texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

09/01/2026

JESUS VS MARIE ! Qui faut-il prier ???

« À l’instant même, la lèpre le quitta »

 Vendredi 9 janvier 2026

Évangile selon saint Luc 5, 12-16

Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. » De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.

Prière

Dire ou chanter :
Viens, Esprit Saint, viens embraser nos cœurs, 
Viens au secours de nos faiblesses, 
Viens, Esprit Saint, viens, Esprit consolateur, 
Emplis-nous de joie et d’allégresse.

Demande

Esprit Saint, ouvre mon cœur aux enseignements de l’Évangile pour que je les accueille et les mette en pratique.

Réflexion

  1. L’Évangile nous dit que « Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre. »
    La lèpre étant une maladie contagieuse et sans remède à l’époque de Jésus, la Loi obligeait d’expulser les lépreux du camp ou de la ville. Le livre du Lévitique décrit avec détail au chapitres 13 ce que devait accomplir un prêtre lorsque quelqu’un venait se faire examiner en cas de suspicion de lèpre. « Le lépreux atteint d’une tache portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres, et il criera : “Impur ! Impur !’’ Tant qu’il gardera cette tâche, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. » (Lv 13, 45-46)
    Le lépreux dont nous parle l’Évangile d’aujourd’hui brave un interdit grave puisque, comme le souligne le récit, il va à la rencontre de Jésus en pleine ville. Cette loi avait sans doute été établie pour des raisons de précaution et d’hygiène devant le risque de contagion, mais elle n’en avait pas moins été élevée à l’ordre de prescription religieuse. Pour les pharisiens, il va à l’encontre de la Loi. Cela peut nous sembler démesuré : en effet, la perspective de sa guérison ne justifie-t-elle pas qu’il enfreigne la Loi ?
    Nous pouvons faire une lecture spirituelle de ce texte. La lèpre est un symbole de ce que représente le péché pour l’âme. Il la ronge petit à petit, il nous sépare des autres, de Dieu et nous détruit. Face à cette réalité, nous pouvons nous conformer à notre péché et continuer à vivre en exclus, acceptant d’être soumis à la loi du péché, ou bien nous pouvons braver les interdits de nos peurs, de nos doutes ou du regard des autres pour aller vers le médecin de notre âme, Jésus.
    Pensons à la confession : c’est le sacrement qui nous guérit de la lèpre intérieure du péché. Cependant, comme il est difficile de braver toutes les objections intérieures et extérieures qui nous empêchent d’en profiter pleinement ! Nous nous disons que ce n’est pas la peine de déranger le prêtre. Ou encore que nous préférons en parler directement avec le Seigneur, sans passer par un intermédiaire. Ou bien nous avons peur des moqueries et du regard des autres. Parfois aussi, une expérience antérieure négative par rapport à ce sacrement nous en a éloigné. Nous n’avons pas le temps, ou les permanences dans la paroisse sont à des horaires impossibles… De nombreuses voix s’élèvent en nous comme des interdits. Apprenons de ce lépreux qui n’hésite pas à braver les interdits pour aller rencontrer le Seigneur qui guérit et purifie.
  2. L’Évangile souligne que « Jésus étendit la main et le toucha ».  
    À son tour, le Seigneur brave un interdit. En effet, ceux qui touchaient un lépreux devenaient eux-mêmes impurs. Jésus n’hésite pas à accomplir ce geste qui rend à cet homme son humanité et il va même plus loin puisqu’il le guérit et lui permet de se réinsérer dans la société. Dimanche, nous célèbrerons le baptême du Seigneur qui nous rappelle que Jésus n’a pas hésité à se faire l’un d’entre nous pour venir à notre rencontre, pour nous toucher par sa miséricorde, pour guérir nos lèpres. En se faisant identique à chacun d’entre nous en tout – sauf le péché – il a pu nous réconcilier avec Dieu et nous réintégrer dans la famille des enfants de Dieu. Lors de l’absolution, le prêtre qui étend sa main au-dessus de nous manifeste par sa présence que le Christ vient de nouveau à notre rencontre nous toucher, nous purifier, nous pardonner, nous relever et nous rendre notre humanité.
  3. La fin du récit précise que Jésus a demandé à l’homme qu’il venait de guérir d’aller voir le prêtre pour offrir un sacrifice prescrit par la Loi pour sa guérison. Notons que cette fois-ci, il respecte la Loi : c’est en effet une bonne chose que de remercier Dieu pour ses bienfaits.  Jésus n’est pas venu abolir la Loi, mais nous purifier de notre application légaliste de celle-ci. La confession, dont le premier pas a souvent été difficile, se termine normalement dans la paix intérieure. C’est pour cela que le prêtre termine généralement par une brève prière de louange.  

Dialogue avec le Christ

Tu connais et tu sondes mon cœur, Seigneur : tu me découvres à moi-même mes peurs, mes doutes, mes ombres. Que l’expérience de la tendresse de ton cœur soit plus forte que mes incertitudes et mes craintes ! J’accepte la main que tu me tends pour me relever et je reviens à toi chaque jour.

Résolution

Si je ne me suis pas confessé dernièrement, prendre mon courage à deux mains pour aller rencontrer un prêtre.

08/01/2026

Ancienne addiction d’Alberto + témoignages de guérisons instantanés 😳

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture »

Jeudi 8 janvier 2026 

Évangile selon saint Luc 4, 14-22a

En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.

Prière

Ô mon Dieu, je crois en toi, parce que tu es la vérité même. Je crois que tu es le sens profond de ma vie. Donne-moi la grâce de la foi, de voir ta présence et ta providence en toute chose. J’espère en toi, j’espère en tes promesses, car je sais que tu es allé me préparer une place auprès de toi. Sois mon unique espérance, Seigneur.
Ô mon Dieu, je t’aime et je veux t’aimer par-dessus toute chose, bien que mon amour soit si faible et inconstant. Augmente mon amour pour toi aujourd’hui. Esprit Saint, illumine tout mon être en cette oraison pour écouter et suivre tes inspirations.

Demande

Seigneur, transforme ma vie aujourd’hui.

Réflexion

  1. « Selon son habitude (…) »
    Jésus se rend à la synagogue, comme souvent depuis qu’il est petit. Et pourtant, tout a changé. Il a été baptisé par Jean, est passé par le désert et commence déjà à accomplir des miracles et à réunir des disciples. Ce n’est plus l’artisan, fils de Joseph, qui revient à Nazareth, mais le Messie, le Christ. Et cela ne passe pas auprès des habitants qui le connaissent.
    Cette petite phrase de l’Évangile renferme un message important pour notre vie spirituelle : les habitudes que nous avons peuvent devenir des obstacles à notre conversion, à notre changement de vie. Parfois ce sont nos habitudes, parfois le regard que les autres sont habitués à avoir sur nous. Ces habitudes peuvent être évidentes, mais aussi un peu cachées. Demandons-nous, et demandons à ceux qui nous connaissent et désirent notre sainteté : quelles habitudes anciennes de ma vie m’empêchent-elles de m’approcher de Dieu ? 
  2. Jésus commence à expliquer aux Nazaréens qu’il est l’accomplissement des prophéties, et ceux-ci réagissent de manière curieuse. D’un côté, ils reconnaissent que ce sont des paroles de grâce qui sortent de sa bouche, et de l’autre ils n’arrivent pas à y croire car ils connaissent trop bien Jésus et ses parents.
    Voilà un dilemme que nous rencontrons souvent dans notre vie. Nous sommes capables de dire quel est le message de Dieu, mais pas de le vivre. Nous arrivons à identifier les inspirations de l’Esprit et ce qu’il nous encourage à vivre, mais nous ne parvenons pas à les mettre en œuvre. En réalité, comme aux habitants de Nazareth, il nous manque la foi. Pas l’intelligence, mais la foi en Jésus.
  3. Que faire alors ? Dans les lignes qui suivent le passage d’aujourd’hui, les Nazaréens terminent en essayant de tuer Jésus. Devant la division intérieure entre notre intelligence qui nous dit ce que Dieu veut, et nos habitudes et convictions qui y résistent, eux choisissent de renoncer à leur intelligence pour maintenir dans leurs habitudes ce qui est le plus commode.
    Et pour nous, comment faire autrement ? En connaissant Jésus intimement de façon à le laisser modeler notre vie. En croyant qu’il est l’envoyé de Dieu, qui peut libérer les opprimés par le péché, nous faire sortir des prisons de nos habitudes, nous faire voir les chemins de conversion. Posons un acte de foi, reconnaissons Jésus comme notre Sauveur, et il transformera notre vie.

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, je crois que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Augmente en moi la foi. Purifie mon esprit pour qu’il ne se laisse pas corrompre par les mauvaises habitudes et la facilité. Je crois en toi. Pénètre un peu plus dans mon intelligence, dans ma vie quotidienne, dans mes convictions. Sois le Maître de ma vie.

Résolution

Aujourd’hui, j’identifierai à la fin de cette prière une habitude qui me ralentit dans ma vie à la suite du Christ, et je l’offrirai à Dieu par un acte de foi.

07/01/2026

L'évangélisation de saint Thomas en Chine

Le miracle des eaux

 Mercredi 7 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 6, 45-52

Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre. Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris. Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! » Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.

Prière

Jésus, ouvre les oreilles et les yeux de mon cœur pour que je t’entende et que je te voie maintenant, à travers mon temps de prière de ce jour.

Demande

Jésus, apprends-moi la confiance. Pour cela, que je sache reconnaître ta présence qui chasse toute crainte, tout préjugé, toute méfiance.

Réflexion

  1. Commençons par la fin. Les disciples ont « le cœur endurci », nous dit l’évangéliste. L’endurcissement du cœur est lié aux oreilles qui n’entendent pas et aux yeux qui ne voient pas. Cette précision nous dit au moins deux choses. D’abord que les disciples ne comprennent pas l’agir et les paroles de Jésus. Ils sont dépassés par ce rabbi qui vient de multiplier les pains et les poissons pour la foule, puis qui va les rejoindre en marchant sur les eaux. Deuxièmement, cela nous dit aussi que Jésus a la capacité de remédier à cet endurcissement. Jésus va les amener peu à peu à mieux le comprendre et à mieux le comprendre. C’est la grâce que nous lui demandons aussi aujourd’hui, dans notre méditation.
  2. Si Jésus souhaite rester seul avec cette foule, c’est qu’il la considère « comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mc 6, 34). Il se veut et il se présente en réalité comme le seul et vrai pasteur de ces hommes et de ces femmes. On imagine Jésus prenant beaucoup de temps pour parler avec tous ceux qui s’approchaient, pour les consoler, pour les écouter, pour les encourager et enfin pour les renvoyer chez eux, en paix et les ayant auparavant nourris de pain, de poisson et de sa présence.
  3. Pendant ce temps, les disciples sont en mer, seuls, dans la barque. Jésus, qui les rejoint en marchant sur les eaux, ne relève pas d’abord d’un fait surnaturel, mais délivre un message théologique important sur l’identité de Jésus. Lequel ? Pour les Israélites, la mer évoque toujours la mort. N’oublions pas que le peuple avait pu, par l’action de Dieu, traverser la Mer Rouge à pieds secs. C’est dire qu’ils avaient littéralement traversé la mort, donc vaincu la mort. Le miracle que Dieu avait réalisé, voilà que Jésus le revit à son tour.
    Pour confirmer qu’il s’agit bien de plus et pour rassurer ses disciples, Jésus leur lance : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! » Ce « c’est moi » ou « je suis » résonne aux oreilles des Juifs – que sont les disciples – comme le Nom même de Dieu : « Je suis ». Tel est le Nom divin que Dieu avait révélé à Moïse précisément avant le grand miracle de la traversée de la mer. Cet épisode où Jésus marche sur les eaux, tout en empruntant l’expression « je suis », est une véritable théophanie. C’est bien la divinité de Jésus qui est révélée aux disciples. Et c’est bien cela qu’ils ont tant de mal à comprendre avec leur cœur endurci.

Dialogue avec le Christ

Jésus, que je sache moi aussi te reconnaître comme vrai Dieu et vrai homme. Pour méditer encore, je peux reprendre les paroles du chant et l’écouter : « Notre Dieu s´est fait homme pour que l´homme soit Dieu, mystère inépuisable, fontaine du salut »

Résolution

Faire résonner en moi, tout au long de la journée, la phrase de Jésus : « Confiance ! C’est moi ! N’aie pas peur ! »

06/01/2026

questions courantes sur la prière

La nourriture de l’âme et du corps

Mardi 6 janvier 2026 

Évangile selon saint Marc 6, 34-44

En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive. Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. » Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. » Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte. Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

Prière

Seigneur, mon âme a besoin de nourriture, tu es celui qui peut nourrir mon âme. Dans ta bonté, tu m’offres aussi de la nourriture pour le corps afin de pouvoir mieux te servir chaque jour. Donne-moi la grâce de toujours te rechercher pour la vraie nourriture et la vraie boisson : ton Corps et ton Sang.

Demande

Que je recherche toujours la vraie nourriture.

Réflexion

  1. L’Évangile d’aujourd’hui est un grand classique du Nouveau Testament. Dans les quatre Évangiles, six différents passages de la multiplication des pains sont relatés. Deux fois chez Matthieu et Marc et une fois chez Luc et même saint Jean. Il est intéressant de noter que la première multiplication des pains pour une foule de 5 000 hommes est le seul moment de la vie de Jésus que nous retrouvons dans les quatre évangiles, mis à part les évènements de la Semaine Sainte. Nous savons aussi que l’Évangile de saint Marc est le plus ancien des quatre Évangiles ; le passage que nous méditons aujourd’hui est la première narration de ce miracle.
  2. Mais alors, pourquoi ce miracle de la multiplication des pains est-il si important ? Il y a plusieurs éléments de réponse. Tout d’abord, c’est un miracle que Jésus a accompli plusieurs fois. C’est ensuite un miracle qui se place dans la continuité de l’Ancien Testament qui rappelle la manne du peuple d’Israël offerte par Dieu dans le désert. C’est enfin une préfiguration de la vraie nourriture qu’est l’Eucharistie.
    Mais il y a peut-être une autre explication que j’aimerais proposer pour notre méditation aujourd’hui. Ce miracle est particulièrement représentatif de la personnalité de Jésus. Il faut nous rappeler que Jésus est venu sur terre pour nous racheter et sauver nos âmes. Lors des tentations au désert, le Seigneur refuse de changer les pierres en pain et démontre ainsi que sa priorité est avant tout notre salut et non le bien-être de nos corps.
    Le passage de l’Évangile que nous venons de lire est appelé la multiplication des pains. Il commence pourtant par Jésus qui enseigne les foules et nourrit les âmes : « Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. » Ces versets décrivent dans le détail le miracle de la multiplication des pains et mentionnent simplement, en passant, la longue prédication du Christ sans même nous en donner de détails, n’est-ce pas curieux ? Pour quelle raison laisser de côté ce qui est le plus important ?
  3. Nous sommes humains et Jésus le sait. Oui, il est venu pour sauver nos âmes. Oui, l’homme ne vit pas seulement de pain. Oui, nous sommes des hommes de peu de foi. Jésus sait tout cela et, dans sa grande compassion, lorsqu’il voit une foule affamée spirituellement et humainement, il ne peut s’empêcher de la nourrir de sa Parole et de pain. On pourrait même dire qu’il offre ce pain presque malgré lui. Jésus sait bien que ce signe sera mal interprété. Il le déclarera lui-même plus loin dans l’Évangile de saint Jean : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. » (Jn 6, 26) Jésus nous aime tant, il connaît nos besoins humains. Il est saisi de compassion et veut contenter nos corps affamés.    

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Tu connais mes besoins et mes faiblesses. Tu sais ce qui est bon pour moi et comment nourrir mon âme. Aide-moi à avoir une plus grande confiance en ton amour infini et rechercher les biens spirituels avant les biens matériels.

Résolution

Je nourris mon âme par un petit temps de lecture spirituelle aujourd’hui.

05/01/2026

Prier en silence : pourquoi et comment faire ?

La conversion de mon cœur

Lundi 5 janvier 2026

Évangile selon saint Matthieu 4, 12-17.23-25

En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et de l’autre côté du Jourdain.

Prière

Seigneur Jésus, tu viens te révéler aux nations, tu nous appelles à la conversion. Tu enseignes, proclames et guéris. Ouvre mon cœur, augmente ma foi, mon espérance et ma charité.

Demande

Donne-moi la grâce d’aller vers toi ou de me laisser amener vers toi par d’autres, si je ne peux le faire de moi-même.

Réflexion

  1. Dans ce passage de l’Évangile, Jésus apprend l’arrestation de son cousin. Comment ne pas avoir le cœur troublé et inquiet ? De plus, Jésus sait qu’il sera le suivant. Il connaît le cœur des hommes et pourtant, après cette annonce, il commence sa mission. C’est le point de départ. Il déménage de la maison de sa mère à la ville de Capharnaüm. La mise en œuvre personnelle de sa mission est pour Jésus un moment d’arrachement familial, comme il l’avait vécu en préfiguration à l’âge de 12 ans. Il devait être aux affaires de son Père.
    Cela m’interpelle-t-il aujourd’hui dans mon histoire, dans l’histoire de l’un de mes proches ?
  2. Le temps de Noël est terminé. Ce qui avait été réalisé par les prophètes depuis les temps anciens continue à prendre place maintenant : « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. » La lumière de l’étoile que les Rois mages cherchaient hier est devenue la lumière du Fils de Dieu incarné dans sa mission messianique. Il s’annonce dans la continuité des prophètes : « Convertissez-vous, car le royaume des cieux est tout proche. » Il réalise à la fois les Écritures : il enseigne, il prêche et, d’autre part, il guérit les malades. Il est à la fois prédicateur et thaumaturge. Sa révélation se fait aux nations. L’admiration, la louange, l’adoration pour ce Jésus Seigneur des nations continuent-elles de vivre dans mon cœur après le mystère de Noël ?
  3. Les foules le cherchent personnellement, ils veulent entrer en contact avec lui, ils veulent être guéris, écouter sa Parole, ils conduisent leurs proches vers lui. On parle de lui, les gens se laissent toucher, peut-être par la curiosité, le besoin, la soif de réponse. Ils accourent tous à la recherche de Jésus.  
    Où vais-je lorsque je suis dans le doute et le désarroi ? Mes conseils conduisent-ils à Jésus ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, prédicateur et thaumaturge, touche tous les aspects de ma vie qui ont besoin de se convertir, dans mon âme et mon corps. Que mes liens familiaux soient un moyen pour parvenir davantage jusqu’à toi. Que la lumière de Noël continue d’illuminer ma marche dans la foi, dans l’admiration et l’adoration.

Résolution

Je demande au Seigneur d’illuminer et de bénir ce qui s’est réveillé dans ma méditation aujourd’hui en mon cœur.

04/01/2026

Prier toute la journée grâce au bréviaire (Hozana)

« Dieu seul suffit »

 Dimanche 4 janvier 2026

Évangile selon saint Matthieu 2, 1-12

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Prière

« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. Elève ta pensée, monte au ciel, ne t’angoisse de rien, que rien ne te trouble. Suis Jésus Christ d’un grand cœur, et quoi qu’il arrive, que rien ne t’épouvante. Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n’a rien de stable, tout passe. Aspire au céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas. Aime-le comme il le mérite, Bonté immense ; mais il n’y a pas d’amour de qualité sans la patience. Que confiance et foi vive maintiennent l’âme, celui qui croit et espère obtient tout. Même s’il se voit assailli par l’enfer, il déjouera ses faveurs, celui qui possède Dieu. Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien. Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l’on vient à tout perdre, Dieu seul suffit. Amen. » Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

Demande

Seigneur Jésus, aide-moi à te chercher avec patience et persévérance.

Réflexion

  1. « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? »
    Comme les Rois mages de l’Évangile, notre cœur est en quête du Roi. « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi. » Par ces paroles, saint Augustin nous rappelle que notre cœur est fait pour le Seigneur. Il est le seul qui puisse combler cette profonde faim et soif de notre âme. Nous avons beau chercher la plénitude dans tant de choses terrestres, rien ne semble combler le vide que nous ressentons. « Dieu seul suffit » nous dit sainte Thérèse. Dernièrement, est-ce que je recherche mon bonheur en Dieu ou bien est-ce que j’essaie de combler mon cœur avec ce qui est éphémère et passager ?
  2. « Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. »
    L’étoile de Bethléem est un magnifique exemple de la Providence divine. Dieu n’est pas indifférent à notre quête de lui-même ni de nos besoins pour trouver notre bonheur. Jésus lui-même nous dit dans l’Évangile : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. » (Mt 7, 7-8)
    Les Rois mages ont demandé, ils ont cherché et sont même allés jusqu’à frapper à la porte d’Hérode pour trouver et voilà que le Seigneur les a menés jusqu’à cette rencontre avec lui. Soyons sans crainte ! Nous sommes ses enfants bien-aimés. Si nous le cherchons avec un cœur sincère et persévérant, Dieu ne tardera pas à se manifester.
    Qu’est-ce que je souhaite demander au Seigneur dans ma prière aujourd’hui ?
  3. « Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. »
    La rencontre avec le Seigneur est le trésor le plus précieux qui soit. « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. » (Mt 13, 44) Les Rois mages ont offert avec joie au Seigneur nouveau-né ce qu’il y avait de plus grande valeur à l’époque : l’or de la royauté, l’encens de la divinité, la myrrhe comme offrande d’entrée dans l’éternité.
    Le bien le plus précieux que je puisse offrir au Seigneur est mon cœur et ma vie. Que manque-t-il à mon offrande au Seigneur ? Que puis-je lui offrir aujourd’hui pour l’aimer et le suivre davantage ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, mon âme a soif de toi. Je te cherche, ô mon Dieu. Guide-moi pour te rencontrer aujourd’hui. Tu es le trésor de mon âme et je suis prêt à tout vendre pour l’acquérir. Je veux t’offrir mon pauvre cœur et ma vie. Prends-les, Seigneur. Tu es le seul nécessaire et c’est en toi que je veux reposer.

Résolution

« Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. » Les Rois mages repartirent de cette rencontre avec Jésus par un autre chemin. Nous ne pouvons pas non plus repartir de ce temps de prière par le même chemin. Prenons une résolution pour vivre différemment notre journée. Ai-je un pardon à demander ou à donner ? Un acte de charité à offrir ? Un changement d’attitude devant les circonstances de ma journée ?