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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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05/04/2026
Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts
Dimanche 5 avril 2026
Évangile selon saint Jean 20, 1-9
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Prière
« Resurrexi, et adhuc tecum sum » (« Je suis ressuscité et je suis toujours avec toi ») : c’est ainsi que commence le chant d’entrée officiel de la messe de Pâques. Oui, Seigneur, tu as vaincu la mort et tu es toujours avec moi, tu es l’ami intime de mon âme.
Demande
Seigneur Jésus, par ta Résurrection, viens me revivifier !
Réflexion
- Saint Pierre et saint Jean courent vers le tombeau, et cette course peut être une image de notre vie. Notre existence, en effet, se dirige inexorablement vers le tombeau. Nous ne sommes pas seuls sur ce chemin, nous y allons ensemble, avec toute l’Église et toute l’humanité. Certains vont plus vite que d’autres – comme Jean qui dépasse Pierre – mais face au tombeau qui marque la fin de notre course, nous nous arrêtons, stupéfaits. Les jours d’enterrement, nous refaisons cette expérience, insondable et pourtant si humaine, de notre impuissance face au tombeau et tout ce qu’il représente.
- Sur ce chemin qui mène au tombeau, Pierre et Jean ne vont pas à reculons ou le plus lentement possible mais ils courent : ils sont habités par une espérance. Jésus leur avait dit qu’il ressusciterait, et une lueur a pénétré leur cœur. Face à la certitude de devoir mourir, nous ne pourrions courir dans cette vie si Dieu n’avait pas mis dans notre cœur une intuition de la vie éternelle. Nous pouvons nier cette intuition et affronter la perspective de l’anéantissement de notre être dans la fuite ou la résignation. Mais notre cœur est compatible avec la vie éternelle, il est comme une prise de courant qui est faite pour être connectée à la prise secteur du cœur de Dieu.
La fête d’aujourd’hui, que nous célébrons chaque dimanche, annonce la réalisation du désir de notre cœur : nous sommes aimés d’un amour qui est plus fort que la mort, notre cœur peut se reconnecter au cœur de Dieu. - « Il vit, et il crut. »
Jean n’a pas encore vu le Christ ressuscité, il ne sait rien sur l’aspect concret de son corps glorieux. La foi en la Résurrection n’est pas de nous imaginer un « Jésus vivant », ou de nous convaincre qu’il nous attend quelque part, comme un lointain parent que l’on n’a pas vu depuis des années. C’est une réalité beaucoup plus fondamentale et existentielle, c’est l’expérience de sa présence aujourd’hui dans ma vie, c’est la conviction que l’amour de Dieu ne peut pas être soumis à la mort, qu’aucune situation ou circonstance ne pourra lui résister.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu es présent, tu es là, ressuscité, près de moi. Inonde mon cœur de ta force et de ton amour, que ta Résurrection redonne vie à ma vie.
Résolution
La joie n’est pas seulement un sentiment, mais elle dépend aussi de notre volonté, nous pouvons « décider » d’être joyeux en méditant les motifs profonds de notre joie. Aujourd’hui, essayons de vivre la joie de Pâques, de nous réjouir car le Christ est ressuscité et il partage avec nous sa vie.
04/04/2026
Des ténèbres à la lumière
Samedi 4 avril 2026
Évangile selon saint Matthieu 28, 1-10
Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait.
Puis, vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.’ Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »
Prière
Reprendre le chant Joyeuse lumière
R. Joyeuse lumière,
Splendeur éternelle du Père,
Saint et bienheureux, Jésus-Christ.
Venant au coucher du soleil,
Contemplant la lumière du soir,
Nous chantons le Père et le Fils
Et le Saint-Esprit de Dieu.
Digne es-tu en tout temps
D’être loué par de saintes voix,
Fils de Dieu, qui donnas la vie,
Et le monde te glorifie.
Nous te chantons, Ressuscité,
Toi qui surgis des ténèbres du tombeau.
Étoile du matin, qui devances l’aurore,
Dont l’éclat resplendit jusqu’au monde nouveau.
Reste avec nous, Seigneur,
Car déjà le jour baisse,
Illumine nos yeux, au soir de cette Pâque,
Toi la lumière qui ne connaît pas de couchant.
Demande
Christ Ressuscité, viens disperser les ténèbres de la mort et du péché dans mon cœur.
Réflexion
- Nous voici parvenus au sommet de l’histoire du salut : le grand moment de la victoire du Christ sur la mort et le péché par sa Résurrection le troisième jour. Mais personne n’a été le témoin direct de l’instant même de la Résurrection. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, les anges ne font qu’ouvrir le tombeau. Mais le Christ n’y est déjà plus. Dieu œuvre dans le silence et la discrétion même lorsque s’accomplit l’évènement le plus déterminant de notre salut.
Cela nous rappelle le mystère de son Incarnation lorsque l’ange Gabriel annonce la bonne nouvelle à Marie, à l’insu de toute l’humanité. De même à Bethléem, le moment de la Nativité n’est connu que de quelques bergers.
Cela peut nous étonner mais aussi nous donner de l’espérance. Dieu n’a pas besoin de fracas ni d’éclat pour œuvrer en nous et dans notre monde. Ainsi, dans la simplicité de ma prière, Dieu peut accomplir en moi des merveilles. - Le Christ est libéré du tombeau
Il nous invite aussi à sortir du nôtre. Marie-Madeleine et l’autre Marie étaient prisonnières du tombeau de leur cœur, saisies de tristesse et de crainte. Et voici que l’ange du Seigneur vient leur annoncer la bonne nouvelle de la Résurrection. Elles repartent libres et comblées de joie !
Et moi, de quoi suis-je prisonnier en mon cœur : un vice, un péché, la peur, la tristesse, le désespoir, l’indifférence ? De quel tombeau le Christ souhaite-t-il me libérer aujourd’hui en accueillant la joie de sa Résurrection ? - Une fois libérée par la vérité de la Résurrection, Marie-Madeleine et l’autre Marie sont envoyées par l’ange afin d’annoncer aux apôtres et aux autres disciples que le Seigneur est ressuscité et qu’il les précède en Galilée. « Bonum diffusivum sui » nous dit saint Thomas d’Aquin. Le bien se diffuse de lui-même. Le bien est fait pour être communiqué.
Moi aussi je suis appelé en tant que baptisé à répandre le bien, l’amour, la Bonne Nouvelle du salut que le Christ est venu apporter au monde. Marie-Madeleine et l’autre Marie courent avec empressement pour annoncer la victoire du Christ. Et moi ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, me voici en ta présence, en ce moment de prière. Je sais que tu es présent et que tu agis en moi même lorsque je ne le remarque pas. Tu agis en moi souvent dans le silence et la discrétion mais je sais que tu me conduis progressivement vers la sainteté. Je crois dans le pouvoir transformateur de ta Résurrection en moi. Viens me libérer du tombeau de ma faiblesse et de mon péché afin que je puisse entrer pleinement dans la vie nouvelle que tu es venu nous apporter. Accorde-moi la grâce de témoigner de la joie de ta Résurrection autour de moi aujourd’hui.
Résolution
Je partage avec un ami ou un proche une joie ou une grâce que j’ai reçue du Seigneur dernièrement.
03/04/2026
Obéissance filiale
Vendredi 3 avril 2026
Deuxième lecture de la Lettre aux Hébreux 4, 14-16 ; 5, 7-9
Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.
Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.
Prière
Seigneur Jésus, en ce Vendredi Saint, je veux te contempler comme le grand prêtre par excellence, qui offre pour moi le sacrifice de sa propre vie. Donne-moi la grâce de te regarder jusqu’au bout, sur la croix, pour découvrir combien ton amour est plus fort que la mort. Que cette méditation ouvre mon cœur à la confiance et à l’obéissance filiale. Amen.
Demande
Seigneur Jésus, apprends-moi à entrer avec toi dans ton offrande sacerdotale : donne-moi de t’obéir et de me confier à toi, afin que tu deviennes aussi pour moi « la cause du salut éternel ».
Réflexion
- Jésus, grand prêtre et cause du salut éternel
La Lettre aux Hébreux nous présente Jésus comme « le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ». Dans l’Ancien Testament, le grand prêtre entrait une fois par an dans le Saint des Saints pour offrir le sang des victimes ; Jésus, lui, entre une fois pour toutes dans le ciel, le véritable sanctuaire, avec son propre sang. Il n’est pas un prêtre lointain : comme nous, il est « éprouvé en toutes choses (…) excepté le péché ». Il a connu la fatigue, l’injustice, la trahison, l’abandon, la peur de la mort. C’est cette proximité qui nous permet d’« avancer avec assurance vers le Trône de la grâce. » Comme Dieu l’avait prophétisé, de manière poétique, dans les poèmes du Serviteur souffrant, le trône duquel le Christ est vainqueur est le trône de la croix. C’est dans le Cœur transpercé de Jésus, sur la croix, que nous, pauvres pécheurs, pouvons regagner la faveur de Dieu et vivre dans sa grâce.
En ce Vendredi Saint, l’Église nous montre Jésus sur la croix comme le sommet de sa mission sacerdotale. Là, il porte tous nos péchés et les offre au Père dans un acte d’amour parfait. La Lettre aux Hébreux ose dire qu’il est « devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel » : le salut, qui veut dire « le fait d’être sauvés », n’est pas une idée, mais une réalité qui jaillit d’une personne, de l’obéissance amoureuse du Fils unique de Dieu.
Est-ce que je me tourne vers Jésus, notre grand prêtre, pour être sauvé de mes péchés et recevoir la grâce de Dieu ? - Le Fils bien-aimé apprend l’obéissance dans la souffrance
Le texte ajoute une phrase bouleversante : « Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance. » Au baptême et à la Transfiguration, le Père a proclamé : « Tu es mon Fils bien-aimé. » Pourtant, cet amour n’a pas signifié une vie protégée des épreuves : le Fils a traversé Gethsémani, l’arrestation, le procès injuste et la crucifixion. Aux yeux du monde, cela ressemble à un échec ; aux yeux de la foi, c’est la maturation d’une obéissance filiale totale, jusqu’au bout, et féconde comme le grain de blé tombé en terre.
Jésus n’obéit pas comme un esclave, mais comme un Fils qui sait que la volonté du Père est toujours un chemin de vie, même lorsqu’elle passe par la nuit. Au jardin des Oliviers, il exprime sa détresse — « Que cette coupe passe loin de moi ! » — mais il ajoute : « Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » (Mt 26, 39) C’est là que l’obéissance devient un amour mûr, un amour qui accepte les injustices et les souffrances de notre vie présente comme partie intégrante de la volonté de Dieu. La Lettre aux Hébreux nous invite à apprendre, nous aussi, par nos souffrances, une obéissance filiale qui nous perfectionne et fait de nos vies une offrande féconde pour les autres. - « Il pouvait le sauver de la mort » … et pourtant Jésus est mort
Un détail peut nous surprendre : « Le Christ (…) offrit (…) des prières (…) à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. » Comment dire qu’il fut exaucé, alors qu’il est mort sur la croix ? Cela révèle un déplacement radical : le Père n’a pas sauvé Jésus de la mort physique, mais il l’a sauvé dans et à travers la mort, en le faisant passer à une vie nouvelle, indestructible, la vie de la Résurrection. L’exaucement véritable n’est pas d’éviter la mort, mais de la vaincre en ouvrant sur la vie éternelle.
Jésus est venu nous sauver de la mort éternelle, c’est-à-dire de la rupture définitive avec Dieu. Pour nous en arracher, il a accepté de passer par la mort de son corps et d’entrer dans la nuit la plus profonde. Mais son obéissance filiale et son « grand respect » ont ouvert pour lui, et pour nous, les portes de la vraie Vie.
Nous aussi, nous passerons par diverses formes de mort. La méditation de ce Vendredi Saint nous invite à vivre ces passages à la manière de Jésus : en offrant au Père une obéissance confiante et un grand respect pour qu’il nous fasse participer à la victoire de la Résurrection.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, grand prêtre miséricordieux, aujourd’hui je te contemple sur la croix. Tu portes devant le Père tous mes péchés, mes peurs, mes résistances, et tu veux les transformer en offrande d’amour. Apprends-moi ton obéissance filiale, confiante, qui ne discute pas l’amour du Père et croit que sa volonté conduit toujours à la vie. Lorsque je ne comprends plus rien, donne-moi de demeurer près de toi, en silence, avec ce « grand respect » qui a fait exaucer ta prière.
Résolution
Aujourd’hui, en contemplant Jésus crucifié, je lui confierai une souffrance concrète qui me touche, en lui demandant la grâce de l’obéissance filiale et de la confiance.
02/04/2026
« Il les aima jusqu’au bout »
Jeudi 2 avril 2026
Évangile selon saint Jean 13, 1-15
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »
Prière
Je prends le temps de faire un signe de croix plein de sens : au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Je consacre une minute de silence pour prendre conscience de ce que je vais faire pendant ces quelques instants : entrer dans un dialogue d’amour avec mon Sauveur.
Demande
Quelle autre demande te faire, Seigneur, un jour comme celui-ci, que celle de pouvoir t’accompagner dans ta Passion. Au milieu d’une journée qui peut sembler aux yeux du monde si ordinaire et routinière !
Réflexion
- « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. »
Ne nous lassons pas d’écouter cette vérité évangélique. Savourons-la. Et, s’il le faut, arrêtons-nous quelques instants, dans le silence de notre cœur, sur ces paroles : « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. »
Qui sont les « siens » aujourd’hui ? Si nous sommes dans le métro, dans les embouteillages ou si notre tête est pleine de rencontres – aussi anonymes soient-elles – levons les yeux vers toutes ces personnes. Ne passons pas indifférents à côté d’elles : Jésus les aima et il les aima jusqu’au bout… aujourd’hui.
Qu’a-t-il accompli pour les aimer jusqu’au bout ? « L’amour rend semblable, il crée une égalité, il abat les murs et les distances. C’est ce qu’a fait Dieu pour nous (…). Il le fait pour être au milieu des gens, de ceux qui ont besoin du pardon, pour être au milieu de nous, qui sommes pécheurs et pour se charger du poids de nos péchés. » (Pape François, Message pour le carême 2014).
Jésus-Christ a aimé les siens. Il m’a aimé. Les jours que nous allons vivre nous le prouvent. La liturgie des jours saints fait mémoire et actualise cette vérité. Seigneur, donne « aux tiens » la grâce de se savoir aimés par toi. - « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. »
Dans de nombreuses églises, lors de la cérémonie du Jeudi Saint, quelques membres de l’assemblée se font symboliquement laver les pieds par leur curé. Ce geste est fort et nous aide à faire nôtre la vérité liturgique du Jeudi Saint, lue dans l’Évangile. Remontons, nous aussi, dans le temps, de manière spirituelle, et mettons-nous « dans les chaussures » d’un des apôtres. Laissons notre regard croiser celui de Jésus. Quelle serait notre réaction face à ce dénuement, à cette pauvreté de Jésus à mes pieds !
Ces actes concrets de Jésus « nous disent avant tout quel est le style de Dieu. Dieu se révèle par les moyens de la faiblesse et de la pauvreté (…). Le Christ, le Fils éternel de Dieu, qui est l’égal du Père en puissance et en gloire, s’est fait pauvre ; il est descendu parmi nous, il s’est fait proche de chacun de nous, il s’est dépouillé, vidé, pour nous devenir semblable en tout »( …) « Le chrétien – qui a fait l’expérience de cet amour – est appelé à porter en tout lieu cette annonce libératrice, selon laquelle le pardon pour le mal commis existe, selon laquelle Dieu est plus grand que notre péché et qu’il nous aime gratuitement, toujours et selon laquelle nous sommes faits pour la communion et pour la vie éternelle. Le Seigneur nous invite à être des hérauts joyeux de ce message de miséricorde et d’espérance. » (ibid.)
Dialogue avec le Christ
« L’amour désire être proche du bien-aimé ». Je voudrais aujourd’hui être proche de toi, t’accompagner, comprendre la profondeur de ton amour pour chacune de tes créatures. Donne-moi cette grâce, Seigneur !
Résolution
Aujourd’hui, je trouverai un espace dans mon emploi du temps pour accompagner le Seigneur et vivre la cérémonie du Jeudi Saint avec le lavement des pieds.