texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

23/02/2026

 Maria Valtorta : Témoignage intégral du Père Benjamin Dewitte

Généreux dans la mission

 Lundi 23 février 2026

Évangile selon saint Matthieu 25, 31-46

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Prière

Seigneur Jésus, je crois que tu es le Roi de l’univers, celui devant qui toutes les nations comparaîtront un jour. Cependant, tu choisis de venir vers moi non seulement comme juge, mais surtout comme frère, caché dans les plus humbles.
J’ai confiance en ta miséricorde et j’ai besoin de ta lumière pour aimer comme toi. Je t’aime, Seigneur, augmente en moi ton amour afin que mes actes deviennent des reflets de ton Cœur doux et humble.

Demande

Seigneur Jésus, donne-moi la grâce de reconnaître ta présence dans chaque personne que je rencontrerai aujourd’hui, surtout dans celles qui souffrent ou qui ont besoin d’un amour concret. Transforme mon regard et ma disponibilité intérieure envers celles qui demandent mon attention. Que ton Règne vienne en mon cœur et donc dans mes choix et dans mes gestes.

Réflexion

  1. « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire (…) » : Vivre aujourd’hui sous le regard de l’éternité avec Dieu
    Jésus nous place devant la vérité ultime : un jour, nous serons à découvert devant son regard d’amour. Son jugement ne sera pas fondé sur nos succès humains, mais sur notre amour. La réussite de notre vie de baptisé est l’apprentissage et la mise en pratique de l’amour envers Dieu et envers mes frères et sœurs.
    Cette perspective n’est pas faite pour nous effrayer mais pour nous libérer : aujourd’hui a un poids d’éternité. Chaque geste, si petit soit-il, peut traverser le temps. Seigneur, apprends-moi à regarder ma journée comme un lieu d’offrande.
    Le monde moderne nous incite à l’efficacité, au paraître, à la performance et nous sommes parfois tentés de vivre avec ces exigences. Mais aide-moi à ne pas en rester là. Tu me rappelles que seule la charité demeure, seule la charité compte vraiment.
    Seigneur, donne-moi la grâce, pour aujourd’hui, de regarder avec tes yeux mes choix, mes intentions, mes habitudes pour que je choisisse l’amour avant tout.
  2. « J’avais faim (…) j’étais un étranger (…) nu (…) malade (…) » : le Christ caché dans les plus humbles
    Jésus s’identifie aux pauvres : « C’est à moi que vous l’avez fait. » Ton amour, Seigneur, se rend présent dans les détresses humaines les plus concrètes. Saint Jean-Paul II exprime magnifiquement ce lien entre mission et amour pour le prochain :
    « [L’Église] tient aux œuvres charitables comme à une partie de sa mission propre et comme à un droit inaliénable. C’est pourquoi la miséricorde envers les pauvres et les faibles, les œuvres dites de charité et de secours mutuel pour le soulagement de toutes les souffrances humaines sont en particulier honneur. » (Christifideles laici, 41)
    Le pape Léon XIV, dans son exhortation Dilexi te, réaffirme que cet amour du Christ se traduit par notre attention aux plus pauvres : « C’est pourquoi l’amour des pauvres – quelle que soit la forme sous laquelle se manifeste cette pauvreté – est la garantie évangélique d’une Église fidèle au cœur de Dieu. En effet, tout renouveau ecclésial a toujours eu parmi ses priorités cette attention préférentielle envers les pauvres (…) » (Dilexi te, 103)
    Seigneur, ouvre mes yeux pour que je te reconnaisse dans ceux que je préfère éviter, ignorer, juger ou oublier. Dans mes journées, je croise tant de « petits » : un collègue fatigué, un proche qui souffre, un inconnu qui sollicite de l’aide, un SDF qui demande de l’argent.
    Apprends-moi à ralentir, à écouter, à servir. Un petit geste ne prend pas nécessairement beaucoup de temps mais apporte tant. Fais tomber mes excuses, mes distractions, ma dureté ou mes peurs parfois cachés.
  3. « Chaque fois que vous ne l’avez pas fait (…) » : la gravité de l’omission
    Ce passage est l’un des plus sérieux de l’Évangile. Il ne parle pas d’actes mauvais, mais d’absence d’amour. Le péché d’omission, si discret, est souvent celui qui ressemble le plus à l’indifférence.
    Jésus, combien de fois ai-je laissé passer des occasions simples d’aimer ? Combien de fois ai-je choisi mon confort, ma tranquillité, mon temps, au lieu de t’accueillir dans un frère ? Et pourtant, tu ne viens pas me le reprocher : tu viens m’éveiller. Tu veux me montrer qu’une visite, un geste, un sourire, un pardon peuvent changer une vie — et la mienne aussi.
    Seigneur, transforme ma liberté : fais de moi un disciple missionnaire, créatif dans la charité, généreux dans la mission.

Dialogue avec le Christ

Merci Jésus, pour ta Parole si claire et si exigeante. Merci de me rappeler que ton Royaume est un Royaume d’amour concret, où chaque personne compte pour toi, surtout les plus vulnérables. Je t’offre mes résistances, mes peurs, ma paresse intérieure. Viens les toucher, viens les guérir. Tu m’invites à vivre une charité qui te ressemble : simple, courageuse, attentive.

Résolution

Selon ce qui m’a touché le plus pendant cette méditation, je choisis de poser un acte d’amour à Dieu. Par exemple, je choisis une action de charité concrète envers une personne dans le besoin (visiter quelqu’un, aider un collègue, offrir une collation à un pauvre, téléphoner à une personne isolée…) ; ou je prends un moment pour relire ma journée en demandant au Seigneur : « Où étais-tu caché aujourd’hui ? » ; ou je me renseigne pour découvrir ou servir concrètement dans une œuvre caritative locale.

22/02/2026

 Cette œuvre contient des milliers de miracles, en voici 9 !

Le désert de notre Carême

Dimanche 22 février 2026 

Évangile selon saint Matthieu 4, 1-11

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Prière

« Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère. Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m’apprends la sagesse. Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige. Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne. » (Ps 50, 7-14)

Demande

Seigneur, j’ai confiance en toi ! Aide-moi, pendant ce Carême, à me recevoir de toi ; soutiens-moi afin que je puisse m’ouvrir à toi et apprendre à dire avec saint Jean : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » (Jn 3, 30)

Réflexion

  1. « Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. »  
    En ce début de Carême, l’Église qui nous demande de jeûner nous propose également de contempler les tentations de Jésus au désert. Dans l’Évangile de Matthieu, ce retrait au désert de Jésus suit immédiatement son baptême par Jean le Baptiste où l’Esprit de Dieu descend sur lui comme une colombe (cf. Mt 3, 16) et « des cieux, une voix disait : celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » (Mt 3, 17)
    Conforté dans son identité de Fils de Dieu, Jésus part au désert, lieu de solitude et de rencontre avec Dieu, mais aussi lieu de combat spirituel. Jésus serait donc ainsi attiré dans le domaine du tentateur. Par ailleurs, le désert fut un lieu d’épreuves pour le peuple élu, quarante jours pour le déluge, Moïse, quarante ans pour la traversée du désert d’Israël… Le Seigneur s’y rend pour être victorieux là où Israël avait succombé. Le combat spirituel et la tentation font partie de la vie humaine, en ai-je conscience ?  En ce début de Carême, est-ce que je décide, moi aussi, d’entrer dans un certain désert, temps de silence et de prière, pour mieux rencontrer Dieu et me préparer à la victoire de la croix et de la Résurrection ? Quelle décision concrète ai-je déjà prise ou je veux prendre aujourd’hui ?
  2. « Si tu es Fils de Dieu (…) » 
    Le motif invoqué par le diable n’est pas faux, Jésus est vraiment Fils de Dieu, mais les conséquences qu’il en tire sont erronées, c’est la tentation… Se prévaloir du titre de Fils de Dieu pour lui-même, jouir pour lui-même de ce qui est un don du Père. Cela nous rapproche de la tentation dans le jardin d’Éden par rapport à l’arbre de la connaissance, tentation bien vive pour chacun encore aujourd’hui d’être créateur de nous-mêmes, maître de la vie et de la mort, et soumis qu’à notre seule volonté.
    J’essaie de penser à ces trois tentations fondamentales auxquelles est soumis Jésus dans son humanité et de les déceler dans ma propre vie :
    – la faiblesse de la chair : « ordonne que ces pierres deviennent des pains »,
    – le pouvoir : « jette-toi en bas (…) il donnera pour toi des ordres à ses anges »,
    – la possession : « tout cela, je te le donnerai ».
    Quel est mon point de plus grande fragilité ? Là où peut-être je me sens le plus indépendant de Dieu, que je ne désire garder que pour moi ?
  3. « Il est écrit (…) »   
    Nous contemplons les réponses de Jésus, tenté dans son humanité, mais dont il sortira vainqueur par l’invocation de « la Parole » dans laquelle il se plonge dans une totale dépendance à la volonté de Dieu. Il accomplit son identité de Fils de Dieu en se nourrissant de la Parole de son Père, en ne mettant pas à l’épreuve celui en qui il a confiance, et en adorant son Père et lui seul.
    La présence vivante de Dieu en nous est la seule arme contre la tentation. Quel est mon contact avec la Parole de Dieu ? Est-ce que je prends le temps de me mettre en silence, à l’écoute de Dieu et de sa volonté ? Si je ne le fais pas encore fréquemment, puis-je décider pendant ce Carême de me rendre plus régulièrement à l’adoration ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je comprends mieux cette belle phrase du Notre Père « Ne nous laisse pas entrer en tentation » que je veux laisser résonner en moi, car ce n’est qu’avec ton Esprit que je peux vaincre les tentations. Merci, Seigneur Jésus, de nous montrer, par toute ta vie terrestre, et dans cette humanité que tu as assumée pour nous jusqu’au bout, le vrai chemin vers Dieu. Je veux te suivre sur ce chemin, et le montrer autant que possible et autant que tu le désires, à ceux qui m’entourent.

Résolution

Je prends le temps de dire lentement un Notre Père. Je le médite en faisant le parallèle avec l’Évangile d’aujourd’hui pour en sentir la résonance. 

21/02/2026

Devenir chrétien : Les 10 questions fréquentes (baptême, prière, dogmes, doutes)

 

Jésus, médecin des âmes

 Samedi 21 février 2026

Évangile selon saint Luc 5, 27-32

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait. Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

Prière

Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.

Demande

Seigneur, donne-moi la grâce de reconnaître ton appel dans ma vie et de répondre avec courage et liberté, comme Lévi. Aide-moi à quitter ce qui m’empêche de te suivre pleinement.

Réflexion

  1. Jésus me voit et m’appelle
    « Jésus sortit et remarqua un publicain (…) Il lui dit : Suis-moi. » Jésus ne s’arrête pas aux apparences ni aux jugements des autres. Il voit Lévi dans sa réalité et l’appelle à une vie nouvelle. Ce regard est le même que celui qu’il pose sur moi aujourd’hui : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis. »(Jn 15, 16)
    Seigneur, crois-je vraiment que tu me regardes avec amour, malgré mes faiblesses ? Quels appels m’adresses-tu aujourd’hui ?
  2. Une réponse radicale
    « Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait. » Lévi ne discute pas, il ne remet pas à plus tard. Il se lève et change de vie. Jésus nous dit aussi : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. »(Lc 9, 23)
    Seigneur, quelles sécurités ou habitudes dois-je quitter pour te suivre plus librement ? Ai-je peur de perdre quelque chose en te donnant tout ?
  3. Jésus, médecin des âmes
    « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. » Jésus vient pour les pécheurs, pour moi, pour chacun d’entre nous. Il ne condamne pas, il guérit. « Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. »(Ps 102, 8)
    Seigneur, aide-moi à accueillir ta miséricorde et à la transmettre aux autres. Suis-je prêt à inviter ceux qui sont loin de toi à te rencontrer ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, merci pour ton regard qui me relève et ton appel qui me donne une mission. Je veux te suivre avec un cœur libre et généreux. Guéris mes blessures, purifie mes intentions, et fais de moi un témoin de ta miséricorde auprès de ceux qui se sentent loin de toi.

Résolution

Aujourd’hui, je prendrai un moment pour inviter quelqu’un à partager un temps avec moi (un café, un repas, un appel), comme Lévi qui a ouvert sa maison à Jésus et à ses amis. Ce sera un geste concret pour créer un espace qui rende le Christ présent.

20/02/2026

Les catholiques appelés à jeûner et à prier le 20 février : pourquoi ?

 



LE JEÛNE CHRÉTIEN : toutes vos questions pour le Carême

 

L’Époux est avec nous

 Vendredi 20 février 2026

Évangile selon saint Matthieu 9, 14-15

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. »

Prière

Seigneur, dans mes moments de solitude, il est parfois difficile de sentir ta présence. Aide-moi à grandir dans ma foi pour toujours prendre conscience que tu ne nous laisses jamais seul et que tu nous accompagnes toujours.

Demande

Que la présence du Christ soit une grande sécurité de ma vie spirituelle.

Réflexion

  1. Un chrétien n’est jamais seul. Si le catéchisme nous enseigne que, par le baptême, nous sommes inhabités par la sainte Trinité, nous sommes la demeure de Dieu, et saint Paul nous précise que nous sommes les temples de l’Esprit Saint. Voilà bien des formules qui peuvent nous donner du baume au cœur mais la vérité de la solitude nous rattrape souvent. Victor Hugo disait : « L’enfer est tout entier dans ce mot : solitude ». Bien sûr, ici nous ne parlons pas des périodes de tranquillité qui nous sont nécessaires, mais de ces moments où, même au beau milieu d’une foule, l’on peut se sentir seul face à ses problèmes, à ses angoisses et à ses doutes. Il y a certaines choses que personne ne peut résoudre pour nous-mêmes. 
  2. Le chrétien ne fait pas exception face à ces situations existentielles. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus insiste sur la différence que sa présence donne à ses disciples. Bien évidemment, il est facile pour nous d’argumenter que la présence du Christ auprès des douze apôtres n’est pas la même que la nôtre. Cependant, voici les dernières paroles de Jésus lui-même à la fin de l’Évangile selon saint Matthieu : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
    Comme Jésus l’explique si clairement aux pharisiens, la présence de l’Époux, du Christ lui-même dans nos vies, doit marquer une différence. Une lecture superficielle de cet Évangile révélerait que Jésus rejette le jeûne comme quelque chose de dépassé. Ce n’est pas comme cela que l’Église l’a compris puisque, depuis les premiers siècles, l’Église recommande cette pratique. Non, nous avons ici une réflexion plus profonde.
  3. La présence du Christ n’est pas seulement une réalité spirituelle. Dans l’Eucharistie, nous parlons de la présence réelle du Christ. Le sacrement du baptême nous unit réellement au Christ. Certes, cette présence restera toujours mystérieuse pour nous. Mais il est très important pour un chrétien de prendre conscience de cette réalité si profonde de notre foi. Le Christ est toujours présent avec moi, dans les moments de joie comme dans les moments de peine et de solitude. L’ignorer serait une vraie offense au Seigneur. Il faut parfois prendre un peu de temps pour faire silence et écouter sa voix, mais nous ne pouvons jamais l’accuser de nous avoir abandonnés. Parfois, bien sûr, nous ne sentons pas sa présence mais, encore une fois, notre foi doit nous amener à dépasser nos sens.     

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi une foi vivante qui m’aide à reconnaître ta présence dans ma vie. Que la sécurité que m’apporte ta présence m’accompagne dans toutes mes décisions et me donne une vraie confiance en moi qui suis un enfant bien-aimé de Dieu.

Résolution

Prendre une pause à un moment spécifique de ma journée et prendre conscience de la présence du Seigneur à ce moment.