Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

31/03/2026

Jeunes catéchumènes, de nouveaux canaux pour découvrir la foi - Le Jour du Seigneur

 

« L’un de vous me livrera »

 Mardi 31 mars 2026

Évangile selon saint Jean 13, 21-33.36-38

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit.
Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »

Prière

Seigneur, nous sommes entrés avec toi dans cette Semaine Sainte. Accorde-nous la grâce de faire silence, pour te suivre pas à pas dans ta Passion. Ta sagesse me dépasse complètement. Fais que je me tourne vers toi et que je me laisse instruire.

Demande

Accorde-moi la grâce de suivre avec le cœur tous tes faits et gestes, tes paroles et tes silences pendant ces jours saints. Ouvre mon cœur pour voir jusqu’où tu es allé par amour pour moi. Fais que je reçoive ton amour, que je l’accepte, que je me laisse toucher au plus profond de mon âme. Que ta sagesse transforme intérieurement mes jugements, mes critères, mes décisions.

Réflexion

  1. « [Jésus] fut bouleversé en son esprit. »
    L’Évangile d’aujourd’hui est long et parle de lui-même. Je peux simplement le relire et m’arrêter où l’Esprit me parle. (Voici les trois points sur lesquels je me suis arrêtée.)
    Jésus « fut bouleversé en son esprit ». Il a réuni ses amis pour un dernier au revoir. Il est troublé, il est ému. Lui seul sait que c’est le dernier repas avec ses amis. Lui seul sait qu’il va vers sa mort, qu’il va se livrer lui-même par amour pour sauver les hommes. Il est ébranlé par ce moment solennel, tendu, plein d’affection.
    Il est aussi bouleversé par la trahison d’un ami ; il l’a choisi, il l’a élu pour être son disciple, son ami intime et il sait que c’est lui qui va le trahir. Jésus ne cesse de l’aimer, car ses dons sont éternels, il ne retire pas son amour. Il a le cœur blessé.
    Je demande à l’Esprit Saint de me laisser toucher par cette scène, de me laisser émouvoir avec Jésus, de me laisser troubler, moi aussi, par mes propres trahisons, mes petites ou grandes infidélités envers lui.
  2. « Petits enfants (…) »
    Cette expression est d’une grande tendresse dans la bouche de Jésus, à ce moment précis. Il s’adresse aux apôtres, des adultes, les futures colonnes de l’Église. Il les appelle « petits enfants ». Il a une grande compassion, il doit les quitter, il souffre la séparation, il les aime tendrement. Il veut leur laisser ses consignes avant de partir. Il veut leur donner tout ce dont ils auront besoin pour poursuivre leur mission sans sa présence physique au milieu d’eux. C’est le moment de bien l’écouter, de comprendre sa volonté.
  3. « (…) tu ne peux pas me suivre (…) »
    Pierre, comme les autres disciples, ne comprend pas ce qui se prépare. Il veut savoir où va Jésus. Il veut être à ses côtés, le suivre en tout. Jésus le confronte avec sa réalité : tu ne peux pas me suivre, tu vas même me renier trois fois aujourd’hui même.
    Nous, non plus, comme Pierre, ne pouvons pas présumer de nos propres forces. Nous ne pouvons pas présumer de notre fidélité. Nous sommes tous faibles. Sans la grâce de Jésus, sans son secours, nous ne pouvons pas le suivre. Je me place devant Dieu, tel que je suis, avec mes trahisons et mes faiblesses.
    Oui, Seigneur, sans toi je ne peux rien faire.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, l’heure approche. Je te remercie pour ce que tu m’as révélé de toi aujourd’hui à travers ta Parole, dans le silence de la prière. Fais qu’avec toute l’Église j’entre pleinement dans la célébration du mystère de ta Passion et de ta Résurrection. Augmente en moi la confiance dans ton œuvre de Rédemption. C’est toi le Sauveur du monde. J’ai confiance en toi et je t’aime.

Résolution

Je me prépare à vivre les jours saints avec plus de conscience, et à participer aux célébrations. J’essaie de m’y préparer pendant cette journée par le silence intérieur, même au milieu de mes activités.

30/03/2026

Messe des rameaux à Ambleny le dimanche 29 mars 2026

 





Catéchuménat : affirmer sa foi - Le Jour du Seigneur

 

Le parfum de ta bonté et de ta grâce

 Lundi 30 mars 2026

Évangile selon saint Jean 12, 1-11

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

Prière

« Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt ! Je veux chanter, jouer des hymnes ! Éveille-toi, ma gloire ! Éveillez-vous, harpe, cithare, que j’éveille l’aurore ! Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur, et jouerai mes hymnes en tous pays. Ton amour est plus grand que les cieux, ta vérité, plus haute que les nues. Dieu, lève-toi sur les cieux : que ta gloire domine la terre ! » (Ps 56, 8-12)
Je te donne mon cœur, Seigneur, qu’il exhale le parfum de ta bonté et de ta grâce.

Demande

Donne-moi un cœur débordant d’amour, de délicatesse, de charité, de sacrifice, d’humilité… qu’il soit cette fiole contenant le parfum à épancher sur tes pieds, non à ma propre fierté, mais dans l’oubli de moi-même (au second degré).

Réflexion

  1. « [Marie] répandit le parfum sur les pieds de Jésus. »
    Ce geste d’hospitalité, commun de cette époque, revêt ici une portée symbolique voire transcendante : alors que Jésus est accueilli honorablement, sa présence introduit un esprit pur, léger et sain, une foule de bonnes dispositions d’âme se traduisant dans sa délicatesse de cœur…
    L’accueil de Marie équivaut dans son intention à un acte cultuel. L’hommage est rendu à ce qu’il y a de divin dans cette relation avec Jésus. A contrario, l’environnement culturel, ayant l’Alliance sacrée comme infrastructure, est pollué par la corruption religieuse autant que par la domination des puissances païennes. La seule grâce de Jésus peut sortir les âmes de l’impasse.
  2. « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum (…) ? » 
    Familier de Jésus, Judas trahit sa secrète méprise : la présence de Jésus ne vaut pas un geste à ce prix. Judas le vendra d’ailleurs pour un dixième de la somme : trente pièces d’argent. Ainsi en va-t-il de tout péché, y compris le moindre – le trésor de la grâce éternelle est vendu contre la satisfaction d’un moment.
    De nombreux esprits inspirent les cœurs des disciples, certains venant de Dieu, d’autres nous en séparant : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse » avait dit le Maître auparavant (Mt 12, 30). En donnant sa vie, Jésus paiera pour nous le prix pour nous libérer de ce qui nous disperse, divise et conduit à la mort : le parfum pour le jour de son ensevelissement couvre ainsi l’odeur fétide du péché.
  3. « Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare. »
    Si la mort est la solution d’un différend de foi et d’opinion, alors s’installe une dynamique mortifère y compris dans la prétendue religion. Cette mentalité n’est-elle pas machiavélique ? Ce qui se passe est plus encore prophétique.
    La mort de Jésus, suivie de sa Résurrection, engloutira cet esprit de mort : « Ô mort, où est-il ton aiguillon ? » dit le cantique chrétien cité par saint Paul (1 Co 15, 55). Deux mouvements se confrontent : les grands-prêtres veulent tuer Jésus pour rendre gloire à Dieu ; Jésus rend gloire à Dieu en se livrant à la mort et c’est la vie qui triomphe. À nous de faire le choix, avec le Christ ou contre lui.

Dialogue avec le Christ

En vue de ta dernière Pâque sur terre, je voudrais, ô Jésus, mon Seigneur, t’accompagner et être à tes côtés ; me rendre disponible pour toi autant que je peux, pour te consoler et te soulager de ce fardeau qui se pose inexorablement sur toi.

Résolution

Aujourd’hui, je dis une prière en faveur du curé de ma paroisse ou de l’évêque du diocèse où j’habite.

29/03/2026

Léon XIV, pontife des ponts : Une chanson engagée sur le pape de l’unité

 

Passion de notre Seigneur Jésus-Christ

 Dimanche 29 mars 2026

Prière

Je m’apprête, Seigneur, à m’approcher du plus grand mystère de notre foi, celui de ta mort et de ta Résurrection pour nous communiquer ta vie.

Demande

Donne-moi les dispositions intérieures pour méditer avec attention et avec gratitude.

Réflexion

  1. Le récit de la Passion peut être entièrement compris à la lumière de la dernière Cène lors de laquelle Jésus offre son corps en nourriture et son sang en boisson pour la vie éternelle. Son corps et son sang présentés aux disciples lors de ce dernier repas leur sont livrés comme à la manière d’un testament. Il s’agit là de la dernière volonté de Jésus avant d’être arrêté et entraîné dans le cycle de sa Passion, de sa mort et de sa Résurrection. « Prenez, mangez » et « Buvez-en tous », dit-il à ses disciples.
    L’offrande de son corps et de son sang sous la forme du pain et du vin prépare et annonce l’offrande qu’il fera de son être tout entier sur la croix le lendemain. Chaque messe est la célébration de ce grand mystère par lequel Jésus se livre une fois pour toutes au Père pour le salut de tous les hommes. Mesurons-nous la grâce qui nous est faite en pouvant participer et nous unir quotidiennement ou chaque dimanche au plus bel acte liturgique qui soit, celui de la mort et Résurrection du Christ ? Pendant un instant, repoussons la routine qui nous habite peut-être et réfléchissons au don qui nous est fait.
    Ce qui est particulier dans le récit de Matthieu, c’est le rapprochement qu’il fait avec deux textes des Écritures anciennes.
  2. Tout d’abord avec un épisode du livre de l’Exode, en reprenant l’expression « sang de l’Alliance » (cf. Ex 24, 1-11). Jésus fait siennes les paroles jadis prononcée par Moïse : « Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna en disant : Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance (…) » (Mt 26, 27-28) Ce sang de l’Alliance offert par Jésus se comprend à la lumière du sang des sacrifices anciens. Moïse avait pris le sang des animaux pour conclure l’alliance entre Dieu et son peuple, Israël. Le sang était répandu sur l’autel et sur le peuple. Or, dans la Bible, le sang appartient à Dieu, car le sang, c’est la vie. Ce sang partagé entre l’autel et le peuple signifie sans doute le flux de la vie divine qui circule entre Dieu et les hommes. Par ce sang répandu, Dieu partage sa vie même. Pour le dire autrement, il est donné aux hommes de vivre de la vie même de Dieu. Mais cette première alliance conclue par l’intermédiaire de Moïse devra être renouvelée tout au long de l’histoire d’Israël en raison de l’infidélité des hommes. Jésus, qui a médité longuement sur le sens de cette alliance par Moïse, y a vu une préfiguration du don définitif et sans appel de son propre sang pour l’humanité. Désormais, en lui, la vie divine est offerte aux hommes une fois pour toutes et de manière plénière.
  3. Le deuxième texte auquel les paroles de Jésus font allusion est celui du prophète Isaïe, par l’expression « pour la multitude en rémission des péchés » (Mt 26, 28). Isaïe annonçait qu’un mystérieux serviteur du Seigneur viendrait un jour pour justifier la multitude en prenant sur lui tous ses péchés (Is 53, 11). Jésus, qui a également médité ce texte, y trouve le sens à son sacrifice et reprend la même formule pour l’appliquer à sa mission. La multitude englobe toute l’humanité invitée à recevoir le don de la vie divine qui lui est fait en Jésus-Christ.
    L’offrande de Jésus s’inscrit donc dans la continuité des prophéties et des attentes de son peuple. Il est le messie d’Israël en qui s’accomplissent de façon unique et définitive les promesses divines destinées à l’humanité entière. Il est l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin de toutes choses. En lui, le dessein divin s’éclaire et s’achève pleinement. Rendons grâce à Dieu !

Dialogue avec le Christ

Je te rends grâce, Seigneur, de m’avoir donné de recevoir la bonne nouvelle du salut. Je te rends grâce pour le grand don de toi-même par lequel tu me donnes de communier à ton corps et à ton sang, et donc d’avoir part à ta vie divine. Je m’incline devant le grand mystère de l’accomplissement de tes promesses.

Résolution

Spécialement en ce jour des Rameaux, prendre quelques minutes pour relire pour moi la Passion complète selon saint Matthieu, à travers le prisme de l’offrande de Jésus par amour.

28/03/2026

Cette semaine peut CHANGER ta vie – Comment vivre la Semaine Sainte (vraiment)

 

Dans le cœur du Christ

Samedi 28 mars 2026 

Évangile selon saint Jean 11, 45-57

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.
À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.

Prière

Seigneur Jésus, aujourd’hui, comme les disciples, je veux me retirer avec toi afin que tu m’enseignes ce qu’il y a en ton cœur avant de commencer la Semaine Sainte.

Demande

Seigneur, accorde-moi d’entrer en ton cœur !

Réflexion

  1. La réponse aux signes
    Le Christ vient d’accomplir le signe culminant de sa vie publique avant son entrée définitive à Jérusalem. Il a fait revenir à la vie un homme mort depuis trois jours. Un tel signe ne laisse pas indifférent. On lit ainsi que « beaucoup de juifs […] crurent en lui ». Cependant, pour les autres, ceux pour qui le Christ semble une menace, ce miracle ne fait qu’endurcir et aveugler. La Lumière est venue dans le monde et elle ne condamne pas mais, devant elle, le cœur de chacun est manifesté. Le Christ nous manifeste le Père et il sait que les uns l’accepteront et que les autres le rejetteront. Ce n’est pas cette réponse des hommes qui le guide. Il accomplit sa mission, peu importe ce que pensent les hommes.
  2. Le plan des grands et le bavardage des foules
    Devant les signes que Jésus accomplit, les grands de ce monde dressent leur plan. À travers des raisons saintes et solidaires (la préservation du culte et le bien de la nation), ils se convainquent que le Christ est un danger et décident son élimination. Les foules, elles, discutent. Jésus est devenu le nouveau thème d’actualité. On en parle, mais tout en conservant ses distances, comme si l’on voulait empêcher de se laisser interroger profondément. Pourtant, ni les décisions des grands, ni le bavardage des foules ne semblent affecter le Christ. Il se retire, attendant l’heure fixée par son Père.
  3. La prophétie
    Au milieu de cette agitation des hommes, l’Esprit Saint est à l’œuvre. Il guide l’histoire. Sur les lèvres d’un homme sourd à la parole incarnée, il met une prophétie. Pour les hommes qui le rejettent et qui planifient sa mort, Dieu prépare le salut. Il a son plan, un plan riche en amour et en miséricorde, et personne ne pourra l’arrêter. C’est cela qui guide Jésus. Il ne se laisse pas conditionner par l’agitation des hommes. Son cœur est fixé sur son Père et il se remet entre ses mains.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, je contemple ton cœur, fort, libre, ancré sur ton Père. Mais j’y perçois aussi le poids de la souffrance qui t’attend. Devant ta Passion qui approche, tu séjournes en compagnie de tes disciples. Ils sont tes amis et, même s’ils ne comprennent pas le tourment qui pèse sur tes épaules, tu cherches en eux un soutien et un réconfort.
Seigneur, je voudrais que mon amour et ma proximité pendant cette Semaine Sainte te soient une consolation.

Résolution

Aujourd’hui, je consulte les horaires des célébrations liturgiques de la Semaine Sainte afin de voir comment je pourrai y accompagner le Christ.

27/03/2026

Marlene : "Ces six jours peuvent changer votre vie"

 

« J’ai dit : Je suis le Fils de Dieu »

 Vendredi 27 mars 2026

Évangile selon saint Jean 10, 31-42

Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci prit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? » Les Juifs lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, c’est parce que tu blasphèmes : tu n’es qu’un homme, et tu prétends être Dieu. » Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux.
Donc, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, la Loi les appelle des dieux ; et l’Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : ‘Tu blasphèmes’, parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je n’accomplis pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » Les Juifs cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa. Il repartit pour la Transjordanie, à l’endroit où Jean avait commencé à baptiser. Et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce qu’il a dit au sujet de celui-ci était vrai. » Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.

Prière

Merci, Jésus, de m’inviter à venir en ta présence. Je veux être comme l’un de ces enfants que tu laissais s’approcher de toi.

Demande

Seigneur, fortifie ma foi. Fais que je te reconnaisse comme mon Dieu et mon Sauveur, comme celui qui m’a aimé depuis toute éternité et qui m’appelle à l’aimer pour toujours.

Réflexion

  1. « Celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde. »
    Jésus n’est plus pour très longtemps parmi les siens. Son grand désir est que de nombreuses personnes puissent encore croire en lui. Il nous invite à le reconnaître par ses œuvres : « Quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres » ou par le témoignage d’un autre : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce qu’il a dit au sujet de celui-ci était vrai. » Le reconnaître comme étant le Messie, celui qui nous réconcilie avec Dieu, qui nous unit de nouveau avec Dieu, qui nous fait entrer dans sa vie, la vraie vie. Se laisser posséder par celui qui est la source de tout bonheur est le chemin pour le posséder à notre tour.
  2. « Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus. »  
    Pourquoi n’ont-ils pas reconnu en Jésus leur Sauveur ? Simplement parce qu’ils n’en n’avaient pas besoin. Ils pensaient se justifier devant Dieu par leurs propres actions. Voici comment l’orgueil peut aveugler en nous empêchant de voir la vérité. L’humilité, en revanche, nous montre qui nous sommes : des créatures dépendantes de Dieu. C’est seulement dans la vérité, en reconnaissant que nous avons besoin de Dieu pour vivre notre vie en plénitude, que nous nous ouvrons à lui, trouvant ainsi la vraie vie.
  3. « Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »
    Croire en Jésus, cela veut dire croire qu’il est Dieu et que tout ce qu’il me dit et m’invite à faire est vrai et bon. Cela ne se fait pas d’un seul coup, mais « de plus en plus », petit à petit. C’est un peu comme si Jésus me demandait de traverser un pont qui ne se voit pas. Si je crois en lui, je vais commencer à avancer mais à tâtons, car ma foi est encore faible. En voyant que le pont existe vraiment, ma foi en lui, qui se manifeste par ma confiance, sera plus forte. Il se passe la même chose lorsque Jésus m’invite à aimer mes ennemis : c’est en croyant en sa parole, et donc en l’appliquant, que je reconnaîtrai que c’est un chemin qui mène à la vie. Les croyants, atteste saint Augustin, « se fortifient en croyant » (De utilitate credendi 1, 2.).

Dialogue avec le Christ

Seigneur, merci pour le don de la foi. Je veux grandir dans ma foi. Je veux vivre en accord avec ce que je crois. Comment ne pas avoir confiance en un Dieu qui est mort pour moi ? Qui reste avec moi dans le tabernacle ? Qui veut habiter dans mon cœur par l’Esprit Saint ? Qui me donne sa vie et qui m’invite à vivre comme lui parce qu’en cela consiste la vraie vie : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » (Jn 14, 6)

Résolution

Demander à Marie un conseil pour mieux vivre ma foi.