Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

19/08/2026

L'ASSOMPTION de la Vierge Marie | Maria Valtorta #650

 

La gratuité du Royaume

 Mercredi 19 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 20, 1-16

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !”
Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Prière

Regarde-moi, Seigneur, dans l’attente que quelque chose se passe. Le temps passe et je passe inaperçu. J’ai besoin d’un but, d’une mission qui oriente tout mon être, mes actions et mes sentiments. Je veux me tourner tout entier vers toi, me consacrer à toi, demeurer avec toi, répandre le parfum de mon être dans le don de moi-même à mes frères et à toi.

Demande

Je te demande, Seigneur, la grâce de devenir une graine de ton Royaume ; je veux être ton levain, une force qui transforme le monde de l’intérieur jusqu’à ses extrémités. Donne-moi la patience face au mal, la miséricorde face à l’injustice et le discernement pour distinguer le blé de l’ivraie.

Réflexion

  1. L’initiative du maître
    Le Seigneur ne reste pas les bras croisés à attendre que nous fassions le premier pas vers lui. Le maître de la vigne est l’image du Seigneur ; ses sorties répétées pour aller chercher des ouvriers tout au long de la journée symbolise la recherche constante et inlassable de l’homme par Dieu. L’attitude du maître, qui sort à différentes heures de la journée, peut être interprétée comme l’image de Dieu allant à la rencontre des hommes tout au long de l’histoire de l’humanité. Si, dans le passé, Dieu s’est communiqué de multiples façons, aujourd’hui, il nous parle par l’intermédiaire de son Fils. En d’autres termes, il est question ici de la révélation progressive de Dieu à l’homme de chaque époque.
    Une autre interprétation de ces différentes sorties consiste à considérer que Dieu cherche la même personne tout au long de son existence. En effet, l’appel à la foi n’est pas un moment ponctuel, mais un chemin vers le Seigneur qui dure toute la vie. De manière mystérieuse, nous nous rendons compte que, depuis notre enfance, le Seigneur était déjà présent et nous appelait à la foi. Cet appel grandit et mûrit avec le temps, à nos côtés. À chaque étape de notre vie – enfant, adolescent ou adulte – nous sommes invités à répondre à l’appel de la foi en fonction du moment présent car le Seigneur appelle à lui toute la personne avec son histoire.
  2. Le scandale de la générosité
    Le Seigneur veut que nous participions tous aux œuvres qu’offre sa vigne. Mais en quoi consistent ces « œuvres » ? D’après les Écritures, il s’agit d’annoncer la libération aux captifs, de guérir les malades, de consoler les cœurs affligés, de proclamer un temps de grâce et de miséricorde. La tâche consiste à connaître et à aimer le Seigneur de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos forces, ainsi que son envoyé, le Christ.
    La vigne, dans la logique de la parabole, se prête à être le symbole du Royaume des cieux, auquel le Seigneur invite et appelle sans cesse davantage de personnes à vivre dans, pour et à partir du Royaume.
    Venons-en maintenant à l’attente et à la rémunération. La première est l’image du temps d’attente jusqu’à la rencontre définitive avec le Seigneur, tandis que la seconde est considérée comme le symbole de la fidélité de Dieu qui tient ses promesses, lesquelles ne sont pas de simples récompenses calculées, mais des gestes de gratuité et d’amour désintéressé. Cependant, notre logique terrestre, limitée et très humaine, a le regard obscurci par l’orgueil et l’égoïsme, ce qui donne lieu à un regard envieux ; là où il y a bonté et générosité, elle perçoit injustice et exploitation. Cela est incompatible avec la logique du Royaume.
  3. Les derniers seront les premiers
    Pourquoi le Christ est-il venu dans le monde ? Il n’est jamais superflu de rappeler le but qui a encouragé le Seigneur à se faire semblable à nous en toute chose, hormis le péché. Telle est la vérité : il vient à nous avec la puissance de sa grâce pour transformer de l’intérieur l’esprit et le cœur de l’homme, les purifier et les diviniser, les modeler à l’image de son très saint Cœur.
    Le changement de cœur commence par répondre à la question suivante : qui est le plus grand, le plus important dans le Royaume des Cieux ? La grandeur et l’importance aux yeux de Dieu le Père ne dépendent ni du rang, ni de l’ancienneté, ni des mérites, car le Royaume ne se « gère » ni ne s’« administre » à la manière d’une entreprise, où la rémunération dépend des performances individuelles des employés. Dans le Royaume, l’amour de Dieu suffit ; c’est la seule monnaie d’échange pour consacrer nos vies à l’extension du Royaume, au service du prochain et au don de nous-mêmes au Seigneur.

Dialogue avec le Christ

Merci, Seigneur, d’être venu me chercher, de m’avoir appelé à être à tes côtés, de ne pas t’être lassé et d’avoir persévéré dans ton appel. Tu m’as donné des raisons de vivre. Tu sais combien il m’est parfois difficile de me réjouir du bien accordé aux autres, tant l’envie et l’orgueil cherchent à prendre le dessus. Avec le temps, tu m’as appris à rire avec ceux qui rient et à pleurer avec ceux qui pleurent, à aimer comme tu aimes et à aimer ceux que tu aimes.

Résolution

Pour que la prière transforme votre vie aujourd’hui, je vous propose :

– Service reconnaissant : accomplissez aujourd’hui votre travail ou vos tâches familiales avec le sourire et sans vous plaindre, en les considérant non pas comme un fardeau, mais comme votre réponse reconnaissante à l’appel du Seigneur.
– Réjouissez-vous pour autrui : félicitez sincèrement quelqu’un pour un succès ou un don reçu aujourd’hui, en y reconnaissant la bonté du Seigneur.
– Service discret : rendez service à quelqu’un sans que cette personne ni personne d’autre ne s’en aperçoive, en cherchant uniquement à plaire au Père qui voit dans le secret.

Notez les sentiments que vous éprouvez lorsque vous vous rendez compte que le Seigneur vous cherche ; identifiez les domaines de votre vie dans lesquels vous essayez de négocier avec Dieu ou, tout simplement, ce que signifie pour vous aujourd’hui d’être parmi les derniers afin que Dieu soit le premier.

18/08/2026

Sauvée inexplicablement par Marie : Histoire de Mariam Baouardy alias Sainte Marie de Jésus

 

Tout quitter pour le Royaume

 Mardi 18 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 19, 23-30

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux. Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. » Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »

Prière

Seigneur Jésus, nous sommes des pèlerins sur cette terre et notre passage est bref. Aide-moi à vivre chaque instant selon ta volonté, afin d’être accueilli un jour par toi et les anges dans ton Royaume.

Demande

Que chacune de mes pensées, paroles et actions soient orientées vers le ciel.

Réflexion

  1. Nous venons de célébrer la fête de l’Assomption de la Sainte Vierge Marie au ciel et cela nous permet d’établir un lien précieux avec l’Évangile d’aujourd’hui. En effet, l’Assomption est le couronnement de Notre-Dame après sa vie sur terre, une vie entièrement orientée à la volonté de Dieu, dans ses pensées, ses paroles et ses actes.
  2. Tout doit être accompli au nom de Dieu et c’est seulement en son nom que les choses trouvent leur véritable sens. Quelle est la réelle motivation de mes pensées, de mes paroles et de mes actes ? Reflètent-ils le Christ ? Sont-ils accomplis pour lui et pour sa gloire ?
  3. Jésus nous invite à quitter nos fausses sécurités, nos attachements, nos désirs et nos projets à cause de son nom. Il nous appelle à nous abandonner pleinement à sa volonté. Que sert à l’homme de posséder le monde s’il ne suit pas le Christ ? Notre condition est celle d’hommes appelés au salut. Or ce salut passe par le dépouillement de nous-mêmes, afin d’être transformés dans le Christ.
    Est-ce une réalité que j’incarne au quotidien ? Ai-je conscience de mon besoin d’être sauvé et de la nécessité de ce dépouillement intérieur ?

Dialogue avec le Christ

Sainte Vierge Marie, par ton exemple, tu nous montres le chemin qui nous conduit au Christ. Aide-nous à faire correspondre nos pensées, nos paroles et nos actes aux siens.

Résolution

J’identifie un aspect de moi-même que le Seigneur m’invite aujourd’hui à transformer.

17/08/2026

Comment bien se confesser : le guide concret que personne ne vous a donné

 

Les commandements positifs et les commandements négatifs

 Lundi 17 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 19, 16-22

En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Prière

« Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Cette question me concerne aussi car, moi aussi, je désire obtenir la vie éternelle. Aide-moi, Seigneur, à écouter ta réponse et à la mettre en pratique dans ma vie de tous les jours pour vivre avec toi dans la béatitude éternelle.

Demande

Savoir éviter ce qui est mal et accomplir ce qui est bien.

Réflexion

  1. « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
    La personne qui pose cette question est peut-être l’un des personnages anonymes les plus célèbres du temps de Jésus. Personne ne connaît son nom, mais il est désigné depuis des siècles comme « le jeune homme riche ». Sa question est fondamentale et elle est tellement essentielle qu’elle est rapportée dans trois des quatre Évangiles. C’est en définitive la question la plus importante de notre vie chrétienne.
    Si la foi nous permet de croire qu’il y a une vie après la mort alors nous désirons faire tout notre possible pour être sauvés et entrer au paradis pour toute l’éternité. Réussir sa vie sur terre selon les critères du monde mais perdre son âme pour l’éternité constituerait un échec absolu pour tout chrétien. Alors Jésus nous propose une réponse qui mérite que nous nous y attardions un peu.
  2. La réponse de Jésus commence tout simplement par le rappel d’une partie des dix commandements. Si nous les observons de plus près, les quatre premiers sont formulés de manière négative et suivent une certaine progression. Ce sont des commandements qui nous indiquent ce qu’il ne faut jamais faire, depuis les fautes les plus graves jusqu’aux plus courantes. Le meurtre, l’adultère, le vol et les mensonges sont donc clairement dénoncés par Jésus. Ne pas tuer, cela semble évident et rares sont ceux qui oseraient s’opposer à ce commandement. Cependant, ne pas mentir nous met déjà un peu plus mal à l’aise car le mensonge est tellement plus accessible et plus répandu. Pourtant le Christ place les mensonges parmi les fautes qui nous empêchent d’entrer dans la vie éternelle.
  3. Enfin, le Christ conclut par trois commandements positifs : honorer son père et sa mère, aimer son prochain comme soi-même et vendre ses biens, les donner aux pauvres et suivre le Christ. Au-delà de l’exigence croissante de ces commandements, il est intéressant de voir que, pour Jésus, la vie chrétienne ne peut se réduire à éviter le mal. Il faut aussi, et même surtout, chercher à accomplir le bien.
    Si, lorsque nous examinons notre conscience, nous nous consolons à l’idée qu’au moins nous n’avons tué personne, c’est un bon début mais c’est vraiment le minimum. L’appel du Christ est un appel à répandre le bien autour de nous plutôt qu’à nous contenter d’éviter le mal. Il y a tellement de belles choses à offrir à ceux qui nous entourent et le monde en a de plus en plus besoin.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi la grâce d’avoir un esprit de discernement pour savoir comment éviter le mal mais aussi de reconnaître toutes les occasions offertes pour accomplir le bien autour de moi.

Résolution

Je pose un acte de charité en l’offrant au Seigneur aujourd’hui.

16/08/2026

Comment prier vraiment ?

 

« Femme, grande est ta foi ! »

 Dimanche 16 août 2026

Évangile selon saint Matthieu 15, 21-28

En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »  Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Prière

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Aujourd’hui, prenons la place de la Cananéenne pour contempler la prière des enfants de Dieu. Seigneur, nous te bénissons parce que tu nous entends ; nous te remercions pour ta présence dans nos vies ; nous te louons pour tout ce que tu fais pour nous.

Demande

À la manière de la Cananéenne, nous te demandons, Seigneur, d’avoir pitié de nous, de nous venir en aide, surtout lorsque nous prions pour le bien d’autrui, surtout quand nous ne voulons rien pour nous-mêmes et que nous prions pour tous ceux qui ont besoin de toi.

Réflexion

  1. Reconnaître que Dieu est Dieu
    Nous contemplons le cœur douloureux d’une mère, un cœur rempli d’angoisse, de tristesse et d’impuissance. Angoisse de voir sa fille affligée par l’influence d’esprits mauvais. Tristesse de voir sa fille souffrir. Impuissance de se retrouver seule et sans solution pour libérer sa fille. Nous lisons qu’elle est allée chercher de l’aide auprès du Seigneur et lorsqu’elle lui a parlé de sa situation et de celle de sa fille, le Seigneur n’a pas répondu un mot.
    Le Seigneur ne parle pas mais écoute attentivement. Il se peut que cette femme ait essayé de libérer sa fille par d’autres moyens, typiques de sa culture païenne. Voyant la stérilité de sa religion et l’impuissance de ses dieux, elle décide de se tourner vers le vrai Dieu. Le silence de Dieu est pédagogique, il nous encourage à persévérer dans la prière, à insister pour nous aider à savoir ce que nous voulons.
    Persévérons dans la prière en reconnaissant que le Seigneur seul sauve !
  2. Reconnaître que nous avons besoin de Dieu
    Souvenons-nous de deux choses : la première est la puissance de la prière d’une mère ; la seconde est que la prière commence lorsque nous prions à partir de nos besoins les plus profonds. La prière la plus simple, la plus honnête et la plus directe est celle qu’une femme adresse à notre Seigneur : « Seigneur, viens à mon secours ! » La particularité de sa prière est marquée par l’intercession, elle ne demande pas un bien uniquement pour elle-même. Dans le cœur d’une mère, le bien de ses enfants est considéré comme son propre bien.
    Saint Paul nous conseille de rire avec ceux qui rient, de pleurer avec ceux qui pleurent, d’être tout à tous pour essayer d’en gagner quelques-uns (cf. 1 Co 9, 22). Dans la pédagogie divine, le Seigneur nous invite à sentir le cœur des autres, à partager leurs joies et leurs peines, comme une mère qui ressent la douleur de ses enfants comme la sienne. En d’autres termes, notre foi chrétienne nous conduit à un processus dans lequel le centre de notre vie est notre prochain, par amour pour Dieu. Nous aimons et voulons le bien des autres par amour pour Dieu.
  3. Reconnaître qui nous sommes devant Dieu
    Il est remarquable que l’insistance de la Cananéenne ne soit pas pervertie en insolence ou en air de supériorité. Pour persévérer dans la prière, nous devons maintenir une profonde attitude d’humilité ; prier à partir de l’humilité nous permet de présenter nos demandes telles qu’elles sont, de nous montrer tels que nous sommes et d’accepter les injonctions du Seigneur. Le Seigneur est constamment en dialogue avec nous pour nous aider à savoir ce dont nous avons besoin.
    Persévérons dans la prière, insistons sans nous décourager pour présenter le vrai contenu de nos demandes.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, parfois je ne veux pas prier, c’est la peur et l’orgueil qui m’empêchent de me présenter tel que je suis. Je crains d’être rejeté et de ne pas être compris. De l’orgueil parce que je ne veux pas m’abaisser à plaider et à reconnaître que je ne peux pas tout faire. Tu nous as appris que la prière est un signe de grandeur et de communion.

Résolution

Répondez à la question suivante : qu’est-ce que la prière et que signifie-t-elle pour vous ? Discutez de votre réponse avec le Seigneur et votre accompagnateur spirituel.

15/08/2026

Que fête-t-on le 15 août ?

 

Réjouis-toi en Dieu !

 Samedi 15 août 2026

Évangile selon saint Luc 1, 39-56

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Prière

Béni sois-tu, Seigneur, pour ce chant du Magnificat, que tu as donné par Marie à ton Église, pour ce chant qui nous apprend à être reconnaissant, plein de gratitude, d’émerveillement et de joie pour les dons de Dieu !

Demande

C’est la parfaite humilité de Marie qui a attiré le regard de Dieu sur elle. L’humilité est la plus précieuse de toutes les vertus et leur mère. Comme l’orgueil est le plus terrible de tous les vices et la racine d’une multitude de maux.
Marie, Reine des humbles, enseignez-nous cette vertu si chère au cœur de Dieu. Faites-nous contempler les actes d’humilité de votre vie et donnez- nous la grâce de les imiter. Cette vertu dépasse infiniment nos seules forces, c’est pourquoi, nous avons sans cesse besoin de votre secours maternel.

Réflexion

  1. « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! »
    Marie vient de se rendre compte qu’Élisabeth, sa cousine, a été instruite par l’Esprit Saint du secret qu’elle n’a partagé avec personne et Marie laisse éclater sa joie.
    Ce qui frappe dans ce verset, c’est le qualificatif de Dieu que Marie utilise. Elle aurait pu exulter en Dieu qui l’avait faite mère ou en Dieu à qui rien n’est impossible ou encore en Dieu qui devient son Fils.
    Non, en son humilité, elle exulte en Dieu qui la sauve. Elle tourne les yeux vers le salut que Dieu nous donne. « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! » « Mon Sauveur ! » Et le salut est déjà présent et, avec lui, viennent ses premiers fruits ! Parmi eux, la joie. « Exulte mon esprit ! »
    Comment cette grâce du salut jaillit-elle en chacun de nous ?
  2. « Mon esprit est transporté de joie en Dieu, mon Sauveur ! »
    Parfois, cette joie de notre baptême est bien cachée, comme engloutie en nous. Elle ne nous est plus perceptible. C’est l’une des grâces que l’on peut demander au Seigneur par Marie ce matin : Mon Seigneur et mon Dieu « rends-[nous] la joie d’être sauvés ! » (Ps 50, 14)Rends-nous la joie de ton salut !
    Dans les heures difficiles, nous pouvons nous appuyer sur cette prière : « Rends-moi la joie d’être sauvé, rends-moi la joie de ton salut ! »
    C’est aussi ce qu’enseigne notre Sauveur à la bienheureuse Julienne de Norwich : « Réjouis-toi en moi, rien ne peut me plaire davantage ! » Et Julienne déclare : « Parmi tout ce que nous pouvons faire pour plaire à Dieu, il n’est rien qui lui soit plus agréable que de nous voir nous réjouir en cette joie qu’à la Trinité pour notre salut. » (Les révélations de l’Amour divin)
    « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge pour ceux qui le craignent. »
    L’interprétation traditionnelle manifeste que l’amour de Dieu s’étend sur toutes les générations depuis celle d’Adam jusqu’à nous et jusqu’à la fin des temps, mais nous pouvons aussi penser qu’il s’agit de chacun des âges de notre propre vie. Le jour de notre conception, son amour était déjà présent. Lorsque nous avons eu l’âge de raison, son amour était là ; dans les affres de notre adolescence, son amour était là ; dans nos grandes et sérieuses décisions de jeunes adultes, son amour était là ; dans nos années de maturité où le quotidien nous essoufflait, son amour était là ; dans notre patiente vieillesse, son amour sera là ; dans le dernier combat qui nous arrachera à la terre, son amour sera là.
    Oui, vraiment, « sa miséricorde s’étend d’âge en âge pour ceux qui le craignent ». Cette miséricorde est la compassion de Dieu pour notre misère, sa grande volonté de la secourir, son œuvre incessante et fidèle pour nous affranchir de nos fautes et nous donner la vie éternelle.
    Marie, Mère de miséricorde, garde-nous dans l’action de grâce pour cet amour qui nous enveloppe sans cesse.
  3. « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. »
    Nous voyons, dans cette partie du Magnificat, le combat de Dieu contre le monde, certes, mais aussi et surtout le combat spirituel que chacun de nous doit mener en lui-même. Avec ce verset, nous voici au cœur du combat ascétique contre nous-mêmes. Nous devons sans cesse combattre la superbe, l’orgueil en nous, nous devons renverser nos désirs de puissance quels qu’ils soient, désir de pouvoir, désir de reconnaissance, désir d’être aimés. Nous devons travailler pour acquérir l’humilité, purifier nos faims, nous dépouiller de nos fausses richesses, nous vider de tout ce qui n’est pas Dieu, reprendre conscience que tout ce que nous possédons, c’est à lui que nous le devons.
    Par ces versets du Magnificat, Marie, notre Mère nous enseigne : « Oui, tu dois combattre contre le mal ». Et saint Paul ajoute : « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché. » (He 12, 4)
    Mais dans cette lutte, nous ne sommes pas seuls, le bras de Dieu, en qui les pères de l’Église ont vu le Christ, combat pour nous. Si nous le laissons faire, il déploie la force de son bras, il disperse notre orgueil. Il ordonne et réunifie en nous nos puissances : intelligence, volonté, sensibilité, affectivité. Il fait grandir notre humilité. Il purifie nos richesses et nos désirs, il nous comble de biens.
    C’est ce que résume le verset : « Il relève Israël son serviteur. » Il nous relève à chaque fois que nous tombons, nous qui sommes inutiles et pourtant choisis par sa grâce pour être serviteurs… C’est déjà la promesse de la résurrection qui nous est faite : comme Dieu a relevé son Serviteur souffrant et Fils d’entre les morts, Dieu nous relève chaque jour et nous relèvera après notre mort. Oui, sa miséricorde repose sur chacun de nous !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, saint Jean Eudes appelle le Magnificat le cantique du cœur de Marie, ce cœur de Marie intimement uni à ton cœur qui se formait en son sein. Imaginons les premiers battements de ton cœur en Marie. Ne peut-on pas penser que ces premiers battements ont inspiré à Marie le Magnificat. Peut-être ont-ils coïncidé avec l’exultation de Marie. Marie puise directement les paroles de son cantique dans ton cœur qui se forme en elle.
Marie, dès l’Annonciation, reçoit un cœur de mère, elle devient ta mère, pleine de grâces. L’une de ces grâces est de lui donner un cœur de mère pour chacun de nous, de la rendre médiatrice et coopératrice avec toi pour le salut de tous les hommes. Oui, elle chantait ce cantique en son nom pour toutes les merveilles que Dieu avait accomplies en elle mais elle le chantait aussi déjà pour chacun de ses enfants. Elle rendait grâce par avance au Seigneur pour chacun de nous, pour le salut offert à chacun. Elle suppléait ainsi à toutes nos ingratitudes. Elle brûlait déjà de nous enseigner ce cantique pour que nous apprenions à le prier. Elle soutenait déjà tous ses enfants qui le réciteraient dans les temps à venir.

Résolution

« Le Puissant fit pour moi des merveilles ! Saint est son Nom ! » Je pourrais prendre un long moment de silence et me remémorer les merveilles du Puissant dans chacune de nos vies, merveilles infiniment variées adaptées à chacune de nos histoires et de nos personnalités.