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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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12/03/2026
Savoir reconnaître l’œuvre de Dieu
Jeudi 12 mars 2026
Évangile selon saint Luc 11, 14-23
En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement, auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »
Prière
Seigneur Jésus, nous venons à toi avec nos questions et nos résistances. Donne-nous un regard ajusté sur ton action et un cœur disponible pour reconnaître la venue de ton Royaume.
Demande
Seigneur, apprends-moi à discerner ton œuvre là où elle se manifeste et à ne pas la déformer par peur ou par refus de m’engager.
Réflexion
- L’Évangile commence par une situation qu’il est important de resituer dans son contexte. Un homme est muet, et cette infirmité est attribuée à la présence d’un démon. À l’époque de Jésus, on ne disposait ni des connaissances médicales ni des catégories scientifiques actuelles. Les maladies inexpliquées, les troubles du langage ou du comportement étaient souvent interprétés comme le signe d’une emprise spirituelle. Le mal était pensé comme une force qui s’impose à l’homme de l’extérieur. C’est dans ce cadre que les guérisons opérées par Jésus prennent fréquemment la forme d’exorcismes : libérer l’homme, c’est le délivrer de ce qui l’empêche de vivre, de parler, d’entrer en relation.
Le geste de Jésus provoque aussitôt des réactions contrastées. Les foules sont dans l’admiration, mais d’autres refusent d’y reconnaître l’action de Dieu. Certains expliquent le miracle en affirmant que Jésus agit « par Béelzéboul, le chef des démons », d’autres réclament encore un signe venant du ciel. Autrement dit, le signe est bien là, visible et efficace, mais il ne suffit pas. Une part de l’auditoire déplace la question pour éviter d’avoir à reconnaître ce que ce geste implique : Dieu est à l’œuvre d’une manière nouvelle et dérangeante. - Le nom de Béelzéboul n’est pas anodin. Il renvoie à une figure connue de l’Ancien Testament. À l’origine, Baal-Zeboub est une divinité philistine honorée à Éqrôn, que le roi Ochozias consulte au lieu de s’adresser au Seigneur (cf. 2 R 1,2-3). Dans la tradition biblique, ce nom devient progressivement une manière de désigner une puissance ennemie de Dieu, associée au mensonge et à la mort. En accusant Jésus d’agir par Béelzéboul, ses adversaires ne se contentent donc pas de rester dans l’hésitation ou l’incompréhension : ils affirment que l’action de Jésus vient du camp opposé à Dieu. Autrement dit, ils commettent une erreur de discernement. Ils interprètent comme diabolique une œuvre qui délivre un homme de ce qui l’enfermait et lui permet de retrouver la parole.
Jésus répond en faisant appel à une logique simple et implacable. Un royaume divisé contre lui-même court à sa perte. Si Satan combat Satan, son pouvoir s’effondre. Mais Jésus met aussi en lumière une incohérence plus profonde. Ceux qui l’accusent reconnaissent pourtant que leurs propres disciples pratiquent des expulsions de démons. Pourquoi ces gestes seraient-ils recevables, et ceux de Jésus suspects ? Cette double mesure révèle que le véritable problème n’est pas l’acte en lui-même, mais l’autorité de Jésus. Ils ne reconnaissent pas qui est véritablement Jésus, mais le confondent avec le prince des démons. - C’est alors que Jésus prononce une parole décisive : « Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. » L’expression « le doigt de Dieu » renvoie explicitement au livre de l’Exode. Lors de la troisième plaie, les magiciens de Pharaon tentent d’imiter ce que Moïse accomplit au nom du Seigneur, mais ils en sont incapables. Ils doivent alors reconnaître devant Pharaon : « C’est le doigt de Dieu » (Ex 8, 15). Par cette parole, ils admettent que Dieu agit réellement à travers Moïse et que ce qui se produit ne relève ni de la magie ni d’un pouvoir humain concurrent. En reprenant cette expression, Jésus affirme que, de la même manière, Dieu agit à travers lui : l’expulsion des démons manifeste l’intervention directe de Dieu, engagée dans une œuvre de libération, comme autrefois lors de la sortie d’Égypte.
L’image de l’homme fort et du plus fort prolonge cette affirmation. Le mal n’est pas nié : il est présenté comme organisé, armé, installé. Mais Jésus se désigne implicitement comme celui qui est « plus fort », capable de désarmer l’adversaire et de lui reprendre ce qu’il s’était approprié. Les guérisons et les exorcismes apparaissent alors comme les signes visibles d’un combat plus large : le Royaume de Dieu est en train de s’imposer face aux puissances qui asservissent l’homme. - La conclusion de Jésus ne laisse aucune place à l’indifférence : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » Il ne s’agit pas d’un appel à la violence ni d’une invitation à exclure, mais d’un appel au discernement. Jésus met en lumière le fait que, face à la venue du Royaume, toute attitude apparemment neutre est en réalité déjà un choix. Ne pas se situer clairement par rapport à lui revient à laisser le mal régner. Refuser de reconnaître l’action de Dieu, ou la relativiser, c’est empêcher la venue du Royaume.
L’Évangile s’achève ainsi sur une invitation exigeante. Le Royaume est « venu jusqu’à vous ». Jésus a engagé le combat contre les ennemis de ce Royaume et a déjà remporté la victoire décisive sur eux. Mais cette victoire appelle une collaboration : être avec lui, choisir de rassembler, laisser son œuvre de libération se prolonger dans nos vies.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, toi « le plus fort » qui es entré dans mon histoire pour libérer l’homme, apprends-moi à reconnaître ton action sans la détourner. Donne-moi le courage de me situer clairement avec toi.
Résolution
Aujourd’hui, je choisis de collaborer à l’œuvre du Royaume en refusant les ambiguïtés et en cherchant, par mes paroles et mes actes, à rassembler avec le Christ.
11/03/2026
Le vrai progrès
Mercredi 11 mars 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 17-19
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
Prière
Aujourd’hui, Seigneur, je m’arrête sur ces trois versets du début de ton discours sur la montagne pour mieux écouter ton message. À la fin de ton enseignement, tu m’as dit : « Celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. » (Mt 7, 24) C’est ce que je veux, Seigneur. Guide-moi.
Demande
Transforme-moi, Seigneur !
Réflexion
- « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. »
Après avoir énuméré les promesses des Béatitudes, tu commences le reste de ton discours en avertissant qu’il y aura un certain changement… Tu dis que tu n’es pas venu abolir mais accomplir. Cela suppose que nous pouvons penser que tu es venu abolir. Cela suppose que nous pouvons penser que les dix commandements sont vieux jeu : que nous pouvons éliminer le non né ou le vieillard (cf. Mt 5, 21), avoir un amant (cf. Mt 5, 27), prendre à la légère nos promesses faites au Seigneur (cf. Mt 5, 33), nous venger doublement (cf. Mt 5, 38), détester un proche parent (cf. Mt 5, 43), etc.
Cela suppose que nous pouvons penser que les prophètes exagèrent lorsqu’ils disent qu’il n’y a que le Seigneur qui puisse effacer nos fautes (cf. Jr 2, 22), quand ils disent qu’il existe des fausses doctrines (cf. Jr 23, 16), quand ils disent « malheur aux riches ! » (cf. Am 6, 1-7). Mais tu nous dis qu’il n’en est pas ainsi (cf. Mt 5, 18). Et pourtant, il y a certaines pratiques de l’Ancien Testament qui ont été abolies par ta venue. Que devons-nous comprendre, Seigneur ? Enseigne-nous le sens du vrai progrès[1]. - « (…) pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. »
Affirmation solennelle : ta parole demeurera « jusqu’à ce que tout se réalise ». Donc, pour qu’il y ait du progrès, selon tes paroles, il faut du permanent et de l’innovation. Innovation ? L’autre tentation, Seigneur, qui surgit dans mon cœur, c’est de penser comme l’Ecclésiaste : « Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil. Y a-t-il une seule chose dont on dise : Voilà enfin du nouveau ! – Non, cela existait déjà dans les siècles passés. » (Qo 1, 9-10)
Certes, il existe des innovations techniques, artistiques, économiques… mais quand on regarde le cœur de « l’homme », y trouve-t-on du nouveau, Seigneur ? Mon cœur progressera-t-il un jour ? Réussirai-je un jour à vivre les béatitudes (cf. Mt 5, 3-12), à être le sel de la terre et la lumière du monde (cf. Mt 5, 13-16), à ne pas chercher de récompense (cf. Mt 6, 5), à ne pas me faire de souci pour demain (cf. Mt 6, 34), etc. ? Existe-t-il quelqu’un qui ait vécu tout cela ? - « Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
Eh bien, s’il existe quelqu’un qui ait vécu ton discours sur la montagne, il aura déjà été déclaré le plus grand dans le royaume des cieux. En effet : Marie de Nazareth, toujours la même et toujours nouvelle. En Dieu, source de sécurité et de progrès. En toi, source de permanence et d’innovation. Elle nous donne le secret de la stabilité et le secret de la nouveauté : Jésus-Christ. Elle « gardait dans son cœur tous [les] événements » (Lc 2, 51) et collaborait avec toi pour transformer l’eau en vin (cf. Jn 2, 1-12). Voilà le secret : en toi, Jésus, nous trouvons le roc. En toi, nous trouvons l’Esprit qui est entièrement libre d’aller où il veut (cf. Jn 3, 8).
[1] Il est intéressant de se donner une idée de la transformation du sens du mot « progrès » : https://fr.wikipedia.org/wiki/Progr%C3%A8s.
Dialogue avec le Christ
Jésus, apprends-moi à garder toutes tes paroles dans mon cœur comme Marie. Apprends-moi à vivre mon quotidien en collaboration avec toi, comme Marie. Apprends-moi à progresser vers toi comme elle.
Résolution
Aujourd’hui, je laisserai tomber ce qui m’empêche de progresser.
10/03/2026
« C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera »
Mardi 10 mars 2026
Évangile selon saint Matthieu 18, 21-35
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Prière
« Et dites-vous bien que la longue patience de notre Seigneur, c’est votre salut. » (2 Pi 3, 15) Merci, Seigneur, pour ta « longue patience » envers nous, ta patience qui ne se lasse pas d’attendre que nous nous tournions vers toi !
Demande
Donne-nous, Seigneur, un cœur qui ne garde ni rancune ni colère. Donne-nous un cœur compatissant et généreux qui soit prêt à pardonner.
Réflexion
- « On lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est à dire soixante millions de pièces d’argent). »
Sachant que le salaire journalier d’un ouvrier agricole est d’une pièce d’argent, appelée aussi denier, il faudrait que le serviteur donne tout ce qu’il gagne pendant 165 mille ans pour arriver à rembourser son maître ! La dette de ce serviteur est inouïe ! Elle est le symbole de notre péché. Cette dette nous permet de réaliser que l’offense faite à la sainteté de Dieu par nos péchés est sans mesure. Elle illustre l’immensité de la faute de l’homme et du mal qui en découle.
Et pourtant, Jésus, sur la croix, a payé notre dette, toute notre dette… « Si j’avais commis tous les crimes possibles, j’aurai toujours la même confiance. Je sens que toute cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau dans un brasier ardent. » dit sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. - Le serviteur doit une somme considérablement élevée et elle lui est entièrement remise
Cet homme prend-il le temps d’entrer en lui-même pour réfléchir à ce qui vient de lui arriver ? Prend-il le temps de méditer sur l’ampleur de sa dette ? Sur l’attitude de son maître ? Réalise-t-il la bonté et la compassion qui émanent du cœur du maître ? S’ouvre-t-il à la gratitude et à l’action de grâce ? Non… Il semble être comme ces neuf lépreux (cf. Lc 17, 11-19) qui, à peine guéris, oublient Jésus et ne reviennent en arrière ni pour un mot de remerciements, ni pour un chant de louange ? De notre côté, prenons le temps de méditer sur la pitié du maître à l’égard de notre dette.
Et parfois, n’avons-nous pas la tentation d’inverser les rôles, de penser que Dieu est notre débiteur, qu’il nous doit ceci ou cela. Non, Dieu ne nous doit rien. Et pourtant, il nous donne tout ! - Le maître n’a pas gardé sa colère contre le premier serviteur. Il n’a pas conservé d’amertume envers cet homme, malgré sa dette. Nous devons essayer de ne garder ni colère ni amertume contre qui que ce soit.
Pardonner, désirer pardonner, même si l’autre n’a pas l’air d’être repentant comme est pardonné ce serviteur qui n’a pas l’air d’avoir de repentir. Pardonner même si aucune excuse n’est formulée comme le maître pardonne à ce serviteur qui ne formule aucune excuse.
Pardonner même si l’autre semble de mauvaise foi comme le maître pardonne à ce serviteur qui est de mauvaise foi en annonçant qu’il remboursera ce qu’il est impossible de rembourser.
Chassons colère et amertume et essayons de pardonner
– non parce que l’autre s’est excusé comme nous le souhaitions,
– non parce que l’autre exprime des regrets comme il convient,
– non parce qu’il a réparé comme nous le voulions,
mais parce que nous-mêmes avons été pardonné au-delà de ce qui peut se concevoir !
Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu nous enseignes le pardon par une parabole ; tu en fais une des sept demandes du Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé » ; tu nous en donnes un témoignage ultime par ta parole sur la croix : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23, 34)
Tu nous enseignes à ne pas compter les pardons que nous donnons. Aide-nous dans chaque étape ; de la première étape : désirer pardonner, jusqu’à la dernière : pardonner du fond du cœur. Donne-nous ta grâce car, sans toi, nous ne pouvons rien faire.
Résolution
Je chercherai dans mon cœur si j’ai de la colère ou de l’amertume contre quelqu’un. Puis je demanderai au Seigneur la grâce de transformer amertume et colère en douceur et patience.
09/03/2026
M’ouvrir à la lumière de l’Évangile
Lundi 9 mars 2026
Évangile selon saint Luc 4, 24-30
Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
Prière
Je crois en toi, mon Dieu, je crois que tu es présent ici, avec moi. Je me mets en ta présence, toi qui as tout créé, qui m’as créé, qui remplis tout. Augmente ma foi en toi. J’espère en toi, mon Dieu. J’espère en ta parole, en tes promesses. J’espère en la vie éternelle, cette vie qui est le but de ma vie sur terre. Augmente mon espérance, donne-moi de vivre les yeux fixés sur toi. Je t’aime, ô mon Dieu, mais affermis mon amour si faible et inconstant. Mets en moi ton amour qui pénètre tout et consume tout.
Demande
Seigneur, ouvre mes yeux !
Réflexion
- Aujourd’hui, l’Évangile nous présente Jésus qui provoque, qui devient dur, presque violent. Nous sommes habitués à entendre Jésus louer la douceur et l’humilité, et nous pouvons être tentés de les confondre avec de la faiblesse et de la timidité. Jésus utilise des exemples concrets – la veuve de Sarepta, Naaman le Syrien – pour nous rappeler que Dieu agit souvent en dehors de nos attentes humaines. Il ne se laisse pas enfermer dans nos schémas.
Est-ce que je connais réellement le Christ tel qu’il est, ou bien comme je l’ai toujours connu ? Est-ce que je m’approche de lui là où il se révèle en vérité, dans les Écritures, ou bien dans mes conceptions limitées ? - Pourquoi Jésus sort-il de sa douceur habituelle ? Parce que le sujet est trop grave : les habitants de Nazareth ont leurs cœurs fermés à la foi. Ils rejettent Jésus parce qu’ils le voient avec une vision trop humaine. Et lorsque le cœur et l’intelligence sont fermés, seule une parole ferme – et parfois dure – peut aider.
Voilà pourquoi Dieu se sert aussi de nos péchés et de nos tribulations pour briser notre cœur de pierre et notre intelligence obtuse. Quand la vérité est rejetée par orgueil ou par habitude, une parole forte peut devenir un appel au réveil. Cela nous rappelle que l’amour vrai n’est pas toujours confortable : il peut exiger, corriger et même déstabiliser pour nous faire grandir. - C’est le même mécanisme qui se produit lorsqu’une personne proche (un ami, un membre de la famille) se convertit ou cherche à vivre sa foi avec plus de radicalité. Son changement nous renvoie à notre propre tiédeur. Plutôt que de nous remettre en question, nous l’accusons d’être « extrémiste » ou « d’exagérer ». En réalité, son authenticité nous dérange parce qu’elle révèle notre propre médiocrité. Pourtant, ces « dérangements » sont des grâces déguisées. Dieu se sert même de nos résistances pour nous convertir. Une parole dure, une épreuve ou une rencontre qui nous bouscule peuvent devenir des occasions de briser notre cœur de pierre et d’ouvrir notre intelligence à la lumière de l’Évangile.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, aujourd’hui ta Parole veut me bousculer, me faire sortir de mon chemin habituel. Je te connais encore trop peu, ouvre mon intelligence. Montre-moi qui tu es vraiment, non pas comme je le voudrais, mais comme toi, tu le veux. Fais de moi un témoin de ton amour, et donne-moi la grâce de me laisser inspirer par mes frères dans le chemin de l’Évangile. Seigneur, je crois en toi.
Résolution
Cette semaine, je chercherai un passage de l’Évangile ou un enseignement qui me met mal à l’aise (par exemple, le pardon des ennemis, le détachement des biens). Je le méditerai et je prierai pour que Dieu m’aide à l’appliquer, même si c’est difficile.
08/03/2026
Le don de l’eau vive
Dimanche 8 mars 2026
Évangile selon saint Jean 4, 5-42
En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en a eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.
Entre temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : ‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. Il est bien vrai, le dicton : ‘L’un sème, l’autre moissonne.’ Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »
Prière
Seigneur Jésus, je désire m’entretenir avec toi. Je te consacre cet instant de prière, le plus précieux de ma journée. J’aimerais percevoir ta présence et écouter ta voix ; mais si tu choisis de me laisser dans l’obscurité de la foi afin de faire croître mon désir du ciel, j’accepte humblement ta sainte volonté.
Demande
Seigneur, comble-moi de ton amour !
Réflexion
- La Samaritaine présente de nombreux traits communs avec les personnes que nous croisons quotidiennement. À l’instar des milliers d’hommes et de femmes qui se rendent chaque matin au travail, elle suivait sa routine habituelle : jour après jour, elle se rendait au puits pour y puiser de l’eau. Comme nos contemporains, ses aspirations demeuraient superficielles : mener une vie confortable, sans s’engager dans des choix définitifs, trop exigeants à assumer. Elle avait eu cinq maris, et l’homme avec lequel elle vivait n’était pas son époux.
Enfin, comme beaucoup, sa conception de la religion était limitée : elle la réduisait à une pratique folklorique, un ensemble de rites hérités des ancêtres. À ses yeux, le point central de la religion se résumait essentiellement à une controverse sur le lieu du culte — le mont Garizim ou Jérusalem. Si l’on rabaisse le culte de Dieu à un tel point, la religion devient un passe-temps parmi d’autres, peut-être même plus ridicule que les autres.
Devant ce portrait, chacun de nous est invité à s’interroger : suis-je comme cette Samaritaine ? Ma foi ne se limite-t-elle pas à une suite de gestes extérieurs, sans profondeur intérieure ? Si tel est le cas, j’ai besoin de rencontrer le Christ. Et c’est précisément l’expérience que va vivre la Samaritaine. - Le Christ faisait route vers la Galilée. Il n’avait pas forcément prévu de s’arrêter à Sykar, mais la fatigue le gagnant, il décide de se reposer quelques instants près du puits de Jacob. C’est alors qu’un second événement imprévu survient : une femme arrive pour puiser de l’eau. Cette rencontre était donc une simple coïncidence, et Jésus aurait pu se contenter d’ignorer cette femme qu’il n’avait jamais vue. Mais, le Cœur du Christ brûle d’amour pour tous les hommes. Même cette Samaritaine rencontrée par hasard doit avoir part à la vie éternelle. C’est pourquoi il engage doucement la conversation.
Et petit à petit, au fur et à mesure qu’ils parlent, la femme se rend compte que cet homme n’est pas seulement un juif pieux, pas seulement un Rabbi savant, pas seulement un Messie libérateur, mais le Fils de Dieu venu pour nous offrir la vie éternelle. Elle est tellement bouleversée, qu’elle oublie là sa cruche et part en courant raconter sa rencontre à tout le village.
À l’exemple du Christ, nous rencontrons souvent des personnes qui attendent la grâce de la conversion. Encore faut-il avoir le courage de leur adresser la parole. Demandons au Seigneur la force nécessaire pour devenir ces apôtres audacieux.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, depuis mon baptême, tu m’associes à ta mission de salut pour l’humanité. Inspire-moi courage et ferveur afin que je devienne l’ami de tous ceux que je rencontre pour les rapprocher de toi.
Résolution
Je parle à un membre de ma famille ou un ami éloigné de Dieu, afin de l’inviter à prier avec moi.
07/03/2026
Un Carême pour restaurer ma dignité de Fils de Dieu
Samedi 7 mars 2026
Évangile selon saint Luc 15, 1-3.11-32
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »
Prière
Seigneur, ma vie de pécheur me porte souvent loin de toi. Je sais pourtant que tu resteras toujours présent pour m’accueillir et me pardonner. Cette certitude est fondamentale pour pouvoir avancer dans ma vie chrétienne avec confiance et sérénité. Rien ne pourra jamais nous séparer si je sais reconnaître mes péchés et te demander pardon.
Demande
La conviction que, lors d’une confession, ma dignité de fils est restaurée.
Réflexion
- Dans ce magnifique passage du fils prodigue, trois symboles marquants apparaissent lorsque le fils rentre chez son père et implore son pardon : un beau vêtement, une bague au doigt et des sandales aux pieds. Ces trois éléments ont évidemment une valeur symbolique et il est bon de s’interroger sur leur signification.
Le beau vêtement fait référence à la robe du baptême, cet habit blanc incarne la pureté de l’âme du baptisé. Le geste d’offrir un vêtement fait référence au premier geste de Dieu envers Adam lorsque ce dernier a péché. Ainsi Dieu couvre la misère de nos péchés par ce beau vêtement, il nous lave aussi de nos fautes et restitue à notre âme sa pureté originelle. Il ne couvre pas seulement la misère. Il y a une authentique restauration de la pureté originelle. - Le deuxième symbole est la bague – ou l’anneau – que le fils reçoit de nouveau. Il comporte une double signification. Dans l’Antiquité, l’anneau avait la fonction de sceau et permettait d’identifier celui qui envoyait un message. Porter l’anneau d’une famille, c’est en porter le sceau. Ainsi le fils redevient le porte-parole de la famille et donc du Père, ce qu’il dit à l’autorité de la parole du Père.
Bien évidemment, l’anneau symbolise aussi l’alliance, comme dans le cadre d’un mariage. Recevoir l’anneau, c’est ainsi redevenir pleinement un membre de la famille, aux yeux du Père mais aussi devant tous les hommes. En demandant pardon à Dieu, nous ne sommes pas seulement de nouveau les fils bien-aimés du Père, mais aussi ses disciples envoyés pour témoigner de son amour. - Le dernier élément sont les sandales. Là encore dans l’Antiquité, les sandales représentaient un symbole fort. Les esclaves étaient pieds nus et seuls les hommes libres portaient des sandales. Le fils prodigue demande explicitement à son Père d’être traité comme un serviteur mais cela lui est refusé. Le fils reste un homme libre et ses sandales témoignent qu’il a le choix de choisir son chemin. Il peut choisir de cheminer en compagnie de son Père, mais il peut aussi décider à tout moment de reprendre la voie de la perdition. Il est libre. Cette liberté, dont nous disposons, est souvent mal employée. Dieu ne nous la retirera jamais et c’est à nous d’apprendre à l’utiliser à bon escient.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Que chaque démarche de pardon me rapproche de toi et m’aide à découvrir et à chérir ma dignité restaurée de fils bien-aimé. Que le péché n’ait jamais le dernier mot dans ma vie et que je sache toujours revenir vers toi avec confiance et humilité.
Résolution
Je prépare avec application ma prochaine confession.