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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
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01/09/2026
Quelle est cette parole ?
Mardi 1er septembre 2026
Évangile selon saint Luc 4, 31-37
En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.
Prière
Me voici devant toi : ouvre mes yeux, mes oreilles et ma bouche pour que je sois pleinement disposé à te rencontrer dans la prière.
Demande
« Seigneur Dieu, enlevez-moi tout ce qui m’éloigne de vous. Seigneur Dieu, donnez-moi tout ce qui me rapproche de vous. Prenez-moi à moi et donnez-moi tout à vous. Ainsi soit-il ! » (prière de saint Nicolas de Flüe)
Réflexion
- L’épisode de ce jour dit quelque chose de la force de parole de Jésus, quelque chose de son autorité – le terme est d’ailleurs répété au début et à la fin du passage. Non seulement les gens sont surpris et frappés par son autorité, mais aussi les démons qui ne peuvent lui résister. En fait, Jésus commande sur toutes les formes de mal : « Tais-toi et sors de lui ! » Aucune force obscure ne lui résiste. Cela dit quelque chose à la fois de son identité et de son projet.
Commençons par son identité. Les foules sont impressionnées par l’enseignement de Jésus. Elles le considèrent comme un maître qui enseigne en Israël, un rabbi. Mais il semblerait que le démon perçoive plus profondément encore qui est Jésus. Il l’appelle d’abord par son nom : « Jésus le Nazarénien ». Mais il précise immédiatement : « Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. » Le démon fait en quelque sorte une profession de foi en disant quelque chose de très sérieux. En qualifiant Jésus de « saint de Dieu », il proclame son élection, sa vocation unique devant Dieu : Jésus est celui qui est mis à part, consacré par et pour Dieu ; il est le Messie, l’envoyé de Dieu. Cela est tellement vrai que le démon qui a cette connaissance de Jésus ne peut résister à sa parole : lorsque Jésus lui ordonne de sortir, le démon est forcé d’obéir. D’où lui vient cette autorité ? Le démon l’a clairement rappelé : Jésus possède en lui une autorité toute divine. - Devons-nous être surpris du fait qu’un démon en sache plus que les hommes sur le compte de Jésus ? Non, même l’apôtre Jacques rappelle que les démons aussi ont la foi : « Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu ? Tu fais bien. Les démons le croient aussi, et ils tremblent. » (Jc 2, 19) La différence entre la foi des démons et la foi des disciples, c’est que la foi des uns les fait trembler et la foi des autres les libère et les sauve. L’œuvre des démons emprisonne. Le mal et le péché conduisent à une forme d’esclavage. L’homme possédé de l’Évangile d’aujourd’hui était victime d’une emprise. Mais Jésus vient précisément briser les liens de ce joug obscur. Tel est son projet.
Jésus est un libérateur. Avant même qu’il n’interpelle le démon de Capharnaüm, celui-ci l’avait apostrophé en criant d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? » Le démon, qui parle au nom de tous les démons en employant le « nous » répond lui-même à sa question. Oui, Jésus, vient littéralement pour « détruire » les démons, c’est-à-dire pour détruire toute forme de mal.
Nous pouvons nous arrêter un instant et nous demander si notre foi en Jésus nous permet d’expérimenter véritablement une forme de liberté intérieure. - L’épisode s’achève sur l’étonnement des foules à propos de la parole de Jésus : « Quelle est celle parole ? » Jésus est donc l’homme de la parole, de la parole qui vient de Dieu. Selon saint Jean, il est le Verbe de Dieu, la parole ou la pensée intime de Dieu. Voilà pourquoi sa parole est si puissante et efficace. Ce qu’il dit, cela se réalise. Il est revêtu de l’autorité divine. Et paradoxalement, c’est grâce à un démon que nous l’avons appris aujourd’hui !
Dialogue avec le Christ
Jésus, j’ai confiance en toi, augmente ma foi. Que ta parole me libère de tout ce qui m’empêche d’aller à toi.
Résolution
Prendre un moment aujourd’hui pour m’arrêter, faire silence et écouter la parole libératrice de Jésus.
31/08/2026
La Parole s’accomplit
Lundi 31 août 2026
Évangile selon saint Luc 4, 16-30
En ce temps-là, Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
Prière
Seigneur, l’été touche à sa fin, la rentrée arrive, avec la reprise de la vie ordinaire. Donne-moi du courage. Accorde-moi ton amour pour faire de mon quotidien une vie remplie de charité et que cela me suffise.
Demande
Esprit Saint, communique-moi ton amour. Ouvre mon esprit pour comprendre et aimer la Parole de Dieu que tu me proposes aujourd’hui. Je crois en toi, je me mets en ta présence. Viens prier en moi.
Réflexion
- Lecture du prophète Isaïe
Prenons le temps de lire le chapitre 61 du livre du prophète Isaïe. Dieu y promet la joie à son peuple et le prophète Isaïe reçoit la mission de l’annoncer. Laissons-nous interpeller par tout ce vocabulaire qui promet la joie, la guérison, la consolation.
Les auditeurs du Christ connaissaient ses paroles, elles ont un écho particulier en eux. Le Christ leur dit qu’en un certain sens ces paroles s’appliquaient au prophète Isaïe, mais aujourd’hui elles s’accomplissent vraiment en lui ; en lui qui « guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures » (Ps 146, 3)
Si le texte d’Isaïe, lu et médité dans l’Esprit, nous a procuré de la joie, du réconfort, combien plus encore lorsqu’il est proclamé dans la synagogue, par la bouche même de Jésus ! - Contradictions et résistances du cœur humain
Nous voyons ensuite, dans cet épisode de l’Évangile de Luc, toute la diversité des réactions et mouvements possibles du cœur humain. D’abord l’émerveillement, une expérience de la grâce. Puis viennent les interrogations, les murmures : qui est-il ? N’est-il pas le fils du charpentier ? L’indignation : comment peut-il nous comparer à des étrangers ? La colère, la violence : ils veulent le jeter dans un précipice.
Seigneur, tu me connais. Que se passe-t-il dans mon cœur, en écoutant ta Parole, aujourd’hui ? - « Mais lui (…) allait son chemin. »
Jésus commence son temps de prédication, il a son Règne à annoncer. Il continue son chemin. Absolument libre, absolument fidèle à sa mission. Il est le connaisseur intime du cœur humain, nous connaissant et nous aimant plus intimement que nous-mêmes. C’est pour nous qu’il continue. C’est pour nous qu’il suit son chemin.
Dialogue avec le Christ
Jésus, je te regarde, je t’écoute, je te contemple. Comble mon cœur, mes yeux, mon esprit, ma volonté de tes critères. Qu’en te connaissant, je me connaisse. Qu’en te connaissant, je comprenne les réactions humaines. Qu’en toi, je découvre mon chemin et ma joie.
Résolution
Je vais affronter cette nouvelle rentrée avec, dans le cœur, cette promesse de joie.
30/08/2026
Prendre sa croix à la suite de Jésus
Dimanche 30 août 2026
Évangile selon saint Matthieu 16, 21-27
En ce temps-là, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. »
Prière
Seigneur, aide-moi à te suivre. Que là où tu ailles, je puisse venir avec toi. Dans les moments heureux et dans les moments difficiles, je veux rester près de toi.
Demande
Suivre Jésus partout où il va.
Réflexion
- Le contexte de ce passage de l’Évangile de Matthieu est important : il se situe juste après la « profession de foi » de Pierre, qui reconnaissait, pour la première fois de manière explicite, que Jésus était le Messie, le Fils de Dieu. Les disciples ont donc reconnu qui est Jésus. Mais Jésus sait aussi ce qui va se passer lors de sa Passion, il connaît sa mission et la manière dont elle va se réaliser. Il les avertit donc : oui, il est le Messie, mais c’est par la souffrance de la croix, la mort et la Résurrection qu’il doit passer. Or cela il le sait, et il le choisit librement. Il va maintenant monter à Jérusalem, en sachant bien ce qui l’attend.
- C’est justement ce que Pierre n’accepte pas. Comment Jésus peut-il choisir de vivre cela ? Cela n’entre-t-il pas en contradiction avec ce qu’il est, le Messie, le Fils de Dieu ? Pierre est alors vivement rabroué par Jésus, qui s’adresse ensuite à tous ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. »
- Jésus nous invite donc à le suivre, à vivre, en quelque sorte, dans notre propre vie, cette apparente contradiction qui se trouve dans la sienne : il est le Messie, mais il va mourir condamné à mort. Nous ne sommes pas faits pour la souffrance, mais dans notre vie la croix sera présente. Au lieu de vouloir opposer les deux choses de manière irréconciliable, comme Pierre tente de le faire, Jésus nous propose de les harmoniser, d’en faire la synthèse dans notre propre personne. Si l’on passe son temps à essayer de fuir la souffrance, alors nous perdons notre vie, nous évitons ceci et cela, mais nous n’allons nulle part. Tandis que si nous décidons d’intégrer la croix dans notre vie, alors nous pouvons nous concentrer sur ce qui est important : l’amour que nous pouvons recevoir et donner. La croix n’est alors plus un obstacle, elle devient même une occasion favorable pour aimer.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, aide-moi à prendre ma croix. Aide-moi à comprendre que ma croix devient plus légère quand tu es là avec moi. C’est toi qui as pris la croix, à laquelle tu nous associes, car tu nous aimes d’un amour véritable, un amour qui se partage dans les moments difficiles comme dans les moments heureux.
Résolution
Accepter la croix de ce jour et en faire une occasion d’aimer.
29/08/2026
La liberté des enfants de Dieu
Samedi 29 août 2026
Évangile selon saint Marc 6, 17-29
En ce temps-là, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean le Baptiste et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
Prière
Heureux ceux qui croient en toi, ceux qui vivent selon tes commandements, Seigneur, car ils verront ta gloire pour l’éternité.
Demande
Esprit Saint, comble-moi de ton don de force afin que je puisse accomplir ta volonté – et non la mienne – en toute chose. Que ma vie soit ajustée à la tienne.
Réflexion
- « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Dans le livre du Deutéronome (5, 7-21), le dernier des dix commandements (v. 21) nous ordonne de ne rien convoiter de ce qui appartient à autrui. À partir du moment où je convoite le bien de quelqu’un d’autre, le risque de succomber est grand. Si je cède, le manquement à tous les autres commandements suivra : le mensonge, les faux-témoignages, le vol – jusqu’à vouloir s’approprier le conjoint d’autrui, ce qui entraîne la mort d’un couple, d’une famille (« Tu ne tueras pas »). La situation devient alors un déshonneur pour les parents et la famille, puis un aveuglement qui entraîne la rupture de la relation avec Dieu (cf. P. Alain Dumont, Les dix commandements).
Ma relation avec Dieu, ma vie de prière me permettent-elle de développer une intimité avec Dieu qui me garde vigilant face aux pièges qui pourraient m’éloigner de lui ? - « Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint (…) »
La conscience d’Hérode lui permettait de reconnaître que Jean le Baptiste était un homme juste, un homme de Dieu. Envoyé par Dieu, sa mission était d’appeler les hommes à une conversion du cœur, un changement de vie radical tourné vers Dieu, sans compromis. Selon la Loi de Moïse, Hérode savait qu’il était dans l’erreur en vivant avec la femme de son frère mais, par son désir de plaire aux hommes, il devient victime de sa propre faiblesse, enfermé dans l’orgueil et la lâcheté.
M’arrive-t-il de désirer plaire davantage aux autres qu’à Dieu ? Ou, par lâcheté, de réaliser des compromis pour plaire aux autres à l’encontre de Dieu ? - « Et il lui fit ce serment. »
Un serment est une parole solennelle, une promesse qui engage la personne à respecter son engagement. Le serment enchaîne à sa promesse la personne qui le prononce, la privant ainsi de sa liberté. Ainsi liée, la personne se retrouve dans une situation d’obligation destructrice pour les autres et pour elle-même.
Hérode, sans trop réfléchir, a prononcé un serment qui se retourne contre lui, contre sa conscience. Son orgueil et sa lâcheté, son aveuglement des plaisirs charnels vont le conduire à faire tuer un saint de Dieu, afin de satisfaire le désir de la femme qu’il a prise illégitimement.
Dans ma vie, m’arrive-t-il de prononcer des serments ? Par exemple : jamais je ne ferai ceci, jamais je ne serai comme mes parents, etc. ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur, que ton Esprit Saint m’éclaire sur des serments que j’aurais pu prononcer. Donne-moi la grâce de m’en libérer. Que je vive dans la liberté des enfants de Dieu et dans cette paix intérieure que toi seul peux nous accorder.
Résolution
Je prends quelques minutes pour relire le chapitre 5 du livre du Deutéronome (7-21), et je médite les dix commandements en commençant par le dernier.
28/08/2026
Les dix vierges
Vendredi 28 août 2026
Évangile selon saint Matthieu 25, 1-13
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
Prière
Seigneur Jésus, merci pour le pain de ta Parole que tu nous offres jour après jour. Ouvre mon intelligence et mon cœur pour que je puisse en tirer les forces nécessaires pour cette journée.
Demande
Seigneur, enseigne-moi à être prévoyant afin d’être prêt lors de ta venue.
Réflexion
- « Le royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles (…) »
Lorsque Dieu nous parle, il utilise des paroles humaines. Afin de pouvoir bien comprendre ce qu’il veut nous dire, il nous faut premièrement comprendre le sens et le contexte de ses paroles.
Cette parabole s’insère dans le discours de Jésus sur la fin des temps. Il nous annonce qu’il va revenir comme Roi de l’univers et nous enseigne sur la manière de nous préparer à sa venue. Il tire donc un exemple des coutumes de son temps. Le mariage juif se déroulait en deux moments. Dans un premier temps se tenaient les épousailles : un accord était conclu entre l’homme et la famille de la future épouse ; cette dernière devenait l’épouse promise de l’homme sans pourtant encore vivre avec lui. Après un certain temps, l’époux venait chercher l’épouse pour la conduire dans sa maison. C’était alors que l’on célébrait les noces. Les jeunes filles, comme des dames d’honneur, accompagnaient l’épouse dans l’attente de l’époux. - Insouciantes et prévoyantes
Ce que nous traduisons ici par « insouciantes » et « prévoyantes » sont deux concepts clés du langage sapientiel que Jésus utilise à plusieurs reprises dans les Évangiles et que l’on retrouve aussi dans l’Ancient Testament.
L’« insouciant » n’est pas synonyme de celui qui ne se préoccupe pas des choses parce qu’il se confie en Dieu. Au contraire, dans le langage biblique, il est l’homme sans intelligence, insensible à l’action de Dieu. Ne vivant que pour le moment présent, il ne fait pas mémoire des paroles et des miracles de Dieu et ne prête pas attention aux mises en garde. Il est celui qui construit sa maison sur le sable.
Le « prévoyant » est l’homme qui dirige sa vie selon la Parole de Dieu. Il est ainsi un homme sage parce qu’il est instruit par Dieu, un homme prêt pour les difficultés parce qu’il est ancré en Dieu. C’est la qualité qui décrit le patriarche Joseph en Égypte et l’intendant fidèle de la parabole, à qui l’on peut confier tous ses biens. - Les noces
Dans cette parabole, le Christ ne veut pas seulement nous mettre en garde qu’un jour la porte sera fermée. Il désire aussi alimenter notre espérance. Il nous dit que cela vaut la peine de veiller et d’attendre patiemment son retour. Sur la croix, il a déjà épousé l’Église. Elle est son Épouse promise, même si elle n’habite pas encore définitivement avec lui. Un jour, il reviendra pour la conduire dans son Royaume. Alors, il y aura une célébration telle que nous ne pouvons l’imaginer. Mais ce jour-là, serons-nous des compagnes de l’Épouse ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, parfois je me décourage parce que tu tardes. Il fait nuit. Je sens comme si tu m’avais abandonné et que tu ne reviendras pas. Ranime dans la nuit le feu de ton espérance. Que ma lampe devienne aussi source de réconfort pour ceux qui m’entourent.
Résolution
Aujourd’hui, je renouvelle mon espérance : Dieu est fidèle, jamais il ne m’abandonnera.