texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

23/01/2026

Il ne faut pas confondre la foi et la crédulité !

Ma mission pour le Seigneur

 Vendredi 23 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 3, 13-19

En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –, André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

Prière

Seigneur Jésus, je crois en toi. Tu m’appelles aujourd’hui comme tu as appelé les Douze.
Tu me veux proche de ton Cœur, non pour mes mérites ou pour ce que je peux faire, mais parce que tu m’as aimé le premier. J’ai confiance en toi. Que je me laisse aimer par toi avec simplicité, comme un disciple bien-aimé. Que cet amour me donne l’élan d’aimer ceux que tu mets sur ma route.

Demande

Seigneur Jésus, donne-moi la grâce d’entendre ton appel personnel et de comprendre plus profondément la mission de baptisé que tu me donnes. Que ton Règne vienne dans mon cœur et dans le monde où tu m’envoies.

Réflexion

  1. « (…) il appela ceux qu’il voulait » : un appel personnel et gratuit
    Seigneur, tu montes sur la montagne et tu appelles librement ceux que tu veux.
    Ton choix ne suit pas les critères humains mais ceux de ton amour. Tu appelles des pécheurs, des tempéraments variés, des personnalités fragiles. Tu les veux tels qu’ils sont, et tu me veux, moi aussi, tel que je suis.
    Comme pour les Douze, mon premier acte de foi est de répondre à ton appel intérieur. Tu me proposes une amitié vraie, une intimité qui transforme. Merci, Seigneur, pour cette liberté pour laquelle tu me choisis chaque jour, malgré mes faiblesses. Apprends-moi à t’écouter dans la simplicité de mon quotidien. Que je pose le choix d’être avec toi en tout ce que je fais et en tout ce que je vis.
  2. « (…) pour qu’ils soient avec lui (…) » : la source de toute fécondité
    Toi et moi savons que, sans toi, je m’épuise, je m’agite, je me disperse. Tu me rappelles qu’être avec toi est ton premier désir pour chacun de nous. C’est le premier amour nourri dans la prière silencieuse, dans l’écoute de ta Parole, dans les sacrements qui rend service à l’Église et au monde. De là, jaillit la force de ma mission comme disciple.
    Saint Jean-Paul II mentionne, dans son exhortation apostolique Christifideles laiciune citation de Lumen gentium sur la vocation des laïcs dans le monde : « La vocation propre des laïcs consiste à chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu. » (Paul VI, Lumen gentium, 31)
    Seigneur, être avec toi me permet de vivre pour toi dans mes réalités quotidiennes pour y faire rayonner ton Royaume : ma famille, mon travail, mes engagements, mes choix.
    Donne-moi un cœur uni à toi, pour que mes actions soient animées par ton Esprit et ta Vérité et non par mes seules forces et critères.
  3. « (…) pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle (…) » : une mission confiée à chacun
    Tu ne gardes pas les Douze pour toi : tu les envoies. Ils sont envoyés non parce qu’ils sont prêts, mais parce que tu les accompagnes et parce qu’ils ont choisi de sortir de leur environnement connu pour se lancer vers l’inconnu. Ils ont confiance en toi.
    Seigneur, tu m’envoies, moi aussi. Tu me demandes d’être témoin de ton amour là où je vis. Parfois la mission me dépasse, parfois elle me fait peur. Mais tu me rassures : tu me donnes non seulement une mission, mais aussi la force pour l’accomplir.
    Jésus, quel est aujourd’hui l’endroit où tu veux agir à travers moi ? Quelle parole, quelle attention, quel acte d’amour veux-tu réaliser par mes mains ? Aide-moi à comprendre que l’évangélisation commence dans les actes les plus simples, dans les rencontres quotidiennes vécues avec un cœur habité par toi.

Dialogue avec le Christ

Merci, Jésus, pour ton appel. Merci de m’inviter à être avec toi, comme un ami que l’on appelle auprès de soi. Je te remercie aussi de me confier une mission dans ton Église : tu veux et peux te servir de ma pauvreté pour toucher des cœurs. Tu connais mes peurs, mes limites, mes incohérences. Je te les offre. Je ne peux pas tout, mais je peux t’offrir mon fiat aujourd’hui. Oui, je veux être avec toi, oui je veux être envoyé par toi.

Résolution

Selon ce qui m’a touché le plus, je choisis de poser un acte d’amour pour Dieu. Par exemple, je pourrais décider d’un moment précis pour « être avec Jésus » dans la journée (silence, adoration, Évangile) ; ou poser un acte d’amour simple et concret : un pardon, une attention, une parole de foi, une aide à quelqu’un dans le besoin ; ou lire quelques passages de la constitution dogmatique sur l’Église Lumen gentium sur la vocation des laïcs.

22/01/2026

Emission Mgr Aupetit 21 janvier 2026 sur l’œuchuménisme

« Toi, tu es le Fils de Dieu ! »

 Jeudi 22 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 3, 7-12

En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

Prière

« Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui il est notre Dieu, nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? » (Ps 94, 6-7)

Demande

Seigneur, viens ! Je t’offre ce temps de cœur à cœur afin que tu puisses remplir le mien comme tu le désires.

Réflexion

  1. « Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. »  
    L’Évangile de Marc commence très vite par la vie publique du Christ, qui débute dès son baptême et l’arrestation de Jean Baptiste. Cette vie publique, faite entre autres de guérisons multiples, attire une multitude de personnes qui cherchent à le voir, à cause de sa renommée d’un « enseignement nouveau, donné avec autorité ; il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent » (Mc 1, 27). Mais cette foule cherche aussi à voir Jésus pour ses guérisons et ils désirent se faire guérir eux-mêmes… mais pour eux-mêmes…
    Dans quel état d’esprit nous approchons-nous des sacrements, lieux de présence et de Parole du Christ ? Avons-nous le même engouement pour chercher et nous rapprocher du Christ que celui des foules dont on nous parle ici ? Qu’est-ce que je mets dans cette recherche du Christ : un désir de le connaître pour me satisfaire moi-même ou pour mieux l’aimer gratuitement ?
  2. « (…) une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. »
    La foule est tellement grande que Jésus demande à ses disciples une barque ; d’une part pour ne pas être écrasé, mais aussi, et sans doute pour lui permettre, s’éloignant un peu du rivage, de pouvoir s’adresser à une foule plus nombreuse encore… Cette multitude est là pour venir voir ce qu’elle n’a pas encore vu, mais dont elle a entendu parler. C’est toute la force du témoignage !
    « Oui, puissions-nous tous, dans l’Église, être ce que nous sommes déjà en vertu de notre baptême : des prophètes, des témoins, des missionnaires du Seigneur ! » (Pape François, Message pour la Journée mondiale des missions, octobre 2022) Cette phrase du pape François fait retentir en nous le don de notre baptême qui nous rend tous prêtre, prophète et roi.
    Est-ce que je cultive ce don dans ma vie quotidienne ? Ai-je conscience qu’il me demande de témoigner de son amour pour chacun et pour tous, par la pensée, la parole et les actes ?
  3. « Toi, tu es le Fils de Dieu ! Mais il leur défendait vivement de le faire connaître. »
    Les esprits impurs ne peuvent que reconnaître la personne de Jésus, Fils de Dieu. En quelque sorte, ils disent vrai, mais ils n’aiment pas… C’est un constat, pas un acte d’amour ni d’adoration. Jésus n’a pas besoin d’être connu pour être reconnu, mais il désire être reconnu pour être aimé, et qu’à travers lui le Père soit aimé. Et toute la vie terrestre du Christ n’a qu’un seul but – depuis l’Incarnation jusqu’à sa mort sur la croix, amenant à sa Résurrection – c’est de prouver l’amour inconditionnel de Dieu pour chacun de nous, afin que nous puissions l’accueillir et y répondre en l’aimant à notre tour.
    Quel amour ai-je pour le Christ et pour Dieu ? Est-ce que je prends le temps de nourrir cet amour par la méditation de la Parole, des temps de prières, la fréquentation des sacrements ?

Dialogue avec le Christ

Ô mon Dieu, vous connaissez mon cœur, aidez-moi à faire mienne ces paroles du saint Curé d’Ars : « Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer, de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie, jusqu’au dernier soupir de ma vie. »

Résolution

Je prends des temps de prière silencieuse pour me laisser aimer par Dieu.

21/01/2026

Loi sur l'euthanasie : ce qui arrive (et c'est encore pire...)

Un amour infini - Un autre regard sur la Miséricorde divine

Vivre le mystère du Règne

 Mercredi 21 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 3, 1-6

En ce temps-là, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

Prière

Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.

Demande

Seigneur, je crois en toi, j’espère en toi et je t’aime. Fais grandir en moi la foi, l’espérance et la charité.

Réflexion

  1. Nous terminons aujourd’hui la lecture de la première partie de l’Évangile selon saint Marc introduite par ces mots : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1, 15) L’évangéliste présente Jésus comme celui qui vient annoncer le Royaume par sa présence, ses paroles et ses miracles.
    Dans le passage que nous lisons aujourd’hui, il s’agit tout d’abord d’un homme à la main sèche, handicap sévère dans une société ou le travail manuel est nécessaire pour vivre. Jésus guérit cette main pour qu’elle se rende utile pour le Royaume de Dieu.
    Dans la première lecture du jour qui raconte le combat entre David et Goliath, le mot « main » apparaît sept fois, se référant à David, et soulignant l’importance de ses mains mises au service de Dieu pour le combat contre le mal (représenté par le Philistin). En revanche, les pharisiens dont parle l’Évangile du jour semblent plutôt avoir des mains prêtes à faire périr celui qui les dérange.
    Les œuvres de mes mains sont-elles au service du Royaume de Dieu ?
    Seigneur Jésus, je t’offre mes mains pour faire ton travail.
  2. Nous avons également vu, dans les chapitres précédents, Jésus « parcourir la Galilée » (Mc 1, 39). Le Royaume est présent, vient à notre rencontre et « se manifeste dans la personne même du Christ, Fils de Dieu et Fils de l’homme » (Lumen gentium, 5). Il marche parmi nous pour nous révéler l’amour du Père. Les pharisiens, quant à eux, n’ont marché vers la synagogue que pour prendre Jésus en défaut et le condamner.
    Mes pieds sont-ils ceux « du messager qui annonce la paix, qui porte la bonne nouvelle, qui annonce le salut, et vient dire à Sion : il règne, ton Dieu ! »(Is 52, 7) ?
    Seigneur Jésus, je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin.
  3. Les pharisiens « observai[en]t Jésus pour voir s’il (…) guérirait le jour du sabbat. »Conscient des regards accusateurs qui se posent sur lui, Jésus dit à l’homme à la main sèche : « Lève-toi, viens au milieu », comme s’il voulait détourner leur attention sur ce qui compte vraiment, plaçant cet homme – et l’Homme au sens figuré – au centre des préoccupations de son Royaume. Il voit en lui sa détresse, sa pauvreté et la misère de sa famille affectée par cette bouche à nourrir qui ne peut produire ce dont il a besoin pour vivre. Si son cœur se laisse toucher par la douleur des hommes, il n’est pas insensible à leur indifférence et leur méchanceté. « Promenant sur eux un regard de colère », Jésus constate l’endurcissement du cœur des pharisiens pour lesquels la Loi précède la charité. Regard de compassion ou regard de colère que celui de Jésus qui sonde mon cœur ?Ai-je éduqué mon regard pour découvrir, au-delà des apparences et de mes jugements, les souffrances de mes frères ?
    Seigneur Jésus, je t’offre mes yeux pour voir comme toi.
  4. Jésus demande : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? (…) Mais eux se taisaient. » La Parole incarnée pose une question et attend une réponse. Ces pharisiens, au cœur endurci et aux paroles mensongères, ne peuvent que garder silence devant celui qui est la Vérité. Mes paroles font-elles du bien ou font-elles du mal ?
    Seigneur Jésus, je t’offre ma langue pour annoncer tes paroles de vérité.
    L’annonce du Royaume invite à la conversion tout entière de notre être : de notre intelligence et de notre cœur d’abord, manifestée dans des actions concrètes de nos mains, de nos pieds, de notre regard et de notre langue.

Dialogue avec le Christ

Jésus, avec des paroles simples mais pleines d’autorité, tu offres le mystère du Règne à l’esprit et au cœur de celui qui veut l’accepter. Par tes miracles, tu nous montres que l’amour est plus fort que la mort. Par ta propre vie, pauvre, libre et dans la confiance filiale, tu manifestes ce qu’est le Royaume. Aujourd’hui je renouvelle mon désir de mettre tout mon être au service de ton Royaume.

Résolution

Je pourrais dire la prière suivante :
« Seigneur Jésus, je t’offre mes mains pour faire ton travail ;
Je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin ;
Je t’offre mes yeux pour voir comme toi ;
Je t’offre ma langue pour dire tes paroles ;
Je t’offre mon intelligence pour que tu penses en moi ;
Je t’offre mon esprit pour que tu pries en moi ;
Surtout, je t’offre mon cœur pour qu’en moi tu aimes le Père et tous les hommes.
Je t’offre tout ce que je suis pour que tu grandisses en moi, que ce soit toi le Christ qui vives, travailles et pries en moi. Amen.
 »

20/01/2026

“Je demande à la société de nous aider à vivre !” L’appel de Louis Bouffard 


J'ai composé la musique de Sacré Cœur - Thierry Malet

« Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat »

 Mardi 20 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 2, 23-28

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »

Prière

« Envoie ton Esprit Créateur. Toi qu’on nomme le conseiller ; toi le don du Dieu très-haut ; source vive, feu charité (…) enflamme-nous de ta lumière, emplis nos cœurs de ton amour, affermis toujours de ta force la faiblesse de notre corps » (Extrait de l’hymne Veni Creator).

Demande

Vivre en plénitude ma condition d’enfant de Dieu !

Réflexion

  1. « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis ».
    Ce verset de l’Évangile, sorti de son contexte, pourrait être entendu – mutatis mutandis – dans une cour d’école, à la sortie d’une église, entre collègues ou bien à la terrasse d’un café. Combien est-il facile de se scandaliser et de dénoncer les actions d’autrui et de donner des conseils avisés. C’est ce que ces hommes de la loi font vis-à-vis de Jésus et c’est ce que nous faisons vis-à-vis de notre entourage. Et c’est aussi ce que Jésus reproche à maintes reprises aux pharisiens dans les Évangiles.
    Qui sont ces pharisiens ? Pour ne pas les juger injustement, il importe de reconnaître d’abord les qualités qui sont à l’origine de leurs excès : Jésus admire leur zèle (cf. Mt 23, 15), ainsi que leur souci de perfection et de pureté (cf. Mt 5, 20). Saint Paul souligne leur volonté de pratiquer la loi minutieusement ; ils sont admirables dans leur attachement aux traditions orales vivantes. Mais certains d’entre eux, forts de leur science légale, méprisent les ignorants, accablent les faibles au nom de leur justice. Ils considèrent même qu’ils ont des droits sur Dieu au nom de leur pratique (cf. Mt 20, 1-15). Tel est l’univers légaliste que les évangélistes ont dépeint et dont Jésus tient à mettre en garde. Qu’y a-t-il en moi de pharisien ? Fort de ma fidélité à la foi, quel regard pharisien est-ce que je pose sur ceux qui m’entourent ? ma famille ? ma communauté ? mes collègues ? mes paroissiens ?
  2. « Le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ».
    Pendant plus de 500 ans, depuis l’exil à Babylone jusqu’à l’époque de Jésus, les juifs ont observé la loi du sabbat. Cette loi est devenue au fil des siècles un véritable signe d’identité et le sabbat était rigoureusement observé.  À l’époque des Maccabées, vers le IIe siècle avant Jésus-Christ, cette loi a atteint un point critique : alors qu’ils ont été attaqués par les grecs un jour de sabbat, les Maccabées ont préféré se laisser tuer plutôt que de transgresser cette loi qui exigeait de ne pas prendre les armes ce jour-là.  C’est ainsi que mille personnes moururent ce jour-là (cf. 1 M 2, 32-38). Par la suite, les chefs religieux ont conclu qu’il valait mieux résister et défendre sa vie même un jour de sabbat (cf. 1 M 2, 39-41).
    Jésus, dans cet Évangile, adopte la même attitude : il relativise la loi du sabbat en faveur de la vie. En effet, la loi existe pour le bien de la vie humaine et non pas pour le contraire. Jésus, en venant sur terre vient me révéler le cœur du Père. Il vient remettre l’ordre dans toute chose, il vient « recréer toute chose ». Jésus annonce clairement ici les priorités : l’amour de la vie l’emporte sur l’amour des prescriptions. Certes celles-ci me donnent une certaine sécurité dans ma vie. Je sais grâce à elles que je fais ce que je dois faire. Cependant, elles ne peuvent m’enfermer ni me rendre esclave. Sachons porter un regard en vérité sur les priorités de nos vies.

Dialogue avec le Christ

Je te donne mes yeux pour voir comme tu vois. Donne-moi, Seigneur, de regarder les personnes autour de moi avec ton regard de bonté, un regard qui scrute les cœurs et non pas les apparences.

Résolution

Trouver un moment pour m’approcher d’une personne que j’ai tendance à critiquer sévèrement en mon for intérieur et prendre du temps pour la connaître davantage : ses inquiétudes, ses joies, ses préoccupations, changer mon regard pharisien par un regard chrétien. 

19/01/2026

Jésus a réalisé le film - Témoignage de Sabrina et Steven Gunnell

L’Époux

 Lundi 19 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 2, 18-22

En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »

Prière

Pour moi, le bien, c’est d’être auprès de Dieu.
(À répéter autant de fois que nécessaire)

Demande

Seigneur, que penses-tu de moi ? Accorde-moi la grâce de reconnaître ma petitesse, aide-moi à comprendre tes pensées. Je veux être obéissant à ta voix et aller là où ta Parole m’envoie. Tu préfères l’obéissance aux sacrifices. Je t’offre le sacrifice de ma volonté, afin que ta Parole prenne vie à travers mes actions.

Réflexion

  1. « Pourquoi (…) tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
    La foi que nous professons est-elle enracinée dans le Christ ou plutôt dans les actes de piété ? Notre foi nous invite à nous placer dans une dynamique relationnelle avec le Seigneur, car la foi chrétienne stimule notre raison et notre affectivité pour nous attacher à la personne du Christ.
    Une fois que nous avons été introduits à la vie avec le Christ grâce à la foi, c’est à partir de cette même relation de foi que nous vivrons dans le Christ les présupposés de la vie chrétienne, c’est-à-dire le double commandement de l’amour de Dieu et du prochain. Une relation personnelle profonde avec le Christ correspond à une conscience plus claire des motifs qui dictent nos comportements. En assumant notre nouvelle identité dans le Christ, nous agissons pour le Christ.
  2. «Tant qu’ils ont l’Époux avec eux (…) mais l’Époux leur sera enlevé. »
    Dans cette deuxième partie, j’offre une « réponse » à la question posée dans la première partie. Pour le dire sans ambages : nous ne jeûnons pas comme vous parce que le Christ est avec nous. Sa présence réelle et constante est le nouveau critère selon lequel nous vivons, nous agissons et nous existons.
    La présence du Christ est le nouveau principe axiologique des manifestations extérieures de la piété et de la dévotion intérieures. La présence du Christ dans nos vies nous interpelle, nous transfigure. Sa présence parmi les disciples est incompatible avec les actes de pénitence, car il est venu nous apporter le salut, fondement de notre joie et de notre bonheur.
    L’absence du Seigneur sera-t-elle une raison et une incitation à pratiquer avec un esprit renouvelé une vie d’ascèse et de pénitence ? Le Christ est pour nous une joie présente et une espérance joyeuse. Son passage dans nos vies laisse des traces.
  3. « À vin nouveau, outres neuves. »
    Rien ne peut être comme avant. Le Christ lui-même a introduit une grande nouveauté dans le monde, le salut. Faire l’expérience du Christ et du salut dans le Christ provoque notre propre « transfiguration », déclenchant un processus de « christification ». Il serait inapproprié de considérer le christianisme comme « un style de vie parmi d’autres », dissociant inconsciemment notre relation personnelle et intime avec le Seigneur et les pratiques de vie spirituelle qui découlent de cette relation.
    Si tel était le cas, nous ne serions pas loin de confondre et d’identifier la relation personnelle avec les manifestations extérieures de piété, en prétendant mesurer selon le même critère la qualité de notre amour et la quantité de nos œuvres. L’amour se paie par l’amour, car la nouveauté – le vin nouveau – c’est le Christ lui-même. N’aimons pas plus (quantité), aimons mieux (qualité) !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, chaque jour qui passe, je te connais plus et, plus je te connais, plus je me rends compte qu’en réalité, je ne te connais pas ou très peu. Lorsque je crois savoir ou prétends t’avoir compris, ma petitesse et ma faiblesse me prouvent le contraire. Souvent, je me contente de « connaître l’idée du Christ », je me contente de te connaître « de bouche à oreille » et je passe de longues périodes sans t’adresser la parole. Pauvre naïf que je suis !
Je dis que je te connais, mais je ne te parle pas ; je dis que je t’aime, mais je n’ose pas te regarder ; je prétends croire en toi, mais je ne te consacre pas assez de temps. Malgré tout cela, tu m’attends patiemment, tu me regardes avec beaucoup d’espoir, tu m’aimes et tu me connais tel que je suis vraiment.

Résolution

Je vous invite à aimer et à connaître le Seigneur en consacrant au moins cinq minutes à une adoration eucharistique.