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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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17/05/2026
Nous sommes un don du Père
Dimanche 17 mai 2026
Évangile selon saint Jean 17, 1-11a
En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »
Prière
« Alléluia ! Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Qui dira les hauts faits du Seigneur, qui célébrera ses louanges ? Heureux qui pratique la justice, qui observe le droit en tout temps ! Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple ; toi qui le sauves, visite-moi : que je voie le bonheur de tes élus ; que j’aie part à la joie de ton peuple, à la fierté de ton héritage. » (Ps 105, 1-5)
Demande
Seigneur, donne-moi la grâce d’une connaissance plus profonde et plus intérieure de ton amour.
Réflexion
- Le passage de l’Évangile d’aujourd’hui nous situe dans la dernière Cène, un moment de grands enjeux pour Jésus et la communauté des disciples. Il va y instituer le sacrement de l’ordre et de l’Eucharistie. Ces sacrements seront les moyens pour donner continuité à sa présence auprès de nous après sa Passion et sa mort.
Dans son discours et dans sa prière sacerdotale, il va révéler à ses disciples l’incroyable tendresse de son cœur. Il les appellera ses amis et non pas ses serviteurs. Il va exprimer son désir que nous soyons toujours unis à lui, la vigne. Il va nous donner son commandement nouveau de l’amour, magnifiquement incarné par le lavement des pieds.
Il promet à ses disciples qu’il part leur préparer une place dans son Royaume et qu’il reviendra les prendre pour être avec lui. À cinq reprises, il fera la promesse d’envoyer l’Esprit Saint. Il consacrera ses apôtres dans la vérité et priera le Père de les protéger du monde. Il exprimera son désir d’unité : que nous soyons tous un comme lui et le Père sont un. Contemplons ce cœur qui déborde d’amour et de tendresse pour nous ! - « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. »
Plus spécifiquement les versets d’aujourd’hui ont lieu tout juste après l’annonce de la trahison de Judas. Il nous paraît donc étrange qu’il parle de cette heure, comme l’heure de sa glorification. Son cœur est lourd de tristesse pour la perte de Judas. Bientôt tous ses apôtres vont l’abandonner. Pierre va le renier par trois fois. Il sera condamné à la mort sur la croix pour nos péchés.
De quelle gloire parle-t-il ? Humainement parlant, c’est la catastrophe ! La gloire du Seigneur est la gloire de son amour pour nous. Au moment où nous méritions le moins d’être aimé par lui à cause de nos péchés, c’est le moment où le Christ décide de nous aimer d’un amour fidèle et inconditionnel. C’est probablement le moment de l’histoire où Dieu s’est montré le plus aimant envers nous. C’est cet amour qui aura la victoire sur la mort et le péché et qui nous ouvrira la porte de la vie éternelle. « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant » dira si bien saint Irénée. Rendons grâce au Seigneur pour son amour pour nous ! - « J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. »
Jésus nous voit comme un don, comme un cadeau de son Père. En considérant notre faiblesse, nous pourrions plutôt penser que nous sommes un fardeau ; mais ce n’est pas le cas. Jésus nous aime vraiment et sincèrement. Il rend grâce au Père que nous ayons cru en sa parole. Il prie pour nous. C’est formidable ! Comment ne pas avoir confiance en un Dieu qui nous voit ainsi. Comment ne pas mettre en lui toute notre espérance. Comment ne pas aimer le Seigneur et ne pas vouloir lui appartenir plus entièrement.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je veux surtout m’émerveiller de toi aujourd’hui. Quelle générosité débordante envers moi dans cette dernière Cène ! Quelle fidélité envers moi, même dans les moments de mes pires trahisons ! Quelle idée de me voir comme un don du Père et de me garder si précieusement tout près de ton cœur !
Résolution
Je demande au Seigneur la grâce de grandir toujours un peu plus dans ma confiance en lui, de ne placer mon espérance qu’en lui, et de l’aimer chaque jour davantage et un peu mieux.
16/05/2026
Demander et recevoir en ton nom
Samedi 16 mai 2026
Évangile selon saint Jean 16, 23b-28
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite. En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.
Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »
Prière
Seigneur, je me mets en ta présence. Je crois que tu me parles, comme tu parlais à tes disciples.
Demande
Seigneur, je viens répondre à ton appel : je veux demander et recevoir en ton nom, et remettre entre tes mains mon désir d’autonomie.
Réflexion
- Demander et recevoir
Jésus nous invite – nous presse – à demander et à recevoir en son nom. Il nous assure que, si nous vivons ainsi, notre joie sera parfaite. Quoi de plus facile, semble-t-il, que de recevoir ? Jusqu’au moment où nous réalisons que nous avons quelques résistances intérieures. Il nous faut une grande confiance pour accueillir et vivre dans la joie de Dieu, pour recevoir ce qu’il nous donne.
Quelles résistances puis-je discerner en moi ? Qu’ai-je encore du mal à demander ou à accueillir de la part de Dieu ? - Demander au Père en mon nom
Jésus se fait le garant de notre prière. Il veut que nous vivions dans la joie parfaite, et il nous promet que, si nous avons besoin de quoi que ce soit, il nous suffit de le demander en son nom. Ainsi il s’engage pour nos désirs les plus profonds, il les fait siens devant son Père.
Quels sont mes désirs profonds ? Est-ce que je crois que Jésus les porte aussi dans son cœur ? - Le Père lui-même vous aime
L’amour qui unit Jésus et son Père est tellement fort que Jésus s’abstrait de l’équation. Si Jésus nous transmet et nous révèle l’amour de Dieu, le Père nous aime aussi directement. Si nous avons besoin de Jésus, nous pouvons toujours l’invoquer, mais il nous invite surtout à croire en l’amour direct du Père pour chacun de nous. Saint Jean l’apôtre nous le rappelle : « Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés. Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. » (1 Jn 4, 10-11)
Dialogue avec le Christ
Je peux prendre l’un des points précédents pour en reparler avec le Christ, ou reprendre les versets de la première Lettre de saint Jean avec mes propres mots, à partir de mon expérience :
« Père, voici en quoi consiste ton amour pour moi : ce n’est pas moi qui t’ai aimé en premier, mais c’est toi qui m’as aimé, et tu m’as envoyé ton Fils en sacrifice de pardon pour mes péchés. »
Je dépose aujourd’hui devant toi tout ce dont j’ai besoin, mes désirs les plus profonds, et je te demande la grâce de les accueillir.
Résolution
Aujourd’hui, j’accepte de recevoir gratuitement ce qui m’est donné.
15/05/2026
Votre peine se changera en joie
Vendredi 15 mai 2026
Évangile selon saint Jean 16, 20-23a
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »
Prière
« En nul autre que [toi, Jésus], il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » (Ac 4, 12)
Demande
Du fond de l’abîme, Seigneur, fais que je crois à la promesse de la joie.
Réflexion
- L’Évangile de ce jour est un mélange intime de douleur et de joie.
Dans l’épreuve, notre cœur est dans la peine. Mais Jésus nous promet que notre peine se changera en joie. Or, il est Vérité et fidèle à ses promesses. Nous sommes donc sûrs qu’après cette peine, « [notre] cœur se réjouira ; et que [notre] joie, personne ne [nous] l’enlèvera. » Ainsi, cette joie future est déjà présente en espérance dans notre cœur, même au milieu de nos souffrances. Dans nos vies, dans les moments difficiles, nous vivons à la fois le Vendredi Saint et son agonie et Pâques et la joie de la Résurrection espérée !
Mais comment, dans un cœur, la plus grande douleur et une joie profonde peuvent-elles cohabiter ? Par quelle grâce ces deux sentiments si contraires peuvent-ils vivre dans un même cœur ? La paix – grâce que nous pouvons demander sans nous lasser – fait coexister dans nos cœurs, en temps difficile, la douleur de l’épreuve et la joie de l’espérance. « Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » (Jn 16, 33) - Nos angoisses et nos épreuves font partie d’un enfantement. Dans cet Évangile, ce n’est pas une simple comparaison que Jésus emploie pour nous affermir dans la paix au milieu de nos épreuves, c’est une réalité. Chacun de nous est ce fils qui est enfanté avec toute la création. Car, « Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. » (Rm 8, 22)
Et dans cet enfantement, recevant « grâce après grâce » (Jn 1, 16), nous sommes appelés à devenir fils dans le Fils, de plus en plus conformes au Christ « en qui [le Père] trouve sa joie » (Mt 3, 17). - Ce qui nous soutient dans l’épreuve, c’est la confiance en la promesse du Christ, c’est la foi. Et, en même temps, l’épreuve renforce notre foi. Ainsi l’affirme saint Pierre : « Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que de l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu – afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus-Christ. Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi. » (1 P 1, 6-9)
Dialogue avec le Christ
Seigneur, mon Dieu, tu es monté au ciel où tu es assis à la droite du Père. Mais, tu es bien présent aussi avec nous dans tous les tabernacles du monde. Tu ne nous quittes jamais. Ainsi déclare saint Augustin : « Lui, alors qu’il est là-bas, est aussi avec nous ; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec lui. Lui fait cela par sa divinité, sa puissance, son amour ; et nous, si nous ne pouvons pas le faire comme lui par la divinité, nous le pouvons cependant par l’amour, mais en lui. » (Saint Augustin, l’Ascension du Seigneur)
Résolution
Je ferai mémoire, dans ma vie, de moments d’épreuve et de peine suivis par la joie. J’expérimente ainsi de quelle manière Dieu a été fidèle à sa promesse.
14/05/2026
Soyons missionnaires selon son cœur
Jeudi 14 mai 2026
Évangile selon saint Matthieu 28 16-20
En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde
Prière
« Quand ils le virent, ils se prosternèrent. » Tu es avec moi mon Dieu. J’ai foi en toi, j’espère en toi et je t’aime.
Demande
Dieu le Père, donne-moi ton esprit de sagesse pour que je te connaisse et que j’accueille de plus en plus cette vie éternelle, cette communion avec toi et avec mes frères que tu veux me donner.
Réflexion
- Cette fête de l’Ascension que la liturgie nous donne à contempler et qui s’actualise pour nous en ce jour pose les fondements de notre être disciple-missionnaire pour reprendre l’expression chère à notre pape François. Tout d’abord disciple car le Christ invite les apôtres à faire de toutes les nations des disciples en les baptisant. Être disciple, c’est avant tout recevoir le baptême, c’est-à-dire être plongé dans le Christ, devenir un membre de son corps, être greffé à lui comme le sarment à la vigne. Il est là où nous sommes, comme il le dit à la fin de cet Évangile, et nous sommes là où il est. « De même que lui est monté, mais sans s’éloigner de nous, de même sommes-nous déjà là-haut avec lui, et pourtant ce qu’il nous a promis ne s’est pas encore réalisé dans notre corps. » (Saint Augustin) Soyons sûrs que par notre baptême nous sommes déjà ressuscités avec le Christ, nous sommes déjà unis au Père, même si nous ne le sommes pas encore en plénitude.
- Cette sainteté, ou pour le dire autrement cette plénitude à laquelle Dieu nous appelle, se réalise par la communion et c’est l’œuvre de l’Esprit Saint. C’est le don que Dieu le Fils nous envoie pour que nous gardions ses commandements. Sans l’Esprit Saint, sans l’amour comment répondre au commandement de l’amour que le Christ nous laisse, comment vivre les béatitudes, comment redevenir un petit enfant pour reprendre le dialogue entre Jésus et Nicodème ?
Célébrer l’Ascension, c’est en quelque sorte appuyer sur le bouton de l’ascenseur, c’est appeler l’Esprit Saint, c’est se préparer à la Pentecôte. Cette œuvre de communion qu’il opère en nous, l’Esprit la mène aussi dans le monde pour ramener tous les hommes au Christ. Jésus veut rassembler tous les membres de son corps auprès du Père. « Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes. » (Mt 23, 37) a-t-il dit ! Il veut que nous soyons un comme lui et son Père sont un. Cette fête de l’Ascension nous rappelle le désir du Christ : que nous parvenions tous ensemble à la vie éternelle qui est de le connaître et de connaître celui qui l’a envoyé. En ce jour de l’Ascension et à chaque Eucharistie au moment de l’envoi, écoutons ce désir du Christ. - Soyons donc missionnaires selon son cœur en ayant dans le nôtre ces deux phrases qu’il nous laisse comme bâton et comme sandale : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » ; « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu règnes déjà sur ton trône de gloire et il te tarde d’y voir tous tes fils unis dans une même louange et action de grâce. Tu m’as choisi comme ton disciple et ton apôtre. Montre-moi la route que tu veux emprunter avec moi pour que j’annonce ton nom et te glorifie !
Résolution
Répéter une phrase de l’Évangile d’aujourd’hui ou ce verset plusieurs fois dans la journée : « Tous les peuples, battez des mains. Acclamez Dieu par vos cris de joie ! »
13/05/2026
L’Esprit de consolation et de vérité
Mercredi 13 mai 2026
Évangile selon saint Jean 16, 12-15
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
Prière
Seigneur Jésus, en ce jour, nous lisons les paroles que tu as laissées à tes apôtres, la veille de ta mort et de ta Résurrection. Tu as partagé avec eux, à l’avance, des mots de consolation, sachant qu’ils seraient désolés et désespérés au moment de ta Passion. Tu leur as promis l’envoi de ton Esprit. Aujourd’hui, nous relisons ces mêmes paroles, à la veille de ton Ascension au ciel. Tu as partagé un repas avec tes apôtres après ta Résurrection ; ils ont touché tes plaies, tu as marché à leurs côtés et tu les as confirmés dans leur mission. Bientôt, tu vas les quitter de nouveau pour aller au Père. Mais ta promesse demeure ; ils peuvent attendre avec confiance l’Esprit Saint qui leur donnera la force nécessaire pour accomplir leur mission.
Demande
Seigneur Jésus, nous te remercions pour ta sollicitude envers tes apôtres. Nous pouvons compter sur cette même attention de ta part pour nos propres insécurités, questionnements et peurs. Nous savons que tu es venu, mais n’es pas reparti en nous laissant seuls. À nous aussi tu promets ton Esprit. Rappelle-nous souvent que nous pouvons compter sur sa présence éclairante et consolatrice.
Réflexion
- « Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. »
Après son départ auprès du Père, Jésus enverra l’Esprit pour le remplacer auprès de ses disciples. Il est l’Esprit de connaissance, le conseiller qui va les guider pour l’avenir. Il leur fera connaître, à la lumière des enseignements de Jésus, les chemins à emprunter. Ils saisiront mieux qu’il est le Messie attendu par les prophètes et le peuple, comment sa mort et sa Résurrection ont accompli les Écritures, révélant en même temps la face du Père, celui qui nous aime au point d’envoyer son Fils pour nous sauver. Les yeux des disciples s’ouvriront pour saisir le mystère de l’amour divin qui veut le salut de tous et l’harmonie entre tous les peuples. C’est cet Esprit qui se manifestera en force à la Pentecôte mais qui accompagne déjà Jésus dans toutes ses actions. - « Lui me glorifiera. »
En les éclairant et en fortifiant le cœur des disciples, l’Esprit leur permettra de marcher à la suite du Christ et de l’annoncer comme le Messie, l’Envoyé de Dieu auprès de l’humanité. Agissant dans le cœur des disciples, dans leurs paroles et dans leurs actes, il fera connaître au monde la nature divine de Jésus et son union avec Dieu le Père. Ce témoignage manifestera la pleine personnalité de Jésus, le sens et toute la richesse de suivre son chemin. Ainsi, Jésus sera reconnu dans la plénitude de sa gloire de Fils de Dieu, uni au Père et à l’Esprit. - « Tout ce que possède le Père est à moi ; L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
Jésus, tu proclames clairement ici la nature unique de Dieu, se manifestant parfaitement conjointement par le Père, le Fils et l’Esprit. Seigneur Jésus, nous comprenons, ici, que tu as agi en conformité avec la volonté du Père ; il était toujours à tes côtés. L’Esprit t’a soutenu et accompagné sur ton chemin terrestre, présent auprès de toi avec le Père.
Aujourd’hui, en la présence de ce même Esprit, nous pouvons mieux saisir le sens de tes paroles et de tes actes. L’Esprit a accompagné les premiers apôtres et disciples. Avec eux, il a fait fructifier ta venue, ta mission, ta mort et ta Résurrection. Avec l’Esprit, l’Église s’est constituée et a médité sur ta vie et sur l’héritage du salut que tu nous laisses.
L’Esprit nous a fait connaître ce qui devait advenir par sa présence efficace dans la vie de tes disciples qui ont graduellement édifié ton Église. Il nous fait aussi comprendre notre vocation de chrétiens, en éclairant tes paroles et tes gestes. Cet appel est le tien, Jésus, mais il est à la fois aussi celui de l’Esprit et du Père. Ta Résurrection est le signe de ta divinité ; ton Ascension auprès du Père confirmera ton unité avec lui ; l’envoi de ton Esprit continuera de nous guider et de nous éclairer.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, ton Esprit de vérité et de connaissance est notre conseiller qui nous guide pour l’avenir. Il est en union parfaite avec toi et le Père. Nous pouvons avoir une pleine confiance dans les lumières qu’il nous apporte. Il est l’Esprit d’unité, d’harmonie et d’amour qui continue à nous inspirer à la lumière de ta vie et de tes paroles.
Nous prions pour ton Église afin qu’elle puisse demeurer en union avec toi et avec la volonté du Père que tu as manifestée en ta vie. Nous prions pour que l’ensemble des chrétiens avancent à travers les nouvelles épreuves que la vie apporte en te restant fidèles.
Résolution
Seigneur Jésus, nous aussi voulons te rester fidèles et unis en ton Esprit à travers l’Église que tu as voulue. Aujourd’hui, je poserai un acte en union avec l’Église universelle. Je peux, par exemple, assister à la messe, prier avec la liturgie des Heures, envoyer un don à mon église locale ou apporter de l’aide à une personne de ma paroisse.
12/05/2026
Il vaut mieux pour vous que je m’en aille
Mardi 12 mai 2026
Évangile selon saint Jean 16, 5-11
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur. Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.
Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »
Prière
Seigneur Jésus, au moment où tu annonces ton départ, tu n’abandonnes pas tes disciples, mais tu leur ouvres un chemin nouveau. Donne-moi d’accueillir ta Parole avec foi, même lorsqu’elle ne correspond pas à mes attentes, et apprends-moi à reconnaître l’action discrète et puissante de ton Esprit dans ma vie.
Demande
Seigneur, donne-moi de comprendre que ton absence apparente n’est pas un éloignement, mais une manière nouvelle d’être présent par l’Esprit Saint.
Réflexion
- Le passage commence par une parole déconcertante de Jésus : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé ». Les disciples sont saisis par la tristesse, parce qu’ils perçoivent qu’une séparation s’annonce. Jésus le constate avec lucidité : « la tristesse remplit votre cœur ». Il y a ici une expérience profondément humaine et spirituelle à la fois : lorsque Dieu semble se retirer, le cœur se trouble. Nous aimerions une présence sensible, stable, immédiatement consolante. Nous voudrions retenir le Christ, tel que nous l’avons compris ; nous voudrions que dure sans cesse l’expérience de consolation ou de joie intérieure que nous avons vécue.
Jésus nomme cette tristesse ou cette déception. Il la prend au sérieux. Mais il invite ses disciples à ne pas s’y enfermer. Leur peine est réelle, mais elle ne dit pas toute la vérité de ce qui est en train de se passer. Très souvent, nous aussi, nous interprétons l’épreuve, le silence ou l’obscurité comme une perte. Pourtant, il se peut qu’ils soient le lieu d’un passage. Le Seigneur nous conduit parfois plus loin, précisément en nous dépossédant de certaines formes de présence auxquelles nous nous étions attachés. - C’est pourquoi Jésus ajoute une parole encore plus surprenante : « Je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille ». Cette affirmation semble presque impossible à entendre. Comment l’absence du Christ pourrait-elle être préférable à sa présence ? Et pourtant, Jésus révèle ici une logique essentielle de la vie chrétienne. Son départ n’est pas une disparition, mais l’ouverture à un autre mode de présence. Tant que les disciples s’attachent seulement à la présence visible de Jésus, ils ne peuvent pas encore recevoir pleinement le don intérieur de l’Esprit.
Le départ du Christ vers le Père inaugure ainsi le temps de l’Église, le temps de la foi accompagnée par l’Esprit Saint. Jésus ne demeure plus seulement à côté des siens : il vient habiter en eux par son Esprit. Ce qui semblait être une privation devient donc une grâce plus profonde. Cet Esprit, le Défenseur, ne prend pas la place du Christ, mais nous permet de saisir la manière nouvelle dont le Christ continue d’être présent, d’enseigner, de guider et de fortifier les croyants. Nous comprenons alors que certaines absences, dans la vie spirituelle, ne sont pas des abandons, mais des invitations à une relation plus intérieure, plus libre, plus mûre. - Jésus précise ensuite la mission du Défenseur : « Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. » L’expression peut sembler sévère, mais elle manifeste en réalité l’œuvre de vérité accomplie par l’Esprit. L’Esprit Saint ne vient pas d’abord accuser pour écraser ; il vient révéler pour sauver. Il met à nu ce qui est faux, faussé, fermé à Dieu, afin d’ouvrir un chemin de conversion.
Jésus explique d’abord : « En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. » Le péché fondamental, dans l’Évangile selon saint Jean, n’est pas seulement telle ou telle faute morale isolée ; il est d’abord le refus de croire, le refus d’accueillir Jésus comme l’Envoyé du Père. L’incrédulité ferme le cœur à la lumière. L’Esprit vient donc dévoiler cette racine profonde du péché : ne pas vouloir recevoir le Christ.
Puis Jésus parle de la justice : « En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. » La justice de Jésus n’est pas celle que le monde avait reconnue. Aux yeux de beaucoup, il a été condamné, rejeté, discrédité. Mais son retour auprès du Père manifeste qu’il était bien le juste, celui qui accomplissait parfaitement la volonté de Dieu. L’Esprit Saint révèle donc la véritable justice : non pas celle des apparences ou des rapports de force, mais celle qui consiste à être en communion avec le Père. - Enfin, Jésus déclare : « En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. » Cette parole ouvre une perspective décisive. Le mal agit encore dans le monde, il blesse, divise, obscurcit. Pourtant, son pouvoir n’est plus souverain. Le « prince de ce monde » est déjà jugé. Cela signifie que la victoire définitive est acquise dans le mystère même du Christ, dans son obéissance, dans sa Pâque, dans son retour au Père. L’Esprit Saint vient aussi nous faire entrer dans cette victoire.
Le chrétien vit ainsi dans une tension réelle. Le combat n’est pas terminé dans l’histoire, mais son issue est déjà donnée. Cela change profondément notre manière de vivre. Nous n’avons pas à céder au découragement, comme si le mal avait le dernier mot. Nous n’avons pas non plus à nous installer dans une illusion facile. L’Esprit nous fait regarder le réel avec vérité : oui, le péché existe ; oui, un discernement est nécessaire ; oui, un jugement est à l’œuvre. Mais nous tenons dans la confiance, parce que le Christ a déjà vaincu ce qui prétendait dominer le monde.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, lorsque je fais l’expérience de ton silence ou de ton éloignement, apprends-moi à ne pas me refermer dans la tristesse. Donne-moi de croire que tu continues d’agir par ton Esprit. Envoie en moi le Défenseur, afin qu’il éclaire ce qui doit être converti et qu’il affermisse mon espérance.
Résolution
Maintenant, à l’issue de ce moment méditatif, je demande explicitement à l’Esprit Saint de m’éclairer sur un point concret de ma vie où j’ai besoin de plus de vérité, de foi et de confiance.