Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

26/08/2026

Prophéties de 1610 : la Vierge révèle exactement ce qui se passe aujourd’hui

Des tombeaux des morts au tombeau du Vivant

 Mercredi 26 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 23, 27-32

En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes, et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.” Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »

Prière

Merci, Seigneur, de m’accorder ce temps en ta compagnie. Fais-moi accueillir toutes tes paroles, aussi dures puissent-elles paraître. Je sais que tu veux mon bonheur : aide-moi à suivre tes chemins, plutôt que ceux qui mènent à la mort.

Demande

Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon âme sera guérie.

Réflexion

  1. Le contact des morts était considéré, pour les juifs, comme une cause de souillure, d’où la pratique de blanchir les tombeaux pour en signaler la présence. Il y a là un paradoxe, car la chaux est aussi connue pour ses vertus purificatrices : le blanchiment des logements de personnes infectées a longtemps été en usage dans les périodes d’épidémies.
    La comparaison mise en place par Jésus est donc plus profonde qu’elle n’en a l’air. Jésus ne blâme pas seulement l’hypocrisie des scribes et des pharisiens, la contradiction entre l’apparence qu’ils renvoient devant les hommes et leurs actes. Il les met aussi en garde contre leur obsession d’une pureté rituelle, extérieure, qui ferme notre cœur à la grâce et participe à la nécrose de notre être spirituel.
  2. Ce même danger d’une « bonne conscience » est précisé dans le second passage de l’Évangile de ce jour. Les contradicteurs de Jésus bâtissent des tombeaux pour les prophètes et les justes, en se désolidarisant des actions de leurs ancêtres qui les avaient mis à mort mais, ce faisant, ils se reconnaissent eux-mêmes comme leurs descendants. Le Seigneur ne cherche pas à restaurer une culpabilité qui s’étendrait sur plusieurs générations : il tend un miroir. Son propos dévoile, derrière les regrets formulés par les scribes et les pharisiens pour les crimes du passé, les pensées homicides de leur propre cœur, eux qui viennent de l’interroger pour le « prendre au piège » (Mt 22, 15).
  3. Si Jésus met en garde, il offre aussi un remède. Au cœur de l’histoire du salut se trouve un autre tombeau, mais celui-ci est vide. Le sépulcre, lieu de décomposition du corps, devient le ventre fécond d’où jaillit la vie au matin de Pâques. La mise à mort de Jésus devient le sacrifice librement consenti par lequel sont remis nos péchés. Le salut ne vient plus d’une pureté rituelle ; il n’est pas non plus acquis par une bonne conscience mais par l’accueil humble et contrit de la miséricorde de Dieu. « Le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant. » (He 9, 14)

Dialogue avec le Christ

Seigneur, donne-moi de prendre conscience de ce qui, en moi, est comme mort. Fais-moi secouer mes routines, fissure ma bonne conscience, brise mon indifférence. Transforme mon cœur de pierre en un cœur de chair, ouvert à ta grâce et à ta miséricorde.

Résolution

J’identifierai une occasion dans laquelle je me comporte en fonction du regard des autres et choisirai plutôt d’agir selon les critères de la vérité et de la justice.

25/08/2026

Pourquoi le Credo dit-il que Jésus est descendu aux enfers ? (Bible expliquée)

 

Voilà ce qu’il fallait pratiquer

 Mardi 25 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 23, 23-26

En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste. Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance ! Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur. »

Prière

« Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées. » (Ps 138, 1-2).
Qu’il est doux, ton regard, bien plus tendre que la dureté dans laquelle m’enferme parfois la dureté de mon cœur. Aie pitié de moi, Seigneur, dans ton amour. Même tes reproches sont plus suaves que les accusations que me renvoient mes propres fautes, car tu es miséricordieux, Jésus, doux et humble de cœur.

Demande

Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau, mets en nous Seigneur un esprit nouveau.

Réflexion

  1. « Malheureux êtes-vous, hypocrites ! »
    Parole d’une extrême sévérité pour celui qui est par excellence l’expression de la miséricorde de Dieu ! Si la miséricorde n’a pas de limite, elle ne peut accepter ce qui lui est contraire : la cupidité et l’intempérance, contraires à la justice, la miséricorde, la fidélité.
    Ils sont vraiment malheureux, nos agissements si souvent parasités d’autocomplaisance, de comparaison avec les autres, de calcul. Le saint curé d’Ars, Jean-Marie Vianney, faisait remarquer que nos actes vertueux sont vite pervertis par le manque de pureté d’intention.
  2. « (…) le plus important dans la Loi (…) » rappelé par Jésus met comme point de référence, pour la vie de ses élus, justement la Loi. Jésus n’est pas contre la Loi : il s’oppose à sa perversion, lorsqu’on érige des traditions et des perversions humaines en Loi.
    La Loi est synonyme de volonté de Dieu, de « Verbe » (incarné en Jésus), Parole par qui tout a été créé. Elle exprime sa fidélité, sa justice et sa miséricorde. Elle est le mode de déploiement de la sagesse éternelle dans le temps. Elle n’est pas lettre morte, mais une Alliance garantie par la personne vivante de Jésus (sur la terre comme au ciel).
  3. « Purifie d’abord l’intérieur (…) »
    En effet, c’est ce qui sort du cœur qui rend l’homme impur (cf. Mt 15, 11 s.) Visiblement, la déformation du cœur obscurcit aussi la raison : les jugements et les agissements sont faussés et l’on se donne bonne conscience.
    Aujourd’hui encore, sous couvert des « droits humains », la révolution sexuelle et la libéralisation bioéthique ont justifié des comportements inhumains et établi le droit des riches et la loi du plus fort. Avec les scandales de nos temps présents et à venir, Jésus nous dit encore aujourd’hui : « Malheureux êtes-vous, hypocrites ! »

Dialogue avec le Christ

Jésus, tu t’es heurté à la dureté de nos cœurs et à l’hypocrisie de tes élus. Tu nous as montré un exemple de vie et tu t’es livré à nos refus, haines et condamnations. Mais pour toi, cela a été converti en glorification de Dieu et en salut du monde. Je t’en remercie du fond du cœur et prends ta fidélité comme Loi de ma vie, afin que le Père soit béni et qu’il établisse en nous son Règne par l’Esprit.

Résolution

Je ferai un petit acte de pénitence caché par amour de Jésus.

24/08/2026

Saint Pie X : Le pape qui a rapproché les enfants de la Sainte Communion

 

Connaître pour aimer

 Lundi 24 août 2026

Évangile selon saint Jean 1, 45-51

En ce temps-là, Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Prière

Seigneur, pose ton regard sur moi pendant cette prière. Toi qui connais mon cœur mieux que moi-même, accorde à mon âme la grâce dont j’ai le plus besoin aujourd’hui.

Demande

Seigneur, aide-moi à mieux te connaître afin de mieux t’aimer et te servir.

Réflexion

  1. Nathanaël semble peu convaincu que Philippe ait réellement rencontré le Messie annoncé. Pourtant Philippe a fait une expérience si belle du Christ qu’il réussit à convaincre Nathanaël et l’entraîner à sa rencontre. Nous découvrons ici que l’évangélisation ne consiste pas seulement à transmettre un enseignement mais avant tout à communiquer une expérience profonde, personnelle et vivante du Seigneur. Recherchons donc l’intimité avec Jésus dans le silence, la prière, la lecture de la Parole et la participation aux sacrements afin de recevoir cette grâce du Seigneur.
  2. Jésus surprend Nathanaël lorsqu’il lui révèle qu’il l’a vu sous le figuier. Le pape Benoît XVI, dans une exégèse de ce passage, explique « qu’être sous un figuier » à l’époque était une manière d’évoquer une personne en prière ou dans un moment de réflexion personnelle. Il est probable que Nathanaël s’est senti soudainement « espionné » en constatant que Jésus connaissait un moment où il n’était pourtant pas présent physiquement.
    Par sa connaissance divine, le Seigneur aurait lu dans le cœur de Nathanaël. L’Évangile ne nous révèle pas le contenu de la prière de Nathanaël, mais cela importe peu. Nathanaël s’est senti rejoint par Jésus dans sa prière et il s’est soudainement senti en confiance avec lui. La foi est ainsi née dans son cœur.
    Le Seigneur connaît aussi mon cœur et chacune de mes prières. Que cette certitude soit pour nous une source de consolation et de réconfort dans notre foi.
  3. Le Seigneur promet à Nathanaël qu’il verra des choses plus grandes encore. Dieu est un mystère inépuisable. Si la connaissance et l’amour de Dieu que j’ai déjà de lui me réjouissent, ce n’est qu’un commencement. Il reste encore tant à découvrir ! Me contenter de ce que j’ai déjà reçu dans ma vie spirituelle reviendrait à me priver d’une abondance de grâces que le Seigneur désire encore m’offrir. Ne cessons pas de chercher le Seigneur, pas nécessairement en multipliant les pratiques religieuses – prière, adoration, retraites – mais en approfondissant notre foi. Dans ce cas, un accompagnateur spirituel sera une aide précieuse.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, comme Philippe, je suis heureux de te connaître et je désire que de nombreuses personnes puissent te rencontrer aussi. Aide-moi à partager mon émerveillement avec les personnes que je côtoie au quotidien. À l’exemple de Nathanaël, j’ai soif de plus. Aide-moi, Seigneur, à mieux te connaître afin de mieux t’aimer et te servir.
Quelle joie de savoir que tu connais mon cœur. Cela m’apporte force et consolation. Donne-moi la grâce dont j’ai le plus besoin aujourd’hui ! Saint Barthélémy, toi qui as si bien connu le Seigneur, intercède pour moi auprès de Dieu.

Résolution

Je choisis un bon ouvrage de lecture spirituelle afin d’approfondir ma foi et les mystères de Dieu.

23/08/2026

Les Grottes de saint Antoine - Brive la Gaillarde

 

La profession de foi de Pierre

 Dimanche 23 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 16, 13-20

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

Prière

Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.

Demande

Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. Fais grandir en moi la foi, l’espérance et la charité.

Réflexion

  1. « (…) arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe (…) »
    Césarée de Philippe se situe au Nord de la Galilée, à la frontière avec des peuples païens. C’est là où le dieu Pan était adoré par les Romains. Israël a résisté tant bien que mal au fil des siècles à tomber dans l’idolâtrie en se mettant sous la gouverne du Dieu unique, et disait avec le psalmiste : « Leurs idoles : or et argent, ouvrages de mains humaines. Elles ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas, des narines et ne sentent pas. » (Ps 113b, 4-6)
    C’est cet endroit précis que Jésus choisit pour demander à ses disciples ce que disent les gens de lui. S’intéresse-t-il vraiment à l’opinion des foules sur sa personne ? Son intention est plutôt pédagogique : les inviter à entrer plus profondément dans le mystère du Dieu unique qui se fait homme dans la personne du Fils, et permettre à Pierre, inspiré par l’Esprit, de faire une profession de foi publique en affirmant : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
    Magnifique profession de foi que je peux faire moi aussi aujourd’hui au cours de ce moment de prière, en soupesant chacun de ses mots et leur écho dans mon chemin de foi. (Je peux faire une pause dans la lecture ou l’écoute de cette méditation pour y réfléchir)
  2. « Heureux es-tu Simon, Fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux Cieux (…) Tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église. »
    Ce passage est à l’origine de la papauté et de la naissance de l’Église convoquée par Jésus en ses disciples. Il est intéressant de noter la manière dont Jésus passe du nom de Simon à Pierre. En rappelant d’abord son prénom d’origine – Simon – avant de lui donner son nouveau prénom lié à sa vocation – Pierre – Jésus nous rappelle que la mission de Pierre repose sur la foi qu’il vient de professer, et non sur ses qualités ou ses défauts humains. Foi qui, comme il a été souligné précédemment dans le texte, est révélée par le Père.
    Nous prenons un moment pour rappeler à notre mémoire et rendre grâce au Père pour nos propres « professions de foi », ces moments où nous avons reçu une lumière intérieure qui nous a permis de percer un peu plus le mystère du Christ et d’affermir notre foi.
  3. Le roc de la foi
    Un peu plus loin dans l’Évangile, nous verrons que Pierre, à peine avait-il professé sa foi, tente de détourner le Christ de la croix. Sa foi est vite mise à l’épreuve. Souffrances, difficultés ou incompréhensions sont autant d’éléments qui peuvent nous faire trébucher dans la foi, attisant nos doutes et nos peurs. Ces incertitudes ou inquiétudes ne sont pourtant pas en opposition avec notre foi mais, au contraire, elles peuvent devenir un tremplin pour grandir dans la confiance et l’espérance. Construite sur le roc de la foi, notre relation à Dieu fera face à toutes les épreuves de notre vie.

Dialogue avec le Christ

Jésus, toi qui es là présent à mes côtés, je me nourris de ta Parole dans cet Évangile que je viens de méditer. Je veux aujourd’hui renouveler ma propre profession de foi, avec les certitudes et les doutes qu’elle contient.

Résolution

Réécrire ma propre « profession de foi ».

22/08/2026

Lieu de l'apparition de l'Enfant-Jésus à saint Antoine de Padoue

 

L’humilité qui élève

 Samedi 22 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 23, 1-12

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

Prière

« Seigneur Jésus, Je t’offre mes mains pour faire ton travail, je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin, je t’offre mes yeux pour voir comme toi, je t’offre ma langue pour dire tes paroles, je t’offre mon intelligence pour que tu penses en moi. Je t’offre mon esprit pour que tu pries en moi. Surtout je t’offre mon cœur pour qu’en moi tu aimes le Père et tous les hommes. Je t’offre tout ce que je suis pour que tu grandisses en moi. Que ce soit toi le Christ, qui vives, travailles et pries en moi. Amen. »
(Prière Regnum Christi)

Demande

Ô Jésus, tu es doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien.

Réflexion

  1. « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. »
    La chaire de Moïse représente pour le judaïsme l’autorité morale et religieuse, celle de la Loi. Cette Loi, donnée par Dieu, est bonne car elle nous aide à répondre toujours davantage à son dessein d’amour pour chacun de nous. Elle nous permet de conformer notre vie à sa volonté, qui n’est autre que notre véritable bien. Cela nous renvoie aux paroles de Jésus : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. » (Mc 2, 27)
    La finalité de l’application de la Loi et des préceptes est uniquement la rencontre et la vie en Dieu. Est-ce que j’accueille la loi spirituelle transmise par l’Église, naturelle inscrite par Dieu dans le cœur de l’homme et dans sa création comme autant de moyens de rencontre avec lui ? Où en suis-je de ma relation avec le Seigneur ?
  2. « Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. »
    Cette conversion permanente de l’accueil de Dieu dans ma vie à travers l’observance de la Loi devrait me permettre de conduire à une cohérence plus grande dans les actes plus que dans les paroles… Dans les différents domaines de ma vie, quels sont les actes que je pose ? Sont-ils en cohérence avec ma foi ?
  3. « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. »
    Notre grandeur d’âme ne viendra donc pas seulement des actes, mêmes s’ils sont cohérents par rapport à ce que nous désirons vivre, mais de l’humilité et de l’amour qui les auront habités.
    « Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes (…) Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus, (…) s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. » (Ph 2, 3.5.8)
    Dans mes paroles, dans mes actes ainsi que dans les jugements que je porte, quels points puis-je faire grandir dans l’humilité et la charité ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu connais et sondes mon cœur. Donne-moi la force et le courage de changer en moi ce qui m’éloigne de ton amour et de ton Évangile. Si je ne peux le changer moi-même, donne-moi ta grâce pour être ton témoin malgré mes faiblesses. En effet, tu as dit à saint Paul : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » (2 Co 12, 9)

Résolution

Je prends un temps de prière silencieuse pour m’ouvrir tout simplement à cette relation d’amour que Dieu veut partager avec moi.

21/08/2026

Les dernières paroles de la Vierge Marie avant sa dormition

 

Le commandement de l’amour

Vendredi 21 août 2026 

Évangile selon saint Matthieu 22, 34-40

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Prière

Je me mets en présence de Dieu. Je fais silence autour de moi et en moi. Il est là, déjà, avec moi. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Je me tourne aussi vers tous ceux qui prient aujourd’hui avec ces méditations, et je les confie au Seigneur.

Demande

Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. Apprends-moi à aimer à ta mesure.

Réflexion

  1. Peut-on commander d’aimer ?
    L’amour présenté comme un commandement… spontanément, cela nous dérange un peu. On associe tellement l’amour à un ressenti, à quelque chose de spontané, presque incontrôlable. On « tombe » amoureux… et parfois, on se relève.
    Mais Jésus va plus loin. Il ne parle pas seulement de ce que je ressens, il parle de ce que je choisis. Aimer, ce n’est pas seulement une émotion qui passe, c’est une direction intérieure, une décision qui engage toute ma personne. Et cela change tout. Parce que cela veut dire que je peux aimer même lorsque je ne ressens rien, lorsque c’est discret ou difficile.
    Jésus m’invite à entrer dans un amour plus vrai, plus profond envers lui et envers mes proches : un amour qui se choisit, jour après jour, et qui devient un engagement.
  2. Aimer Dieu… et aimer l’autre
    Jésus unit deux commandements : aimer Dieu et aimer son prochain. Cette unité est déjà inscrite dans la Loi : les premiers commandements concernent Dieu, les suivants les relations humaines. En fait, il va encore plus loin : il dit qu’ils se ressemblent. Aimer Dieu, c’est forcément toucher à l’autre. Et aimer l’autre, c’est déjà rencontrer Dieu. Parce que l’autre n’est jamais « juste quelqu’un », il est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il est, d’une certaine manière, un lieu de rencontre avec Dieu. Il y a en lui quelque chose de Dieu, même si cela ne se voit pas, même si cela me dérange parfois. En Jésus lui-même l’humanité et la divinité se sont rencontrées. Il s’est fait proche. Il est devenu l’un de nous. Depuis, chaque personne porte une dignité immense appelée à être temple vivant de Dieu. Alors aimer l’autre, ce n’est jamais banal, c’est déjà entrer dans l’amour de Dieu.
    Cela me questionne : mon amour pour Dieu change-t-il vraiment ma manière de regarder les autres ? Et mon amour pour les autres va-t-il jusqu’à s’appuyer sur Dieu… ou bien s’arrête-t-il à mes affinités ?
  3. Aimer, c’est s’engager
    « Aime et fais ce que tu veux », disait saint Augustin. Mais aimer vraiment, ce n’est pas faire n’importe quoi. C’est au contraire entrer dans une liberté profonde, une liberté qui choisit le bien. Le vrai amour ne tient pas seulement sur un élan, il tient dans la durée. Il demande de la fidélité, de la constance et de petits choix répétés, surtout lorsque cela devient moins évident. Aujourd’hui, cela peut sembler exigeant… presque à contre-courant. Et pourtant, c’est là que l’amour devient solide, vrai et fécond.
    Aimer, c’est vouloir le bien de l’autre. Continuer, même dans la fatigue. Rester, même dans le silence. C’est cet amour-là que Jésus me propose. Un amour qui me rend plus libre… et plus profondément moi-même.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu viens élargir mon cœur aujourd’hui. Tu connais mes limites, mes hésitations, mes élans qui retombent. Apprends-moi à aimer comme toi : avec fidélité, avec vérité, avec patience. Donne-moi un cœur qui choisit d’aimer, même lorsque cela ne se voit pas, même quand cela demande un effort. Aide-moi à te reconnaître dans les personnes que je croise aujourd’hui. Que je ne passe pas à côté de toi sans m’en rendre compte.

Résolution

Aujourd’hui, je poserai un acte concret d’amour gratuit – un service, une attention, un pardon – que je vivrai consciemment comme un acte d’amour envers Dieu.