Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

02/07/2026

Celui qui peut pardonner les péchés

 Jeudi 2 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 9, 1-8

En ce temps-là, Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. » Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. » Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

Prière

Seigneur, ma condition de pécheur est un fardeau que je vais porter toute ma vie. Tu connais ma faiblesse et je sais que ces péchés ont été rachetés au prix fort par ton sang sur la croix. Que mes péchés, Seigneur, ne m’éloignent pas de toi, mais qu’ils soient l’occasion pour me rapprocher de toi.

Demande

Que mes péchés ne me découragent pas à avancer vers le Christ.

Réflexion

  1. L’Évangile d’aujourd’hui nous présente une scène que nous connaissons bien : le Christ se trouve face à un malade et tout le monde demande un miracle pour guérir le pauvre homme paralysé. Cette scène, nous la retrouvons très souvent dans l’Évangile, et on ne compte plus le nombre de guérisons que le Christ a réalisées pendant son séjour sur terre. Pourtant, cette guérison est un peu particulière. Il y a un léger temps de flottement pendant lequel le Christ n’accomplit pas vraiment ce que l’on attend de lui. Au lieu de guérir sur-le-champ le paralytique, il lui pardonne avant tous ses péchés.
  2. La recherche de pardon pour nos fautes est une constante dans la pratique religieuse humaine. Le pape Benoît XVI l’exprime parfaitement dans son livre L’Esprit de la liturgie (Éditions Ad Solem, 2001). « La conscience de sa faute pèse sur l’humanité. Le culte, nous le voyons dans toute l’histoire, représente la tentative de surmonter cette faute et de rétablir l’ordre menacé, dans l’univers comme dans sa propre vie. »  Trouver une façon de pardonner les péchés est aussi ce qui explique toutes les formes de sacrifices que nous pouvons rencontrer dans toutes les religions.
    Ici, nous voyons le Christ qui, sur une simple parole, sans aucun rite, sans aucun sacrifice, présente une solution au problème millénaire de toutes les religions. Il n’est pas étonnant de voir que les scribes soient scandalisés devant la prétention de Jésus.   
  3. Mais justement, voilà la singularité du message chrétien, le péché ne nous tient pas définitivement éloigné de Dieu. Toutes les autres religions considèrent que l’homme doit faire quelque chose pour se réconcilier avec Dieu après avoir péché. Le christianisme nous dit que c’est avant tout Dieu qui vient vers nous pour nous sauver lui-même du péché. C’est lui qui s’offre en sacrifice sur la croix. C’est lui qui prend sur lui nos fautes. Nous avons un Dieu qui est sans pareil !
    Bien évidemment, cela ne signifie pas que le péché ne soit pas grave et que nous puissions continuer à en commettre sans problème. Cela manifeste simplement que Dieu a toujours le dernier mot. Si nous acceptons sa miséricorde et si nous acceptons avec humilité que c’est sa grâce qui nous sauve et non nos efforts personnels, alors nous reconnaissons réellement la personne du Christ : le Fils de Dieu, Sauveur des hommes.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Que le poids de mon péché me permette d’accepter avec humilité que j’ai toujours besoin de ton pardon et que tu es celui qui me permettra de me rapprocher de toi.

Résolution

Préparer avec un esprit positif ma prochaine confession comme un vrai moment de rencontre avec Jésus qui vient vers moi pour me soulager de mes péchés.

😲 Ce prêtre est resté sans voix à Medjugorje : « Seule Marie peut faire cela »

 

01/07/2026

Adam et Ève : la science prouve leur existence

 

Libérés pour revivre

Mercredi 1er juillet 2026 

Évangile selon saint Matthieu 8, 28-34

En ce temps-là, comme Jésus arrivait sur l’autre rive, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ; ils étaient si agressifs que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? » Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Il leur répondit : « Allez. »
Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela, et en particulier ce qui était arrivé aux possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur territoire.

Prière

Seigneur, je t’offre ma journée, mes joies et mes peines. Donne-moi de t’accueillir et de te laisser transformer ma vie par ta présence

Demande

Seigneur, toi qui as autorité sur tout mal, viens libérer mon cœur de ce qui l’enchaîne et m’éloigne de toi.

Réflexion

  1. Le message du Christ
    Le passage de cet Évangile nous place face à une scène saisissante : Jésus rencontre deux possédés vivant parmi les tombeaux, exclus de la société, violents et incontrôlables. Leur état est tel que personne ne peut passer par ce chemin. Cette description n’est pas seulement dramatique ; elle révèle une humanité blessée, défigurée par le mal, coupée de la vie et de la communion.
    L’Église nous donne cet Évangile à méditer parce qu’il manifeste de manière puissante l’autorité du Christ sur le mal. Dès qu’ils voient Jésus, les démons crient : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? » Cette parole est capitale : les forces du mal reconnaissent en Jésus le Fils de Dieu. Là où les hommes hésitent parfois à croire, les démons, eux, savent qui il est mais ne croient pas. Cela nous rappelle que la foi n’est pas seulement une connaissance intellectuelle, mais une adhésion du cœur.
    Le message du Christ dans ce passage est double. D’une part, Jésus vient libérer l’homme. Il ne discute pas longuement, il n’entre pas dans une argumentation : sa parole suffit. Il ordonne, et les démons sortent. Cette autorité divine nous montre que le mal, aussi puissant qu’il puisse paraître, n’a pas le dernier mot. Le Christ est vainqueur.
    D’autre part, ce récit met en lumière le prix de cette libération. Les démons entrent dans un troupeau de porcs qui se précipite dans la mer. Cette perte matérielle choque les habitants. Ils préfèrent demander à Jésus de partir plutôt que d’accueillir celui qui libère. Cela révèle un cœur humain parfois plus attaché aux biens qu’à la dignité de la personne sauvée.
    Ainsi, cet Évangile nous interpelle : voulons-nous vraiment que le Christ agisse dans nos vies, même si cela bouscule nos habitudes ?
  2. 2. Devons-nous avoir peur ?
    Ce texte peut susciter une certaine crainte. Il parle de démons, de possession, de violence. Nous ne devons pas vivre dans la peur. Mais nous ne devons pas non plus nier la réalité du mal.
    Pour un chrétien, la vraie attitude n’est pas la peur, mais la confiance. Le Christ est plus fort que tout mal. Par sa mort et sa Résurrection, il a définitivement vaincu le péché et la mort. Nous ne sommes pas livrés à nous-mêmes.
    Cependant, il serait naïf d’ignorer le combat spirituel. Cet Évangile nous rappelle que le mal existe, qu’il peut atteindre l’homme profondément, et qu’il isole, détruit, déshumanise. Les possédés vivent parmi les tombeaux : c’est l’image d’une vie sans espérance, enfermée dans la mort. La peur n’est donc pas la bonne réponse, mais la vigilance oui. Saint Pierre dira : « Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde cherchant qui dévorer. » (1 P 5, 8)
    Ce passage nous invite aussi à reconnaître nos propres « zones d’ombre » : ces habitudes, ces péchés, ces blessures qui nous enferment. Sans être des possessions au sens strict, elles peuvent nous empêcher d’être libres. Là encore, le Christ veut intervenir. Ainsi, la peur cède la place à une foi lucide et confiante : oui, le mal existe, mais il est déjà vaincu par le Christ.
  3. Pouvons-nous transposer cette situation aujourd’hui ?
    Ce récit peut sembler éloigné de notre quotidien. Pourtant, il est profondément actuel.
    Aujourd’hui encore, beaucoup de personnes vivent comme ces possédés : marginalisées, enfermées dans des souffrances psychiques, spirituelles ou sociales. Elles peuvent être rejetées, évitées, considérées comme « dangereuses » ou « irrécupérables ». L’Évangile nous montre que Jésus s’approche d’elles sans peur. Il ne contourne pas la route : il va à leur rencontre.
    Nous sommes donc appelés à changer notre regard. Devons-nous éviter les personnes qui nous influencent vers le mal, toutes celles qui ont un effet négatif sur nous ? Le Christ nous invite à ne pas les écarter mais à leur insuffler par nos paroles et nos actes tout le bien qu’elles pourraient accomplir. Jésus est venu également pour leur conversion intérieure.
    Une autre transposition est également possible, plus intérieure, plus personnelle : les « démons » peuvent symboliser tout ce qui nous aliène : addictions, colères, rancunes, désespoir, orgueil… Ces forces peuvent nous diviser intérieurement, nous rendre « inhabités », incapables de paix.
    Comme dans l’Évangile, la rencontre avec le Christ est décisive. Elle peut être dérangeante, mais elle est libératrice. Sommes-nous prêts à le laisser agir ? Laissons-nous transformer par Jésus qui passe encore aujourd’hui sur nos routes. Allons-nous, comme les habitants, lui demander de partir ? Ou allons-nous accueillir sa présence libératrice ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu vois mes peurs et mes enfermements : viens me libérer par ta Parole et ta présence. Donne-moi de ne pas te repousser quand tu viens bouleverser ma vie pour me sauver. Apprends-moi à te faire confiance pleinement car toi seul peux me rendre vraiment libre.

Résolution

J’irai parler ou rendre un service concret à une personne que j’évite habituellement.

30/06/2026

5 Signes Que le Saint-Esprit Agit Déjà Dans Ta Vie

 

Ma foi en ta toute-puissance

 Mardi 30 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 8, 23-27

En ce temps-là, comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Mais il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

Prière

Qui es-tu donc, Seigneur, toi qui domines les vents et la mer ? Comment est-ce possible que tu veuilles être mon ami ? Parce que tu as voulu que je te connaisse par la foi, j’avance dans la vie avec sérénité car ta main puissante me rassure. Donne-moi de voir ta gloire !

Demande

Grandir dans la foi.

Réflexion

  1. Exaltation, peur de mourir, stupeur divine… En quelques heures, les disciples de Jésus ont vécu l’ascenseur émotionnel le plus intense qu’il soit donné de vivre à un être humain. Il est en effet peu courant de voir un miracle se réaliser ; il est aussi rare de faire face à la mort ; et finalement, faire l’expérience de la toute-puissance divine, c’est-à-dire saisir l’ineffabilité de Dieu en une fraction de seconde, n’est donné qu’à un nombre limité d’êtres humains. Vivre les trois de manière consécutive relève proprement de l’impossible.  
  2. Et pourtant, Jésus a permis que ses disciples fassent cette triple expérience. Pourquoi ? Était-ce un moyen pour assurer une forme d’ascendance sur ses disciples ? Un peu comme si tout cela devait être nécessaire pour terminer de les convaincre de sa puissance ? Mais si Jésus voulait s’assurer de la soumission des esprits, il aurait utilisé des moyens plus propres aux théophanies, telles que nous en trouvons dans le livre de l’Exode. L’histoire, cependant, nous a montré que cette manière d’asseoir la crainte de Dieu dans les âmes n’est pas durable. Elle passe rarement une génération.
  3. Les miracles du Christ sont des manifestations de la gloire divine pour enraciner la foi plus que pour engendrer la crainte et le respect. Or, on ne peut véritablement aimer ce que l’on craint ! Alors, qu’est-ce que la gloire de Dieu ? En quoi est-elle différente de la toute-puissance divine ?  
    La gloire de Dieu, c’est le fait que Dieu a un poids ou une influence dans l’histoire du monde. Voir la gloire de Dieu, c’est comprendre que Dieu non seulement peut contrôler mais « dirige tout vers le bien pour celui qui l’aime ». Les disciples qui ont vécu ces trois expériences vont comprendre la fragilité de leur vie et la facilité de recourir à celui qui – même s’il dort – garde la domination sur les évènements et les éléments du monde.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, toi le Seigneur du monde et de l’histoire, ne permets jamais que je doute de ta présence dans ma vie. Que ton silence ou ton apparente absence ne soit jamais pour moi un motif de découragement mais au contraire une occasion pour professer ma foi en ta toute-puissance.

Résolution

Renouveler ma foi en la toute-puissance de Jésus et en sa présence dans ma vie.

29/06/2026

Les miracles eucharistiques les plus récents. [4/5]

 

Tu es Pierre, et je te donnerai les clés du royaume des Cieux

 Lundi 29 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 16, 13-19

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Prière

Viens, Esprit Saint, viens visiter, purifier, transformer mon intelligence, mon affectivité, ma sensibilité. Viens, et tu renouvelleras la face de la terre !

Demande

Seigneur, en ce jour des saints Pierre et Paul, nous te prions d’une manière toute particulière pour les hommes qui se feront ordonner prêtres ces jours-ci. Que l’appel à servir leurs frères d’une manière désintéressée et par amour pour toi les rendent « heureux » !

Réflexion

  1. « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » 
    Jésus vient questionner ses disciples. Il le fait d’une manière douce mais ferme. Il commence par leur demander ce que les gens pensent de lui. Et très vite, il se centre sur ce qui l’intéresse vraiment : « Et vous ? », c’est-à-dire pour celui qui reçoit cette Parole aujourd’hui : « et toi (ajouter mon prénom) ? Pour toi, qui suis-je ? »
    S’il était facile pour les apôtres de dire à Jésus ce que les gens pensaient de lui… cela a peut-être été plus compliqué lorsqu’il leur a demandé : « Pour vous, qui suis-je ? » Nous aussi, nous pouvons faire une analyse sociologique soutenue sur la déchristianisation de nos pays. Mais pour moi, qui est Jésus ? Une doctrine ? Un héritage socio-culturel ? Un compagnon de route ? Le christianisme n’est pas une doctrine, mais c’est la rencontre avec une personne qui vient bousculer ma vie.
    Quelle a été la dernière fois où je me suis laissé bousculer par les questions personnelles de Jésus ?  Qui était-il pour moi il y a cinq ans ou dix ans ? Et aujourd’hui, qui est-il pour moi ? Oui, la Parole de Dieu est vivante et elle l’est pour moi aussi aujourd’hui encore.
  2. « Heureux es-tu (…) »
    Cette bénédiction « Heureux es-tu » est très présente dans la Bible. Le recueil des 150 psaumes débute d’ailleurs par cette bénédiction, les béatitudes la reprennent en rythme et, jusque sur la croix, Jésus la proclame au bon larron.  « Heureux es-tu car ce soir tu seras avec moi dans le Paradis. » (Lc 23, 43) Dans notre texte d’aujourd’hui, Jésus s’émerveille des effets de l’action de Dieu sur une âme ouverte et docile à sa Parole : « Heureux es-tu Simon, fils de Yonas, ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. » N’est-ce pas le plus profond désir de Dieu le Père pour chacun de ses enfants ? Toute l’histoire du salut ne nous mène-t-elle pas vers cet état ? Ma conception du bonheur est-elle ajustée à celle de Dieu ?

Dialogue avec le Christ

Mon Dieu, je t’aime, aide-moi à t’aimer chaque jour davantage. Mon Dieu, j’ai confiance en toi, aide-moi à grandir en confiance. Mon Dieu, je crois en toi, fortifie toujours plus ma foi.

Résolution

Je prierai pour les diacres qui se préparent au sacerdoce et qui seront ordonnés ces jours-ci.

28/06/2026

Les miracles eucharistiques chez les mystiques. [5/5]

 

Vivre en chrétien dans le monde

 Dimanche 28 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 10, 37-42

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Prière

Seigneur, je viens vers toi avec un esprit aimant et confiant. Donne-moi de vivre cette journée dans la paix et la sérénité et de répandre autour de moi la joie de l’Évangile. 

Demande

Donne-moi, Seigneur, un cœur qui sache te reconnaître dans mon quotidien pour que je puisse te suivre et te servir.

Réflexion

  1. Derrière ces formules volontairement lapidaires énoncées par Jésus dans l’Évangile de ce jour, se cachent les manières propres de vivre en chrétiens dans le monde. Les premiers auditeurs de ces recommandations, tout comme ses lecteurs au long des siècles, ont clairement compris que nous n’étions pas face à des paraboles mais à des invitations à une forme de radicalité.
  2. L’exigence des premières lignes de cet Évangile étonne toujours. Comment Dieu peut-il nous demander de mettre des préférences dans notre amour ? En quelles circonstances sommes-nous appelés à devoir choisir entre l’amour de Dieu et l’amour de nos parents, de nos enfants, de nos amis ? En aimant notre prochain ne sommes-nous pas en train d’aimer Dieu aussi ?  
    En effet, lorsque nous servons la création, et particulièrement l’homme, nous servons Dieu et nous l’aimons. Mais ces paroles nous rappellent que Jésus ne s’inquiète pas pour l’objet de notre amour. Il souhaite nous mettre en garde contre les mouvements profonds de notre cœur, ceux-là mêmes que nous ignorons nous-mêmes. Il connaît notre cœur changeant. Il sait que nous glissons inexorablement et presque subrepticement de l’amour de la création à l’idolâtrie, reléguant le Créateur à la deuxième place.
  3. C’est pour cela que Jésus nous exhorte par des paroles stimulantes. Et pour éviter de nous laisser tomber dans un amour déplacé envers les créatures, il nous invite à imiter sa vie. Il a fallu, en effet, qu’il perde sa vie pour que nous puissions hériter de la vie éternelle. Il nous dit que la seule manière de mettre le Créateur de toutes choses en premier, c’est de considérer notre vie comme relative à la vie de Dieu, de la mettre en Dieu. Pour mieux comprendre cela, nous sommes invités à voir en l’homme bien plus qu’un homme. Prophète, juste ou petit, la dignité foncière de l’homme est désormais doublée de l’assurance de la présence de Dieu en lui. Ainsi, l’homme que nous servons n’est plus juste une simple créature de Dieu. Il rend présent Dieu dans le monde par la grâce qui l’habite. Il est signe vivant de la présence salvifique de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu me demandes de te mettre toujours à la première place, à celle qui te revient. Donne-moi un cœur qui sache te voir dans mes semblables, spécialement ceux que je croise au quotidien, afin que j’y découvre le prophète qui vient te déranger, le juste qui vient m’encourager, le petit qui me donne l’occasion de vivre la charité.

Résolution

Découvrir et accueillir une parole ou une situation comme présence de Jésus.

27/06/2026

J'ai prié pour devenir un assassin - Témoignage de Jean

 

Une pleine confiance dans le Seigneur

 Samedi 27 juin 2026

Évangile selon saint Matthieu 8, 5-17

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

Prière

Prendre le chant suivant :
En toi, j’ai mis ma confiance,
Ô Dieu très Saint,
Toi seul es mon espérance
Et mon soutien ;
C’est pourquoi je ne crains rien,
J’ai foi en toi, ô Dieu très Saint.
C’est pourquoi je ne crains rien,
J’ai foi en toi, ô Dieu très Saint.

Demande

Seigneur, augmente en moi la foi !

Réflexion

Seigneur, tu fais l’éloge aujourd’hui de la foi de ce centurion. Son attitude, au moment de demander cette guérison, peut nous enseigner sur la manière de grandir dans notre propre foi.

  1. « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit (…) »
    Tout d’abord, nous voyons l’humilité de cet homme. Il était socialement en position d’autorité par rapport à Jésus en tant qu’occupant romain et centurion en charge d’une centaine de soldats. Mais cela ne l’empêche pas de reconnaître l’autorité surnaturel de Jésus en tant que Messie. Son impuissance face à la maladie de son serviteur l’a certainement aidé à reconnaître que, sans le Seigneur, il ne pouvait rien faire. Aussi, l’expérience de son état de pécheur et de païen l’amène à la conclusion suivante : il est indigne d’accueillir Jésus chez lui. La bonne nouvelle est que le Christ ne se laisse jamais vaincre par notre culpabilité et notre impuissance. Il met en œuvre la toute-puissance de sa miséricorde et de son amour pour venir en aide à ce centurion et son serviteur.
  2. « (…) mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. »
    Ce centurion se reconnaît sous les ordres de Jésus. Il ne lui commande pas ce qu’il doit faire pour lui. Il le laisse agir comme il l’entend parce qu’il lui fait pleinement confiance. Avec cette confiance, Jésus avait tout pour réaliser le miracle. Combien de fois nous arrive-t-il, au moment de supplier le Seigneur, de lui imposer notre volonté alors que c’est plutôt nous qui devrions nous mettre à sa disposition pour accomplir ce qu’il nous demande. « J’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un je dis : Va, et il va ; à un autre : Viens, et il vient. »
    Donnons au Seigneur notre pleine confiance et notre entière disponibilité afin qu’il puisse agir avec puissance dans nos vies.
  3. « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. »
    C’est à la mesure de notre foi que nous recevrons ce dont nous avons besoin du Seigneur. D’autre part, notre manque de foi peut souvent être un obstacle à l’œuvre de Dieu dans notre vie. Ultimement, notre foi sera aussi notre ticket d’entrée au festin du Royaume des cieux car il n’y a aucun droit de naissance lorsqu’il s’agit d’entrer dans le Royaume. « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors. »

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, comme ce bon centurion je suis indigne de t’inviter chez moi aujourd’hui mais j’en ai grandement besoin. Que ma foi puisse être le lien qui m’unit à toi et me rende disponible pour recevoir ta grâce et ton amour. Dis-moi, Seigneur, ce que tu veux que je fasse pour toi et pour mon prochain et cela me suffit.

Résolution

Offrir au Seigneur mon travail aujourd’hui comme un moyen pour accomplir avec foi et confiance sa volonté.