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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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24/07/2026
23/07/2026
Des yeux pour voir, des oreilles pour entendre
Jeudi 23 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 13, 10-17
En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »
Prière
Seigneur Jésus, je te prie pour que ce moment de prière me rapproche davantage de toi. Tu es la lumière du monde et tu désires que mes yeux voient et que mes oreilles entendent ta voix au plus profond de mon cœur.
Demande
Seigneur Jésus, donne-moi la grâce d’un cœur disponible, d’une écoute attentive et d’un regard capable de te reconnaître dans les événements de ma vie et dans les personnes que je rencontrerai aujourd’hui.
Réflexion
- « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux. »
Jésus s’adresse à ses disciples avec une tendresse particulière. Il fait une distinction qui n’est pas une exclusion, mais il révèle à ses amis le don immense que représente la foi en Dieu. Dieu se présente comme un père soucieux, juste et miséricordieux pour ceux qu’il aime. Être disciple de Jésus, c’est avoir reçu quelque chose de précieux : l’intimité avec Dieu qui nous rend capables de comprendre comment vivre les mystères du Royaume de Dieu. Ce privilège ne procède ni de nos mérites ni de nos capacités personnelles ; il est le fruit de notre réponse à l’appel du Seigneur. Suis-je conscient de la grâce que représente le don de la foi ? Est-ce que je l’accueille comme un bien précieux dont je peux prendre soin ou non ? Quelle gratitude habite mon cœur en ce moment après avoir entendu la Bonne Nouvelle et l’avoir accueillie dans ma vie ? - « (…) ils regardent sans regarder, et [ils] écoutent sans écouter ni comprendre. »
Ces paroles de Jésus peuvent sembler dures, mais elles sont en réalité un appel à l’honnêteté intérieure. Car la surdité et la cécité spirituelles ne sont pas réservées aux contemporains de Jésus. Elles peuvent s’installer insidieusement dans notre propre vie, quand la routine, les préoccupations, les blessures non guéries ou l’orgueil durcissent notre cœur sans que nous ne nous en rendions compte.
Y a-t-il dans ma vie un domaine dans lequel j’ai besoin que la Parole de Dieu transforme ma façon de réagir, d’agir, de pardonner, d’aimer ? Y a-t-il quelque chose qui doit être ordonné vers Dieu dans mes pensées, mes paroles, mes actions ou mes omissions ? Suis-je prêt à le demander à Dieu ? Sinon, je peux toujours demander la grâce de vouloir un changement intérieur.
Seigneur Jésus, révèle-moi les endroits de mon cœur qui se sont alourdis. Ne permets pas que je demeure sourd à ton appel. Je désire me laisser guérir par toi pour vivre chaque jour un peu plus dans la liberté des enfants de Dieu. - « Heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! »
Jésus déclare « heureux » ceux qui voient et entendent. Cette béatitude n’est pas une récompense pour leur mérite, c’est la joie simple et profonde de ceux qui ont reçu un don extraordinaire. De nombreux prophètes et de justes ont attendu ce moment, ont désiré voir ce que les disciples voient. Et nous, nous le vivons aujourd’hui à travers la Parole, les sacrements, dans l’Église.
Comment est-ce que je vis concrètement la joie profonde d’être chrétien dans cette époque qui fait partie de l’histoire de mon salut ? Suis-je capable de reconnaître et de célébrer intérieurement la présence de Jésus dans les événements ordinaires de mes journées, dans les personnes qui m’entourent, dans les pauvres que je rencontre ?
Dialogue avec le Christ
Jésus, tu me regardes avec amour et tu me dis : « Heureux tes yeux puisqu’ils voient. » Fais grandir en moi la conscience du don merveilleux d’avoir la foi. Guéris en moi tout ce qui m’empêche de te voir et de t’entendre pleinement. Je désire un cœur nouveau, une écoute disponible et un regard capable de reconnaître ta présence partout où tu te rends présent : dans la prière, les Écritures, le visage des plus petits. Je te rends grâce pour la confiance que tu m’accordes en me révélant les mystères de ton Royaume. Avec le secours de ta grâce, je désire faire fructifier ce don aujourd’hui et chaque jour de ma vie.
Résolution
Afin de trouver une résolution qui me convienne, je me pose la question : qu’est-ce qui m’a touché le plus pendant cette prière ? Comment puis-je te répondre aujourd’hui en considérant les activités de ma journée ? Quel désir, quelle attitude, quelle décision suis-je appelé à mettre en œuvre concrètement ?
Selon ce qui m’a le plus touché, je choisis une action personnelle : par exemple, je prends quelques minutes dans la journée pour relire un verset de cet Évangile et le laisser résonner en mon cœur ; j’identifie un domaine de ma vie où mon cœur s’est endurci et je le confie à Jésus dans une prière courte et sincère ; je rends grâce à Dieu pour le don de la foi en notant trois motifs concrets de reconnaissance pour cette journée.
22/07/2026
« Qui cherches-tu ? »
Mercredi 22 juillet 2026
Évangile selon saint Jean 20, 1.11-18
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Prière
« Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre. Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. » (Ps 33, 5-7)
Demande
Seigneur, montre-moi ton visage !
Réflexion
- « C’était encore les ténèbres. »
Marie-Madeleine, comme les disciples qu’elle est allée chercher pour leur faire constater que le tombeau était vide, est dans la sidération du drame vécu la veille : la mort de Jésus qu’elle aimait tant, et en qui elle avait fondé tant d’espérance. Et elle pleure d’incompréhension, de tristesse, de déception de ne pouvoir revoir au moins le corps de celui qui habite tous les désirs de son cœur.
Parfois, nous aussi, ne sommes-nous pas déçus de ne plus voir ce Jésus que notre cœur désire mais que nous avons peut-être forgé dans notre imagination ou dans notre raisonnement, ce Jésus que nous voudrions peut-être posséder ? Peut-être sommes-nous déconcertés par des moments de froideur spirituelle ? Quel exemple nous donne Marie-Madeleine ! - « Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. »
Mais, contrairement aux disciples qui ont constaté la disparition de Jésus et sont repartis sans comprendre, elle ne comprend pas non plus mais reste là, son cœur brûlant du désir de le revoir, de savoir où « on l’a déposé » pour pouvoir au moins savoir où le chercher. Il fallait sans doute à Marie-Madeleine ce temps de persévérance désespérée auprès du tombeau vide pour pouvoir accueillir ensuite la présence de celui qui se révèlera à elle.
Est-ce que j’accepte, moi aussi, de rester près du tombeau vide, de suivre mon désir de voir le Seigneur sans me décourager de ce qui me paraît être son absence ? Est-ce que, comme Marie-Madeleine, j’accepte de persévérer dans ma recherche de sa présence, en pleurant peut-être mais sans me décourager ? Est-ce que j’accepte d’être brûlée de façon durable de ce désir de rencontrer le Seigneur ? Est-ce que j’accepte que ce désir croisse en moi, parfois même douloureusement, mais garanti de la vérité de ma recherche ? - « Marie ! » « Rabbouni ! »
Après l’avoir appelé par le mot banal de « Femme, qui cherches-tu ? » sans être reconnu, elle est invitée à exprimer son désir et ainsi rendre encore plus ardent son amour. Le Seigneur agit toujours ainsi pour ceux qui crient vers lui dans l’Évangile : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » C’est alors qu’il l’appelle par son nom : « Marie », lui permettant ainsi de reconnaître celui qui la connaît au plus profond d’elle-même, « Rabbouni ! » Mais cette reconnaissance qui pourrait la combler, loin de l’inviter à en jouir pour elle, l’envoie aussitôt : « Va trouver mes frères pour leur dire (…) » L’amour du Seigneur ne peut que me tourner vers mes frères.
Mon désir de m’approcher toujours plus de Jésus est-il accompagné d’un vrai désir de l’annoncer ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur, fais-moi grandir dans la persévérance de la recherche de ta présence. Je voudrais, moi aussi, pouvoir, comme Marie-Madeleine, rester là à te chercher, en permettant ainsi de faire grandir en mon cœur le désir de ta présence. Aide-moi, Seigneur, à être vrai dans mon amour pour toi, afin de pouvoir t’annoncer à mes frères et dire avec saint Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. » (Ga 2, 20)
Résolution
Prendre un temps d’adoration, ou au moins devant le tabernacle, pour me rendre silencieusement disponible à la présence de Jésus.
21/07/2026
Une nouvelle béatitude
Mardi 21 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 12, 46-50
En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
Prière
Je me mets en présence de Dieu, qui est toujours avec moi, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur, je m’unis à toute la communauté des lecteurs de ces méditations de Regnum Christi. Je te les confie, ainsi que tout ce que je porte dans mon cœur aujourd’hui.
Demande
« N’est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre et qui seras la joie de ton peuple ? Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut. » (psaume du jour, Ps 84, 7-8)
Réflexion
- Accueillir les tensions intérieures
Tout au long du chapitre 12 de Matthieu que nous avons lu en continu, Jésus provoque des tensions. Il parle avec vérité sans chercher à plaire. Il défend les plus faibles, dénonce l’hypocrisie, bouscule les habitudes religieuses. Il met l’amour et le salut au-dessus d’un respect rigide de la loi.
Y a-t-il, dans ma vie, des zones de tension avec l’Évangile ? Des paroles du Christ qui me dérangent et me questionnent ? Quelle conversion de cœur le Seigneur m’invite-t-il à vivre aujourd’hui ? - Convertir mon regard
On comprend que sa famille s’inquiète. Peut-être veut-elle le protéger, lui dire d’être plus prudent, moins radical… Peut-être aussi veut-elle se protéger du regard des autres, voire de possibles représailles.
Nos familles ne sont-elles pas, elles aussi, parfois des lieux de tension quant à l’expression de la foi ? Pour certains, des valeurs liées à notre foi se perdent et tout semble basculer, alors que, pour d’autres, l’expression de la foi peut paraître désuète et sans lien avec la vie quotidienne.
Quel est mon regard sur la foi de mes proches ? Est-ce que je considère parfois la foi des autres comme « trop » intense, trop engagée, trop radicale ? Ou, au contraire, est-ce que je déplore en eux la perte des valeurs de la foi ? Et si le Seigneur m’invitait à élargir mon cœur et à chercher, comme Jésus, à mettre la personne au centre de mes engagements ? - Une nouvelle béatitude
Jésus ouvre un horizon nouveau : « Celui qui fait la volonté de mon Père (…) est pour moi un frère, une sœur, une mère. » On peut l’entendre comme une béatitude : « Heureux ceux qui font la volonté du Père : ils seront pour moi un frère, une sœur, une mère ! »
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu m’appelles à entrer dans ta famille, non par mes mérites, mais en vivant selon le cœur du Père. Je te parle simplement de mes résistances, de mes désirs, de mes peurs et de ce pas concret que tu m’invites à faire aujourd’hui. Donne-moi un cœur disponible, humble et confiant, pour reconnaître ta volonté et y répondre avec amour.
Résolution
Aujourd’hui, je choisis un acte concret pour faire la volonté du Père (un geste, une parole, un renoncement, un acte de charité…). Je le formule clairement dans mon cœur.
20/07/2026
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera
Lundi 20 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 12, 38-42
En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas. En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Prière
« Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom, donne la gloire, pour ton amour et ta vérité. (…) Notre Dieu, il est au ciel ; tout ce qu’il veut, il le fait (…) Vous qui le craignez, ayez foi dans le Seigneur : le secours, le bouclier, c’est lui ! (…) Soyez bénis par le Seigneur qui a fait le ciel et la terre ! (…) Nous, les vivants, bénissons le Seigneur, maintenant et pour les siècles des siècles ! » (Ps 113 B, 1.3.11.15.18)
Demande
Dépose en moi ton Esprit Saint afin que je rayonne de ta présence en témoin de la foi.
Réflexion
- « Nous voulons voir un signe venant de toi. »
Les scribes et les pharisiens qui s’adressent à Jésus, que cherchent-ils ? En premier lieu, à discréditer Jésus, certainement. Mais il y a plus : que cherchons-nous, croyants ou incrédules, tout être humain ?
Ici émerge la question du surnaturel dans notre vie. Qu’est-ce que la notion du surnaturel évoque pour moi ? Scepticisme et incrédulité ? Quête de merveilleux ? Deux écueils sont à éviter : une compréhension positiviste qui étouffe le caractère surnaturel de la mission du Christ et de l’Église, d’une part, et d’autre part l’exaltation des gloires humaines dans l’œuvre de Dieu. - Le signe du prophète Jonas rappelle la mésaventure pendant sa fuite sur un navire. Surpris par une violente tempête en pleine mer, l’équipage jette Jonas par-dessus bord pour calmer l’intempérie. Ce dernier fut englouti par la baleine et vomi au bout de trois jours sur le rivage.
Alors qu’il tentait d’échapper à sa mission auprès des Ninivites, Jonas est rattrapé par le péril mortel dont il échappera par Providence. Et moi, qu’est-ce que j’attends pour être signe et témoin de l’Évangile ? Est-ce que je rayonne de joie et d’assurance que me donne la foi ? Ou alors, mon cœur reste-t-il froid ? - « Lors du jugement (…) » nos yeux s’ouvriront. Oui, il y aura un jugement. Alors que Jonas semblait avoir échoué dans sa mission, puisqu’il a lancé une fausse alerte, la parole de Dieu devra intervenir auprès de lui pour montrer le fruit de sa mission : la conversion des Ninivites.
Il se pourra que ceux que je juge plus pécheurs que moi se lèveront avant moi et me feront voir toute forme d’auto-référencement, de conformisme ou autre péché subtil. Le jugement de Dieu n’est pas comme le nôtre : il ne consiste pas en accusation, mais il nous révèlera l’abîme de notre médiocrité.
Dialogue avec le Christ
« Il y a bien plus que Salomon. » En effet, ô Christ, Jésus, mon Seigneur, les sages d’Orient et d’Occident, de l’antiquité ou du futur te rendent hommage, là où nous te comparons avec eux. Envoyé du Père, tu nous instruis de sa sagesse éternelle et nous donnes de connaître son amour. Adoptés comme enfants, tu nous envoies auprès de nos frères pour être témoins, apôtres. Avec toi, honneur, gloire et louange soient rendus au Père, dans le feu de l’Esprit.
Résolution
Je veux être témoin de la joie de croire.
19/07/2026
La bonne graine
Dimanche 19 juillet 2026
Évangile selon saint Matthieu 13, 24-30
En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : ‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’ Il leur dit : ‘C’est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui disent : ‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’ Il répond : ‘Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.’ »
Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.
Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
Prière
Seigneur, j’ai foi en toi : tu as semé une bonne graine dans mon cœur. Je vis avec la certitude que tu poses sur moi ton regard d’amour, et je sais que tu agis dans le secret. Viens, Esprit Saint, habite en moi, rends mon cœur semblable au tien. Je sais que tu m’appelles à être ta présence au milieu du monde, car le plus grand bien que je puisse faire pour les autres, c’est le témoignage de ma foi en toi.
Demande
Je te demande, Seigneur, la grâce de vouloir être une graine de ton Royaume ; je veux être ton levain, une force qui transforme de l’intérieur jusqu’aux confins du monde. Donne-moi la patience face au mal, la miséricorde face à l’injustice, et le discernement pour distinguer le blé de l’ivraie.
Réflexion
- Le semeur a semé de la bonne semence
Qui est le Semeur ? C’est le Seigneur, le Christ, envoyé dans le monde (le champ) pour semer (pour nous révéler le Père). Nous pouvons comprendre le semis comme le moment de la création, car le Père fait naître chaque être par l’intermédiaire du Fils, de sorte que chaque créature porte en elle, selon sa propre manière d’être, une empreinte du Fils. Cette empreinte peut être symbolisée par la graine. Or, dans notre cas, à nous les êtres humains, l’empreinte, la graine, peut être identifiée à notre création à l’image et à la ressemblance du Créateur.
On a également dit qu’il s’agissait d’une bonne graine, mais qui peut se porter garant de la bonté effective de la graine ? L’Écriture elle-même atteste de la bonté de la graine ; il suffit de se rappeler que le Seigneur Dieu, après avoir créé chaque chose, a porté son regard sur chacune de ses créatures et a vu que cela était bon ; lorsqu’il a contemplé l’ensemble de ce qu’il avait fait, il a vu que cela était très bon. Le Seigneur est l’auteur de tout ce qui est bon, de la bonté qui nous habite, de la bonté que nous expérimentons. - N’a-t-il pas semé de la bonne semence ?
Si le Seigneur est l’auteur du bien, d’où vient l’ivraie ? Si je peux me permettre de poser l’une des questions qui accompagne notre existence humaine, plutôt que de nous interroger sur l’ivraie, nous nous demandons : pourquoi le mal ? Si la parabole aborde l’un des plus grands défis pour le croyant, à savoir la coexistence du bien et du mal, son but est de nous exhorter à la pratique de la patience et à l’exercice du discernement plutôt que d’expliquer la nature du mal.
Il est vrai qu’il existe un ennemi qui agit et sème pendant que nous « dormons », ce qui peut correspondre à ces moments de manque de vigilance spirituelle, de tiédeur ou de distractions, permettant ainsi à des habitudes égoïstes de s’enraciner dans notre vie. L’ivraie peut être une attitude corrompue déguisée en « bonnes intentions », alors qu’il s’agit en réalité de formes d’orgueil ou d’aveuglement, de vices ou de préoccupations qui tentent d’étouffer la parole de Dieu en nous. - La patience du maître
Pourquoi le Maître laisse-t-il le blé et l’ivraie pousser ensemble ? À travers cette parabole, nous découvrons la manière dont le Seigneur agit face au mal, à l’imperfection et aux fautes. Rappelons-nous que le Seigneur ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il souhaite sa conversion afin qu’il vive.
Nous, en revanche, sommes souvent en proie à l’impulsivité, à l’impatience, peut-être à la frustration et à l’intolérance face au mal et à l’imperfection dont nous sommes témoins, surtout face au mal et à l’imperfection qui nous habitent.
Cette parabole nous aide à découvrir l’infinie patience de Dieu, qui ne nous juge pas et ne nous rejette pas lorsqu’il voit nos défauts. Il est un jardinier avisé qui préfère tolérer la présence du mal plutôt que de nuire au bien qui est en nous. Rappelons-nous comment, dans le jardin d’Éden, le Seigneur a revêtu Adam et Ève de peaux avant leur exil car, face à leur acte de désobéissance et d’orgueil, le Seigneur a voulu les protéger et couvrir ce qui était source de honte.
Dialogue avec le Christ
Merci, Seigneur, d’avoir ouvert mon esprit et sensibilisé mon cœur par ta Parole. Je réalise maintenant à quel point tu as été et tu es patient avec « l’ivraie » qui se trouve dans mon propre cœur. Merci de ne pas m’« arracher » face à mes fautes et pour le temps que tu m’accordes pour mûrir. Donne-moi ta lumière pour mettre à nu ces habitudes ou ces attitudes qui, aujourd’hui, tentent d’étouffer ta grâce en moi. Je renouvelle aujourd’hui ma confiance en toi malgré le mal qui m’entoure ou la faiblesse que je découvre en moi.
Résolution
Gardez à l’esprit que la résolution est le pont qui relie votre rencontre personnelle avec le Christ à votre vie quotidienne. Il s’agit d’un renouvellement de votre mission en tant que disciple du Christ.
Je vous propose donc trois étapes pour franchir ce pont :
• Renouvellement de votre identité : Reconnaître à nouveau que vous êtes « enfant du Royaume » et que votre vie doit porter des fruits de justice, même au milieu des difficultés ou des faiblesses, les vôtres comme celles des autres.
• Action concrète de charité : En vous appuyant sur la patience divine sur laquelle vous avez médité, proposez-vous aujourd’hui de ne pas « arracher » ni juger sévèrement une personne qui vous semble difficile ou que vous considérez comme de « l’ivraie ». Traitez-la avec la même indulgence et le même amour que Dieu vous témoigne.
• Fidélité au quotidien : Engagez-vous à nouveau à accomplir vos tâches quotidiennes dans un esprit de service, sachant que c’est dans ces petits gestes que le « bon blé » mûrit pour la moisson finale.
Notez les lumières ou les idées que Dieu a mises dans votre cœur ; c’est une façon de vous aider à mieux vous connaître en tant que personne de prière. Terminez enfin par la prière du Notre Père.