Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

22/07/2026

Le baptême, comment ça se passe ?

 

« Qui cherches-tu ? »

 Mercredi 22 juillet 2026

Évangile selon saint Jean 20, 1.11-18

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

Prière

« Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage.  Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. » (Ps 33, 5-7)

Demande

Seigneur, montre-moi ton visage !

Réflexion

  1. « C’était encore les ténèbres. »
    Marie-Madeleine, comme les disciples qu’elle est allée chercher pour leur faire constater que le tombeau était vide, est dans la sidération du drame vécu la veille : la mort de Jésus qu’elle aimait tant, et en qui elle avait fondé tant d’espérance. Et elle pleure d’incompréhension, de tristesse, de déception de ne pouvoir revoir au moins le corps de celui qui habite tous les désirs de son cœur.
    Parfois, nous aussi, ne sommes-nous pas déçus de ne plus voir ce Jésus que notre cœur désire mais que nous avons peut-être forgé dans notre imagination ou dans notre raisonnement, ce Jésus que nous voudrions peut-être posséder ? Peut-être sommes-nous déconcertés par des moments de froideur spirituelle ? Quel exemple nous donne Marie-Madeleine !
  2. « Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. »
    Mais, contrairement aux disciples qui ont constaté la disparition de Jésus et sont repartis sans comprendre, elle ne comprend pas non plus mais reste là, son cœur brûlant du désir de le revoir, de savoir où « on l’a déposé » pour pouvoir au moins savoir où le chercher. Il fallait sans doute à Marie-Madeleine ce temps de persévérance désespérée auprès du tombeau vide pour pouvoir accueillir ensuite la présence de celui qui se révèlera à elle.
    Est-ce que j’accepte, moi aussi, de rester près du tombeau vide, de suivre mon désir de voir le Seigneur sans me décourager de ce qui me paraît être son absence ? Est-ce que, comme Marie-Madeleine, j’accepte de persévérer dans ma recherche de sa présence, en pleurant peut-être mais sans me décourager ? Est-ce que j’accepte d’être brûlée de façon durable de ce désir de rencontrer le Seigneur ? Est-ce que j’accepte que ce désir croisse en moi, parfois même douloureusement, mais garanti de la vérité de ma recherche ?
  3. « Marie ! » « Rabbouni ! »
    Après l’avoir appelé par le mot banal de « Femme, qui cherches-tu ? » sans être reconnu, elle est invitée à exprimer son désir et ainsi rendre encore plus ardent son amour. Le Seigneur agit toujours ainsi pour ceux qui crient vers lui dans l’Évangile : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » C’est alors qu’il l’appelle par son nom : « Marie », lui permettant ainsi de reconnaître celui qui la connaît au plus profond d’elle-même, « Rabbouni ! » Mais cette reconnaissance qui pourrait la combler, loin de l’inviter à en jouir pour elle, l’envoie aussitôt : « Va trouver mes frères pour leur dire (…) » L’amour du Seigneur ne peut que me tourner vers mes frères.
    Mon désir de m’approcher toujours plus de Jésus est-il accompagné d’un vrai désir de l’annoncer ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur, fais-moi grandir dans la persévérance de la recherche de ta présence. Je voudrais, moi aussi, pouvoir, comme Marie-Madeleine, rester là à te chercher, en permettant ainsi de faire grandir en mon cœur le désir de ta présence.  Aide-moi, Seigneur, à être vrai dans mon amour pour toi, afin de pouvoir t’annoncer à mes frères et dire avec saint Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. » (Ga 2, 20)

Résolution

Prendre un temps d’adoration, ou au moins devant le tabernacle, pour me rendre silencieusement disponible à la présence de Jésus.

21/07/2026

Témoignage d'un genevois sur la foi à Medjugorje

 

Une nouvelle béatitude

 Mardi 21 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 12, 46-50

En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Prière

Je me mets en présence de Dieu, qui est toujours avec moi, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur, je m’unis à toute la communauté des lecteurs de ces méditations de Regnum Christi. Je te les confie, ainsi que tout ce que je porte dans mon cœur aujourd’hui.

Demande

« N’est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre et qui seras la joie de ton peuple ? Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. » (psaume du jour, Ps 84, 7-8)

Réflexion

  1. Accueillir les tensions intérieures
    Tout au long du chapitre 12 de Matthieu que nous avons lu en continu, Jésus provoque des tensions. Il parle avec vérité sans chercher à plaire. Il défend les plus faibles, dénonce l’hypocrisie, bouscule les habitudes religieuses. Il met l’amour et le salut au-dessus d’un respect rigide de la loi.
    Y a-t-il, dans ma vie, des zones de tension avec l’Évangile ? Des paroles du Christ qui me dérangent et me questionnent ? Quelle conversion de cœur le Seigneur m’invite-t-il à vivre aujourd’hui ?
  2. Convertir mon regard
    On comprend que sa famille s’inquiète. Peut-être veut-elle le protéger, lui dire d’être plus prudent, moins radical… Peut-être aussi veut-elle se protéger du regard des autres, voire de possibles représailles.
    Nos familles ne sont-elles pas, elles aussi, parfois des lieux de tension quant à l’expression de la foi ? Pour certains, des valeurs liées à notre foi se perdent et tout semble basculer, alors que, pour d’autres, l’expression de la foi peut paraître désuète et sans lien avec la vie quotidienne.
    Quel est mon regard sur la foi de mes proches ? Est-ce que je considère parfois la foi des autres comme « trop » intense, trop engagée, trop radicale ? Ou, au contraire, est-ce que je déplore en eux la perte des valeurs de la foi ? Et si le Seigneur m’invitait à élargir mon cœur et à chercher, comme Jésus, à mettre la personne au centre de mes engagements ?
  3. Une nouvelle béatitude
    Jésus ouvre un horizon nouveau : « Celui qui fait la volonté de mon Père (…) est pour moi un frère, une sœur, une mère. » On peut l’entendre comme une béatitude : « Heureux ceux qui font la volonté du Père : ils seront pour moi un frère, une sœur, une mère ! »

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu m’appelles à entrer dans ta famille, non par mes mérites, mais en vivant selon le cœur du Père. Je te parle simplement de mes résistances, de mes désirs, de mes peurs et de ce pas concret que tu m’invites à faire aujourd’hui. Donne-moi un cœur disponible, humble et confiant, pour reconnaître ta volonté et y répondre avec amour.

Résolution

Aujourd’hui, je choisis un acte concret pour faire la volonté du Père (un geste, une parole, un renoncement, un acte de charité…). Je le formule clairement dans mon cœur.

20/07/2026

La parole de Dieu à la messe

 

Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera

 Lundi 20 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 12, 38-42

En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. 

Prière

« Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom, donne la gloire, pour ton amour et ta vérité. (…) Notre Dieu, il est au ciel ; tout ce qu’il veut, il le fait (…) Vous qui le craignez, ayez foi dans le Seigneur : le secours, le bouclier, c’est lui ! (…) Soyez bénis par le Seigneur qui a fait le ciel et la terre ! (…) Nous, les vivants, bénissons le Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles ! » (Ps 113 B, 1.3.11.15.18)

Demande

Dépose en moi ton Esprit Saint afin que je rayonne de ta présence en témoin de la foi.

Réflexion

  1. « Nous voulons voir un signe venant de toi. »
    Les scribes et les pharisiens qui s’adressent à Jésus, que cherchent-ils ? En premier lieu, à discréditer Jésus, certainement. Mais il y a plus : que cherchons-nous, croyants ou incrédules, tout être humain ?
    Ici émerge la question du surnaturel dans notre vie. Qu’est-ce que la notion du surnaturel évoque pour moi ? Scepticisme et incrédulité ? Quête de merveilleux ? Deux écueils sont à éviter : une compréhension positiviste qui étouffe le caractère surnaturel de la mission du Christ et de l’Église, d’une part, et d’autre part l’exaltation des gloires humaines dans l’œuvre de Dieu.
  2. Le signe du prophète Jonas rappelle la mésaventure pendant sa fuite sur un navire. Surpris par une violente tempête en pleine mer, l’équipage jette Jonas par-dessus bord pour calmer l’intempérie. Ce dernier fut englouti par la baleine et vomi au bout de trois jours sur le rivage.
    Alors qu’il tentait d’échapper à sa mission auprès des Ninivites, Jonas est rattrapé par le péril mortel dont il échappera par Providence. Et moi, qu’est-ce que j’attends pour être signe et témoin de l’Évangile ? Est-ce que je rayonne de joie et d’assurance que me donne la foi ? Ou alors, mon cœur reste-t-il froid ?
  3. « Lors du jugement (…) » nos yeux s’ouvriront. Oui, il y aura un jugement. Alors que Jonas semblait avoir échoué dans sa mission, puisqu’il a lancé une fausse alerte, la parole de Dieu devra intervenir auprès de lui pour montrer le fruit de sa mission : la conversion des Ninivites.
    Il se pourra que ceux que je juge plus pécheurs que moi se lèveront avant moi et me feront voir toute forme d’auto-référencement, de conformisme ou autre péché subtil. Le jugement de Dieu n’est pas comme le nôtre : il ne consiste pas en accusation, mais il nous révèlera l’abîme de notre médiocrité.

Dialogue avec le Christ

« Il y a bien plus que Salomon. » En effet, ô Christ, Jésus, mon Seigneur, les sages d’Orient et d’Occident, de l’antiquité ou du futur te rendent hommage, là où nous te comparons avec eux. Envoyé du Père, tu nous instruis de sa sagesse éternelle et nous donnes de connaître son amour. Adoptés comme enfants, tu nous envoies auprès de nos frères pour être témoins, apôtres. Avec toi, honneur, gloire et louange soient rendus au Père, dans le feu de l’Esprit.

Résolution

Je veux être témoin de la joie de croire.

19/07/2026

La paix du Christ à la messe

 

La bonne graine

 Dimanche 19 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 13, 24-30

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.’ »
Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.
Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Prière

Seigneur, j’ai foi en toi : tu as semé une bonne graine dans mon cœur. Je vis avec la certitude que tu poses sur moi ton regard d’amour, et je sais que tu agis dans le secret. Viens, Esprit Saint, habite en moi, rends mon cœur semblable au tien. Je sais que tu m’appelles à être ta présence au milieu du monde, car le plus grand bien que je puisse faire pour les autres, c’est le témoignage de ma foi en toi.

Demande

Je te demande, Seigneur, la grâce de vouloir être une graine de ton Royaume ; je veux être ton levain, une force qui transforme de l’intérieur jusqu’aux confins du monde. Donne-moi la patience face au mal, la miséricorde face à l’injustice, et le discernement pour distinguer le blé de l’ivraie.

Réflexion

  1. Le semeur a semé de la bonne semence
    Qui est le Semeur ? C’est le Seigneur, le Christ, envoyé dans le monde (le champ) pour semer (pour nous révéler le Père). Nous pouvons comprendre le semis comme le moment de la création, car le Père fait naître chaque être par l’intermédiaire du Fils, de sorte que chaque créature porte en elle, selon sa propre manière d’être, une empreinte du Fils. Cette empreinte peut être symbolisée par la graine. Or, dans notre cas, à nous les êtres humains, l’empreinte, la graine, peut être identifiée à notre création à l’image et à la ressemblance du Créateur.
    On a également dit qu’il s’agissait d’une bonne graine, mais qui peut se porter garant de la bonté effective de la graine ? L’Écriture elle-même atteste de la bonté de la graine ; il suffit de se rappeler que le Seigneur Dieu, après avoir créé chaque chose, a porté son regard sur chacune de ses créatures et a vu que cela était bon ; lorsqu’il a contemplé l’ensemble de ce qu’il avait fait, il a vu que cela était très bon. Le Seigneur est l’auteur de tout ce qui est bon, de la bonté qui nous habite, de la bonté que nous expérimentons.
  2. N’a-t-il pas semé de la bonne semence ?
    Si le Seigneur est l’auteur du bien, d’où vient l’ivraie ? Si je peux me permettre de poser l’une des questions qui accompagne notre existence humaine, plutôt que de nous interroger sur l’ivraie, nous nous demandons : pourquoi le mal ? Si la parabole aborde l’un des plus grands défis pour le croyant, à savoir la coexistence du bien et du mal, son but est de nous exhorter à la pratique de la patience et à l’exercice du discernement plutôt que d’expliquer la nature du mal.
    Il est vrai qu’il existe un ennemi qui agit et sème pendant que nous « dormons », ce qui peut correspondre à ces moments de manque de vigilance spirituelle, de tiédeur ou de distractions, permettant ainsi à des habitudes égoïstes de s’enraciner dans notre vie. L’ivraie peut être une attitude corrompue déguisée en « bonnes intentions », alors qu’il s’agit en réalité de formes d’orgueil ou d’aveuglement, de vices ou de préoccupations qui tentent d’étouffer la parole de Dieu en nous.
  3. La patience du maître
    Pourquoi le Maître laisse-t-il le blé et l’ivraie pousser ensemble ? À travers cette parabole, nous découvrons la manière dont le Seigneur agit face au mal, à l’imperfection et aux fautes. Rappelons-nous que le Seigneur ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il souhaite sa conversion afin qu’il vive.
    Nous, en revanche, sommes souvent en proie à l’impulsivité, à l’impatience, peut-être à la frustration et à l’intolérance face au mal et à l’imperfection dont nous sommes témoins, surtout face au mal et à l’imperfection qui nous habitent.
    Cette parabole nous aide à découvrir l’infinie patience de Dieu, qui ne nous juge pas et ne nous rejette pas lorsqu’il voit nos défauts. Il est un jardinier avisé qui préfère tolérer la présence du mal plutôt que de nuire au bien qui est en nous. Rappelons-nous comment, dans le jardin d’Éden, le Seigneur a revêtu Adam et Ève de peaux avant leur exil car, face à leur acte de désobéissance et d’orgueil, le Seigneur a voulu les protéger et couvrir ce qui était source de honte.

Dialogue avec le Christ

Merci, Seigneur, d’avoir ouvert mon esprit et sensibilisé mon cœur par ta Parole. Je réalise maintenant à quel point tu as été et tu es patient avec « l’ivraie » qui se trouve dans mon propre cœur. Merci de ne pas m’« arracher » face à mes fautes et pour le temps que tu m’accordes pour mûrir. Donne-moi ta lumière pour mettre à nu ces habitudes ou ces attitudes qui, aujourd’hui, tentent d’étouffer ta grâce en moi. Je renouvelle aujourd’hui ma confiance en toi malgré le mal qui m’entoure ou la faiblesse que je découvre en moi.

Résolution

Gardez à l’esprit que la résolution est le pont qui relie votre rencontre personnelle avec le Christ à votre vie quotidienne. Il s’agit d’un renouvellement de votre mission en tant que disciple du Christ.
Je vous propose donc trois étapes pour franchir ce pont :
• Renouvellement de votre identité : Reconnaître à nouveau que vous êtes « enfant du Royaume » et que votre vie doit porter des fruits de justice, même au milieu des difficultés ou des faiblesses, les vôtres comme celles des autres.
• Action concrète de charité : En vous appuyant sur la patience divine sur laquelle vous avez médité, proposez-vous aujourd’hui de ne pas « arracher » ni juger sévèrement une personne qui vous semble difficile ou que vous considérez comme de « l’ivraie ». Traitez-la avec la même indulgence et le même amour que Dieu vous témoigne.
• Fidélité au quotidien : Engagez-vous à nouveau à accomplir vos tâches quotidiennes dans un esprit de service, sachant que c’est dans ces petits gestes que le « bon blé » mûrit pour la moisson finale.
Notez les lumières ou les idées que Dieu a mises dans votre cœur ; c’est une façon de vous aider à mieux vous connaître en tant que personne de prière. Terminez enfin par la prière du Notre Père.

18/07/2026

Visionnaires de Medjugorje : vérité ou illusion ? L’enquête d’un prêtre catholique

 

Enraciné dans l’espérance

 Samedi 18 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 12, 14-21

En ce temps-là, une fois sortis de la synagogue, les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l’ayant appris, se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance.

Prière

« Seigneur, n’oublie pas le pauvre ! » (Ps 9B, 12)

Demande

Seigneur Jésus, affermis mon cœur en toi afin qu’il ne perde jamais confiance, et qu’il te suive là où tu le mèneras.

Réflexion

  1. Profitons du Temps ordinaire liturgique que nous vivons pour fortifier notre espérance dans le Christ. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus nous enseignait à faire de l’ordinaire quelque chose d’extraordinaire. Puisqu’aucun temps liturgique majeur ne nous porte actuellement, saisissons les occasions simples du quotidien pour façonner notre vie dans le Christ. Mon cœur sera alors affermi et, lorsque la tempête surviendra, je resterai debout sur le chemin.
  2. « Les nations mettront en son nom leur espérance. »
    C’est l’espérance qui doit porter chacun d’entre nous. C’est elle qui nous soutient et nous permet d’avancer, de bâtir et de persévérer malgré les épreuves. Nous avons fait du Christ notre refuge, nous avons fait de lui notre espérance. Il est notre source vive. La source qui nous permet de continuer à faire grandir notre famille, à éduquer dans la foi chrétienne, exercer notre apostolat, consoler, guérir, protéger. Mais même si nous avons reçu cette grâce lors de notre baptême, notre espérance doit être renouvelée tous les jours.
  3. Sans cette espérance, quel sens aurait chacune de mes actions ? Pourquoi poursuivre mes efforts ? Dans quel but ? C’est le Christ qui donne un sens à mon existence. Si mon espérance n’est pas bien enracinée en lui, difficultés, déceptions et épreuves risquent d’affaiblir ma fidélité à son appel.
    Comment cette espérance se manifeste-t-elle concrètement dans vie ? Mes pensées, mes paroles et mes actes sont-ils en conformité avec ce que ferait et dirait Jésus ? Comment est-ce que je participe aux sacrements, quelle est ma manière de servir dans les apostolats, etc. ?
    Profitons des petites occasions ordinaires pour fortifier cette espérance, et l’enraciner toujours davantage : « La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. » (Mt 7, 25)

Dialogue avec le Christ

Sainte Vierge Marie, j’ai besoin de toi pour affermir cette espérance chrétienne. Obtiens-moi la grâce de demeurer fidèle dans les petites choses afin que, lorsque viendra l’épreuve, mon espérance demeure ferme et inébranlable.

Résolution

J’accomplis aujourd’hui plusieurs actes simples avec générosité en demandant à Jésus : « Seigneur, fortifie mon espérance en toi ».

17/07/2026

👉 Ce qu’un Exorciste Révèle Vraiment sur Medjugorje

 

Le sens de la loi

 Vendredi 17 juillet 2026

Évangile selon saint Matthieu 12, 1-8

En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Prière

Seigneur, dans ma vie chrétienne, je découvre de nombreuses normes et règles qui m’apparaissent parfois exigeantes ou difficiles à observer. Aide-moi à comprendre le sens profond de cette loi divine et ne pas simplement m’arrêter à un accomplissement purement extérieur mais en faire une vraie rencontre avec toi.

Demande

Comprendre le sens profond de la loi divine.

Réflexion

  1. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous voyons le Christ et ses apôtres confrontés une nouvelle fois aux pharisiens. Une fois encore, les pharisiens trouvent à redire au comportement de Jésus. Ici, c’est le comportement des disciples qui est pointé du doigt. Jésus pourrait tout simplement affirmer son autorité divine et ignorer les reproches des pharisiens.
    En tant que Fils de Dieu, il peut bien réprimander lui-même ses disciples lorsque c’est nécessaire. Plusieurs passages d’Évangile nous montrent d’ailleurs qu’il sait les reprendre avec fermeté lorsque les circonstances l’exigent. Pourtant lors de cette rencontre avec les pharisiens, il prend la défense de ses disciples et donne une leçon de théologie aux pharisiens.
  2. Jésus ne nie pas que l’attitude de ses disciples puisse sembler contraire aux prescriptions du sabbat. Il ne dit pas non plus que ce n’est pas grave ou que c’est un détail sans importance. Non, il veut aller au fond des choses et enseigner aux hommes le vrai sens de la loi. Jésus nous appelle à regarder au-delà du simple accomplissement de préceptes extérieurs. Ce qui est important, c’est l’esprit et le sens profond des lois.
    Les prescriptions relatives au sabbat n’ont aucun sens si elles ne sont pas des manifestations de notre amour envers Dieu. Chaque sacrifice doit avoir un sens d’offrande sincère et non pas simplement une action vide de sens.
    Jésus nous rappelle que le plus important des commandements est d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit et d’aimer son prochain comme soi-même. Si nous perdons cette vérité de vue et que notre vie chrétienne se résume à une pratique religieuse sans amour, alors nous ferions mieux de ne plus nous considérer comme de vrais disciples de Jésus. 
  3. Il est bon de garder à l’esprit le contexte de cet Évangile. Juste après ce passage, ce n’est plus le comportement des apôtres mais celui Jésus qui sera mis en cause. Le jour du sabbat, il osera accomplir un miracle en guérissant un homme à la main atrophiée.
    Une fois encore, Jésus donne une leçon d’amour et on lui reproche de ne pas respecter les commandements divins. On voit bien l’ironie de cette situation dans laquelle Dieu vient nous parler d’amour et nous refusons de l’écouter en lui reprochant d’offenser Dieu. Évidemment, nous sommes appelés à observer les commandements de Dieu, mais par amour. Sinon, tout cela n’a pas de sens

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi un amour profond pour ta loi et permets-moi de voir en elle une belle façon de te prouver mon amour. Que mon obéissance à tes commandements soit ma manière privilégiée de te bénir et te louer chaque jour.

Résolution

Aujourd’hui, je prendrai le temps de contempler la prière que j’adresse à Dieu comme un acte d’amour gratuit et non comme une obligation.