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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
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01/01/2026
Un cœur disponible et simple
Jeudi 1er janvier 2026
Évangile selon saint Luc 2, 16-21
En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.
Prière
« Seigneur, garde mon cœur simple et joyeux, que ta présence éclaire ma vie et réjouisse ceux que je rencontre. » (Saint Philippe Néri)
Demande
Seigneur, en ce premier jour de l’année, je te confie ma vie. Guide mes pas, éclaire mes choix, remplis mon cœur de paix, d’amour et d’espérance. Que cette année soit bénie pour moi et pour tous.
Réflexion
Le passage de cet Évangile nous conduit à nouveau au cœur de Bethléem, dans la pauvreté d’une crèche où, pourtant, se joue l’événement le plus bouleversant de l’histoire humaine : Dieu se fait homme, fragile, dépendant, confié aux soins d’une mère. La solennité de Marie, Mère de Dieu, que nous fêtons aujourd’hui nous invite à contempler ce mystère en profondeur.
- L’accueil des bergers
Les premiers à se rendre à la crèche sont des bergers. À l’époque, ils faisaient partie des catégories sociales marginalisées : peu instruits, ils étaient souvent perçus comme impurs. Pourtant, ce sont eux que Dieu choisit pour recevoir la première annonce.
« Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. »
Suivant l’appel de l’ange du Seigneur auquel se joignit une troupe nombreuse de l’armée céleste qui louait Dieu en disant « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! », les bergers devaient s’attendre sans doute à une scène autre pour accueillir le Sauveur, le Christ Seigneur !
Au contraire, ils trouvent un enfant vulnérable, dans une situation de pauvreté extrême. Et pourtant, cet enfant est le signe annoncé par l’ange : ils le reconnaissent et accueillent la promesse entendue.
Leur attitude peut nous questionner. Nous attendons parfois Dieu dans le spectaculaire, dans des signes clairs, dans ce qui conforte nos attentes. Mais Dieu choisit souvent d’entrer dans nos vies dans la petitesse, dans ce qui nous désarme, dans ce qui nous déstabilise. Il se manifeste parfois dans une situation apparemment banale, dans une parole simple, dans une rencontre inattendue, ou même dans une épreuve.
La solennité de Marie, Mère de Dieu, nous met face à ce paradoxe : Dieu se fait petit. Acceptons d’ouvrir nos yeux sur la réalité de chacune de nos vies en reconnaissant la présence permanente et aimante du Seigneur. Les bergers nous apprennent à « se hâter » vers ce qui pourrait être un lieu de révélation. Avançons donc avec simplicité, vers ce que Dieu met sur notre route. - La foi de Marie
Saint Luc nous dit : « Marie gardait dans son cœur tous ces événements. » (Lc 2, 51)
Marie n’est pas simplement spectatrice des événements ; elle en devient le sanctuaire intérieur. Elle garde, elle relit, elle met en relation. Elle ne comprend pas tout immédiatement, mais elle demeure disponible.
À travers elle, nous apprenons que la foi n’est pas de tout saisir d’un coup. Marie nous invite à relire ce que Dieu fait dans nos existences. Souvent notre vie spirituelle reste superficielle parce que nous ne prenons pas le temps de regarder et de contempler l’action du Seigneur.
Marie ne s’agite pas ; elle demeure. Elle consent à accueillir un mystère qui la dépasse. Son attitude doit nous servir d’exemple, particulièrement dans notre monde saturé d’informations rapides et d’émotions fugaces. Nous accumulons les expériences spirituelles sans forcément leur laisser de place pour s’enraciner. Marie nous montre qu’un événement devient lumière seulement si nous acceptons d’en faire mémoire, de le confier au silence de notre cœur, de le laisser se développer en profondeur dans la prière. - Le Nom donné à l’Enfant : une bénédiction pour l’humanité : « L’enfant reçut le nom de Jésus. »« Jésus » signifie « Dieu sauve ». Ce nom révèle ce que cet enfant vient accomplir : porter le salut à l’humanité.
La circoncision, mentionnée dans le même verset, inscrit Jésus dans la lignée d’Israël et dans la continuité de l’alliance. En même temps, le nom révélé par l’ange introduit une nouveauté radicale : cet enfant est la bénédiction promise, la réponse de Dieu aux attentes humaines les plus profondes. À travers lui, Dieu s’engage pleinement envers l’humanité.
La solennité de Marie, Mère de Dieu, atteste justement ce mystère : ce n’est pas seulement un prophète que Marie met au monde, mais le Fils éternel du Père.
Le Concile d’Éphèse définira Marie « Theotokos », Mère de Dieu, non pour glorifier d’abord Marie, mais pour protéger la vérité sur le Christ : vrai homme et vrai Dieu. En reconnaissant Marie comme Mère de Dieu, l’Église affirme que celui qu’elle porte dans ses bras est le Dieu vivant venu sauver le monde.
Dans notre vie personnelle, accueillir le nom de Jésus signifie lui permettre d’être sauveur là où nous n’arrivons plus à avancer seuls à cause de nos peurs, nos blessures, nos culpabilités, nos impasses. L’invocation du nom de Jésus nous permet d’entrer dans cette confiance totale et infinie de ce que le Seigneur peut nous donner. Ne nous en privons pas.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu nous montres, grâce à cet Évangile, comment traverser l’année avec l’aide de Marie, ta Mère : en gardant, en méditant, en laissant la grâce mûrir en nous. Comme les bergers, garde nos cœurs disponibles.
Résolution
Je promets d’invoquer régulièrement chaque jour le nom de Jésus soit pour le remercier, soit pour lui demander son aide.
31/12/2025
Ô Trinité que j’adore
Mercredi 31 décembre 2025
Évangile selon saint Jean 1, 1-18
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.
Prière
Une année s’achève. Nous pouvons la remettre entre les mains de Dieu et nous placer sous son regard, sous sa lumière pour qu’il nous éclaire. Lui dire merci. Lui demander pardon. Lui demander sa volonté et son amour. Le remercier déjà pour le don de la nouvelle année qui s’approche.
Nous avons sous les yeux un texte fondateur, difficile, peut-être abstrait pour certains. C’est un Évangile pour nous ancrer dans l’essentiel. Nous le connaissons bien. Je vous invite aujourd’hui à le méditer en essayant d’y contempler le mystère de la Sainte Trinité, qui est notre destin final, mais aussi l’appel du Seigneur à vivre en enfants de Dieu.
Demande
Seigneur, je dépose en ton Cœur ma vie, cette année qui vient de s’écouler avec tous ses événements joyeux, douloureux, surprenants, déroutants, les nouvelles voies qui s’ouvrent devant moi. (Si j’en éprouve le besoin, ce peut être là toute ma prière. Je repasse cette année devant Dieu, avec lui).
Je remets tout entre tes mains. Illumine ma vie, purifie ce que tu veux purifier ; répare ; montre-moi ta présence, ton action, tout ce que tu as fait pour moi cette année ; montre-moi aussi ton œuvre pour mon entourage, pour l’Église, pour le monde. Accorde-moi la grâce de tout remettre vraiment entre tes mains et d’accueillir ta présence, ton amour. Esprit Saint, fais-moi entrer dans la prière, fais-moi écouter ta Parole avec un cœur nouveau. Fais-moi expérimenter ton amour.
Réflexion
- « Au commencement était le Verbe (…) »
Relisons ces versets tranquillement en voyant ce qu’ils nous disent de la Trinité. Au commencement, au Principe, était le Verbe, le Verbe de Dieu, le Christ. Et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. Par lui, tout a été créé. Toute mon existence vient de lui. En lui était la Lumière, en lui était la vie. Il est plein de vie. Toute vie vient de lui. Toute vie reçoit la vie de lui. Je me laisse ancré dans cette vérité fondamentale. J’ai tout reçu de lui.
Dieu, personne ne l’a jamais vu, mais le Fils oui, et il nous l’a fait connaître. Par Jésus, nous voyons et connaissons Dieu le Père. Jésus a été envoyé pour nous faire connaître le Père et tout son amour. Jésus est la Lumière, le chemin qui nous mène au Père. - « À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu (…) »
À tous ceux qui ont accueilli Jésus, comme nous venons de l’accueillir à Noël, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. À tous ceux qui ont reconnu que Jésus est l’envoyé de Dieu, qu’il est Dieu, qu’il était auprès de Dieu et qu’il est venu parmi nous nous révéler le Père… il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Par l’Esprit Saint, comme Jésus je peux dire « Père » et je peux prier le Notre Père. En Jésus, je suis moi aussi fils de Dieu. - « Tous nous avons eu part à sa plénitude (…) »
Dieu s’est entièrement donné à nous. Il est venu habiter parmi nous pour se donner totalement. Il se donnera pleinement sur la croix pour manifester son plus grand amour car « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn 15, 13) Par Jésus, il nous a créés, il nous sauve, il nous recrée. Il nous fait participer à la vie des enfants de Dieu. Il nous fait participer à son amour éternel, de toute éternité et pour toujours. Il nous fait participer à sa nature divine.
Plus loin dans l’Évangile, Jésus dira : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » (Jn 14, 23)
Dialogue avec le Christ
« Ô mon Dieu, Trinité, que j’adore (…) », faites que je vous sente si proche. J’ai tout reçu de vous. Par Jésus, je connais le Père et je suis fils de Dieu. Je peux entrer dans la prière de Jésus. Vous habitez en moi. Je veux vous y adorer et me laisser guider par vous.
(Début de la prière de sainte Élisabeth de la Trinité)
Résolution
Je remercie Dieu de tout cœur pour cette année écoulée.
(Pour ceux qui ont plus de temps, relire l’Évangile de saint Jean en s’arrêtant sur tout ce qui parle de la Trinité ; puis faire la même chose dans ses Épîtres).
30/12/2025
Elle parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem
Mardi 30 décembre 2025
Évangile selon saint Luc 2, 36-40
En ce temps-là, quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Prière
Petit Jésus de Bethléem, je me mets en ta présence pour ce moment de prière. Merci pour cette nouvelle journée que tu m’accordes de vivre et pour ce moment de cœur à cœur.
Demande
Durant cette semaine de l’octave, tous les jours sont Noël. Donne-moi la grâce de te rencontrer personnellement, de te recevoir, de te reconnaître, tout comme Anne, fille de Phanuel.
Réflexion
- Noël
Les Évangiles rapportent plusieurs apparitions de Jésus le jour de sa Résurrection. Il en est de même pour Noël. Tout le monde n’arrive pas en même temps à Bethléem. Tout le monde ne trouve pas le chemin de la même façon. Les bergers gardaient leur troupeau de nuit quand les anges leur sont apparus ; les mages habitaient à l’étranger quand une étoile s’est levée pour les guider.
Mais qu’en est-il de ceux qui n’ont pas reçu ces interventions particulières, mais qui vivent leur vie dans la fidélité et le dévouement ? - La rencontre avec Anne
Aujourd’hui, nous contemplons l’exemple d’Anne. Elle est âgée ; veuve depuis longtemps, elle a dédié sa vie au service de Dieu dans le jeûne et la prière. Aujourd’hui, elle se rend au Temple, et c’est Joseph et Marie eux-mêmes qui lui amènent Jésus. Laissons-nous toucher par la fidélité et la délicatesse de Dieu qui vient à sa rencontre. Elle n’aurait sans doute pas pu se rendre à Bethléem, mais alors Dieu vient lui-même la rejoindre.
Comment a-t-elle reconnu le Messie dans ce petit enfant ? Sans doute sous l’inspiration du Saint-Esprit comme Élisabeth quelques mois auparavant. Toujours est-il que, dans sa vieillesse, dans la simplicité de sa vie, mais surtout dans son dévouement à Dieu, elle a pu reconnaître la venue de son Sauveur.
Après cela, ayant accompli tout ce qu’ils devaient faire, la Sainte Famille reprit tout simplement son chemin pour Nazareth où l’enfant grandissait sous la tutelle de ses parents. - Quelques applications pour ma vie
Quelles applications pouvons-nous en retirer pour notre vie ? Je demande à l’Esprit Saint ce qu’il veut me dire avec cette méditation.
Les jours de Noël passent toujours bien vite. Entre les festivités, les préparatifs, les rencontres… nous n’avons pas toujours le temps de nous recueillir pour contempler le mystère de Noël. Peut-être aujourd’hui Dieu veut-il me dire qu’il n’est pas trop tard ; même si je n’ai pas pu aller ou rester à Bethléem comme je le voulais, lui connaît les désirs de mon cœur, il sait où me trouver et il vient à ma rencontre, au milieu de mes occupations quotidiennes.
Dialogue avec le Christ
Aujourd’hui, je veux ouvrir mon cœur, être attentif au pas de Dieu dans ma vie, reconnaître sa présence. S’il vient en toute simplicité, c’est sans doute pour ne pas faire de bruit, pour ne pas me brusquer, pour ne pas me faire peur. J’ouvre mon cœur pour le recevoir et me retrouver en cette période de Noël en tête à tête avec le petit Jésus de Bethléem.
Résolution
Laisser la joie de Noël inonder mon cœur.
29/12/2025
Présentation de Jésus au Temple
Lundi 29 décembre 2025
Évangile selon saint Luc 2, 22-35
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Prière
« Respire en moi, Esprit Saint, afin que je pense ce qui est saint. Attire-moi, Esprit Saint, afin que j’aime ce qui est saint. Affermis-moi, Esprit Saint, afin que je garde ce qui est saint. » (Saint Augustin).
Demande
Donne-moi, Esprit Saint, d’entrer plus profondément dans la connaissance du mystère du salut apporté par Jésus. Travaille en moi, Esprit Saint, pour que, comme Syméon, je reconnaisse Jésus !
Réflexion
- Jésus est amené au Temple de Jérusalem pour y être présenté au Seigneur.
Cela correspondait à l’exigence de la Loi en vigueur à l’époque. Par trois fois, la Loi de Moïse est évoquée dans les premiers versets. Luc a le souci de nous faire comprendre que Joseph et Marie sont de parfaits observants de la loi juive. Même si paradoxalement ils viennent pour présenter le Fils du Très-Haut (cf. Lc 1, 32) au Père, ils le font en suivant toutes les règles habituelles. Ils font comme tout le monde. D’ailleurs, quelques années plus tard, Jésus ne dira-t-il pas : « Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir ? » - Alors que Marie et Joseph sont en parfaite syntonie avec la Loi d’Israël donnée dans l’Ancien Testament, voilà qu’un autre personnage entre en lumière. Il s’agit d’un homme juste et pieux appelé Syméon.
Mais ce n’est pas tout : l’Esprit Saint repose sur lui et ce même Esprit l’a même averti qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. La Loi de l’Esprit – Loi nouvelle – contraste fortement avec la Loi ancienne dans ce texte. La Loi de l’Esprit n’abolit pas la Loi ancienne, mais l’accomplit par la venue du Messie. Un passage important entre l’Ancien et le Nouveau s’opère donc ici : Syméon le vieux est poussé par l’Esprit pour contempler la nouveauté de l’Alliance, alors que les parents de Jésus apportent cette nouveauté en empruntant le chemin de la fidélité à l’ancienne Alliance. Remarquons l’allusion à la Sainte Trinité : Le Fils est amené au Temple pour y être présenté au Père, et c’est l’Esprit qui permet de le reconnaître !
Témoin d’une telle merveille, Syméon chante le cantique que l’Église répète à son tour chaque soir dans les complies. Syméon a été le premier témoin du salut de Dieu pour toutes les nations, c’est-à-dire témoin de l’accomplissement de toutes les promesses de Dieu annoncées dans l’ancienne Alliance ! Il n’y a rien de plus grand qu’un juif pieux pouvait espérer voir ! Il peut donc mourir en paix. - Syméon est également prophète
Il prophétise quelque chose qui concerne en particulier la mère de Jésus, mais aussi tous les hommes. Cet enfant sera un signe de contradiction pour beaucoup. Luc sous-entend probablement que Jésus ne sera pas reconnu, accueilli et aimé par un grand nombre. Le salut qu’il apporte sera incompris. Sa mère elle aussi devra parcourir tout un cheminement intérieur pour parvenir à cette connaissance, au point qu’une épée lui transpercera l’âme. L’épître aux Hébreux décrit précisément la parole de Dieu comme une épée qui pénètre l’âme (cf. He 4, 12). Bien des cœurs devront cheminer, comme Marie, pour accueillir cette parole, pour passer de la non-connaissance à la connaissance de Jésus.
Dialogue avec Marie
Marie, conduis-moi à la connaissance de Jésus. Aide-moi à entrer, avec une foi vive, au cœur du mystère du salut qu’il nous a apporté.
Résolution
Aujourd’hui, je vivrai les choses les plus ordinaires de ma journée en accueillant la nouveauté que l’Esprit fera jaillir, en restant attentif à son action.
28/12/2025
Un cœur docile et confiant
Dimanche 28 décembre 2025
Évangile selon saint Matthieu 2, 13-15.19-23
Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : d’Égypte, j’ai appelé mon fils.
Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. » Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : il sera appelé Nazaréen.
Prière
Seigneur Jésus, je crois que tu es présent ici et maintenant en ce moment de ma prière. Je viens à toi pour t’écouter et me laisser conduire. Tu as voulu grandir au sein d’une famille humaine : enseigne-moi à être toujours disponible à vivre selon tes desseins, là où je me trouve. Que je transmette ta paix, ta confiance et la fidélité en ton amour.
Demande
Seigneur, donne-moi un cœur docile et confiant, capable d’écouter ta voix et de me laisser guider, surtout lorsque tes voies me paraissent mystérieuses.
Réflexion
- Dieu parle dans la nuit
L’ange s’adresse à Joseph dans un songe. C’est dans le silence, dans la nuit, que Dieu fait entendre sa voix. Lorsque tout semble obscur, lorsque la peur ou l’incertitude règnent, le Seigneur continue de parler à celui qui écoute. Joseph ne cherche pas à discuter ou à retarder sa réponse : il se lève et obéit. C’est ainsi qu’il sauvera sa famille de la mort. Dieu parle encore aujourd’hui – dans la prière, dans la Parole, dans les événements.
Suis-je attentif à ses appels discrets ? - La foi qui agit
Joseph ne reste pas dans la contemplation de son rêve : il agit. « Joseph se leva (…) prit l’enfant et sa mère. » La foi de Joseph est une foi en mouvement : elle protège, elle sert, elle aime concrètement. Souvent, suivre Dieu demande de quitter nos sécurités et notre zone de confort, de changer nos plans, d’accepter l’inattendu avec confiance et patience. C’est dans cette obéissance active que se manifeste la foi, véritable confiance, et la charité. Elle peut donner la vie à ceux pour qui le Seigneur m’appelle à l’action.
Ma foi m’encourage-t-elle à agir ? Est-ce que je témoigne, par mes choix, de la présence du Christ dans ma famille et est-ce que je partage cette présence autour de moi ? - La Providence fidèle
Tout au long de cet Évangile, Dieu veille sur la Sainte Famille. Il guide Joseph pas à pas, sans lui révéler à l’avance tout le chemin. La Providence de Dieu est réelle, même lorsqu’elle semble cachée. Les détours de la vie, les départs, les retours, les imprévus : tout peut devenir lieux de grâce si nous restons ouverts et dociles à la volonté divine.
Suis-je capable de reconnaître dans mon histoire la main de Dieu qui conduit mes pas ? Est-ce que je lui fais confiance, même et surtout dans l’inconnu ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, toi qui as voulu partager notre condition humaine, je te remercie pour l’exemple silencieux et fort de saint Joseph, pour la confiance de Marie, et pour la paix que ta présence procure à toute famille. Apprends-moi à te suivre sans peur, à écouter ta voix dans les nuits de ma foi et à me laisser conduire là où tu veux. Que ma vie devienne un don, à l’image de Jésus.
Résolution
Aujourd’hui, je prendrai un moment de silence pendant la journée pour écouter la voix de Dieu en mon cœur, et je poserai un geste concret de confiance – une parole de paix, un service ou un acte de pardon au sein de ma famille.
27/12/2025
Une autre grotte, d’autres linges, l’autre disciple
Samedi 27 décembre 2025
Évangile selon saint Jean 20, 2-8
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Prière
Seigneur Jésus, aujourd’hui, je viens pour apprendre de celui qui a su se pencher sur ta poitrine et se reposer sur ton cœur. Il a pu t’entendre, te voir de ses yeux, te contempler et même te toucher de ses mains. Je veux me mettre à son école pour apprendre à vivre en communion avec toi et avec ton Père.
Demande
Saint Jean, enseigne-moi à m’approcher du Christ avec la même foi que toi afin que je puisse me reconnaître, moi aussi, comme le disciple bien-aimé. Saint Jean, priez pour nous !
Réflexion
- Une autre grotte
Seulement deux jours ont passé depuis Noël et l’annonce de Marie-Madeleine semble nous reporter à notre vie réelle : « Le Seigneur n’est plus là ». Quel contraste avec le joyeux message des anges qui chantait la gloire de Dieu et nous guidait de nuit à la grotte de Bethléem pour adorer le Dieu-avec-nous. La voix émue et angoissée de Madeleine nous porte à une autre grotte, vide, où, du Seigneur mort, nul corps ne nous est laissé. L’allégresse, la douceur, l’espérance des derniers jours n’étaient-elles qu’une brève consolation avant de retourner aux peines de la vie réelle ? - D’autres linges
Les langes dans lesquels Marie avait emmailloté l’Enfant-Jésus étaient devenus le signe donné par les anges pour reconnaître le Christ Seigneur. Ils nous décrivent l’humilité du Fils de Dieu et expriment la réalité de l’Incarnation. Dieu a voulu devenir semblable à nous en tout, jusqu’à devenir un Dieu en couches !
Mais aujourd’hui, en entrant dans la grotte, on découvre d’autres linges. Avec eux aussi, Marie a enveloppé le corps de son Fils. Eux aussi nous montrent la profondeur de l’Incarnation : Dieu en croix, mort comme un criminel. Ces linges ne conservent plus leur précieux trésor, et pourtant, à plat, ils continuent à nous parler : vides, ils nous invitent à chercher ailleurs ; marqués par les signes de la Passion, ils témoignent perpétuellement de l’amour de notre Sauveur. - L’autre disciple
Les bergers ont vu le nouveau-né annoncé par les anges et, pleins de joie, ont raconté à tous leur découverte. Les mages, guidés par l’étoile, ont vu l’enfant et sa mère et se sont prosternés en adoration devant lui. Jean, lui, « vit, et il crut ». Mais comment croire lorsque l’on a vu ? La foi n’était-elle pas justement la connaissance de ce qu’on ne voit pas (cf. Hb 11, 1) ? Jean n’a pas vu le Christ ressuscité. Il voit les signes, les linges à plat, la grotte vide et, à travers ces signes, reconnaît celui qui l’aimait.
Savons-nous, nous aussi, voir et croire comme le disciple bien-aimé ? Écouter le chœur des anges, suivre l’étoile, contempler l’Enfant et reconnaître ce Dieu qui nous aime tant ?
Dialogue avec le Christ
Jésus, Verbe fait chair pour nous montrer le Père, Fils envoyé par ce Dieu qui a tant aimé le monde, bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis, enseigne-moi à te reconnaître dans les signes que tu me laisses jour après jour. Que la célébration de ta naissance, à la vue de cet Enfant couché dans les langes, réveille en moi la foi en ton grand amour !
Résolution
Aujourd’hui, je prendrai le temps de m’arrêter devant une crèche pour découvrir en elle le signe de l’amour de Dieu pour moi.