Lien entre les paroissiens, formations, informations, temps forts, dates et lieux des messes. N'OUBLIEZ-PAS DE METTRE CETTE ADRESSE PARMI VOS FAVORIS ET ABONNEZ-VOUS. MERCI D'AVANCE. Pour obtenir les horaires des messes, cliquez sur l'onglet : HORAIRES DES MESSES; N'hésitez pas à découvrir toutes les autres pages du Blogue en survolant avec la souris tous les menus ci-dessous à gauche et en cliquant sur la page souhaitée. (voir aussi les menus déroulants également à gauche)
Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
PRÉ-INSCRIPTION POUR LE CATÉ (SI VOTRE ENFANT A 7 OU 8 ANS ET ENTRE EN CE1 À LA PROCHAINE ANNÉE SCOL
- Accueil — Évangile du jour — Prière et Méditation sur l'Évangile — Vidéo du jour
- HORAIRES DES MESSES ET OBSÈQUES : FHIP et BIP
- DENIER DE L'ÉGLISE
- Demandes de messes, neuvaine, trentain
- PRÉ-INSCRIPTION DE VOTRE ENFANT AU CATÉ POUR LA PROCHAINE ANNÉE SCOLAIRE (SI VOTRE ENFANT ENTRE EN CE2 EN SEPTEMBRE PROCHAIN OU A 7 OU 8 ANS)
- JE SUIS NOUVEAU OU NOUVELLE DANS LA PAROISSE ! …… JE DÉSIRE ÊTRE BAPTISÉ(E) ! OU POURSUIVRE UNE FORMATION POUR COMMUNIER ET ÊTRE CONFIRMÉ(E) …………………… ………………………………………………………………BIENVENUE DANS NOTRE PAROISSE SAINT PIERRE SAINT PAUL DE LA VALLÉE DE L'AISNE ! CLIQUEZ SUR CE TEXTE ;
- QU'EST-CE-QUE LA TOUSSAINT ?
- LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX
- commander des bougies à soeur désirée
- Parcours "Je crois en Dieu" ( 31 vidéos à regarder à votre rythme )
- PETIT GUIDE POUR LA CONFESSION
- — 1- LE SACERDOCE EXPLIQUÉ AUX ENFANTS — 2- MAIS, C'EST QUOI LA MESSE CHRISMALE ?
- ACTUALITÉS PAROISSIALES
- Accueil
10/06/2026
Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir
Mercredi 10 juin 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 17-19
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
Prière
Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout.
Demande
Seigneur, insuffle de l’amour dans mes œuvres !
Réflexion
- Cet Évangile vient peu après les béatitudes. Jésus se trouve sur la montagne et il enseigne à ses disciples et aux foules la nouveauté du message chrétien. Il n’est pas seulement un prophète parmi tant d’autres, qui viendrait réclamer l’observance de la Loi. Il apporte une nouveauté fondamentale, une parole prononcée « avec autorité », une parole de vie éternelle.
Toutefois, après avoir présenté les béatitudes, centre de la vie chrétienne, Jésus semble se raviser. Il rappelle tout d’un coup que la Loi existe, et qu’il n’est pas venu l’abolir. Il déclare même qu’elle ne passera pas jusqu’à ce qu’elle se réalise ! C’est donc un Évangile qui, pour les auditeurs de l’époque comme pour ceux d’aujourd’hui, pose la question du rapport de notre foi avec les commandements, la loi, les règles de vie chrétienne et celles de l’Église. - Le plus petit et le grand
Apparemment, selon les mots de Jésus, observer la Loi est donc sérieux : être grand ou petit dans le Royaume en dépend. Néanmoins, un détail est important. Dans les deux cas, on est dans le Royaume. C’est-à-dire qu’observer la Loi fait varier notre situation dans le Royaume, mais non pas notre entrée dans celui-ci, contrairement au verset qui suit notre Évangile : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. » (Mt 5, 20)
On comprend alors que Jésus parle de deux niveaux différents. Il nous invite d’abord à entrer dans le Royaume, à vivre une justice différente, une justice des béatitudes, de l’amour, une justice de la conversion qui se manifeste dans le baptême. Sans cela, pas de Royaume, pas de salut. Mais il y a ensuite un deuxième niveau, qui est celui de la Loi, celui de la vie dans le Royaume. C’est celui où se trouvent les baptisés, les disciples, les chrétiens qui connaissent déjà un peu le Christ. - « Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
Jésus nous parle aujourd’hui ici de ce deuxième niveau. C’est le même que dans le discours de la dernière Cène : « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. » (Jn 15, 14) Il s’agit d’une question d’amour, et l’amour se manifeste par les œuvres, par des actions concrètes envers la personne aimée, par faire ce qui lui plaît, quand il s’agit de Dieu : faire sa volonté.
L’Évangile nous enseigne que la Loi, les commandements, ce que nous demande le Christ et l’Église, c’est en fin de compte plus une question d’amour qu’une question de salut. C’est comme le thermomètre de notre foi, de notre espérance, de notre charité. Celui qui aime vraiment le Christ trouvera sa joie dans l’accomplissement de sa volonté, de ses moindres désirs. Celui qui vit de l’Esprit sera fidèle aux plus petites inspirations qu’il insufflera en nous tout au long de la journée. Celui qui cherche la volonté du Père saura la trouver dans l’Église qu’il a voulue de toute éternité pour apporter le salut au monde entier.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, illumine-moi sur ma vie, sur l’endroit du chemin où je me trouve. Me faut-il entrer dans le Royaume ? Me faut-il aimer davantage, chercher avec plus de désir ta volonté ? Me voici devant toi, humblement, pour t’offrir ma vie. Je veux te suivre, t’aimer, te servir. Augmente ma foi pour voir en ta volonté, incarnée dans les commandements, dans l’Église, le moyen de t’aimer, de vivre l’immense gratitude de m’avoir sauvé. Seigneur, aide-moi à t’aimer avec des œuvres et à vivre les œuvres par amour.
Résolution
Trouver un commandement, un précepte de ma foi ou de l’Église que je vis habituellement avec peu de sens, et lui donner ce sens d’amour envers le Christ, de recherche de sa volonté.
09/06/2026
« Vous êtes le sel de la terre »
Mardi 9 juin 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 13-16
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
Prière
Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté, être par toi, avec toi et en toi, lumière !
Demande
Seigneur, nous croyons que tu es la lumière et que nos ténèbres, par toi, peuvent devenir lumière. Le psalmiste devant ses propres ténèbres prie : « J’avais dit : ‘’Les ténèbres m’écrasent !’’ mais la nuit devient lumière autour de moi. Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre et la nuit comme le jour est lumière ! » (Ps 138 11-12) Seigneur, viens éclairer nos nuits ! Au milieu d’elles, donne-nous de croire à la lumière !
Réflexion
- Dans un premier temps, Jésus nous compare au sel. Le sel est créé par Dieu et il fait partie de l’ordre naturel. Nous sommes aussi créatures mais nous avons une vocation éminente dans la création. Comme le sel dans les aliments, nous avons à garder et à conserver la terre et tout ce qu’elle contient. Il est dit dans la Genèse : « Le Seigneur prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et qu’il le garde. » (Gn 2, 15) La terre et tout ce qu’elle contient sont à Dieu, mais il nous revient de « cultiver et garder le jardin du monde » comme le pape François nous le rappelle dans son encyclique Laudato Si’. « C’est au Seigneur ton Dieu qu’appartiennent les cieux et les hauteurs des cieux, la terre et tout ce qu’elle renferme » (Dt 10, 14) mais à nous, il revient de conserver la terre et toutes ses créatures et, comme le sel, de leur garder toutes leurs saveurs.
- Si le sel conserve les choses en l’état, la lumière les rend meilleures en répandant sur elles la clarté. Elle apporte la chaleur et nous guide. Elle apporte la vie et la joie. Souvenons-nous du soleil, métaphore du Christ, dans le verset 6 du psaume 18 : « Là se trouve la demeure du soleil (…) : il s’élance en conquérant joyeux. » De même : « La lumière des justes est joyeuse ; la lampe des méchants s’éteint. » (Pr 13, 9)
Ai-je cette propriété de la lumière ? Sais-je être heureux avec ceux qui sont joyeux ? Sais-je apporter une parole de consolation à ceux qui sont tristes ? Est-ce que je crois vraiment à notre vocation au bonheur et à la joie ? - Au cours de notre baptême, nous avons reçu un cierge qui symbolise la lumière que nous sommes appelés à devenir. Je ne sais pas si ma lumière est bien vive. Je ne sais pas si elle n’est pas cachée sous le boisseau, mais je sais que le Seigneur « n’éteindra pas la mèche qui faiblit » (Is 42, 3).
Seigneur, aide-moi à voir ce qui en moi empêche la lumière de briller. Aide-moi à travailler pour combattre ces obstacles. Saint Benoît, dans sa règle, nous donne de bons conseils pour protéger cette flamme : « Ne rien préférer à l’amour du Christ. Ne pas se départir de la charité. Mettre en Dieu son espérance. Et ne désespérer jamais de la miséricorde de Dieu. » (chap. 4)
Aide-moi aussi à me laisser entièrement faire par toi lorsque tu voudras enlever en moi les obstacles à la lumière. Sans toi, je ne peux rien faire !
Dialogue avec le Christ
Seigneur, nous savons bien que sans toi nous ne pouvons être ni sel, ni lumière. Nous ne pouvons avoir ni capacités naturelles, ni surnaturelles. Tout vient de toi et tu nous donnes tout. « (…) et tout ce qui est à moi est à toi. » (Lc 15, 31) dit le Père au fils prodigue. Seigneur, tu nous dis : « Moi, je suis la lumière du monde. » (Jn 8, 12) et tu nous donnes d’être lumière. Tu es la saveur de nos vies et tu nous donnes d’être saveur à notre tour. Par ta Passion, tu nous fais hériter de tout ce que tu as reçu du Père. Béni sois-tu, Seigneur !
Résolution
Je rendrai gloire au Père de bon cœur et sans jalousie pour le bien accompli par mes proches.
08/06/2026
« Heureux les pauvres de cœur »
Lundi 8 juin 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 1-12
En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »
Prière
« Apprends-nous, Seigneur, à vivre selon les Béatitudes, clés d’or, clés de vérité. Apprends-nous à distinguer, grâce à elles : l’essentiel de l’accessoire, l’important du dérisoire, l’éternel de l’éphémère et le primordial du secondaire. Délivre-nous de toutes les peurs : la peur d’être dupe, la peur de perdre un privilège, la peur de manquer, la peur de souffrir. Alors nous pourrons nous livrer entièrement aux Béatitudes et entrer ainsi dans ton Royaume, le Royaume de l’amour. Ainsi soit-il. » (Gilbert Cesbron)
Demande
Seigneur Jésus, donne-moi un cœur semblable au tien !
Réflexion
- Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous retrouvons Jésus et ses disciples sur une montagne. C’est de cette hauteur que le Christ prononce son sermon sur la montagne recueilli par l’évangéliste saint Matthieu. Il offre un condensé de son enseignement en tant que Messie. Il commence son discours par les huit béatitudes. Étant donné le contexte, Jésus semble se mettre à la place de Moïse qui gravit la montagne pour recevoir les dix commandements et ensuite les transmettre à son peuple.
Mais, contrairement aux dix commandements, les huit béatitudes ne sont pas à la forme impérative. Le Seigneur ne dit pas de faire ceci ou cela ou de ne pas faire ceci ou cela. Il invite ses disciples à adopter une certaine manière d’être. Il veut que nous ne soyons pas seulement dans l’agir, comme nous en avons l’habitude aujourd’hui dans notre monde surchargé d’activités, mais de choisir un certain style de vie en tant que disciples. Nous pouvons dire que les huit béatitudes sont une description de sa manière d’être en tant que Messie et Fils de Dieu et il nous invite à le suivre et à l’imiter. Ces béatitudes sont donc une description de l’âme même d’un disciple du Christ. - En commençant chaque béatitude par le qualificatif « Heureux », le Christ veut nous aider à comprendre que le chemin qu’il propose pour notre vie de disciple est un chemin qui mène au bonheur. Vivre les béatitudes, bien que difficile dans certaines circonstances, ne manquera pas de nous apporter une joie profonde, celle d’être en communion avec le Seigneur et de partager sa propre vie. Jésus n’est pas un gourou qui nous promet un bonheur facile ou utopique. Il ne cache pas les difficultés du chemin lorsqu’il énumère ces belles vertus chrétiennes, telles que la douceur, la paix, la miséricorde, la pauvreté et la pureté du cœur. Parfois elles nous mèneront à la faim et la soif de la justice quand celle-ci manquera à notre égard. En d’autres occasions elles pourront même nous mettre en situation de persécution. Il nous arrivera peut-être de pleurer.
- Le Seigneur nous rappelle que les difficultés du monde présent ne dureront qu’un temps. En revanche, sa tendresse et son amour pour nous est de toujours à toujours : « Mais l’amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent, est de toujours à toujours, et sa justice pour les enfants de leurs enfants. » (Ps 102, 17) Après l’épreuve, nous serons consolés. Dieu nous rassasiera en voyant notre détresse. Il nous appellera ses fils et ses filles. Il nous donnera la terre en héritage et, encore mieux, il nous offrira une place dans son Royaume ! Voilà l’espérance qui est la nôtre, celle d’avoir le Seigneur à nos côtés quoi qu’il arrive et de savoir que la victoire finale sera toujours la sienne sur le mal et le péché. Rendons grâce au Seigneur !
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, merci pour le don de ces huit béatitudes. Elles sont un phare qui me guide pour être davantage comme toi. Viens me transformer pour que je puisse vivre ma vie selon l’esprit qu’elles incarnent, ton Esprit. Je veux être doux et miséricordieux comme toi. Je veux avoir un cœur pur et pauvre comme le tien. Je veux devenir un artisan de paix dans ma famille et sur mon lieu de travail. J’ai faim et soif de la justice, de ta justice, Seigneur.
Accompagne-moi dans l’épreuve, lorsque je pleure, lorsque je me sens persécuté pour que je puisse avoir la force de persévérer dans ma foi. Merci, Seigneur, parce qu’avec toi je suis certain d’être sur le chemin du vrai bonheur.
Résolution
Faire une relecture de ma vie et voir quelle béatitude j’ai besoin de faire grandir en moi. Prendre ensuite une résolution concrète pour la mettre en pratique aujourd’hui.
07/06/2026
L’Eucharistie, un phare dans ma vie
Dimanche 7 juin 2026
Évangile selon saint Jean 6, 51-58
En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Prière
Jésus, je crois en toi, fais grandir ma foi. Jésus, j’espère en toi, approfondis mon espérance. Jésus, je t’aime, fais brûler mon cœur pour toi.
Demande
Jésus, en ces jours qui précèdent la solennité de ton Sacré-Cœur, que les paroles des Saintes Écritures touchent mon cœur, afin qu’il devienne davantage semblable au tien. Ouvre mon cœur pour y prendre plus de place. Montre-moi comment je peux t’aimer dans la personne de mon prochain.
Réflexion
- « En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »
Jésus est devant une grande foule et ses paroles paraissent difficilement compréhensibles. Peut-être nous aussi, parfois, trouvons-nous ces paroles très mystérieuses et manifestons-nous une certaine résistance à les mettre en pratique dans notre vie quotidienne. Jésus se révèle comme envoyé du Père, comme la vraie manne offerte dans le désert de nos vies. Il demande une relation si proche et si intime avec Dieu que de nombreux Juifs ne parviennent pas à le croire et le trouvent irrecevable. On peut les comprendre, surtout si l’on ne voit en Jésus qu’un héros de l’humanité, un homme éloquent qui redonne l’espérance à un peuple dominé par l’ennemi, un homme charitable avec des pouvoirs de guérison, etc.
Qui est Jésus pour moi ? Quelle est mon expérience de vie avec lui ? Y a-t-il un moment dans ma vie où j’ai décidé de croire en ses Paroles parfois mystérieuses mais authentiques ? - « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. »
Jésus est prêt à perdre beaucoup de ceux qui le suivent à ce moment-là. Il risque même de perdre ses plus proches, ceux qu’il avait appelés après une nuit de prière. Mais son message est tellement important pour ceux qui auront confiance en lui, confiance en son mystère, qui marcheront avec lui en acceptant de ne pas tout comprendre immédiatement. Jésus, le Verbe incarné, est venu pour donner sa vie : son sang et son corps pour la rémission des péchés afin que nous ayons la vie éternelle auprès du Père. Comment est-ce que je vis les moments difficiles de ma vie ? Qu’est-ce qui me maintient en route ? Quel est mon bâton de marche préféré dans ces moments ? - « De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. »
L’amour de Dieu est fort et créatif. Dieu s’adapte à notre humanité. Il est la vie, il veut être proche de nous sans exception et sans limite. Il nous aime tant qu’il invente une manière simple mais si ingénieuse pour rester avec nous. Il se fait lui-même nourriture pour s’unir à chacun. L’Eucharistie, le corps et le sang du Christ cachés dans le pain et le vin, est le don du Père au monde.
Ceux qui veulent l’accepter et l’honorer goûteront la vie avec lui, la vie éternelle, qui commence déjà en ce monde, dans notre vie quotidienne. L’Eucharistie est un don à recevoir dans la foi. Elle fortifie notre espérance car elle est un signe invisible d’un Dieu aimant qui a tout donné pour nous. Grâce à l’Eucharistie – Jésus présent – nous sommes assurés que malgré les difficultés de la vie, nos blessures, nos faiblesses, nous sortirons victorieux car sa victoire sur le péché et la mort est notre victoire. « La paix soit avec vous ! » sont ses premiers mots aux apôtres après la Résurrection.
Dialogue avec le Christ
Jésus, que ta présence sacramentelle dans l’Eucharistie soit pour moi un phare dans ma vie quotidienne. Que ta présence mystérieuse devienne une source de paix, de joie et de force qui rayonnent autour de moi selon ta volonté. J’ai confiance en toi !
Résolution
Comment puis-je m’appuyer aujourd’hui sur Jésus-Eucharistie ? Par une communion spirituelle pendant la journée ? Par une visite au Saint-Sacrement dans une église ? Par la participation à une messe en semaine ?
06/06/2026
Les deux piécettes de la veuve
Samedi 6 juin 2026
Évangile selon saint Marc 12, 38-44
En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »
Prière
Jésus, me voici devant toi, tout simplement dans le silence. À travers ton Évangile, je viens t’écouter et te contempler.
Seigneur Jésus, je t’offre mes mains pour faire ton travail, je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin, je t’offre mes yeux pour voir comme toi, je t’offre ma langue pour dire tes paroles, je t’offre mon intelligence pour que tu penses en moi. Je t’offre mon esprit pour que tu pries en moi. Surtout je t’offre mon cœur pour qu’en moi tu aimes le Père et tous les hommes. Je t’offre tout ce que je suis pour que tu grandisses en moi, Que ce soit toi le Christ, qui vives, travailles et pries en moi. Amen.
Demande
Apprends-moi, Seigneur, la vraie mesure de l’amour.
Réflexion
- Ce petit texte met en miroir deux sortes de personnes ou plutôt deux attitudes. Il y a d’un côté ceux que l’on remarque, ceux que l’on regarde, ceux sur qui l’on porte notre regard. De l’autre côté, il y a les autres, ceux qui sont invisibles, ceux dont on ne remarque même pas la présence. Jésus invite à se méfier des premiers et à s’intéresser aux seconds.
Au premier groupe appartiennent les scribes, c’est-à-dire les spécialistes de la religion, ceux qui connaissent les Écritures par cœur et ceux qui les recopient, ceux qui les commentent. Ils sont si savants que tous, parmi le peuple, les connaissent. On va à eux pour leur demander conseil et pour leur poser toutes sortes de questions concernant la loi juive. Mais celle-ci touchait également à toutes les dimensions de la vie quotidienne en société.
Les scribes rendaient donc des services d’écriture pour établir les documents officiels, tels des contrats de mariage, d’achat, de vente, etc. Ils sont salués de tous sur les places publiques, car ils sont connus de tous. Ils accèdent aux places d’honneur, tant dans la synagogue que dans les grands dîners en société. Jésus dit que s’ils sont richement vêtus, c’est parce qu’ils dévorent les biens des veuves ; une façon de dire qu’ils s’enrichissent sur le dos des plus pauvres.
Qu’est donc une veuve, dans la société juive du premier siècle, sinon une femme sans couverture sociale ni juridique, à la merci de tous ceux qui voudront la voler et sans vraiment la possibilité de se défendre ? - C’est justement vers cette deuxième catégorie de personnes que le texte invite maintenant le lecteur à se tourner. Jésus est assis dans l’enceinte du Temple, face au trésor. C’est là que tout bon Juif vient faire son offrande. Jésus semble prendre plaisir à observer ceux qui passent. Il y a foule, nous dit l’évangéliste. Les pièces de monnaie qui tombent dans le tronc provoquent un incessant cliquetis. Parmi cette foule, il y avait de nombreux riches que l’on reconnaissait bien sûr à leurs vêtements, ce qui ne va pas sans nous rappeler les scribes à peine décrits il y a un instant. Ceux-là mettaient une grande quantité de pièces, ce qui était bien entendu manifeste aux yeux de tous. Pourtant, l’attention de Jésus est tout accaparée – non par un de ces riches personnages qui déposait une grosse quantité de pièces – mais à l’inverse par une pauvre veuve. Elle aussi était reconnaissable à son vêtement. Pourtant, lorsqu’elle a déposé ses deux piécettes, le cliquetis a résonné si faiblement dans le tronc que personne n’y a prêté attention. Personne, sauf Jésus. Il fait même appeler et réunir ses disciples pour les faire assister à la scène : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Que voit donc Jésus en elle ? Probablement une générosité authentique en comparaison avec ceux dont le nombre impressionnant de pièces fait beaucoup de bruit mais qui donnent de leur surplus. Cela démontre bien que ce n’est pas la quantité, mais la qualité du don qui compte.
- Parlons encore de cette qualité du don. Jésus dit qu’elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre. Pourquoi a-t-il été particulièrement interpellé par ce geste ? Probablement parce qu’elle anticipe le geste même que va poser Jésus à peine quelques heures après. Oui, cette rencontre au Temple est la dernière avant que Jésus n’entre dans sa Passion. Le don total de cette femme a dû émouvoir Jésus jusqu’aux entrailles. Elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre et Jésus va donner toute sa vie. Ne dit-on pas que la mesure de l’amour est de n’avoir point de mesure ? Osons imaginer que Jésus a puisé force et courage dans le geste de cette veuve anonyme qui a certainement dû le propulser vers le grand et parfait don de lui-même qu’il s’apprête à vivre !
Dialogue avec le Christ
Jésus, je suis comme l’un de tes disciples qui s’émerveille devant cette scène inattendue. Donne-moi de saisir avec le cœur l’intensité de ce moment. Donne-moi de comprendre tes sentiments. Donne-moi la grâce d’un don de moi-même aussi total en ce jour.
Résolution
Aujourd’hui, je porterai mon attention sur une personne à laquelle je n’ai jamais été attentif, cherchant à découvrir quelque chose de beau en elle.
05/06/2026
L’énigme de la filiation divine de Jésus
Vendredi 5 juin 2026
Évangile selon saint Marc 12, 35-37
En ce temps-là, quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait : « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : “Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !” David lui-même le nomme Seigneur. D’où vient alors qu’il est son fils ? » Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir
Prière
Toute ma vie, Seigneur, consiste à te chercher et à te découvrir. Puisse ma prière de ce jour creuser encore et encore ma soif de te connaître.
Demande
Montre-moi ton visage, Seigneur !
Réflexion
- Aujourd’hui, Jésus interroge le raisonnement de certains scribes sur une question particulièrement intrigante qui fait allusion à un titre messianique : « Fils de David ». D’où vient ce titre ? Depuis la prophétie de Nathan dans le second livre de Samuel, il était admis parmi les Juifs que le messie à venir serait issu de la descendance du roi David. Nathan avait en effet prophétisé à David :
« Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, je maintiendrai après toi le lignage issu de tes entrailles (et j’affermirai sa royauté. C’est lui qui construira une maison pour mon Nom) et j’affermirai pour toujours son trône royal. Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront à jamais devant moi, ton trône sera affermi à jamais. » (2 S 7, 12-14.16) - Mais Jésus veut apporter une nuance capitale au titre « Fils de David » afin de le compléter. En fin connaisseur des Écritures bibliques, il cite le début du psaume 110 (109). Ce psaume décrit justement l’intronisation du messie. Et le psautier est censé avoir été écrit par David. C’est donc David qui parle en disant la chose suivante : « Le Seigneur (c’est-à-dire Dieu) a dit à mon Seigneur (c’est-à-dire au messie) : “Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !” » David appelle donc le messie « mon Seigneur ». Il ne peut donc pas être son fils puisque, dans la mentalité sémitique, un père n’appelle jamais son fils « Seigneur ». Au contraire, le père est toujours « Seigneur » de son fils. Ce que Jésus veut souligner, c’est que le messie serait donc le fils de quelqu’un d’autre que seulement le Fils de David. Où veut-il conduire ses auditeurs ?
- Jésus ne donne pas la réponse à sa propre question et il n’est pas dit que ceux qui l’écoutaient ce jour-là aient compris où Jésus voulait en venir. En fait, il faudra attendre son procès devant le sanhédrin pour avoir la réponse à cette question. Le grand prêtre Caïphe interrogera Jésus en disant : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? » (Mc 14, 61) Et Jésus répondra clairement : « Je le suis. » De sorte que, ce que Jésus veut faire comprendre, c’est que le messie est surtout le Fils de Dieu. Voilà où Jésus voulait en venir en les interrogeant ce jour-là. Il ne cherchait pas à poser une question-piège et il n’était pas non plus en train de faire une démonstration de ses connaissances bibliques. Ce qu’il voulait leur faire voir, ce qu’il voulait partager avec eux, c’était finalement une vérité profondément christologique. Il cherchait à les conduire à la compréhension du mystère de sa filiation divine ! Jésus est bien le Messie attendu, le Fils de David, mais il est plus encore que cela : il est le Fils unique du Père.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, toute ta vie a été consacrée à nous révéler l’identité du Père. Toi seul, parce que tu es le Fils, a pu nous le faire connaître. Qu’en le connaissant nous te connaissions toi et, qu’en te connaissant, nous le connaissions lui.
Résolution
Prier maintenant et lentement la prière que Jésus nous a enseignée, lui en tant que Fils par qui nous devenons à notre tour fils du Père : Notre Père…