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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
PRÉ-INSCRIPTION POUR LE CATÉ (SI VOTRE ENFANT A 7 OU 8 ANS ET ENTRE EN CE1 À LA PROCHAINE ANNÉE SCOL
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- QU'EST-CE-QUE LA TOUSSAINT ?
- LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX
11/01/2026
Qu’as-tu fait là ?
Dimanche 11 janvier 2026
Évangile selon saint Matthieu 3, 13-17
Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »
Prière
Seigneur, ralentis-moi. Accorde-moi de me mettre à l’écoute de ta Parole, de la savourer lentement. En écoutant ta Parole, je t’implore de me dévoiler ton Cœur.
Demande
Apprends-moi à te connaître, Seigneur.
Réflexion
- « Alors paraît Jésus (…) auprès de Jean, pour être baptisé par lui. »
« Alors paraît Jésus » (Mt 3, 13 ; Catéchisme de l’Église catholique, 535). Te voici, Seigneur. Pour la première fois, tu arrives sur la scène publique du monde, après des siècles de préparation.
Tu parais « auprès de Jean », auprès de cet homme qui ne faisait que demander la conversion pour préparer ta venue (cf. Mt 3, 2.3.6.8.10.11).
« pour être baptisé par lui » : en termes catholiques, ce serait presque comme si on lisait qu’à sa première arrivée publique dans le monde le Fils de Dieu soit allé se confesser auprès d’un prêtre. Le baptême de Jean était pour les pécheurs, pour la conversion, pour la réconciliation avec Dieu.
Quoi ? « Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? » (Is 53, 1)
Montre-moi, Seigneur, ce qu’il y a dans ton Cœur. - « Jean voulait l’en empêcher (…) Mais Jésus lui répondit : (…) il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. »
N’importe qui aurait voulu empêcher le Seigneur d’aller se confesser. Qu’as-tu fait là, Seigneur ? Quelle confusion ! « [Ton] aspect [n’a] rien pour nous plaire » (Is 53, 2).
Et que veut dire ta réponse : « il convient que nous accomplissions ainsi toute justice » ? Qui est ce « nous » dont tu parles ? La Trinité ? Nous, les êtres humains ? À quelle « justice » fais-tu référence ? Dans quel sens est-ce que cela « convient » ? Tu es parfois difficile à comprendre, Seigneur. Que l’Église me vienne en aide. Le Catéchisme (n° 536) explique : « Il se laisse compter parmi les pécheurs (cf. Is 53, 12) ; il est déjà ‘’l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jn 1, 29) ; déjà, il anticipe le « baptême » de sa mort sanglante (cf. Mc 10, 38 ; Lc 12, 50). »
Alors, donc, le « nous » de Mt 3, 15, ce sont les êtres humains : « parmi les pécheurs (cf. Is 53, 12) » a dit le Catéchisme… « Nous étions tous errants comme des brebis » (Is 53, 6). À ta première apparition publique, tu te mets en ligne avec « nous » pour te faire baptiser parce qu’en toute justice c’est ce que nous devrions faire devant Dieu : nous convertir.
Ou plutôt, parce que nous trouvons notre conversion en toi, toi qui « enlèves les péchés du monde (Jn 1, 29) ». « Le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous » (Is 53, 6).
Et alors, « le juste, [le] serviteur [de Dieu], justifiera les multitudes » (Is 53, 11). Oui, nous serons tous justes, ou « nous [accomplirons…] toute justice » (Mt 3, 15), si le Seigneur « se [charge] de [nos] fautes » (cf. Is 53, 11).
Quelle beauté, Seigneur. Merci ! - « Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »
Et pour éviter toute confusion, le Père, ou la « voix » venue des cieux dit, plus ou moins : « Jésus n’est pas pécheur. Il est mon Fils bien-aimé. Mais cela me plaît qu’il vous aime comme je vous aime, qu’il prenne sur lui vos péchés. En lui je trouve ma joie pour qu’en vous aussi, je puisse prendre ma joie et vous appeler mes enfants. Suivez-le vers le baptême. » (cf. Catéchisme, 537)
Le baptême de conversion : la conversion est le résumé de la prédication de Jean Baptiste et de Jésus, de ce que demandent ses paraboles, le résumé de ce qui nous fait marcher vers la croix et la Résurrection car la con-vers-ion… c’est se tourner vers notre Principe, coûte que coûte.
« Par suite de ses tourments, il verra la lumière » (Is 53, 11), « avec les puissants il partagera le butin » (Is 53, 12),« il verra une descendance » (Is 53, 10).
Dans l’Ancien Testament, le mot « joie » se réfère surtout à notre joie d’être avec Dieu. Ici, au baptême de Jésus, c’est la joie de Dieu le Père qui est révélée. Qu’est-ce qui fait sa joie ? Jésus, son Fils, et nous, ses enfants, si, en Jésus, « nous accomplissons (…) toute justice » en revenant vers lui.
Dialogue avec le Christ
Merci, Jésus, de me permettre de devenir la joie du Père ! Merci de me révéler ton cœur.
Résolution
Aujourd’hui, je demanderai pardon au Seigneur pour mes péchés.
10/01/2026
MESSE DES FAMILLES SUIVIE D'UN REPAS PARTAGÉ ET GALETTE DES ROIS
VENEZ PARTAGER DANS LA BONNE HUMEUR UN REPAS PARTAGÉ
ET TIRAGE DE LA GALETTE DES ROIS
(CHACUN APPORTE UN PLAT OU UNE GALETTE)
La vraie joie parfaite
Samedi 10 janvier 2026
Évangile selon saint Jean 3, 22-30
En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. »
Prière
Seigneur, tu as mis en mon cœur le désir d’être heureux. Il est parfois difficile de savoir ce qui est vraiment bon pour nous et ce qui fera vraiment notre bonheur. Apprends-moi à désirer ta volonté pour qu’au fond de mon cœur tu puisses me rendre parfaitement heureux.
Demande
Expérimenter la vraie joie.
Réflexion
- Jean le Baptiste était le cousin de Jésus et il se retrouve au début de l’Évangile de saint Jean dans une situation tout à fait originale. Comme tous les prophètes, sa mission a été de préparer la venue du Messie et de mettre le peuple dans les meilleures dispositions pour accueillir leur Sauveur. Contrairement à tous les prophètes avant lui, Jésus arrive alors qu’il est encore vivant et qu’il est même au beau milieu de son travail de prédication de la conversion. L’attitude de Jean est remarquable car il sait quelle est sa place.
- Jean le Baptiste devait préparer les chemins du Seigneur et, maintenant qu’il est là, Jean va petit à petit s’effacer et même encourager ses propres disciples à aller vers le Christ ; il réalise quelque chose qui coûte beaucoup à notre nature humaine. Il abandonne son projet et se met totalement au service de notre Seigneur, d’une façon toute nouvelle. Ses propres disciples voient en Jésus de la concurrence et lui voit la réalisation du plan de Dieu. Jean a appris à vivre en fonction du plan de Dieu et non en fonction de son propre plan.
- Notre vie est pleine de ces moments où le plan de Dieu nous gêne un peu aux entournures ; ses commandements et ses lois sont souvent pour nous des motifs de plainte et d’ennui. Il faut être un bon petit chrétien et on ne veut pas faire trop de vague. Au lieu d’être heureux d’accomplir la loi du Seigneur, nous la subissons souvent comme un fardeau. Jean nous montre le chemin de la joie parfaite. En recherchant dans notre vie à accomplir sans relâche la volonté divine nous accomplissons ce pour quoi nous avons été créés. Car comme le dit saint Augustin : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi. » Ma volonté doit toujours diminuer et le Christ doit toujours grandir en moi, voilà le chemin du vrai bonheur.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Au lieu d’un égoïsme qui cherche son bonheur par ses propres forces, aide-moi à comprendre que le bonheur ne sera parfait qu’avec toi et en accord avec la vocation que tu m’as donnée.
Résolution
Réfléchir sur ce qui me procure une vraie joie surnaturelle dans ma vie.
09/01/2026
« À l’instant même, la lèpre le quitta »
Vendredi 9 janvier 2026
Évangile selon saint Luc 5, 12-16
Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. » De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.
Prière
Dire ou chanter :
Viens, Esprit Saint, viens embraser nos cœurs,
Viens au secours de nos faiblesses,
Viens, Esprit Saint, viens, Esprit consolateur,
Emplis-nous de joie et d’allégresse.
Demande
Esprit Saint, ouvre mon cœur aux enseignements de l’Évangile pour que je les accueille et les mette en pratique.
Réflexion
- L’Évangile nous dit que « Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre. »
La lèpre étant une maladie contagieuse et sans remède à l’époque de Jésus, la Loi obligeait d’expulser les lépreux du camp ou de la ville. Le livre du Lévitique décrit avec détail au chapitres 13 ce que devait accomplir un prêtre lorsque quelqu’un venait se faire examiner en cas de suspicion de lèpre. « Le lépreux atteint d’une tache portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres, et il criera : “Impur ! Impur !’’ Tant qu’il gardera cette tâche, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. » (Lv 13, 45-46)
Le lépreux dont nous parle l’Évangile d’aujourd’hui brave un interdit grave puisque, comme le souligne le récit, il va à la rencontre de Jésus en pleine ville. Cette loi avait sans doute été établie pour des raisons de précaution et d’hygiène devant le risque de contagion, mais elle n’en avait pas moins été élevée à l’ordre de prescription religieuse. Pour les pharisiens, il va à l’encontre de la Loi. Cela peut nous sembler démesuré : en effet, la perspective de sa guérison ne justifie-t-elle pas qu’il enfreigne la Loi ?
Nous pouvons faire une lecture spirituelle de ce texte. La lèpre est un symbole de ce que représente le péché pour l’âme. Il la ronge petit à petit, il nous sépare des autres, de Dieu et nous détruit. Face à cette réalité, nous pouvons nous conformer à notre péché et continuer à vivre en exclus, acceptant d’être soumis à la loi du péché, ou bien nous pouvons braver les interdits de nos peurs, de nos doutes ou du regard des autres pour aller vers le médecin de notre âme, Jésus.
Pensons à la confession : c’est le sacrement qui nous guérit de la lèpre intérieure du péché. Cependant, comme il est difficile de braver toutes les objections intérieures et extérieures qui nous empêchent d’en profiter pleinement ! Nous nous disons que ce n’est pas la peine de déranger le prêtre. Ou encore que nous préférons en parler directement avec le Seigneur, sans passer par un intermédiaire. Ou bien nous avons peur des moqueries et du regard des autres. Parfois aussi, une expérience antérieure négative par rapport à ce sacrement nous en a éloigné. Nous n’avons pas le temps, ou les permanences dans la paroisse sont à des horaires impossibles… De nombreuses voix s’élèvent en nous comme des interdits. Apprenons de ce lépreux qui n’hésite pas à braver les interdits pour aller rencontrer le Seigneur qui guérit et purifie. - L’Évangile souligne que « Jésus étendit la main et le toucha ».
À son tour, le Seigneur brave un interdit. En effet, ceux qui touchaient un lépreux devenaient eux-mêmes impurs. Jésus n’hésite pas à accomplir ce geste qui rend à cet homme son humanité et il va même plus loin puisqu’il le guérit et lui permet de se réinsérer dans la société. Dimanche, nous célèbrerons le baptême du Seigneur qui nous rappelle que Jésus n’a pas hésité à se faire l’un d’entre nous pour venir à notre rencontre, pour nous toucher par sa miséricorde, pour guérir nos lèpres. En se faisant identique à chacun d’entre nous en tout – sauf le péché – il a pu nous réconcilier avec Dieu et nous réintégrer dans la famille des enfants de Dieu. Lors de l’absolution, le prêtre qui étend sa main au-dessus de nous manifeste par sa présence que le Christ vient de nouveau à notre rencontre nous toucher, nous purifier, nous pardonner, nous relever et nous rendre notre humanité. - La fin du récit précise que Jésus a demandé à l’homme qu’il venait de guérir d’aller voir le prêtre pour offrir un sacrifice prescrit par la Loi pour sa guérison. Notons que cette fois-ci, il respecte la Loi : c’est en effet une bonne chose que de remercier Dieu pour ses bienfaits. Jésus n’est pas venu abolir la Loi, mais nous purifier de notre application légaliste de celle-ci. La confession, dont le premier pas a souvent été difficile, se termine normalement dans la paix intérieure. C’est pour cela que le prêtre termine généralement par une brève prière de louange.
Dialogue avec le Christ
Tu connais et tu sondes mon cœur, Seigneur : tu me découvres à moi-même mes peurs, mes doutes, mes ombres. Que l’expérience de la tendresse de ton cœur soit plus forte que mes incertitudes et mes craintes ! J’accepte la main que tu me tends pour me relever et je reviens à toi chaque jour.
Résolution
Si je ne me suis pas confessé dernièrement, prendre mon courage à deux mains pour aller rencontrer un prêtre.
08/01/2026
« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture »
Jeudi 8 janvier 2026
Évangile selon saint Luc 4, 14-22a
En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.
Prière
Ô mon Dieu, je crois en toi, parce que tu es la vérité même. Je crois que tu es le sens profond de ma vie. Donne-moi la grâce de la foi, de voir ta présence et ta providence en toute chose. J’espère en toi, j’espère en tes promesses, car je sais que tu es allé me préparer une place auprès de toi. Sois mon unique espérance, Seigneur.
Ô mon Dieu, je t’aime et je veux t’aimer par-dessus toute chose, bien que mon amour soit si faible et inconstant. Augmente mon amour pour toi aujourd’hui. Esprit Saint, illumine tout mon être en cette oraison pour écouter et suivre tes inspirations.
Demande
Seigneur, transforme ma vie aujourd’hui.
Réflexion
- « Selon son habitude (…) »
Jésus se rend à la synagogue, comme souvent depuis qu’il est petit. Et pourtant, tout a changé. Il a été baptisé par Jean, est passé par le désert et commence déjà à accomplir des miracles et à réunir des disciples. Ce n’est plus l’artisan, fils de Joseph, qui revient à Nazareth, mais le Messie, le Christ. Et cela ne passe pas auprès des habitants qui le connaissent.
Cette petite phrase de l’Évangile renferme un message important pour notre vie spirituelle : les habitudes que nous avons peuvent devenir des obstacles à notre conversion, à notre changement de vie. Parfois ce sont nos habitudes, parfois le regard que les autres sont habitués à avoir sur nous. Ces habitudes peuvent être évidentes, mais aussi un peu cachées. Demandons-nous, et demandons à ceux qui nous connaissent et désirent notre sainteté : quelles habitudes anciennes de ma vie m’empêchent-elles de m’approcher de Dieu ? - Jésus commence à expliquer aux Nazaréens qu’il est l’accomplissement des prophéties, et ceux-ci réagissent de manière curieuse. D’un côté, ils reconnaissent que ce sont des paroles de grâce qui sortent de sa bouche, et de l’autre ils n’arrivent pas à y croire car ils connaissent trop bien Jésus et ses parents.
Voilà un dilemme que nous rencontrons souvent dans notre vie. Nous sommes capables de dire quel est le message de Dieu, mais pas de le vivre. Nous arrivons à identifier les inspirations de l’Esprit et ce qu’il nous encourage à vivre, mais nous ne parvenons pas à les mettre en œuvre. En réalité, comme aux habitants de Nazareth, il nous manque la foi. Pas l’intelligence, mais la foi en Jésus. - Que faire alors ? Dans les lignes qui suivent le passage d’aujourd’hui, les Nazaréens terminent en essayant de tuer Jésus. Devant la division intérieure entre notre intelligence qui nous dit ce que Dieu veut, et nos habitudes et convictions qui y résistent, eux choisissent de renoncer à leur intelligence pour maintenir dans leurs habitudes ce qui est le plus commode.
Et pour nous, comment faire autrement ? En connaissant Jésus intimement de façon à le laisser modeler notre vie. En croyant qu’il est l’envoyé de Dieu, qui peut libérer les opprimés par le péché, nous faire sortir des prisons de nos habitudes, nous faire voir les chemins de conversion. Posons un acte de foi, reconnaissons Jésus comme notre Sauveur, et il transformera notre vie.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je crois que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Augmente en moi la foi. Purifie mon esprit pour qu’il ne se laisse pas corrompre par les mauvaises habitudes et la facilité. Je crois en toi. Pénètre un peu plus dans mon intelligence, dans ma vie quotidienne, dans mes convictions. Sois le Maître de ma vie.
Résolution
Aujourd’hui, j’identifierai à la fin de cette prière une habitude qui me ralentit dans ma vie à la suite du Christ, et je l’offrirai à Dieu par un acte de foi.
07/01/2026
Le miracle des eaux
Mercredi 7 janvier 2026
Évangile selon saint Marc 6, 45-52
Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre. Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris. Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! » Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.
Prière
Jésus, ouvre les oreilles et les yeux de mon cœur pour que je t’entende et que je te voie maintenant, à travers mon temps de prière de ce jour.
Demande
Jésus, apprends-moi la confiance. Pour cela, que je sache reconnaître ta présence qui chasse toute crainte, tout préjugé, toute méfiance.
Réflexion
- Commençons par la fin. Les disciples ont « le cœur endurci », nous dit l’évangéliste. L’endurcissement du cœur est lié aux oreilles qui n’entendent pas et aux yeux qui ne voient pas. Cette précision nous dit au moins deux choses. D’abord que les disciples ne comprennent pas l’agir et les paroles de Jésus. Ils sont dépassés par ce rabbi qui vient de multiplier les pains et les poissons pour la foule, puis qui va les rejoindre en marchant sur les eaux. Deuxièmement, cela nous dit aussi que Jésus a la capacité de remédier à cet endurcissement. Jésus va les amener peu à peu à mieux le comprendre et à mieux le comprendre. C’est la grâce que nous lui demandons aussi aujourd’hui, dans notre méditation.
- Si Jésus souhaite rester seul avec cette foule, c’est qu’il la considère « comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mc 6, 34). Il se veut et il se présente en réalité comme le seul et vrai pasteur de ces hommes et de ces femmes. On imagine Jésus prenant beaucoup de temps pour parler avec tous ceux qui s’approchaient, pour les consoler, pour les écouter, pour les encourager et enfin pour les renvoyer chez eux, en paix et les ayant auparavant nourris de pain, de poisson et de sa présence.
- Pendant ce temps, les disciples sont en mer, seuls, dans la barque. Jésus, qui les rejoint en marchant sur les eaux, ne relève pas d’abord d’un fait surnaturel, mais délivre un message théologique important sur l’identité de Jésus. Lequel ? Pour les Israélites, la mer évoque toujours la mort. N’oublions pas que le peuple avait pu, par l’action de Dieu, traverser la Mer Rouge à pieds secs. C’est dire qu’ils avaient littéralement traversé la mort, donc vaincu la mort. Le miracle que Dieu avait réalisé, voilà que Jésus le revit à son tour.
Pour confirmer qu’il s’agit bien de plus et pour rassurer ses disciples, Jésus leur lance : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! » Ce « c’est moi » ou « je suis » résonne aux oreilles des Juifs – que sont les disciples – comme le Nom même de Dieu : « Je suis ». Tel est le Nom divin que Dieu avait révélé à Moïse précisément avant le grand miracle de la traversée de la mer. Cet épisode où Jésus marche sur les eaux, tout en empruntant l’expression « je suis », est une véritable théophanie. C’est bien la divinité de Jésus qui est révélée aux disciples. Et c’est bien cela qu’ils ont tant de mal à comprendre avec leur cœur endurci.
Dialogue avec le Christ
Jésus, que je sache moi aussi te reconnaître comme vrai Dieu et vrai homme. Pour méditer encore, je peux reprendre les paroles du chant et l’écouter : « Notre Dieu s´est fait homme pour que l´homme soit Dieu, mystère inépuisable, fontaine du salut »
Résolution
Faire résonner en moi, tout au long de la journée, la phrase de Jésus : « Confiance ! C’est moi ! N’aie pas peur ! »
