texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

07/01/2026

L'évangélisation de saint Thomas en Chine

Le miracle des eaux

 Mercredi 7 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 6, 45-52

Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre. Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris. Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! » Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.

Prière

Jésus, ouvre les oreilles et les yeux de mon cœur pour que je t’entende et que je te voie maintenant, à travers mon temps de prière de ce jour.

Demande

Jésus, apprends-moi la confiance. Pour cela, que je sache reconnaître ta présence qui chasse toute crainte, tout préjugé, toute méfiance.

Réflexion

  1. Commençons par la fin. Les disciples ont « le cœur endurci », nous dit l’évangéliste. L’endurcissement du cœur est lié aux oreilles qui n’entendent pas et aux yeux qui ne voient pas. Cette précision nous dit au moins deux choses. D’abord que les disciples ne comprennent pas l’agir et les paroles de Jésus. Ils sont dépassés par ce rabbi qui vient de multiplier les pains et les poissons pour la foule, puis qui va les rejoindre en marchant sur les eaux. Deuxièmement, cela nous dit aussi que Jésus a la capacité de remédier à cet endurcissement. Jésus va les amener peu à peu à mieux le comprendre et à mieux le comprendre. C’est la grâce que nous lui demandons aussi aujourd’hui, dans notre méditation.
  2. Si Jésus souhaite rester seul avec cette foule, c’est qu’il la considère « comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mc 6, 34). Il se veut et il se présente en réalité comme le seul et vrai pasteur de ces hommes et de ces femmes. On imagine Jésus prenant beaucoup de temps pour parler avec tous ceux qui s’approchaient, pour les consoler, pour les écouter, pour les encourager et enfin pour les renvoyer chez eux, en paix et les ayant auparavant nourris de pain, de poisson et de sa présence.
  3. Pendant ce temps, les disciples sont en mer, seuls, dans la barque. Jésus, qui les rejoint en marchant sur les eaux, ne relève pas d’abord d’un fait surnaturel, mais délivre un message théologique important sur l’identité de Jésus. Lequel ? Pour les Israélites, la mer évoque toujours la mort. N’oublions pas que le peuple avait pu, par l’action de Dieu, traverser la Mer Rouge à pieds secs. C’est dire qu’ils avaient littéralement traversé la mort, donc vaincu la mort. Le miracle que Dieu avait réalisé, voilà que Jésus le revit à son tour.
    Pour confirmer qu’il s’agit bien de plus et pour rassurer ses disciples, Jésus leur lance : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! » Ce « c’est moi » ou « je suis » résonne aux oreilles des Juifs – que sont les disciples – comme le Nom même de Dieu : « Je suis ». Tel est le Nom divin que Dieu avait révélé à Moïse précisément avant le grand miracle de la traversée de la mer. Cet épisode où Jésus marche sur les eaux, tout en empruntant l’expression « je suis », est une véritable théophanie. C’est bien la divinité de Jésus qui est révélée aux disciples. Et c’est bien cela qu’ils ont tant de mal à comprendre avec leur cœur endurci.

Dialogue avec le Christ

Jésus, que je sache moi aussi te reconnaître comme vrai Dieu et vrai homme. Pour méditer encore, je peux reprendre les paroles du chant et l’écouter : « Notre Dieu s´est fait homme pour que l´homme soit Dieu, mystère inépuisable, fontaine du salut »

Résolution

Faire résonner en moi, tout au long de la journée, la phrase de Jésus : « Confiance ! C’est moi ! N’aie pas peur ! »

06/01/2026

questions courantes sur la prière

La nourriture de l’âme et du corps

Mardi 6 janvier 2026 

Évangile selon saint Marc 6, 34-44

En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive. Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. » Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. » Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte. Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

Prière

Seigneur, mon âme a besoin de nourriture, tu es celui qui peut nourrir mon âme. Dans ta bonté, tu m’offres aussi de la nourriture pour le corps afin de pouvoir mieux te servir chaque jour. Donne-moi la grâce de toujours te rechercher pour la vraie nourriture et la vraie boisson : ton Corps et ton Sang.

Demande

Que je recherche toujours la vraie nourriture.

Réflexion

  1. L’Évangile d’aujourd’hui est un grand classique du Nouveau Testament. Dans les quatre Évangiles, six différents passages de la multiplication des pains sont relatés. Deux fois chez Matthieu et Marc et une fois chez Luc et même saint Jean. Il est intéressant de noter que la première multiplication des pains pour une foule de 5 000 hommes est le seul moment de la vie de Jésus que nous retrouvons dans les quatre évangiles, mis à part les évènements de la Semaine Sainte. Nous savons aussi que l’Évangile de saint Marc est le plus ancien des quatre Évangiles ; le passage que nous méditons aujourd’hui est la première narration de ce miracle.
  2. Mais alors, pourquoi ce miracle de la multiplication des pains est-il si important ? Il y a plusieurs éléments de réponse. Tout d’abord, c’est un miracle que Jésus a accompli plusieurs fois. C’est ensuite un miracle qui se place dans la continuité de l’Ancien Testament qui rappelle la manne du peuple d’Israël offerte par Dieu dans le désert. C’est enfin une préfiguration de la vraie nourriture qu’est l’Eucharistie.
    Mais il y a peut-être une autre explication que j’aimerais proposer pour notre méditation aujourd’hui. Ce miracle est particulièrement représentatif de la personnalité de Jésus. Il faut nous rappeler que Jésus est venu sur terre pour nous racheter et sauver nos âmes. Lors des tentations au désert, le Seigneur refuse de changer les pierres en pain et démontre ainsi que sa priorité est avant tout notre salut et non le bien-être de nos corps.
    Le passage de l’Évangile que nous venons de lire est appelé la multiplication des pains. Il commence pourtant par Jésus qui enseigne les foules et nourrit les âmes : « Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. » Ces versets décrivent dans le détail le miracle de la multiplication des pains et mentionnent simplement, en passant, la longue prédication du Christ sans même nous en donner de détails, n’est-ce pas curieux ? Pour quelle raison laisser de côté ce qui est le plus important ?
  3. Nous sommes humains et Jésus le sait. Oui, il est venu pour sauver nos âmes. Oui, l’homme ne vit pas seulement de pain. Oui, nous sommes des hommes de peu de foi. Jésus sait tout cela et, dans sa grande compassion, lorsqu’il voit une foule affamée spirituellement et humainement, il ne peut s’empêcher de la nourrir de sa Parole et de pain. On pourrait même dire qu’il offre ce pain presque malgré lui. Jésus sait bien que ce signe sera mal interprété. Il le déclarera lui-même plus loin dans l’Évangile de saint Jean : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. » (Jn 6, 26) Jésus nous aime tant, il connaît nos besoins humains. Il est saisi de compassion et veut contenter nos corps affamés.    

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Tu connais mes besoins et mes faiblesses. Tu sais ce qui est bon pour moi et comment nourrir mon âme. Aide-moi à avoir une plus grande confiance en ton amour infini et rechercher les biens spirituels avant les biens matériels.

Résolution

Je nourris mon âme par un petit temps de lecture spirituelle aujourd’hui.

05/01/2026

Prier en silence : pourquoi et comment faire ?

La conversion de mon cœur

Lundi 5 janvier 2026

Évangile selon saint Matthieu 4, 12-17.23-25

En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et de l’autre côté du Jourdain.

Prière

Seigneur Jésus, tu viens te révéler aux nations, tu nous appelles à la conversion. Tu enseignes, proclames et guéris. Ouvre mon cœur, augmente ma foi, mon espérance et ma charité.

Demande

Donne-moi la grâce d’aller vers toi ou de me laisser amener vers toi par d’autres, si je ne peux le faire de moi-même.

Réflexion

  1. Dans ce passage de l’Évangile, Jésus apprend l’arrestation de son cousin. Comment ne pas avoir le cœur troublé et inquiet ? De plus, Jésus sait qu’il sera le suivant. Il connaît le cœur des hommes et pourtant, après cette annonce, il commence sa mission. C’est le point de départ. Il déménage de la maison de sa mère à la ville de Capharnaüm. La mise en œuvre personnelle de sa mission est pour Jésus un moment d’arrachement familial, comme il l’avait vécu en préfiguration à l’âge de 12 ans. Il devait être aux affaires de son Père.
    Cela m’interpelle-t-il aujourd’hui dans mon histoire, dans l’histoire de l’un de mes proches ?
  2. Le temps de Noël est terminé. Ce qui avait été réalisé par les prophètes depuis les temps anciens continue à prendre place maintenant : « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. » La lumière de l’étoile que les Rois mages cherchaient hier est devenue la lumière du Fils de Dieu incarné dans sa mission messianique. Il s’annonce dans la continuité des prophètes : « Convertissez-vous, car le royaume des cieux est tout proche. » Il réalise à la fois les Écritures : il enseigne, il prêche et, d’autre part, il guérit les malades. Il est à la fois prédicateur et thaumaturge. Sa révélation se fait aux nations. L’admiration, la louange, l’adoration pour ce Jésus Seigneur des nations continuent-elles de vivre dans mon cœur après le mystère de Noël ?
  3. Les foules le cherchent personnellement, ils veulent entrer en contact avec lui, ils veulent être guéris, écouter sa Parole, ils conduisent leurs proches vers lui. On parle de lui, les gens se laissent toucher, peut-être par la curiosité, le besoin, la soif de réponse. Ils accourent tous à la recherche de Jésus.  
    Où vais-je lorsque je suis dans le doute et le désarroi ? Mes conseils conduisent-ils à Jésus ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, prédicateur et thaumaturge, touche tous les aspects de ma vie qui ont besoin de se convertir, dans mon âme et mon corps. Que mes liens familiaux soient un moyen pour parvenir davantage jusqu’à toi. Que la lumière de Noël continue d’illuminer ma marche dans la foi, dans l’admiration et l’adoration.

Résolution

Je demande au Seigneur d’illuminer et de bénir ce qui s’est réveillé dans ma méditation aujourd’hui en mon cœur.

04/01/2026

Prier toute la journée grâce au bréviaire (Hozana)

« Dieu seul suffit »

 Dimanche 4 janvier 2026

Évangile selon saint Matthieu 2, 1-12

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Prière

« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. Elève ta pensée, monte au ciel, ne t’angoisse de rien, que rien ne te trouble. Suis Jésus Christ d’un grand cœur, et quoi qu’il arrive, que rien ne t’épouvante. Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n’a rien de stable, tout passe. Aspire au céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas. Aime-le comme il le mérite, Bonté immense ; mais il n’y a pas d’amour de qualité sans la patience. Que confiance et foi vive maintiennent l’âme, celui qui croit et espère obtient tout. Même s’il se voit assailli par l’enfer, il déjouera ses faveurs, celui qui possède Dieu. Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien. Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l’on vient à tout perdre, Dieu seul suffit. Amen. » Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

Demande

Seigneur Jésus, aide-moi à te chercher avec patience et persévérance.

Réflexion

  1. « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? »
    Comme les Rois mages de l’Évangile, notre cœur est en quête du Roi. « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi. » Par ces paroles, saint Augustin nous rappelle que notre cœur est fait pour le Seigneur. Il est le seul qui puisse combler cette profonde faim et soif de notre âme. Nous avons beau chercher la plénitude dans tant de choses terrestres, rien ne semble combler le vide que nous ressentons. « Dieu seul suffit » nous dit sainte Thérèse. Dernièrement, est-ce que je recherche mon bonheur en Dieu ou bien est-ce que j’essaie de combler mon cœur avec ce qui est éphémère et passager ?
  2. « Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. »
    L’étoile de Bethléem est un magnifique exemple de la Providence divine. Dieu n’est pas indifférent à notre quête de lui-même ni de nos besoins pour trouver notre bonheur. Jésus lui-même nous dit dans l’Évangile : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. » (Mt 7, 7-8)
    Les Rois mages ont demandé, ils ont cherché et sont même allés jusqu’à frapper à la porte d’Hérode pour trouver et voilà que le Seigneur les a menés jusqu’à cette rencontre avec lui. Soyons sans crainte ! Nous sommes ses enfants bien-aimés. Si nous le cherchons avec un cœur sincère et persévérant, Dieu ne tardera pas à se manifester.
    Qu’est-ce que je souhaite demander au Seigneur dans ma prière aujourd’hui ?
  3. « Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. »
    La rencontre avec le Seigneur est le trésor le plus précieux qui soit. « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. » (Mt 13, 44) Les Rois mages ont offert avec joie au Seigneur nouveau-né ce qu’il y avait de plus grande valeur à l’époque : l’or de la royauté, l’encens de la divinité, la myrrhe comme offrande d’entrée dans l’éternité.
    Le bien le plus précieux que je puisse offrir au Seigneur est mon cœur et ma vie. Que manque-t-il à mon offrande au Seigneur ? Que puis-je lui offrir aujourd’hui pour l’aimer et le suivre davantage ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, mon âme a soif de toi. Je te cherche, ô mon Dieu. Guide-moi pour te rencontrer aujourd’hui. Tu es le trésor de mon âme et je suis prêt à tout vendre pour l’acquérir. Je veux t’offrir mon pauvre cœur et ma vie. Prends-les, Seigneur. Tu es le seul nécessaire et c’est en toi que je veux reposer.

Résolution

« Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. » Les Rois mages repartirent de cette rencontre avec Jésus par un autre chemin. Nous ne pouvons pas non plus repartir de ce temps de prière par le même chemin. Prenons une résolution pour vivre différemment notre journée. Ai-je un pardon à demander ou à donner ? Un acte de charité à offrir ? Un changement d’attitude devant les circonstances de ma journée ?

03/01/2026

La prière, guide pratique

Connaître Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit

 Samedi 3 janvier 2026

Évangile selon saint Jean 1, 29-34

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Prière

Apprends-moi à prier, Seigneur, à reconnaître ta présence. Tout ce que je vis est appelé à devenir une prière, une rencontre avec toi. Pendant ce temps de méditation, je viens prendre ma vie et en faire une prière : tout ce que j’ai reçu de toi je viens le remettre entre tes mains.

Demande

Connaître Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit.

Réflexion

  1. Saint Jean-Baptiste est le précurseur, celui qui annonce la venue du Messie
    Dans cet Évangile nous sommes au cœur de sa mission, il montre Jésus et dit : « Voici l’Agneau de Dieu (…) » Dans la nuit où Dieu frappa tous les premiers-nés d’Égypte, il épargna ceux des hébreux. Depuis, les hébreux offraient en sacrifice à Dieu les premiers-nés de leurs troupeaux et ils rachetaient leurs aînés en offrant en sacrifice des animaux. Ce culte signifiait leur appartenance à Dieu et la priorité de Dieu. Cela voulait dire : « nous ne sommes pas comme les égyptiens, nous reconnaissons que Dieu est le Créateur et le Maître de sa création, nous reconnaissons que nous aussi nous venons de lui et que nous lui appartenons ». C’était une sorte de thérapie du péché originel par lequel l’homme dit à Dieu qu’il ne lui appartient pas, qu’il veut être indépendant de toute autorité et décider lui-même de ce qui est bien et de ce qui est mal.
  2. Jésus est l’Agneau de Dieu
    Il est celui qui s’offre totalement au Père en reconnaissant que le Père est tout pour lui, qu’il est plus que sa propre vie. Jésus réalise cette offrande de soi au Père en acceptant de souffrir les conséquences du rejet de Dieu : la solitude profonde de l’homme, sa souffrance, sa mort. En entrant dans les conséquences du péché, Jésus les sanctifie : Dieu y est passé. Désormais lorsque nous souffrons, et même dans la mort, nous pouvons trouver Dieu qui est passé par là. Ce qui était la conséquence de notre rejet de Dieu est devenu l’occasion de le retrouver en nous unissant à Jésus et en devenant fils de Dieu en Jésus-Christ, en nous abandonnant au Père avec lui.
  3. Dans cet Évangile saint Jean-Baptiste ne nous présente pas seulement le Christ, mais toute la Trinité. L’Esprit Saint : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel » et le Père : « Celui qui m’a envoyé baptiser m’a dit … ». L’Esprit Saint est présenté comme celui qui fait le lien entre le Père et le Fils, il est cette colombe qui descend du ciel et se pose sur Jésus. Le Père est celui qui « envoie » Jean-Baptiste. Les trois personnes nous sont donc présentées : tout d’abord Jésus, le Fils, qui nous sauve en nous permettant de nous associer à son être « fils de Dieu », à l’abandon total au Père dans l’amour. Ensuite l’Esprit Saint, qui est l’amour du Fils vers le Père et du Père vers le Fils, qui vient habiter en nous. Finalement le Père qui nous a envoyés et vers qui nous retournons, par Jésus-Christ et dans l’Esprit Saint.

Dialogue avec le Christ

Merci, Seigneur, pour le don de la foi. Merci car la foi en toi non seulement me donne l’espérance merveilleuse de vivre un jour avec toi au ciel, mais dès ici-bas elle embellit ma vie. Plus je vis en toi et plus mes amitiés sont belles, mes joies sont plus joyeuses, la création m’émerveille, le service me réalise, et même les souffrances prennent un sens. Apprends-moi à vivre comme un enfant de Dieu.

Résolution

Prendre un temps pour prier la Trinité, par exemple en méditant simplement la formule « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » par laquelle j’ai été baptisé et que si souvent je répète.

02/01/2026

Comment prier le chapelet ? TUTO

Je suis ton serviteur

 Vendredi 2 janvier 2026

Évangile selon saint Jean 1, 19-28

Voici le témoignage de Jean le Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Prière

Seigneur Jésus, tu me connais bien mieux que je ne me connais moi-même. Tu connais mes désirs, mes fragilités, mes élans et mes résistances… ainsi que mes talents. Durant ce moment de prière, je veux être vrai devant toi. Donne-moi la grâce de t’écouter et de me laisser éclairer par ta Parole.

Demande

Esprit Saint, viens me montrer qui je suis à tes yeux, et non selon les attentes du monde ou selon mes propres critères de réussite. Apprends-moi à me recevoir de toi.

Réflexion

  1. Ne pas chercher à être celui que les autres attendent
    Les autorités religieuses demandent à Jean-Baptiste : « Qui es-tu ? » Elles semblent prêtes à lui donner un titre prestigieux. Jean aurait pu profiter de la situation pour se faire grandir, se donner une importance. Il ne le fait pas. Il répond simplement : « Je ne suis pas le Christ. » Jean ne cherche pas à se valoriser aux yeux des hommes ; il ne veut porter que l’identité que Dieu veut lui donner.
    Nous aussi, nous entendons parfois autour de nous des voix qui nous encouragent à prouver quelque chose, à être un « succès », à correspondre à l’image d’un « chrétien parfait », d’une personne « importante », d’un leader irréprochable ou d’une personne forte qui ne montre jamais de faiblesse.
    Pour vivre dans la vérité, à l’image de Jean le Baptiste, nous devons reconnaître et accueillir nos limites, reconnaître que nous sommes créatures, non sauveurs. C’est là que naît la vraie liberté intérieure. Est-ce que j’accueille mes limites et que je les reconnais devant les autres ?
  2. Seul Dieu peut nous dire qui nous sommes vraiment
    Après avoir reconnu ce qu’il n’était pas, on pose à Jean une question essentielle : « Qui es-tu ? » C’est une question que nous devrions nous poser aussi. Souvent, nous répondons en parlant de notre identité extérieure : notre nom, notre origine, notre métier. Pourtant, si nous demandons avec plus de vérité : « Qui es-tu vraiment ? », la réponse devient plus difficile.
    Il arrive que notre voix intérieure nous parle durement, surtout lorsque nous faisons face à des difficultés ou un échec. Nous pouvons nous dire des choses comme : « Je ne vaux rien », « je suis nul », « personne ne m’aime ». Ces pensées ne décrivent pas qui nous sommes. Elles sont fausses. Elles ne viennent pas de Dieu. Lorsque nous nous voyons ainsi, un désir intérieur nous incite à chercher à prouver notre valeur, à nous-mêmes et aux autres, ou à démontrer que les autres valent encore moins. Cela assaille notre cœur et ne guérit pas.
    La vraie manière de découvrir notre identité est de nous tourner vers Dieu. Lui seul nous révèle qui nous sommes réellement. C’est ce que fait Jean. Il s’appuie sur la Parole de Dieu pour répondre : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert. » Sa mission et son identité lui viennent de Dieu.
    Et moi, quelle parole de l’Écriture révèle ce que Dieu pense de moi et la mission qu’il me confie ?
  3. Se reconnaître comme assistant du plus grand Roi
    Lorsque Jean exprime clairement son identité, en refusant les étiquettes flatteuses qu’on voulait lui imposer, on lui demande aussitôt : « Alors, si tu n’es pas celui que nous espérions, pourquoi accomplis-tu tout cela ? » Autrement dit : « De quel droit agis-tu ainsi ? » Jean répond avec une profonde simplicité. Il dit qu’il n’est qu’un serviteur qui baptise avec de l’eau. Rien d’extraordinaire selon les apparences. Pourtant, ces baptêmes de conversion dans les eaux du Jourdain attirent des foules immenses. Des hommes et des femmes de toutes conditions se mettent en route. Certains marchent des jours entiers, parfois sur de très longues distances pour écouter cet homme austère, reconnaître leurs péchés, se convertir et se préparer à l’arrivée du Sauveur promis par Dieu.
    Jean sait très bien que ces événements dépassent infiniment ses forces humaines. Il y a une disproportion évidente entre la faiblesse du messager et la profondeur du mouvement de conversion qui s’opère. Il ne s’en attribue aucun mérite. Il se reconnaît comme un instrument dans les mains de Dieu. Il se désigne lui-même comme un simple serviteur au service d’un Roi-Sauveur, si grand qu’il affirme ne pas être digne de « délier la courroie de sa sandale ».
    Voilà l’identité de Jean le Baptiste : un petit serviteur, humble et disponible, mettant toute sa vie au service d’un Seigneur infiniment grand, et d’une mission qui transforme des vies.
    Et nous ? Quelle est notre identité profonde ? Qui sommes-nous en relation avec Jésus ? Quelle mission nous confie-t-il, aujourd’hui, dans la réalité concrète de notre vie ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu me connais mieux que moi-même. Apprends-moi à me recevoir de toi, comme Jean le Baptiste l’a fait. Donne-moi de reconnaître qui je suis à tes yeux, sans me laisser définir par les attentes des autres. Fais-moi comprendre que je suis ton serviteur, appelé à préparer ton chemin dans les cœurs. Purifie mes intentions, pacifie mon regard, et que ma joie soit de te laisser grandir en moi et autour de moi.

Résolution

Aujourd’hui, j’accomplirai un acte de service humble, selon la mission que Dieu m’a donnée.  Je chercherai à le faire de manière discrète, sans chercher à être vu, ni reconnu, en union avec Jésus, mon Roi.