Lien entre les paroissiens, formations, informations, temps forts, dates et lieux des messes. N'OUBLIEZ-PAS DE METTRE CETTE ADRESSE PARMI VOS FAVORIS ET ABONNEZ-VOUS. MERCI D'AVANCE. Pour obtenir les horaires des messes, cliquez sur l'onglet : HORAIRES DES MESSES; N'hésitez pas à découvrir toutes les autres pages du Blogue en survolant avec la souris tous les menus ci-dessous à gauche et en cliquant sur la page souhaitée. (voir aussi les menus déroulants également à gauche)
Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
PRÉ-INSCRIPTION POUR LE CATÉ (SI VOTRE ENFANT A 7 OU 8 ANS ET ENTRE EN CE1 À LA PROCHAINE ANNÉE SCOL
- Accueil — Évangile du jour — Prière et Méditation sur l'Évangile — Vidéo du jour
- MANGA POUR PARENTS ET ENFANTS
- Quand et comment inscrire mon enfant au catéchisme ?
- HORAIRES DES MESSES ET OBSÈQUES : FHIP et BIP
- DENIER DE L'ÉGLISE
- Demandes de messes, neuvaine, trentain
- PRÉ-INSCRIPTION DE VOTRE ENFANT AU CATÉ POUR LA PROCHAINE ANNÉE SCOLAIRE (SI VOTRE ENFANT ENTRE EN CE2 EN SEPTEMBRE PROCHAIN OU A 7 OU 8 ANS)
- JE SUIS NOUVEAU OU NOUVELLE DANS LA PAROISSE ! …… JE DÉSIRE ÊTRE BAPTISÉ(E) ! OU POURSUIVRE UNE FORMATION POUR COMMUNIER ET ÊTRE CONFIRMÉ(E) …………………… ………………………………………………………………BIENVENUE DANS NOTRE PAROISSE SAINT PIERRE SAINT PAUL DE LA VALLÉE DE L'AISNE ! CLIQUEZ SUR CE TEXTE ;
- QU'EST-CE-QUE LA TOUSSAINT ?
- LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX
- COMPRENDRE LA MESSE
- commander des bougies à soeur désirée
- Parcours "Je crois en Dieu" ( 31 vidéos à regarder à votre rythme )
- PETIT GUIDE POUR LA CONFESSION
- — 1- LE SACERDOCE EXPLIQUÉ AUX ENFANTS — 2- MAIS, C'EST QUOI LA MESSE CHRISMALE ?
- ACTUALITÉS PAROISSIALES
- Projet de baptistère pour notre paroisse ( à financer et à construire)
- Accueil
17/09/2026
Compassion, miséricorde et paix de Dieu fait homme
Jeudi 17 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 7, 36-50
En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »
Prière
Seigneur, par ton Esprit Saint, ouvre-moi à ta Parole, pleine d’amour et de bonté, j’en ai besoin pour vivre de la vraie vie !
Demande
Seigneur, je te supplie de m’accorder la grâce de vivre de ta compassion, de ta miséricorde et de ta paix !
Réflexion
- Entrons dans ce récit. Mettons-nous dans ce moment de la vie de Jésus, de la vie de Simon et de la vie de cette femme, raconté avec détails par saint Luc. Relisons-le lentement en silence.
Nous avons devant nos yeux une rencontre dans la miséricorde et pour la femme appelée « pécheresse » et pour Simon le pharisien. Miséricorde, c’est le nom de l’amour de Dieu pour nous. Même si chacun en est à un degré différent, la femme entre dans la maison déjà touchée par l’amour du Seigneur, comme le montrent ses gestes d’amour envers Jésus, alors que Simon ne s’en est pas encore rendu compte.
Cela explique justement la différence de l’accueil de l’amour de Dieu en nous, en fonction de notre ouverture de cœur ou non. C’est encore plus important que le fait d’avoir beaucoup ou peu péché. Le cœur dur est un bouchon hermétique à l’amour. Jésus montre sa miséricorde envers Simon en lui faisant toucher du doigt la situation selon le regard de Dieu : « Tu vois cette femme ? » Bien sûr qu’il sait que cette femme est « une pécheresse », mais Simon aussi est pécheur ou « débiteur ». Et Dieu ne compte pas et ne juge pas comme nous. Il remet la dette de tous. Aucun de nous ne pourrait « payer » ce créancier.
Croire que je mérite d’être à table avec lui et faire des comparaisons pour savoir si je suis moins pécheur que mon frère – et donc meilleur que lui – sont une voie mortifère. Jésus sauve Simon d’y rester emprisonné. Il lui ouvre les yeux sur cette femme et sur Dieu. L’amour de Dieu et l’amour de nos frères vont toujours de pair. La compassion du Seigneur pour cette femme est évidente et touchante. Il comprend le poids qu’elle porte, il accepte ses gestes d’amour et de remerciement, il écoute ce qu’elle dit sans prononcer un mot. Il l’aime d’un amour pur, libre et gratuit, qui rend libre et invite à une réponse d’amour à son amour. Et il aime Simon avec un amour de la même qualité. - « Tes péchés sont pardonnés. »
Le pardon que Dieu nous donne est une manifestation de cet amour miséricordieux qu’il a pour nous. Parce que notre amour est bien pauvre. Même les saints disaient qu’ils étaient de grands pécheurs, non parce qu’ils avaient commis de graves péchés, comme tuer quelqu’un, mais parce qu’ils voyaient bien que face à l’amour si beau, si grand du Seigneur pour eux, leur amour était bien petit, pauvre et qu’il ne faisait pas l’affaire ! Dieu nous aime de telle façon qu’il accepte que nous ne puissions pas répondre à son amour au même degré que le sien. Même plus, il accepte le fait que souvent, trop souvent, nous lui disions « non ! » et nous refusons d’aimer nos frères. Donc non seulement il se donne à nous – cadeau immense ! – mais il assume, il accepte nos offenses, nos péchés et nos faiblesses et il choisit de continuer à se donner à nous, d’aimer encore, c’est le par-don, le don « par-dessus », ou don « redonné nouvellement ». - « Va en paix ! »
Ô Jésus, Roi d’amour, j’ai confiance en ta miséricordieuse bonté ! Je pourrais douter de la bonté du Seigneur. En effet, cela paraît trop facile : chaque fois que je me tourne vers lui, que je lui demande pardon, il a déjà les bras ouverts pour m’accueillir à nouveau… N’est-ce pas trop simple ? Mais cette pensée fait mal au Seigneur, parce qu’il est la bonté même ! Ce serait lui dire : « Tu ne peux pas m’aimer à ce point ! » C’est une flèche en plein cœur pour lui. Nous ne savons pas aimer comme lui. Notre cœur est petit et pauvre. N’en faisons pas la mesure du cœur de Dieu ! Faisons-lui plutôt confiance, et croyons vraiment en sa bonté ! L’expérience de son amour pour moi est ce qui me donne la paix. Et son désir est que je vive de cette paix.
Dialogue avec le Christ
« Rendez grâce au Seigneur : il est bon ! Éternel est son amour ! Tu es mon Dieu, je te rends grâce, mon Dieu, je t’exalte ! » (Ps 117, 1.28, du jour)
Résolution
Prendre un moment pour me rappeler une expérience de la miséricorde du Seigneur pour moi et l’en remercier. Lui demander que notre assurance, notre sécurité soient cet amour qu’il a pour moi.
16/09/2026
« Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé »
Mercredi 16 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 7, 31-35
En ce temps-là, Jésus disait à la foule : « À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.” Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste.
Prière
Mon Dieu, je viens me mettre en ta présence et me disposer à ce moment de cœur à cœur avec toi. Je dépose en tes mains tout ce que je suis et tout ce que je porte dans le cœur, mes peines comme mes joies. Je crois que tu es là, que tu m’accueilles, que tu me bénis. Guide ma prière. Je m’abandonne à toi et je me donne tout à toi.
Demande
Mon Dieu, apprends-moi à accepter la vie telle qu’elle vient, comme tu en disposes. Fais de moi tout ce que tu voudras.
Réflexion
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus décrit sa génération avec une comparaison dure et sévère. Mais de chaque caractéristique qu’il souligne ressort une invitation, une attitude positive.
- « (…) Des gamins assis sur la place (…) »
Tout d’abord, Jésus compare sa génération à des gamins assis sur la place. Assis comme spectateurs. Assis et installés dans leur commodité. Assis et passifs, voire oisifs. Cette disposition est loin de celle que l’on observe dans l’Ancien Testament, où l’on retrouve si souvent les patriarches, le peuple d’Israël, les prophètes en chemin, en route, en pèlerinage, disponibles pour se déplacer et se laisser guider par la providence divine.
Dans l’Évangile, Jésus à son tour ordonne souvent aux malades qu’il guérit de se lever. Quant à nous, nous ne pouvons nous rapprocher de Dieu si nous restons assis ou figés. Le Christ lui-même est le Chemin. C’est en marchant que nous le rencontrons. Si donc nous sommes assis, ou si nous sommes tombés, ou si nous prétendions arriver au but pour ne plus avoir à peiner, reprenons courage et acceptons de continuer le chemin. Que notre vie soit ainsi suivre le Christ au quotidien. - « Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré. »
Ces mêmes gamins nous sont ensuite présentés comme insensibles. Ils semblent résistants aux joies comme aux peines. Peut-être sont-ils trop exigeants pour pouvoir accepter les petits bonheurs de chaque jour qui ne sont jamais suffisants pour les satisfaire. Peut-être sont-ils aussi indifférents ou se protègent-ils de la douleur et préfèrent-ils l’ignorer. Mais ce faisant, ils deviennent distants et froids, égoïstes même. Cette attitude n’est peut-être pas si différente de notre réalité. Combien de fois faisons-nous des calculs ou le tri dans ce qui nous arrive : plainte, rejet, exigence…
Le Christ vient nous inviter aujourd’hui à une attitude d’accueil, d’ouverture, de confiance. Le laisser administrer notre vie ; apprendre à accepter tout ce qui fait notre quotidien sans discrimination ; apprendre à découvrir la présence cachée de Dieu, déguisée dans les aléas de notre quotidien. - « Jean le Baptiste est venu (…) Le Fils de l’homme est venu (…) par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. »
Enfin, Jésus montre la pauvreté de jugement de sa génération qui n’accepte ni Jean-Baptiste, ni lui-même. Aveuglée et enfermée dans ses opinions, elle semble tout juger selon ses propres critères. Les choses sont rarement à son goût. Elle s’imagine un dieu à sa propre image et elle manque ainsi de reconnaître la présence de Dieu dans son prophète et dans le Messie. Drame du rationalisme qui prétend tout comprendre et ne peut accepter ce qu’elle n’avait pas prévu. Mais le Christ nous révèle qu’avec un peu de sagesse, avec un regard de foi, oui il est possible de reconnaître l’action de Dieu autour de nous.
Dialogue avec le Christ
Jésus, je te remercie pour la Parole de cette journée que tu me donnes. De quelle façon cet appel à vivre en chemin, à accepter en toute confiance la réalité qui m’entoure ou à juger de la réalité avec un regard de foi résonne-t-il en moi ? Que veux-tu me dire ? Que voudrais-je te dire ?
Résolution
Laquelle des trois attitudes présentées me touche le plus ? Comment serait ma journée si j’essayais de la mettre en pratique ?
15/09/2026
« QU’ELLE SOUFFRAIT, LA TENDRE MÈRE, EN CONTEMPLANT SON DIVIN FILS TOURMENTÉ ! »
Mardi 15 septembre 2026
Évangile selon saint Jean 19, 25-27
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Prière
« Debout, la Mère douloureuse près de la croix était en larmes devant son Fils suspendu.
Dans son âme qui gémissait, toute brisée, endolorie, le glaive était enfoncé.
Qu’elle était triste et affligée, la Mère entre toutes bénie, la Mère du Fils unique !
Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté !
Quel est celui qui sans pleurer pourrait voir la Mère du Christ dans un supplice pareil ?
Qui pourrait sans souffrir comme elle contempler la Mère du Christ douloureuse avec son Fils ? » (Extrait du Stabat Mater)
Demande
Seigneur, ouvre mon cœur à ta Parole.
Réflexion
- « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. »
Combien de contemplatifs, d’artistes-peintres, musiciens et poètes n’ont-ils pas été inspirés par ce passage biblique ? Depuis le franciscain Jacapone da Todi au XIIIe siècle qui nous a laissé le célèbre Stabat Mater jusqu’à Pergolèse, sans oublier Vivaldi ou Charles Péguy… tous ont été inspirés par l’image de cette Mère présente aux pieds de la croix de son Fils.
Qu’ont vu ces contemplatifs dans cette scène ? Par quoi se sont-ils laissés toucher jusqu’à être capables de produire de telles œuvres d’art ? Serait-ce la douleur impuissante de la Mère ? La présence fidèle de la Femme au sein même de la pire des tribulations ? Serait-ce la douceur intimement liée au courage de ces femmes ? La foi inébranlable de Marie ?
Et moi ? Qu’est-ce qui me touche en contemplant la scène ? Ou même en écoutant l’une des œuvres d’art proposées par ces artistes ? - « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie. »
Marie est présente. Elle est impuissante, mais présente. Et ô combien cette présence au cœur de la pire des détresses est-elle féconde et réconfortante ! Osons imaginer un seul instant que Marie, ne sachant que faire face à cette injustice, se laisse paralyser par la peur ou, pire, brille par son absence ?
Mais Marie est là. Présente. Debout. Vivante. La croix devant ses yeux, plantée en son cœur. Stabat Mater. « Qu’elle était triste et affligée, la Mère entre toutes bénie, la Mère du Fils unique ! Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté ! »
Laissons-nous modeler par la Mère, par la Vivante. Sachons être présents au milieu des afflictions, des souffrances injustes, et peut-être aussi sachons être présents… même lorsque nous ne savons que faire.
Dialogue avec le Christ
« Christ, quand je partirai d’ici, fais que j’obtienne par ta Mère la palme de la victoire. Au moment où mon corps mourra, fais qu’à mon âme soit donnée la gloire du Paradis. Amen. » (Extrait du Stabat Mater)
Résolution
Y a-t-il dans ma vie des personnes ou des situations que je n’ose pas regarder en face parce que je me sens impuissant ? Oserais-je demander à Marie de m’accompagner et de me trouver à ma place ?
14/09/2026
Tu as racheté le monde par ta sainte croix
Lundi 14 septembre 2026
Évangile selon saint Jean 3, 13-17
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Prière
Reprendre le chant :
Cœur de Jésus brûlant d´amour,
Embrase-nous par ton Esprit.
Que nos cœurs soient semblables au tien,
Que nous brûlions de charité !
Demande
Seigneur Jésus, dans la contemplation de ta Croix glorieuse, révèle-moi tout l’amour de ton cœur et aide-moi à y répondre avec courage.
Réflexion
- Dans l’Évangile d’aujourd’hui, le pharisien Nicodème était venu de nuit pour rencontrer Jésus et mieux comprendre le Seigneur et sa mission. Même s’il est venu de nuit par peur de ce que penseraient ses collègues pharisiens qui n’approuvaient pas du tout sa démarche, son déplacement aura valu le coup. Jésus lui annonce tout sur sa mission ! « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » Jésus est venu nous sauver de ce qui nous empêchait d’entrer dans la vie éternelle, le péché et la mort.
- Mais comment cela se fera-t-il ? « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »
Jésus fait ainsi un parallèle entre le serpent de bronze de Moïse et sa propre vie livrée pour nous sur la croix. Il est conscient que Nicodème est un néophyte qui vient de commencer son chemin de foi en lui. Il ne fallait donc pas le scandaliser en parlant tout de suite de la croix. Il emploie donc une image de salut connue de tous les savants des Écritures de son époque.
Dans le livre de l’Exode, le peuple s’était rebellé contre Moïse et le Seigneur dans le désert, et Dieu avait envoyé des serpents dans le camp des Juifs. Beaucoup avaient péri des morsures brûlantes des serpents et le peuple avait crié vers Dieu afin qu’il les sauve. Dieu avait donc demandé à Moïse de dresser un serpent de bronze sur une hampe afin que ceux qui posaient leur regard sur ce serpent élevé puissent être guéris. Dieu leur montre ainsi sa miséricorde et son désir de les sauver. - L’image du serpent de bronze est éloquente. Le serpent était symbole du mal et du péché et voilà que Dieu envoie des serpents comme conséquence de la rébellion de son peuple. Ceux qui étaient mordus par les serpents étaient en danger de mort. La morsure du péché mène à la mort de notre âme. Et que fait Dieu pour les sauver ? Il fait élever le serpent de bronze sur une hampe. Le Christ prendra sur nous nos péchés et il sera élevé sur la croix pour y mourir. Il s’est fait péché pour nous afin qu’en mourant sur la croix notre péché puisse être vaincu.
- Contemplons donc, dans la Croix glorieuse du Seigneur, tout son amour pour nous. Cela a été le moment du plus grand amour de Dieu pour nous les hommes. Au moment où nous méritions le moins d’être aimés parce que le Seigneur avait été faussement accusé, on l’avait crucifié, on s’était moqué de lui, c’est le moment où il a choisi de nous aimer en disant : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34)
À partir de ce jour-là, le pardon est devenu le moment du plus grand amour de Dieu pour l’humanité. C’est un pardon qui nous a libérés, qui nous a sauvés, qui nous a donné à nouveau l’espérance de la vie éternelle. La croix qui était le signe de la mort la plus infâme de l’Empire romain devient la croix glorieuse : elle ne signifie plus la condamnation mais l’amour infini du Seigneur pour nous !
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je t’adore et je te bénis parce que tu as racheté le monde par ta sainte croix ! Tu es glorieux, victorieux parce que tu as vaincu la mort et le péché ! Merci, Seigneur Jésus, de m’avoir tant aimé. Merci d’être allé jusqu’au bout de ton amour pour moi. Aide-moi à t’aimer davantage dans mon quotidien. Rends mon cœur chaque fois plus semblable au tien. Aide-moi à rejeter vigoureusement le mal et le péché qui te causent tant de peine.
Résolution
Offrir ce temps d’oraison devant un crucifix pour contempler tout l’amour du Seigneur pour moi.
13/09/2026
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera
Dimanche 13 septembre 2026
Évangile selon saint Matthieu 18, 21-35
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Prière
« Et dites-vous bien que la longue patience de notre Seigneur, c’est votre salut. » (2 Pi 3, 15) Merci, Seigneur, pour ta « longue patience » envers nous, ta patience qui ne se lasse pas d’attendre que nous nous tournions vers toi !
Demande
Donne-nous, Seigneur, un cœur qui ne garde ni rancune ni colère. Donne-nous un cœur compatissant et généreux qui soit prêt à pardonner.
Réflexion
- « On lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est à dire soixante millions de pièces d’argent). »
Sachant que le salaire journalier d’un ouvrier agricole est d’une pièce d’argent, appelée aussi denier, il faudrait que le serviteur donne tout ce qu’il gagne pendant 165 mille ans pour arriver à rembourser son maître ! La dette de ce serviteur est inouïe ! Elle est le symbole de notre péché. Cette dette nous permet de réaliser que l’offense faite à la sainteté de Dieu par nos péchés est sans mesure. Elle illustre l’immensité de la faute de l’homme et du mal qui en découle.
Et pourtant, Jésus, sur la croix, a payé notre dette, toute notre dette…
« Si j’avais commis tous les crimes possibles, j’aurai toujours la même confiance. Je sens que toute cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau dans un brasier ardent. » dit sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Le pardon de Dieu est sans mesure car l’amour de Dieu, en Jésus, dans l’Esprit, est sans mesure. - Le serviteur doit une somme considérablement élevée et elle lui est entièrement remise
Cet homme prend-il le temps d’entrer en lui-même pour réfléchir à ce qui vient de lui arriver ? Prend-il le temps de méditer sur l’ampleur de sa dette ? Sur l’attitude de son maître ? Réalise-t-il la bonté et la compassion qui émanent du cœur du maître ? S’ouvre-t-il à la gratitude et à l’action de grâce ? Non… Il semble être comme ces neuf lépreux (cf. Lc 17, 11-19) qui, à peine guéris, oublient Jésus et ne reviennent en arrière ni pour un mot de remerciements, ni pour un chant de louange ? De notre côté, prenons le temps de méditer sur la pitié du maître à l’égard de notre dette.
Et parfois, n’avons-nous pas la tentation d’inverser les rôles, de penser que Dieu est notre débiteur, qu’il nous doit ceci ou cela. Non, Dieu ne nous doit rien. Et pourtant, il nous donne tout ! - Le maître n’a pas gardé sa colère contre le premier serviteur. Il n’a pas conservé d’amertume envers cet homme, malgré sa dette. Nous devons essayer de ne garder ni colère ni amertume contre qui que ce soit.
Pardonner, désirer pardonner, même si l’autre n’a pas l’air d’être repentant comme est pardonné ce serviteur qui n’a pas l’air d’avoir de repentir.
Pardonner même si aucune excuse n’est formulée comme le maître pardonne à ce serviteur qui ne formule aucune excuse.
Pardonner même si l’autre semble de mauvaise foi comme le maître pardonne à ce serviteur qui est de mauvaise foi en annonçant qu’il remboursera ce qu’il est impossible de rembourser.
Chassons colère et amertume et essayons de pardonner
– non parce que l’autre s’est excusé comme nous le souhaitions,
– non parce que l’autre exprime des regrets comme il convient,
– non parce qu’il a réparé comme nous le voulions,
mais parce que nous-mêmes avons été pardonné au-delà de ce qui peut se concevoir !
Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu nous enseignes le pardon par une parabole ; tu en fais une des sept demandes du Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé » ; tu nous en donnes un témoignage ultime par ta parole sur la croix : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34)
Tu nous enseignes à ne pas compter les pardons que nous donnons. Aide-nous dans chaque étape ; de la première étape : désirer pardonner, jusqu’à la dernière : pardonner du fond du cœur. Donne-nous ta grâce car, sans toi, nous ne pouvons rien faire.
Résolution
Je chercherai dans mon cœur si j’ai de la colère ou de l’amertume contre quelqu’un. Puis je demanderai au Seigneur la grâce de transformer amertume et colère en douceur et patience.
12/09/2026
Reconnaître l’arbre à son fruit, discernement
Samedi 12 septembre 2026
Évangile selon saint Luc 6, 43-49
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.
Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite. Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »
Prière
« Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple. » (Ps 115, du jour)
Demande
Je crois en toi, Seigneur, augmente ma foi ! J’espère en toi, guide-moi sur tes sentiers. Que la charité soit mon guide en tout !
Réflexion
- Construire sa maison sur le roc
Le but de notre vie spirituelle est de construire notre vie en Dieu, cherchant à suivre sa volonté pour vivre dans son amour.
Dans la première lecture d’aujourd’hui, saint Paul exhorte les croyants à offrir leur sacrifice à Dieu seul, leur faisant voir l’absurdité des sacrifices païens qui ne sont offerts qu’aux idoles. Nous pouvons nous aussi offrir les petits ou grands sacrifices de notre vie quotidienne à Dieu. Parfois cependant nous les offrons à l’idole de notre orgueil, de notre vanité, de notre perfectionnisme. Ou au contraire nous les évitons par paresse ou confort. La plupart de nos actions sont bonnes en elles-mêmes. Cependant l’intention qui nous pousse à les accomplir peut être remplie de nous-mêmes. Comment discerner dans ce cas ce qu’il est bon de faire ? Ce n’est pas une tâche facile.
Jésus nous donne aujourd’hui une clé de lecture pour le discernement dans les questions simples du quotidien. En effet, discerner entre le bien et le mal est facile, mais discerner entre deux choses apparemment bonnes est plus complexe. Saint Paul nous rappelle que seul le sacrifice qui plaît à Dieu est celui qui est offert en communion avec le Christ, avec le sacrifice eucharistique. - Chaque arbre en effet se reconnaît à son fruit
Nous cheminons dans la liberté des enfants de Dieu. Discerner sur l’intention de nos actions est parfois difficile et demander la lumière à l’Esprit Saint nous aidera à éclairer nos choix. Cependant, ce n’est pas toujours facile de faire la part des choses et ces paroles du Christ peuvent nous aider : « Chaque arbre en effet se reconnaît à son fruit. »
Si nos actions nous procurent de la paix, de la joie ou de la sérénité, elles ont probablement été inspirées par un désir sincère de cheminer vers Dieu. Si au contraire elles nous laissent un arrière-goût de doute, une peur, un sentiment de culpabilité – ai-je fait le bon choix ? – il y avait sans doute un peu de recherche de nous-mêmes en substance.
On pourrait objecter avec raison qu’on ne peut le savoir qu’après avoir agi. Rappelons-nous alors que le but de notre vie spirituelle n’est pas d’être parfaits mais d’être en chemin ! Si l’objet de nos actions était bon en lui-même et que le fondement de notre désir était de faire ce qui plaît à Dieu, évitons de tomber dans les scrupules. Si après coup nous percevons que notre intention n’était pas la bonne, sachons alors, avec un cœur d’enfant, nous tourner vers Dieu et reprendre notre chemin, sachant qu’il est un Père bienveillant et qu’il veut notre bonheur.
Dans tous les cas, n’hésitons pas à invoquer le saint Nom de Marie, celle qui a dit « oui », et que nous fêtons aujourd’hui !
Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu es le Chemin, la Vérité et la Vie. Tu connais les désirs de mon cœur et tu sais comme je veux cheminer vers toi. J’ai confiance en toi et je me remets entre tes mains.
Résolution
Je pourrais peut-être prendre un moment à la fin de ma journée pour faire un retour sur mes actions et en soupeser le fruit dans mon âme. « Chaque arbre en effet se reconnaît à son fruit. » Ainsi l’expérience me permettra de faire un choix plus libre dans le futur.