Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

05/04/2026

Ces soeurs veulent maintenir un poumon évangélique au cœur des tensions de la Terre sainte

 

Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts

 Dimanche 5 avril 2026

Évangile selon saint Jean 20, 1-9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Prière

« Resurrexi, et adhuc tecum sum » (« Je suis ressuscité et je suis toujours avec toi ») : c’est ainsi que commence le chant d’entrée officiel de la messe de Pâques. Oui, Seigneur, tu as vaincu la mort et tu es toujours avec moi, tu es l’ami intime de mon âme.

Demande

Seigneur Jésus, par ta Résurrection, viens me revivifier !

Réflexion

  1. Saint Pierre et saint Jean courent vers le tombeau, et cette course peut être une image de notre vie. Notre existence, en effet, se dirige inexorablement vers le tombeau. Nous ne sommes pas seuls sur ce chemin, nous y allons ensemble, avec toute l’Église et toute l’humanité. Certains vont plus vite que d’autres – comme Jean qui dépasse Pierre – mais face au tombeau qui marque la fin de notre course, nous nous arrêtons, stupéfaits. Les jours d’enterrement, nous refaisons cette expérience, insondable et pourtant si humaine, de notre impuissance face au tombeau et tout ce qu’il représente.
  2. Sur ce chemin qui mène au tombeau, Pierre et Jean ne vont pas à reculons ou le plus lentement possible mais ils courent : ils sont habités par une espérance. Jésus leur avait dit qu’il ressusciterait, et une lueur a pénétré leur cœur. Face à la certitude de devoir mourir, nous ne pourrions courir dans cette vie si Dieu n’avait pas mis dans notre cœur une intuition de la vie éternelle. Nous pouvons nier cette intuition et affronter la perspective de l’anéantissement de notre être dans la fuite ou la résignation. Mais notre cœur est compatible avec la vie éternelle, il est comme une prise de courant qui est faite pour être connectée à la prise secteur du cœur de Dieu.  
    La fête d’aujourd’hui, que nous célébrons chaque dimanche, annonce la réalisation du désir de notre cœur : nous sommes aimés d’un amour qui est plus fort que la mort, notre cœur peut se reconnecter au cœur de Dieu.
  3. « Il vit, et il crut. »
    Jean n’a pas encore vu le Christ ressuscité, il ne sait rien sur l’aspect concret de son corps glorieux. La foi en la Résurrection n’est pas de nous imaginer un « Jésus vivant », ou de nous convaincre qu’il nous attend quelque part, comme un lointain parent que l’on n’a pas vu depuis des années. C’est une réalité beaucoup plus fondamentale et existentielle, c’est l’expérience de sa présence aujourd’hui dans ma vie, c’est la conviction que l’amour de Dieu ne peut pas être soumis à la mort, qu’aucune situation ou circonstance ne pourra lui résister.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu es présent, tu es là, ressuscité, près de moi. Inonde mon cœur de ta force et de ton amour, que ta Résurrection redonne vie à ma vie.

Résolution

La joie n’est pas seulement un sentiment, mais elle dépend aussi de notre volonté, nous pouvons « décider » d’être joyeux en méditant les motifs profonds de notre joie. Aujourd’hui, essayons de vivre la joie de Pâques, de nous réjouir car le Christ est ressuscité et il partage avec nous sa vie.

04/04/2026

Les PREUVES de la RÉSURRECTION du CHRIST ! 5 faits historiques incontestables

 

Des ténèbres à la lumière

 Samedi 4 avril 2026

Évangile selon saint Matthieu 28, 1-10

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait.
Puis, vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.’ Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Prière

Reprendre le chant Joyeuse lumière
R. Joyeuse lumière,
Splendeur éternelle du Père,
Saint et bienheureux, Jésus-Christ.

Venant au coucher du soleil,
Contemplant la lumière du soir, 
Nous chantons le Père et le Fils
Et le Saint-Esprit de Dieu. 

Digne es-tu en tout temps
D’être loué par de saintes voix,
Fils de Dieu, qui donnas la vie,
Et le monde te glorifie.

Nous te chantons, Ressuscité,
Toi qui surgis des ténèbres du tombeau.
Étoile du matin, qui devances l’aurore,
Dont l’éclat resplendit jusqu’au monde nouveau.

Reste avec nous, Seigneur, 
Car déjà le jour baisse,
Illumine nos yeux, au soir de cette Pâque,
Toi la lumière qui ne connaît pas de couchant.

Demande

Christ Ressuscité, viens disperser les ténèbres de la mort et du péché dans mon cœur.

Réflexion

  1. Nous voici parvenus au sommet de l’histoire du salut : le grand moment de la victoire du Christ sur la mort et le péché par sa Résurrection le troisième jour. Mais personne n’a été le témoin direct de l’instant même de la Résurrection. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, les anges ne font qu’ouvrir le tombeau. Mais le Christ n’y est déjà plus. Dieu œuvre dans le silence et la discrétion même lorsque s’accomplit l’évènement le plus déterminant de notre salut.
    Cela nous rappelle le mystère de son Incarnation lorsque l’ange Gabriel annonce la bonne nouvelle à Marie, à l’insu de toute l’humanité. De même à Bethléem, le moment de la Nativité n’est connu que de quelques bergers.
    Cela peut nous étonner mais aussi nous donner de l’espérance. Dieu n’a pas besoin de fracas ni d’éclat pour œuvrer en nous et dans notre monde. Ainsi, dans la simplicité de ma prière, Dieu peut accomplir en moi des merveilles.
  2. Le Christ est libéré du tombeau
    Il nous invite aussi à sortir du nôtre. Marie-Madeleine et l’autre Marie étaient prisonnières du tombeau de leur cœur, saisies de tristesse et de crainte. Et voici que l’ange du Seigneur vient leur annoncer la bonne nouvelle de la Résurrection. Elles repartent libres et comblées de joie !
    Et moi, de quoi suis-je prisonnier en mon cœur : un vice, un péché, la peur, la tristesse, le désespoir, l’indifférence ? De quel tombeau le Christ souhaite-t-il me libérer aujourd’hui en accueillant la joie de sa Résurrection ?  
  3. Une fois libérée par la vérité de la Résurrection, Marie-Madeleine et l’autre Marie sont envoyées par l’ange afin d’annoncer aux apôtres et aux autres disciples que le Seigneur est ressuscité et qu’il les précède en Galilée. « Bonum diffusivum sui » nous dit saint Thomas d’Aquin. Le bien se diffuse de lui-même. Le bien est fait pour être communiqué.
    Moi aussi je suis appelé en tant que baptisé à répandre le bien, l’amour, la Bonne Nouvelle du salut que le Christ est venu apporter au monde. Marie-Madeleine et l’autre Marie courent avec empressement pour annoncer la victoire du Christ. Et moi ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, me voici en ta présence, en ce moment de prière. Je sais que tu es présent et que tu agis en moi même lorsque je ne le remarque pas. Tu agis en moi souvent dans le silence et la discrétion mais je sais que tu me conduis progressivement vers la sainteté. Je crois dans le pouvoir transformateur de ta Résurrection en moi. Viens me libérer du tombeau de ma faiblesse et de mon péché afin que je puisse entrer pleinement dans la vie nouvelle que tu es venu nous apporter. Accorde-moi la grâce de témoigner de la joie de ta Résurrection autour de moi aujourd’hui.

Résolution

Je partage avec un ami ou un proche une joie ou une grâce que j’ai reçue du Seigneur dernièrement.

03/04/2026

Vendredi Saint : Rien qu'une larme dans tes yeux

 

CRUX FIDELIS


 

Se confesser. Sacrement du pardon #confession #pardon #sacrement #catholique #églisecatholique

 

Obéissance filiale

 Vendredi 3 avril 2026

Deuxième lecture de la Lettre aux Hébreux 4, 14-16 ; 5, 7-9

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.
Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

Prière

Seigneur Jésus, en ce Vendredi Saint, je veux te contempler comme le grand prêtre par excellence, qui offre pour moi le sacrifice de sa propre vie. Donne-moi la grâce de te regarder jusqu’au bout, sur la croix, pour découvrir combien ton amour est plus fort que la mort. Que cette méditation ouvre mon cœur à la confiance et à l’obéissance filiale. Amen.

Demande

Seigneur Jésus, apprends-moi à entrer avec toi dans ton offrande sacerdotale : donne-moi de t’obéir et de me confier à toi, afin que tu deviennes aussi pour moi « la cause du salut éternel ».

Réflexion

  1. Jésus, grand prêtre et cause du salut éternel
    La Lettre aux Hébreux nous présente Jésus comme « le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ». Dans l’Ancien Testament, le grand prêtre entrait une fois par an dans le Saint des Saints pour offrir le sang des victimes ; Jésus, lui, entre une fois pour toutes dans le ciel, le véritable sanctuaire, avec son propre sang. Il n’est pas un prêtre lointain : comme nous, il est « éprouvé en toutes choses (…) excepté le péché ». Il a connu la fatigue, l’injustice, la trahison, l’abandon, la peur de la mort. C’est cette proximité qui nous permet d’« avancer avec assurance vers le Trône de la grâce. »  Comme Dieu l’avait prophétisé, de manière poétique, dans les poèmes du Serviteur souffrant, le trône duquel le Christ est vainqueur est le trône de la croix.  C’est dans le Cœur transpercé de Jésus, sur la croix, que nous, pauvres pécheurs, pouvons regagner la faveur de Dieu et vivre dans sa grâce.
    En ce Vendredi Saint, l’Église nous montre Jésus sur la croix comme le sommet de sa mission sacerdotale. Là, il porte tous nos péchés et les offre au Père dans un acte d’amour parfait. La Lettre aux Hébreux ose dire qu’il est « devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel » : le salut, qui veut dire « le fait d’être sauvés », n’est pas une idée, mais une réalité qui jaillit d’une personne, de l’obéissance amoureuse du Fils unique de Dieu.
    Est-ce que je me tourne vers Jésus, notre grand prêtre, pour être sauvé de mes péchés et recevoir la grâce de Dieu ?
  2. Le Fils bien-aimé apprend l’obéissance dans la souffrance
    Le texte ajoute une phrase bouleversante : « Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance. » Au baptême et à la Transfiguration, le Père a proclamé : « Tu es mon Fils bien-aimé. » Pourtant, cet amour n’a pas signifié une vie protégée des épreuves : le Fils a traversé Gethsémani, l’arrestation, le procès injuste et la crucifixion. Aux yeux du monde, cela ressemble à un échec ; aux yeux de la foi, c’est la maturation d’une obéissance filiale totale, jusqu’au bout, et féconde comme le grain de blé tombé en terre.
    Jésus n’obéit pas comme un esclave, mais comme un Fils qui sait que la volonté du Père est toujours un chemin de vie, même lorsqu’elle passe par la nuit. Au jardin des Oliviers, il exprime sa détresse — « Que cette coupe passe loin de moi ! » — mais il ajoute : « Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » (Mt 26, 39) C’est là que l’obéissance devient un amour mûr, un amour qui accepte les injustices et les souffrances de notre vie présente comme partie intégrante de la volonté de Dieu. La Lettre aux Hébreux nous invite à apprendre, nous aussi, par nos souffrances, une obéissance filiale qui nous perfectionne et fait de nos vies une offrande féconde pour les autres.
  3. « Il pouvait le sauver de la mort » … et pourtant Jésus est mort
    Un détail peut nous surprendre : « Le Christ (…) offrit (…) des prières (…) à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. » Comment dire qu’il fut exaucé, alors qu’il est mort sur la croix ? Cela révèle un déplacement radical : le Père n’a pas sauvé Jésus de la mort physique, mais il l’a sauvé dans et à travers la mort, en le faisant passer à une vie nouvelle, indestructible, la vie de la Résurrection. L’exaucement véritable n’est pas d’éviter la mort, mais de la vaincre en ouvrant sur la vie éternelle.
    Jésus est venu nous sauver de la mort éternelle, c’est-à-dire de la rupture définitive avec Dieu. Pour nous en arracher, il a accepté de passer par la mort de son corps et d’entrer dans la nuit la plus profonde. Mais son obéissance filiale et son « grand respect » ont ouvert pour lui, et pour nous, les portes de la vraie Vie.
    Nous aussi, nous passerons par diverses formes de mort. La méditation de ce Vendredi Saint nous invite à vivre ces passages à la manière de Jésus : en offrant au Père une obéissance confiante et un grand respect pour qu’il nous fasse participer à la victoire de la Résurrection.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, grand prêtre miséricordieux, aujourd’hui je te contemple sur la croix. Tu portes devant le Père tous mes péchés, mes peurs, mes résistances, et tu veux les transformer en offrande d’amour. Apprends-moi ton obéissance filiale, confiante, qui ne discute pas l’amour du Père et croit que sa volonté conduit toujours à la vie. Lorsque je ne comprends plus rien, donne-moi de demeurer près de toi, en silence, avec ce « grand respect » qui a fait exaucer ta prière.

Résolution

Aujourd’hui, en contemplant Jésus crucifié, je lui confierai une souffrance concrète qui me touche, en lui demandant la grâce de l’obéissance filiale et de la confiance.

02/04/2026

Les catéchumènes, chacun son histoire - Le Jour du Seigneur

 

« Il les aima jusqu’au bout »

 Jeudi 2 avril 2026

Évangile selon saint Jean 13, 1-15

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

Prière

Je prends le temps de faire un signe de croix plein de sens : au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Je consacre une minute de silence pour prendre conscience de ce que je vais faire pendant ces quelques instants : entrer dans un dialogue d’amour avec mon Sauveur.

Demande

Quelle autre demande te faire, Seigneur, un jour comme celui-ci, que celle de pouvoir t’accompagner dans ta Passion. Au milieu d’une journée qui peut sembler aux yeux du monde si ordinaire et routinière !

Réflexion

  1. « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. »
    Ne nous lassons pas d’écouter cette vérité évangélique. Savourons-la. Et, s’il le faut, arrêtons-nous quelques instants, dans le silence de notre cœur, sur ces paroles : « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. »
    Qui sont les « siens » aujourd’hui ? Si nous sommes dans le métro, dans les embouteillages ou si notre tête est pleine de rencontres – aussi anonymes soient-elles – levons les yeux vers toutes ces personnes. Ne passons pas indifférents à côté d’elles : Jésus les aima et il les aima jusqu’au bout… aujourd’hui.
    Qu’a-t-il accompli pour les aimer jusqu’au bout ? « L’amour rend semblable, il crée une égalité, il abat les murs et les distances. C’est ce qu’a fait Dieu pour nous (…). Il le fait pour être au milieu des gens, de ceux qui ont besoin du pardon, pour être au milieu de nous, qui sommes pécheurs et pour se charger du poids de nos péchés. » (Pape François, Message pour le carême 2014).
    Jésus-Christ a aimé les siens. Il m’a aimé. Les jours que nous allons vivre nous le prouvent. La liturgie des jours saints fait mémoire et actualise cette vérité. Seigneur, donne « aux tiens » la grâce de se savoir aimés par toi.
  2. « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. »
    Dans de nombreuses églises, lors de la cérémonie du Jeudi Saint, quelques membres de l’assemblée se font symboliquement laver les pieds par leur curé. Ce geste est fort et nous aide à faire nôtre la vérité liturgique du Jeudi Saint, lue dans l’Évangile. Remontons, nous aussi, dans le temps, de manière spirituelle, et mettons-nous « dans les chaussures » d’un des apôtres. Laissons notre regard croiser celui de Jésus. Quelle serait notre réaction face à ce dénuement, à cette pauvreté de Jésus à mes pieds !
    Ces actes concrets de Jésus « nous disent avant tout quel est le style de Dieu. Dieu se révèle par les moyens de la faiblesse et de la pauvreté (…). Le Christ, le Fils éternel de Dieu, qui est l’égal du Père en puissance et en gloire, s’est fait pauvre ; il est descendu parmi nous, il s’est fait proche de chacun de nous, il s’est dépouillé, vidé, pour nous devenir semblable en tout »( …) « Le chrétien – qui a fait l’expérience de cet amour – est appelé à porter en tout lieu cette annonce libératrice, selon laquelle le pardon pour le mal commis existe, selon laquelle Dieu est plus grand que notre péché et qu’il nous aime gratuitement, toujours et selon laquelle nous sommes faits pour la communion et pour la vie éternelle. Le Seigneur nous invite à être des hérauts joyeux de ce message de miséricorde et d’espérance. » (ibid.)

Dialogue avec le Christ

« L’amour désire être proche du bien-aimé ». Je voudrais aujourd’hui être proche de toi, t’accompagner, comprendre la profondeur de ton amour pour chacune de tes créatures. Donne-moi cette grâce, Seigneur !

Résolution

Aujourd’hui, je trouverai un espace dans mon emploi du temps pour accompagner le Seigneur et vivre la cérémonie du Jeudi Saint avec le lavement des pieds.

01/04/2026

Les catéchumènes, l’enjeu de la préparation - Le Jour du Seigneur

 

Quand la lumière rencontre l’ombre

 Mercredi 1er avril 2026

Évangile selon saint Matthieu 26, 14-25

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez untel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »

Prière

Jésus, me voici devant toi tout simplement dans le silence, rien n’est plus important pour moi que d’habiter en ta présence.

Demande

Nous aurions tant désiré que ce passage d’Évangile n’existe pas. Nous aurions tant aimé que Judas ne trahisse pas son maître. À chaque fois que nous lisons ce qui est arrivé au cours de la Cène, nous sommes démunis. Nous n’arrivons pas à comprendre ce qui s’est passé dans le cœur de Judas.
Et pourtant, il nous arrive pourtant bien des fois de trahir Jésus également. Que cette méditation nous aide à changer nos cœurs en promettant d’être toujours plus fidèles à nos engagements du baptême.

Réflexion

  1. « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? »
    Judas n’a pas trahi sous la torture. Il a simplement négocié trente pièces d’argent : le prix d’un esclave, une somme dérisoire au regard de la personne qui est livrée. Ce détail est bouleversant. Il révèle que la trahison naît dans un cœur qui a cessé d’espérer, qui calcule au lieu de faire confiance.
    Judas a suivi Jésus, écouté ses paroles, vu ses miracles. Et pourtant, quelque chose s’est refermé en lui. Peut-être Jésus ne correspondait-il plus à ce qu’il attendait : un Messie puissant, efficace, victorieux selon les critères du monde. Peut-être voulait-il bénéficier d’une place particulière dans le cœur du Maître ? Déçu, Judas choisit une autre logique, celle du profit.
    Le début du Triduum Pascal nous confronte à cette vérité inconfortable : on peut être proche de Jésus extérieurement, tout en s’en éloignant intérieurement. La trahison n’est pas toujours spectaculaire. Elle peut être discrète et insidieuse.
    Et moi, qu’est-ce que je négocie avec Dieu au lieu de lui faire confiance ? Y a-t-il en moi des déceptions non reconnues qui m’éloignent silencieusement du Christ ? Pour quoi, pour qui, suis-je tenté de « livrer » ma fidélité à l’Évangile ?
  2. « Serait-ce moi, Seigneur ? »
    Au cours du repas du Jeudi Saint, Jésus ne dénonce pas Judas publiquement, il ne l’exclut pas de la table. Il annonce la vérité, mais sans violence, laissant à chacun la liberté de se reconnaître ou non dans ses paroles. Les disciples sont bouleversés et demandent : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
    Cette question est capitale. Elle marque une différence profonde entre Judas et les autres. En posant cette question, les disciples ne se pensent pas incapables de trahir, tant ils connaissent leur fragilité. Ils osent poser la question, non pour se justifier, mais pour se laisser éclairer.
    Durant ces trois prochains jours, laissons-nous entrer dans cette humilité qui accepte de ne pas être sûr de soi. Avant la Passion, avant la croix, il y a cette table où la vérité est dite dans l’amour. Jésus sait ce qu’il va lui arriver, et pourtant il continue à partager le pain. Il ne retire pas le don de sa personne. Le Christ choisit d’aimer jusqu’au bout, même quand cet amour n’est pas accueilli. La trahison ne le détourne pas de sa mission ; elle en fait mystérieusement partie.
    Et moi, ai-je le courage de demander sincèrement : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Comment est-ce que j’accueille la vérité lorsqu’elle me dérange ? Est-ce que je crois que Jésus continue de m’inviter à sa table, même quand je suis fragile ou infidèle ?
  3. « Malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! »
    Judas agit librement. Le mystère de la Passion se situe précisément dans cette bivalence parfois difficile à assumer : le projet d’amour de Dieu et la liberté de l’homme, capable du pire comme du meilleur.
    Lorsque Judas demande : « Rabbi, serait-ce moi ? », Jésus répond simplement : « C’est toi-même qui l’as dit ! » Pas de condamnation, pas de menace. Une parole qui laisse ouverte, jusqu’au bout, la possibilité d’un retournement du cœur. Judas aurait encore pu choisir autrement.
    En entrant dans le Triduum Pascal, nous sommes invités à contempler cet amour qui ne force pas, qui respecte jusqu’au bout, et qui va jusqu’à la croix sans jamais cesser d’aimer. Et moi, comment est-ce que je vis ma liberté devant Dieu : comme une peur d’être jugé ou comme un lieu de confiance ? Est-ce que je crois que l’amour du Christ me rejoint même dans mes choix les plus ambigus ? Que suis-je prêt à lui remettre, en ce début du Triduum, pour entrer avec lui dans le passage vers la vie ?

Dialogue avec le Christ

Malgré mes imperfections, mes faiblesses et mes trahisons, je comprends, Seigneur, que ton amour est plus fort que tout. À chacune de mes chutes, tu es là pour me relever. Pendant ces trois jours qui viennent, je serai à tes côtés pour vivre cette Passion qui nous mène à la vie éternelle.

Résolution

Je fais tout mon possible pour assister aux célébrations du Triduum pascal dans ma paroisse, sinon par des temps de prière à la maison. Que je vive ces jours saints dans le détachement et la sobriété.