Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

06/05/2026

Mort pendant 27h puis ressuscité : le mystère de Thonon – 100 Miracles Catholiques (Ép. 4)

 

Unis à la vraie vigne

 Mercredi 6 mai 2026

Évangile selon saint Jean 15, 1-8

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Prière

Seigneur Jésus, vraie vigne, garde-moi uni à toi. Coupe en moi ce qui ne porte pas de fruit, purifie mon cœur, et fais grandir en moi ton amour. Que je demeure en toi, fidèle pour porter du fruit en abondance et glorifier le Père chaque jour. Dans ma vie, donne-moi force et persévérance dans l’épreuve et la joie. Amen.

Demande

Seigneur, donne-moi d’être toujours uni à toi.

Réflexion

  1. Ceux qui, un jour, ont été pèlerins à Rome connaissent la merveilleuse mosaïque de la basilique Saint-Clément-de-Latran, à mi-chemin entre le Colisée et Saint-Jean-de-Latran. L’exubérance de vie qui s’y trouve représentée contraste avec le tragique du mystère proposé à la contemplation : une croix sombre accueille un Jésus crucifié, plus préoccupé de nous offrir sa vie que de nous montrer le poids de sa souffrance.
    Cette croix n’est posée nulle part : elle flotte dans l’univers doré. Pourtant, on la croirait plantée en terre, puisqu’une myriade de plantes, de fleurs et d’animaux y sont comme greffés à son pied. Quatre cours d’eau naissent même au cœur de ce bouquet de vie.
    Mais la vocation de ce massif est ailleurs : il cache la naissance de deux sarments de vigne qui s’étendent sur toute l’abside. Pas moins de cinquante volutes semblent se marcotter à ces deux sarments. Au gré de leurs circonvolutions, ces sarments diffusent la vie : animaux, plantes, hommes y trouvent un motif pour bénir le Sauveur.
  2. Il y a plus beau encore : peu importe où vous jetez votre regard sur cette vigne, si vous suivez rigoureusement le sarment vers sa source, immanquablement, vous revenez à la croix du Christ. Toute la vie déployée par les sarments trouve son origine dans la Croix du Christ. Ce labyrinthe de verdure manifeste la vitalité du mystère pascal tout autant que sa complexité. N’avez-vous jamais essayé de défaire les petites vrilles que les sarments déploient pour s’accrocher, grimper et ainsi supporter le poids des grappes ? Ces entrelacs, en apparence incohérents et difficilement déchiffrables, donnent à la vigne sa force.
  3. Alors, n’ayons pas peur : qu’importe la complexité de notre existence, qu’importent les détours par lesquels le Seigneur semble nous faire passer, qu’importe même la sensation d’être loin de lui ! Ce qui importe, c’est de ne jamais nous couper de la source : celle de la Parole de Dieu, de l’Eucharistie, de la confession, de la charité.
    Certes, notre vie peut nous paraître si tortueuse que nous en venions à penser qu’elle ne peut plus plaire à Dieu, que nous sommes désormais trop loin. Cet Évangile nous rassure : « Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite », et surtout : « Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. » Jésus nous veut vivants de sa vie : non seulement aucune distance n’est trop grande pour lui, mais surtout il veut que notre vie ait un poids d’éternité.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, toi seul est la Vie véritable. Donne-moi de croire que toi seul es capable de me faire porter du fruit pour l’éternité, de donner un poids à ma vie, de lui donner du sens. Fais que je ne sois jamais séparé de toi.

Résolution

Je pose un acte de confiance en Jésus pour rester uni à lui. 

05/05/2026

Le miracle qui a choqué la France en 2012 – 100 Miracles Catholiques (Ép. 9)

 

Quand la paix demeure

 Mardi 5 mai 2026

Évangile selon saint Jean 14, 27-31a

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

Prière

Seigneur Jésus, tu vois les agitations de mon cœur et les tempêtes de notre monde. Tu promets une paix qui n’est pas « à la manière du monde ». Ouvre mon cœur à ta présence, afin que, même au milieu des épreuves, je reçoive cette paix que rien ne peut enlever. Amen.

Demande

Seigneur Jésus, donne-moi la grâce de croire à ta paix, de vivre de ton espérance et de répondre au mal avec confiance et amour, uni à toi.

Réflexion

  1. Une paix qui ne supprime pas les adversités
    Spontanément, nous voulons la paix en demandant à Dieu de faire disparaître les difficultés : problèmes familiaux, soucis matériels, conflits, mauvaises pensées. Jésus nous prévient : « Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » Le monde identifie la paix à l’absence de problèmes ; Jésus offre une paix plus profonde, qui demeure même lorsque les adversités subsistent.
    Le Père n’a pas épargné à Jésus, son Fils bien-aimé, la Passion, la trahison et la croix. Pourtant, au cœur même de ces événements, le Fils reste uni au Père et, de cette communion, naît une paix invincible. À ses disciples bouleversés par l’annonce de sa mort, Jésus dit : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. » Il ne promet pas une vie facile, mais un cœur habité par sa présence, capable de traverser les tempêtes sans sombrer.
    Dans les adversités concrètes que je vis aujourd’hui, suis-je en train de réclamer seulement un changement de circonstances, ou est-ce que je demande surtout la paix intérieure que donne Jésus ?
  2. « Je m’en vais, et je reviens vers vous. »
    Les paroles de Jésus peuvent dérouter : « Je m’en vais, et je reviens vers vous. » Il va quitter ses disciples par sa mort, puis les rejoindre après sa Résurrection ; ensuite, l’Ascension semble à nouveau les priver de sa présence. En réalité, chaque étape les introduit dans une relation plus profonde : Jésus n’est plus seulement « avec eux » extérieurement, il sera « en eux » par l’Esprit Saint ; il vit désormais auprès du Père, « la meilleure place » où un être humain puisse être. C’est aussi la promesse faite à chacun de nous : notre véritable destin n’est pas une vie confortable sur terre, mais la communion éternelle avec le Père, le Fils et l’Esprit dans le paradis du ciel.
    Entre temps, Jésus reste réellement présent, même de façon invisible : dans sa Parole, les sacrements, l’Église, les plus petits de nos frères. Est-ce que je vis comme quelqu’un qui sait que la vraie patrie est au ciel, auprès du Père, ou bien comme si tout se jouait ici-bas ?
  3. Le prince de ce monde… sans prise sur Jésus
    Jésus annonce : « Il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise. » Le « prince de ce monde », c’est le démon, qui va déchaîner contre Jésus toute la violence du péché : mensonge, haine, injustice, cruauté. Apparemment, le mal triomphe lorsqu’il obtient la condamnation, la flagellation, la crucifixion.
    En réalité, il « n’a aucune prise » sur Jésus parce que le Fils reste totalement uni à la volonté du Père : « Il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. » Face au mal, Jésus ne répond ni par la fuite ni par la vengeance, mais par l’amour, le pardon, la confiance.
    Plus le mal se déchaîne, plus se révèle la grandeur de cet amour : le centurion, au pied de la croix, reconnaît déjà quelque chose de cette victoire. Devant les formes de mal qui m’atteignent – injustices, critiques, tentations, souffrances – quelle est ma réaction habituelle ? Me refermer sur moi, répliquer ou bien chercher à rester uni au Père, en demandant la grâce de répondre par l’amour et la confiance ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu as traversé la nuit de la Passion sans perdre ta paix, parce que tu restais tourné vers le Père. Regarde les zones de peur et de révolte dans mon cœur : là où je voudrais seulement fuir les difficultés, là où je me laisse envahir par l’angoisse.
Donne-moi de croire que ta paix peut habiter mon cœur, même si les événements ne changent pas tout de suite. Apprends-moi à aimer le Père comme tu l’aimes, à faire ce qu’il me commande, et à répondre au mal non par la haine, mais par un amour qui s’en remet entièrement à toi.

Résolution

Aujourd’hui, face à une petite contrariété ou à une épreuve plus lourde, je ferai une pause intérieure pour dire : « Jésus, je choisis ta paix. Je me confie à toi et je veux répondre avec amour. »

04/05/2026

Pourquoi la mort de Jésus nous sauve-t-elle ? (L'explication concrète)

 

Ta demeure en mon âme

 Lundi 4 mai 2026

Évangile selon saint Jean 14, 21-26

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

Prière

Reprendre le chant : Tu fais ta demeure en nous, Seigneur
R. Tu es là présent, livré pour nous
Toi le tout-petit, le serviteur,
Toi, le Tout-Puissant, humblement tu t’abaisses.
Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.

Le pain que nous mangeons, le vin que nous buvons,
C’est ton corps et ton sang.
Tu nous livres ta vie,
Tu nous ouvres ton cœur,
Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.

Par le don de ta vie
Tu désires aujourd’hui reposer en nos cœurs
Brûlé de charité, assoiffé d’être aimé,
Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.

Unis à ton amour, tu nous veux pour toujours
Ostensoirs du Sauveur.
En notre humanité, tu rejoins l’égaré,
Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.

Demande

Viens, Seigneur Jésus, sois le doux hôte de mon âme.

Réflexion

  1. « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. »
    Dans l’Évangile d’aujourd’hui, le Seigneur nous invite à entrer dans sa logique, la logique divine. Le texte a toute l’allure d’un syllogisme. Une affirmation en appelle une autre, nous menant à une conclusion cohérente et bien fondée.
    La première proposition met en lumière le lien indissociable entre l’amour et la fidélité à la Parole de Jésus. Aimer, c’est créer une communion entre deux personnes. Dans une relation d’amour comme celui du mariage, les époux partagent une même vision de leur projet de vie qu’ils veulent construire ensemble et cherchent à rester fidèles aux valeurs qu’ils partagent.
    Il en est de même dans notre relation avec Dieu. Notre communion avec lui devient possible lorsque notre volonté entre en harmonie avec la sienne et que nous cherchons à aimer ce que le Seigneur aime. Or, ce que le Seigneur veut et ce que le Seigneur aime – ce dessein d’amour qu’il me propose à vivre avec lui – nous sont révélés dans sa Parole. Demandons au Seigneur la grâce de communier toujours davantage à sa divine volonté.
  2. « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père. »
    Cette affirmation établit un lien profond entre notre amour pour Jésus et l’amour du Père. Aimer Jésus, demeurer fidèle à sa Parole, c’est la clef qui ouvre notre cœur à l’amour du Père. Dieu le Père m’aime d’un amour infini, d’un amour fidèle et inconditionnel depuis toute éternité. Cet amour ne se mérite pas, il nous est donné gratuitement depuis toujours.
    Je suis un fils bien-aimé de Dieu grâce à mon baptême. Toutefois, il nous appartient de nous ouvrir à cet amour de Dieu mais il est toujours possible que nous lui fermions notre cœur… Demandons la grâce d’aimer toujours davantage le Seigneur Jésus et de demeurer toujours fidèles à sa Parole. J’entrerai ainsi dans l’amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Je participerai ainsi à la communion d’amour de la Sainte Trinité et à la vie même de Dieu.
  3. « Nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. »
    La troisième et dernière affirmation fait le lien entre cette participation à la vie même de Dieu et l’habitation de Dieu dans notre âme. Non seulement Dieu m’aime et me fait participer à sa propre vie divine par la grâce, mais Dieu vient faire sa demeure en moi.
    Le Catéchisme de l’Église catholique l’exprime ainsi : « La fin ultime de toute l’économie divine, c’est l’entrée des créatures dans l’unité parfaite de la Bienheureuse Trinité. Mais dès maintenant nous sommes appelés à être habités par la Très Sainte Trinité : « Si quelqu’un m’aime, dit le Seigneur, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure  » (Jn 14, 23). » (Catéchisme de l’Église catholique, 260)
    Et au numéro 1997 : « La grâce est une participation à la vie de Dieu, elle nous introduit dans l’intimité de la vie trinitaire. » Nous sommes temple de l’Esprit Saint nous déclare saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens : « Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Cor 3, 16-17)

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, cette communion de vie et d’amour au sein de laquelle tu m’as introduit par ta grâce est un grand mystère ! Aide-moi à entrer davantage dans cette communion d’amour avec toi, avec le Père et l’Esprit Saint. Viens établir ta demeure en mon âme si pauvre et si modeste. Aide-moi à être fidèle à ta Parole. Je veux m’arrêter un instant et prendre conscience que je suis le temple de ta présence. Je m’interroge sur la manière dont je veux le vivre plus pleinement aujourd’hui.

Résolution

Je pose aujourd’hui un acte de charité envers mon prochain avec la conscience que le Seigneur est présent en lui.

03/05/2026

La mystique française aux miracles les plus incroyables – 100 Miracles Catholiques (Ép. 8)

 

Découvrir la communion trinitaire

 Dimanche 3 mai 2026

Évangile selon saint Jean 14, 1-12

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place’ ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père »

Prière

« Enseigne-moi ton chemin, Seigneur, conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent. Ne me livre pas à la merci de l’adversaire : contre moi se sont levés de faux témoins qui soufflent la violence. Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. » (Ps 26, 11-14)

Demande

Seigneur Jésus, montre-moi le Père, sois mon Chemin, ma Vérité et ma Vie !

Réflexion

  1. « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
    Quelle belle demande de la part de Philippe ! Dans son cheminement avec le Christ, il avait si souvent entendu le Seigneur parler passionnément de son Père. Cela avait réveillé en Philippe le désir de connaître et d’aimer toujours plus le Père. Demandons à Jésus de faire grandir en nous le désir de connaître et d’aimer Dieu notre Père. Nous sommes ses fils et ses filles bien-aimés et il désire aussi que nous puissions nous rapprocher de plus en plus de lui.
  2. « Celui qui m’a vu a vu le Père. »
    Le Christ est le visage du Père. Pour entrer en relation avec le Père, il suffit de contempler la personne du Christ et d’accueillir sa Parole. Dans l’Évangile de saint Jean, le Seigneur déclare : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. » (Jn 5, 19-20)
  3. « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
    En nous parlant de son Père, le Seigneur nous fait découvrir la communion trinitaire entre le Père et le Fils. Pour Jésus, le Père est son tout ! Il vit de l’amour du Père et reçoit tout de lui. Le but de son existence est de répondre à l’amour du Père avec tout son être. Ce qu’il y a d’incroyable, c’est qu’il veut que nous participions à cette relation avec le Père.
    La Genèse nous dit que nous avons été créés à l’image et la ressemblance de Dieu mais nous avons malheureusement perdu cette ressemblance filiale à cause du péché originel. Jésus nous conduit à son Père parce qu’il est venu nous restaurer à l’image et la ressemblance de Dieu, défigurée par le mal. Il est venu nous redonner notre identité de fils et de fille de Dieu. Qui perd son identité ne peut pas cheminer dans la vie, ni trouver la paix et le bonheur.   

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, montre-moi le Père. Viens me restaurer dans mon identité de fils ou fille du Père. Aide-moi à vivre chaque instant de l’amour du Père, comme toi. Qu’il puisse être pour moi, comme pour toi, mon tout. Donne-moi la force de répondre à son amour aujourd’hui avec joie et fidélité. Purifie-moi de mon péché car je veux tellement lui ressembler !

Résolution

Je prendrai un moment pour prier calmement et avec ferveur la prière du Notre Père.

02/05/2026

L'importance décisive des miracles et du surnaturel / Olivier Bonnassies

 

« Celui qui m’a vu a vu le Père »

Samedi 2 mai 2026

Évangile selon saint Jean 14, 7-14

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »

Prière

Nous te bénissons, Seigneur, tu nous as créés, oui, tu es notre Dieu. Nous te louons, Jésus, splendeur du Père, Fils de Dieu. Nous t’adorons, unique esprit du Père et du fils.

Demande

Seigneur, augmente en nous la foi !

Réflexion

  1. « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
    Bien souvent, dans les dialogues avec Jésus, son interlocuteur et lui-même utilisent les mêmes mots mais sur des plans différents. Sans doute, Philippe demande-t-il à voir de ses yeux de chair le Père dès cette terre. Jésus répond en se plaçant non pas sur le plan des sens, mais sur le plan de la foi. « Celui qui m’a vu a vu le Père ! » « Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! » Jésus répète cinq fois le verbe croire dans ce passage : c’est pour lui l’essentiel, le chemin royal pour voir le Père. La vision réelle du Père ne peut nous être donnée en ce monde. Sa grandeur dépasse infiniment nos capacités. « Le Seigneur dit encore : Tu ne pourras pas voir mon visage, car un être humain ne peut pas me voir et rester en vie. » (Ex 33, 20) Jésus est la splendeur du Père voilée par la chair et accessible aux yeux des apôtres.
  2. Jésus est Parole du Père. Jésus accomplit les œuvres du Père. Jésus rend gloire au Père. Nos prières de demande, au nom de Jésus-Christ, participent à glorifier le Père. « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » N’ayons donc pas peur de demander ! Et faisons confiance à cette parole de Jésus. Il écoute nos prières. Laissons-le faire. Il est toujours à l’œuvre. Et ce qu’il fait rend gloire au Père et est pour notre plus grand bien. Croyons seulement !
  3. « (…) je pars vers le Père. »
    Nous aussi, nous allons vers le Père, notre Père bien-aimé. Voilà tout le sens de notre vie : aller vers le Père de qui viennent toutes choses et vers qui nous allons.  Et c’est là notre joie, la joie que nous promet le Christ ressuscité, « chemin » vers le Père. Joie que rien ni personne ne pourra nous enlever !

Dialogue avec le Christ

« Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas ! » Oui, Seigneur, cela fait si longtemps que je suis baptisé, si longtemps que je lis ta Parole, si longtemps que tu es avec moi. Tu me dis : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais (…) » (Jr 1, 5) Et moi, je ne te connais pas…
Tu es au-delà de tout. Plus je m’approche de ton mystère, plus il me paraît insondable et bouleversant. Je ne te connais pas mais j’ai soif de te connaître. Donne-moi « d’être emporté plus loin dans la profondeur de ton mystère » (Sainte Élisabeth de la Trinité). Donne-moi la grâce de te connaître un peu plus !

Résolution

Cette semaine, je choisirai une personne de mon entourage et, en la voyant, je chercherai à la connaître un peu plus en vérité, connaître ses goûts, ses désirs, ses enthousiasmes, ses combats. La laisser se dévoiler.

01/05/2026

Apprendre l'accueil des convertis de l'Islam - Père ‪@AbounaRamzi‬ Emmanuel Play 84,1 k abonnés

 

Croire et espérer

 Vendredi 1er mai 2026

Évangile selon saint Jean 14, 1-6

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

Prière

Seigneur, apaise mon cœur et ouvre-le à ta Parole. Conduis-moi sur ton chemin de vérité et de vie.

Demande

Dans l’état actuel de ma vie, jonchée de doutes et de difficultés, ouvre mon cœur, Seigneur, à cet Évangile que je viens de lire ou d’écouter, qu’il m’apporte joie et espérance.

Réflexion

  1. L’espérance face à mes manquements personnels
    « Que votre cœur ne soit pas bouleversé. » La première parole de Jésus rejoint l’intimité de notre conscience. Il sait que le cœur humain est facilement troublé : par le regret, la culpabilité, l’impression d’avoir manqué l’essentiel. Chacun, en regardant sa vie, peut percevoir des faiblesses : des promesses non tenues, des relations blessées, des élans spirituels abandonnés. Il y a parfois une tentation subtile de découragement : croire que notre chemin spirituel est irrémédiablement marqué par nos limites.
    Or Jésus ne dit pas : Soyez parfaits pour venir à moi. Il dit : «Croyez en moi. » L’espérance chrétienne ne repose pas d’abord sur la qualité de nos efforts, mais sur la fidélité de Dieu. Dans la maison du Père, il y a «de nombreuses demeures ». Cette image suggère l’accueil : il y a une place pour chacun, même pour celui qui se croit indigne.
    Cela ne signifie pas que nos manquements n’aient pas d’importance. Mais ils ne sont pas le dernier mot de notre histoire. L’Évangile montre que les disciples eux-mêmes ont connu la faiblesse : Pierre reniera Jésus, les autres fuiront. Pourtant, Jésus leur confie toujours une mission.
    Ainsi l’espérance chrétienne est une invitation à regarder notre vie avec vérité sans sombrer dans le désespoir. Nos erreurs peuvent devenir des lieux de conversion. Là où nous avons connu la fragilité, nous pouvons aussi découvrir la miséricorde.
    Dire que Jésus est « le Chemin » signifie précisément cela : nous ne sommes pas déjà arrivés. Nous sommes en route. L’espérance naît lorsque nous comprenons que Dieu accompagne ce chemin, même quand il passe par des détours ou des chutes.
  2. L’espérance d’une quête spirituelle
    Dans de nombreuses régions de France et d’Europe, la diminution de la pratique religieuse est un fait visible : des églises moins remplies avec le sentiment d’une foi devenue minoritaire. Cette situation peut susciter chez certains une inquiétude ou une nostalgie d’un passé où la foi semblait plus solidement enracinée dans la société.
    Les paroles de Jésus dans l’Évangile invitent cependant à une perspective différente. Il ne promet jamais à ses disciples une situation de puissance sociale ou de succès visible. Au contraire, il leur annonce souvent qu’ils seront un petit troupeau, appelés à témoigner dans un monde qui ne partage pas toujours leur foi. L’espérance chrétienne ne repose pas sur des statistiques religieuses, mais sur la promesse du Christ :
    «Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi. »
    Les périodes de transformation peuvent devenir des moments de purification et de renouveau. Quand la foi n’est plus simplement portée par la tradition culturelle, elle peut redevenir un choix personnel, une rencontre intérieure. Beaucoup de témoignages contemporains montrent que la quête spirituelle demeure vive.
    Dans ce contexte, l’espérance invite les chrétiens à ne pas se refermer sur le passé, mais à redécouvrir la dimension missionnaire de l’Évangile. Si Jésus est « le Chemin, la Vérité et la Vie », cette parole n’est pas seulement destinée à ceux qui croient déjà ; elle est une lumière pour tous ceux qui cherchent un sens à leur existence.
    La foi chrétienne a traversé dans l’histoire des périodes de grande expansion et d’autres de fragilité apparente. Pourtant, le message de l’Évangile a continué à inspirer des générations. L’espérance consiste à croire que Dieu agit souvent de manière discrète, dans des cœurs et des lieux que nous ne voyons pas.
  3. L’espérance face aux conflits du monde
    Notre époque est marquée par de nombreux conflits : guerres, tensions internationales, violences politiques ou sociales. Face à ces réalités, la tentation peut être de penser que l’humanité est condamnée à répéter les mêmes cycles de violence.
    Dans ce contexte, les paroles de Jésus prennent une profondeur particulière. Lorsqu’il dit «Que votre cœur ne soit pas bouleversé », il ne parle pas dans un monde paisible. Lui-même vit sous l’occupation romaine, dans une société traversée par des tensions religieuses et politiques. Sa propre mort violente va révéler jusqu’où peut aller la haine humaine.
    Pourtant, Jésus annonce une espérance plus grande que la violence. En se présentant comme « la Vérité et la Vie », il affirme que la réalité ultime de l’histoire n’est pas la destruction, mais la vie donnée par Dieu. La Résurrection, qui suivra la Passion, deviendra pour les chrétiens le signe que la mort et la violence n’ont pas le dernier mot.
    Cela ne signifie pas que les conflits disparaissent immédiatement. Mais l’espérance chrétienne affirme que l’histoire humaine est ouverte à une transformation. Chaque acte de justice, chaque geste de réconciliation, chaque effort pour la paix participe déjà à cette victoire de la vie.
    La promesse de Jésus « je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi » ouvre également une perspective plus large que l’histoire immédiate. Elle rappelle que la destinée humaine dépasse les limites de ce monde. Ainsi, même dans un monde marqué par les conflits, le croyant est appelé à devenir un artisan de paix. L’espérance ne consiste pas seulement à attendre un avenir meilleur ; elle se traduit par des choix concrets de fraternité, de dialogue et de solidarité.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, aide-moi à faire confiance à l’action discrète de Dieu dans ma vie. Soutiens mes moments de prière qui sont toujours des rencontres personnelles où tu te présentes comme le Chemin, la Vérité et la Vie.

Résolution

Je peux dire aujourd’hui cet acte d’espérance :
« Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous tenez toujours vos promesses. Dans cette foi, puis-je vivre et mourir. Amen. » (Compendium du Catéchisme de l’Église catholique)