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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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21/03/2026
La Parole qui appelle à la conversion
Samedi 21 mars 2026
Évangile selon saint Jean 7, 40-53
En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.
Prière
Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.
Demande
Seigneur Jésus, je viens à toi en ce matin de Carême avec un désir de conversion : ouvre mon esprit et mon cœur pour reconnaître ta présence là où je ne l’attendais pas, et pour laisser ta Parole guider ma vie.
Réflexion
- « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les gardes envoyés pour arrêter Jésus reviennent bouleversés par sa Parole. Eux qui n’étaient pas ses disciples, ni d’érudits docteurs de la Loi perçoivent la force de vérité qui habite la Parole de Jésus, se laissent toucher et deviennent maintenant témoins de son autorité. Ils reconnaissent ce que d’autres, pourtant plus instruits, refusent de voir.
La Parole du Christ continue d’avoir cette force aujourd’hui : elle fait tomber des murs, elle déplace les certitudes, elle ouvre une brèche là où le cœur s’était fermé.
Et moi, qu’est-ce que la Parole du Christ provoque en moi ? Est-ce que je la laisse réellement me rejoindre, là où j’ai peur, là où je résiste, là où je garde mes sécurités - « (…) la foule se divisa à cause de lui. »
Jésus ne laisse jamais indifférent. Sa présence révèle les motivations, met au jour les intentions de nos cœurs, incite au choix. Certains reconnaissent en lui « le Prophète », d’autres « le Christ ». D’autres encore s’accrochent à des critères humains : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? » Ils connaissent les Écritures, mais leur cœur n’est plus capable de s’ouvrir à la nouveauté de Dieu.
Aujourd’hui également, nous risquons de réduire Jésus à l’image que nous nous en faisons, faire un « Jésus à notre mesure » ou à avoir recours à nos raisonnements avant de nous tourner vers son Cœur. Autant de divisions intérieures que Jésus vient unifier, si je le laisse m’éclairer. - « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre (…) ? »
Nicodème ose une parole juste et humble. Il ne prend pas une posture de confrontation, mais il rappelle un principe fondamental : on n’a pas le droit de juger sans avoir préalablement entendu le présumé coupable. Il représente ceux qui, dans la nuit de leurs questions, se laissent peu à peu conduire vers la lumière. Ceux qui écoutent la voix de leur conscience. Il ne comprend pas tout, mais il avance. Il ne maîtrise pas, mais il s’ouvre avec confiance.
Et moi, lorsque je suis face à des divisions, des rumeurs, des jugements rapides, est-ce que je laisse la Parole du Christ me surprendre, m’éclairer autrement, m’inviter à un pas de courage ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu es la Parole qui éclaire sans condamner, qui révèle sans écraser. Tu connais mes zones d’ombre, mes hésitations, mes élans contrariés. Parle à mon cœur comme tu as parlé aux foules : avec la douceur de la vérité.
Je veux te suivre dans la lumière, même si cette lumière dérange mes habitudes. Reste avec moi, Seigneur, et conduis-moi.
Résolution
Aujourd’hui, je peux prendre la résolution suivante : avant de parler, de contredire ou de réagir à quelque chose qui me dérange, je ferai une petite pause intérieure pour demander : « Seigneur, comment veux-tu que je vive cela ? »
20/03/2026
Connaître
Vendredi 20 mars 2026
Évangile selon saint Jean 7, 1-2.10.14.25-30
En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
Prière
Seigneur Jésus, je crois en toi. Tu es présent, tu me vois, tu m’écoutes, tu m’aimes. Je prends ces quelques instants de prière pour élever mon cœur vers toi parce que je veux que cette journée te soit consacrée. Je veux la vivre proche de toi et pour toi.
Demande
Seigneur, accorde-moi de trouver ma sécurité en toi !
Réflexion
- On cherchait à le tuer
Nous sommes déjà dans la deuxième moitié du Carême. Depuis lundi, l’Église nous propose la lecture de l’Évangile selon saint Jean, qui nous accompagnera jusqu’à la Semaine Sainte. L’Évangile d’aujourd’hui s’ouvre dans une atmosphère hostile : le Christ parcoure la Galilée parce qu’en Judée on cherche à le tuer. Malgré le danger auquel il s’expose, Jésus monte à Jérusalem. Dans la Ville sainte, la situation ne s’est pas améliorée et l’évangéliste nous le rappelle : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? » Mais ni les menaces, ni l’opposition ne semblent influencer Jésus. Il pénètre jusqu’au cœur du territoire hostile : il monte en Judée, puis à Jérusalem et jusqu’au Temple. Devant cette attitude si anormale, et spécialement lorsque nous la comparons à notre peur devant les menaces des hommes, surgit en nous une question : que guide cet homme ? Qu’est-ce qui le pousse à se présenter sans défense devant ceux qui veulent le tuer ? D’où vient-il ? - « Nous savons d’où il est. »
Même devant tous les prodiges et les signes qu’il accomplit, les habitants de Jérusalem ne voient en Jésus qu’un homme ordinaire. Ils sont comme les Nazaréens qui, au lieu de croire en lui, se scandalisent de son humanité : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier ? » (Mc 6, 2-3) Ils n’arrivent pas à voir le mystère de sa divinité parce qu’ils ne connaissent pas le Père. Ils regardent, mais ne voient pas(cf. Is 6, 9). Les signes de la présence de Dieu, les gestes de son amour sont devant eux, mais ils y sont aveugles. - « Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui. »
Jésus, lui, sait d’où il vient, ou plutôt, de qui il vient. Le Christ montre aux habitants de Jérusalem que leur connaissance est insuffisante. Ils connaissent dans le sens qu’on sait quelque chose sur quelqu’un : le lieu de son origine, sa famille, son métier… mais pas dans le sens que l’on connaît quelqu’un, qu’on l’a rencontré et qu’une relation s’est formée entre nous. C’est cette connaissance plus profonde qu’il leur manque. C’est elle qui révèle la vraie origine de Jésus. C’est elle aussi qui soutient et guide le Christ dans sa mission. Il connaît le Père. Il connaît son amour. Il sait qu’il est entre ses mains. C’est pour cela qu’il est prêt à affronter les hostilités et les menaces. Cette fois-ci, « personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue ». Lorsque son heure sera venue, il n’hésitera pas à affronter la souffrance et la mort parce qu’il sait qu’il va vers son Père (cf. Jn 13, 1).
Dialogue avec le Christ
« Seigneur, montre-nous le Père ! » (Jn 14, 9) Ouvre mes yeux pour que je puisse reconnaître sa présence et son amour dans ma vie. Que cette relation avec lui me soutienne à travers les difficultés et les insécurités que je rencontre.
Résolution
Aujourd’hui, dans un moment d’insécurité ou de difficulté, je m’arrête et je renouvelle ma foi : je suis dans les mains de Dieu.
19/03/2026
Fils, époux, père
Jeudi 19 mars 2026
Évangile selon saint Matthieu 1, 16.18-21.24a
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.
Prière
Seigneur, je me présente une fois de plus devant toi, je m’abandonne à toi, car je crois en toi, j’ai foi en ta présence ici à mes côtés, surtout en moi. Je te fais confiance, je sais que tu veilles sur moi et sur tous ceux qui me sont chers. Je t’aime, car tu m’as aimé le premier et parce que ton amour me construit chaque jour.
Demande
Renouvelle-moi de l’intérieur, je veux un cœur comme le tien, blessé. Donne-moi la grâce de répondre à ton amour, je veux être l’eau qui, par ma vie, peut étancher ta soif d’amour. Je veux aimer en servant et servir en t’aimant.
Réflexion
- Qui est le époux de Marie ?
Quel est l’intérêt de garder à l’esprit sa propre généalogie ? La raison d’être de l’arbre généalogique est la continuité, dans un certain sens, la réalisation du désir de vivre éternellement. Saint Matthieu commence son récit évangélique par une progression depuis Abraham, en passant par David, en rappelant Babylone jusqu’à la naissance du Christ.
Ainsi, l’appartenance du Christ au peuple d’Israël, sa dignité prophétique, royale – en tant que roi promis – et rédemptrice est latente. Les promesses et la bénédiction de Dieu se transmettent d’une génération à l’autre, d’une époque à l’autre, toujours actuelles et jamais déçues. Tel est l’héritage de Joseph, fils de David, fils d’Abraham, époux de Marie, dont est issu Jésus, appelé Christ. Ce dernier, quant à lui, s’approprie l’histoire de Joseph, la fait sienne, l’assume telle qu’elle est pour la racheter. - À qui l’ange s’adresse-t-il ?
Lorsque l’ange interpelle Joseph, il le fait en évoquant son identité et son histoire en tant que fils de David afin de l’introduire dans sa mission d’époux et de futur père. En l’appelant par son nom, le Seigneur, par l’intermédiaire de l’ange, fait appel à l’histoire de Joseph pour lui rappeler son identité et dissiper les doutes et les craintes éventuelles qui occupent son esprit et son cœur. Joseph rend maintenant la pareille, il répond à l’appel du Seigneur à partir de son histoire remplie de la présence d’hommes et de femmes qui, dans certains cas, ont marché aux côtés du Seigneur, dans d’autres non. Tous font partie d’une même histoire. - Joseph, époux et père
Il convient maintenant de mettre Joseph dans le contexte. Son « passé » peut être résumé par l’expression « fils de David », qui renvoie à la tradition dont il est porteur. Le « présent » de Joseph réside en Marie car, face à la confusion causée par la grossesse, il décide d’agir selon la justice dictée par son amour pour le Seigneur. La présence de Marie nous révèle le cœur de Joseph. Son avenir se prépare dans le Saint-Esprit, une vie cachée dans le Christ et avec le Christ. Un appel à vivre en contact permanent avec le mystère de Dieu.
Dialogue avec le Christ
Ma vie est entre tes mains. Mon histoire t’appartient. Tout comme tu as guidé Israël et l’as conduit à travers le désert, tu as agi de la même manière dans mon passé. Tu as été présent et tu as agi dans ma vie ; de même, en Marie, image de l’Église, se trouve mon présent, car elle est pleine de grâce et a trouvé grâce devant le Seigneur. De même, le présent de mon existence est un jour béni, et tu me demandes de ne pas craindre de « l’épouser ». Tu me demandes de ne pas craindre la vie qui m’attend et qui se développe dans le sein de Marie (d’Église), car elle vient de toi. Passé, présent, futur, tout vient de toi et revient à toi, car nous sommes à toi.
Résolution
Je récite la prière suivante en réfléchissant à un événement de ma vie que je regrette, un événement pour lequel je suis reconnaissant, que je redoute ou que je me reproche.
« Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Tout ce que j’ai et tout ce que je possède, tu me l’as donné ; à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t’aimer et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit. » (Saint Ignace de Loyola)
18/03/2026
Le chemin de la vie éternelle
Mercredi 18 mars 2026
Évangile selon saint Jean 5, 17-30
En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.
Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »
Prière
Seigneur Jésus, Chemin, Vérité et Vie, aide-moi à m’imprégner de ta vie et de ton enseignement.
Demande
Montre-moi, Seigneur, le chemin de la vie !
Réflexion
- Nous sommes dans la quatrième semaine de Carême. Dans quelques jours, nous commencerons la Semaine Sainte. Ravivons nos efforts, nos prières, notre jeûne, nos pénitences, nos aumônes ! Le temps passe inexorablement. Vivons chaque jour comme si c’était le dernier.
- La première lecture de ce jour nous permet d’identifier le Christ comme étant « l’alliance du peuple ». Il nous guidera, conduira et consolera son peuple. Le Christ est notre Sauveur, le Fils de Dieu, descendu du ciel afin de nous ouvrir le chemin et la porte du paradis. Bien qu’il soit notre guide, il ne nous sauvera pas sans nous : « Moi, je ne peux rien faire de moi-même. »
À la fin de notre vie, ce sera nous et seulement chacun de nous face à Jésus : toute ma vie face à lui. Qu’écoutera Jésus pour rendre son jugement ? Notre vie. Celle-ci aura-t-elle été empreinte d’amour ? Qu’est-ce qui me guide quotidiennement ? Qu’est-ce qui guide mes pensées, mes paroles, mes actions ? N’est-ce pas cela écouter sa Parole et croire en celui qui l’a envoyé ? - Le Carême nous permet de raviver la conscience de notre vie sur terre. Comme le déclarait saint Jean-Paul II : « Nous sommes des pèlerins sur terre. » Cette vérité abrupte et dure à entendre nous oblige à nous recentrer. Qu’allons-nous pouvoir apporter avec nous lors de notre passage de ce monde à celui du Père ? L’amour et le fait d’avoir accompli la volonté du Seigneur.
Dialogue avec le Christ
Sainte Vierge Marie, la volonté du Père est que nous soyons sauvés. Fais de ma vie une imitation d’amour du Christ. Que mes pensées, paroles et actions soient le reflet de la vie de Jésus.
Résolution
Je fais un examen de conscience où la clef de lecture sera : « Aurais-tu agi de la sorte, toi aussi, Jésus ? »
17/03/2026
La guérison qui vient du Christ
Mardi 17 mars 2026
Évangile selon saint Jean 5, 1-16
À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.
Prière
Seigneur, dans ma vie chrétienne je cherche continuellement à me rapprocher de toi. Que ce désir m’encourage à te connaître chaque jour un peu plus pour pouvoir t’aimer davantage. Que ce temps de prière soit une vraie rencontre entre nous.
Demande
Que ce Carême m’aide à mieux connaître le Seigneur.
Réflexion
- Dans ce récit de guérison, plusieurs détails peuvent nourrir notre prière. Tout d’abord, le père de l’Église, Origène, attire notre attention sur un détail significatif : les malades sont étendus sous cinq colonnades qui entourent la piscine. Pour lui, ces cinq colonnades représentent les cinq premiers livres de la Bible, c’est-à-dire le Pentateuque. Ces cinq livres constituent la Torah, aussi appelée la Loi juive.
Ainsi les malades sont couchés « sous » cette Loi, ils sont impuissants face aux exigences de cette Loi qui, à la fois les protège, mais peut aussi devenir écrasante car, sans la grâce de Dieu, ils ne parviennent pas à être pleinement fidèles à ces textes si exigeants.
Dans notre vie chrétienne, c’est un peu la même chose. Même si les commandements sont un don de Dieu, destinés à éclairer nos choix et orienter notre conduite quotidienne, ils nous confrontent à nos limites. Il faut aussi reconnaître les difficultés que nous rencontrons tous les jours pour demeurer fidèles à la loi du Seigneur. - Jésus est celui qui sauve et il nous fait don de cette grâce. La piscine au centre du système de la loi pouvait certes offrir une guérison, mais il était très difficile d’y accéder et seul un petit nombre pouvait en bénéficier.
Jésus, au contraire, vient apporter un salut bien plus universel et plus efficace. Une fois guéri, l’homme miraculé porte son brancard. Saint Augustin nous enseigne que ce symbole doit nous encourager à nous rappeler nos faiblesses. Ce brancard, essentiel et central dans notre vie, qui nous soutenait lors de nos moments de maladies, doit maintenant être porté bien haut comme un trophée car le Christ nous a libérés de nos péchés. - Le dernier élément qu’il est intéressant de noter est la double guérison qui intervient chez ce malade. Dans un premier temps, il ne connaît pas Jésus et le Christ ne peut que guérir son corps. Lors de leur deuxième rencontre, lorsqu’il reconnaît qui est Jésus, le Christ lui pardonne alors ses péchés et guérit ainsi son âme.
Seul celui qui connaît le Christ et le reconnaît comme le Fils de Dieu peut recevoir le pardon de ses péchés. Le temps du Carême est précisément un temps de conversion, un temps privilégié au cours duquel nous désirons mieux connaître Jésus, afin de nous ouvrir pleinement à son salut.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Je veux te connaître chaque jour un peu plus et, à travers ton Évangile, je sais que je peux te découvrir dans toutes les dimensions de ta personne. Aide-moi à me rapprocher de toi.
Résolution
Je pense à un défaut que le Christ m’a aidé à corriger, ou du moins à atténuer, et je le remercie pour les progrès accomplis.