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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
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12/02/2026
La foi qui sauve du mal
Jeudi 12 février 2026
Évangile selon saint Marc 7, 24-30
En ce temps-là, Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache, mais il ne put rester inaperçu : une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.
Prière
Seigneur Jésus, en ta présence nous déposons nos résistances et nos attentes. Ouvre notre cœur à ta Parole, même lorsqu’elle nous déroute, et donne-nous la foi persévérante qui sait accueillir ta grâce.
Demande
Seigneur Jésus, donne-nous la foi humble et audacieuse de la femme syro-phénicienne,
capable de persévérer malgré le silence et la dureté apparente. Apprends-nous à te faire confiance pour que tu viennes libérer nos vies de ce qui les entrave et les éloigne de toi.
Réflexion
- Jésus est en terre étrangère. Le territoire de Tyr correspond au Liban actuel, au nord d’Israël. On peut se demander ce que Jésus fait là étant donné qu’il veut passer incognito. D’ailleurs, lorsqu’il rencontre une première habitante, une femme syro-phénicienne, il lui fait savoir qu’il n’est pas d’abord venu pour les païens, mais pour les juifs et que, par conséquent, elle ne doit rien attendre de lui. Bref, Jésus n’avait certainement pas prévu de rester dans la région, encore moins de s’y faire connaître.
- Les paroles de Jésus adressées à la femme sont d’une grande rudesse : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Dans le contexte juif de l’époque, il était courant de désigner les païens par l’image des « chiens », terme qui marquait une frontière identitaire et religieuse nette.
Jésus s’inscrit ici dans cet horizon : il est un juif observant, pleinement situé dans la tradition de son peuple. On le voit ailleurs dans l’Évangile lorsqu’il envoie explicitement ses disciples uniquement « vers les brebis perdues de la maison d’Israël » (Mt 10, 6). La priorité donnée à Israël correspond à une logique théologique : la Bonne Nouvelle est annoncée par étapes, d’abord au peuple élu, avant de s’ouvrir, dans un second temps, aux nations. - La réponse de la femme a de quoi surprendre : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » La femme païenne reconnaît en quelque sorte que le salut vient des juifs, que Dieu leur a parlé en premier et que les autres peuples doivent passer par Israël pour bénéficier du même salut.
Elle fait donc une véritable profession de foi. Et Jésus sait reconnaître la sincérité de la foi de quelqu’un : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. » Tel est le pouvoir de la foi : par l’intercession de Jésus, la foi permet d’expulser un esprit impur. Ce sont nos démons – c’est-à-dire nos tendances au péché, les blessures passées qui continuent à nous faire souffrir – que Jésus peut guérir si nous mettons notre confiance en lui et si nous l’invoquons avec persévérance, comme la femme syro-phénicienne.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu connais mes limites, mes fermetures et mes peurs. Apprends-moi la confiance humble qui ose te parler et attendre de toi. Je crois que ta Parole peut me relever et me libérer.
Résolution
Aujourd’hui, je poserai un acte concret de confiance et de patience : je prendrai le temps d’adresser à Jésus une demande précise, sans me décourager, et j’accueillerai avec respect une personne ou une situation qui me déroute, en choisissant d’y reconnaître un lieu possible de grâce.
11/02/2026
Une place pour chacun et chacun à sa place
Mercredi 11 février 2026
Évangile selon saint Marc 7, 14-23
En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »
Prière
Notre-Dame de Lourdes, tu nous as montré que Dieu peut guérir nos cœurs et nos corps, qu’il s’intéresse particulièrement aux malades. Accorde-moi, aujourd’hui, de reconnaître son pouvoir sur nos désordres.
Mon Dieu, guéris-moi de mes désordres. Apprends-moi à reconnaître et accepter la place qui te correspond, celle qui correspond aux autres, et celle qui me correspond.
Demande
Accorde-moi, Seigneur, une humilité libératrice.
Réflexion
- « Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. »
Juste avant ce passage, Jésus avait eu une conversation avec les pharisiens au sujet de l’importance (ou non) de se purifier (ou laver) les mains avant de prendre un repas (cf. Mc 7, 2). Les disciples, ainsi que la majorité des Juifs de leur temps, s’imaginaient que le péché se comportait comme une sorte de bactérie, une infection que l’on pouvait contracter par un contact avec les autres. Cette vision est semblable à celle de plusieurs religions non-chrétiennes.[1]
Aussi les pharisiens ont-ils blâmé Jésus pour les actions de ses disciples (cf. Mc 7, 2.5). En effet, il est bien tentant de blâmer la culture, le gouvernement, nos parents ou nos ancêtres, les médias ou autres pour nos fautes, comme si nous n’avions aucun pouvoir sur nos propres décisions. Certes, les autres peuvent nous influencer, mais nous gardons notre responsabilité pour nos actes.
Seigneur, accorde-moi une humilité libératrice qui m’aidera à me rendre compte que je ne suis pas une victime impuissante devant le comportement des autres. Aide-moi à laisser les autres à leur place. - « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses (…) »
Jésus rappelle à la foule que c’est dans notre cœur, au centre de chaque personne, que les décisions sont prises – dans ce cas-ci, il parle des pensées perverses, mais c’est donc tout aussi vrai pour les pensées édifiantes. Cette phrase peut paraître une évidence mais comme elle est difficile à reconnaître dans la vie de tous les jours ! Comme il est difficile d’utiliser le mot « je », lorsqu’il s’agit de nos fautes. Et pourtant, grâce à ce petit pronom, il devient possible de commencer à changer notre cœur.
Seigneur, accorde-moi une humilité libératrice qui m’aidera à me rendre compte que j’ai du pouvoir sur mes décisions et que j’en suis responsable. - « C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. »
Au début du 7e chapitre de Marc, les pharisiens blâment Jésus de ne pas suivre la « tradition des anciens » (Mc 7, 3), en substance, de prendre une autorité qui n’est pas la sienne et d’inventer ce qu’il faut faire et ne pas faire. On juge toujours les autres en fonction de ce que l’on fait soi-même. En effet, Jésus affirme qu’ils laissent « de côté le commandement de Dieu, pour [s’]attacher à la tradition des hommes » (Mc 7, 8) et l’évangéliste, lui, souligne par son commentaire sur les aliments que Jésus avait autorité de changer ce qui avait été écrit dans les Saintes Écritures juives en particulier la liste d’animaux qui avaient été déclarés impurs et pas uniquement le porc (cf. Lv 11). Jésus avait autorité non seulement sur ces petites traditions humaines, mais même sur les Écritures, tandis que ces pharisiens s’étaient arrogé le droit de remplacer les commandements de Dieu par des traditions humaines.
Il est bien tentant de donner plus d’importance à la mode du moment qu’à la Parole de Dieu sur la convoitise, tout simplement parce que « tout le monde le fait ». Il est bien tentant de donner plus d’importance à la partie de foot qu’à la Parole de Dieu sur le respect du sabbat(ou du dimanche), tout simplement parce que, sinon, on ne fait plus partie du groupe.
Seigneur, accorde-moi une humilité libératrice qui m’aidera à me rendre compte que je n’ai pas de pouvoir pour déterminer ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est important et ce qui ne l’est pas, et à me rendre compte que ce pouvoir t’appartient. Aide-moi à reconnaître et respecter ta place dans l’ordre des choses.
[1] Cf. R. Alan Cole, « Mark », in New Bible Commentary : 21st Century Edition, ed. D. A. Carson et al., 4e ed. (Leicester, England ; Downers Grove, IL : Inter-Varsity Press, 1994), 962.
Dialogue avec le Christ
Jésus-Christ, tu es le guérisseur des corps et des âmes. Si le corps devient malade lorsque l’on y trouve un désordre, c’est semblable dans l’âme. Guéris-moi de mes désordres, Seigneur. Notre-Dame de Lourdes, prie pour nous !
Résolution
Aujourd’hui, je choisirai quelle proposition (des trois mentionnées ci-dessus) m’aiderait le plus à m’approcher de Dieu, des autres et de moi-même.
10/02/2026
Purifier notre piété
Mardi 10 février 2026
Évangile selon saint Marc 7, 1-13
En ce temps-là, les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”, alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »
Prière
« Seigneur, je t’appelle : accours vers moi ! Écoute mon appel quand je crie vers toi ! Que ma prière devant toi s’élève comme un encens, et mes mains, comme l’offrande du soir. Mets une garde à mes lèvres, Seigneur, veille au seuil de ma bouche. Ne laisse pas mon cœur pencher vers le mal ni devenir complice des hommes malfaisants. Jamais je ne goûterai leurs plaisirs : que le juste me reprenne et me corrige avec bonté. Que leurs parfums, ni leurs poisons, ne touchent ma tête ! Ils font du mal : je me tiens en prière. » (Ps 140, 1-5)
Demande
« Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige. » (Ps 50, 9)
Réflexion
- Par son enseignement, Jésus veut-il abolir le besoin de se purifier ? Comprenons bien ce que Jésus cherche à transmettre : ce qui ne se laisse pas justifier sur le plan de l’hygiène corporelle vaut aussi sur le plan moral et spirituel. Jésus ne conteste pas la Loi. Les germes ou affections d’avarice, de mondanité, de convoitise, etc. peuvent atteindre l’âme comme les impuretés peuvent affecter le corps.
Mais la pire affection spirituelle n’est-elle pas l’hypocrisie ? En l’analysant, n’est-elle pas une sorte de mensonge tacite, un comportement apparent de piété qui cache une grave enfreinte à la Loi de Dieu ? Péché contre l’esprit de la Loi dont la charité est la clé d’interprétation. - On pourrait être tenté de réduire le message du Christ, comme on le fait si souvent à notre propre convenance, et d’y lire comme un mépris des coutumes juives de purification. Mais il y a une faille dans cette lecture : Jésus ne vient pas annoncer le dédain !
La pureté doit s’inscrire dans une hiérarchie : la pureté extérieure doit se subordonner à la pureté d’intention, d’âme et de cœur. C’est ici que nous devons nous purifier. Nous pouvons feindre des attitudes de modestie, d’humilité ou de charité. Même dans le caritatif, on peut enfouir une piété auto-référentielle et prendre la place du bienfaiteur digne de louange. - Purifier notre piété, c’est accomplir avec amour nos obligations civiles et religieuses. Les actes posés sans cœur déshumanisent et avilissent, soit en direction d’un mécanisme institutionnel (les traditions des hommes), soit en direction d’une autojustification glaciale. Dans les deux cas, ils masquent une sorte d’esclavage.
La proposition du Christ veut nous impliquer tout entiers, à partir de notre centre qui est le cœur, pour nous réconcilier avec Dieu comme Père. Charité et piété ne sont pas en contradiction, mais ils se complètent et se vérifient mutuellement et s’unissent surtout dans un cœur pur qui sera bienheureux de voir Dieu.
Dialogue avec le Christ
Jésus-Christ, juste Juge, sonde mon cœur et démasque les pièges de la corruption et de l’impiété hypocrite. Et par la grâce de ton Esprit, rends-le tendre, humble et attentif aux appels d’une charité toute pure.
Résolution
Je présente en offrande quelque chose qui me coûte : un silence lorsque j’ai envie parler, un sourire à qui me cause de l’ennui, une oreille patiente à qui a besoin d’écoute.
09/02/2026
Aller vers le Christ qui guérit
Lundi 9 février 2026
Évangile selon saint Marc 6, 53-56
En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth Jésus et ses disciples accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.
Prière
Seigneur, je veux prendre ce temps de prière pour me mettre en ta présence et te rencontrer. Aide-moi à être complètement disponible à ce que tu veux me dire et à savoir l’accueillir avec humilité et avec foi.
Demande
Voir le Christ à l’œuvre dans ma vie.
Réflexion
- Le passage de l’Évangile que nous contemplons aujourd’hui se trouve imbriqué entre différents événements. Jésus vient de multiplier les pains et il bénéficie maintenant d’une très grande popularité auprès de la foule. Cependant l’Évangile nous précise au sujet des disciples : « ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci » (Mc 6, 52).
Jésus accomplit ensuite un deuxième miracle en marchant sur l’eau, rejoignant ainsi ses disciples dans leur barque. C’est après cette traversée du lac que se déroule le passage d’aujourd’hui. Il est intéressant de voir que l’Évangile considère que les disciples n’avaient rien compris au miracle de la multiplication des pains. Comme cela est-il possible ? Peut-on vraiment ne pas comprendre un miracle ? L’Évangile nous indique ici qu’un miracle n’est pas simplement quelque chose dont on est le témoin mais qu’il faut comprendre correctement. - Ainsi, dans le passage d’aujourd’hui, le Christ continue-t-il à accomplir des guérisons et devient même une attraction qui attire les foules ; chacun veut pouvoir le toucher afin d’être guéri. Dans le cas de ces miracles, l’Évangile ne nous précise pas si les disciples ou les personnes qui ont bénéficié de ces miracles les ont compris.
Mais, avant de nous occuper des disciples et des contemporains de Jésus, concentrons-nous sur nous-mêmes. Est-ce que nous, plus de deux mille ans après la venue du Christ, nous comprenons ces miracles ? Pourquoi le Christ a-t-il réalisé des miracles ? Pourquoi n’en a-t-il pas fait plus ou pourquoi n’en a-t-il pas fait moins ? De plus grands, de plus impressionnants… - Nous trouvons un élément de réponse dans l’Évangile de saint Jean. « Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. » (Jn 5, 36)
Cette phrase du Christ nous explique clairement le but ultime de ses miracles : montrer aux hommes qu’il a vraiment été envoyé par Dieu le Père. C’est de cette certitude dont j’ai besoin, bien plus que des fruits de possibles miracles dans ma vie. L’action du Seigneur dans ma vie quotidienne, parfois difficile à discerner, n’a pas tellement pour but de me faciliter la vie mais bien de confirmer ma foi en lui.
Il est le Messie, l’Envoyé de Dieu venu pour nous sauver. Le Christ n’est pas venu sur terre pour accomplir des miracles mais bien pour sauver les hommes et leur ouvrir les portes du paradis. Pour aider les hommes à croire en lui, il a réalisé ces prodiges mais qui n’ont jamais été une fin en soi. Qui est-ce que je recherche dans ma vie spirituelle ? Le Dieu qui fait des miracles ou celui qui sauve mon âme pour l’éternité ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Que je sache t’adorer comme mon Sauveur, celui qui m’offre ici-bas des avant-goûts du ciel. Que je sache comprendre que ta présence dans ma vie de tous les jours prépare mon cœur à l’éternelle et définitive rencontre avec toi que je veux apprendre à désirer.
Résolution
Prendre un moment pour essayer de reconnaître la présence du Christ dans ma journée.
08/02/2026
Qu’est-ce que la Journée mondiale du Malade et le Dimanche de la Santé ?
Depuis 1992, l’Église universelle célèbre tous les 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale des Malades. Celle-ci se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé, occasion de rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique, mais aussi de sensibiliser chacun pour préserver le don de la santé.
Un dimanche de la santé pour quoi ?
La vocation du dimanche de la santé est vraiment de rendre visibles les acteurs de la santé dans les communautés chrétiennes : l’ensemble des « soignants » (ils sont nombreux et leurs métiers sont variés !), les « aidants », les visiteurs de malades, les équipes d’aumônerie, les Blouses roses et autres associations laïques… tous ceux qui œuvrent (parfois dans l’ombre) et qui sont tellement importants, tellement essentiels pour la prise en charge des personnes malades, âgées, handicapées.
Le dimanche de la santé pourrait être l’occasion de les envoyer en mission, de les réunir autour de l’autel pour le Notre Père par exemple, ou de les bénir particulièrement… Non pas pour qu’ils soient vus, mais pour que la communauté prenne conscience de leur nombre et de leur existence ! On prie souvent pour les malades… Prie-t-on suffisamment pour ceux qui prennent soin d’eux, pour les médecins, les chercheurs, tous ceux qui font avancer le soin ? Les temps difficiles que nous avons traversés ces dernières années, ont permis de percevoir à la fois l’épuisement, le découragement et aussi l’engagement sans faille des « soignants » ! Ils méritent bien cette place spécifique dans nos communautés une fois par an…
Témoin de ma foi
Dimanche 8 février 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 13-16
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
Prière
Ô mon Dieu, je crois en toi, parce que tu es la vérité même. Je crois que tu es le sens profond de ma vie. Donne-moi la grâce de la foi, de voir ta présence et ta providence en toute chose. J’espère en toi, j’espère en tes promesses, car je sais que tu es allé me préparer une place auprès de toi. Sois mon unique espérance, Seigneur.
Ô mon Dieu, je t’aime et je veux t’aimer par-dessus toute chose, bien que mon amour soit si faible et inconstant. Augmente mon amour pour toi aujourd’hui. Esprit Saint, illumine tout mon être en cette oraison, pour écouter et suivre tes inspirations.
Demande
Seigneur, fais de moi un témoin.
Réflexion
- « (…) comment lui rendre de la saveur ? »
Nous savons tous qu’être chrétien, c’est être dans le monde sans être du monde, rendre témoignage à quelque chose, à quelqu’un de différent. Nous sommes conscients que notre vie devrait être lumineuse pour les gens « du dehors », pour les non-chrétiens. Et pourtant il arrive parfois – ou souvent – que notre vie ait l’air médiocre, sans saveur. Les personnes autour de nous ne nous posent pas de questions sur notre foi, ne sont pas interpellées par notre style de vie prétendument évangélique.
Et nous-mêmes pouvons nous sentir un peu désabusés par notre vie chrétienne, par la persistance de nos vices et de nos défauts et la pauvreté de nos bonnes actions. Peut-être surtout par le manque de joie profonde qui nous fait penser qu’il nous manque quelque chose d’essentiel. C’est cette saveur dont parle Jésus dans l’Évangile. - « Il ne vaut plus rien. »
La tentation, en constatant notre tiédeur et le manque d’intensité dans notre vie spirituelle, c’est le découragement et l’abandon. « Je ne vaux plus grand chose, pensons-nous, autant vivre les petits plaisirs du quotidien et abandonner les idéaux et le témoignage évangéliques inatteignables ».
Et c’est justement cette attitude de découragement que Jésus dénonce aujourd’hui dans l’Évangile ! Le manque de saveur, ce n’est pas seulement notre vie médiocre, sans bonheur ni évangélisation ; le manque de saveur qui détruit définitivement notre vie chrétienne, c’est le découragement qui s’en suit. C’est l’acceptation de notre médiocrité, le renoncement à une vie fructueuse et à la suite totale du Christ. Parce qu’une fois que l’on accepte le découragement, il n’y a plus rien à faire. - Que faire alors ? Briller. Comme la lumière. Aucune lumière sur terre n’est parfaite, définitive. Certaines sont trop chaudes, d’autres trop faibles. D’autres consomment trop d’électricité… Mais elles sont toutes utiles pour voir un peu dans l’obscurité. De la même façon, la lumière de notre foi peut être très limitée, salie par le péché, diminuée par l’égoïsme mais si, au plus intime de nous-mêmes, nous continuons à nous confier au Seigneur et à prier, elle brillera un peu pour quelques personnes autour de nous. Ce ne sera probablement que pour notre maison, et non pour la ville ou le monde entier, mais elle brillera.
Notre sel sera peut-être mêlé à du sable ou de la terre, mais il aura encore un peu de saveur pour qui voudra s’en servir. Voici l’un des enseignements fondamentaux de l’Évangile d’aujourd’hui : le Christ n’a pas besoin de notre perfection pour illuminer et donner de la saveur. Il lui suffit d’un peu de confiance et de prière au milieu de notre misère.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je crois que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Augmente en moi l’espérance. Ne permets pas que le découragement et la lassitude prennent le dessus dans ma vie. Augmente ma confiance en toi, que je sache voir ton amour et ta miséricorde, qui regardent avec bienveillance ma vie. Vois le désir que j’ai de faire quelque chose pour toi et pour mes frères, de témoigner de ma foi. Toi qui sais te servir d’instruments médiocres et imparfaits, donne-moi d’être aujourd’hui une petite lumière qui brille pour quelqu’un.
Résolution
Aujourd’hui je témoignerai de ma foi par un acte de bonté ou de charité, une conversation ou un témoignage.