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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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19/10/2026
Riche en vue de Dieu
Lundi 19 octobre 2026
Évangile selon saint Luc 12, 13-21
En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? » Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté. Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.” Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.” Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura. ” Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »
Prière
Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.
Demande
Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. Fais grandir en moi la foi, l’espérance et la charité.
Réflexion
- « Alors je me dirai à moi-même (…) »
Devant les bienfaits qu’il reçoit, l’homme de cette parabole semble ignorer l’intervention de Dieu dans sa vie. L’accumulation des biens matériels et l’apparente sécurité qu’ils procurent peuvent facilement nous faire oublier notre dépendance totale de Dieu. Cela jusqu’au point où cet homme continue à décider seul de ce qu’il doit faire de tant de biens, en se disant à lui-même de se reposer et jouir de l’existence. Dieu est tellement absent de cette vision purement matérielle de la vie ! - « Dieu lui dit : tu es fou (…) »
Une interpellation forte. Oui, fou est celui qui décide de sa vie sans Dieu. Fou est celui qui met sa sécurité dans les choses passagères. Saint Paul, dans sa lettre aux Éphésiens que nous avons lue aujourd’hui, va même jusqu’à nous rappeler que nous sommes « morts » alors que nous vivons selon les convoitises de la chair (première lecture du jour). « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux » nous rappelle en contraste l’acclamation de l’alléluia du jour. - Riche en vue de Dieu
Oui, il s’agit de vivre pour le Royaume de Dieu ! D’être pauvres de cœur pour nous rappeler notre dépendance totale de Dieu et ainsi vivre pleinement notre vocation d’enfants de Dieu. Notre seule richesse est notre pauvreté, car elle attire sur nous l’abondance de la miséricorde divine. Alors nous serons forts, alors nous serons riches, alors nous pourrons écouter le Seigneur nous dire à nous-mêmes : « Te voilà avec tous les biens du Royaume à ta disposition, repose-toi en lui seul, mange le Pain de vie, bois le Sang rédempteur et jouis de la vie éternelle ».
Dialogue avec le Christ
En toi, j’ai mis ma confiance. Ô Dieu très saint, toi seul es mon espérance et mon soutien. C’est pourquoi je ne crains rien, j’ai foi en toi, ô Dieu très saint.
Résolution
Je pourrai faire un effort pour me détacher d’un bien matériel auquel je suis attaché et dans lequel je mets ma sécurité afin de faire l’expérience de ma pauvreté et me remettre avec confiance dans les mains de Dieu.
18/10/2026
À César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu
Dimanche 18 octobre 2026
Évangile selon saint Matthieu 22, 15-21
En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Prière
Seigneur Jésus, je suis si heureux de passer ce moment avec toi. Tu es ma joie et mon bonheur.
Demande
Seigneur, aide-moi à te donner la place que tu mérites dans mon cœur et dans ma vie.
Réflexion
- Les pharisiens cherchent à prendre Jésus au piège pour le discréditer. Ils espéraient que Jésus allait déclarer qu’il ne fallait pas payer les impôts à César, pour ensuite le dénoncer comme traître auprès des autorités romaines. D’autre part, si Jésus disait qu’il fallait payer les impôts à César, pour certains juifs, il aurait été coupable de blasphème, puisque payer les impôts à César équivalait à reconnaître que César est le divin empereur. Les pharisiens avaient à cœur leurs propres intérêts et non ceux de Dieu et de sa volonté et, lorsque l’on ne se laisse emporter que par ses propres intérêts, on finit toujours par tomber dans l’injustice. Jésus, avec la lumière de sa vérité, désamorce leur piège.
- Le Seigneur profite aussi de l’occasion pour communiquer un message. Le chrétien ne peut pas vivre sa foi en Dieu comme une fuite du monde, en vivant dans une espèce de tour d’ivoire, indifférent aux événements. Il faut rendre à César ce qui est à César, c’est-à-dire que nous devons nous engager pour créer une société avec une politique et une économie justes et respectueuses de la dignité de l’homme, tel que Dieu l’a voulue.
Dans la constitution dogmatique Lumen gentium, les pères du Concile Vatican II ont rappelé aux chrétiens leur mission dans le monde : « En accomplissant leurs devoirs civils normaux, guidés par leur conscience chrétienne (7), selon les valeurs conformes à cette conscience, les fidèles réalisent aussi la tâche qui leur est propre d’animer chrétiennement l’ordre temporel, tout en en respectant la nature et la légitime autonomie (8), et en coopérant avec les autres citoyens, selon leur compétence spécifique et sous leur propre responsabilité (9). » (Lumen gentium, 1). - S’il faut rendre à César ce qui est à César, il ne faut pas non plus négliger la deuxième partie du message de Jésus. Il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Si nous voulons que Dieu ait une place dans notre société, c’est à nous, chrétiens, de lui donner une place dans nos cœurs, dans notre vie quotidienne et dans nos familles. Dieu ne cherche rien de plus qu’une amitié réelle et sincère avec moi. L’amitié se forge par des rencontres, par des services rendus, par des projets en commun, par un vrai souci pour le bonheur de l’autre.
Lorsque je prie, j’invite Dieu chez moi. Lorsque je vais à l’Église pour la messe ou pour recevoir les sacrements, je réponds à l’invitation de Dieu de lui rendre visite chez lui. Quand j’ouvre la parole de Dieu, je dis au Seigneur, « Assez parlé de moi, parle-moi de toi. Qu’as-tu dans le cœur, Seigneur ? » Quand je rends service à mon prochain dans ma famille, dans ma communauté ou dans l’Église, c’est à Dieu aussi que je rends service. Combien de choses le Seigneur n’a-t-il pas faites pour moi dans ma vie ! La vie chrétienne est aussi simple que cela, une amitié tissée avec Dieu dans le quotidien.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je voudrais tellement que le monde soit plus juste et imprégné de ta paix et de ton amour. Que ma façon d’agir et de m’engager dans ma famille, dans mon travail, dans la vie associative puisse être un témoignage au monde de la beauté d’une vie donnée tout à toi. Seigneur, que mon amitié avec toi devienne chaque jour plus réelle et sincère. Qu’elle ne reste pas seulement au niveau des bonnes intentions, mais qu’elle puisse s’exprimer en vérité et en actes dans ma vie quotidienne. Viens, Seigneur, dans mon cœur et dans ma vie. Viens transformer le monde autour de moi. Que ma prière puisse être une porte ouverte à ta présence et à ton action dans le monde.
Résolution
Ai-je connaissance d’une personne au travail ou dans mon entourage qui passe par un moment difficile ? Je pourrais faire une bonne action pour alléger son fardeau aujourd’hui.
17/10/2026
Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire
Samedi 17 octobre 2026
Évangile selon saint Luc 12, 8-12
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »
Prière
« Écoutons la voix de notre Dieu, entrons dans le repos qu’il a promis. » (Antienne invitatoire, Office des Laudes)
Demande
« Dieu éternel et tout-puissant, tu es la lumière de toutes les lumières, et le jour qui ne finit pas ; dès le matin de ce jour nouveau nous te prions : que la clarté de ta présence, en chassant la nuit du péché, illumine nos cœurs. » (Office des Laudes)
Réflexion
- « Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. »
Voilà une phrase qui interpelle ! Le pape François n’a-t-il pas confirmé dans un tweet en février 2015 qu’« il n’y a pas de péché que Dieu ne puisse pardonner » ? Oui, mais il ajoute « il suffit que nous demandions pardon. » C’est-à-dire que Dieu est toujours prêt à pardonner mais encore faut-il vouloir recevoir son pardon ! Saint Jean-Paul II nous l’explique en détail dans l’encyclique Dominum et vivificantem, 46 :
« Le ‘blasphème’ ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l’Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l’homme par l’Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la Croix. (…) Le blasphème contre l’Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu’il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l’Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l’autre, c’est parce que cette ‘non-rémission’ est liée, comme à sa cause, à la ‘non-pénitence’, c’est-à-dire au refus radical de se convertir (…) Le blasphème contre l’Esprit Saint est le péché commis par l’homme qui présume et revendique le ‘droit’ de persévérer dans le mal – dans le péché quel qu’il soit – et refuse par là-même la Rédemption. L’homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu’il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l’Esprit Saint ne permet pas à l’homme de sortir de la prison où il s’est lui-même enfermé et de s’ouvrir aux sources divines de la purification des consciences et de la rémission des péchés. » - « Quand on vous traduira devant les gens (…) »
On ne m’a peut-être pas amené au tribunal pour m’accuser de me déclarer pour Jésus devant les hommes, mais si j’y songe, je suis souvent jugé ! Et disons simplement que les autorités ne défendent pas toujours les chrétiens. Je ne suis pas amené chez le chef de la synagogue ou chez le juge, mais j’ai souvent à affronter le regard des autres, le qu’en dira-t-on ! Jésus, aide-moi à faire lumière sur ma vie. Quelles sont ces situations, ces moments où je chancelle et ne me prononce pas toujours en ta faveur ? Et quels sont ces moments dans lesquels tu vois mon cœur et mon désir de réponse, mes petites « victoires », mes gestes, mes mouvements intérieurs, mes paroles qui te font sourire ? - « Ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »
Je ne suis pas seul. Tu unis ta vie à la mienne ; en te faisant homme ; en me donnant ta vie par ta mort et ta Résurrection ; en faisant grandir ta vie en moi par l’Eucharistie. À chaque instant, tu es là. Et je l’oublie si souvent ! Et je vis si souvent comme si tu étais loin ! « Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais ! Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant, si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient pas ! » (Saint Augustin, Confessions) Aide-moi à vivre ma vie avec toi, en te parlant, en te demandant conseil, en me laissant guider, en me confiant que tu es là, que tu agis, que tu peux tout !
Dialogue avec le Christ
« Ô éternelle vérité, ô véritable charité, ô chère éternité ! Tu es mon Dieu, je soupire après toi jour et nuit. Quand je t’ai connu pour la première fois, tu m’as soulevé vers toi pour me faire voir l’existence de quelque chose que je devrais voir, mais que je ne pourrais pas encore voir moi-même. Tu as ébloui la faiblesse de mon regard par la puissance de ton rayonnement, et je frissonnais d’amour et d’effroi. J’ai découvert que j’étais loin de toi, dans le pays de l’exil et de la dissemblance, et il me semblait que j’entendais ta voix, venant du haut du ciel : ‘’Je suis la nourriture des forts : grandis et tu me mangeras. Tu ne me changeras pas en toi, comme la nourriture de ton corps, c’est toi qui seras changé en moi.’’ Je cherchais le moyen d’acquérir la force qui me rendrait capable de vivre uni à toi, et je ne la trouvais pas. Enfin, j’ai embrassé le Médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus Christ, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement. C’est lui qui nous appelle et nous dit : ‘’Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie.’’ Il unit à la chair — puisque le Verbe s’est fait chair — ; la nourriture que j’étais incapable de prendre, afin que ta sagesse, par laquelle tu as tout créé, se transforme en lait pour s’adapter à notre condition d’enfants. Je t’ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t’ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j’étais au-dehors, et c’est dehors que je te cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n’étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui n’existeraient pas si elles n’existaient en toi. Tu m’as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé mon aveuglement ; tu as répandu ton parfum, je l’ai respiré et je soupire maintenant pour toi ; je t’ai goûtée, et j’ai faim et soif de toi ; tu m’as touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en toi. »
(Saint Augustin, Confessions)
Résolution
Je ferai quelque chose aujourd’hui avec Jésus, consciemment.
16/10/2026
Vendredi 16 octobre 2026
Évangile selon saint Luc 12, 1-7
En ce temps-là, comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre. Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous. Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu. À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »
Prière
Que cet instant soit un moment de présence à l’enseignement du Seigneur : que l’Esprit Saint soit présent en mon cœur et me guide là où je dois me donner.
Demande
Demandons au Seigneur d’avancer sans crainte sur le chemin de notre vie en faisant confiance à l’Esprit Saint.
Réflexion
- « Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. » Saint Luc rapporte les paroles du Seigneur qui s’adresse à la multitude pour calmer son angoisse. Aujourd’hui encore, la parole de Jésus nous tient en haleine lorsque nous sommes partagés entre la vérité dans laquelle nous voulons vivre et le silence ou les commentaires agressifs de nos contemporains qui ne savent que dire dans les situations de notre temps. Au temps du Christ déjà, on voit que Luc rapporte ces paroles pour faire avancer les hommes sans prendre un chemin d’impatience qui conduirait vers une direction plus ou moins bonne. Ici, le Christ veut tranquilliser ses auditeurs : « Méfiez-vous du levain des pharisiens (…) » « Ils disent et ne font pas. » (Mt 23, 3)
L’assistance comprend que l’ambiance dans laquelle elle évolue reflète une mentalité contrastée où il est difficile d’avancer sur un chemin de vérité absolue et sans confusion. Il lui faut donc prendre conseil et avancer avec une conscience purifiée de tout intérêt personnel. Le Maître leur indique une vérité absolue et affirme que lorsque le moment de la remise des comptes sera arrivé, « ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé », toute hypocrisie sera mise à jour. Ces conseils gardent leur valeur encore aujourd’hui et il en sera de même jusqu’à la fin des temps. - « Je vous le dis, à vous mes amis (…) »
Il est évident que le Sauveur du monde s’adresse ici à ceux dont le cœur est ouvert à sa Parole. La foule s’est « rassemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait » précise l’évangéliste. Mais si Jésus s’adresse à tous, ses disciples qui sont sur le même chemin que lui, sont plus réceptifs. D’ailleurs, l’on retrouve cette remarque dans les récits des évangélistes Matthieu et Marc (Mt 16, 6 ; Mc 8, 15).
Nous pouvons mesurer la force de la vérité que le Maître veut enseigner à ceux qui auront la mission de transmettre ses enseignements ainsi que la sincérité des disciples qui seront chargés de le faire. Mais, en même temps, Jésus sait la faiblesse des hommes, il sait que les disciples, les évangélistes, les apôtres, ne sont pas à l’abri de faiblesses incontrôlées. Il insiste sur cette confiance amicale qu’il attend de ses auditeurs : « Je vous le dis, à vous mes amis ». - « Je vous le dis, quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. » (Lc 12, 8)
Et Jésus continue son enseignement en affirmant sa conduite alors que les hommes blasphèmeront vis-à-vis du Saint-Esprit. Ce blasphème ne leur sera pas remis mais, en revanche, le Seigneur rassure ses auditeurs et ses proches : lorsqu’ils seront conduits devant les autorités des synagogues, devant les magistrats et les autres autorités, ses disciples ne doivent pas s’inquiéter : le Saint-Esprit sera là pour leur enseigner ce qu’ils auront à dire.
Donc, avançons sans crainte, faisons confiance à l’Esprit Saint. Dieu connaît la faiblesse de ses créatures et, si nous devons avancer dans la crainte de nous tromper de chemin, c’est avec la certitude d’un amour sans ombre de la part de notre Sauveur qui plaidera en notre faveur.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu sais à quel point les hommes ont été blessés par Satan lui-même dès la première rencontre avec Adam et Ève. Tu sais que leurs yeux, leur intelligence et leur amour envers toi ont été détruits. C’est pour cette raison que tu as pris notre condition humaine. Tu t’es fait homme et tu veux nous communiquer ta vie divine.
Seigneur, j’ai besoin de toute ta force pour résister à ce démon qui ne veut rien d’autre que la ruine de ton Règne en chacun des hommes. Tu sais à quel point j’ai besoin de toi. Tu sais à quel point les astuces du démon détruisent notre relation d’amour et de dépendance. Seigneur, j’ai confiance en toi !
Résolution
Confier chacun de mes instants à mon ange gardien, à saint Joseph et à la Sainte Vierge qui ont donné leur vie pour le Règne du Seigneur. Confier les âmes du purgatoire dans mes prières à Jésus-Christ pour leur salut.
15/10/2026
La dimension communautaire du péché
Jeudi 15 octobre 2026
Évangile selon saint Luc 11, 47-54
En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire.
Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération. Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. » Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.
Prière
Seigneur, tes paroles sont parfois choquantes et difficiles à comprendre. Tu es exigeant et tu nous demandes le meilleur de nous-mêmes. Tu as été le premier à mettre en pratique ce que tu nous demandes. Aide-moi à suivre ton exemple et à être ouvert à ta Parole même lorsqu’elle est exigeante.
Demande
Que je grandisse dans ma conscience de la gravité du péché.
Réflexion
- Les propos du Christ dans ce passage de l’Évangile sont particulièrement forts ; pour les oreilles du XXIe siècle, certains versets ne sont plus acceptables. En entendant : « Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde », nous pouvons penser directement qu’il s’agit tout simplement d’une immense injustice. Comment pouvons-nous accepter qu’une génération paie la dette des péchés commis par d’autre générations ? Évidemment, ce verset doit être compris dans l’intégralité du message biblique.
- La Bible souligne très souvent la dimension communautaire des hommes. Dans l’Ancien Testament, Dieu s’adresse à certains prophètes en particulier, mais c’est avec la totalité du peuple de Dieu qu’il réalise une alliance.
Chaque jour, nous, chrétiens, vivons le mystère du péché originel, un péché commis par Adam et Ève, et pourtant nous en subissons tous les conséquences. Mais nous croyons aussi que, par le Christ, nous avons reçu le salut pour tous. C’est lui, le Dieu qui s’est fait homme et qui a réconcilié toute l’humanité avec Dieu.
Ainsi saint Paul nous dit : « En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste. » (Rm 5, 19) - L’Église et le Catéchisme nous enseignent que nos péchés entachent non seulement nos âmes mais d’une certaine manière toute la communauté des baptisés. Il en est de même pour nos bonnes actions qui ont, elles aussi, une répercussion positive qui dépasse notre personne. Dans notre société très individualiste il est difficile d’accepter cette réalité de la foi. Pourtant, si nous voulons vraiment croire que la mort et la Résurrection du Christ ont eu un effet salvifique sur nous, il faut aussi reconnaître que nos péchés et ce que nous appelons « le péché du monde » est une réalité spirituelle de laquelle nous sommes tous un peu responsables.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Le bien que je peux accomplir chaque jour, a un réel impact sur le monde dans lequel je vis. Tu as fait le bien autour de toi pour que nous puissions tous en profiter. Aide-moi à être, moi aussi, une source de bonté, de vérité et d’espérance pour les autres en étant uni à toi.
Résolution
Accomplir une bonne action aujourd’hui en prenant conscience de son impact positif sur tout le monde.
14/10/2026
Reproches aux pharisiens et aux docteurs de la Loi : vanité et hypocrisie
Mercredi 14 octobre 2026
Évangile selon saint Luc 11, 42-46
En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela. Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. »
Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt. »
Prière
Me voici en ta présence. « Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées. » (Ps 138) J’élève mon âme vers toi, mais toi tu veilles sur moi depuis longtemps. Merci, mon Dieu, pour ta bienveillance !
Demande
Donne-nous de saints prêtres, Seigneur !
Réflexion
- « Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. »
Le Christ parle de l’hypocrisie des pharisiens qui s’attachent à la tradition en en perdant le sens. Ils se tranquillisent la conscience par une fidélité extérieure mais leur cœur n’aime pas, ils ne se dépouillent pas d’eux-mêmes pour servir leur prochain. Comment distingue-t-on un ami hypocrite d’un véritable ami ? L’ami sincère est celui qui n’abandonne pas son ami, ni au moment des difficultés, ni quand l’amour implique une souffrance, ni quand passent les années. Pour l’ami sincère, la présence de l’autre est sa récompense. - « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. »
« Corruptio optimi pessima » (la corruption des meilleurs est la pire) disaient les Romains. Les pharisiens, qui devaient montrer aux autres l’amour de Dieu, sont devenus des amis hypocrites de Dieu. Dans l’Ancien Testament Ezéchiel prophétise contre les faux pasteurs : « Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N’est-ce pas pour les brebis qu’ils sont bergers ? Vous, au contraire, vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n’êtes pas bergers pour le troupeau. Vous n’avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernées avec violence et dureté. » (Ez 34, 2-4) - Mais Dieu a envoyé son propre pasteur, le Bon Pasteur. Le Christ vient accomplir le véritable sacerdoce : celui du sacrifice de soi-même pour les autres. Le Christ est guide et maître, mais pas à la manière des docteurs de la loi ou des pharisiens. L’autorité du Christ vient de son amour pour chacun d’entre nous. Le prêtre est appelé à être un alter Christus, un autre Christ, qui perpétue son sacerdoce entre les chrétiens, un ami sincère du Christ et de tous les hommes. Prions pour que les prêtres sachent le représenter.
Dialogue avec le Christ
Seigneur tu es le Chemin, la Vérité et la Vie. Je te rends grâce car tu as voulu te rendre présent dans ma vie par l’intermédiaire d’autres hommes, associant ainsi l’humanité à ton œuvre de salut. Soutiens-les dans leurs épreuves, donne-leur la force d’être fidèles et de se donner sans compter, éloigne le péché de leur vie consacrée. Donne-nous de saints prêtres, qui sachent nous transmettre ton amour.
Résolution
Prier pour les prêtres.