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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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19/07/2026
La bonne graine
Dimanche 19 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 13, 24-30
En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.’ »
Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.
Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
Prière
Seigneur, j’ai foi en toi : tu as semé une bonne graine dans mon cœur. Je vis avec la certitude que tu poses sur moi ton regard d’amour, et je sais que tu agis dans le secret. Viens, Esprit Saint, habite en moi, rends mon cœur semblable au tien. Je sais que tu m’appelles à être ta présence au milieu du monde, car le plus grand bien que je puisse faire pour les autres, c’est le témoignage de ma foi en toi.
Demande
Je te demande, Seigneur, la grâce de vouloir être une graine de ton Royaume ; je veux être ton levain, une force qui transforme de l’intérieur jusqu’aux confins du monde. Donne-moi la patience face au mal, la miséricorde face à l’injustice, et le discernement pour distinguer le blé de l’ivraie.
Réflexion
- Le semeur a semé de la bonne semence
Qui est le Semeur ? C’est le Seigneur, le Christ, envoyé dans le monde (le champ) pour semer (pour nous révéler le Père). Nous pouvons comprendre le semis comme le moment de la création, car le Père fait naître chaque être par l’intermédiaire du Fils, de sorte que chaque créature porte en elle, selon sa propre manière d’être, une empreinte du Fils. Cette empreinte peut être symbolisée par la graine. Or, dans notre cas, à nous les êtres humains, l’empreinte, la graine, peut être identifiée à notre création à l’image et à la ressemblance du Créateur.
On a également dit qu’il s’agissait d’une bonne graine, mais qui peut se porter garant de la bonté effective de la graine ? L’Écriture elle-même atteste de la bonté de la graine ; il suffit de se rappeler que le Seigneur Dieu, après avoir créé chaque chose, a porté son regard sur chacune de ses créatures et a vu que cela était bon ; lorsqu’il a contemplé l’ensemble de ce qu’il avait fait, il a vu que cela était très bon. Le Seigneur est l’auteur de tout ce qui est bon, de la bonté qui nous habite, de la bonté que nous expérimentons. - N’a-t-il pas semé de la bonne semence ?
Si le Seigneur est l’auteur du bien, d’où vient l’ivraie ? Si je peux me permettre de poser l’une des questions qui accompagne notre existence humaine, plutôt que de nous interroger sur l’ivraie, nous nous demandons : pourquoi le mal ? Si la parabole aborde l’un des plus grands défis pour le croyant, à savoir la coexistence du bien et du mal, son but est de nous exhorter à la pratique de la patience et à l’exercice du discernement plutôt que d’expliquer la nature du mal.
Il est vrai qu’il existe un ennemi qui agit et sème pendant que nous « dormons », ce qui peut correspondre à ces moments de manque de vigilance spirituelle, de tiédeur ou de distractions, permettant ainsi à des habitudes égoïstes de s’enraciner dans notre vie. L’ivraie peut être une attitude corrompue déguisée en « bonnes intentions », alors qu’il s’agit en réalité de formes d’orgueil ou d’aveuglement, de vices ou de préoccupations qui tentent d’étouffer la parole de Dieu en nous. - La patience du maître
Pourquoi le Maître laisse-t-il le blé et l’ivraie pousser ensemble ? À travers cette parabole, nous découvrons la manière dont le Seigneur agit face au mal, à l’imperfection et aux fautes. Rappelons-nous que le Seigneur ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il souhaite sa conversion afin qu’il vive.
Nous, en revanche, sommes souvent en proie à l’impulsivité, à l’impatience, peut-être à la frustration et à l’intolérance face au mal et à l’imperfection dont nous sommes témoins, surtout face au mal et à l’imperfection qui nous habitent.
Cette parabole nous aide à découvrir l’infinie patience de Dieu, qui ne nous juge pas et ne nous rejette pas lorsqu’il voit nos défauts. Il est un jardinier avisé qui préfère tolérer la présence du mal plutôt que de nuire au bien qui est en nous. Rappelons-nous comment, dans le jardin d’Éden, le Seigneur a revêtu Adam et Ève de peaux avant leur exil car, face à leur acte de désobéissance et d’orgueil, le Seigneur a voulu les protéger et couvrir ce qui était source de honte.
Dialogue avec le Christ
Merci, Seigneur, d’avoir ouvert mon esprit et sensibilisé mon cœur par ta Parole. Je réalise maintenant à quel point tu as été et tu es patient avec « l’ivraie » qui se trouve dans mon propre cœur. Merci de ne pas m’« arracher » face à mes fautes et pour le temps que tu m’accordes pour mûrir. Donne-moi ta lumière pour mettre à nu ces habitudes ou ces attitudes qui, aujourd’hui, tentent d’étouffer ta grâce en moi. Je renouvelle aujourd’hui ma confiance en toi malgré le mal qui m’entoure ou la faiblesse que je découvre en moi.
Résolution
Gardez à l’esprit que la résolution est le pont qui relie votre rencontre personnelle avec le Christ à votre vie quotidienne. Il s’agit d’un renouvellement de votre mission en tant que disciple du Christ.
Je vous propose donc trois étapes pour franchir ce pont :
• Renouvellement de votre identité : Reconnaître à nouveau que vous êtes « enfant du Royaume » et que votre vie doit porter des fruits de justice, même au milieu des difficultés ou des faiblesses, les vôtres comme celles des autres.
• Action concrète de charité : En vous appuyant sur la patience divine sur laquelle vous avez médité, proposez-vous aujourd’hui de ne pas « arracher » ni juger sévèrement une personne qui vous semble difficile ou que vous considérez comme de « l’ivraie ». Traitez-la avec la même indulgence et le même amour que Dieu vous témoigne.
• Fidélité au quotidien : Engagez-vous à nouveau à accomplir vos tâches quotidiennes dans un esprit de service, sachant que c’est dans ces petits gestes que le « bon blé » mûrit pour la moisson finale.
Notez les lumières ou les idées que Dieu a mises dans votre cœur ; c’est une façon de vous aider à mieux vous connaître en tant que personne de prière. Terminez enfin par la prière du Notre Père.
18/07/2026
Enraciné dans l’espérance
Samedi 18 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 12, 14-21
En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance.
Prière
« Seigneur, n’oublie pas le pauvre ! » (Ps 9B, 12)
Demande
Seigneur Jésus, affermis mon cœur en toi afin qu’il ne perde jamais confiance, et qu’il te suive là où tu le mèneras.
Réflexion
- Profitons du Temps ordinaire liturgique que nous vivons pour fortifier notre espérance dans le Christ. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus nous enseignait à faire de l’ordinaire quelque chose d’extraordinaire. Puisqu’aucun temps liturgique majeur ne nous porte actuellement, saisissons les occasions simples du quotidien pour façonner notre vie dans le Christ. Mon cœur sera alors affermi et, lorsque la tempête surviendra, je resterai debout sur le chemin.
- « Les nations mettront en son nom leur espérance. »
C’est l’espérance qui doit porter chacun d’entre nous. C’est elle qui nous soutient et nous permet d’avancer, de bâtir et de persévérer malgré les épreuves. Nous avons fait du Christ notre refuge, nous avons fait de lui notre espérance. Il est notre source vive. La source qui nous permet de continuer à faire grandir notre famille, à éduquer dans la foi chrétienne, exercer notre apostolat, consoler, guérir, protéger. Mais même si nous avons reçu cette grâce lors de notre baptême, notre espérance doit être renouvelée tous les jours. - Sans cette espérance, quel sens aurait chacune de mes actions ? Pourquoi poursuivre mes efforts ? Dans quel but ? C’est le Christ qui donne un sens à mon existence. Si mon espérance n’est pas bien enracinée en lui, difficultés, déceptions et épreuves risquent d’affaiblir ma fidélité à son appel.
Comment cette espérance se manifeste-t-elle concrètement dans vie ? Mes pensées, mes paroles et mes actes sont-ils en conformité avec ce que ferait et dirait Jésus ? Comment est-ce que je participe aux sacrements, quelle est ma manière de servir dans les apostolats, etc. ?
Profitons des petites occasions ordinaires pour fortifier cette espérance, et l’enraciner toujours davantage : « La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. » (Mt 7, 25)
Dialogue avec le Christ
Sainte Vierge Marie, j’ai besoin de toi pour affermir cette espérance chrétienne. Obtiens-moi la grâce de demeurer fidèle dans les petites choses afin que, lorsque viendra l’épreuve, mon espérance demeure ferme et inébranlable.
Résolution
J’accomplis aujourd’hui plusieurs actes simples avec générosité en demandant à Jésus : « Seigneur, fortifie mon espérance en toi ».
17/07/2026
Le sens de la loi
Vendredi 17 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 12, 1-8
En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
Prière
Seigneur, dans ma vie chrétienne, je découvre de nombreuses normes et règles qui m’apparaissent parfois exigeantes ou difficiles à observer. Aide-moi à comprendre le sens profond de cette loi divine et ne pas simplement m’arrêter à un accomplissement purement extérieur mais en faire une vraie rencontre avec toi.
Demande
Comprendre le sens profond de la loi divine.
Réflexion
- Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous voyons le Christ et ses apôtres confrontés une nouvelle fois aux pharisiens. Une fois encore, les pharisiens trouvent à redire au comportement de Jésus. Ici, c’est le comportement des disciples qui est pointé du doigt. Jésus pourrait tout simplement affirmer son autorité divine et ignorer les reproches des pharisiens.
En tant que Fils de Dieu, il peut bien réprimander lui-même ses disciples lorsque c’est nécessaire. Plusieurs passages d’Évangile nous montrent d’ailleurs qu’il sait les reprendre avec fermeté lorsque les circonstances l’exigent. Pourtant lors de cette rencontre avec les pharisiens, il prend la défense de ses disciples et donne une leçon de théologie aux pharisiens. - Jésus ne nie pas que l’attitude de ses disciples puisse sembler contraire aux prescriptions du sabbat. Il ne dit pas non plus que ce n’est pas grave ou que c’est un détail sans importance. Non, il veut aller au fond des choses et enseigner aux hommes le vrai sens de la loi. Jésus nous appelle à regarder au-delà du simple accomplissement de préceptes extérieurs. Ce qui est important, c’est l’esprit et le sens profond des lois.
Les prescriptions relatives au sabbat n’ont aucun sens si elles ne sont pas des manifestations de notre amour envers Dieu. Chaque sacrifice doit avoir un sens d’offrande sincère et non pas simplement une action vide de sens.
Jésus nous rappelle que le plus important des commandements est d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit et d’aimer son prochain comme soi-même. Si nous perdons cette vérité de vue et que notre vie chrétienne se résume à une pratique religieuse sans amour, alors nous ferions mieux de ne plus nous considérer comme de vrais disciples de Jésus. - Il est bon de garder à l’esprit le contexte de cet Évangile. Juste après ce passage, ce n’est plus le comportement des apôtres mais celui Jésus qui sera mis en cause. Le jour du sabbat, il osera accomplir un miracle en guérissant un homme à la main atrophiée.
Une fois encore, Jésus donne une leçon d’amour et on lui reproche de ne pas respecter les commandements divins. On voit bien l’ironie de cette situation dans laquelle Dieu vient nous parler d’amour et nous refusons de l’écouter en lui reprochant d’offenser Dieu. Évidemment, nous sommes appelés à observer les commandements de Dieu, mais par amour. Sinon, tout cela n’a pas de sens
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi un amour profond pour ta loi et permets-moi de voir en elle une belle façon de te prouver mon amour. Que mon obéissance à tes commandements soit ma manière privilégiée de te bénir et te louer chaque jour.
Résolution
Aujourd’hui, je prendrai le temps de contempler la prière que j’adresse à Dieu comme un acte d’amour gratuit et non comme une obligation.
16/07/2026
Le repos pour mon âme
Jeudi 16 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 11, 28-30
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Prière
Seigneur Jésus, tu m’invites et je viens à toi. Je veux accueillir ta Parole et entrer en dialogue avec toi pendant ce moment de prière.
Demande
Aide-moi à prendre ton joug et à le porter avec toi.
Réflexion
- Les fardeaux
À l’approche de l’été, nous aspirons aux vacances. Un temps de liberté où le quotidien s’allège ; un temps où nous laissons nos fardeaux derrière nous pour une parenthèse et un avant-goût du ciel. Et puis les vacances arrivent et, malgré nous, certains fardeaux ne disparaissent pas : un conflit familial qui éclot, un souci matériel, une déception… Nous réalisons que nous avons quitté certains fardeaux pour en rencontrer de nouveaux.
Jésus nous parle dans ces versets. Il ne promet pas de nous délivrer de toute épreuve. Il propose plutôt de nous apprendre à les porter. Pour entrer dans cet Évangile avec lui, une première étape est de nommer ce qui nous pèse aujourd’hui : quels sont mes fardeaux ? Pourquoi m’affectent-ils autant ? Comment est-ce que je les porte ? - Prends sur toi mon joug
Jésus s’offre pour porter nos fardeaux avec nous, nous unissant à son joug. Je peux alors présenter au Seigneur chaque fardeau et l’offrir consciemment au Christ.
Seigneur Jésus, voici mon fardeau. Aide-moi à le porter avec toi ! - Le joug et les fardeaux du Christ
Quel est ce joug ? Si Dieu est amour, alors son joug l’est aussi. Saint Jean nous dit : « Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. » (1 Jn 3, 16) Porter le joug du Christ veut alors dire qu’il donne sa vie pour nous ; et que nous, de même, sommes invités à donner nos vies pour nos frères et sœurs.
Qu’est-ce que cela change dans notre manière de porter nos fardeaux ? Cela transforme notre cœur. Au lieu de rechercher avant tout notre propre repos et notre propre bonheur, nous apprenons à faire confiance au Christ, qui veille déjà sur nous et désire notre véritable bien.
Jésus, comment prends-tu soin de mon repos pendant cette période estivale ? Et comment puis-je te ressembler davantage durant ces vacances dans l’attention et le service que je porte aux personnes qui m’entourent ?
Dialogue avec le Christ
« Retrouve ton repos, mon âme, car le Seigneur t’a fait du bien. Il a sauvé mon âme de la mort, gardé mes yeux des larmes et mes pieds du faux pas. Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants. » (Ps 114, 7-9)
Je peux relire le psaume 114 et remercier le Seigneur pour les bienfaits qu’il m’a accordés tout au long de cette année.
Résolution
Dans une situation qui m’est particulièrement pénible, je demande la grâce de la porter avec le Christ dans la confiance et l’abandon.
15/07/2026
Le mystère révélé aux petits
Mercredi 15 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 11, 25-27
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Prière
Devant ce mystère accessible aux seuls tout-petits, prions avec saint Grégoire de Nazianze : « Ô toi, l’au-delà de tout, n’est-ce pas là tout ce qu’on peut chanter de toi ? Quelle hymne te dira, quel langage ? Aucun mot ne t’exprime. À quoi l’esprit s’attachera-t-il ? Tu dépasses toute intelligence. »
Demande
Seigneur, puisque tu te révèles aux tout-petits, donne à mon âme leurs dispositions intérieures, fais que « mon âme soit en moi, égale et silencieuse, comme un petit enfant contre sa mère ! » (Ps 130, 2)
Réflexion
- « Père, Seigneur du ciel et de la terre (…) »
La juxtaposition de ces deux apostrophes pour définir Dieu nous remplit de joie. En effet, à quoi servirait un père qui n’ait aucun pouvoir, aucune puissance ? Et comme serait terrifiant un Seigneur du ciel et de la terre qui n’ait pas un cœur de père, tendre et miséricordieux ? Non, notre Dieu allie la force toute-puissante et la bienveillance du père. Il peut tout et il nous aime. « Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! » (Ps 102, 1) - Jésus prie à voix haute
Sa prière est rapportée à toutes les générations pour que nous tous l’entendions, que tous nous comprenions son amour de prédilection qu’il porte aux tout-petits auxquels le Père dévoile ses secrets. Les pensées sublimes des sages et des savants plaisent moins à Dieu que l’humble connaissance de notre petitesse et de nos misères.
Ainsi, nous sommes appelés à devenir un tout-petit dont l’humilité plaît au Seigneur, un tout-petit qui attend tout de lui, un tout-petit qui n’a d’autre secours que de se tourner vers son père. - Chez saint Luc, ce passage d’Évangile décrit la joie exultante de Jésus sous l’action de l’Esprit Saint. « À ce moment, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint. » (Lc 10, 21) La connaissance des mystères du Royaume emplit Jésus d’une joie immense. « Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Nous ne saisissons bien souvent qu’en surface ces paroles dont la profondeur ne peut nous être accessible que par une lumière particulière de l’Esprit Saint. Mais cette joie exultante de Jésus, il n’est pas possible qu’elle ne vienne pas jusqu’à nous, si nous demeurons dans l’amour. « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » (Jn 15, 11)
Dialogue avec le Christ
Jésus, tu es l’unique chemin vers le Père. Personne ne peut connaître le Père et les mystères du Royaume si tu ne les lui révèles. Car il s’agit bien d’une révélation, de la révélation chrétienne, mystère inépuisable, dont l’Église conserve le trésor.
Jésus, tu nous laisses dans la joie de cette révélation divine. Mais, en même temps, tu sais que nous sommes dans la pesanteur de notre vie terrestre et le verset qui suit sans transition cet Évangile nous montre que tu es là, présent dans notre humanité et dans nos douleurs, prêt à nous secourir : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Mt 11, 28) Vraiment, Seigneur, tu es l’unique nécessaire.
Résolution
J’essaierai de chasser les pensées de tristesse en pensant à la joie qui nous est réservée.
14/07/2026
Miracles et conversion
Mardi 14 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 11, 20-24
En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties, sous le sac et la cendre. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. »
Prière
Seigneur, donne-moi un cœur qui écoute.
Demande
Que je reconnaisse tes signes dans ma vie et que je te laisse me convertir à toi.
Réflexion
- Nous écoutons aujourd’hui des reproches du Christ. Aucun d’entre nous n’aime qu’on lui fasse ce genre de commentaires. Se sentir ainsi sur le banc des accusés est désagréable. Et nous aurions tendance à réagir au moins en nous défendant. Mais aujourd’hui, nous allons plutôt demander à notre Seigneur de nous révéler son Cœur et de comprendre ce gémissement qui s’en échappe. Le Christ vit avec la conscience d’être envoyé par son Père pour nous révéler qui est Dieu et donc l’amour qu’il a pour nous ; et en conséquence que nous entrions dans une telle relation avec lui qui nous fasse vivre notre vie de tous les jours en nous sentant profondément aimés, acceptés, compris, pardonnés, soutenus, accompagnés, protégés, et capables d’aimer en retour. Bref, heureux ! Et cet amour en retour, l’amour que j’ai pour le Seigneur, combien il est important pour lui ! Personne d’autre que moi ne peut lui donner mon amour. Il en a tellement soif !
- Jésus n’est pas un « faiseur de miracles ». Il en accomplit, oui. Mais ce n’est pas le plus important de lui. Le plus important c’est qu’il est Dieu et l’amour qu’il a pour nous. Les miracles qu’il réalise, ce sont des signes de sa toute-puissance et de son amour (qui sont finalement une seule et même chose), comme c’est le cas de la guérison du paralytique : « Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » (Mc 2, 9-11) En guérissant le pécheur – que nous sommes tous – paralysé, le Christ prouve qu’il guérit aussi l’intérieur de l‘homme. Pardonner est l’un des plus grands actes d’amour ! Parce que pardonner, ce n’est pas oublier… Pardonner c’est reconnaître l’offense qui nous a été faite, regarder la personne qui nous a blessé, et décider de l’aimer, de nous donner à nouveau totalement à cette personne, conscient de ce qui s’est passé entre nous deux. Pardonner, c’est divin. Et cela nous est possible seulement avec son aide, par sa grâce. Le symbole universel de l’amour, c’est le cœur. Il existe un amour encore plus grand dont le symbole est la croix : l’amour divin. Chaque miracle de Jésus est un signe de cet amour.
- Et donc, la réponse à ces miracles, que le Seigneur attend de tout son cœur, c’est mon amour. Exprimé en d’autres termes, c’est ma conversion. Conversion signifie changement de direction, se tourner vers. Et dans ce cas, se retourner vers Dieu. Comme cela doit faire mal à Jésus que ceux qu’il aime tant ne voient pas que lui, il les aime ! Il opère plusieurs miracles devant leurs yeux mais ils sont comme des aveugles. Il veut leur donner la vie heureuse, mais ils choisissent de rester dans une vie qui sent la mort, une triste vie. Alors c’est un reproche qui sort de son cœur et de ses lèvres, car notre Dieu ne supporte pas que nous nous fassions du mal. Lui, lent à la colère, plein d’amour et de tendresse, ne cesse de nous « tendre la perche », de nous appeler, de venir à notre rencontre encore et toujours, jusqu’à ce que nous nous laissions aimer par lui en plénitude.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, que je voie ton amour pour moi ! Seigneur, que je croie en ton amour pour moi ! Seigneur, que je vive de ton amour pour moi !
Résolution
Seigneur, que je voie ton amour pour moi ! Seigneur, que je croie en ton amour pour moi ! Seigneur, que je vive de ton amour pour moi !