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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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18/08/2026
Tout quitter pour le Royaume
Mardi 18 août 2026
Évangile selon saint Matthieu 19, 23-30
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux. Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. » Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »
Prière
Seigneur Jésus, nous sommes des pèlerins sur cette terre et notre passage est bref. Aide-moi à vivre chaque instant selon ta volonté, afin d’être accueilli un jour par toi et les anges dans ton Royaume.
Demande
Que chacune de mes pensées, paroles et actions soient orientées vers le ciel.
Réflexion
- Nous venons de célébrer la fête de l’Assomption de la Sainte Vierge Marie au ciel et cela nous permet d’établir un lien précieux avec l’Évangile d’aujourd’hui. En effet, l’Assomption est le couronnement de Notre-Dame après sa vie sur terre, une vie entièrement orientée à la volonté de Dieu, dans ses pensées, ses paroles et ses actes.
- Tout doit être accompli au nom de Dieu et c’est seulement en son nom que les choses trouvent leur véritable sens. Quelle est la réelle motivation de mes pensées, de mes paroles et de mes actes ? Reflètent-ils le Christ ? Sont-ils accomplis pour lui et pour sa gloire ?
- Jésus nous invite à quitter nos fausses sécurités, nos attachements, nos désirs et nos projets à cause de son nom. Il nous appelle à nous abandonner pleinement à sa volonté. Que sert à l’homme de posséder le monde s’il ne suit pas le Christ ? Notre condition est celle d’hommes appelés au salut. Or ce salut passe par le dépouillement de nous-mêmes, afin d’être transformés dans le Christ.
Est-ce une réalité que j’incarne au quotidien ? Ai-je conscience de mon besoin d’être sauvé et de la nécessité de ce dépouillement intérieur ?
Dialogue avec le Christ
Sainte Vierge Marie, par ton exemple, tu nous montres le chemin qui nous conduit au Christ. Aide-nous à faire correspondre nos pensées, nos paroles et nos actes aux siens.
Résolution
J’identifie un aspect de moi-même que le Seigneur m’invite aujourd’hui à transformer.
17/08/2026
Les commandements positifs et les commandements négatifs
Lundi 17 août 2026
Évangile selon saint Matthieu 19, 16-22
En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Prière
« Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Cette question me concerne aussi car, moi aussi, je désire obtenir la vie éternelle. Aide-moi, Seigneur, à écouter ta réponse et à la mettre en pratique dans ma vie de tous les jours pour vivre avec toi dans la béatitude éternelle.
Demande
Savoir éviter ce qui est mal et accomplir ce qui est bien.
Réflexion
- « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
La personne qui pose cette question est peut-être l’un des personnages anonymes les plus célèbres du temps de Jésus. Personne ne connaît son nom, mais il est désigné depuis des siècles comme « le jeune homme riche ». Sa question est fondamentale et elle est tellement essentielle qu’elle est rapportée dans trois des quatre Évangiles. C’est en définitive la question la plus importante de notre vie chrétienne.
Si la foi nous permet de croire qu’il y a une vie après la mort alors nous désirons faire tout notre possible pour être sauvés et entrer au paradis pour toute l’éternité. Réussir sa vie sur terre selon les critères du monde mais perdre son âme pour l’éternité constituerait un échec absolu pour tout chrétien. Alors Jésus nous propose une réponse qui mérite que nous nous y attardions un peu. - La réponse de Jésus commence tout simplement par le rappel d’une partie des dix commandements. Si nous les observons de plus près, les quatre premiers sont formulés de manière négative et suivent une certaine progression. Ce sont des commandements qui nous indiquent ce qu’il ne faut jamais faire, depuis les fautes les plus graves jusqu’aux plus courantes. Le meurtre, l’adultère, le vol et les mensonges sont donc clairement dénoncés par Jésus. Ne pas tuer, cela semble évident et rares sont ceux qui oseraient s’opposer à ce commandement. Cependant, ne pas mentir nous met déjà un peu plus mal à l’aise car le mensonge est tellement plus accessible et plus répandu. Pourtant le Christ place les mensonges parmi les fautes qui nous empêchent d’entrer dans la vie éternelle.
- Enfin, le Christ conclut par trois commandements positifs : honorer son père et sa mère, aimer son prochain comme soi-même et vendre ses biens, les donner aux pauvres et suivre le Christ. Au-delà de l’exigence croissante de ces commandements, il est intéressant de voir que, pour Jésus, la vie chrétienne ne peut se réduire à éviter le mal. Il faut aussi, et même surtout, chercher à accomplir le bien.
Si, lorsque nous examinons notre conscience, nous nous consolons à l’idée qu’au moins nous n’avons tué personne, c’est un bon début mais c’est vraiment le minimum. L’appel du Christ est un appel à répandre le bien autour de nous plutôt qu’à nous contenter d’éviter le mal. Il y a tellement de belles choses à offrir à ceux qui nous entourent et le monde en a de plus en plus besoin.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi la grâce d’avoir un esprit de discernement pour savoir comment éviter le mal mais aussi de reconnaître toutes les occasions offertes pour accomplir le bien autour de moi.
Résolution
Je pose un acte de charité en l’offrant au Seigneur aujourd’hui.
16/08/2026
« Femme, grande est ta foi ! »
Dimanche 16 août 2026
Évangile selon saint Matthieu 15, 21-28
En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.
Prière
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Aujourd’hui, prenons la place de la Cananéenne pour contempler la prière des enfants de Dieu. Seigneur, nous te bénissons parce que tu nous entends ; nous te remercions pour ta présence dans nos vies ; nous te louons pour tout ce que tu fais pour nous.
Demande
À la manière de la Cananéenne, nous te demandons, Seigneur, d’avoir pitié de nous, de nous venir en aide, surtout lorsque nous prions pour le bien d’autrui, surtout quand nous ne voulons rien pour nous-mêmes et que nous prions pour tous ceux qui ont besoin de toi.
Réflexion
- Reconnaître que Dieu est Dieu
Nous contemplons le cœur douloureux d’une mère, un cœur rempli d’angoisse, de tristesse et d’impuissance. Angoisse de voir sa fille affligée par l’influence d’esprits mauvais. Tristesse de voir sa fille souffrir. Impuissance de se retrouver seule et sans solution pour libérer sa fille. Nous lisons qu’elle est allée chercher de l’aide auprès du Seigneur et lorsqu’elle lui a parlé de sa situation et de celle de sa fille, le Seigneur n’a pas répondu un mot.
Le Seigneur ne parle pas mais écoute attentivement. Il se peut que cette femme ait essayé de libérer sa fille par d’autres moyens, typiques de sa culture païenne. Voyant la stérilité de sa religion et l’impuissance de ses dieux, elle décide de se tourner vers le vrai Dieu. Le silence de Dieu est pédagogique, il nous encourage à persévérer dans la prière, à insister pour nous aider à savoir ce que nous voulons.
Persévérons dans la prière en reconnaissant que le Seigneur seul sauve ! - Reconnaître que nous avons besoin de Dieu
Souvenons-nous de deux choses : la première est la puissance de la prière d’une mère ; la seconde est que la prière commence lorsque nous prions à partir de nos besoins les plus profonds. La prière la plus simple, la plus honnête et la plus directe est celle qu’une femme adresse à notre Seigneur : « Seigneur, viens à mon secours ! » La particularité de sa prière est marquée par l’intercession, elle ne demande pas un bien uniquement pour elle-même. Dans le cœur d’une mère, le bien de ses enfants est considéré comme son propre bien.
Saint Paul nous conseille de rire avec ceux qui rient, de pleurer avec ceux qui pleurent, d’être tout à tous pour essayer d’en gagner quelques-uns (cf. 1 Co 9, 22). Dans la pédagogie divine, le Seigneur nous invite à sentir le cœur des autres, à partager leurs joies et leurs peines, comme une mère qui ressent la douleur de ses enfants comme la sienne. En d’autres termes, notre foi chrétienne nous conduit à un processus dans lequel le centre de notre vie est notre prochain, par amour pour Dieu. Nous aimons et voulons le bien des autres par amour pour Dieu. - Reconnaître qui nous sommes devant Dieu
Il est remarquable que l’insistance de la Cananéenne ne soit pas pervertie en insolence ou en air de supériorité. Pour persévérer dans la prière, nous devons maintenir une profonde attitude d’humilité ; prier à partir de l’humilité nous permet de présenter nos demandes telles qu’elles sont, de nous montrer tels que nous sommes et d’accepter les injonctions du Seigneur. Le Seigneur est constamment en dialogue avec nous pour nous aider à savoir ce dont nous avons besoin.
Persévérons dans la prière, insistons sans nous décourager pour présenter le vrai contenu de nos demandes.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, parfois je ne veux pas prier, c’est la peur et l’orgueil qui m’empêchent de me présenter tel que je suis. Je crains d’être rejeté et de ne pas être compris. De l’orgueil parce que je ne veux pas m’abaisser à plaider et à reconnaître que je ne peux pas tout faire. Tu nous as appris que la prière est un signe de grandeur et de communion.
Résolution
Répondez à la question suivante : qu’est-ce que la prière et que signifie-t-elle pour vous ? Discutez de votre réponse avec le Seigneur et votre accompagnateur spirituel.
15/08/2026
Réjouis-toi en Dieu !
Samedi 15 août 2026
Évangile selon saint Luc 1, 39-56
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.
Prière
Béni sois-tu, Seigneur, pour ce chant du Magnificat, que tu as donné par Marie à ton Église, pour ce chant qui nous apprend à être reconnaissant, plein de gratitude, d’émerveillement et de joie pour les dons de Dieu !
Demande
C’est la parfaite humilité de Marie qui a attiré le regard de Dieu sur elle. L’humilité est la plus précieuse de toutes les vertus et leur mère. Comme l’orgueil est le plus terrible de tous les vices et la racine d’une multitude de maux.
Marie, Reine des humbles, enseignez-nous cette vertu si chère au cœur de Dieu. Faites-nous contempler les actes d’humilité de votre vie et donnez- nous la grâce de les imiter. Cette vertu dépasse infiniment nos seules forces, c’est pourquoi, nous avons sans cesse besoin de votre secours maternel.
Réflexion
- « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! »
Marie vient de se rendre compte qu’Élisabeth, sa cousine, a été instruite par l’Esprit Saint du secret qu’elle n’a partagé avec personne et Marie laisse éclater sa joie.
Ce qui frappe dans ce verset, c’est le qualificatif de Dieu que Marie utilise. Elle aurait pu exulter en Dieu qui l’avait faite mère ou en Dieu à qui rien n’est impossible ou encore en Dieu qui devient son Fils.
Non, en son humilité, elle exulte en Dieu qui la sauve. Elle tourne les yeux vers le salut que Dieu nous donne. « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! » « Mon Sauveur ! » Et le salut est déjà présent et, avec lui, viennent ses premiers fruits ! Parmi eux, la joie. « Exulte mon esprit ! »
Comment cette grâce du salut jaillit-elle en chacun de nous ? - « Mon esprit est transporté de joie en Dieu, mon Sauveur ! »
Parfois, cette joie de notre baptême est bien cachée, comme engloutie en nous. Elle ne nous est plus perceptible. C’est l’une des grâces que l’on peut demander au Seigneur par Marie ce matin : Mon Seigneur et mon Dieu « rends-[nous] la joie d’être sauvés ! » (Ps 50, 14)Rends-nous la joie de ton salut !
Dans les heures difficiles, nous pouvons nous appuyer sur cette prière : « Rends-moi la joie d’être sauvé, rends-moi la joie de ton salut ! »
C’est aussi ce qu’enseigne notre Sauveur à la bienheureuse Julienne de Norwich : « Réjouis-toi en moi, rien ne peut me plaire davantage ! » Et Julienne déclare : « Parmi tout ce que nous pouvons faire pour plaire à Dieu, il n’est rien qui lui soit plus agréable que de nous voir nous réjouir en cette joie qu’à la Trinité pour notre salut. » (Les révélations de l’Amour divin)
« Sa miséricorde s’étend d’âge en âge pour ceux qui le craignent. »
L’interprétation traditionnelle manifeste que l’amour de Dieu s’étend sur toutes les générations depuis celle d’Adam jusqu’à nous et jusqu’à la fin des temps, mais nous pouvons aussi penser qu’il s’agit de chacun des âges de notre propre vie. Le jour de notre conception, son amour était déjà présent. Lorsque nous avons eu l’âge de raison, son amour était là ; dans les affres de notre adolescence, son amour était là ; dans nos grandes et sérieuses décisions de jeunes adultes, son amour était là ; dans nos années de maturité où le quotidien nous essoufflait, son amour était là ; dans notre patiente vieillesse, son amour sera là ; dans le dernier combat qui nous arrachera à la terre, son amour sera là.
Oui, vraiment, « sa miséricorde s’étend d’âge en âge pour ceux qui le craignent ». Cette miséricorde est la compassion de Dieu pour notre misère, sa grande volonté de la secourir, son œuvre incessante et fidèle pour nous affranchir de nos fautes et nous donner la vie éternelle.
Marie, Mère de miséricorde, garde-nous dans l’action de grâce pour cet amour qui nous enveloppe sans cesse. - « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. »
Nous voyons, dans cette partie du Magnificat, le combat de Dieu contre le monde, certes, mais aussi et surtout le combat spirituel que chacun de nous doit mener en lui-même. Avec ce verset, nous voici au cœur du combat ascétique contre nous-mêmes. Nous devons sans cesse combattre la superbe, l’orgueil en nous, nous devons renverser nos désirs de puissance quels qu’ils soient, désir de pouvoir, désir de reconnaissance, désir d’être aimés. Nous devons travailler pour acquérir l’humilité, purifier nos faims, nous dépouiller de nos fausses richesses, nous vider de tout ce qui n’est pas Dieu, reprendre conscience que tout ce que nous possédons, c’est à lui que nous le devons.
Par ces versets du Magnificat, Marie, notre Mère nous enseigne : « Oui, tu dois combattre contre le mal ». Et saint Paul ajoute : « Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché. » (He 12, 4)
Mais dans cette lutte, nous ne sommes pas seuls, le bras de Dieu, en qui les pères de l’Église ont vu le Christ, combat pour nous. Si nous le laissons faire, il déploie la force de son bras, il disperse notre orgueil. Il ordonne et réunifie en nous nos puissances : intelligence, volonté, sensibilité, affectivité. Il fait grandir notre humilité. Il purifie nos richesses et nos désirs, il nous comble de biens.
C’est ce que résume le verset : « Il relève Israël son serviteur. » Il nous relève à chaque fois que nous tombons, nous qui sommes inutiles et pourtant choisis par sa grâce pour être serviteurs… C’est déjà la promesse de la résurrection qui nous est faite : comme Dieu a relevé son Serviteur souffrant et Fils d’entre les morts, Dieu nous relève chaque jour et nous relèvera après notre mort. Oui, sa miséricorde repose sur chacun de nous !
Dialogue avec le Christ
Seigneur, saint Jean Eudes appelle le Magnificat le cantique du cœur de Marie, ce cœur de Marie intimement uni à ton cœur qui se formait en son sein. Imaginons les premiers battements de ton cœur en Marie. Ne peut-on pas penser que ces premiers battements ont inspiré à Marie le Magnificat. Peut-être ont-ils coïncidé avec l’exultation de Marie. Marie puise directement les paroles de son cantique dans ton cœur qui se forme en elle.
Marie, dès l’Annonciation, reçoit un cœur de mère, elle devient ta mère, pleine de grâces. L’une de ces grâces est de lui donner un cœur de mère pour chacun de nous, de la rendre médiatrice et coopératrice avec toi pour le salut de tous les hommes. Oui, elle chantait ce cantique en son nom pour toutes les merveilles que Dieu avait accomplies en elle mais elle le chantait aussi déjà pour chacun de ses enfants. Elle rendait grâce par avance au Seigneur pour chacun de nous, pour le salut offert à chacun. Elle suppléait ainsi à toutes nos ingratitudes. Elle brûlait déjà de nous enseigner ce cantique pour que nous apprenions à le prier. Elle soutenait déjà tous ses enfants qui le réciteraient dans les temps à venir.
Résolution
« Le Puissant fit pour moi des merveilles ! Saint est son Nom ! » Je pourrais prendre un long moment de silence et me remémorer les merveilles du Puissant dans chacune de nos vies, merveilles infiniment variées adaptées à chacune de nos histoires et de nos personnalités.
14/08/2026
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu !
Vendredi 14 août 2026
Évangile selon saint Matthieu 19, 3-12
En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? » Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme et dit : “À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.” Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi.
Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. » Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »
Prière
Merci, Seigneur, pour chacun de tes enseignements. Par ton Esprit, que nous les écoutions avec un cœur ouvert et attentif !
Demande
Saint Joseph, à qui l’Église, par le Saint-Père, nous a particulièrement confiés cette année, soyez le gardien bienveillant de tous les couples chrétiens. Qu’ils vivent de plus en plus profondément le mystère du sacrement de mariage !
Réflexion
- Pour répondre aux pharisiens, Jésus cite la Genèse (cf. Gn 2, 24) et revient à la beauté initiale de la création, à la perfection du projet de Dieu : « Dès le commencement, le créateur les fit homme et femme et dit : à cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et tous deux deviendront une seule chair. »
Saint Jean-Paul II a longuement médité, dans les catéchèses qui deviendront la base de la théologie du corps, sur ce mystère. Il met en lumière que l’homme est devenu image et ressemblance de Dieu, non seulement à travers sa propre humanité mais aussi à travers la communion de personnes que l’homme et la femme constituent dès le début. - « Des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve. »
Les pharisiens pensent mettre Jésus à l’épreuve avec cette question. Le fait même qu’ils estiment que ce sujet sera difficile pour Jésus nous renseigne sur ce qu’ils percevaient du cœur de Jésus. Ils se doutaient que la Loi de Moïse, sur ce point, n’était pas le reflet de la délicatesse, de la courtoisie, de l’attention, de la douceur, de l’humilité que Jésus manifestait aux personnes qui l’entouraient. Les pharisiens sentaient que sa manière d’être, la pureté de ses mœurs et son enseignement devaient incliner Jésus à préférer qu’aucun homme ne répudie sa femme. Le cœur de Jésus est bien à l’opposé de la dureté de cœur qu’il sent chez les pharisiens. - Jésus affirme l’indissolubilité du mariage
Il reprend pour cela le contenu même de la Parole de Dieu : « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni. » (Gn 2, 24) La réponse du Christ est décisive et sans équivoque. Ce que Moïse a permis est un pis-aller. À Cana, Jésus élèvera le mariage naturel à la dignité de sacrement. Le mariage sacramentel deviendra alors le grand mystère dont parle saint Paul : « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église. » (Ep 5, 32) ; « [Le Christ] a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle, afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale, accompagné d’une parole ; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ; il la voulait sainte et immaculée. » (Ep 5, 25-27)
Dialogue avec le Christ
Seigneur, tu nous appelles à avoir un cœur chaste et pur. Comment est-ce possible à cause de nos faiblesses humaines ? Arme-nous pour ce combat, Seigneur, sois notre gardien et notre guide. « Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu ! » (Ps 50, 12). De quelle récompense couronneras-tu le combat pour la pureté de cœur ? « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! » (Mt 5, 8)
Résolution
Je prendrai un moment pour méditer sur la dureté de mon propre cœur. En quoi se manifeste-t-elle surtout ? Envers qui ? À quel sujet ? Je déciderai d’un acte à poser ou d’une parole à dire pour travailler à y remédier.
13/08/2026
Pardonne sans compter
Jeudi 13 août 2026
Évangile selon saint Matthieu 18, 21 à 19, 1
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain.
Prière
Seigneur Jésus, tu nous réunis en ton Église comme tu as réuni jadis tes disciples en communauté. Tu leur as enseigné à vivre en véritables enfants du Père. Nous croyons que, par tes paroles et tes paraboles, tu nous révèles encore le dessein d’amour du Père sur chacun de nous.
Demande
Seigneur Jésus, aide-nous à te faire suffisamment confiance pour accueillir tes enseignements, même ceux qui nous semblent trop exigeants ou difficiles.
Réflexion
- « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? »
Cette question de Pierre, combien de fois ne l’avons-nous pas posée ! Vais-je lui pardonner ? Puis-je lui pardonner ? Dois-je lui pardonner ? Ou encore : « Me pardonnera-t-il ? Comment pourra-t-elle me pardonner ? Que dois-je faire pour obtenir son pardon ? » Questions légitimes de tous les jours. Questions dramatiques lorsque je me sens trahi, agressé ou trompé ! « Ne devrait-il pas demander pardon avant que je lui pardonne ? Ne devrait-il pas réparer le mal commis avant que j’accorde mon pardon ! » « Mon frère, ma sœur, comment ont-ils pu me faire cela ? Devrais-je le châtier, le sermonner, le fuir, l’éviter ? Il est de ma famille, mais comment pourrai-je continuer à le voir, à lui parler ? » Pierre sait qu’il parle pour toute la communauté des disciples réunis avec Jésus lorsqu’il pose cette question. Chacun attend la réponse de Jésus avec des souvenirs de blessures reçues, de coups donnés. Chacun calcule les limites de sa propre bienveillance, jusqu’où il pourra aller et si Jésus tiendra compte de la difficulté que demande le pardon. - « Jésus lui répondit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. »
Quel choc pour les disciples ! 490 fois ! Autrement dit : toujours. À chaque blessure, il faudrait encore pardonner ! On imagine le silence qui a suivi cette déclaration de Jésus ! « Le voilà qui nous demande une nouvelle fois l’impossible » devaient-ils se dire. « Ne tient-il pas compte de nos sentiments lorsque nous sommes trahis ? Des pertes que nous avons subies à la suite d’une duperie ? »
Jésus, sentant leur désarroi, leur rappelle le contexte de leur vie, de toute vie adulte : « Saisi de compassion, le maître lui remit sa dette. » Sa dette immense accumulée au fil des jours. Qui est ce maître plein de compassion ? C’est le Père contre lequel tous ont péché, souvent sans considération, sans prise de conscience, sans regret, sans souvenir. Les dettes se sont accumulées avec un flot continu de manquements de charité, de paroles cruelles, de négligences ! « Vous souvenez-vous, semble dire Jésus, de tout ce que le Père est encore prêt à vous pardonner, aujourd’hui même, d’un cœur brûlant qui ne désire que votre retour vers lui. » - « C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Il vous livrera aux bourreaux dans sa colère, nous dit Jésus ! Cette parole semble sévère. Comprenons, cependant, que Jésus établit ici les fondements de la communauté qui deviendra son Église. Nulle place ici pour des rancunes durables ni pour des pardons limités, pour des « Je lui pardonne cette fois-ci, mais pas la prochaine fois ! »
C’est ainsi que se constitue une communauté fondée sur l’amour, leur enseigne-t-il. Ses disciples doivent être prêts à aller jusqu’au bout. Comment pourront-ils affronter les persécutions et incompréhensions qui suivront lors de leur ministère auprès des païens s’ils ne savent pas se pardonner entre eux ? Comment continueront-ils jour après jour à proclamer le dessein de Dieu, s’ils ne le vivent pas ? Où prendront-ils la force de subir des insultes et des emprisonnements et de continuer à aimer ? Jésus leur fait comprendre le sérieux de leur vocation. Ils ont été choisis, formés, comblés de ses enseignements comme préparation à leur mission et à leur vie en Église. Leur fidélité au pardon conditionne le témoignage même de l’Église et l’accomplissement de l’œuvre du Père.
Dialogue avec le Christ
Nous comprenons mieux maintenant que c’est par amour pour ton Église, pour ton peuple, pour tes brebis et pour celles qui viendront, que tu exiges de nous, chrétiens, ce pardon sans détour ! Nous nous souvenons aussi de tes paroles sur la croix : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Résolution
Je ferai un examen de conscience aujourd’hui pour reconnaître mes multiples manquements à la charité et je demanderai au Seigneur de m’aider à construire son Église avec mes frères chrétiens.