Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.

Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en 

une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous 

écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par 

tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ. 

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos 

activités paroissiales.

Fraternellement, Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

05/09/2026

Sur les traces de saint François-Régis

 

Le Fils de l’homme est maître du sabbat

Samedi 5 septembre 2026 

Évangile selon saint Luc 6, 1-5

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Prière

Seigneur, me voici devant toi. Je t’offre et te consacre ces quelques minutes d’attention et de prière. Éclaire ma réflexion et nourris ma méditation. Que ta Parole soit la lumière sur mes pas.

Demande

Ouvre mon cœur, Seigneur, à la Loi nouvelle que tu nous as révélée dans ton Fils bien-aimé, Jésus-Christ.

Réflexion

  1. Les pharisiens ne reprochent pas aux disciples de Jésus d’avoir arraché des épis et de les avoir mangés, mais ils leur reprochent de l’avoir fait le jour du sabbat. Quel est donc le sens de ce reproche ? Pour le comprendre, il faut rappeler quelle est la raison d’être du jour du sabbat. Dans le décalogue, Dieu demande à Moïse et au peuple de se souvenir du jour du sabbat pour le sanctifier, c’est-à-dire pour le mettre à part des autres jours de la semaine, en vue du culte à rendre à Dieu ce jour-là. L’observance du sabbat occupe la place centrale du Décalogue et cela pour plusieurs raisons.
    Tout d’abord, le sabbat est le septième jour de la création, c’est-à-dire le dernier jour qui a consacré l’achèvement de l’œuvre créatrice de Dieu. Le Créateur a chômé après son ouvrage et le livre de l’Exode demande à l’homme de chômer lui aussi comme son Dieu (cf. Ex 20, 8). Le sabbat est également compris comme le jour où le peuple est invité à faire mémoire du temps où il était esclave en Égypte, soumis au travail forcé, et comment Dieu l’a libéré de cet esclavage (cf. Dt 5, 15).
    Ainsi, la cessation de tout ouvrage le septième jour vient rappeler que ce jour, consacré au culte de Dieu, est avant tout une libération. Concrètement, cela se traduit dans le fait que les activités liées au travail du reste de la semaine ne sont pas permises ce jour-là. Ainsi, par exemple, moissonner les champs un jour de sabbat n’est pas permis. Le fait que les disciples de Jésus arrachent des épis ce jour-là est assimilé au travail de la moisson. En faisant ainsi, ils se mettent clairement en opposition avec le commandement divin et donc avec la volonté même de Dieu.
  2. Mais bien que le commandement d’observer le sabbat soit central dans le judaïsme, Jésus critique la rigidité avec laquelle les pharisiens interprètent la Loi. Il prend pour exemple un épisode tiré de l’histoire d’Israël. Il s’agit de David fuyant la jalousie meurtrière du roi Saül. Alors que lui et ses hommes ont faim, ils parviennent chez le prêtre Ahimélek et lui demandent du pain. Ce dernier leur répond qu’il n’a que du pain d’oblation, réservé aux prêtres. Pourtant, en les voyant affamés, Ahimélek applique une dérogation. Il consent à leur en donner. Si Jésus prend cet exemple où David et ses hommes ne sont pas considérés en faute, c’est donc qu’il y a de la place pour un discernement sur l’application de cette Loi sur le sabbat. Pour Jésus, la Loi ne doit jamais devenir un fardeau. Or, les Évangiles rapportent souvent combien les pharisiens excellent dans l’art de rendre pesantes les exigences de la Loi sur le petit peuple.
  3. Jésus conclut la discussion avec l’affirmation de la supériorité de la Loi nouvelle qu’il instaure désormais en sa personne : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. » Il faut mesurer le degré de provocation, voire de blasphème, qui transparaît dans cette phrase de Jésus. En s’octroyant une autorité qui le place au-dessus du sabbat, Jésus affirme non seulement sa messianité, mais aussi sa divinité. Le sabbat est le commandement divin par excellence. Aucun homme ne saurait le relativiser car ce serait prendre la place de Dieu. On comprend dès lors pourquoi Jésus a suscité la colère des pharisiens, une colère qui le conduira peu de temps après à sa condamnation à mort. En effet, comment tolérer qu’un homme puisse se faire l’égal de Dieu ?

Dialogue avec le Christ

Jésus, donne-moi de comprendre que la Loi nouvelle n’est ni laxiste ni relative, mais qu’elle conduit à la vraie liberté. Toi seul, parce que tu es vrai homme et vrai Dieu, as le pouvoir de nous entraîner sur ce chemin du Royaume, où les exigences de Dieu ne sont jamais « enfermantes » pour les hommes, mais permettent notre plein épanouissement humain et spirituel.

Résolution

Prendre le temps de réfléchir à une exigence de ma vie chrétienne qui me pèse et demander à Jésus la grâce de la vivre plus positivement.

04/09/2026

Septembre — Le Mois de Padre Pio et des Saints Archanges (cliquez pour regarder sur youtube)

 

Discussion sur le jeûne

 Vendredi 4 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 5, 33-39

En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. » Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »

Prière

Ce genre de discussion est tout à fait contemporain. Les différentes questions et difficultés que rencontrent la foi et notre façon d’y répondre font bel et bien partie de notre quotidien, quel que soit le pays dont on parle ou la civilisation à laquelle on appartient. Notre civilisation est loin de donner une réponse définitive et sans hésitation à ce qui pourrait sembler évident au quotidien.

Demande

La pratique sincère et authentique à laquelle nous devons toute fidélité nécessite vigilance et attention de chaque instant. Seigneur, tu connais notre besoin pour accepter le poids que nous devons porter pour te rester fidèles en toute occasion et répondre à ton mystère rédempteur.  Seigneur, je demande ta force pour suivre ton chemin.

Réflexion

Ici, les pharisiens interrogent le Christ au sujet du respect des pratiques en face des préceptes de la Loi : la Bible dit que le juste pêche sept fois par jour ; les pharisiens lui font remarquer que :

  1. « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières (…) Au contraire les tiens mangent et boivent ! »
    Là, les pharisiens espèrent embarrasser Jésus. Ils prennent pour exemple les disciples de Jean le prophète qu’ils n’aiment pas. Ils sont contents de pouvoir indiquer leur manque de fidélité aux préceptes de la loi juive. Le Seigneur sait parfaitement que notre vie en ce monde demande des efforts pour nous purifier et chercher la perfection à laquelle nous sommes destinés.
  2. « Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » 
    Face à de telles évidences, le Christ reste calme et, sans chercher à contester leurs remarques, il commence à expliquer que ceux qui le suivent ne sont pas encore instruits des préceptes de la loi juive mais que, pour eux aussi, ils devront faire face aux difficultés et aux épreuves. Pour le moment, « les invités de la noces », comme il les appelle, ne sont pas contraints au jeûne et aux privations : pour eux, ils doivent profiter de la présence du Sauveur. Il est avec eux mais un jour viendra où il sera jugé, condamné et mis à mort. Et là, ceux qui sont avec lui aujourd’hui seront invités à partager les difficultés et les souffrances de la vie.
    Un peu de patience, les temps ne seront pas longs à venir. Les apôtres qui suivent Jésus auront à vivre des moments de pénitence et de souffrance, des moments de renoncement et d’inquiétude. Et cela ne concerne pas uniquement les disciples du temps de Jésus. Les fleurs d’aujourd’hui donneront les fruits de demain, ils porteront le salut.
  3. « Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres. »
    Le Seigneur continue à rassurer les pharisiens. Ceux qui me suivent sont en chemin pour les jours difficiles qui vont se présenter. La suite des évènements va confirmer ces prédictions et ce ne seront pas toujours des réactions prévisibles qui se présenteront : Juda va trahir son Maître en cédant à son attirance par l’argent, Pierre reniera Jésus, et bien des réactions humaines seront dévoilées. « Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » (Jn 16, 33) Le vin nouveau n’a pas encore subi la fermentation réservée au vin nouveau. Cela se produira avec le temps de fermentation dans les outres qui seront utilisées.

Dialogue avec le Christ

Et le Seigneur annonce : « C’est le [vin] vieux qui est bon. »Personne ne désire boire d’autre vin que celui qui a fermenté dans les vielles outres. Chaque instant de la vie est à prendre avec tout ce qui l’a façonné, les vielles outres permettent au vin de vieillir convenablement en prenant tout son arôme et tout son goût de vie vécue pour le salut du monde.

Résolution

Apprendre la patience. Savoir souffrir pour vivre le meilleur qui viendra : chaque chose en son temps. Chaque instant porte du fruit si nous savons le vivre pour Dieu et avec lui.

03/09/2026

Sainte Rita de Cascia : La Sainte des Impossibles et des Causes Désespérées

 

Pêcheur d’hommes

 Jeudi 3 septembre 2026

Évangile selon saint Luc 5, 1-11

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon.
Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Prière

Seigneur, tu entres dans ma vie avec la simplicité d’un ami. Donne-moi la force d’accepter ta présence et surtout de mettre en ordre mon cœur pour te recevoir totalement avec toutes les transformations intérieures et extérieures que cela implique.

Demande

Faire confiance au Seigneur dans ma vie de tous les jours.

Réflexion

  1. Il y a toujours une première rencontre dans les amitiés. Jésus rencontre Simon-Pierre et la grande histoire de leur amitié va commencer à cet instant. Pierre ne peut pas imaginer que cet étranger qui monte dans sa petite barque puisse changer sa vie et lui faire quitter les rives de son lac pour aller jusqu’à Rome. Pourtant, le Christ n’a jamais laissé personne indifférent. Nous pouvons penser que, dès les premiers regards et les premières paroles échangés, saint Pierre a senti que cet homme n’était pas comme les autres et qu’il portait en lui quelque chose de particulier.  
    Pierre est fatigué, il a travaillé toute la nuit. Il n’est certainement pas dans la meilleure des humeurs car la pêche a été infructueuse. Sa tenue de pêche n’est sûrement pas des plus élégantes et c’est pourtant ce moment précis que le Seigneur a choisi pour entrer dans sa vie.
  2. Jésus arrive sur la plage et voit devant lui deux barques. Il sait très bien que c’est celle de Simon-Pierre qui l’intéresse. Jésus monte dans la barque et demande à Simon de remonter lui aussi. Comme pour lui dire de ne pas baisser les bras et de ne pas abandonner, il lui demande de s’éloigner du rivage. Après cette journée, Pierre a dû se demander pendant très longtemps pourquoi il avait accepté cette demande du Seigneur. Il aurait très bien pu envoyer « paître » le Seigneur et lui expliquer qu’il était déjà épuisé par une nuit de travail. Ou bien il aurait aussi pu facilement envoyer un de ses associés pour diriger la barque pendant que lui terminait de laver ses filets. Pourtant, Pierre se lève, remonte dans sa barque et prend le large pour le voyage le plus important de sa vie.
  3. Très souvent, dans nos vies, le Seigneur vient à notre rencontre dans des moments qui ne sont pas forcément les nôtres. Nous sommes fatigués, de mauvaise humeur et sans aucune volonté de faire de nouveaux efforts. Pourtant le Seigneur est là ! Il frappe à la porte de notre vie, monte dans notre barque et nous demande simplement de remonter avec lui et de reprendre notre combat quotidien. Trop souvent, nous baissons les bras ou nous n’entendons même pas l’invitation du Christ.
    Pourtant, si nous faisons ce petit effort de mettre un peu de générosité surnaturelle dans ce que nous accomplissons, le Seigneur se chargera de nous faire porter beaucoup de fruits. C’est lui qui permet une pêche miraculeuse, fruit d’un petit acte de générosité.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu passes dans ma vie mais, bien souvent, je ne te vois pas. Je suis occupé à laver mes filets et je ne daigne même pas lever les yeux vers toi qui m’interpelles pour me faire sortir de ma zone de confort. Aide-moi, Seigneur, à ouvrir les yeux et à te faire confiance car on ne regrette jamais d’avoir trop aimé.

Résolution

Être attentif à la présence du Seigneur qui m’accompagne tous les jours de ma vie.

02/09/2026

Ce Saint aux multiples miracles révéla un moyen exceptionnel pour guérir - Saint André Bessette

 

FAIRE DU BIEN ET BIEN PLUS

Mercredi 2 septembre 2026 

Évangile selon saint Luc 4, 38-44

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue de Capharnaüm et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait. Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

Prière

Seigneur, dans ton Évangile, tu as révélé ta profonde bonté et ta délicatesse envers les hommes. Aide-moi à avoir un cœur qui suive ton exemple et soit toujours tourné vers les autres. C’est par ta grâce que je pourrai vivre la vraie charité comme tu nous l’as montré.

Demande

Voir le Christ comme mon Sauveur.

Réflexion

  1. Il est souvent agréable de lire des passages d’Évangile comme celui que la liturgie nous propose aujourd’hui. Tout est positif et magnifique. Nous voyons le Seigneur qui est extrêmement populaire, la foule est heureuse d’assister en direct à des miracles ; les disciples sont affermis dans leur foi et les malades retrouvent la santé. C’est merveilleux et tout le monde est content !
    Devant un tel état de fait, il est légitime de nous demander pourquoi Jésus ne s’est-il pas limité à faire cela pendant toute sa vie publique. On ne demandait pas grand-chose de plus de la part du Seigneur. Et, même de nos jours, n’est-ce pas un peu ce que nous demandons au Seigneur ? On le sollicite pour nous aider pour un examen ou pour trouver un travail ou pour améliorer une situation un peu tendue. Bref, on voudrait que le Seigneur règle nos problèmes de tous les jours afin de vivre plus sereinement.
  2. Mais voilà, la question qui se pose est la suivante : le Seigneur est-il vraiment venu juste pour cela ? Nous trouvons la réponse dans l’Évangile de saint Jean au chapitre 12. « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.  Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » (Jn 12, 23-28)
  3. Jésus-Christ n’est pas venu en ce monde pour nous rendre la vie sur terre plus confortable mais pour offrir sa propre vie et, par sa Résurrection, nous ouvrir les portes du ciel. C’est au ciel qu’il veut nous emmener. Évidemment cela ne signifie pas que notre vie sur terre lui soit indifférente, mais sa priorité est de sauver nos âmes. Notre priorité doit donc être aussi de solliciter de sa part non pas les choses matérielles et extérieures qui embellissent nos vies, mais plutôt la conversion de nos cœurs et les vertus qui embellissent nos âmes. Il est très facile de perdre de vue la raison profonde de notre relation avec le Christ. Nous ne sommes pas chrétiens pour faire plaisir à Dieu et obtenir des choses de lui. Nous sommes chrétiens car nous voulons nous identifier au Christ, nous ne voulons faire qu’un avec le Christ, mourir avec lui pour pouvoir ressusciter en lui !

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi une foi vivante qui sache entrer en relation avec toi ; une foi qui me permette de me transformer chaque jour un peu plus en toi. Une foi qui me permette d’arriver un jour au ciel grâce à toi.

Résolution

Demander au Seigneur une chose nécessaire pour mon âme pour devenir un saint.

01/09/2026

MANGA POUR PARENTS ET ENFANTS


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De délinquant à prêtre : le parcours bouleversant d’un enfant brisé | Mille et Une Vies

 

Quelle est cette parole ?

Mardi 1er septembre 2026 

Évangile selon saint Luc 4, 31-37

En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.

Prière

Me voici devant toi : ouvre mes yeux, mes oreilles et ma bouche pour que je sois pleinement disposé à te rencontrer dans la prière.

Demande

« Seigneur Dieu, enlevez-moi tout ce qui m’éloigne de vous. Seigneur Dieu, donnez-moi tout ce qui me rapproche de vous. Prenez-moi à moi et donnez-moi tout à vous. Ainsi soit-il ! » (prière de saint Nicolas de Flüe)

Réflexion

  1. L’épisode de ce jour dit quelque chose de la force de parole de Jésus, quelque chose de son autorité – le terme est d’ailleurs répété au début et à la fin du passage. Non seulement les gens sont surpris et frappés par son autorité, mais aussi les démons qui ne peuvent lui résister. En fait, Jésus commande sur toutes les formes de mal : « Tais-toi et sors de lui ! » Aucune force obscure ne lui résiste. Cela dit quelque chose à la fois de son identité et de son projet.
    Commençons par son identité. Les foules sont impressionnées par l’enseignement de Jésus. Elles le considèrent comme un maître qui enseigne en Israël, un rabbi. Mais il semblerait que le démon perçoive plus profondément encore qui est Jésus. Il l’appelle d’abord par son nom : « Jésus le Nazarénien ». Mais il précise immédiatement : « Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. » Le démon fait en quelque sorte une profession de foi en disant quelque chose de très sérieux. En qualifiant Jésus de « saint de Dieu », il proclame son élection, sa vocation unique devant Dieu : Jésus est celui qui est mis à part, consacré par et pour Dieu ; il est le Messie, l’envoyé de Dieu. Cela est tellement vrai que le démon qui a cette connaissance de Jésus ne peut résister à sa parole : lorsque Jésus lui ordonne de sortir, le démon est forcé d’obéir. D’où lui vient cette autorité ? Le démon l’a clairement rappelé : Jésus possède en lui une autorité toute divine.
  2. Devons-nous être surpris du fait qu’un démon en sache plus que les hommes sur le compte de Jésus ? Non, même l’apôtre Jacques rappelle que les démons aussi ont la foi : « Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu ? Tu fais bien. Les démons le croient aussi, et ils tremblent. » (Jc 2, 19) La différence entre la foi des démons et la foi des disciples, c’est que la foi des uns les fait trembler et la foi des autres les libère et les sauve. L’œuvre des démons emprisonne. Le mal et le péché conduisent à une forme d’esclavage. L’homme possédé de l’Évangile d’aujourd’hui était victime d’une emprise. Mais Jésus vient précisément briser les liens de ce joug obscur. Tel est son projet.  
    Jésus est un libérateur. Avant même qu’il n’interpelle le démon de Capharnaüm, celui-ci l’avait apostrophé en criant d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? » Le démon, qui parle au nom de tous les démons en employant le « nous » répond lui-même à sa question. Oui, Jésus, vient littéralement pour « détruire » les démons, c’est-à-dire pour détruire toute forme de mal.
    Nous pouvons nous arrêter un instant et nous demander si notre foi en Jésus nous permet d’expérimenter véritablement une forme de liberté intérieure.
  3. L’épisode s’achève sur l’étonnement des foules à propos de la parole de Jésus : « Quelle est celle parole ? » Jésus est donc l’homme de la parole, de la parole qui vient de Dieu. Selon saint Jean, il est le Verbe de Dieu, la parole ou la pensée intime de Dieu. Voilà pourquoi sa parole est si puissante et efficace. Ce qu’il dit, cela se réalise. Il est revêtu de l’autorité divine. Et paradoxalement, c’est grâce à un démon que nous l’avons appris aujourd’hui !

Dialogue avec le Christ

Jésus, j’ai confiance en toi, augmente ma foi. Que ta parole me libère de tout ce qui m’empêche d’aller à toi.

Résolution

Prendre un moment aujourd’hui pour m’arrêter, faire silence et écouter la parole libératrice de Jésus.