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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
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01/02/2026
Une nouvelle vision du bonheur
Dimanche 1er février 2026
Évangile selon saint Matthieu 5, 1-12a
En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Prière
Seigneur, dans le silence de mon cœur, je me tiens devant toi et me laisse transpercer par ton regard d’amour. Apprends-moi à demeurer en ta présence.
Demande
Seigneur, rends mon cœur pauvre, doux et miséricordieux, avide de justice et de paix. Que je marche humblement à ta suite sur le chemin des Béatitudes.
Réflexion
- Les Béatitudes : une nouvelle vision du bonheur
Dans le langage courant, le bonheur est souvent associé à la réussite, à la sécurité, à la possession ou à la reconnaissance sociale. Or Jésus emploie le mot « heureux » pour désigner des situations qui, humainement, ne sont pas toujours enviables : la pauvreté, les larmes, la persécution… Le sens des Béatitudes ne peut donc être compris qu’en changeant de regard.
« Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des cieux est à eux. »
La pauvreté de cœur n’est pas une misère idéalisée, mais une attitude intérieure. Elle exprime la reconnaissance que l’homme ne se sauve pas lui-même. Être pauvre de cœur, c’est vivre dans la dépendance confiante envers Dieu. Le sens de cette béatitude est fondamental : le Royaume n’est pas conquis, il est accueilli. Celui qui se croit autosuffisant se ferme à Dieu, tandis que le pauvre de cœur laisse Dieu régner en lui. La douceur et l’humilité s’inscrivent dans la même logique.
« Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. »
Jésus ne valorise pas la passivité, mais une force intérieure qui refuse la violence et la domination. Le sens du texte est clair : l’avenir n’appartient pas à ceux qui s’imposent par la force, mais à ceux qui font confiance à Dieu. - Les Béatitudes : Dieu présent dans la souffrance et le désir de justice
« Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. »
Cette parole touche une expérience universelle : la souffrance. Le sens de cette béatitude n’est pas de glorifier la douleur, mais d’affirmer que Dieu n’abandonne jamais. Pleurer, dans le langage biblique, signifie aussi refuser de se résigner au mal. Celui qui pleure garde un cœur vivant, capable de compassion, tel Jésus à la mort de son ami Lazare. La consolation promise n’est pas une simple suppression de la douleur. Elle est la présence de Dieu lui-même, qui rejoint l’homme dans ses blessures. En Jésus, Dieu entre dans la souffrance humaine. Le sens de cette béatitude est profondément christologique : Dieu sauve en partageant notre condition. Elle nous est si précieuse pour affronter nos peines variées.
« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. »
La faim et la soif sont des besoins vitaux. Jésus les utilise pour exprimer un désir profond et brûlant : celui d’un monde juste, conforme au projet de Dieu. Cette justice n’est pas seulement sociale ou juridique ; elle est relationnelle. Elle concerne la fidélité à Dieu, le respect de la dignité humaine et la vérité du cœur.
Le sens de cette béatitude est double. Elle reconnaît d’abord l’insatisfaction justifiée et fondamentale de l’homme face à l’injustice. Mais elle annonce aussi une promesse : Dieu ne laisse pas ce désir sans réponse. Le rassasiement commence dès maintenant, dans l’engagement pour le bien, et s’accomplira pleinement dans le Royaume. - Les Béatitudes : vivre dès maintenant à la manière de Dieu
« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. »
La miséricorde est au cœur du message de Jésus. Le sens de cette béatitude repose sur une dynamique : celui qui se sait aimé et pardonné devient capable de pardonner. Il ne s’agit pas d’un échange marchand, mais d’une transformation intérieure. La miséricorde reçue ouvre le cœur à la miséricorde donnée.
« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. »
La pureté de cœur ne se réduit pas à une perfection morale. Elle désigne un cœur unifié, sans duplicité, tourné vers Dieu. Le sens de cette béatitude est profondément spirituel : voir Dieu ne signifie pas seulement une vision future, mais une capacité présente à reconnaître sa présence à tout instant. Le cœur pur apprend à voir Dieu à l’œuvre dans la réalité quotidienne.
« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. »
La paix n’est pas seulement l’absence de conflit ; elle est plénitude de vie. Les artisans de paix travaillent activement à la réconciliation, souvent au prix de leur confort personnel. Le sens de cette béatitude est vocationnel : agir pour la paix, c’est ressembler à Dieu lui-même, Père de tous.
« Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute (…) Réjouissez-vous (…) car votre récompense est grande dans les cieux. »
La persécution conclut les Béatitudes. Elle révèle que ce chemin n’est pas sans opposition, sans combat personnel. Mais Jésus invite à la joie, car celui qui marche sur ce chemin participe déjà à la vie même du Christ. Le sens ultime de cette dernière béatitude est l’espérance : rien de ce qui est vécu dans la fidélité à Dieu n’est perdu.
Dialogue avec le Christ
Tu nous invites, Seigneur, grâce à ces huit béatitudes à tracer un chemin de vie fondé sur la joie et enraciné dans la communion avec Dieu. Permets que je les accueille chacune pas à pas dans la confiance.
Résolution
Je fais de ce passage d’Évangile ma prière du soir, seul ou en famille.
31/01/2026
Silence, confiance et foi
Samedi 31 janvier 2026
Évangile selon saint Marc 4, 35-41
Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Prière
Seigneur, enseigne-moi à prier. Saint-Esprit, Esprit de Dieu vient prier en moi. Saint Jean Bosco, intercède pour nous en ce jour. Viens aider la jeunesse. Je te prie aujourd’hui pour tous les jeunes qui cherchent leur voie, qui cherchent du travail, qui cherchent des repères solides pour avancer. Je t’offre ce temps de prière pour eux. Donne-leur ton amour et ta joie.
Demande
Fais-moi entrer dans ce passage de l’Évangile. Avec les disciples, je veux te suivre, Seigneur, et me laisser enseigner par toi. Je t’écoute. Je te regarde et je te suis. Augmente en mon cœur la foi, l’amour et l’espérance. Ouvre mon âme à la rencontre avec toi. Avec ton aide, j’entre dans le silence et la contemplation.
Réflexion
- « Passons sur l’autre rive. »
Je connais un prêtre qui propose souvent ce passage d’Évangile à la fin des Exercices spirituels de saint Ignace afin de recueillir les grâces reçues et écouter Jésus nous dire : « Passons sur l’autre rive », c’est-à-dire « passons à autre chose ». Le Seigneur m’a-t-il peut-être invité dernièrement, ou m’invite aujourd’hui même à « passer à autre chose ».
Que veut dire pour moi aujourd’hui cette parole de Dieu : « Passons sur l’autre rive ». Je me laisser porter et interpeller. Seigneur, c’est d’accord, je te suis. - « Quittant la foule (…) »
Jésus est venu pour nous sauver, pour évangéliser, mais il laisse la foule. Souvent, nous sommes pris, ou comme attachés ou happés dans nos occupations, même légitimes, même celles qui sont au service de Dieu et de l’évangélisation.
Jésus laisse la foule et nous invite à le suivre. Que dois-je laisser ? Quelle est la foule qu’aujourd’hui je dois laisser ? Dans la confiance. Il y a un temps pour tout. Jésus était avec la foule, maintenant il la laisse, il va autre part, il va faire autre chose, il continue sa route.
Dans la confiance, moi aussi, je veux le suivre et continuer ma route ; et laisser ce que je dois laisser. Seigneur, guide-moi. Donne-moi la grâce de la confiance, du détachement. Donne-moi la liberté de te suivre indépendamment de ce que les autres pensent ou réclament. Donne-moi la grâce de suivre ton Esprit d’amour en toute liberté. Je te confie toute cette foule, tu sauras en prendre soin, c’est toi le Sauveur de l’humanité. - « Survient une violente tempête. »
Pour ma part, je peux me trouver, moi aussi, au milieu d’une violente tempête. Cela nous arrive. C’est soudain. Jésus est là avec nous dans la barque. Il nous a invités à le suivre. Il faut traverser la tempête, dans la confiance, rester fermes, les yeux fixés sur lui. Les yeux fixés sur le Christ qui dort au fond de la barque, les yeux fixés sur le Christ enfant que nous avons contemplé récemment dans la crèche ou encore les yeux fixés sur le Christ en croix qui offre sa vie pour nous et souffre pour nous. Comme les disciples, on s’agite et on voudrait le réveiller et nous lui disons : « Vois, Seigneur, nous allons périr ! » Laissons résonner en nous sa voix puissante contre tous les éléments adverses, qui crie : « Silence, tais-toi !
Permettons que le silence s’installe, en notre âme, contre toutes nos adversités, nos préoccupations et inquiétudes. Que le silence s’installe ! Que le silence nous ancre dans la confiance ! Que le silence nous fasse voir la puissance de Jésus sauveur !
Dialogue avec le Christ
Seigneur, je te remercie pour tout ce que tu fais pour moi. Je te remercie de calmer mes tempêtes, d’augmenter en moi la foi en ta puissance. Je te remercie de m’inviter à te suivre et à t’imiter. Accorde-moi le don du silence, le don de la confiance, le don de la foi. Mon Seigneur et mon Dieu, je t’aime.
Résolution
Je prolonge le silence intérieur tout au long de cette journée, dans la confiance, dans l’union avec le Christ. Je le regarde, au milieu des occupations de la journée, en accomplissant tout ce que je dois faire et je m’unis à lui.
30/01/2026
« C’est la plus petite de toutes les semences »
Vendredi 30 janvier 2026
Évangile selon saint Marc 4, 26-34
En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.
Prière
Qui est à la tête de ce royaume des cieux dont l’Évangile nous parle aujourd’hui ? « Qui donc est ce roi de gloire ? C’est le Seigneur, Dieu de l’univers ; c’est lui, le roi de gloire. » (Ps 23, 10) « Toi, Dieu, tu es mon roi. » (Ps 43, 5)
Demande
« Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. » (Lc 8, 15) Donne-nous, Seigneur ce cœur bon et généreux qui porte du fruit.
Réflexion
- Jésus vient de donner un enseignement à ses apôtres sur la parabole du semeur et du grain qui tombe de manières diverses au bord du chemin, sur le terrain rocheux, dans les épines ou sur la bonne terre.
Ensuite, Jésus parle du Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu, c’est un semeur, du grain et de la bonne terre. Le Royaume de Dieu, c’est la bonne terre à tel point que le grain produit du fruit sans que l’on ne sache comment. Le grain semé, c’est la Parole : « Le semeur sème la Parole. » (Mc 4, 14)
Le semeur, c’est le Christ lui-même. Il donne des poignées de grain à ses serviteurs pour qu’ils les sèment eux aussi : le clerc qui proclame la Parole, la grand-mère qui raconte l’Évangile à ses petits-enfants, le catéchiste, les missionnaires de toutes sortes… - « Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Le Royaume des cieux, c’est l’Église une, catholique c’est-à-dire universelle, et apostolique. C’est elle la plante avec de grandes branches où tous les oiseaux du ciel peuvent s’abriter. - Comme le temps est long pour l’établissement du Royaume des cieux ! Les jours et les nuits se succèdent et les semences n’en finissent pas de germer, enfouies dans la terre et invisibles à nos yeux. Il faut attendre que naissent dans les cœurs l’herbe, que saint Jérôme compare à la crainte de Dieu, commencement de la sagesse. Puis l’épi, qu’il assimile aux larmes de la conversion et de la contrition, et enfin le blé de la véritable charité. Qu’il est long d’attendre que la plus petite graine devienne un arbre, que le temps est long !
Mais nous attendons avec patience et une grande espérance comme nous y invite l’Écriture : « Il est bon d’espérer en silence le salut du Seigneur. » (Lm 3, 26)
Dialogue avec le Christ
Le Royaume des cieux, c’est la bonne terre et c’est le cœur de l’homme. Mais où est-elle la bonne terre ? Seigneur, toi qui dis du cœur de l’homme : « Si donc vous, qui êtes mauvais (...) »(Mt 7, 11) ou « Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme. » (Jn 2, 24-25), y a-t-il une bonne terre où ton Royaume puisse croître ?
En regardant notre cœur, nous voyons bien qu’il n’y a pas beaucoup de bonne terre en lui. Mais avec le prophète Isaïe nous restons pourtant pleins de joie : « Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse comme la rose, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie ! » (Is 35, 1) « Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. » (Is 43, 19)
Telle est notre espérance ! Que dans nos cœurs arides, pourvu que l’on te regarde toi, notre seul Seigneur, puissent faire pousser de beaux épis avec des grains à pleine poignée.
Résolution
La patience est une grande vertu qui nous apporte la paix. Aujourd’hui, j’essaie de mettre en application le conseil que donne saint François de Sales : « Soyez patient avec tout le monde, mais surtout avec vous-mêmes ! »
29/01/2026
M’ouvrir à la lumière de Jésus
Jeudi 29 janvier 2026
Évangile selon saint Marc 4, 21-25
Il leur disait encore : « Est-ce que la lampe est apportée pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ? Car rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été gardé secret, sinon pour venir à la clarté. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Il leur disait encore : « Faites attention à ce que vous entendez ! La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous, et il vous sera donné encore plus. Car celui qui a, on lui donnera ; celui qui n’a pas, on lui enlèvera même ce qu’il a. »
Prière
Jésus, voici plusieurs semaines déjà que nous avons fêté ta venue au milieu de nous. Aujourd’hui, tu me demandes de témoigner de ton Incarnation. Que cette prière fortifie ma foi !
Demande
Jésus, sois la lumière qui brille à travers ma pauvre vie, pour tous ceux que je rencontrerai aujourd’hui !
Réflexion
- Jésus a lui-même utilisé l’image de la lumière pour décrire sa personne et son œuvre. « Je suis la lumière du monde » (Jn 8, 12) disait-il. Non seulement il détient, mais il est la vérité dont tous les hommes sont à la recherche, à commencer par nous-mêmes. Celui qui a trouvé Jésus a trouvé la vraie lumière. Il n’a « plus besoin de lampe ou de soleil pour s’éclairer » (Ap 22, 5). C’est pourquoi Jésus a partagé son message sans peur, sans retenue, sans prudence. Il est venu pour tous les hommes, pour que tous soient éclairés de cette nouvelle lumière. Aucun secret dans le message de Jésus. Au contraire, il est accessible à tous.
- « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Ouvre les oreilles de mon âme, Seigneur, pour que je t’entende et te reçoive aujourd’hui, à travers ton Évangile. Plus on écoute et plus on accueille la Parole de Jésus, ses commandements et surtout celui de l’amour, plus on est enrichi. « Il vous sera donné encore plus », dit-il. Attention à ne pas écouter Jésus que d’une oreille, dans une attitude passive. Dans la Bible, le verbe écouter est lié à l’obéissance. Écouter Jésus, c’est déjà le suivre. - En revanche, Jésus ne peut pas nous forcer à l’écouter. Celui qui avait la possibilité de l’entendre, mais qui a fermé ses oreilles, est comme l’homme qui n’a rien. Il a tout perdu car il est passé à côté de la vraie lumière. Jésus respecte notre mesure. Mais celui qui a les oreilles ouvertes recevra davantage. Il recevra selon la mesure de Dieu. Et la mesure de Dieu est précisément de n’avoir aucune mesure !
Dialogue avec le Christ
Jésus, sans toi, ma vie serait bien différente et vide. Ton amour se fait pressentir chaque jour dans tout ce que je vis. Ta présence, même discrète, m’accompagne. Je veux t’écouter pour mieux te suivre. Je veux te suivre pour mieux t’aimer.
Résolution
Formuler une prière d’action de grâce pour remercier Jésus du don qu’il m’a fait de pouvoir le connaître.
28/01/2026
La semence
Mercredi 28 janvier 2026
Évangile selon saint Marc 4, 1-20
En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon. » Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?
Le semeur sème la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt. Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »
Prière
Seigneur Jésus, je veux pénétrer dans ce passage, m’imaginer là avec toi. Je viens moi aussi sur le bord de la mer de Galilée. Je me faufile entre la foule pour m’approcher du rivage et, ayant trouvé un petit espace libre, je m’assois sur le sable entre deux autres personnes qui sont déjà à ton écoute. Devant moi, à quelque distance du rivage, assis dans une barque, tu es là. Ta voix frappe mes oreilles et demande à entrer dans mon cœur : « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer… »
Demande
Seigneur, que ta Parole germe en mon cœur, qu’elle y grandisse et qu’elle porte beaucoup de fruit !
Réflexion
- Le semeur
Le divin semeur ne se limite pas aux champs de Galilée. À travers l’Écriture, transmise par son Église, il sort jusqu’à nous pour semer. Sa Parole que nous venons d’écouter conserve la même efficacité et la même force que lorsqu’elle est sortie la première fois de sa bouche.
Mais ce semeur est étrange. Au moins, il n’est pas comme nous. Contrairement à toute logique, avec une générosité qui semble excessive, il jette sa semence un peu partout : sur le bord du chemin, sur le sol pierreux, au milieu des ronces… Il ne la ménage pas. Il ne semble pas distinguer le bon sol du mauvais, comme si, même en apercevant les cailloux ou les ronces, il espérait y trouver de la bonne terre, comme s’il voulait donner à chacun sa chance. - La semence
Quelle différence y a-t-il entre cette graine qui tombe de la main du semeur et toutes ces petites pierres, cette poussière, ces déchets qui s’accumule sur le sol ? Apparemment, aucune. La Parole évangélique que nous avons entendue pourrait, elle aussi, se confondre avec une parole humaine, celle d’un sage peut-être, mais une parole, en fin de compte, humaine. Mais nous savons que c’est tout le contraire ! Cette graine insignifiante possède toute une vitalité. Elle crée quelque chose de nouveau, de surprenant, au milieu d’un sol inanimé. Elle a le pouvoir de grandir, de s’élever vers le soleil, d’être féconde et de se multiplier. Telle est la puissance de la Parole qui nous a été donnée. - Le sol
C’est ici que commence le mystère, le mystère du cœur de l’homme, là où chacun se trouve seul devant Dieu et où il se décide pour ou contre lui. Accueillera-t-il la semence et la nouveauté, la vitalité qu’elle porte ? La laissera-t-il grandir et se multiplier ? Qu’une semence tombée en terre germe et produise du fruit semble la chose la plus normale… Mais est-ce vraiment ainsi ? Mon cœur la laisse-t-elle grandir ? Quelles sont les ronces qui l’étouffent ? Quelles sont les pierres que je laisse durcir en mon cœur ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu connais mon cœur. Même si moi je fatigue à m’y recueillir et à le connaître, rien n’échappe à ton regard. Mais cela ne t’arrête pas d’y jeter la semence et d’espérer qu’elle portera du fruit. Oui, Seigneur, je veux l’accueillir ! Je veux ouvrir mon cœur, je veux laisser ta voix y pénétrer, je veux arracher les ronces qui l’étouffent ! Tu connais ma faiblesse. Je te donne mon cœur pour que ce soit toi qui le laboures et le disposes à devenir une bonne terre.
Résolution
Aujourd’hui, je fais silence en mon cœur pendant quelques minutes pour faire mémoire d’une Parole de Dieu qui m’a marqué ces derniers jours. Je demande à Dieu que cette Parole grandisse et fructifie dans ma vie.
27/01/2026
L’obéissance à ta Parole
Mardi 27 janvier 2026
Évangile selon saint Marc 3, 31-35
En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
Prière
Seigneur Jésus-Christ, je viens humblement devant toi avec un cœur rempli de gratitude. Merci pour ton amour infini et ta grâce qui m’entourent chaque jour. Aide-moi à comprendre tes enseignements et à les appliquer dans ma vie quotidienne.
Demande
Seigneur, ouvre les portes de mon cœur à l’écoute et à l’obéissance à ta Parole.
Réflexion
- « Comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. »
La scène de l’Évangile que nous méditons fait penser, à quelques détails près, à l’épisode de Jésus perdu et retrouvé au Temple par ses parents. Rappelons-nous comment Marie et Joseph avaient cherché leur enfant au milieu des caravanes, sur les places de la ville, pour le retrouver au milieu des docteurs de la loi, dans le Temple de Jérusalem.
Aujourd’hui, Jésus est retrouvé dans une maison, et non dans le Temple, pour annoncer la Bonne Nouvelle. Il est au milieu d’une foule de gens captivés par la sagesse de ses paroles. Non pas des docteurs de la loi mais de simples gens du peuple. Dieu rejoint les tout-petits, ceux qui veulent bien lui ouvrir les portes. Lui, Majesté, s’installe dans notre environnement, il se veut plus près de nos réalités, il fait partie de notre quotidien.
Malheureusement, nous avons tendance à détacher Dieu de certains aspects de notre vie. Nous croyons qu’il n’est présent que lorsque nous sommes dans une attitude ou un cadre strictement religieux, devant le tabernacle, à la messe du dimanche, dans une assemblée de prière, etc. Mais la présence du Christ parmi le peuple, avec les gens du quotidien (collecteurs d’impôt, pêcheurs, enfants, etc.) sur les places publiques, les rues de Jéricho, dans les foyers de ses amis, Marthe et Marie, nous montre que le Seigneur brise le conformisme et sa présence n’est pas circonstancielle, pas uniquement pour les occasions particulières. Il nous dit bien : « Et moi, je suis avec vous tous les jours (…) » (Mt 28, 20)
Même si très souvent nous n’y pensons pas, notre Seigneur se trouve toujours avec nous, peu importe le lieu, peu importe ce que nous faisons et qui nous sommes, bons ou pécheurs. - « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Il y a deux aspects dans les propos de Jésus mais qui ne se contredisent aucunement : d’une part, il insinue un détachement ou un renoncement aux liens de sang – liens de chair – et d’autre part, un attachement aux liens spirituels ou divins si l’on peut l’exprimer ainsi.
Jésus nous invite par ces propos à comprendre que ce qui est primordial, ce n’est pas le lien charnel mais le lien divin qui fait de nous des enfants du Père grâce à Jésus lui-même. La chair ne peut nous attribuer un tel privilège : la parenté divine ou une filiation divine. « La chair et le sang sont incapables de recevoir en héritage le royaume de Dieu, et ce qui est périssable ne reçoit pas en héritage ce qui est impérissable » nous précise saint Paul (1 Co 15, 50).
Il nous faut aller au-delà et comprendre que Jésus nous montre simplement le moyen de faire partie du royaume, d’entrer dans la famille des enfants de Dieu. Avoir une disposition de cœur à l’écoute et à l’obéissance à la Parole de Dieu.
Seulement, nous, créatures, à moins de naître de nouveau – la révélation de l’Esprit de Dieu en nous – nous n’avons connu que la chair puisque nous sommes d’abord nés dans la chair. C’est pourquoi les paroles de Jésus peuvent paraître rudes si nous ne regardons que ce seul aspect. Le Christ rejetterait-il sa propre mère, ses frères, les gens de sa maison ?
Et sur ce point, je voudrais partager avec vous l’homélie de saint Augustin sur l’Évangile de saint Matthieu :
« Faites attention, je vous en supplie, à ce que dit le Christ Seigneur, étendant la main vers ses disciples : Voici ma mère et mes frères. Et ensuite : Celui qui fait la volonté de mon Père, qui m’a envoyé, c’est lui mon frère, ma sœur, ma mère. Est-ce que la Vierge Marie n’a pas fait la volonté du Père, elle qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été élue pour que le salut naquît d’elle en notre faveur, qui a été créée dans le Christ avant que le Christ fût créé en elle ? Sainte Marie a fait, oui, elle a fait la volonté du Père, et par conséquent, il est plus important pour Marie d’avoir été disciple du Christ que d’avoir été mère du Christ ; il a été plus avantageux pour elle d’avoir été disciple du Christ que d’avoir été sa mère. Donc, Marie était bienheureuse, parce que, avant même d’enfanter le Maître, elle l’a porté dans son sein. Voyez si ce que je dis n’est pas vrai. Comme le Seigneur passait, suivi par les foules et accomplissant des miracles divins, une femme se mit à dire : Heureux, bienheureux, le sein qui t’a porté ! Et qu’est-ce que le Seigneur a répliqué, pour éviter qu’on ne place le bonheur dans la chair ? Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu et la gardent ! Donc, Marie est bienheureuse aussi parce qu’elle a entendu la parole de Dieu, et l’a gardée : son âme a gardé la vérité plus que son sein n’a gardé la chair. La Vérité, c’est le Christ ; la chair, c’est le Christ. La vérité, c’est le Christ dans l’âme de Marie ; la chair, c’est le Christ dans le sein de Marie. Ce qui est dans l’âme est davantage que ce qui est dans le sein. Sainte Marie, heureuse Marie ! Et pourtant l’Église vaut mieux que la Vierge Marie. Pourquoi ? Parce que Marie est une partie de l’Église, un membre éminent, un membre supérieur aux autres, mais enfin un membre du corps entier. S’il s’agit du corps entier, le corps est certainement davantage qu’un seul membre. Le Seigneur est la tête, et le Christ total est à la fois la tête et le corps. Bref, nous avons un chef divin, nous avons Dieu pour tête. Donc, mes très chers, regardez vous-mêmes : vous êtes les membres du Christ, et vous êtes le corps du Christ. Comment l’êtes-vous ? Faites attention à ce qu’il dit : Voici ma mère et mes frères. Comment serez-vous la mère du Christ ? Celui qui entend, celui qui fait la volonté de mon Père, qui est aux cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. En effet, je comprends bien : mes frères ; je comprends bien : mes sœurs. Car il n’y a qu’un seul héritage : c’est pourquoi, le Christ, alors qu’il était le Fils unique, n’a pas voulu être seul : dans sa miséricorde, il a voulu que nous soyons héritiers du Père, que nous soyons héritiers avec lui. »
Dialogue avec le Christ
Mon bien-aimé Jésus, dans le silence de mon cœur, je désire t’accueillir. Merci pour ta présence constante dans ma vie. Guide-moi sur le chemin de la vérité et de l’amour, ouvre mes yeux à ta sagesse et à ta volonté afin d’avoir part au Royaume que tu promets.
Résolution
Puisque le Seigneur est toujours avec nous, je prendrai un moment de silence aujourd’hui devant le crucifix ou devant la crèche pour voir comment appliquer ses enseignements dans ma vie quotidienne.