Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

27/06/2026

Une pleine confiance dans le Seigneur

 Samedi 27 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 8, 5-17

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

Prière

Prendre le chant suivant :
En toi, j’ai mis ma confiance,
Ô Dieu très Saint,
Toi seul es mon espérance
Et mon soutien ;
C’est pourquoi je ne crains rien,
J’ai foi en toi, ô Dieu très Saint.
C’est pourquoi je ne crains rien,
J’ai foi en toi, ô Dieu très Saint.

Demande

Seigneur, augmente en moi la foi !

Réflexion

Seigneur, tu fais l’éloge aujourd’hui de la foi de ce centurion. Son attitude, au moment de demander cette guérison, peut nous enseigner sur la manière de grandir dans notre propre foi.

  1. « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit (…) »
    Tout d’abord, nous voyons l’humilité de cet homme. Il était socialement en position d’autorité par rapport à Jésus en tant qu’occupant romain et centurion en charge d’une centaine de soldats. Mais cela ne l’empêche pas de reconnaître l’autorité surnaturel de Jésus en tant que Messie. Son impuissance face à la maladie de son serviteur l’a certainement aidé à reconnaître que, sans le Seigneur, il ne pouvait rien faire. Aussi, l’expérience de son état de pécheur et de païen l’amène à la conclusion suivante : il est indigne d’accueillir Jésus chez lui. La bonne nouvelle est que le Christ ne se laisse jamais vaincre par notre culpabilité et notre impuissance. Il met en œuvre la toute-puissance de sa miséricorde et de son amour pour venir en aide à ce centurion et son serviteur.
  2. « (…) mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. »
    Ce centurion se reconnaît sous les ordres de Jésus. Il ne lui commande pas ce qu’il doit faire pour lui. Il le laisse agir comme il l’entend parce qu’il lui fait pleinement confiance. Avec cette confiance, Jésus avait tout pour réaliser le miracle. Combien de fois nous arrive-t-il, au moment de supplier le Seigneur, de lui imposer notre volonté alors que c’est plutôt nous qui devrions nous mettre à sa disposition pour accomplir ce qu’il nous demande. « J’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un je dis : Va, et il va ; à un autre : Viens, et il vient. »
    Donnons au Seigneur notre pleine confiance et notre entière disponibilité afin qu’il puisse agir avec puissance dans nos vies.
  3. « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. »
    C’est à la mesure de notre foi que nous recevrons ce dont nous avons besoin du Seigneur. D’autre part, notre manque de foi peut souvent être un obstacle à l’œuvre de Dieu dans notre vie. Ultimement, notre foi sera aussi notre ticket d’entrée au festin du Royaume des cieux car il n’y a aucun droit de naissance lorsqu’il s’agit d’entrer dans le Royaume. « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors. »

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, comme ce bon centurion je suis indigne de t’inviter chez moi aujourd’hui mais j’en ai grandement besoin. Que ma foi puisse être le lien qui m’unit à toi et me rende disponible pour recevoir ta grâce et ton amour. Dis-moi, Seigneur, ce que tu veux que je fasse pour toi et pour mon prochain et cela me suffit.

Résolution

Offrir au Seigneur mon travail aujourd’hui comme un moyen pour accomplir avec foi et confiance sa volonté.

26/06/2026

2. Pèlerinage Notre-Dame de Montmélian

 

« Si tu le veux, tu peux me purifier »

 Vendredi 26 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 8, 1-4

Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent. Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »

Prière

Seigneur, grave en mon cœur et en ma conscience tous les biens que tu m’as offerts pour ne jamais les oublier et t’en remercier tous les jours de ma vie.

Demande

Ne jamais oublier les bienfaits dont le Christ m’a comblé dans ma vie.

Réflexion

  1. Contexte
    La liturgie de ce jour est particulièrement déconcertante. En effet, nous commençons par une première lecture qui nous paraît apocalyptique car elle se termine avec le saccage de la ville sainte. Les versets du psaume 136, ensuite, nous exhortent à garder confiance en Dieu.
    Enfin le passage d’Évangile nous relate un miracle du Christ où le Seigneur souhaite rester anonyme. Dans les temps d’épreuves, c’est là où se révèlent les hommes de conviction et de croyance, c’est le moment où l’on montre qui nous sommes réellement, sans pouvoir nous cacher. Le Carême de cette année a été très particulier pour nous tous, personne n’a pu y échapper. Nous nous sommes tous retrouvés dos au mur et révélés au monde tels que nous sommes.
  2. Une clef de lecture nous vient du psaume : « Je veux que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir. » (Ps 136, 6a) Dans la plus cruelle des épreuves, rester fidèle n’est pas simple mais manifeste de quoi nous sommes faits : peuple élu déporté, sans temple saint, ville sainte saccagée. Le psaume m’aide à me rappeler ce qui est important : rester fidèle au Seigneur en remémorant ses bienfaits dans ma vie. Par ce rappel conscient et constant de tous les jours, cela me permet de ne pas me perdre, de garder le cap et, malgré les circonstances qui m’entourent, de continuer à marcher avec le Christ, parce que je sais qu’il est avec moi, parce que je sais qu’il me regarde et continue à m’aider, qu’il est présent et m’accompagne.
  3. L’Évangile nous porte aussi à graver en notre mémoire ce que Dieu a fait dans ma vie pour que je ne puisse pas l’oublier. Le Christ est là dans ma vie. Au milieu des épreuves et des difficultés de tous les jours, sa main libératrice me sauve ; il fait un miracle en ma faveur. Rappelons-nous tous les bienfaits dont il nous a comblé. Ramenons-les à la surface de notre conscience, faisons-les revivre pour nous rapprocher du Christ, pour lui être plus fidèle, pour continuer à cheminer avec plus de ferveur. La mère des sept fils que Nabuchodonosor a fait tuer devant elle a fait preuve d’une grande confiance et ils sont tous rester fidèles à Dieu. Faisons, nous aussi, la même chose. Le cardinal vietnamien Van Thuan, qui est resté neuf longues années en prison, n’avait que le Christ comme ressource. Grâce à sa prière incessante, il a pu être libéré. Les difficultés nous aident à nous ancrer plus profondément en notre foi et à être plus cohérents avec ce que nous professons.

Dialogue avec le Christ

Esprit Saint, mémoire du Père, fais surgir en ma conscience tous les bienfaits que le Seigneur m’a prodigués.

Résolution

Prendre plusieurs moments pendant la journée pour me rappeler quelques bienfaits du Seigneur dans ma vie, ceux que je juge les plus significatifs ; en remercier le Seigneur.

25/06/2026

Les évangiles ont-ils été falsifiés ? Abbé Raffray x Matthieu Lavagna

 

La volonté de Dieu dans ma vie

 Jeudi 25 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 7, 21-29

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” » qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !”
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement, car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.

Prière

Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
« D’un grand espoir j’espérais le Seigneur : il s’est penché vers moi pour entendre mon cri. Il m’a tiré de l’horreur du gouffre, de la vase et de la boue ; il m’a fait reprendre pied sur le roc, il a raffermi mes pas. Dans ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu. Beaucoup d’hommes verront, ils craindront, ils auront foi dans le Seigneur. Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur et ne va pas du côté des violents, dans le parti des traîtres. Tu as fait pour nous tant de choses, toi, Seigneur mon Dieu ! Tant de projets et de merveilles : non, tu n’as point d’égal ! Je les dis, je les redis encore ; mais leur nombre est trop grand ! Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : Voici, je viens. Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. » (Ps 39, 2-9)

Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.

Demande

Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. Fais grandir en moi la foi, l’espérance et la charité.

Réflexion

  1. « Celui qui entends les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant (…) »
    Nous sommes à la fin du premier discours de Jésus, nommé le Sermon sur la montagne. C’est un discours qui, nous le savons, a bouleversé ses auditeurs comme le souligne saint Matthieu au verset 28 : « les foules restèrent frappées par son enseignement ». Nous, qui avons peut-être baigné dans la foi depuis notre enfance, sommes sans doute habitués à ces enseignements ancrés dans la culture chrétienne : faire l’aumône, prier, jeûner, aimer ses ennemis, s’abandonner à la Providence. De leur côté, les nouveaux convertis sont interpellés par ce discours qui va, nous le savons, à l’encontre des valeurs de la société moderne.
    La force de ces paroles a aujourd’hui encore un impact sur ses auditeurs, d’autant plus lorsqu’elles sont vécues au quotidien. Nos contemporains n’ont pas besoin de grands discours, mais de témoins.
    Je prends un moment en ce début de prière pour revenir sur ces enseignements de Jésus, me laisser interpeller et chercher à identifier les espaces de ma vie où je pourrais davantage les mettre en pratique.
  2. « Ce n’est pas en me disant : Seigneur, Seigneur ! qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. »
    Nous pouvons nous demander ce que signifie « faire la volonté du Père ». Cela est souvent interprété comme un certain déterminisme, suivre un plan tout tracé par Dieu. Cependant, au verset 23, cet accomplissement de la volonté de Dieu est mis en opposition avec commettre le mal : « écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal ». Le message de Jésus se réduit-il alors à un simple agir moral : «faire le bien et éviter le mal » ou, au verset 12, la Règle d’or « tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux vous aussi » ? Si le message chrétien se réduisait à cela, il n’apporterait rien de nouveau : d’autres religions ou philosophies ont, elles aussi, prôné un moralisme nécessaire à la bonne entente humaine.
    Jésus nous invite toujours « duc in altum » : aller plus en profondeur pour comprendre ce que signifie faire la volonté du Père. Notons que dans la Lettre aux Hébreux, l’auteur applique à Jésus le psaume (39, 8) que nous avons prié au début de cette méditation : « Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté » (He 10, 7). La Lettre aux Éphésiens précise que « c’est la richesse de la grâce que Dieu a fait déborder jusqu’à nous en toute sagesse et intelligence. Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ. » (Ep 1, 7-9)
    Ces deux textes nous indiquent donc que le Christ, tendresse et volonté bienveillante du Père, est celui qui vient révéler le dessein de Dieu pour chacun de nous. Il est le modèle à suivre pour vivre la volonté de Dieu. Vivre comme lui, chercher à avoir dans notre cœur ses sentiments, à aimer comme il nous a aimés. Vivre en Christ va au-delà de suivre une série de préceptes : il s’agit de vivre le commandement de l’amour, donner sa vie pour ceux que l’on aime. C’est par : « car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes » que les foules qui l’entendaient pour la première fois étaient émues aux larmes, le suivaient et se convertissaient.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, toi qui es l’envoyé du Père pour nous conduire à lui, fais-moi découvrir sa volonté dans ma vie : ces moments où je peux vivre avec plus d’amour, où je peux semer ton royaume en vivant l’amour tel que tu nous l’as enseigné par ton exemple. Donne-moi la force de vivre en accord avec ce désir profond de mon cœur, éradiquant les attitudes qui m’en empêchent.

Résolution

Je peux dire lentement le Notre Père ou le psaume 39, intériorisant ce que signifie pour moi aujourd’hui la volonté de Dieu.

24/06/2026

Le signe de croix et la prière pénitentielle | Père Benoît Pouzin - Petit Guide pour vivre la Messe

 

« Jean est son nom »

Mercredi 24 juin 2026 

Évangile selon saint Luc 1, 57-66.80

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

Prière

Seigneur Jésus, en cette solennité où nous faisons mémoire de la naissance de saint Jean-Baptiste, je voudrais faire comme Zacharie : que ma langue se délie et qu’elle te bénisse ! Je voudrais simplement te louer pour les miracles que tu réalises dans ma vie. Aide-moi à me rendre compte des merveilles que tu réalises sans cesse pour moi ! Sainte Vierge Marie, je te confie ce moment de prière.

Demande

Seigneur, donne-moi de sentir ton immense amour pour moi !

Réflexion

  1. Le début de l’Évangile de saint Luc nous résume toute la vie d’Élisabeth et Zacharie en quelques mots : « Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu. » (Lc 1, 6) À cause de la stérilité d’Élisabeth, certains pensaient que le couple était maudit par Dieu. Mais le passage de l’Évangile d’aujourd’hui est la preuve du contraire. En effet, les deux époux ne vivaient que pour un motif : accomplir la volonté du Seigneur. Et le choix du nom de l’enfant confirme cette attitude.
    Zacharie n’était pas n’importe qui. Il appartenait à l’élite d’Israël, il descendait d’Aaron, tout comme sa femme. Après avoir attendu un fils pendant si longtemps, il se faisait sûrement des rêves d’avenir pour lui. Cet enfant pourrait être membre du Sanhédrin… Et, pourquoi pas, grand prêtre ! Dans ce cas, il faudrait lui donner un nom approprié, un nom digne de sa famille. Zacharie ferait bien l’affaire.
    D’autre part, les amis et voisins du vieux couple les pressaient de nommer le petit du même nom que son père. Élisabeth avait beau leur dire que le bébé s’appellerait Jean, ils ne voulaient pas lui donner raison. Les parents du nouveau-né auraient pu facilement céder à la pression de leurs amis, cela aurait même été un soulagement. Mais ils leur ont résisté et l’enfant reçut le nom de Jean. Pourquoi ? Parce qu’ils cherchaient, par-dessus tout, la volonté de Dieu.
    Nous sommes souvent aux prises avec des intérêts contradictoires. D’un côté, nous voulons accomplir ce que Dieu nous dit à travers notre conscience ; de l’autre, nous désirons nous attirer l’estime de ceux qui nous entourent. L’exemple d’Élisabeth et de Zacharie nous enseigne à ne vivre que pour Dieu.
  2. Le nom donné au nouveau-né n’est pas anodin. Jean signifie « grâce de Dieu » ou « Dieu est favorable. » C’est justement à travers cet enfant que Dieu montre son amour au vieux couple stérile. En leur donnant enfin le fils qu’ils s’étaient résignés à ne plus avoir, le Seigneur leur dit : « J’ai écouté votre prière, je vous suis favorable, ayez confiance ! »
    L’histoire des parents de Jean-Baptiste est une réplique en miniature de l’Histoire du monde entier. En faisant naître le cousin du Christ, Dieu annonce au peuple d’Israël et à toutes les autres nations qu’il se montre favorable. « Le voici (…) le moment favorable, (…) le jour du salut ! » (2 Co 6, 2-4) Après des siècles de péché, de ténèbres et d’éloignement de Dieu, voici enfin le Sauveur qui arrive.
    Il s’agit aussi de l’histoire de chacun de nous. Tous, nous sommes aimés par Dieu d’un amour éternel. Malgré notre péché et la distance qui nous séparent du Seigneur, celui-ci ne nous abandonne pas. Il nous est favorable, il vient nous sauver. Que ce soit à dix, à quarante ou à quatre-vingts ans, il nous donnera toujours une occasion de revenir à lui. Et alors, comme Zacharie, notre bouche et notre langue se délieront pour bénir le Christ, notre Sauveur.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu as fait un miracle pour Zacharie en le délivrant de son mutisme. Moi aussi, je suis muet, mais il s’agit d’un mutisme différent : je ne sais pas te parler, je n’arrive pas à te bénir, je ne parviens pas à ouvrir la bouche pour parler de toi à ceux qui ne te connaissent pas. Seigneur, je t’en prie, délie ma langue ! Que je revienne à toi de tout mon cœur !

Résolution

Aujourd’hui, je ferai mémoire des moments de ma vie où j’ai pu voir de façon évidente que Dieu a été favorable.

23/06/2026

Abbé Loiseau : le CHRISTIANISME face à l'ISLAM en France !

 

La porte étroite

Mardi 23 juin 2026 

Évangile selon saint Matthieu 7, 6.12-14

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer. Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.

Prière

Merci, mon Dieu, pour cette nouvelle journée, merci pour la vie. En venant te rencontrer je me rappelle que ma vie est éternelle. Apprends-moi à prendre le chemin qui conduit à la vie.

Demande

Seigneur, apprends-moi à choisir la vie !

Réflexion

  1. « Il est resserré, le chemin qui conduit à la vie. »
    Dieu veut que nous vivions en plénitude, que notre vie soit belle, profonde. Le christianisme n’est pas une ascèse à supporter pour mériter le ciel, c’est une rencontre avec le Christ qui rend notre vie magnifique. L’ascèse du christianisme, cette « porte étroite », c’est l’amour. Or, l’amour n’est ni un volontarisme austère ni une médiocrité douillette. L’un comme l’autre nous portent petit à petit à perdre le goût de Dieu.
    Le chrétien s’efforce, mais ce n’est pas un effort pour prouver ou accomplir quelque chose, c’est un effort pour accueillir pleinement une grâce. Les renoncements les plus difficiles, les portes les plus étroites par lesquelles le Seigneur nous invite à passer sont avant tout des dons de sa grâce. Nos « bonnes résolutions », comme celle de la fin de nos méditations, ne sont pas des initiatives personnelles pour nous dépasser, mais un accueil libre et conscient de la grâce que Dieu veut nous offrir.
  2. La porte étroite, c’est le Christ lui-même : « Moi, je suis la porte. » (Jn 10, 9)
    La porte qui conduit à la vie, c’est la croix du Christ, sa mort et sa Résurrection. Pour donner la vie, il faut accepter de mourir, comme le grain tombé en terre qui fructifie en pourrissant. Où se trouve cette porte étroite dans notre vie quotidienne ? La porte du mystère pascal est discrète. Dans l’Antiquité on identifiait la divinité avec les phénomènes les plus éclatants : le tonnerre, l’éclair, la tempête, la guerre… Mais le Dieu de l’Ancien Testament se fait de plus en plus discret, jusqu’à se manifester à Élie dans une légère brise.
    Jésus est le summum de la discrétion de Dieu. Fait homme, il meurt comme un malfaiteur et reste présent sous les apparences du pain et du vin. La présence de Dieu est discrète car elle est partout. Toute la création est un signe de l’amour de Dieu. Chacun de nous sommes des temples de l’Esprit Saint depuis notre baptême. La porte qui conduit à la vie est discrète mais omniprésente. C’est la charité de Dieu dont nous sommes entourés et que nous sommes appelés à vivre avec nos frères : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi. »
  3. En se faisant si proche de nous, Dieu a fait le choix d’être banalisable. Il est notre trésor, notre perle précieuse, et cependant nous le laissons souvent dans un coin ou nous le recouvrons de boue et de décombres. « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux. » Pour aimer en vérité, il faut chercher chaque jour la porte du cœur de l’autre.  
    La prière nous permet de nous reconnecter consciemment au cœur de Dieu. Elle élargit petit à petit l’accès à la profonde intimité de notre propre cœur, ce sanctuaire intérieur où reposent les choses essentielles de notre vie. En nous enracinant dans ce sanctuaire intérieur, nous apprenons à ne plus banaliser ce qui a de la valeur. Les vents et les tempêtes peuvent nous distraire, nous préoccuper, agiter notre feuillage, mais notre cœur reste enraciné et concentré sur l’essentiel.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je te rends grâce car tu es un Dieu humble, un Dieu d’amour. Mon Dieu, apprends-moi à prendre la porte étroite du mystère pascal, du don de soi par amour.

Résolution

Choisir une action qui me permettra de vivre aujourd’hui ce que Dieu m’inspire dans cette méditation.

22/06/2026

Fête de la foi à Ambleny paroisse St Pierre St Paul de la Vallée de l'Aisne 21 juin 2026

 

« Enlève d’abord la poutre de ton œil »

Lundi 22 juin 2026 

Évangile selon saint Matthieu 7, 1-5

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

Prière

Merci, Père, pour cette nouvelle rencontre. Merci d’être là pour moi. Je te remercie parce que tu m’attends toujours les bras ouverts, heureux de voir arriver ton fils, ta fille.

Demande

Seigneur Jésus, donne-moi ton regard.

Réflexion

  1. « Ne jugez pas (…) »
    Jésus me dit : la première et principale justice, ce n’est pas que vous soyez irréprochables aux yeux de vous-mêmes ou des autres, mais plutôt que vous soyez tous justifiés dans mon sang et aimés de mon Père comme fils et filles en moi. Regarde comme moi-même, je ne suis pas venu pour vous juger mais pour vous sauver. Entre dans la logique de Dieu ! Chacun de vous vaut beaucoup plus aux yeux de mon Père que tout ce que vous pouvez faire en bien ou en mal.
  2. « De la manière dont vous jugez, vous serez jugés. »
    Cependant, si tu restreins ton regard et que tu ne regardes que les défauts ou les qualités extérieurs de ton prochain, de cette même manière tu te regarderas aussi toi-même et te sentiras regardé par les autres. Ne reste pas à la recherche d’une justice humaine. Au matin de ma Résurrection, je suis venu t’apporter une paix bien supérieure : celle des fils de Dieu !
  3. « Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
    La poutre de ton œil, c’est donc de croire que ce sont tes actions qui te rendront juste aux yeux de Dieu. Tant que tu penses ainsi, tu seras bien maladroit pour corriger ton frère, car tu te scandaliseras de sa pauvreté et tu auras honte de lui. Si tu enlèves cette poutre de ton œil, alors tu te rendras compte que ce qui gênait ton frère n’était en fait qu’une paille, et la bienveillance que tu lui porteras lui donnera confiance et espérance pour s’en défaire.

Dialogue avec le Christ

Merci, Jésus, car c’est toi qui es venu pour enlever la poutre de mon œil. C’est toi qui m’as aimé jusqu’à donner ta vie pour moi. Tu t’es donné à moi. Désormais, tout ce qui est à toi est à moi, et je suis devenu le fils et la fille bien-aimés du Père. Voilà ma vraie justice !

Résolution

Lorsque je me rendrai compte que je suis dur envers moi-même, me jugeant pour telle ou telle chose, me laisser regarder par le Père comme le fils bien-aimé, ou par le Christ comme le disciple que Jésus aimait et l’ami intime, ou encore, comme l’épouse bien-aimée.