiera encore, pour le chrétien, l’offrande de sa vie pour intercéder pour les autres, comme le Christ l’a fait auprès du Père. Enfin, elle ramène à l’action de grâce pour le don de la création et de la rédemption. Chrétiens, voulons-nous boire cette coupe ?
  3. Les chefs des nations païennes ne connaissent pas – du moins explicitement – l’espérance théologale. La royauté du Christ se tient à une logique préférant aux honneurs et aux pompes de ce monde le respect du plus faible et le service d’intendant pour les dons du Père.
    Au centre de la royauté du Christ est le service de l’autorité qui se décline dans la gestion des pouvoirs et des biens. Jadis, dans les royaumes chrétiens on parlait du roi comme un « lieutenant du Christ », titre que de nombreux souverains respectaient, contrairement à l’historiographie mensongère de notre siècle. Aujourd’hui, cette royauté du Christ est magnifiquement reflétée dans la doctrine sociale de l’Église.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, toi qui m’as appelé à te suivre, non pas sur un chemin de triomphe, mais sur celui de l’humilité, donne-moi la grâce de persévérer dans ton amitié, de grandir dans l’amour de mes frères, d’avoir un cœur doux et humble comme le tien. Ainsi, le Père sera glorifié.

Résolution

Je prends un temps de prière pour renouveler ma foi et adorer Dieu en esprit et en vérité.

24/07/2026

Sainte Brigitte de Suède : la femme qui osa reprendre les rois et les papes

 

Une terre féconde

 Vendredi 24 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 13, 18-23

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Prière

« Mon cœur est prêt, mon Dieu, je veux chanter, jouer des hymnes : ô ma gloire ! Éveillez-vous, harpe, cithare, que j’éveille l’aurore ! Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur, et jouerai mes hymnes en tous pays. Ton amour est plus grand que les cieux, ta vérité, plus haute que les nues. Dieu, lève-toi sur les cieux : que ta gloire domine la terre ! Que tes bien-aimés soient libérés, sauve-les par ta droite : réponds-nous ! » (Ps 107, 2-7)

Demande

Seigneur, donne-moi la grâce de recevoir la semence de ta Parole dans un cœur bien disposé.

Réflexion

  1. Le Seigneur nous offre dans cette parabole un miroir dans lequel nous pouvons nous examiner. Le semeur, c’est Jésus lui-même qui m’invite à considérer la manière avec laquelle j’accueille la semence de sa Parole dans mon cœur. Il ne le fait pas pour me juger ni me réprimander mais parce qu’il désire me donner la vie en plénitude.
    Ai-je soif de cette vie que le Christ veut m’offrir ? Que me manque-t-il encore pour parvenir à cette plénitude ? De quoi sont faits mes rêves et mes aspirations ? Et le Seigneur, qu’en pense-t-il ? Ai-je confiance en son désir de me combler de son amour ?
  2. Le semeur sème en abondance
    Il ne semble pas se préoccuper de l’endroit où tombe la semence : dans les pierres, les ronces ou au bord du chemin. À première vue, cela semble être un triste gaspillage. Pourtant, dans la logique de Dieu, qui est celle de l’amour, rien n’est perdu. Dieu ne cesse jamais de rechercher mon bien, même lorsque je ne suis pas encore prêt à accueillir ses dons. Il ne me rejette pas. Il ne m’abandonne pas. Il attend avec patience que je lui ouvre mon cœur. Il ne renonce jamais à son amour pour moi.
    Que suscite en moi cet amour fidèle et généreux du Seigneur ?
  3. Jésus parle de trois ennemis de la semence ; le Mauvais qui la dérobe, les épreuves de la vie telles que les détresses ou les persécutions, et la séduction des richesses et les préoccupations du monde qui étouffent peu à peu ma vie spirituelle. Suis-je la cible de l’un ou l’autre de ces ennemis ? Qu’est-ce qui, dans ma vie, pourrait contribuer à me faire perdre la grâce de Dieu en ce moment ? Que puis-je faire pour mieux cultiver le jardin de mon âme et accueillir davantage la semence que le Seigneur y dépose ?  

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, viens semer en moi ta Parole de vie. Je renonce à tout ce qui pourrait faire obstacle à ta semence dans mon cœur. Face à l’épreuve, je choisis de mettre ma confiance en toi. Lorsque je ressens la séduction du monde, je choisis la tempérance et la pauvreté de cœur. Quand survient la tentation, je choisis la liberté des enfants de Dieu. Je veux t’offrir aujourd’hui une terre bonne et féconde, un cœur bien disposé à recevoir ta grâce. Merci, Seigneur, pour tout ce que tu sèmes en moi.

Résolution

Je prends un moment cette semaine pour méditer et accueillir la Parole de Dieu.

23/07/2026

Sainte Marie-Madeleine: L'histoire de celle qui a beaucoup aimé

 

Des yeux pour voir, des oreilles pour entendre

 Jeudi 23 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 13, 10-17

En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

Prière

Seigneur Jésus, je te prie pour que ce moment de prière me rapproche davantage de toi. Tu es la lumière du monde et tu désires que mes yeux voient et que mes oreilles entendent ta voix au plus profond de mon cœur.

Demande

Seigneur Jésus, donne-moi la grâce d’un cœur disponible, d’une écoute attentive et d’un regard capable de te reconnaître dans les événements de ma vie et dans les personnes que je rencontrerai aujourd’hui.

Réflexion

  1. « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux. »
    Jésus s’adresse à ses disciples avec une tendresse particulière. Il fait une distinction qui n’est pas une exclusion, mais il révèle à ses amis le don immense que représente la foi en Dieu. Dieu se présente comme un père soucieux, juste et miséricordieux pour ceux qu’il aime. Être disciple de Jésus, c’est avoir reçu quelque chose de précieux : l’intimité avec Dieu qui nous rend capables de comprendre comment vivre les mystères du Royaume de Dieu. Ce privilège ne procède ni de nos mérites ni de nos capacités personnelles ; il est le fruit de notre réponse à l’appel du Seigneur. Suis-je conscient de la grâce que représente le don de la foi ? Est-ce que je l’accueille comme un bien précieux dont je peux prendre soin ou non ? Quelle gratitude habite mon cœur en ce moment après avoir entendu la Bonne Nouvelle et l’avoir accueillie dans ma vie ?
  2. « (…) ils regardent sans regarder, et [ils] écoutent sans écouter ni comprendre. »
    Ces paroles de Jésus peuvent sembler dures, mais elles sont en réalité un appel à l’honnêteté intérieure. Car la surdité et la cécité spirituelles ne sont pas réservées aux contemporains de Jésus. Elles peuvent s’installer insidieusement dans notre propre vie, quand la routine, les préoccupations, les blessures non guéries ou l’orgueil durcissent notre cœur sans que nous ne nous en rendions compte.
    Y a-t-il dans ma vie un domaine dans lequel j’ai besoin que la Parole de Dieu transforme ma façon de réagir, d’agir, de pardonner, d’aimer ? Y a-t-il quelque chose qui doit être ordonné vers Dieu dans mes pensées, mes paroles, mes actions ou mes omissions ? Suis-je prêt à le demander à Dieu ? Sinon, je peux toujours demander la grâce de vouloir un changement intérieur.
    Seigneur Jésus, révèle-moi les endroits de mon cœur qui se sont alourdis. Ne permets pas que je demeure sourd à ton appel. Je désire me laisser guérir par toi pour vivre chaque jour un peu plus dans la liberté des enfants de Dieu.
  3. « Heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! »
    Jésus déclare « heureux » ceux qui voient et entendent. Cette béatitude n’est pas une récompense pour leur mérite, c’est la joie simple et profonde de ceux qui ont reçu un don extraordinaire. De nombreux prophètes et de justes ont attendu ce moment, ont désiré voir ce que les disciples voient. Et nous, nous le vivons aujourd’hui à travers la Parole, les sacrements, dans l’Église.
    Comment est-ce que je vis concrètement la joie profonde d’être chrétien dans cette époque qui fait partie de l’histoire de mon salut ? Suis-je capable de reconnaître et de célébrer intérieurement la présence de Jésus dans les événements ordinaires de mes journées, dans les personnes qui m’entourent, dans les pauvres que je rencontre ?

Dialogue avec le Christ

Jésus, tu me regardes avec amour et tu me dis : « Heureux tes yeux puisqu’ils voient. » Fais grandir en moi la conscience du don merveilleux d’avoir la foi. Guéris en moi tout ce qui m’empêche de te voir et de t’entendre pleinement. Je désire un cœur nouveau, une écoute disponible et un regard capable de reconnaître ta présence partout où tu te rends présent : dans la prière, les Écritures, le visage des plus petits. Je te rends grâce pour la confiance que tu m’accordes en me révélant les mystères de ton Royaume. Avec le secours de ta grâce, je désire faire fructifier ce don aujourd’hui et chaque jour de ma vie.

Résolution

Afin de trouver une résolution qui me convienne, je me pose la question : qu’est-ce qui m’a touché le plus pendant cette prière ? Comment puis-je te répondre aujourd’hui en considérant les activités de ma journée ? Quel désir, quelle attitude, quelle décision suis-je appelé à mettre en œuvre concrètement ?
Selon ce qui m’a le plus touché, je choisis une action personnelle : par exemple, je prends quelques minutes dans la journée pour relire un verset de cet Évangile et le laisser résonner en mon cœur ; j’identifie un domaine de ma vie où mon cœur s’est endurci et je le confie à Jésus dans une prière courte et sincère ; je rends grâce à Dieu pour le don de la foi en notant trois motifs concrets de reconnaissance pour cette journée.

22/07/2026

Le baptême, comment ça se passe ?

 

« Qui cherches-tu ? »

 Mercredi 22 juillet 2026

Évangile selon saint Jean 20, 1.11-18

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Prière

« Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage.  Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. » (Ps 33, 5-7)

Demande

Seigneur, montre-moi ton visage !

Réflexion

  1. « C’était encore les ténèbres. »
    Marie-Madeleine, comme les disciples qu’elle est allée chercher pour leur faire constater que le tombeau était vide, est dans la sidération du drame vécu la veille : la mort de Jésus qu’elle aimait tant, et en qui elle avait fondé tant d’espérance. Et elle pleure d’incompréhension, de tristesse, de déception de ne pouvoir revoir au moins le corps de celui qui habite tous les désirs de son cœur.
    Parfois, nous aussi, ne sommes-nous pas déçus de ne plus voir ce Jésus que notre cœur désire mais que nous avons peut-être forgé dans notre imagination ou dans notre raisonnement, ce Jésus que nous voudrions peut-être posséder ? Peut-être sommes-nous déconcertés par des moments de froideur spirituelle ? Quel exemple nous donne Marie-Madeleine !
  2. « Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. »
    Mais, contrairement aux disciples qui ont constaté la disparition de Jésus et sont repartis sans comprendre, elle ne comprend pas non plus mais reste là, son cœur brûlant du désir de le revoir, de savoir où « on l’a déposé » pour pouvoir au moins savoir où le chercher. Il fallait sans doute à Marie-Madeleine ce temps de persévérance désespérée auprès du tombeau vide pour pouvoir accueillir ensuite la présence de celui qui se révèlera à elle.
    Est-ce que j’accepte, moi aussi, de rester près du tombeau vide, de suivre mon désir de voir le Seigneur sans me décourager de ce qui me paraît être son absence ? Est-ce que, comme Marie-Madeleine, j’accepte de persévérer dans ma recherche de sa présence, en pleurant peut-être mais sans me décourager ? Est-ce que j’accepte d’être brûlée de façon durable de ce désir de rencontrer le Seigneur ? Est-ce que j’accepte que ce désir croisse en moi, parfois même douloureusement, mais garanti de la vérité de ma recherche ?
  3. « Marie ! » « Rabbouni ! »
    Après l’avoir appelé par le mot banal de « Femme, qui cherches-tu ? » sans être reconnu, elle est invitée à exprimer son désir et ainsi rendre encore plus ardent son amour. Le Seigneur agit toujours ainsi pour ceux qui crient vers lui dans l’Évangile : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » C’est alors qu’il l’appelle par son nom : « Marie », lui permettant ainsi de reconnaître celui qui la connaît au plus profond d’elle-même, « Rabbouni ! » Mais cette reconnaissance qui pourrait la combler, loin de l’inviter à en jouir pour elle, l’envoie aussitôt : « Va trouver mes frères pour leur dire (…) » L’amour du Seigneur ne peut que me tourner vers mes frères.
    Mon désir de m’approcher toujours plus de Jésus est-il accompagné d’un vrai désir de l’annoncer ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur, fais-moi grandir dans la persévérance de la recherche de ta présence. Je voudrais, moi aussi, pouvoir, comme Marie-Madeleine, rester là à te chercher, en permettant ainsi de faire grandir en mon cœur le désir de ta présence.  Aide-moi, Seigneur, à être vrai dans mon amour pour toi, afin de pouvoir t’annoncer à mes frères et dire avec saint Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. » (Ga 2, 20)

Résolution

Prendre un temps d’adoration, ou au moins devant le tabernacle, pour me rendre silencieusement disponible à la présence de Jésus.

21/07/2026

Témoignage d'un genevois sur la foi à Medjugorje

 

Une nouvelle béatitude

 Mardi 21 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 12, 46-50

En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Prière

Je me mets en présence de Dieu, qui est toujours avec moi, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur, je m’unis à toute la communauté des lecteurs de ces méditations de Regnum Christi. Je te les confie, ainsi que tout ce que je porte dans mon cœur aujourd’hui.

Demande

« N’est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre et qui seras la joie de ton peuple ? Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. » (psaume du jour, Ps 84, 7-8)

Réflexion

  1. Accueillir les tensions intérieures
    Tout au long du chapitre 12 de Matthieu que nous avons lu en continu, Jésus provoque des tensions. Il parle avec vérité sans chercher à plaire. Il défend les plus faibles, dénonce l’hypocrisie, bouscule les habitudes religieuses. Il met l’amour et le salut au-dessus d’un respect rigide de la loi.
    Y a-t-il, dans ma vie, des zones de tension avec l’Évangile ? Des paroles du Christ qui me dérangent et me questionnent ? Quelle conversion de cœur le Seigneur m’invite-t-il à vivre aujourd’hui ?
  2. Convertir mon regard
    On comprend que sa famille s’inquiète. Peut-être veut-elle le protéger, lui dire d’être plus prudent, moins radical… Peut-être aussi veut-elle se protéger du regard des autres, voire de possibles représailles.
    Nos familles ne sont-elles pas, elles aussi, parfois des lieux de tension quant à l’expression de la foi ? Pour certains, des valeurs liées à notre foi se perdent et tout semble basculer, alors que, pour d’autres, l’expression de la foi peut paraître désuète et sans lien avec la vie quotidienne.
    Quel est mon regard sur la foi de mes proches ? Est-ce que je considère parfois la foi des autres comme « trop » intense, trop engagée, trop radicale ? Ou, au contraire, est-ce que je déplore en eux la perte des valeurs de la foi ? Et si le Seigneur m’invitait à élargir mon cœur et à chercher, comme Jésus, à mettre la personne au centre de mes engagements ?
  3. Une nouvelle béatitude
    Jésus ouvre un horizon nouveau : « Celui qui fait la volonté de mon Père (…) est pour moi un frère, une sœur, une mère. » On peut l’entendre comme une béatitude : « Heureux ceux qui font la volonté du Père : ils seront pour moi un frère, une sœur, une mère ! »

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu m’appelles à entrer dans ta famille, non par mes mérites, mais en vivant selon le cœur du Père. Je te parle simplement de mes résistances, de mes désirs, de mes peurs et de ce pas concret que tu m’invites à faire aujourd’hui. Donne-moi un cœur disponible, humble et confiant, pour reconnaître ta volonté et y répondre avec amour.

Résolution

Aujourd’hui, je choisis un acte concret pour faire la volonté du Père (un geste, une parole, un renoncement, un acte de charité…). Je le formule clairement dans mon cœur.

20/07/2026

La parole de Dieu à la messe

 

Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera

 Lundi 20 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 12, 38-42

En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. 

Prière

« Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom, donne la gloire, pour ton amour et ta vérité. (…) Notre Dieu, il est au ciel ; tout ce qu’il veut, il le fait (…) Vous qui le craignez, ayez foi dans le Seigneur : le secours, le bouclier, c’est lui ! (…) Soyez bénis par le Seigneur qui a fait le ciel et la terre ! (…) Nous, les vivants, bénissons le Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles ! » (Ps 113 B, 1.3.11.15.18)

Demande

Dépose en moi ton Esprit Saint afin que je rayonne de ta présence en témoin de la foi.

Réflexion

  1. « Nous voulons voir un signe venant de toi. »
    Les scribes et les pharisiens qui s’adressent à Jésus, que cherchent-ils ? En premier lieu, à discréditer Jésus, certainement. Mais il y a plus : que cherchons-nous, croyants ou incrédules, tout être humain ?
    Ici émerge la question du surnaturel dans notre vie. Qu’est-ce que la notion du surnaturel évoque pour moi ? Scepticisme et incrédulité ? Quête de merveilleux ? Deux écueils sont à éviter : une compréhension positiviste qui étouffe le caractère surnaturel de la mission du Christ et de l’Église, d’une part, et d’autre part l’exaltation des gloires humaines dans l’œuvre de Dieu.
  2. Le signe du prophète Jonas rappelle la mésaventure pendant sa fuite sur un navire. Surpris par une violente tempête en pleine mer, l’équipage jette Jonas par-dessus bord pour calmer l’intempérie. Ce dernier fut englouti par la baleine et vomi au bout de trois jours sur le rivage.
    Alors qu’il tentait d’échapper à sa mission auprès des Ninivites, Jonas est rattrapé par le péril mortel dont il échappera par Providence. Et moi, qu’est-ce que j’attends pour être signe et témoin de l’Évangile ? Est-ce que je rayonne de joie et d’assurance que me donne la foi ? Ou alors, mon cœur reste-t-il froid ?
  3. « Lors du jugement (…) » nos yeux s’ouvriront. Oui, il y aura un jugement. Alors que Jonas semblait avoir échoué dans sa mission, puisqu’il a lancé une fausse alerte, la parole de Dieu devra intervenir auprès de lui pour montrer le fruit de sa mission : la conversion des Ninivites.
    Il se pourra que ceux que je juge plus pécheurs que moi se lèveront avant moi et me feront voir toute forme d’auto-référencement, de conformisme ou autre péché subtil. Le jugement de Dieu n’est pas comme le nôtre : il ne consiste pas en accusation, mais il nous révèlera l’abîme de notre médiocrité.

Dialogue avec le Christ

« Il y a bien plus que Salomon. » En effet, ô Christ, Jésus, mon Seigneur, les sages d’Orient et d’Occident, de l’antiquité ou du futur te rendent hommage, là où nous te comparons avec eux. Envoyé du Père, tu nous instruis de sa sagesse éternelle et nous donnes de connaître son amour. Adoptés comme enfants, tu nous envoies auprès de nos frères pour être témoins, apôtres. Avec toi, honneur, gloire et louange soient rendus au Père, dans le feu de l’Esprit.

Résolution

Je veux être témoin de la joie de croire.