texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

13/01/2026

La divinité du Christ est affirmée de 1000 manières par le Nouveau Testa...

L’autorité de ton enseignement

 Mardi 13 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 1, 21-28

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

Prière

En cette fête commémorative de la mort de saint Hilaire, évêque au IVe siècle, nous demandons la grâce de défendre la vérité de la divinité de Jésus-Christ. Aide-nous à comprendre le message de ton Évangile d’aujourd’hui et comment il peut orienter notre vie de tous les jours.

Demande

Sainte Trinité, guide-nous et éclaire-nous pour que nous puissions faire émerger l’essentiel de ton enseignement du jour.

Réflexion

  1. « On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité (…) »
    Ici, nous voyons Jésus, en bon homme juif, enseigner dans la synagogue un jour de sabbat. Cependant, il n’était pas comme les scribes qui réfléchissaient sur les Écritures Saintes de la Bible juive. Ceux qui l’écoutaient en tant qu’homme étaient tout de suite frappés par l’autorité avec laquelle il enseignait. Ils étaient intrigués et se demandaient intérieurement d’où lui venait cette autorité.
    Nous-mêmes, Jésus, plus de 2000 ans plus tard, entendons dans tes enseignements une certitude et un pouvoir qui nous interpellent.
  2. « Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » 
    C’est un esprit impur, un ange déchu, qui dévoile qu’il y a ici plus qu’un simple homme juif ; il y a le Saint de Dieu ! Cette expression souligne la nature divine de Jésus. L’apôtre Pierre utilisera ces mêmes termes : « Nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » (Jn 6, 69) Jésus expliquera : « Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. » (Jn 14, 10)
    La sainteté de Jésus vient de son union au Père et à l’Esprit Saint, source de sa divinité. Sa véritable identité est affirmée par l’esprit impur et plus tard par Pierre : non plus une identité humaine mais une identité divine. L’autorité de son enseignement est révélée comme venant de sa nature divine et de son union au Père. 
    Oui, Seigneur Jésus, je reconnais que tout enseignement fiable vient de Dieu et que tu es le Messie qui nous l’a transmis.
  3. « Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »
    Les juifs dans la synagogue échangent leurs commentaires et leur étonnement car, sur l’ordre de Jésus, l’esprit impur sort de l’homme avec un grand cri. Quelle scène effroyable et déroutante pour le peuple présent ! Aussi se demandent-ils ce que cela signifie. Ils se posent la question sur l’identité de Jésus de façon plus pressante. Car ce ne sont pas seulement les enseignements de Jésus qui sont donnés avec autorité, mais sa parole est agissante et a un pouvoir extraordinaire et inattendu : même les esprits impurs lui obéissent ! C’est du jamais vu !
    La renommée de Jésus se répand après ce haut fait. Aujourd’hui elle est arrivée jusqu’à nous ! Le geste nous éblouit. Mais que nous dit-il sur la nature de Jésus ? Y percevons-nous sa nature divine ? Sa présence au sein de la Sainte Trinité ? Le Verbe qui s’est fait chair qui retournera au Père et enverra l’Esprit Saint sur son Église ?
    Jésus, aide-nous à t’entendre et à te voir en tant que personne divine, le Fils uni au Père et à l’Esprit depuis toujours, le « Saint de Dieu ».

Dialogue avec le Christ

Jésus, Fils du Père, tu continues à nous éblouir lorsque nous prenons connaissance des Évangiles, quand nous écoutons tes paroles et entendons décrire les miracles et les signes que tu as accomplis sur terre. Jésus, tu as aussi transformé nos vies ! Nous vivons, sachant que tu nous prépares une place auprès de toi et que tu es fidèle à ta parole.
Avec le cantique d’aujourd’hui nous pouvons dire : « Mon cœur exulte à cause du Seigneur ; mon front s’est relevé grâce à mon Dieu ! » (1 S 2, 1) Nous vivons dans l’espérance, Seigneur Jésus, et nous sommes rassurés par l’autorité de tes enseignements en ce monde. Nous les suivons car, avec Pierre, nous proclamons : « Nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

Résolution

Seigneur Jésus, lorsqu’aujourd’hui je douterai de ta divinité, je me souviendrai de tes œuvres qui sont aussi les œuvres du Père et de l’Esprit.

12/01/2026

Ce que j'ai découvert sur Carlo Acutis

À la suite de Jésus

 Lundi 12 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 1, 14-20

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

Prière

Jésus, me voici aujourd’hui devant toi pour répondre à ton appel. J’ouvre toutes grandes les oreilles de mon âme pour accueillir ta Parole.

Demande

Seigneur, fais de moi un disciple missionnaire !

Réflexion

  1. Aussitôt sorti du désert où il a été tenté pendant quarante jours par le diable, Jésus se rend en Galilée, dans le nord du pays. Sa victoire lors du combat contre le diable est une annonce de la suite de l’Évangile. Jésus est venu pour vaincre – et nous donner à nous aussi les moyens de vaincre – toute forme de mal. Comme le rappelle l’évangéliste, le début du ministère public de Jésus marque l’inauguration de temps nouveaux : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. » Cet accomplissement se concrétise dans la proximité d’un royaume de Dieu dont Jésus se fait l’amphitryon. Un changement doit être mis en place dans nos vies pour accéder à ce royaume. C’est pourquoi Jésus invite à la conversion, surtout à la conversion du cœur, c’est-à-dire à la foi : « Croyez à l’Évangile ! »
  2. La première étape du ministère de Jésus commence donc en Galilée, avec le texte de ce jour. La Galilée contraste fortement avec le désert de Judée qui est un désert de collines et de pierres. La Galilée est une vaste région qui entoure plusieurs lacs. Le plus grand d’entre eux est celui qu’on appelle « mer » de Galilée. C’est là que Jésus marche, seul, au bord du lac, à Capharnaüm. Aujourd’hui, il appelle ses premiers disciples. Il les choisit parmi une population humble et travailleuse : ceux qui vivent de la pêche.  
    Cela nous en dit déjà beaucoup sur ce « rabbi » et son programme. Il n’enseigne pas à Jérusalem, la capitale. Il ne recherche pas à être suivi par des gens importants et influents. L’argent ne l’intéresse pas. Une grande culture intellectuelle n’est pas nécessaire pour faire partie de son cercle. Jésus appelle de simples pécheurs à le suivre. Pour le dire autrement, en appelant des pêcheurs à être ses disciples, Jésus veut dire que tous les hommes peuvent le suivre, puisqu’il n’y a pas de prérequis. Mais cela veut dire aussi que ceux qui ont « plus de science » que des pêcheurs doivent se mettre à l’école des pêcheurs, c’est-à-dire à l’école de la simplicité et de l’humilité, pour suivre Jésus. Le message est donc clair dès le départ ! Il s’adresse à chacun de nous aujourd’hui !
  3. Jésus fixe d’abord son regard sur Pierre et André, deux frères qui sont en train de pêcher depuis leur barque. « Venez à ma suite » leur dit-il, « et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Ils se lèvent et ils le suivent. Bien sûr, leur vie à la suite de Jésus va changer radicalement. Pourtant, ils continueront à être ce qu’ils étaient déjà : des pêcheurs. C’est peut-être pour cela qu’ils acceptent de le suivre sans hésitation. Parce que Jésus ne leur demande pas quelque chose de complètement nouveau. Ils continueraient de pêcher. Ils resteraient toujours pêcheurs, oui, mais désormais pêcheurs autrement : des pêcheurs d’hommes.  
    Si jusque-là, Pierre et André pêchaient du poisson afin de nourrir leur famille, désormais ils ne serviront plus leur famille sur un plan matériel, mais ils serviront l’humanité en lui apportant la Bonne Nouvelle. Cela les emmènera très loin de la Galilée. Nous savons que Pierre, après la Résurrection de Jésus, ira de Jérusalem à Rome pour évangéliser. André, quant à lui, la tradition dit qu’il évangélisa les Grecs. Les deux frères mourront crucifiés, l’un à Rome, l’autre à Patras. Tous deux ont trouvé le sens de leur vie et de leur mort dans l’amour du Christ, dans le service de l’Évangile et dans la prédication du Royaume de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Jésus, je te donne mes mains pour faire ton travail.
Je te donne mes yeux pour voir comme toi.
Je te donne ma bouche pour annoncer la Bonne Nouvelle.

Résolution

Aujourd’hui, je participerai à l’établissement du Royaume de Dieu en témoignant simplement de ma foi auprès d’une personne.

11/01/2026

Les preuves de Dieu n’ont jamais été aussi nombreuses — Olivier Bonnassi...

Qu’as-tu fait là ?

 Dimanche 11 janvier 2026

Évangile selon saint Matthieu 3, 13-17

Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain auprès de Jean, pour être baptisé par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. » Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »

Prière

Seigneur, ralentis-moi. Accorde-moi de me mettre à l’écoute de ta Parole, de la savourer lentement. En écoutant ta Parole, je t’implore de me dévoiler ton Cœur.

Demande

Apprends-moi à te connaître, Seigneur.

Réflexion

  1. « Alors paraît Jésus (…) auprès de Jean, pour être baptisé par lui. »
    « Alors paraît Jésus » (Mt 3, 13 ; Catéchisme de l’Église catholique, 535). Te voici, Seigneur. Pour la première fois, tu arrives sur la scène publique du monde, après des siècles de préparation.
    Tu parais « auprès de Jean », auprès de cet homme qui ne faisait que demander la conversion pour préparer ta venue (cf. Mt 3, 2.3.6.8.10.11).
    « pour être baptisé par lui » : en termes catholiques, ce serait presque comme si on lisait qu’à sa première arrivée publique dans le monde le Fils de Dieu soit allé se confesser auprès d’un prêtre. Le baptême de Jean était pour les pécheurs, pour la conversion, pour la réconciliation avec Dieu.
    Quoi ? « Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? » (Is 53, 1)
    Montre-moi, Seigneur, ce qu’il y a dans ton Cœur.
  2. « Jean voulait l’en empêcher (…) Mais Jésus lui répondit : (…) il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. »
    N’importe qui aurait voulu empêcher le Seigneur d’aller se confesser. Qu’as-tu fait là, Seigneur ? Quelle confusion ! « [Ton] aspect [n’a] rien pour nous plaire » (Is 53, 2).
    Et que veut dire ta réponse : « il convient que nous accomplissions ainsi toute justice » ? Qui est ce « nous » dont tu parles ? La Trinité ? Nous, les êtres humains ? À quelle « justice » fais-tu référence ?  Dans quel sens est-ce que cela « convient » ? Tu es parfois difficile à comprendre, Seigneur. Que l’Église me vienne en aide. Le Catéchisme (n° 536) explique : « Il se laisse compter parmi les pécheurs (cf. Is 53, 12) ; il est déjà ‘’l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jn 1, 29) ; déjà, il anticipe le « baptême » de sa mort sanglante (cf. Mc 10, 38 ; Lc 12, 50). »
    Alors, donc, le « nous » de Mt 3, 15, ce sont les êtres humains : « parmi les pécheurs (cf. Is 53, 12) » a dit le Catéchisme… « Nous étions tous errants comme des brebis » (Is 53, 6). À ta première apparition publique, tu te mets en ligne avec « nous » pour te faire baptiser parce qu’en toute justice c’est ce que nous devrions faire devant Dieu : nous convertir.
    Ou plutôt, parce que nous trouvons notre conversion en toi, toi qui « enlèves les péchés du monde (Jn 1, 29) ». « Le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous » (Is 53, 6).
    Et alors, « le juste, [le] serviteur [de Dieu], justifiera les multitudes » (Is 53, 11). Oui, nous serons tous justes, ou « nous [accomplirons…] toute justice » (Mt 3, 15), si le Seigneur « se [charge] de [nos] fautes » (cf. Is 53, 11).
    Quelle beauté, Seigneur. Merci !
  3. « Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »
    Et pour éviter toute confusion, le Père, ou la « voix » venue des cieux dit, plus ou moins : « Jésus n’est pas pécheur. Il est mon Fils bien-aimé. Mais cela me plaît qu’il vous aime comme je vous aime, qu’il prenne sur lui vos péchés. En lui je trouve ma joie pour qu’en vous aussi, je puisse prendre ma joie et vous appeler mes enfants. Suivez-le vers le baptême. » (cf. Catéchisme, 537)
    Le baptême de conversion : la conversion est le résumé de la prédication de Jean Baptiste et de Jésus, de ce que demandent ses paraboles, le résumé de ce qui nous fait marcher vers la croix et la Résurrection car la con-vers-ion… c’est se tourner vers notre Principe, coûte que coûte.
    « Par suite de ses tourments, il verra la lumière » (Is 53, 11), « avec les puissants il partagera le butin » (Is 53, 12),« il verra une descendance » (Is 53, 10).
    Dans l’Ancien Testament, le mot « joie » se réfère surtout à notre joie d’être avec Dieu. Ici, au baptême de Jésus, c’est la joie de Dieu le Père qui est révélée. Qu’est-ce qui fait sa joie ? Jésus, son Fils, et nous, ses enfants, si, en Jésus, « nous accomplissons (…) toute justice » en revenant vers lui.

Dialogue avec le Christ

Merci, Jésus, de me permettre de devenir la joie du Père ! Merci de me révéler ton cœur.

Résolution

Aujourd’hui, je demanderai pardon au Seigneur pour mes péchés.

10/01/2026

Père et Mère - frère Thomas Carrique

MESSE DES FAMILLES SUIVIE D'UN REPAS PARTAGÉ ET GALETTE DES ROIS

 

VENEZ PARTAGER DANS LA BONNE HUMEUR UN REPAS PARTAGÉ 

ET TIRAGE DE LA GALETTE DES ROIS 

(CHACUN APPORTE UN PLAT OU UNE GALETTE)

La vraie joie parfaite

 Samedi 10 janvier 2026

Évangile selon saint Jean 3, 22-30

En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. »

Prière

Seigneur, tu as mis en mon cœur le désir d’être heureux. Il est parfois difficile de savoir ce qui est vraiment bon pour nous et ce qui fera vraiment notre bonheur. Apprends-moi à désirer ta volonté pour qu’au fond de mon cœur tu puisses me rendre parfaitement heureux.

Demande

Expérimenter la vraie joie.

Réflexion

  1. Jean le Baptiste était le cousin de Jésus et il se retrouve au début de l’Évangile de saint Jean dans une situation tout à fait originale. Comme tous les prophètes, sa mission a été de préparer la venue du Messie et de mettre le peuple dans les meilleures dispositions pour accueillir leur Sauveur. Contrairement à tous les prophètes avant lui, Jésus arrive alors qu’il est encore vivant et qu’il est même au beau milieu de son travail de prédication de la conversion. L’attitude de Jean est remarquable car il sait quelle est sa place.  
  2. Jean le Baptiste devait préparer les chemins du Seigneur et, maintenant qu’il est là, Jean va petit à petit s’effacer et même encourager ses propres disciples à aller vers le Christ ; il réalise quelque chose qui coûte beaucoup à notre nature humaine. Il abandonne son projet et se met totalement au service de notre Seigneur, d’une façon toute nouvelle. Ses propres disciples voient en Jésus de la concurrence et lui voit la réalisation du plan de Dieu. Jean a appris à vivre en fonction du plan de Dieu et non en fonction de son propre plan.
  3. Notre vie est pleine de ces moments où le plan de Dieu nous gêne un peu aux entournures ; ses commandements et ses lois sont souvent pour nous des motifs de plainte et d’ennui. Il faut être un bon petit chrétien et on ne veut pas faire trop de vague. Au lieu d’être heureux d’accomplir la loi du Seigneur, nous la subissons souvent comme un fardeau. Jean nous montre le chemin de la joie parfaite. En recherchant dans notre vie à accomplir sans relâche la volonté divine nous accomplissons ce pour quoi nous avons été créés. Car comme le dit saint Augustin : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi. » Ma volonté doit toujours diminuer et le Christ doit toujours grandir en moi, voilà le chemin du vrai bonheur.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Au lieu d’un égoïsme qui cherche son bonheur par ses propres forces, aide-moi à comprendre que le bonheur ne sera parfait qu’avec toi et en accord avec la vocation que tu m’as donnée.

Résolution

Réfléchir sur ce qui me procure une vraie joie surnaturelle dans ma vie.

09/01/2026

JESUS VS MARIE ! Qui faut-il prier ???

« À l’instant même, la lèpre le quitta »

 Vendredi 9 janvier 2026

Évangile selon saint Luc 5, 12-16

Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. » De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.

Prière

Dire ou chanter :
Viens, Esprit Saint, viens embraser nos cœurs, 
Viens au secours de nos faiblesses, 
Viens, Esprit Saint, viens, Esprit consolateur, 
Emplis-nous de joie et d’allégresse.

Demande

Esprit Saint, ouvre mon cœur aux enseignements de l’Évangile pour que je les accueille et les mette en pratique.

Réflexion

  1. L’Évangile nous dit que « Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre. »
    La lèpre étant une maladie contagieuse et sans remède à l’époque de Jésus, la Loi obligeait d’expulser les lépreux du camp ou de la ville. Le livre du Lévitique décrit avec détail au chapitres 13 ce que devait accomplir un prêtre lorsque quelqu’un venait se faire examiner en cas de suspicion de lèpre. « Le lépreux atteint d’une tache portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres, et il criera : “Impur ! Impur !’’ Tant qu’il gardera cette tâche, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. » (Lv 13, 45-46)
    Le lépreux dont nous parle l’Évangile d’aujourd’hui brave un interdit grave puisque, comme le souligne le récit, il va à la rencontre de Jésus en pleine ville. Cette loi avait sans doute été établie pour des raisons de précaution et d’hygiène devant le risque de contagion, mais elle n’en avait pas moins été élevée à l’ordre de prescription religieuse. Pour les pharisiens, il va à l’encontre de la Loi. Cela peut nous sembler démesuré : en effet, la perspective de sa guérison ne justifie-t-elle pas qu’il enfreigne la Loi ?
    Nous pouvons faire une lecture spirituelle de ce texte. La lèpre est un symbole de ce que représente le péché pour l’âme. Il la ronge petit à petit, il nous sépare des autres, de Dieu et nous détruit. Face à cette réalité, nous pouvons nous conformer à notre péché et continuer à vivre en exclus, acceptant d’être soumis à la loi du péché, ou bien nous pouvons braver les interdits de nos peurs, de nos doutes ou du regard des autres pour aller vers le médecin de notre âme, Jésus.
    Pensons à la confession : c’est le sacrement qui nous guérit de la lèpre intérieure du péché. Cependant, comme il est difficile de braver toutes les objections intérieures et extérieures qui nous empêchent d’en profiter pleinement ! Nous nous disons que ce n’est pas la peine de déranger le prêtre. Ou encore que nous préférons en parler directement avec le Seigneur, sans passer par un intermédiaire. Ou bien nous avons peur des moqueries et du regard des autres. Parfois aussi, une expérience antérieure négative par rapport à ce sacrement nous en a éloigné. Nous n’avons pas le temps, ou les permanences dans la paroisse sont à des horaires impossibles… De nombreuses voix s’élèvent en nous comme des interdits. Apprenons de ce lépreux qui n’hésite pas à braver les interdits pour aller rencontrer le Seigneur qui guérit et purifie.
  2. L’Évangile souligne que « Jésus étendit la main et le toucha ».  
    À son tour, le Seigneur brave un interdit. En effet, ceux qui touchaient un lépreux devenaient eux-mêmes impurs. Jésus n’hésite pas à accomplir ce geste qui rend à cet homme son humanité et il va même plus loin puisqu’il le guérit et lui permet de se réinsérer dans la société. Dimanche, nous célèbrerons le baptême du Seigneur qui nous rappelle que Jésus n’a pas hésité à se faire l’un d’entre nous pour venir à notre rencontre, pour nous toucher par sa miséricorde, pour guérir nos lèpres. En se faisant identique à chacun d’entre nous en tout – sauf le péché – il a pu nous réconcilier avec Dieu et nous réintégrer dans la famille des enfants de Dieu. Lors de l’absolution, le prêtre qui étend sa main au-dessus de nous manifeste par sa présence que le Christ vient de nouveau à notre rencontre nous toucher, nous purifier, nous pardonner, nous relever et nous rendre notre humanité.
  3. La fin du récit précise que Jésus a demandé à l’homme qu’il venait de guérir d’aller voir le prêtre pour offrir un sacrifice prescrit par la Loi pour sa guérison. Notons que cette fois-ci, il respecte la Loi : c’est en effet une bonne chose que de remercier Dieu pour ses bienfaits.  Jésus n’est pas venu abolir la Loi, mais nous purifier de notre application légaliste de celle-ci. La confession, dont le premier pas a souvent été difficile, se termine normalement dans la paix intérieure. C’est pour cela que le prêtre termine généralement par une brève prière de louange.  

Dialogue avec le Christ

Tu connais et tu sondes mon cœur, Seigneur : tu me découvres à moi-même mes peurs, mes doutes, mes ombres. Que l’expérience de la tendresse de ton cœur soit plus forte que mes incertitudes et mes craintes ! J’accepte la main que tu me tends pour me relever et je reviens à toi chaque jour.

Résolution

Si je ne me suis pas confessé dernièrement, prendre mon courage à deux mains pour aller rencontrer un prêtre.