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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
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08/02/2026
Qu’est-ce que la Journée mondiale du Malade et le Dimanche de la Santé ?
Depuis 1992, l’Église universelle célèbre tous les 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale des Malades. Celle-ci se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé, occasion de rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique, mais aussi de sensibiliser chacun pour préserver le don de la santé.
Un dimanche de la santé pour quoi ?
La vocation du dimanche de la santé est vraiment de rendre visibles les acteurs de la santé dans les communautés chrétiennes : l’ensemble des « soignants » (ils sont nombreux et leurs métiers sont variés !), les « aidants », les visiteurs de malades, les équipes d’aumônerie, les Blouses roses et autres associations laïques… tous ceux qui œuvrent (parfois dans l’ombre) et qui sont tellement importants, tellement essentiels pour la prise en charge des personnes malades, âgées, handicapées.
Le dimanche de la santé pourrait être l’occasion de les envoyer en mission, de les réunir autour de l’autel pour le Notre Père par exemple, ou de les bénir particulièrement… Non pas pour qu’ils soient vus, mais pour que la communauté prenne conscience de leur nombre et de leur existence ! On prie souvent pour les malades… Prie-t-on suffisamment pour ceux qui prennent soin d’eux, pour les médecins, les chercheurs, tous ceux qui font avancer le soin ? Les temps difficiles que nous avons traversés ces dernières années, ont permis de percevoir à la fois l’épuisement, le découragement et aussi l’engagement sans faille des « soignants » ! Ils méritent bien cette place spécifique dans nos communautés une fois par an…
Témoin de ma foi
Dimanche 8 février 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 13-16
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
Prière
Ô mon Dieu, je crois en toi, parce que tu es la vérité même. Je crois que tu es le sens profond de ma vie. Donne-moi la grâce de la foi, de voir ta présence et ta providence en toute chose. J’espère en toi, j’espère en tes promesses, car je sais que tu es allé me préparer une place auprès de toi. Sois mon unique espérance, Seigneur.
Ô mon Dieu, je t’aime et je veux t’aimer par-dessus toute chose, bien que mon amour soit si faible et inconstant. Augmente mon amour pour toi aujourd’hui. Esprit Saint, illumine tout mon être en cette oraison, pour écouter et suivre tes inspirations.
Demande
Seigneur, fais de moi un témoin.
Réflexion
- « (…) comment lui rendre de la saveur ? »
Nous savons tous qu’être chrétien, c’est être dans le monde sans être du monde, rendre témoignage à quelque chose, à quelqu’un de différent. Nous sommes conscients que notre vie devrait être lumineuse pour les gens « du dehors », pour les non-chrétiens. Et pourtant il arrive parfois – ou souvent – que notre vie ait l’air médiocre, sans saveur. Les personnes autour de nous ne nous posent pas de questions sur notre foi, ne sont pas interpellées par notre style de vie prétendument évangélique.
Et nous-mêmes pouvons nous sentir un peu désabusés par notre vie chrétienne, par la persistance de nos vices et de nos défauts et la pauvreté de nos bonnes actions. Peut-être surtout par le manque de joie profonde qui nous fait penser qu’il nous manque quelque chose d’essentiel. C’est cette saveur dont parle Jésus dans l’Évangile. - « Il ne vaut plus rien. »
La tentation, en constatant notre tiédeur et le manque d’intensité dans notre vie spirituelle, c’est le découragement et l’abandon. « Je ne vaux plus grand chose, pensons-nous, autant vivre les petits plaisirs du quotidien et abandonner les idéaux et le témoignage évangéliques inatteignables ».
Et c’est justement cette attitude de découragement que Jésus dénonce aujourd’hui dans l’Évangile ! Le manque de saveur, ce n’est pas seulement notre vie médiocre, sans bonheur ni évangélisation ; le manque de saveur qui détruit définitivement notre vie chrétienne, c’est le découragement qui s’en suit. C’est l’acceptation de notre médiocrité, le renoncement à une vie fructueuse et à la suite totale du Christ. Parce qu’une fois que l’on accepte le découragement, il n’y a plus rien à faire. - Que faire alors ? Briller. Comme la lumière. Aucune lumière sur terre n’est parfaite, définitive. Certaines sont trop chaudes, d’autres trop faibles. D’autres consomment trop d’électricité… Mais elles sont toutes utiles pour voir un peu dans l’obscurité. De la même façon, la lumière de notre foi peut être très limitée, salie par le péché, diminuée par l’égoïsme mais si, au plus intime de nous-mêmes, nous continuons à nous confier au Seigneur et à prier, elle brillera un peu pour quelques personnes autour de nous. Ce ne sera probablement que pour notre maison, et non pour la ville ou le monde entier, mais elle brillera.
Notre sel sera peut-être mêlé à du sable ou de la terre, mais il aura encore un peu de saveur pour qui voudra s’en servir. Voici l’un des enseignements fondamentaux de l’Évangile d’aujourd’hui : le Christ n’a pas besoin de notre perfection pour illuminer et donner de la saveur. Il lui suffit d’un peu de confiance et de prière au milieu de notre misère.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je crois que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Augmente en moi l’espérance. Ne permets pas que le découragement et la lassitude prennent le dessus dans ma vie. Augmente ma confiance en toi, que je sache voir ton amour et ta miséricorde, qui regardent avec bienveillance ma vie. Vois le désir que j’ai de faire quelque chose pour toi et pour mes frères, de témoigner de ma foi. Toi qui sais te servir d’instruments médiocres et imparfaits, donne-moi d’être aujourd’hui une petite lumière qui brille pour quelqu’un.
Résolution
Aujourd’hui je témoignerai de ma foi par un acte de bonté ou de charité, une conversation ou un témoignage.
07/02/2026
Jésus, bon pasteur
Samedi 7 février 2026
Évangile selon saint Marc 6, 30-34
En ce temps- là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
Prière
En ce jour, Jésus, je viens moi aussi, comme les apôtres, autour de toi afin de t’écouter. Oui, ce n’est véritablement qu’en ta présence que l’on se repose. Ce n’est véritablement qu’en écoutant tes Paroles que je refais mes forces.
Demande
Façonne en moi, Seigneur, un cœur d’apôtre.
Réflexion
- Les apôtres reviennent comme d’instinct auprès de celui qui les avait envoyés en mission quelques versets plus haut. Ils étaient partis sur les routes de Galilée en proclamant le Royaume, en appelant à la conversion. Ils avaient été mandatés par Jésus pour porter eux aussi l’Évangile dans les villes et les villages. Leurs paroles étaient accompagnées de signes puisque, comme leur maître, « ils chassaient beaucoup de démons, ils faisaient des onctions d’huile à beaucoup de malades et ils les guérissaient. » (Mc 6, 13) Au passage, on ne manquera pas de reconnaître dans l’onction d’huile sur les malades, le geste même que les prêtres accomplissent encore aujourd’hui sur les plus affaiblis : le sacrement des malades. Jésus avait déjà délégué les siens afin de poursuivre et de mener à bien son ministère de prédication et de guérison jusqu’à la fin.
- Jésus les emmène à l’écart pour refaire leurs forces. La mission est si absorbante qu’ils en oubliaient de manger. Pour les apôtres que sont tous les baptisés, il est nécessaire d’apprendre à savoir se ressourcer auprès de Jésus. Comme alors, Jésus se laisse trouver à l’écart, dans les lieux déserts, là où les bruits et les distractions du monde se taisent, du moins pour quelques instants.
En d’autres termes, chacun d’entre nous peut et devrait chercher à rencontrer le Seigneur quotidiennement dans le silence de la prière cœur à cœur. Seul moyen pour conserver ou retrouver courage, force et joie pour mener à bien chaque journée. Comme pour Jésus et ses apôtres, ces petits moments de répit autour du Maître ne durent jamais très longtemps. Déjà, la foule les voit, accourt et les rejoint. Saint Vincent de Paul résumait cela à la fameuse formule : « Quitter Dieu pour Dieu. » Oui, quitter Dieu dans la prière pour aller à sa rencontre dans les hommes et les femmes que nous côtoierons aujourd’hui même.
Jésus voyait ces hommes et ces femmes comme des brebis qui n’ont pas de berger. L’évangéliste se chargera par la suite du récit de dévoiler l’identité de Jésus comme étant précisément celle du bon pasteur qui sera à même de mener le troupeau.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, sois mon guide en tout. Sois le berger de ma vie. Apprends-moi à me laisser enseigner comme ces foules. Envoie-moi vers ceux et celles qui ne te connaissent pas et qui te cherchent.
Résolution
Après ce temps de repos pris dans la prière, je me sais envoyé à mon tour vers ceux et celles que je rencontrerai aujourd’hui. Inspire-moi, Seigneur, le bon mot pour annoncer que tu es le bon pasteur.
06/02/2026
Le don de sa vie
Vendredi 6 février 2026
Évangile selon saint Marc 6, 14-29
En ce temps-là, comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit :
« La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
Prière
Seigneur, Jean le Baptiste a trouvé en toi le modèle qui a guidé toute sa vie. C’est par la connaissance profonde de ta personne qu’il est devenu ton précurseur. Celui qui a préparé ta route. Je veux moi aussi venir à ton école, Jésus.
Demande
Vivre en cohérence avec mes engagements de chrétien.
Réflexion
- Jean le Baptiste est le cousin de Jésus, quelqu’un qui a vraiment une place particulière dans le cœur du Christ. Jésus aimait son cousin et nous pouvons penser qu’il existait une vraie complicité entre les deux hommes. L’Évangile nous montre simplement des moments de la vie de Jean en fonction de Jésus. Tout tourne autour du Christ. Toute sa vie est construite autour de sa mission de précurseur du Christ. Dans ce passage de l’Évangile, le Christ est absent. Jean n’a pas de bonne nouvelle à annoncer ni de témoignage à rendre. Il est enfermé dans une prison. Il ne peut plus publiquement s’acquitter de sa mission de précurseur. Pourtant c’est du fond de cette prison qu’il va rendre le plus beau témoignage : le témoignage du martyr.
- Hérode est un personnage complètement opposé à Jean le Baptiste. Ils se trouvent aux antipodes l’un de l’autre. Hérode vit dans son palais doré et ne sert que lui-même et son pouvoir. Il célèbre son anniversaire dans le luxe et la débauche alors que Jean n’a vécu que pour le Christ dans l’ascétisme et la pauvreté. Hérode est Roi et devrait être celui qui guide Israël vers la vérité et vers le Messie. Le Roi d’Israël n’est que l’intendant de Dieu et son but est de mener le peuple vers le Christ. C’est pourtant l’exact contraire qui se produit et Hérode, aveuglé par ses passions, devient le persécuteur des chrétiens et l’assassin du précurseur.
- Jean a vécu jusqu’au bout sa mission. Il a fait une vraie rencontre du Christ et a centré sa vie sur lui. Hérode n’entend que le nom de Jésus, que sa « réputation ». Il ne sait pas qui est vraiment le Christ. Il semble même qu’il ne veuille pas vraiment le savoir. Il préfère tranquilliser sa conscience en considérant que le crime qu’il a commis a été sans conséquences, puisqu’il dit : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Jean a été fidèle à ses convictions jusqu’au bout et sa fidélité à la vérité lui a coûté la vie. Hérode a été fidèle à ses convictions aussi mais face à l’humilité et à la vérité de Jean il croyait seulement en son égoïsme et en ses désirs.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, je veux te servir dans toutes mes actions. Donne-moi de savoir suivre tous les jours ma conscience et les vertus. Ne permets pas que mon orgueil et mes désirs soient les plus forts et m’emmènent loin de toi.
Résolution
Revoir quelles convictions profondes dirigent ma vie.
05/02/2026
Disciples en mission
Jeudi 5 février 2026
Évangile selon saint Marc 6, 7-13
En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.
Prière
Seigneur Jésus, tu viens convertir les cœurs, tu viens frapper aux portes, tu viens dans tes envoyés. Ouvre mon cœur, augmente ma foi, mon espérance et ma charité.
Demande
Donne-moi la grâce de t’accueillir dans tes messagers.
Réflexion
- Dans ce passage de l’Évangile, Jésus envoie ses disciples en mission. Il leur donne des consignes bien précises. Des choses banales : il ne demande ni théologie, ni sagesse, ni prudence ou sainteté… il demande des sandales, « un bâton, pas de pain, pas de sac, pas de pièces (…) ». Et il leur donne le pouvoir de chasser les démons. Raffermis par les précieux conseils de Jésus, les disciples partent dans la confiance de recevoir leur mission du Sauveur et du Tout-puissant. Ils connaissent leurs limites, leur faiblesse, le peu qu’ils puissent offrir.
Jésus m’envoie aussi aujourd’hui, il a besoin de moi pour transmettre son message, chasser les démons, oindre et guérir les cœurs. Comment est-ce que j’envisage ma mission en tant que disciple envoyé ? - Et si maintenant je me mettais dans la situation de la ville qui reçoit. Jésus reconnaît qu’il y aura des villes qui resteront réfractaires à son message et il invite ses envoyés à secouer leurs chaussures et continuer plus loin leur mission…
Qui sont pour moi ces messagers aujourd’hui, quels visages ont-ils ? Mon curé, ma paroisse, mon confesseur, ma communauté, mon conseiller spirituel, un ami, un membre de ma famille, un inconnu qui passe… Est-ce que j’arrive à les reconnaître et à les accueillir ou bien suis-je une ville fermée, dans le doute et la dureté de cœur ? Qu’est-ce que j’attends du messager de Dieu ? L’homme, la femme, les prédicateurs… le plus parfait, le mieux préparer, le plus expert ? Quelles sont mes exigences face à ceux qui viennent me transmettre le message de Jésus ? Où est mon esprit de foi, d’ouverture ? Mon cœur ouvert pour découvrir ce message de Jésus me permet-il de découvrir son amour dans mes frères et sœurs qui m’entourent et qui cheminent avec moi ? - De la même façon que Jésus demande à ses disciples un discernement face à ceux qui les accueillent, de même les villes sont invitées au discernement du cœur pour savoir reconnaître le vrai disciple de Jésus qui vient frapper à leur porte. La liberté du cœur est essentielle pour répondre – dans la vérité de la foi et la confiance – à la voix de Dieu. Comment se manifeste mon discernement face aux messagers qui viennent « au nom de Jésus » ? Je sais reconnaître les vrais disciples ? Est-ce que je demande à Dieu de m’inspirer pour trouver de bons guides, de bons conseillers dans ma vie ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu envoies tes disciples en mission et tu m’invites à les accueillir. Je voudrais évoquer, en esprit et en prière avec toi, les personnes qui m’accompagnent. Je voudrais prier pour elles et te demander où j’en suis dans le discernement de mon cœur.
Résolution
Je prie pour mes accompagnateurs, mes prédicateurs et mes thaumaturges. Je les porte en mon cœur pendant la journée. Que Jésus continue à les sanctifier afin qu’ils soient de bons disciples.
04/02/2026
Ta présence dans ma vie
Mercredi 4 février 2026
Évangile selon saint Marc 6, 1-6
En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.
Prière
Seigneur Jésus, aide-moi à discerner ta présence dans les circonstances ordinaires de ma vie.
Demande
Seigneur, augmente en moi la foi !
Réflexion
- « Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains. »
Nous pouvons parfois penser que le Seigneur se manifeste principalement dans les événements extraordinaires : signes, miracles, manifestations surnaturelles. Il nous arrive même parfois de chercher ces signes dans notre vie spirituelle et, lorsque nous constatons que le Seigneur ne nous répond pas, nous sommes déçus… Comme si le Seigneur n’était pas à notre écoute.
Dieu a-t-il besoin de l’extraordinaire pour agir ? Les gens de Nazareth, avec lesquels Jésus avait vécu la plus grande partie de sa vie, semblent étonnés que Jésus réalise de grands miracles. Cela ne semblait pas être habituel pour le Seigneur, du moins auprès des siens. Alors qu’a-t-il fait à Nazareth durant ces trente années. Rien du tout ? Cela ne semblerait pas juste. Si le Seigneur a vécu toutes ces années dans la discrétion, c’était peut-être pour nous dire que la vie ordinaire que nous vivons parfois sans de grands signes ou sans éclat a de la valeur à ses yeux et l’ordinaire est aussi un chemin de sanctification. - « Et il s’étonna de leur manque de foi. »
Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu ! L’objectif de la foi n’est pas de voir des signes et des miracles. Celui qui découvre une preuve n’a plus besoin de croire car elle est devenue une évidence. La foi, c’est mettre sa confiance en Dieu, même si les preuves de sa présence et de son action ne sont pas évidentes dès le départ ; et même si je ne parviens pas à comprendre comment le Seigneur va m’apporter son aide.
Dieu n’a pas toujours besoin de changer les circonstances de ma vie pour que la solution apparaisse. Parfois, il va simplement m’aider à changer mon attitude pour mieux affronter une difficulté ou bien il va me donner la force de supporter l’épreuve. Il peut aussi agir à travers des moyens ordinaires, par exemple le soutien et la charité de mon prochain. Soyons à l’affût, avec les yeux de la foi, de la main de Dieu dans notre vie quotidienne. - « (…) il se mit à enseigner dans la synagogue. »
Pour grandir dans notre foi, il faut se laisser instruire par Dieu. Nous avons parfois tendance à vouloir « instruire » le Seigneur dans notre prière, en lui disant comment devraient être notre vie, l’Église, le monde, la société, etc. « Seigneur, fais que cela soit comme ceci ou comme cela ! » Dieu aime que nous lui exprimions nos besoins mais il est bon aussi de nous laisser instruire par lui. « Seigneur, comment vois-tu ma vie, l’Église et le monde ? Que veux-tu que je fasse ? Dis-moi, Seigneur ! »
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, donne-moi la grâce de voir l’œuvre de tes mains dans ma vie ordinaire. Plutôt que de te dire comment devraient être le monde et ma vie personnelle, je veux me laisser instruire par toi aujourd’hui. Ouvre mes yeux et mon cœur pour percevoir ta présence et ton action même dans les choses les plus simples de mon quotidien. Tu es un Père qui m’aime, qui me protège et me guide. Merci, Seigneur, pour tant de grâce reçues de ta divine Providence !
Résolution
Je prends un moment pour remercier le Seigneur pour cinq grâces reçues de lui cette semaine.