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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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07/06/2026
L’Eucharistie, un phare dans ma vie
Dimanche 7 juin 2026
Évangile selon saint Jean 6, 51-58
En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Prière
Jésus, je crois en toi, fais grandir ma foi. Jésus, j’espère en toi, approfondis mon espérance. Jésus, je t’aime, fais brûler mon cœur pour toi.
Demande
Jésus, en ces jours qui précèdent la solennité de ton Sacré-Cœur, que les paroles des Saintes Écritures touchent mon cœur, afin qu’il devienne davantage semblable au tien. Ouvre mon cœur pour y prendre plus de place. Montre-moi comment je peux t’aimer dans la personne de mon prochain.
Réflexion
- « En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. »
Jésus est devant une grande foule et ses paroles paraissent difficilement compréhensibles. Peut-être nous aussi, parfois, trouvons-nous ces paroles très mystérieuses et manifestons-nous une certaine résistance à les mettre en pratique dans notre vie quotidienne. Jésus se révèle comme envoyé du Père, comme la vraie manne offerte dans le désert de nos vies. Il demande une relation si proche et si intime avec Dieu que de nombreux Juifs ne parviennent pas à le croire et le trouvent irrecevable. On peut les comprendre, surtout si l’on ne voit en Jésus qu’un héros de l’humanité, un homme éloquent qui redonne l’espérance à un peuple dominé par l’ennemi, un homme charitable avec des pouvoirs de guérison, etc.
Qui est Jésus pour moi ? Quelle est mon expérience de vie avec lui ? Y a-t-il un moment dans ma vie où j’ai décidé de croire en ses Paroles parfois mystérieuses mais authentiques ? - « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. »
Jésus est prêt à perdre beaucoup de ceux qui le suivent à ce moment-là. Il risque même de perdre ses plus proches, ceux qu’il avait appelés après une nuit de prière. Mais son message est tellement important pour ceux qui auront confiance en lui, confiance en son mystère, qui marcheront avec lui en acceptant de ne pas tout comprendre immédiatement. Jésus, le Verbe incarné, est venu pour donner sa vie : son sang et son corps pour la rémission des péchés afin que nous ayons la vie éternelle auprès du Père. Comment est-ce que je vis les moments difficiles de ma vie ? Qu’est-ce qui me maintient en route ? Quel est mon bâton de marche préféré dans ces moments ? - « De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. »
L’amour de Dieu est fort et créatif. Dieu s’adapte à notre humanité. Il est la vie, il veut être proche de nous sans exception et sans limite. Il nous aime tant qu’il invente une manière simple mais si ingénieuse pour rester avec nous. Il se fait lui-même nourriture pour s’unir à chacun. L’Eucharistie, le corps et le sang du Christ cachés dans le pain et le vin, est le don du Père au monde.
Ceux qui veulent l’accepter et l’honorer goûteront la vie avec lui, la vie éternelle, qui commence déjà en ce monde, dans notre vie quotidienne. L’Eucharistie est un don à recevoir dans la foi. Elle fortifie notre espérance car elle est un signe invisible d’un Dieu aimant qui a tout donné pour nous. Grâce à l’Eucharistie – Jésus présent – nous sommes assurés que malgré les difficultés de la vie, nos blessures, nos faiblesses, nous sortirons victorieux car sa victoire sur le péché et la mort est notre victoire. « La paix soit avec vous ! » sont ses premiers mots aux apôtres après la Résurrection.
Dialogue avec le Christ
Jésus, que ta présence sacramentelle dans l’Eucharistie soit pour moi un phare dans ma vie quotidienne. Que ta présence mystérieuse devienne une source de paix, de joie et de force qui rayonnent autour de moi selon ta volonté. J’ai confiance en toi !
Résolution
Comment puis-je m’appuyer aujourd’hui sur Jésus-Eucharistie ? Par une communion spirituelle pendant la journée ? Par une visite au Saint-Sacrement dans une église ? Par la participation à une messe en semaine ?
06/06/2026
Les deux piécettes de la veuve
Samedi 6 juin 2026
Évangile selon saint Marc 12, 38-44
En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »
Prière
Jésus, me voici devant toi, tout simplement dans le silence. À travers ton Évangile, je viens t’écouter et te contempler.
Seigneur Jésus, je t’offre mes mains pour faire ton travail, je t’offre mes pieds pour suivre ton chemin, je t’offre mes yeux pour voir comme toi, je t’offre ma langue pour dire tes paroles, je t’offre mon intelligence pour que tu penses en moi. Je t’offre mon esprit pour que tu pries en moi. Surtout je t’offre mon cœur pour qu’en moi tu aimes le Père et tous les hommes. Je t’offre tout ce que je suis pour que tu grandisses en moi, Que ce soit toi le Christ, qui vives, travailles et pries en moi. Amen.
Demande
Apprends-moi, Seigneur, la vraie mesure de l’amour.
Réflexion
- Ce petit texte met en miroir deux sortes de personnes ou plutôt deux attitudes. Il y a d’un côté ceux que l’on remarque, ceux que l’on regarde, ceux sur qui l’on porte notre regard. De l’autre côté, il y a les autres, ceux qui sont invisibles, ceux dont on ne remarque même pas la présence. Jésus invite à se méfier des premiers et à s’intéresser aux seconds.
Au premier groupe appartiennent les scribes, c’est-à-dire les spécialistes de la religion, ceux qui connaissent les Écritures par cœur et ceux qui les recopient, ceux qui les commentent. Ils sont si savants que tous, parmi le peuple, les connaissent. On va à eux pour leur demander conseil et pour leur poser toutes sortes de questions concernant la loi juive. Mais celle-ci touchait également à toutes les dimensions de la vie quotidienne en société.
Les scribes rendaient donc des services d’écriture pour établir les documents officiels, tels des contrats de mariage, d’achat, de vente, etc. Ils sont salués de tous sur les places publiques, car ils sont connus de tous. Ils accèdent aux places d’honneur, tant dans la synagogue que dans les grands dîners en société. Jésus dit que s’ils sont richement vêtus, c’est parce qu’ils dévorent les biens des veuves ; une façon de dire qu’ils s’enrichissent sur le dos des plus pauvres.
Qu’est donc une veuve, dans la société juive du premier siècle, sinon une femme sans couverture sociale ni juridique, à la merci de tous ceux qui voudront la voler et sans vraiment la possibilité de se défendre ? - C’est justement vers cette deuxième catégorie de personnes que le texte invite maintenant le lecteur à se tourner. Jésus est assis dans l’enceinte du Temple, face au trésor. C’est là que tout bon Juif vient faire son offrande. Jésus semble prendre plaisir à observer ceux qui passent. Il y a foule, nous dit l’évangéliste. Les pièces de monnaie qui tombent dans le tronc provoquent un incessant cliquetis. Parmi cette foule, il y avait de nombreux riches que l’on reconnaissait bien sûr à leurs vêtements, ce qui ne va pas sans nous rappeler les scribes à peine décrits il y a un instant. Ceux-là mettaient une grande quantité de pièces, ce qui était bien entendu manifeste aux yeux de tous. Pourtant, l’attention de Jésus est tout accaparée – non par un de ces riches personnages qui déposait une grosse quantité de pièces – mais à l’inverse par une pauvre veuve. Elle aussi était reconnaissable à son vêtement. Pourtant, lorsqu’elle a déposé ses deux piécettes, le cliquetis a résonné si faiblement dans le tronc que personne n’y a prêté attention. Personne, sauf Jésus. Il fait même appeler et réunir ses disciples pour les faire assister à la scène : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Que voit donc Jésus en elle ? Probablement une générosité authentique en comparaison avec ceux dont le nombre impressionnant de pièces fait beaucoup de bruit mais qui donnent de leur surplus. Cela démontre bien que ce n’est pas la quantité, mais la qualité du don qui compte.
- Parlons encore de cette qualité du don. Jésus dit qu’elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre. Pourquoi a-t-il été particulièrement interpellé par ce geste ? Probablement parce qu’elle anticipe le geste même que va poser Jésus à peine quelques heures après. Oui, cette rencontre au Temple est la dernière avant que Jésus n’entre dans sa Passion. Le don total de cette femme a dû émouvoir Jésus jusqu’aux entrailles. Elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre et Jésus va donner toute sa vie. Ne dit-on pas que la mesure de l’amour est de n’avoir point de mesure ? Osons imaginer que Jésus a puisé force et courage dans le geste de cette veuve anonyme qui a certainement dû le propulser vers le grand et parfait don de lui-même qu’il s’apprête à vivre !
Dialogue avec le Christ
Jésus, je suis comme l’un de tes disciples qui s’émerveille devant cette scène inattendue. Donne-moi de saisir avec le cœur l’intensité de ce moment. Donne-moi de comprendre tes sentiments. Donne-moi la grâce d’un don de moi-même aussi total en ce jour.
Résolution
Aujourd’hui, je porterai mon attention sur une personne à laquelle je n’ai jamais été attentif, cherchant à découvrir quelque chose de beau en elle.
05/06/2026
L’énigme de la filiation divine de Jésus
Vendredi 5 juin 2026
Évangile selon saint Marc 12, 35-37
En ce temps-là, quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait : « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : “Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !” David lui-même le nomme Seigneur. D’où vient alors qu’il est son fils ? » Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir
Prière
Toute ma vie, Seigneur, consiste à te chercher et à te découvrir. Puisse ma prière de ce jour creuser encore et encore ma soif de te connaître.
Demande
Montre-moi ton visage, Seigneur !
Réflexion
- Aujourd’hui, Jésus interroge le raisonnement de certains scribes sur une question particulièrement intrigante qui fait allusion à un titre messianique : « Fils de David ». D’où vient ce titre ? Depuis la prophétie de Nathan dans le second livre de Samuel, il était admis parmi les Juifs que le messie à venir serait issu de la descendance du roi David. Nathan avait en effet prophétisé à David :
« Quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, je maintiendrai après toi le lignage issu de tes entrailles (et j’affermirai sa royauté. C’est lui qui construira une maison pour mon Nom) et j’affermirai pour toujours son trône royal. Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront à jamais devant moi, ton trône sera affermi à jamais. » (2 S 7, 12-14.16) - Mais Jésus veut apporter une nuance capitale au titre « Fils de David » afin de le compléter. En fin connaisseur des Écritures bibliques, il cite le début du psaume 110 (109). Ce psaume décrit justement l’intronisation du messie. Et le psautier est censé avoir été écrit par David. C’est donc David qui parle en disant la chose suivante : « Le Seigneur (c’est-à-dire Dieu) a dit à mon Seigneur (c’est-à-dire au messie) : “Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !” » David appelle donc le messie « mon Seigneur ». Il ne peut donc pas être son fils puisque, dans la mentalité sémitique, un père n’appelle jamais son fils « Seigneur ». Au contraire, le père est toujours « Seigneur » de son fils. Ce que Jésus veut souligner, c’est que le messie serait donc le fils de quelqu’un d’autre que seulement le Fils de David. Où veut-il conduire ses auditeurs ?
- Jésus ne donne pas la réponse à sa propre question et il n’est pas dit que ceux qui l’écoutaient ce jour-là aient compris où Jésus voulait en venir. En fait, il faudra attendre son procès devant le sanhédrin pour avoir la réponse à cette question. Le grand prêtre Caïphe interrogera Jésus en disant : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? » (Mc 14, 61) Et Jésus répondra clairement : « Je le suis. » De sorte que, ce que Jésus veut faire comprendre, c’est que le messie est surtout le Fils de Dieu. Voilà où Jésus voulait en venir en les interrogeant ce jour-là. Il ne cherchait pas à poser une question-piège et il n’était pas non plus en train de faire une démonstration de ses connaissances bibliques. Ce qu’il voulait leur faire voir, ce qu’il voulait partager avec eux, c’était finalement une vérité profondément christologique. Il cherchait à les conduire à la compréhension du mystère de sa filiation divine ! Jésus est bien le Messie attendu, le Fils de David, mais il est plus encore que cela : il est le Fils unique du Père.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, toute ta vie a été consacrée à nous révéler l’identité du Père. Toi seul, parce que tu es le Fils, a pu nous le faire connaître. Qu’en le connaissant nous te connaissions toi et, qu’en te connaissant, nous le connaissions lui.
Résolution
Prier maintenant et lentement la prière que Jésus nous a enseignée, lui en tant que Fils par qui nous devenons à notre tour fils du Père : Notre Père…
04/06/2026
Le premier des commandements
Jeudi 4 juin 2026
Évangile selon saint Marc 12, 28b-34
En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.
Prière
Seigneur, ton enseignement est centré sur l’amour. Toute ta vie a été un témoignage de la force de l’amour. Apprends-moi à aimer comme tu as aimé et à purifier mon cœur de toute forme d’égoïsme. C’est par amour que tu nous as sauvés pour que nous puissions, nous aussi, vivre dans l’amour.
Demande
Que mon cœur s’ouvre aux exigences de l’amour.
Réflexion
- La scène de l’Évangile que nous méditons aujourd’hui se présente sous une forme très classique qui se répète très souvent dans les quatre Évangiles. Jésus se retrouve face à quelqu’un qui lui pose une question. Le métier de journaliste n’existait pas encore mais nous pouvons facilement comprendre que, face à une personnalité telle que Jésus, il est tout à fait naturel de vouloir l’interroger.
Imaginons un instant que, dans notre prière, Jésus nous apparaisse et commence à dialoguer avec nous. Il ne faudrait pas attendre bien longtemps pour que nous le bombardions de questions. Jésus a été très patient lors de sa vie terrestre et a accepté de répondre à un grand nombre de questions. Certaines de ses réponses étaient un peu mystérieuses et, encore aujourd’hui, nous essayons de comprendre le sens profond de ses réponses. - Cette dynamique des questions-réponses nous montre la soif de connaissances qui habite le cœur de l’homme. Nous ne sommes pas faits pour les doutes et les incertitudes. Pourtant, bien malin qui pourrait dire qu’il ne doute pas. Nous avons besoin de rechercher la vérité et nous devons parfois nous faire violence pour avancer dans cette quête. Les questions existentielles de la vie doivent trouver des réponses. Qui suis-je vraiment ? Qu’il y a-t-il après la mort ? Quel est le sens de la vie ? Vivre sans répondre à ces questions, c’est entreprendre un voyage sans choisir de direction et prendre la route au hasard.
- Dans cet Évangile, Jésus nous donne un élément de réponse sur la question du sens de la vie. Nous sommes sur terre pour aimer. Aimer Dieu et aimer les autres. Cette réponse est tout sauf banale car elle implique d’ajuster notre vie en fonction de l’amour. Notre première préoccupation ne devrait pas être ni la fortune, ni le bien-être mais notre capacité à recevoir et à donner de l’amour autour de nous. Si nous voulons entendre le Christ nous dire à nous aussi : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu », il nous faut être capables de mettre au centre de nos vies les exigences de l’amour. Car même si parler d’amour est souvent très facile, vivre dans l’amour est beaucoup plus exigeant, comme le Christ qui nous a aimés jusqu’à mourir sur la croix nous l’a prouvé.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi une ferme volonté de mettre l’amour et ses exigences au centre de ma vie. Cela voudra souvent dire sortir de ma zone de confort pour aller à ta rencontre ou à la rencontre de mon prochain, mais c’est ainsi que l’on pourra faire grandir le royaume de Dieu.
Résolution
Changer un détail dans ma journée d’aujourd’hui pour poser un petit acte d’amour envers Dieu ou envers quelqu’un.
03/06/2026
Le Dieu des vivants
Mercredi 3 juin 2026
Évangile selon saint Marc 12, 18-27
En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi.
À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux. Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Prière
Je crois en toi, Seigneur, je crois que tu as tout créé par amour. Je crois que tu m’as pensé et voulu depuis toute éternité. Augmente ma foi et rends-moi plus conscient de ta présence. Au début de cette prière je voudrais aussi te confier toutes les personnes que je connais, pour que tu en prennes soin.
Demande
Augmente ma foi en la Résurrection.
Réflexion
- « En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. »
Les sadducéens étaient l’aile « libérale » dans le judaïsme de l’époque de Jésus. En réaction contre l’excessive observance des pharisiens, ils rejetaient toutes les traditions autres que la Loi écrite. Ils collaboraient sans trop de scrupule avec l’envahisseur romain et n’hésitaient pas à interpréter assez largement l’Écriture. Dans ce dialogue avec Jésus, ils essaient de justifier leur légèreté et leur scepticisme religieux. Au fond, leur message est que la vie, la vraie, se passe ici-bas. Ils misaient donc tout sur cette vie et étaient prêts à sacrifier leur conscience pour leur position sociale ou leur richesse. Leur incrédulité au sujet de la Résurrection confirme leur style de vie. Comme le dit saint Paul : « Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » (1 Cor 15, 32) - « Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux. »
La Résurrection n’est pas simplement le prolongement infini de notre vie terrestre. Ce n’est pas simplement un ajout quantitatif, c’est un saut qualitatif à un autre style de vie. Celui qui, sur cette terre, commence à vivre dans la présence de Dieu, possède un avant-goût de ce que sera la vie du ciel. Mais ceux qui, comme les sadducéens, rejettent la transcendance et se focalisent sur des intérêts purement horizontaux, ne peuvent même pas imaginer ce que sera cette vie éternelle. Lorsqu’ils essaient, ils la trouvent plutôt ennuyeuse ou frustrante. - « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? » Jésus leur reproche leur mauvaise interprétation des Écritures et leur manque de foi. Et surtout il rappelle que Dieu « n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ». Celui qui met Dieu à la première place dans sa vie sur cette terre est donc celui qui est vraiment vivant, qui vit en plénitude. Dieu ne veut pas réquisitionner notre vie terrestre afin de nous la restituer en vie éternelle, comme si le salut était un contrat cruel. Il veut rendre notre vie belle dès maintenant. Il désire que nous vivions dès aujourd’hui en sa présence et que cette vie puisse être un chemin vers la vie éternelle.
C’est sur ce chemin que se trouve le mariage. « On ne prend ni femme ni mari » : cela ne veut pas dire, bien sûr, que l’affection mutuelle des époux disparaîtra au ciel. Mais tout simplement que l’amour des époux dans le mariage est un signe de l’amour de Dieu pour son peuple et qu’au ciel nous vivrons immergés dans cet amour de Dieu. Les signes de cet amour (le mariage en tant que sacrement, entre autres) disparaîtront donc car nous vivrons dans la plénitude de ce qu’ils signifiaient sur la terre.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, augmente ma foi en la Résurrection. Aide-moi à croire que la vie éternelle a déjà commencé en moi et que bientôt nous serons ensemble au ciel.
Résolution
Prier pour les défunts.
02/06/2026
Mardi 2 juin 2026
Évangile selon saint Marc 12, 13-17
En ce temps-là, on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler, et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons- nous payer, oui ou non ? » Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils. Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.
Prière
Seigneur, trouver le bon équilibre dans ma vie n’est pas toujours facile. Aide-moi à savoir prendre conseil avec une réelle ouverture d’esprit et une capacité à faire les choix généreux qui en découlent. Je veux savoir suivre ton enseignement et tes conseils.
Demande
Que le Christ soit le guide de ma vie.
Réflexion
- La scène que nous présente cet Évangile est un grand classique. Nous ne comptons plus les passages des Évangiles dans lesquels le Christ est mis à l’épreuve et questionné par les scribes, les pharisiens ou des partisans d’Hérode. Ce qui ressort très nettement de ce passage est le manque de sincérité dans la démarche de ces personnes qui viennent voir Jésus et lui poser une question. Pourtant la question en elle-même est très pertinente si nous en croyons les siècles d’histoire durant lesquels les liens entre politique et religion ont très souvent été compliqués. Ici, nous avons une bonne question pour une démarche malheureusement sans sincérité.
- Le Christ a fait la démarche de venir à nous en s’incarnant et nous le voyons très souvent répondre à des questions. Il nous a laissé de nombreux enseignements. C’est un point qu’il ne faut pas négliger. Pendant ses trois ans de vie publique, le Christ ne s’est pas contenté de se révéler comme le Messie, le Fils de Dieu. Il a aussi pris le temps de vivre parmi les hommes et de répondre à leurs questions. Il est celui qui est venu enseigner. Si nous y réfléchissons bien, ce n’est pas anodin. Dieu a permis à l’homme de lui poser des questions, de lui parler d’égal à égal et presque de lui demander des comptes.
Nous n’irons pas jusqu’à dire que le Christ nous offre un « service après-vente », mais il faut se rendre compte du privilège qui nous est donné de pouvoir questionner Dieu. Maintenant, il est temps de savoir comment nous utilisons cet immense privilège. Posons-nous vraiment des questions à Dieu ? Cherchons-nous vraiment une réponse ou ne sommes-nous disposés à entendre que ce que nous voulons entendre ? Ne sommes-nous pas souvent un peu hypocrites dans notre prière lorsque nous posons une question au Seigneur ? Nous savons pertinemment que la réponse que nous recevrons dans notre cœur ou dans l’enseignement de son Église ne nous plaira pas forcément. - Questionner c’est, en effet, aussi prendre un risque. Si nous sommes sincères dans notre démarche de questionnement, nous devons aussi être prêts à entendre une réponse qui parfois va nous choquer et souvent impliquer des changements dans notre comportement et notre façon de penser. Si nous avons l’humilité de reconnaître notre ignorance et de poser des questions, il nous faut aussi le courage d’aller chercher les bonnes réponses malgré les difficultés et surtout d’en accepter les conséquences.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Poser des questions est un exercice relativement facile. Pour autant, chercher activement les réponses et en accepter les conséquences dans ma vie est tout de suite un peu plus compliqué. Donne-moi l’humilité d’accepter la vérité car tu es le Chemin, la Vérité et la Vie.
Résolution
Poser avec sincérité une question au Seigneur et mettre en œuvre les moyens pour trouver la bonne réponse.