Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

23/09/2026

Glorious - La guérison

 

Un esprit d’audace pour aller vers mes frères

 Mercredi 23 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 9, 1-6

En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

Prière

Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.

Demande

Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. Fais grandir en moi la foi, l’espérance et la charité.

Réflexion

  1. « Jésus rassembla les Douze. »
    L’Évangile nous présente souvent Jésus qui réunit et instruit ses apôtres. Il a pris le temps nécessaire pour leur révéler l’amour de son cœur. Avant de leur donner une mission, il les a formés. Tout baptisé est appelé lui aussi à se former de manière continue. Le catéchisme et les prières de notre enfance ne sont pas suffisants à maintenir notre foi vive. Aujourd’hui encore, Jésus nous invite à nous rassembler pour nous mettre à son école et nous laisser instruire.
  2. « Il leur donna pouvoir et autorité (…) il les envoya. »
    Jésus envoie ses apôtres en mission, tout en les préparant à ce qui les attend par son enseignement et l’autorité qu’il leur donne. Ils agiront en son nom et seront dotés de son pouvoir. Nous pouvons imaginer leur émerveillement lorsqu’ils ont chassé des démons et guéri des malades en son nom. Nous sommes tous envoyés en mission pour participer à l’évangélisation des hommes et de la société́. Comme les disciples, recevons avec joie et humilité les dons de l’Esprit Saint pour annoncer la Bonne nouvelle. Conscients que le Règne du Christ est un don et ne peut se construire par nos seules forces humaines, cherchons à toujours rester unis au Christ et à son Église comme le sarment à la vigne.
  3. « Ils partirent (…) »
    Jésus enseigne et envoie, tout en respectant notre liberté. C’est à nous de partir, de sortir de nos maisons, de nos paroisses, de nos cercles pour aller annoncer. Il y a un besoin urgent de témoins, d’apôtres, de baptisés qui prennent conscience de leur vocation de prophètes pour vivre et annoncer l’Évangile. Il se peut que nous ne nous sentions pas à la hauteur : tentation fréquente qui paralyse l’apôtre. Il n’est pas nécessaire d’être prêtre, religieux ou consacré pour annoncer la Bonne Nouvelle. Encore moins d’être « parfaits et intègres » (Jc 1, 4) ni d’avoir un doctorat en théologie. Par notre vocation de baptisé, nous sommes oints par le « Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14, 26). Soyons à l’écoute de cet Esprit qui nous invite à devenir missionnaires !

Dialogue avec le Christ

Jésus, toi qui viens à ma rencontre, me révèles l’amour de ton cœur dans la prière et les sacrements, me formes à travers ta Parole et le magistère de l’Église, m’envoies et m’accompagnes dans ma mission, donne-moi ton esprit d’audace pour aller vers mes frères et, en ton nom, annoncer la Bonne nouvelle.

Résolution

Devant la réalité de tant de personnes proches de moi qui ne connaissent pas la Bonne Nouvelle de l’Évangile, je pourrais demander à l’Esprit Saint de me montrer la meilleure manière d’être pour eux un témoin de foi.

22/09/2026

Chant à l'Esprit Saint | Souffle de Dieu , renouvelle nos Cœurs

 

« Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu »

 Mardi 22 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 8, 19-21

La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir ». Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

Prière

Seigneur, en cette journée que tu me donnes, je viens à toi, je prends un moment avec toi. J’ai besoin de toi. Mais avant tout tu m’aimes. Et ce n’est pas que tu consentes à m’aimer, mais tu m’aimes ! Je n’ai rien fait pour le mériter, j’ai seulement à l’accepter. Jésus, j’ai confiance en toi.

Demande

Vivre en frère de Jésus, en Fils du Père.

Réflexion

  1. La famille de Jésus cherche à le voir. Quelle chance d’être de sa famille ! D’avoir un lien si fort avec lui ! Le Christ crée un nouveau lien, encore plus profond. Il s’agit non plus d’une relation de sang mais d’une relation spirituelle. Le sang procure une vie périssable, l’Esprit une vie impérissable. Voici donc l’héritage que nous recevons et qui nous fait enfants de Dieu, fils dans le Fils. Dans le Fils parce que nous vivons alors de l’Esprit de Jésus. Nous participons avec lui, en lui de sa relation filiale. Il instaure ainsi la famille des enfants de Dieu. La réponse du Christ que nous lisons dans l’Évangile n’est donc pas un mépris pour les siens. Le statut d’être frères et sœurs dans l’Esprit est encore plus grand que d’être frères et sœurs de sang, puisque nous sommes alors fils du Père de Jésus, notre Père du ciel.
  2. Ce qui caractérise cette famille, c’est d’écouter la parole de Dieu et de la mettre en pratique. Si la première caractéristique divine est d’aimer, n’a-t-on pas là notre voie, notre apprentissage de l’amour ? Le Christ a voulu préciser qu’il ne reconnaîtra pas ceux qui agissent en son nom sans aimer : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est- ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !” » (Mt 7, 21 ss).
    Faire partie de la famille de Dieu ne revient pas à porter une étiquette dont on serait plus ou moins fier ou en une série de traditions, mais à le vivre de l’intérieur. Après avoir expliqué ceci, le Christ continue : « Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. » Ceci se rattache à l’Évangile que nous entendons aujourd’hui. Ce roc dont il est question, n’est-ce pas le Christ ? De la même manière, notre filiation s’appuie uniquement sur cette pierre d’angle. Écouter la parole de Dieu et la mettre en pratique c’est vivre comme Jésus, en fils, c’est-à-dire, c’est faire la volonté du Père.
  3. Cette famille constituée des fils du Père est l’Église. Elle forme un royaume. Ce qui rassemble dans un royaume, plus que des frontières, c’est le roi. Ce royaume a une particularité : c’est un royaume de fils, et le roi est le Père. Le Christ dit que son royaume n’est pas de ce monde (cf. Jn 18, 36). En effet l’Église militante est en pèlerinage sur terre avant de rejoindre l’Église triomphante au ciel, notre patrie et but de notre pèlerinage. La famille de Jésus cherchait à le voir. Elle n’a plus besoin de se déplacer pour voir Jésus : il est au milieu de nous, il vit en nous de cette présence intériorisée puisque son Esprit, sa vie demeure en nous. Le Royaume de Dieu est au-dedans de nous.

Dialogue avec le Christ

Jésus, apprends-moi à vivre comme fils du Père, apprends-moi à aimer.

Résolution

Prendre un temps seul à seul à la fin de ma journée et voir comment j’ai vécu de la Parole de Dieu et l’ai mise en pratique aujourd’hui.

21/09/2026

Rien N'est Impossible à Dieu

 

Une histoire de regards

 Lundi 21 septembre 2026Évangile selon saint Matthieu 9, 9-13

En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Prière

Écouter cette prière de saint Paul, tirée de la première lecture du jour, comme si elle m’était adressée :
« Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit
par le lien de la paix.
 »

Demande

Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. En ce temps de prière, je me place sous ton regard plein de miséricorde et me laisse habiter par ton amour. 

Réflexion

Ce magnifique texte de l’Évangile raconte l’appel de Matthieu, écrit par l’évangéliste lui-même. Avec quelle émotion a-t-il dû se rappeler ce moment charnière de sa vie après lequel tout a changé ! Il revit cette scène qui se résume à trois regards.

  1. Le regard des pharisiens : « Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
    Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ?
     »
    Ces hommes détenteurs de la Loi posent sur Matthieu et ses amis un regard accusateur. Ils ne peuvent aller au-delà des apparences. Ils sont dérangés par la vie « pècheresse » de ces hommes. Pour se protéger, ils préfèrent construire un mur entre eux, les « purs » et ces hommes « impurs ».
    En 2014, le pape François priait ainsi : « Que se développe toujours plus une culture de la rencontre, susceptible de faire tomber tous les murs qui divisent encore le monde, et pour que jamais plus des innocents soient persécutés et parfois tués pour leurs croyances ou leur religion… Nous avons besoin de ponts, pas de murs. » (Pape François, Discours à l’occasion du 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin, 2014)
    Dans un premier temps, je peux me demander dans quelle mesure mes regards, mes paroles et mes actions invitent à la rencontre ou à la division. 
  2. Le regard de Matthieu
    Publicain, donc traître de la nation, il était regardé comme tel. Il n’en était sans doute pas fier, mais Dieu seul sait ce qui l’a conduit à un tel métier pour gagner sa vie. Nous pouvons imaginer des circonstances qui l’avaient amené à cela. Le besoin ? La peur de l’avenir ? Un rejet de la part de sa famille ? De mauvaises influences ? Nul ne connaît les motifs profonds de ceux qui l’entourent. Des regards accusateurs ne font que confirmer en eux ce sentiment de mal-être qui les conduit au mépris d’eux-mêmes. Le fait est que Matthieu avait sans doute du mal à se regarder en face sans honte. Ce regard qu’il portait sur lui-même l’enchaînait et il n’arrivait pas à imaginer que sa vie pouvait changer.
    Je peux maintenant prendre un moment pour découvrir la dureté de ces « regards » que je porte parfois sur moi-même et sur ma vie. Je les dépose dans le cœur miséricordieux du Christ.
  3. Le regard de Jésus
    Le récit de cette conversion commence par un regard : « Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu. »
    Jésus marche d’un village à l’autre, pressé par les foules qui lui apportent des malades en quête de miracle… Au milieu de ce tumulte, il a vu Matthieu qui se tenait en retrait, à son bureau de collecteur d’impôts.
    Jésus ne regarde pas la réalité de manière superficielle, ni en cherchant à s’en protéger. Il se laisse toucher par la misère des hommes. Il se fait vulnérable : capable d’être affecté par l’autre. Il offre un regard qui invite à la rencontre et fait tomber les murs. Jésus a perçu dans le cœur de Matthieu cette soif de la vraie vie et il est venu la lui donner. Cette rencontre par le regard a permis à Matthieu de dépasser la honte que lui provoquaient les jugements des pharisiens et ses propres peurs pour se lever et se mettre à la suite de Jésus. Sans ce regard, nous n’aurions sans doute pas d’Évangile selon saint Matthieu !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tant de regards pèsent sur moi : le regard des autres, les jugements que je perçois, mon propre regard dur et méprisant devant mes faiblesses et mon péché. Je veux changer de perspective et me placer sous ton regard miséricordieux. Je veux me voir comme tu me vois afin que ton regard me donne le courage de me lever et de me mettre à ta suite.

Résolution

Je pourrais aujourd’hui m’approcher de quelqu’un que j’ai souvent regardé superficiellement ou de haut, et commencer à bâtir un pont.

20/09/2026

Medjugorje 01.08.2026. Mladifest - Hosanna

 

« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »

 Dimanche 20 septembre 2026

Évangile selon saint Matthieu 20, 1-16

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Prière

Père, tu m’as appelé à être un ouvrier à ta vigne et à avoir part à ton Royaume. Ta vigne est magnifique, mais les ouvriers que nous sommes n’en prenons pas toujours soin pour le bien de ton œuvre et de ta propriété. Nous cherchons à en tirer profit pour notre propre satisfaction. Aujourd’hui, cela doit être différent. Ton Fils nous donne le véritable sens de cette vigne : c’est ton Royaume qui est la source de notre vie. Que ton nom soit à jamais béni !

Demande

Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau, mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau.

Réflexion

  1. « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. »
    La vigne, c’est le monde dont les dynamismes reflètent le mystère de Dieu en son œuvre : mystère de vie, de croissance et de fécondité.
    Les potentialités de la vigne, les richesses du sol, le rayonnement solaire, la pluie généreuse… sont des dons parfaitement gratuits, qui doivent néanmoins être cultivés. Notre coopération nous met en relation entre nous, avec les œuvres de Dieu et avec Dieu lui-même. Voilà ce Royaume qui nous fait vivre.
  2. « Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” »  
    La durée de notre pèlerinage sur terre, auquel la vigne donne sens et direction, a une part d’épreuve et une autre de chance.
    Alors que le temps pèse sur l’âme au risque de l’engluer dans les soucis du monde, n’est-il pas un privilège que d’avoir part, dès maintenant, aux fruits pour l’éternité, tandis que les ouvriers de la dernière heure ont perdu une bonne partie de leur vie à attendre parce que personne ne les a appelés ?
  3. « Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »  
    Le résultat du travail n’est pas, ici, la productivité du temps, mais la liberté d’esprit. L’ouvrier, honnêtement dédié au projet du maître, produit du fruit spirituel au gré de la vigne et rend gloire de Dieu. Tout le salaire est là.
    Du sang versé par amour : n’y voit-on pas le salaire que le Christ, après ses années de service infatigable, paie pour nous en mourant sur la croix, tel un raisin broyé ? Alors que le salaire du péché, c’est la mort, le Christ meurt pour nous obtenir la vie, alors qu’une seule goutte de son sang aurait suffi pour racheter le monde. Est-ce trop peu ?

Dialogue avec le Christ

Jésus, tu es mort sur la croix par amour. Qu’ai-je donc à me plaindre ? Au vu du décalage entre ton amour et ma médiocrité, je ne peux passer ma vie plus qu’à pleurer mes péchés et à m’émerveiller et à m’enthousiasmer des œuvres du Père. Merci, Jésus, de tout cœur pour le don de ta vie que tu as offerte pour m’obtenir la vie. Amen.

Résolution

Aujourd’hui, je fais un effort pour exprimer ma gratitude.

19/09/2026

LITANIES DE LA SAINTE VIERGE MARIE – CHANTÉES

 

Cette terre féconde qui fait la joie du Père

 Samedi 19 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 8, 4-15

En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »

Prière

Père, fais grandir en mon cœur l’amour de ta Parole.

Demande

La douceur et l’humilité du cœur.

Réflexion

  1. « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
    La Parole de Dieu s’entend avec les oreilles mais elle ne se comprend véritablement qu’avec le cœur. Elle se lit avec les yeux, mais c’est la foi qui la regarde clairement et perçoit la profondeur de chaque mot. Jésus nous invite à prendre conscience de cette réalité, à chercher à cerner le sens de la Parole, de l’Évangile pour moi, à regarder chaque mot avec les yeux de la foi et ouvrir mon cœur pour accueillir la semence de la Parole.
    Aujourd’hui, qu’est-ce que Jésus me dit personnellement ? Que veut-il m’enseigner ? 
  2. À travers sa parabole, Jésus confronte la semence, qui est la Parole de Dieu, avec les différents types de sols qui l’accueillent, représentant les dispositions de cœur de ceux qui l’entendent et leur capacité à la conserver en vue de porter du fruit.
    Remarquons que Jésus part de la terre la moins bonne et termine par la terre la plus propice. Cela met en lumière les différentes étapes de notre vie spirituelle. Jésus termine par la bonne terre, nous pouvons donc en conclure que, pour chacun d’entre nous, la finalité est que nous soyons tous des terres fertiles, des hommes et des femmes qui portent beaucoup de fruits.
    À ceux qui sont au bord du chemin, il manque la lumière, l’intelligence de la foi. En effet, les propos de Jésus nous montrent que ces personnes sont à la merci du malin à travers l’image des oiseaux qui viennent tout dérober. C’est ainsi que l’ennemi agit pour détourner l’homme de la grâce, comme un voleur, le mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur.
    « Il y a ceux qui sont dans les pierres » : il leur manque les racines et la terre. La racine symbolise la force que nous devons puiser dans nos origines et se fixe dans cette terre de laquelle nous avons été formés pour être des hommes et des femmes à l’image et à la ressemblance de Dieu. Nous sommes ainsi créés par dessein de Dieu. En semant en nous sa Parole qui est esprit et vie, le Christ vient nous rappeler nos racines. Le constat est que nous manquons de ce lien divin, nous y avons renoncé ou nous l’ignorons pour nous appuyer sur des principes humains qui ne sont qu’orgueil et vanité d’où les pierres et la fugacité.
    Les racines dont parle Jésus sont les fondations divines, bâties sur le roc : aucune tempête – détresse et persécutions – ne peut déstabiliser. Les fondations de la foi qui nous permettent de nous enracines en Dieu sont les enseignements de nos pères dans la foi, la tradition de l’Église, les sacrements. En nous enracinant en Dieu, nous pourrons grandir dans la pleine connaissance de notre véritable nature d’enfants bien-aimés du Père céleste, pour résister à toutes sortes de détresse et de persécutions (cf. Rm 8, 35 ss).
    Aux troisièmes, ceux qui sont dans les ronces, il manque la maturité. C’est pourquoi ils ne donnent pas de fruits. Nous nous laissons surprendre par le tourbillon de nos désirs, nos plaisirs, les richesses, tout ce qui nous entoure, et notre soif d’avoir ou de posséder au détriment d’être. 
    Pourtant Dieu a créé le monde et toutes ses richesses comme cadeaux pour les enfants que nous sommes. Mais l’amour de ces cadeaux prend le dessus sur l’amour du Père. Nous en voulons toujours plus et, implicitement, nous mettons à mal notre relation au Père en nous coupant de lui petit à petit.
    Et à un moment donné, tout cela devient ces ronces, ces liens que nous tissons et qui empêchent l’élévation de notre âme ou notre croissance spirituelle et nous rendent dépendant de la chair ; ces ronces vont tuer les bonnes dispositions de l’âme à mûrir et produire des fruits. Cet amour des plaisirs et des richesses nous maintient alors dans un état infantile et nous sommes incapables de faire la part des choses.
  3. « Ce qui est tombé dans la bonne terre (…) »
    Ce sont les personnes qui ont surmonté ou du moins qui s’efforcent de dépasser les trois précédentes dispositions.
    Revenir sur le chemin : renoncer au malin et à toutes ses subtilités pour s’ouvrir au Christ et à sa Parole. Enlever les pierres, déblayer le sol et renforcer la terre : renoncer à l’endurcissement, à l’orgueil, dans le sens de l’intelligence humaine (sciences et doctrines humaines avec leurs dérives, les vagues de faux prophètes et gourous, etc.), prendre conscience de la finitude de l’intelligence humaine pour ne s’appuyer que sur Dieu, véritable rocher, revenir aux fondamentaux ou aux fondements de l’Église aux origines, à nos véritables racines. Couper les ronces : rompre les liens, se détourner de l’amour des biens matériels pour chercher à grandir dans l’amour de Dieu. 
    Tout cela n’est possible qu’à force de persévérance, d’efforts continuels et avec la grâce de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus-Christ, tu sais ce qu’il manque à mon cœur pour être cette terre féconde qui fait la joie du Père. Je te demande de venir travailler en moi et de disposer tout mon être à t’accueillir.
Marie, intercède auprès de ton Fils pour moi et pour ceux qui ne croient pas en sa Parole. Obtiens-nous un cœur doux et humble pour accueillir favorablement le Verbe de Dieu et porter des fruits qui demeurent.

Résolution

Faire un examen de conscience en reprenant chaque élément du troisième point de réflexion, en tirer les conclusions qui s’imposent et prendre une bonne résolution de vie.

18/09/2026

Cantique [ Ne t'inquiète pas, mon frère, ma soeur ]

 

Te rencontrer et te servir

 Vendredi 18 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 8, 1-3

En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

Prière

À ta Parole, Seigneur, ta création se met en route et se reconstitue en famille, à la suite de ton Fils Jésus-Christ. Par le don de ton Esprit, Dieu tout-puissant, ta Parole renouvelle notre vie et nous réunit en famille, nous mettant au service de l’avènement de ton Royaume d’amour, d’harmonie et de paix.

Demande

Donne-moi, Seigneur, de te rencontrer dans ma vie et de te servir, pour retrouver un sens surnaturel, comprendre et accomplir ma mission. Purifie mes attentes de valeurs qui passent et transforme-les en espérance des biens impérissables.

Réflexion

  1. « Jésus proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. »
    Quelle est cette Bonne Nouvelle ? Comment le règne de Dieu se réalise-t-il ? Pour le comprendre, il faut étendre la lecture de l’Évangile, dont chaque parole est semence à l’âme. Jésus compare le royaume à un champ ensemencé de graines (cf. Mt 13, 19-23) : là où la Parole est accueillie, méditée et assimilée, le règne de Dieu s’établit et prospère. Le règne de Dieu se réalise à la mesure de la significativité de la Parole pour celui qui l’accueille.
    Quelle significativité la Parole de Dieu a-t-elle en moi ? L’épi, que chaque divine parole est censée faire produire au sujet, le fera aussi participer aux biens du royaume. La porte d’entrée en sera l’offrande du pain, fruit de la terre et du travail des hommes : c’est l’offrande eucharistique. Le premier bénéficiaire de cette gloire sera le sujet lui-même ainsi que tout son entourage. Alors, qu’attendons-nous pour suivre Jésus, accueillir et annoncer sa Parole ?
  2. « Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes (…) »
    « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » (Mt 13, 33) Tandis que le pain d’offrande sacrificielle de l’Eucharistie comme de la Pâque juive, en prémices du royaume, est sans levain, le levain fait référence à une autre dimension du règne de Dieu : il concerne le tissu compact des relations humaines et sociales, habitées de charité, d’échange, d’accueil et de promotion de l’homme, que Dieu veut imbiber de son amour et sanctifier.
    Le royaume ne se réalise pas seulement dans la liturgie, qui exprime la paternité spirituelle de Dieu par l’autorité des apôtres, mais s’élargit à toute la création, appelée à être transformée par la grâce. Le premier lieu de sanctification des relations est la famille, Église domestique. Cela engage la maternité spirituelle de la femme, disciple du Christ, qui engendre la vie et noue des relations : par elle, Dieu touche silencieusement les cœurs des enfants et en fait, à leur insu, d’heureux gagnants de la citoyenneté céleste et bénéficiaires de sa béatitude.

Dialogue avec le Christ

Jésus, mon Seigneur et mon Dieu, donne-moi, en te suivant, de reconnaître ton humanité dans la divinité des mystères sacrés de la foi et de la vie en Église et de reconnaître ta sainte humanité dans les relations avec mes frères et sœurs, prochains ou lointains.

Résolution

Appelé à donner sans compter et à aller jusqu’au bout, j’avancerai un peu plus que d’habitude dans ma générosité au service du plus pauvre.