texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

04/04/2025

Cette Église Parisienne Cache Un Secret INCROYABLE

Conspiration contre Jésus

 Vendredi 4 avril 2025

Évangile selon saint Jean 7, 1-2.10.14.25-30

En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est.
Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.

Prière

Seigneur, donne-moi de me tourner vers toi, de te choisir et de me décider à te suivre.

Demande

Je demande au Seigneur de suivre Jésus dans le temps qu’il me donne aujourd’hui en ne cherchant que la volonté du Père.

Réflexion

  1. Jésus, l’envoyé du Père est la lumière. Les siens ne le reconnaissent pas.
    « Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde (…) Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. » (Jn 1, 9.11) Ses apôtres ne le comprennent pas, les habitants de Jérusalem attendent un autre Messie, les pharisiens cherchent à l’arrêter et à le faire mourir. On ne s’attend pas à un Messie comme cela.
    Qui est Jésus ? Qui est Jésus pour moi ? Quelle place est-ce que je lui donne dans ma vie ? Dieu se fait petit, tout petit, il frappe sans cesse à la porte de mon cœur mais il me laisse libre d’ouvrir ou non, de le recevoir ou non. Aujourd’hui est un jour de conversion, je peux me tourner vers Dieu, le choisir et me décider à le suivre.
  2. Jésus, envoyé par le Père, suit sa mission de Messie jusqu’au bout. 
    Il monte à Jérusalem. Il se rapproche de sa Passion. Ce chemin a dû être dur pour lui. Il savait ce qui l’attendait. Il est bien conscient que même les siens ne l’ont pas reconnu. Il connaissait tout ce qui allait lui arriver, souffrances physiques et morales. Comme ses pas ont dû être pesants sur ce chemin ! En montant à Jérusalem, on peut imaginer sa prière. Prière d’abandon entre les mains du Père. Prière pour trouver la force. Prière pour les siens. Prière pour tous les hommes, ses frères.
    En ces jours de Carême, mettons-nous en prière avec Jésus en regardant le Père. Restons tout près de lui, son heure arrive.
  3. L’heure de Jésus
    « L’heure (…) de passer de ce monde au Père. » (Jn 13, 1) C’est l’heure de l’amour poussé à l’extrême. Le Seigneur va à sa mort librement. C’est le moment de sa Passion, de sa mort et de sa gloire. C’est l’achèvement du plan sauveur de Dieu. Toute la vie de Jésus est dirigée vers ce but. Il accepte si bien la volonté du Père qu’il l’appelle même « mon heure ».

Dialogue avec le Christ

Notre-Dame, Mère de Jésus, toi qui as répondu au Seigneur « qu’il me soit fait selon ta Parole », prends-nous par la main pour suivre ton Fils sur le chemin marqué par le Père, chemin qui paraît terminer par l’échec cuisant de la croix mais par laquelle on entre dans la vie.

Résolution

J’accepte quelque chose qui me coûte aujourd’hui et je m’en sers pour accompagner le Christ sur son chemin vers Jérusalem. Je le vis à l’exemple de Jésus en levant les yeux et le cœur vers le Père.

03/04/2025

L'escalier de Saint Joseph est un magnifique MIRACLE que la science n'a ...

Plénitude de vie

 Jeudi 3 avril 2025

Évangile selon saint Jean 5, 31-47

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé.
Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez
Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »

Prière

Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous nous enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper.
Que je puisse vivre et mourir dans cette foi. Amen.

Demande

Seigneur Jésus, viens en aide à ma pauvre foi. Donne-moi la grâce de croire davantage en toi.

Réflexion

  1. « Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas. »
    L’incrédulité des gens est à son comble dans ce texte de l’Évangile. Jésus se trouve dans l’obligation de faire toute l’apologie de son identité et de sa mission en tant que Messie. Il fait appel à leur connaissance des Saintes Écritures qui annoncent sa venue, et aux œuvres qu’il accomplit au nom de son Père. Ils avaient pourtant prêté bonne foi à Jean le Baptiste mais voilà qu’ils ont deux poids, deux mesures vis-à-vis de Jésus.
    Comme il est difficile pour nous de parvenir à la droiture dans notre jugement afin de voir clairement la vérité !
  2. « Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? »
    L’un des plus grands facteurs d’aveuglement en nous est l’orgueil. Tant que nous ne nous préoccupons que de notre réputation, de vouloir être plus grand, plus fort et plus intelligent que les autres, nous n’arriverons pas à connaître ou à comprendre le Seigneur. De quelle manière l’orgueil se manifeste-t-il dans ma vie ? « L’humilité, c’est d’être dans la vérité » nous dit sainte Thérèse de Lisieux. Le Seigneur nous invite à reconnaître notre humble condition de créature et de pécheur. « Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face. » Seul le Christ peut nous révéler le Père puisqu’il est le seul à l’avoir connu.
  3. « Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »
    Nous avons tous soif d’une vie débordante. Le Christ nous rappelle que nous ne parviendrons à une vie en plénitude qu’en nous engageant à sa suite.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, viens en aide à ma pauvre foi. Je veux croire plus pleinement en toi. Donne-moi la grâce de m’engager à ta suite avec humilité. Ne laisse pas mon orgueil m’aveugler. Je veux chercher ma plénitude de vie en toi seul uniquement.

Résolution

Je dis au Seigneur toute ma confiance et ma foi en lui au cours d’un bref moment de prière.

02/04/2025

Saint-Joseph - l'Escalier de la Chapelle Loretto

Comme le Père relève les morts et les fait vivre

 Mercredi 2 avril 2025

Évangile selon saint Jean 5, 17-30

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.
Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.
Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

Prière

Seigneur, tu viens de guérir un malade qui attendait depuis trente-huit ans que quelqu’un lui vienne en aide et cette guérison attire le mécontentement des responsables du Temple aveuglés par le formalisme d’une loi qu’ils appliquent avec acharnement.

Demande

Les évènements de la vie quotidienne sont à vivre en pleine union et en total accord avec la volonté divine. Seigneur, pendant cette période de Carême, accorde-moi la grâce de vivre près de toi avec le désir d’une volonté de plus en plus unie à la tienne, en plein accord avec la vérité de la foi chrétienne.

Réflexion

  1. C’était un jour de sabbat.
    Une fois de plus, les tenants de la Loi étaient scandalisés parce que le malade avait été guéri un jour de sabbat et que la loi sabbatique n’avait pas été respectée. Mais, au fond d’eux-mêmes, ce qui provoquait leur colère était que tu te dises Fils de Dieu : ils considéraient cette affirmation comme un blasphème.
    Toi, tu lis dans les cœurs et tu sais que tout docteurs de la Loi qu’ils soient, ils sont loin de vivre ce qu’ils enseignent. Il ne suffit pas de préserver l’apparence, il faut aussi vivre ce qui est prescrit. Plusieurs fois au cours de ta vie publique, tu leur reprocheras de « purifier l’extérieur de la coupe et du plat » alors que leur comportement est « plein de rapine et de méchanceté » (Lc 11, 39).
  2. « Amen, amen, je vous le dis (…) »
    Là, tu confirmes la réalité de ta filiation divine : elle te donne des pouvoirs et une autorité qu’ils ne veulent pas te reconnaître. Et toi, tu insistes : « Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. » Tu expliques que grâce à cette filiation, tu ne fais rien d’autre que ce que le Père veut que tu fasses « (…) car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait », et tu ajoutes : « afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père ».
    Ils sont jaloux et veulent que leur autorité soit reconnue : la guérison du paralysé est incontestable mais leur autorité est remise en question : ils mettent la violation du sabbat en première évidence. Ce fait va permettre de t’accuser et de te faire condamner. Ils montent la foule contre toi et démontrent à tous qu’il ne faut pas t’écouter, tu n’es qu’un homme qui se fait l’égal de Dieu.
  3. Aujourd’hui, Seigneur, quelle est notre attitude, quel est notre comportement ? Nous aussi, nous désirons accomplir ta volonté, nous désirons vivre en accord avec elle, il nous faut nous nourrir de cette sainte et sanctifiante volonté comme saint Pierre le demandera aux Romains en leur écrivant : « Devenez saints vous aussi par toute votre conduite » (1 Pi 1, 15).
    Dans notre quotidien, quel est notre comportement ? Sommes-nous appelés à remettre tes pouvoirs en question ? Quelle est notre foi ? Quelle est notre adhésion intime à ce qui ne correspond pas directement à nos seuls jugements humains ?
    Savons-nous avoir recours à la prière, savons-nous demander aide et assistance à l’Esprit Saint, trouver des réponses à nos attentes et nous ressourcer dans les vérités que l’Église nous enseigne ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur, que je puisse méditer calmement la promesse que tu as faite à tes disciples avant ton départ, de nous envoyer un « Paraclet qui nous fera tout comprendre » (cf. Jn 16, 7-13).

Résolution

En cette période de Carême, chercher à faire un effort de conversion en approfondissant les vérités que ce temps nous offre quant à la Résurrection du Christ et à notre propre résurrection à la fin des temps.

01/04/2025

Les apparitions de saint Joseph reconnues par l’Église

Je me laisse guérir

 Mardi 1er avril 2025

Évangile selon saint Jean 5, 1-16

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

Prière

Seigneur, toi l’ami le plus intime de mon âme, envahis mon cœur et permets-moi de te rencontrer. Dispose-moi pour cette prière, recueille mes sens et mon esprit, unifie-moi autour de ta présence.  

Demande

Seigneur, que je sache te laisser me guérir.

Réflexion

  1. Jésus rencontre un infirme, malade depuis 38 ans. À cette époque, c’est le temps d’une vie. Il attend, à côté d’un bassin vaguement magique, que la santé revienne. Après 38 ans, on peut imaginer qu’il a éprouvé toutes les solutions humaines à son problème et qu’il a perdu espoir. Il ne lui reste plus que le monde de la magie ou de la superstition. Il n’attend plus une aide de ce monde, il n’espère plus le bonheur.
    Il y a tant de situations où le monde ne peut plus nous donner de réponse, ni la science, ni les amis, ni la famille, ni la médecine, ni la psychologie. Lorsque l’on ne sait plus où trouver un sens, on s’assoit à côté de notre Bethzatha et on n’attend plus rien.
  2. Jésus lui demande simplement s’il veut guérir. Après 38 ans de souffrance, il pourrait être entrer dans une résignation profonde et en avoir oublié son désir. Jésus réveille en nous le désir du bonheur. De nombreuses philosophies nous invitent à la résignation, à nous contenter des petits plaisirs. Jésus fait tout le contraire, rien n’est suffisant pour le chrétien, nous sommes conscients de vouloir le ciel. Nous voulons vivre à la hauteur des désirs de notre cœur. Le vide ou la solitude que parfois nous ressentons sont une invitation à ne pas nous résigner : notre cœur est fait pour Dieu, pour l’infini, et il ne sera heureux que lorsqu’il le rencontrera. Le désir est le moteur de notre vie spirituelle et humaine, il nous pousse vers Dieu et vers les autres. Le désir est le début de toute prière.
  3. « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
    Jésus guérit l’infirme, il lui rend son désir et ses jambes. Nous sommes habitués au « Prends ton brancard et marche », et nous ne notons pas forcément le paradoxe. L’ex-infirme n’a plus besoin de son brancard, il ne lui sert plus à rien : pourquoi le prendrait-il ? Ce brancard était une espèce de lit où l’infirme passait ses journées, c’était une paillasse immonde que personne n’aurait voulu toucher. « Prends ton brancard » c’est-à-dire, porte les séquelles de ta maladie, porte le poids de tes défauts, des circonstances, des blessures de la vie, mais marche !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, ouvre mon cœur à ton action, apprends-moi à me laisser guérir, avive mon désir d’être pleinement heureux. Enseigne-moi à porter mon brancard avec joie, au milieu des difficultés de la vie.

Résolution

Je désire de tout mon cœur le bonheur.

31/03/2025

Frère André

La vie du saint frère André de Montréal, l’humble portier qui guérissait les malades (1845-1937) Ce frère tout simple est resté presque 40 années le portier d’une école catholique. Dieu guérissait par sa prière à saint Joseph. Il a fait construire le sanctuaire de saint Joseph qui est la troisième plus grande église du monde. Certains théologiens ont méprisé sa simplicité. Ils ont eu bien tort : « Matthieu 11, 25 En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : "Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. »

« Va, ton fils est vivant »

 Lundi 31 mars 2025

Évangile selon saint Jean 4, 43-54

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. »
L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Prière

Seigneur, me voici en ta présence. Comme la Vierge Marie je viens te demander d’accomplir en moi ta Parole. Aide-moi à croire en cette Parole que tu murmures à mon cœur, comme le fonctionnaire royal de l’Évangile d’aujourd’hui a cru en ta Parole.

Demande

Mon Dieu, viens me donner plus que ce que mon cœur désire !

Réflexion

  1. « Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. »
    Cet homme puissant ne peut rien faire face à la maladie de son enfant et il vient donc chercher Jésus. Les chapitres précédents de l’Évangile nous ont présenté d’autres situations qui montrent que le Christ est la solution de l’existence des hommes : les noces de Cana, la rencontre nocturne avec Nicodème, la discussion avec la Samaritaine autour du puits. Le vin des noces s’épuise, les doutes de Nicodème le taraudent, la Samaritaine a soif de la vie éternelle. Et Jésus offre toujours plus que ce qu’ils attendaient : il offre aux époux le vin nouveau en abondance, à Nicodème il propose de renaître de l’Esprit et la Samaritaine reçoit l’eau de la vie éternelle. Le fonctionnaire royal est angoissé car son fils est sur le point de mourir, quelle sera la réponse de Jésus ?
  2. « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »
    Cette phrase de Jésus nous permet de comprendre quel genre de réponse il veut apporter au fonctionnaire. Il ne veut pas simplement guérir son fils, il désire que cette guérison soit le signe de quelque chose de plus grand. Comme il le dit lui-même, ses miracles sont des « signes ». Ils indiquent que Jésus est le Fils de Dieu fait homme, venu dans le monde car il nous aime, et nous permettre d’avoir part à sa vie divine. Le dernier signe de Jésus, le plus grand, sera sa Résurrection : le Fils de Dieu a vaincu la mort et le péché, nous n’avons plus rien à craindre car il est vivant à nos côtés. Jésus guérit le fils du fonctionnaire, mais il lui offre aussi quelque chose de plus.
  3. « Ton fils est vivant. Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. »
    Le fonctionnaire royal venait chercher la guérison de son fils et il a trouvé la vie éternelle pour toute sa maison. Une fois de plus Jésus dépasse les attentes de ceux qui le cherchent. Désormais même la mort n’aura plus d’emprise sur cette famille car ils savent que le Fils de Dieu, Jésus, leur donne la vie éternelle. La création, le monde, notre existence sont de nombreux signes qui nous indiquent la présence de Dieu, sa souffrance de Père, sa compassion, sa beauté, son amour. Jésus a voulu révéler le Père par des signes : un moyen concret et discret qui révèle la présence de Dieu dans notre quotidien mais ne l’impose pas.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, quels signes m’envoies-tu aujourd’hui ? Apprends-moi à les lire selon ta sagesse, à y découvrir ce qu’ils me disent du cœur de ton Père.

Résolution

Me demander quels signes le Christ m’envoie aujourd’hui et ce qu’il veut me dire.

30/03/2025

YVONNE-AIMÉE de MALESTROIT - Les Noces du Ciel et de la Terre - 3 févrie...

Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie

 Dimanche 30 mars 2025

DIMANCHE LAETARE :  JOIE !

« Réjouis-toi, Jérusalem ! Et rassemblez-vous, vous tous qui l'aimez. Avec elle, soyez plein d’allégresse, vous tous qui la pleuriez ! Alors, vous serez nourris de son lait, rassasiés de ses consolations ; alors, vous goûterez avec délices à l’abondance de sa gloire. » 

(Isaïe, 66 : 10-11)

Comme le dimanche Gaudete pendant l'Avent, le dimanche Laetare nous invite à nous réjouir de la joie pascale qui perce déjà !

Évangile selon saint Luc 15, 1-3.11-32

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père.
Comme il était encore loin son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Prière

Abba Père ! Augmente ma foi en ta présence, mon espérance en ta miséricorde pour accueillir ton amour compatissant si puissant et si doux à la fois.

Demande

Ô Dieu, mon Père, viens purifier mon cœur pour m’abandonner complètement et totalement à ton amour miséricordieux !

Réflexion

  1. Honte et culpabilité
    Entrons dans le cœur du plus jeune fils. Pourquoi choisit-il de partir de la maison du Père ? L’amour du Père ne lui suffit pas et il pense trouver plus de bonheur « dans un pays lointain ». Combien de fois préférons-nous nous réaliser en dehors de l’Église et de ses enseignements ? Dieu le Père nous donne son fils dans l’Eucharistie et il habite en nous par la grâce du baptême, mais pourtant nous prenons si souvent la décision de dilapider ses trésors divins pour suivre les tendances du monde qui habitent en nous.
    L’effet du péché et de la séparation de notre Père du ciel est dramatique. C’est d’abord la honte. Comme de la boue, elle vient salir notre âme et surtout les yeux de notre esprit. La honte nous fait complètement oublier notre dignité de fils. En effet, le jeune fils se retrouve dans le besoin après avoir dissipé tout son bien en menant une vie de désordre. Au lieu de retourner rapidement chez son Père pour y trouver tout ce dont il a besoin, il préfère rester dans ce pays lointain à garder des porcs car sa honte le paralyse et l’isole dans une peur glaciale. Lorsqu’il se trouve au fin fond de sa misère et dans le plus grand des besoins, la honte laisse place à un fort sentiment de culpabilité : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers. » Nous pouvons nous aussi éprouver ces sentiments après avoir commis un péché grave, une infidélité ou une injustice. Prenons exemple sur le courage du jeune fils. Malgré ses peurs, il se met en marche et il se dirige vers son Père.
  2. Compassion et miséricorde
    Contemplons l’attitude du Père. Nous pouvons nous l’imaginer sur le pas de la porte, en train de guetter le retour de son enfant chéri. « Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. » La compassion du Père est extrêmement forte. Il n’a pas attendu que son fils vienne jusqu’à lui. Il l’a simplement aperçu alors qu’il était encore loin, parce qu’il l’attendait. L’amour de Dieu le Père prend soin de nous à chaque instant et il est pareil à un aimant qui ne cesse de nous attirer dans le respect de notre liberté.
    C’est un amour délicat plein de détails et de créativité. Dégustons, nous aussi, l’enthousiasme contagieux du père : il l’habille du plus beau des vêtements en lui mettant la bague au doigt et les chaussures aux pieds, tout en ordonnant de tuer le veau gras, de manger et festoyer en son honneur. Il l’habille de sa dignité de fils. Rappelons-nous aussi du prix à payer pour un tel festin : c’est le sang du veau gras ? Infiniment plus, c’est le sang du Fils de Dieu !
  3. L’amour servile contre l’amour pur
    Le fils aîné ne comprend pas cet amour démesuré du Père pour le plus jeune fils. Emporté par un sentiment de colère et de jalousie, il reproche à son Père de ne pas avoir tué le chevreau pour festoyer avec ses amis. Le père s’empresse alors de lui répondre : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. »
    Demandons-nous où nous plaçons notre espérance lorsque nous servons Dieu : servons-nous Dieu dans une pure gratuité dans l’unique but de nous unir à lui en sa présence et même dans les souffrances et l’obscurité de sa croix portée avec humilité et avec douceur ? Nous pouvons aussi servir Dieu pour se servir de lui. Le Dieu de la miséricorde se convertit à nos besoins humains et devient plus l’idole de nos caprices passagers que l’unique Dieu de notre cœur devant lequel nous ne pouvons que ployer nos genoux et le servir sans d’autre intérêt et d’autre récompense que de vivre en sa présence pour sa plus grande gloire et sa plus grande joie.
    Sommes-nous au service de Dieu dans la pure gratuité sans avoir d’autre désir que le sien ? Si nous nous rendons compte que nous prions et nous servons Dieu pour nous servir de lui, donnons-lui ces désirs impurs et il se chargera de les jeter dans la fournaise de son amour miséricordieux pour nous faire goûter la joie de sa miséricorde.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, merci de m’avoir ouvert les portes du cœur miséricordieux de ton Père par le don de ta vie jusqu’au sacrifice cruel de la croix : apprends-moi à porter chaque jour ma croix avec douceur et humilité comme toi pour m’unir totalement à l’amour miséricordieux de Dieu notre Père. Oui, tout ce qui est à toi est à moi et, en ta croix, je suis toujours avec toi pour ressusciter en toi !

Résolution

Faire un acte de charité caché envers mon prochain pour imiter l’amour du père miséricordieux qui se donne à ses fils de façon inconditionnelle, qu’ils dilapident son bien ou qu’ils restent fidèle à son amour. Aimer purement de tout mon cœur.