Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

26/05/2026

L'Ordre de Saint Augustin - La spiritualité de Léon XIV

 

Un cœur de pauvre pour devenir riche en toi

Mardi 26 mai 2026 

Évangile selon saint Marc 10, 28-31

En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »  Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »

Prière

Vivre d’Amour, c’est donner sans mesure
Sans réclamer de salaire ici-bas
Ah ! sans compter je donne étant bien sûre
Que lorsqu’on aime, on ne calcule pas !
Au Cœur divin, débordant de tendresse
J’ai tout donné … légèrement je cours
Je n’ai plus rien que ma seule richesse
Vivre d’Amour.

« Vivre d’Amour, quelle étrange folie ! »
Me dit le monde, « Ah ! cessez de chanter,
Ne perdez pas vos parfums, votre vie,
Utilement sachez les employer !»
T’aimer, Jésus, quelle perte féconde !
Tous mes parfums sont à toi sans retour,
Je veux chanter en sortant de ce monde :
« Je meurs d’Amour ! »
(Extrait du poème Vivre d’amour, sainte Thérèse de Lisieux)

Demande

Seigneur, donne-moi la grâce de répondre généreusement à ton appel en gardant un cœur de pauvre.

Réflexion

  1. Nous retrouvons les apôtres en pleine discussion avec Jésus sur le thème du danger des richesses pour le salut de l’âme. Le Seigneur vient de les surprendre en affirmant : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! (…) Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » (Mc 10, 23.25)
    Le Seigneur n’exclut pas que nous puissions utiliser nos richesses pour le servir mais il signale le danger de l’attachement excessif aux biens matériels qui atténue la soif de Dieu et nous distrait de l’essentiel : aimer Dieu et son prochain. Ce n’est pas impossible puisque tout est possible à Dieu, comme nous le dit le Seigneur, mais c’est souvent plus difficile !
  2. Saint Pierre fait remarquer à Jésus, qu’en tant qu’apôtres, ils ne craignent pas ce danger puisqu’ils ont déjà tout quitté pour le servir : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » (Mc 10, 28)  
    Ce ne fut probablement pas une démarche facile pour les apôtres. Ils étaient presque tous déjà installés dans la vie, certains en tant que pêcheurs, un autre en tant que collecteur d’impôts, Pierre était marié. Le Seigneur profite de l’occasion pour les rassurer dans leur choix de tout quitter pour répondre à son appel. Dieu ne se laisse jamais dépasser en générosité. Ils ont tout abandonné pour le suivre mais : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »
  3. Le Seigneur ne nous demande pas tous d’entrer dans les ordres et de faire vœu de pauvreté, mais tout disciple du Seigneur est appelé au détachement. Cela fait partie de la vie de tout baptisé. Le premier détachement que le Seigneur nous demande est le détachement de notre propre volonté. Nous sommes tous appelés à chercher la volonté de Dieu dans notre vie. Cette volonté du Seigneur s’exprime dans de nombreux domaines : les dix commandements, mon devoir d’état, les enseignements du Seigneur dans l’Évangile et les enseignements de son Église.  
    Il est aussi question de l’acceptation, dans la confiance et l’abandon, de nos situations personnelles surtout celles que nous n’avons pas choisies, entre autres les persécutions. Nous possédons des biens mais nous devons aussi savoir les utiliser comme un soutien et non pas comme un obstacle à notre mission au service du Royaume de Dieu. Nous avons des relations humaines avec des collègues, des amis, un époux(se) et des enfants mais nous ne devons pas les posséder ou avoir d’emprise sur eux. Nous devons rester libres d’esprit pour accomplir le bien que Dieu nous appelle à faire et continuer notre chemin vers lui. C’est une grâce que nous pouvons demander au Seigneur. « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. » (Mt 5, 3)

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, dans l’Évangile d’aujourd’hui, tu m’invites à la pauvreté de cœur pour chercher avant tout ton Royaume. Mon cœur est parfois bien accablé par les désirs et les soucis matériels de ce monde. J’aimerais être davantage libre pour vivre l’essentiel, c’est-à-dire vivre pour ton amour et pour l’amour de mon prochain. Je sais bien que mon bonheur se trouve là mais j’ai parfois du mal à me détacher de tant de choses… Donne-moi, Seigneur, un cœur de pauvre pour que je puisse devenir riche en toi !

Résolution

Renoncer à un moment de confort aujourd’hui pour prier ou rendre un service.

25/05/2026

Apparitions mariales : les révélations oubliées de “La Reine d’Amour” à Renato Baron

 

« Voici ton fils. Voici ta mère »

 Lundi 25 mai 2026

Évangile selon saint Jean 19, 25-34

En ce temps-là, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé, pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

Prière

Dieu éternel et tout-puissant, c’est en ton Fils que nous osons t’appeler Père. Dans la mort de ton Fils, nouvel Adam, et dans sa Résurrection, l’Église est née comme une nouvelle Ève, mère de tous les vivants. Baptisés dans la mort du Christ et nés à la vie divine, avec Marie, nous voulons nous souvenir de ses douleurs d’enfantement et compatir avec elle, comme nous le chantons dans le Stabat Mater : « Qui est l’homme qui ne pleurerait pas en voyant la mère du Christ en un tel tourment ? Qui ne pourrait être attristé en contemplant la pieuse mère souffrant avec son Fils ? »

Demande

Donne-moi l’humilité de pleurer mes péchés et de me réjouir du pardon de Dieu, en y croyant fermement.

Réflexion

  1. Envoyée en mission au lendemain de la Pentecôte, l’Église nous donne de méditer sur Marie, Mère du Christ, dont l’amour est consumé et confirmé au pied de la croix. En voyant son Fils mourir, « celle qui a [toujours] cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur », engendre une multitude d’enfants. (Lc 1, 45)
    Tel est en effet le testament du mourant : « Voici ton fils. » Et la contrepartie concerne tout autant l’entière communauté de disciples que le bien-aimé représente et pour qui le sang est versé. En mourant pour le pardon de nos péchés, celui qui est à la fois Seigneur de la vie et Fils bien-aimé du Père nous obtient le pardon de Dieu et nous rend accès à la vie.
  2. Afin que ce testament fût accompli, il ne suffit pas d’une simple mort physique ; Jésus, assoiffé en son esprit, voulut boire une dernière « coupe », et ce jusqu’à la lie, pour réaliser l’Alliance nouvelle et éternelle. Elle lui fut présentée sous la forme d’une éponge imbue de vinaigre, approchée de sa bouche avec une branche d’hysope.
    Le symbolisme est bouleversant, imprégné de mystère, telle la nuée lumineuse manifestant la gloire de Dieu. L’hysope de vin, laconiquement présenté à Jésus, ne veut-on pas considérer qu’il aura servi à asperger de sang tous ceux qui contempleront le divin Crucifié, l’Agneau immolé ?
  3. De la descendance d’Adam, notre vie jadis est engendrée corruptible. Fils et filles de Marie, nous devenons frères du Christ, dans la mesure que la source de vie jaillissant du côté ouvert du Sauveur nous irrigue de sa puissance vivifiante : c’est le baptême.
    De la même manière que Jésus-Christ est né dans le sein de la Vierge Marie par l’opération de l’Esprit Saint, ainsi sommes-nous nés enfants de Dieu dans le sein de l’Église à la Pentecôte, advenue peu après l’Ascension du Christ auprès des apôtres rassemblés avec la Mère de Jésus, de saintes femmes et les frères du Seigneur, assidument unis en prière.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, par toi, mon Sauveur, je veux vivre, en toi, offrande d’amour, je veux mourir, avec toi, je veux rendre hommage à la gloire du Père. Avec Marie, consumée par amour, je veux devenir ton disciple, apprendre à avoir les mêmes dispositions d’âme, la délicatesse de cœur. Que je devienne réceptacle toujours plus purifié de la grâce divine.

Résolution

Je vais porter mon attention à une personne de mon entourage marginalisée.

24/05/2026

🔥Le SECRET de la Pentecôte que personne ne t’a jamais expliqué 🔥

 

Transmettre la joie du Ressuscité

 Dimanche 24 mai 2026

Évangile selon saint Jean 20, 19-23

C’était après la mort de Jésus ; le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Prière

Ô Dieu, qui as voulu illuminer le cœur de tes fidèles par la lumière de l’Esprit Saint, donne-nous par ce même Esprit de comprendre et d’aimer ce qui est bon, et de jouir toujours de ses divines consolations. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

Demande

Que je sois plus docile à l’Esprit Saint dans ma vie et que la joie du Christ ressuscité habite réellement en moi.

Réflexion

  1. Alors que nous célébrons aujourd’hui la fête de la Pentecôte, cinquante jours après la Résurrection, nous lisons dans l’Évangile selon saint Jean le récit de la première apparition du Seigneur à ses apôtres. Les portes sont verrouillées de l’intérieur ; ils ont peur : peur de la croix, peur de la souffrance. Ils sont remplis de doutes, de craintes et d’incertitudes ; ils ne savent pas encore que le Christ est ressuscité ; ils ne savent pas encore qu’il est sur le point de changer leur vie à tout jamais.
    Et toi ? Te tiens-tu aussi dans l’obscurité ? As-tu toi aussi fermé les portes de ton cœur au Seigneur ? As-tu crainte de la croix et du sacrifice ?
  2. Ne t’en fais pas, car quoi qu’il arrive le Seigneur sera toujours là pour toi. Il sera là pour t’aimer et pour te pardonner. En effet, comme nous le voyons dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus est là, il est présent au milieu des apôtres, et se fait reconnaître avec les signes de la Passion, car « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn 15, 13) Il le leur avait dit et il l’a prouvé ; et c’est pour cela qu’à cet instant les disciples « furent remplis de joie » en le voyant. C’est exactement ce que le Seigneur veut pour moi. Il veut me transmettre la joie, la paix et l’amour de sa présence dans ma vie. Il veut faire partie de ma vie car il veut que je sois profondément heureux. Pour cela, il veut me remplir de son Esprit ; il veut que je sois « temple de l’Esprit Saint ». Certes, cela n’enlèvera pas les difficultés de la vie de tous les jours, et c’est bien pour cela que Jésus ressuscité conserve les marques de sa Passion, mais sa présence en moi veut donner un vrai sens à ma vie : « Et si le Christ n’est pas ressuscité, (…) votre foi est sans valeur. » (1 Co 15, 17)
  3. Enfin, une fois remplis de son Esprit, le Christ envoie ses apôtres en mission : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Il veut que nous transmettions par contagion au monde entier le « virus » de son amour. C’est ce que les saints ont fait : ils étaient tant remplis de l’amour de Dieu qu’ils ne pouvaient le garder pour eux ; ils sentaient le besoin de répandre le plus possible cet amour qui les avait conquis. Nous sommes tous appelés à agir comme ces saints ; nous sommes tous appelés, de par notre baptême, à cette même sainteté et à ce même zèle missionnaire envers les âmes. N’ayons pas peur de transmettre la joie, la paix et l’amour du Ressuscité autour de nous.
  4. Dieu veut nous combler de paix et de joie. Il veut que nous soyons heureux et non pas tristes et renfermés sur nous-mêmes. Le démon au contraire cherche à fermer les portes de notre cœur, à les verrouiller de l’intérieur et à nous remplir de peur et d’appréhension. Laissons-nous séduire par le Seigneur qui nous appelle ; laissons-nous embraser par le feu de son amour ; laissons l’Esprit Saint vivre et agir au plus profond de nous. Faisons-lui confiance ! Il nous comblera de bonheur.

Dialogue avec le Christ

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle. Amen.
(Séquence de la Pentecôte)

Résolution

Transmettre la joie de Jésus ressuscité autour de moi : être joyeux et serviable.

23/05/2026

13 Mai – Notre-Dame de Fatima: l'apparition qui a renouvelé la foi du monde

 

Une mission unique

 Samedi 23 mai 2026

Évangile selon saint Jean 21, 20-25

En ce temps-là, Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. » S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire :« Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? » Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas.
Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai. Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

Prière

Seigneur Jésus, me voici présent pour notre rendez-vous quotidien. Tu me regardes avec la même tendresse que Pierre au bord du lac. Je te demande la grâce que ta voix résonne en moi plus fortement que le tumulte de mes comparaisons et de mes détours. Ouvre mes yeux pour que je te voie, toi, et ouvre mon cœur pour que je t’entende me dire encore : « Suis-moi. »

Demande

Seigneur, que je sache écouter et suivre ta volonté.

Réflexion

  1. « S’étant retourné (…) »
    Pierre vient de vivre un moment extraordinaire. Jésus l’a restauré dans son amour après son triple reniement et lui a confié ses brebis. Malgré sa trahison du Jeudi Saint, Jésus ne change pas d’avis et l’appelle à une mission essentielle pour tous les disciples du Christ : Pierre sera envers et contre tout le premier pape. Quel amour miséricordieux du Christ !
    Et comment Pierre réagit-il après la confirmation de sa mission ? Il se retourne et regarde Jean. Ce réflexe est profondément humain : se comparer, mesurer, évaluer sa propre vocation à l’aune de celle de son prochain.
    À quelques jours de la Pentecôte, cela m’invite à m’interroger : est-ce que je m’épuise à vouloir posséder la vie, les dons ou la relation à Dieu de mon prochain ? L’Esprit Saint ne peut venir habiter un être que je ne suis pas. Il vient sanctifier ce que je suis, avec mes limites, mon histoire, mon nom.
  2. « Que t’importe ? »
    Cette parole de Jésus pourrait sembler rude. Mais elle est claire et libératrice pour nous qui suivons Jésus. « Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde. » (François, Evangelii gaudium, 273). Cette mission se réalise dans ma relation personnelle et intime avec Jésus. Jésus m’invite à accueillir cette mission, à la discerner et à l’accepter dans un dialogue libre avec lui.
    Les langues de feu à la Pentecôte ont donné à tous les apôtres courage, force et joie pour annoncer le Christ, mais chacun l’a fait à sa manière, selon un contexte propre et des dons particuliers.
    Seigneur Jésus, accorde-moi de me réjouir des dons que tu m’as confiés, comme de ceux que tu as confiés à mon prochain, qui font de nous une communauté riche au service les uns des autres et ensemble au service du monde qui cherche ta face.
  3. « Nous savons que son témoignage est vrai. »Jean et Pierre témoigneront du Christ de manière différente. Pierre mourra martyr. Jean, quant à lui, rendra témoignage par sa vie et ses écrits. Son évangile atteste de son activité missionnaire. Son don à l’Église, ce sont ces pages qui nous nourrissent encore aujourd’hui, vingt siècles plus tard.
    À l’approche de la Pentecôte, je peux contempler comment l’Esprit Saint a déjà fait de moi un témoin de Jésus, à travers l’écoute de la Parole de Dieu et les événements de ma vie quotidienne.
    Qu’ai-je vu du Christ dans ma vie ? Qu’ai-je vécu avec lui ? Quel est le témoignage unique que moi seul puisse porter ?

Dialogue avec le Christ

Viens, Esprit Saint, remplis les cœurs de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour. Seigneur Jésus, toi qui me connais par mon nom et qui m’as choisi, aide-moi à te suivre sur le chemin que tu m’indiques aujourd’hui. Que ta Pentecôte ne soit pas une simple célébration, mais un renouvellement intérieur, source de courage, de force et de joie à l’image des apôtres. Amen.

Résolution

Aujourd’hui, dans un moment de silence, je dis à Jésus : « Seigneur, je dépose à tes pieds mes comparaisons, mes jalousies, mes regards biaisés sur les dons de mon prochain. Je veux accueillir ton Esprit, m’émerveiller du don de ma vie et te rendre grâce. »
Je peux lire le psaume 139 pour me rappeler l’amour personnel et unique de Dieu pour moi.

22/05/2026

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De l’amour à la mission

Vendredi 22 mai 2026 

Évangile selon saint Jean 21, 15-19

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

Prière

« Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! (…) Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés. (…) Le Seigneur a son trône dans les cieux : sa royauté s’étend sur l’univers. Messagers du Seigneur, bénissez-le, invincibles porteurs de ses ordres ! »
(Ps 102, 1-2.11-12.19-20)

Demande

Seigneur, me voici avec toi pour ce temps de prière. Aide-moi à faire silence mais surtout à t’écouter.  Fais grandir en moi la foi.

Réflexion

  1. En cette fin de septième et dernière semaine du temps pascal, ces versets de l’épilogue de l’Évangile de Jean nous racontent, d’après l’évangéliste, la troisième et dernière apparition de Jésus à ses disciples Pour nous-mêmes, ce récit évangélique nous prépare à la Pentecôte qui est maintenant très proche.
    Les rencontres de Jésus sont toujours notables par l’attention humaine qu’il porte aux personnes qu’il rencontre. En effet ses disciples rentrent fatigués d’une nuit de pêche infructueuse quand il se présente à eux, les attendant sur la rive et les encourageant à relancer leur filet. Cette fois, le filet est rempli, et Jésus a préparé de quoi les restaurer sur la rive du lac de Tibériade.
    « Quand ils eurent mangé (…) » : il attend donc que ses disciples soient rassasiés et un peu reposés pour s’adresser directement à Pierre, « Simon, fils de Jean », qu’il nomme par son nom.
    Ai-je conscience que le Seigneur me rejoint dans ma réalité ? Que je ne suis pas anonyme pour lui, mais qu’il m’appelle aussi par mon nom ? Qu’il a à mon égard cette attention délicate ?
  2. « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu (…) ? »  
    Cette triple interrogation de Jésus à Pierre est graduelle : « m’aimes-tu plus que ceux-ci ? », « m’aimes-tu vraiment ? », « m’aimes-tu ? », et l’amène à entrer profondément en lui-même pour y trouver la réponse : « tu sais tout : tu sais bien que je t’aime ». Même si cette insistance, par trois fois, le peine…
    Nous ne pouvons pas nous empêcher de penser au triple reniement de Pierre au moment de l’arrestation de Jésus, et cette triple affirmation sollicitée permet au disciple de répondre sincèrement et d’avoir la certitude que, malgré ses faiblesses, il est pardonné et confirmé dans sa mission.
    Est-ce que j’accepte, moi aussi, en reconnaissant mes faiblesses, mes trahisons parfois, d’accueillir cet amour de Dieu pour moi et de me laisser confirmer dans cet amour ?
  3. « Suis-moi. »
    Pierre, confirmé dans cet amour réciproque, est alors invité à prendre la suite de Jésus, laquelle l’amènera au martyre qui lui est annoncé : « Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. »
    Suivre Jésus nous invite à rendre gloire à Dieu en nous associant à son sacrifice. C’est ce que nous affirmons d’ailleurs à chaque messe lors de la prière sur les offrandes : « Priez, frères et sœurs, que mon sacrifice qui est aussi le vôtre soit agréable à Dieu le Père tout-puissant. » « Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice de louange à la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute l’Église. »
    Est-ce qu’en prononçant ces paroles je désire m’offrir totalement à Dieu en étant prêt à répondre, moi aussi, à ce « suis-moi », quelle que soit la route à prendre ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur, je me rends compte combien ma foi est encore faible et fragile… Mais je désire te dire moi aussi : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Envoie-moi ton Esprit Saint, plus particulièrement lors de la Pentecôte prochaine, afin de la renforcer et de m’encourager à te suivre.

Résolution

Je récite le Veni Creator ou une autre prière à l’Esprit Saint.

21/05/2026

Elle meurt et va au purgatoire

 

Unité dans la diversité

Jeudi 21 mai 2026 

Évangile selon saint Jean 17, 20-26

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

Prière

Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.

Demande

Seigneur Jésus, avec toi, je prie pour que tous ceux qui croient en toi soient un, comme le Père est en toi et toi dans le Père. Fais de mon cœur un lieu d’unité, où ta prière continue de porter du fruit.

Réflexion

  1. « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. »
    Nous arrivons aujourd’hui au terme de la lecture continue du dernier discours de Jésus lors de la sainte Cène, tel que nous le rapporte l’Évangile selon saint Jean (chapitres 13 à 17). Ces paroles, parfois denses et mystérieuses, sont chargées d’une profondeur théologique telle qu’elles ne peuvent que nourrir et faire grandir notre foi.
    Le chapitre 17 nous ouvre le Cœur même de Jésus : une longue prière adressée au Père, non seulement pour ses apôtres, mais pour tous ceux qui croiront en lui à travers leur témoignage. Je suis donc personnellement inclus dans cette prière.
    Je peux faire mémoire des principaux thèmes que le Seigneur a cru bon de rappeler à ses disciples à la veille de sa Passion afin d’y puiser ce qui nourrit aujourd’hui encore ma foi :
    – l’appel à demeurer en lui à l’image du sarment sur la vigne,
    – le commandement nouveau de l’amour vécu jusqu’au don total de soi,
    – la promesse de l’Esprit Saint, consolateur et défenseur,
    – la paix et la joie offertes même au cœur de l’épreuve,
    – le service humble comme chemin de fécondité,
    – l’unité des disciples comme signe crédible de l’amour du Père,
    – et enfin la mission reçue d’aller porter du fruit pour la vie du monde.
    Tout ce que Jésus confie à ses disciples en cette heure décisive est un legs d’amour, destiné à soutenir leur foi — et la mienne — pour être témoins dans le monde. Je peux prendre le temps de faire mémoire de ce que ces paroles éveillent en moi. Où me reconnais-je concerné par ces thèmes chers au Cœur de Jésus ?
  2. « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. »
    Ce passage de la grande prière sacerdotale de Jésus est bien connu comme la prière pour l’unité des chrétiens. Jésus ne demande pas une unité extérieure ou simplement organisationnelle, mais une unité à l’image même de la Trinité.
    En contemplant le mystère du Dieu Trinité, nous découvrons une communion parfaite dans la diversité : le Père, le Fils et l’Esprit Saint sont distincts, uniques, et pourtant parfaitement Un. Cette unité n’efface aucune personne ; elle les accomplit.
    Toutes proportions gardées, cette réalité éclaire nos relations entre chrétiens, et également entre catholiques au sein de l’Église. Chacun de nous possède une sensibilité, une histoire, une manière propre de vivre et de témoigner de la foi. Cette diversité n’est pas une menace, mais un appel à la communion, une richesse offerte au corps tout entier.
    L’image du vitrail aide à comprendre cette réalité : la lumière blanche, en traversant le vitrail, se décompose en une multitude de couleurs, invisibles à l’œil nu, mais d’une beauté saisissante lorsqu’elles se révèlent. Ainsi, chaque croyant reçoit la lumière divine et, selon sa spécificité théologique, liturgique, spirituelle ou missionnaire, manifeste une facette de la beauté de Dieu.
    Une Église uniforme appauvrirait le témoignage de la grandeur de Dieu, comme un vitrail unicolore manquerait de profondeur et de lumière.
  3. « Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »
    Pourtant, la diversité peut aussi devenir source de tensions et de crispations. La différence fait parfois peur : elle est perçue comme une menace, une remise en cause de mes convictions ou de mon mode d’expression de la foi.
    Dans l’Église et dans la chrétienté aujourd’hui, il arrive que nous vivions avec cette peur de l’autre : peur qu’il empiète sur mon territoire, qu’il affaiblisse ce que je crois ou ce que je vis. Ces divisions ne viennent pas de Dieu. Elles sont l’œuvre de l’ennemi, le diable, celui qui divise, qui oriente dans des directions opposées.
    Jésus est clair : l’unité des croyants est la condition du témoignage. C’est par cette communion visible que le monde peut reconnaître qu’il a été envoyé par le Père et que nous sommes aimés du même amour dont lui-même est aimé.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, où mon cœur se ferme-t-il à la différence ? Qui ai-je du mal à accueillir comme un frère ou une sœur dans la foi ? Apprends-moi à aimer ton Église telle qu’elle est, riche de visages, de chemins et de charismes, et à me laisser transformer par ta prière pour l’unité.

Résolution

Aujourd’hui, je poserai un acte concret pour l’unité : une parole bienveillante, une prière pour un autre courant chrétien, ou un regard renouvelé sur une personne avec qui je suis en désaccord dans la manière d’exprimer notre foi commune.