texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

27/01/2026

L’obéissance à ta Parole

 Mardi 27 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 3, 31-35

En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Prière

Seigneur Jésus-Christ, je viens humblement devant toi avec un cœur rempli de gratitude. Merci pour ton amour infini et ta grâce qui m’entourent chaque jour. Aide-moi à comprendre tes enseignements et à les appliquer dans ma vie quotidienne.

Demande

Seigneur, ouvre les portes de mon cœur à l’écoute et à l’obéissance à ta Parole.

Réflexion

  1. « Comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. »
    La scène de l’Évangile que nous méditons fait penser, à quelques détails près, à l’épisode de Jésus perdu et retrouvé au Temple par ses parents. Rappelons-nous comment Marie et Joseph avaient cherché leur enfant au milieu des caravanes, sur les places de la ville, pour le retrouver au milieu des docteurs de la loi, dans le Temple de Jérusalem.
    Aujourd’hui, Jésus est retrouvé dans une maison, et non dans le Temple, pour annoncer la Bonne Nouvelle. Il est au milieu d’une foule de gens captivés par la sagesse de ses paroles. Non pas des docteurs de la loi mais de simples gens du peuple. Dieu rejoint les tout-petits, ceux qui veulent bien lui ouvrir les portes. Lui, Majesté, s’installe dans notre environnement, il se veut plus près de nos réalités, il fait partie de notre quotidien.
    Malheureusement, nous avons tendance à détacher Dieu de certains aspects de notre vie. Nous croyons qu’il n’est présent que lorsque nous sommes dans une attitude ou un cadre strictement religieux, devant le tabernacle, à la messe du dimanche, dans une assemblée de prière, etc. Mais la présence du Christ parmi le peuple, avec les gens du quotidien (collecteurs d’impôt, pêcheurs, enfants, etc.) sur les places publiques, les rues de Jéricho, dans les foyers de ses amis, Marthe et Marie, nous montre que le Seigneur brise le conformisme et sa présence n’est pas circonstancielle, pas uniquement pour les occasions particulières. Il nous dit bien : « Et moi, je suis avec vous tous les jours (…) » (Mt 28, 20)
    Même si très souvent nous n’y pensons pas, notre Seigneur se trouve toujours avec nous, peu importe le lieu, peu importe ce que nous faisons et qui nous sommes, bons ou pécheurs.
  2. « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
    Il y a deux aspects dans les propos de Jésus mais qui ne se contredisent aucunement : d’une part, il insinue un détachement ou un renoncement aux liens de sang – liens de chair – et d’autre part, un attachement aux liens spirituels ou divins si l’on peut l’exprimer ainsi.
    Jésus nous invite par ces propos à comprendre que ce qui est primordial, ce n’est pas le lien charnel mais le lien divin qui fait de nous des enfants du Père grâce à Jésus lui-même. La chair ne peut nous attribuer un tel privilège : la parenté divine ou une filiation divine. « La chair et le sang sont incapables de recevoir en héritage le royaume de Dieu, et ce qui est périssable ne reçoit pas en héritage ce qui est impérissable » nous précise saint Paul (1 Co 15, 50).
    Il nous faut aller au-delà et comprendre que Jésus nous montre simplement le moyen de faire partie du royaume, d’entrer dans la famille des enfants de Dieu. Avoir une disposition de cœur à l’écoute et à l’obéissance à la Parole de Dieu.
    Seulement, nous, créatures, à moins de naître de nouveau – la révélation de l’Esprit de Dieu en nous – nous n’avons connu que la chair puisque nous sommes d’abord nés dans la chair. C’est pourquoi les paroles de Jésus peuvent paraître rudes si nous ne regardons que ce seul aspect. Le Christ rejetterait-il sa propre mère, ses frères, les gens de sa maison ? 
    Et sur ce point, je voudrais partager avec vous l’homélie de saint Augustin sur l’Évangile de saint Matthieu :
    « Faites attention, je vous en supplie, à ce que dit le Christ Seigneur, étendant la main vers ses disciples : Voici ma mère et mes frères. Et ensuite : Celui qui fait la volonté de mon Père, qui m’a envoyé, c’est lui mon frère, ma sœur, ma mère. Est-ce que la Vierge Marie n’a pas fait la volonté du Père, elle qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été élue pour que le salut naquît d’elle en notre faveur, qui a été créée dans le Christ avant que le Christ fût créé en elle ? Sainte Marie a fait, oui, elle a fait la volonté du Père, et par conséquent, il est plus important pour Marie d’avoir été disciple du Christ que d’avoir été mère du Christ ; il a été plus avantageux pour elle d’avoir été disciple du Christ que d’avoir été sa mère. Donc, Marie était bienheureuse, parce que, avant même d’enfanter le Maître, elle l’a porté dans son sein. Voyez si ce que je dis n’est pas vrai. Comme le Seigneur passait, suivi par les foules et accomplissant des miracles divins, une femme se mit à dire : Heureux, bienheureux, le sein qui t’a porté ! Et qu’est-ce que le Seigneur a répliqué, pour éviter qu’on ne place le bonheur dans la chair ? Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu et la gardent ! Donc, Marie est bienheureuse aussi parce qu’elle a entendu la parole de Dieu, et l’a gardée : son âme a gardé la vérité plus que son sein n’a gardé la chair. La Vérité, c’est le Christ ; la chair, c’est le Christ. La vérité, c’est le Christ dans l’âme de Marie ; la chair, c’est le Christ dans le sein de Marie. Ce qui est dans l’âme est davantage que ce qui est dans le sein. Sainte Marie, heureuse Marie ! Et pourtant l’Église vaut mieux que la Vierge Marie. Pourquoi ? Parce que Marie est une partie de l’Église, un membre éminent, un membre supérieur aux autres, mais enfin un membre du corps entier. S’il s’agit du corps entier, le corps est certainement davantage qu’un seul membre. Le Seigneur est la tête, et le Christ total est à la fois la tête et le corps. Bref, nous avons un chef divin, nous avons Dieu pour tête. Donc, mes très chers, regardez vous-mêmes : vous êtes les membres du Christ, et vous êtes le corps du Christ. Comment l’êtes-vous ? Faites attention à ce qu’il dit : Voici ma mère et mes frères. Comment serez-vous la mère du Christ ? Celui qui entend, celui qui fait la volonté de mon Père, qui est aux cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. En effet, je comprends bien : mes frères ; je comprends bien : mes sœurs. Car il n’y a qu’un seul héritage : c’est pourquoi, le Christ, alors qu’il était le Fils unique, n’a pas voulu être seul : dans sa miséricorde, il a voulu que nous soyons héritiers du Père, que nous soyons héritiers avec lui. »

Dialogue avec le Christ

Mon bien-aimé Jésus, dans le silence de mon cœur, je désire t’accueillir. Merci pour ta présence constante dans ma vie. Guide-moi sur le chemin de la vérité et de l’amour, ouvre mes yeux à ta sagesse et à ta volonté afin d’avoir part au Royaume que tu promets. 

Résolution

Puisque le Seigneur est toujours avec nous, je prendrai un moment de silence aujourd’hui devant le crucifix ou devant la crèche pour voir comment appliquer ses enseignements dans ma vie quotidienne.

26/01/2026

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Éclairer les ténèbres de mon cœur

 Lundi 26 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 3, 22-30

En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

Prière

Jésus doux et humble de cœur, toi la lumière dans les ténèbres, viens éclairer les ténèbres de mon cœur, afin que je te reconnaisse comme mon Sauveur et mon Dieu.

Demande

Seigneur, je te demande de rendre mon cœur humble, que je sois capable d’accueillir mes contrariétés et mes imperfections.

Réflexion

  1. Que les scribes en viennent à dire de Jésus qu’il est possédé par Béelzéboul, et que c’est par lui qu’il expulse les démons, démontre à quel point ils sont vraiment à bout d’arguments. Leur attachement aux pouvoirs et à l’observance de la Loi a endurci leur cœur au point de les aveugler, et les rend incapables d’accueillir la personne de Jésus, de le reconnaître comme le Messie annoncé par les prophètes !  Ils sont tellement remplis d’eux-mêmes qu’ils ne peuvent supporter ce Jésus qui les dérange par sa façon de faire et surtout sa façon d’être.  
    Si je regarde dans ma propre vie, y a-t-il des personnes ou des situations qui me heurtent au point de me replier sur moi-même, de m’aveugler et de me fermer complètement à l’autre ? M’arrive-t-il de me braquer, de me fermer à ce qui est contraire à mes pensées, parfois même sans aucune considération ?
  2. « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. » 
    Satan est orgueilleux, menteur, trompeur, rebelle, révolté, avare, trouble, malveillant, diviseur… mais quand même intelligent. Il sabote l’œuvre de Dieu, mais ne manigance pas contre lui-même ! Les scribes sont si fourbes, leur orgueil est tel que Satan aveugle même leur intelligence et fausse leur raisonnement. Ils courent à leur perte !
    Si l’union fait la force, la division fragilise jusqu’à ce que tout s’écroule. Satan est contre Dieu, pas contre lui-même. Par conséquent, les démons que Jésus expulse ne peuvent l’être que par une autorité supérieure à celle de Satan, c’est-à-dire du seul créateur de toutes choses : Dieu.
  3. « Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : Il est possédé par un esprit impur. »  
    Attribuer à Jésus d’être l’incarnation du mal est la chose la plus ignoble ; c’est le péché le plus grave, le péché impardonnable. Le péché contre l’Esprit est le refus obstiné d’accueillir le salut de Dieu par le Christ Jésus, notre Sauveur. Le refus absolu de Dieu est un péché mortel, c’est-à-dire qu’il conduit l’âme à la mort éternelle, il la coupe de Dieu éternellement. Afin que Dieu me pardonne mes péchés, il est nécessaire de les reconnaître, de m’en repentir et de prendre la décision d’y renoncer.   
    Prenons l’exemple des deux larrons sur la croix aux côtés de Jésus : le premier insulte Jésus avec mépris et dureté, tandis que le second s’avoue pécheur, admet qu’il mérite sa sentence, reconnaît l’innocence de Jésus, et le reconnaît comme Sauveur. À ce dernier Jésus déclare : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis. » (Lc 23, 43)

Dialogue avec le Christ

Seigneur, pour moi qui goûte à ton amour, à tes bienfaits, à ta providence, il m’est difficile d’imaginer que des personnes puissent dire du mal de toi. Je veux faire le bien du plus profond de mon cœur ! Et pourtant, combien de fois je commets moi-même le mal que je ne veux pas faire, comme le dit si bien saint Paul !

Résolution

Je m’exerce à accueillir les contrariétés dans ma vie avec patience, amour et humilité.

25/01/2026

Vêpres de la fête de la conversion de saint Paul 2026

L’Antéchrist : ce que dit VRAIMENT la Bible (666, Catéchon, Bête de l’Ap...

5 miracles eucharistiques étudiés par des scientifiques… — Matthieu Lava...

Un cœur transformé

 Dimanche 25 janvier 2026

Évangile selon saint Matthieu 4, 12-23

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

Prière

Nous te saluons à l’aube de ton règne au cœur de notre histoire ; nous te bénissons, toi, notre Lumière, nous te glorifions, toi, le Roi de nos vies. Ta parole a tout créé, tu es la réponse à tout désarroi, toute obscurité, toute confusion qui sévit encore dans le monde et dans nos âmes. Tu envoies ton souffle et tout est recréé ; tu fais toute chose nouvelle et tu restaures la face de la terre. Nous te bénissons et nous t’adorons, parce que tu as racheté le monde par l’obéissance du Christ, expression d’un amour sans limite et de la vie qui a raison sur la mort.

Demande

Seigneur Jésus, tourne ton regard vers moi, donne-moi d’être un bon élève à l’école de l’Évangile et transforme mon cœur afin qu’il soit semblable au tien.

Réflexion

  1. Jésus, lumière des nations païennes
    Jésus quitte la périphérie du village perdu de Nazareth, situé au milieu des collines de Galilée, pour s’établir dans le centre urbain de Capharnaüm, au bord du lac de Génésareth, qui sert de « carrefour » aux nations, c’est-à-dire un nœud d’échanges commerciaux et de brassage culturel. Il vient habiter au milieu des hommes pour avoir part à leur vie ordinaire.
    De la même manière, Jésus veut être présent dans notre vie : il vient à notre rencontre, là où nous sommes, avant même que nous ayons eu le réflexe de venir vers lui. L’amour de Dieu, qui veut nous réconcilier avec lui, est prévenant. Nul ne pourrait accéder à Dieu, si lui ne se mettait pas à notre portée. Tout en se fondant dans la masse des hommes, Jésus sort du commun : il n’est pas comme les autres. Il rayonne d’une autre lumière, là où l’obscurité d’un monde éloigné de Dieu pèse comme un voile de deuil sur les vies des habitants et où les flammes de l’espérance sont éteintes, étouffées ; la vie a perdu sa saveur surnaturelle et la richesse de la vocation individuelle s’est estompée. Le chrétien, appelé à être lumière du monde, ne peut pas se contenter d’être « comme les autres » : en tant qu’enfant de Dieu, il est unique ; en effet, c’est Dieu qui donne l’identité filiale et le sens de la vie, que ni la société, ni les parents, ni l’homme lui-même, dans ses croyances ou ses idéaux, ne pourront donner. Cette identité filiale est à chercher en Dieu et à accueillir dans la foi au Fils par le don de l’Esprit.
  2. Jésus appelle ses disciples
    En rentrant dans notre vie, Jésus ne reste pas cantonné dans un espace réservé, étranger à la vie réelle et aux soucis quotidiens. Notre foi ne doit pas se laisser enfermer dans l’église que l’on fréquente une heure par semaine ou les quelques minutes de prière quotidienne, comme si Jésus n’avait rien à voir avec nous le reste du temps. Il veut être « compagnon » de toute notre existence, remplir notre vie comme l’air remplit tout l’espace, afin que l’on puisse respirer.
    En appelant ses disciples à le suivre, Jésus ne se contente pas d’établir un lien institutionnel, impersonnel, comme c’est le cas entre les hommes qui ne sont pas du même sang, de la même famille. Ainsi, notre lien avec l’Église et avec ses pasteurs n’a pas à ressembler à un contrat avec un « fournisseur de prestations » (préparation et célébration de certains sacrements), dont les clauses définissent les engagements et ouvrent des droits. Jésus invite ses disciples à un rapport d’amitié ; l’amitié est le biais par lequel il veut restaurer la vie des hommes en communion avec Dieu. Elle se base sur l’ouverture de cœur, sur la fidélité, sur l’amour. Or, l’amour est créateur, veut le bien de l’autre et « fait vivre » l’un dans l’autre ; il explose les limites d’espace et de temps et conduit à une confiance inconditionnelle, à l’investissement personnel et au don généreux à l’autre.
  3. Jésus appelle à avoir part à sa mission
    Suivre Jésus dans sa vie quotidienne et rentrer dans la dynamique de son amitié ouvre au croyant un vaste horizon d’engagement possible : s’engager avec Jésus ne dépend pas d’une action précise et concrète, comme des actes rituels pour s’auto-justifier ou des œuvres de charité pour se donner bonne conscience. Même si l’on ne peut pas s’en passer, l’amour du Christ encourage le disciple à un éventail de bonnes actions qui reflètent, par analogie, l’amour inépuisable du Père : enseigner la Parole de Dieu, annoncer la Bonne Nouvelle qui vient de Dieu, guérir les blessures de cœur causées par la haine, l’égoïsme, l’orgueil qui viennent de nous et témoigner du royaume de Dieu qui porte son fruit en nous.
    Le premier commandement – aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit et de toute sa force – et le deuxième – aimer son prochain comme soi-même – qui paraissent être au départ des exercices d’amour sur trois fronts, s’unifient en Jésus : à la fois Dieu et homme, l’amour pour Jésus concerne Dieu le Père et tout ce qu’il aime, tout le genre humain dont je fais partie. L’amour de Jésus est à la fois promoteur et perfectionnement de tout acte de charité et de piété ; l’amour de Jésus engendre la crainte révérencielle de Dieu et augmente l’estime du frère. Il rend la relation avec Dieu réelle et l’œuvre de miséricorde féconde, pour le prochain et pour soi-même. La charité de mon pauvre petit cœur est élevée au niveau de l’amour divin qui rayonne dans le monde et amène son royaume. Prions, afin d’en être un instrument et de ne pas être trop « obstacle » à l’action de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Merci, Seigneur Jésus, de m’avoir invité à avoir part à ta mission, en vertu de mon baptême, par analogie, et à la suite de l’appel que tu adresses à tes apôtres. Augmente en moi la foi, l’espérance et la charité, afin que j’entre dans la dynamique de ton royaume et que s’établisse un grand réseau de croyants en ce monde, qu’ils se convertissent et retrouvent la paix et l’harmonie que tu veux rétablir en nous.

Résolution

En cette Eucharistie dominicale, je promets à Jésus de dire et accomplir de bonnes choses pour renforcer les liens d’unité et de charité dans ma paroisse ou mon diocèse.

24/01/2026

Parcours "Je crois en Dieu" (8 premiers cours du frère Paul-Adrien)

« Les gens de chez lui affirmaient : Il a perdu la tête »

Samedi 24 janvier 2026 

Évangile selon saint Marc 3, 20-21

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »

Prière

Me voici, Seigneur, devant toi en ce jour. Merci pour cette nouvelle journée. Merci de nous avoir donné Marie comme mère qui nous accompagne plus spécialement ce samedi.

Demande

Seigneur, envoie-moi ton Esprit afin que mon cœur puisse devenir ta maison où tu pourras trouver du repos. Rends moi disponible à ton enseignement et fais de moi ton disciple.

Réflexion

Ce très court passage de l’Évangile d’aujourd’hui est cependant plein de violence et de contradictions.

  1. « Jésus revint à la maison (…) »
    En ce début d’Évangile de Marc, nous suivons Jésus au commencement de sa prédication en Galilée. Les foules le suivent, enthousiastes par ses guérisons et ses miracles, mais aussi intriguées par cet enseignement nouveau qui répond à leurs désirs. Jésus revint à la maison juste après l’institution de ses douze apôtres et certainement avec eux. On peut imaginer aisément que ce temps de retour à la maison peut être perçu comme un temps de repos et de tranquillité ; or la foule s’y rassemble… Voilà donc Jésus et sa toute nouvelle communauté apostolique débordée par la foule.
    Est-ce que j’accepte d’être dérangé dans mes habitudes, d’accepter d’élargir le cercle de ma petite équipe spirituelle ou de mon groupe de prière, de ma famille spirituelle, ma communauté paroissiale, à d’autres que je n’ai pas forcément choisis ?
  2. « Les gens de chez lui (…) vinrent pour se saisir de lui. »
    Ce sont ses proches, ceux qui l’ont connu comme fils de Marie et de Joseph qui arrivent, non pas dans le même état d’esprit que la foule qui attend ce nouveau message d’espérance qu’offre Jésus, mais avec une autorité sur lui qu’ils se donnent à eux-mêmes, par le fait de leur connaissance ancienne.
    M’arrive-t-il parfois, moi aussi, de penser avoir des droits sur les personnes de mon entourage que je connais bien ? Ou encore sur les membres de mon équipe ou de mon groupe de prière par exemple ? Est-ce que j’accepte que l’autre puisse changer ? Grandir spirituellement indépendamment de moi ? Qu’il puisse avoir des charismes autres que les miens ? Des succès apostoliques que je n’ai pas ?
  3. « Il a perdu la tête. »
    Jésus est incompris et il dérange, comme de nombreux prophètes…. Cet entourage, fort de ce qu’il croit être sa connaissance de Jésus, vient le chercher pour le faire taire. Bien sûr, son langage est nouveau et il dérange. Bien sûr, Jésus par sa présence nous entraîne sur des chemins inconnus.
    Pour ma part, si je m’imaginais dans cette scène, où me placerais-je ? Avec les nouveaux apôtres ? Avec la foule ? Ou avec « les gens de chez lui » ? Est-ce que parfois je me sens dérangée par Jésus ? Quelle est alors ma réaction ?
    En ce samedi, je peux penser à Marie qui, elle, n’est pas là avec ceux qui se disent proches et qui veulent faire taire Jésus ; son fiat a été définitif. Elle n’a pas été « prudente » lors de l’annonce de l’ange, elle n’a pas fait de calculs et ne s’est pas laissé entraîner par la crainte : « Que va dire le village ? que va dire Joseph ? Où cela va-t-il me mener ? » Sans retourner son regard sur elle, elle a eu cette radicale simplicité des enfants de Dieu qui ne se regardent que dans le regard de Dieu et ne se reçoivent que de la tendresse du Père, ce qui l’a conduit à ce « oui » radical, elle a tout simplement plongé dans la foi. Elle a toujours été là, près de Jésus, jusqu’au pied de la croix, en gardant et méditant toutes choses en son cœur.  

Dialogue avec le Christ

Seigneur, habite non seulement mon cœur mais, comme tu l’as fait pour saint Jean lors de la dernière Cène, prends-moi aujourd’hui sur ton Cœur, afin que rien ne puisse me séparer de toi, ni les autres, ni mes activités, ni mes propres pensées, et que je puisse partager avec toi tout ce que je vais accomplir aujourd’hui.

Résolution

Rien qu’aujourd’hui, comme dans la célèbre Prière du pape Jean XXIII, quel fiat puis-je décider pour mieux suivre Jésus ? Quelle plongée dans la foi m’est demandée aujourd’hui :  oraison, accueil d’un projet autre que le mien, difficulté particulière, etc.

23/01/2026

Il ne faut pas confondre la foi et la crédulité !

Ma mission pour le Seigneur

 Vendredi 23 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 3, 13-19

En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –, André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

Prière

Seigneur Jésus, je crois en toi. Tu m’appelles aujourd’hui comme tu as appelé les Douze.
Tu me veux proche de ton Cœur, non pour mes mérites ou pour ce que je peux faire, mais parce que tu m’as aimé le premier. J’ai confiance en toi. Que je me laisse aimer par toi avec simplicité, comme un disciple bien-aimé. Que cet amour me donne l’élan d’aimer ceux que tu mets sur ma route.

Demande

Seigneur Jésus, donne-moi la grâce d’entendre ton appel personnel et de comprendre plus profondément la mission de baptisé que tu me donnes. Que ton Règne vienne dans mon cœur et dans le monde où tu m’envoies.

Réflexion

  1. « (…) il appela ceux qu’il voulait » : un appel personnel et gratuit
    Seigneur, tu montes sur la montagne et tu appelles librement ceux que tu veux.
    Ton choix ne suit pas les critères humains mais ceux de ton amour. Tu appelles des pécheurs, des tempéraments variés, des personnalités fragiles. Tu les veux tels qu’ils sont, et tu me veux, moi aussi, tel que je suis.
    Comme pour les Douze, mon premier acte de foi est de répondre à ton appel intérieur. Tu me proposes une amitié vraie, une intimité qui transforme. Merci, Seigneur, pour cette liberté pour laquelle tu me choisis chaque jour, malgré mes faiblesses. Apprends-moi à t’écouter dans la simplicité de mon quotidien. Que je pose le choix d’être avec toi en tout ce que je fais et en tout ce que je vis.
  2. « (…) pour qu’ils soient avec lui (…) » : la source de toute fécondité
    Toi et moi savons que, sans toi, je m’épuise, je m’agite, je me disperse. Tu me rappelles qu’être avec toi est ton premier désir pour chacun de nous. C’est le premier amour nourri dans la prière silencieuse, dans l’écoute de ta Parole, dans les sacrements qui rend service à l’Église et au monde. De là, jaillit la force de ma mission comme disciple.
    Saint Jean-Paul II mentionne, dans son exhortation apostolique Christifideles laiciune citation de Lumen gentium sur la vocation des laïcs dans le monde : « La vocation propre des laïcs consiste à chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu. » (Paul VI, Lumen gentium, 31)
    Seigneur, être avec toi me permet de vivre pour toi dans mes réalités quotidiennes pour y faire rayonner ton Royaume : ma famille, mon travail, mes engagements, mes choix.
    Donne-moi un cœur uni à toi, pour que mes actions soient animées par ton Esprit et ta Vérité et non par mes seules forces et critères.
  3. « (…) pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle (…) » : une mission confiée à chacun
    Tu ne gardes pas les Douze pour toi : tu les envoies. Ils sont envoyés non parce qu’ils sont prêts, mais parce que tu les accompagnes et parce qu’ils ont choisi de sortir de leur environnement connu pour se lancer vers l’inconnu. Ils ont confiance en toi.
    Seigneur, tu m’envoies, moi aussi. Tu me demandes d’être témoin de ton amour là où je vis. Parfois la mission me dépasse, parfois elle me fait peur. Mais tu me rassures : tu me donnes non seulement une mission, mais aussi la force pour l’accomplir.
    Jésus, quel est aujourd’hui l’endroit où tu veux agir à travers moi ? Quelle parole, quelle attention, quel acte d’amour veux-tu réaliser par mes mains ? Aide-moi à comprendre que l’évangélisation commence dans les actes les plus simples, dans les rencontres quotidiennes vécues avec un cœur habité par toi.

Dialogue avec le Christ

Merci, Jésus, pour ton appel. Merci de m’inviter à être avec toi, comme un ami que l’on appelle auprès de soi. Je te remercie aussi de me confier une mission dans ton Église : tu veux et peux te servir de ma pauvreté pour toucher des cœurs. Tu connais mes peurs, mes limites, mes incohérences. Je te les offre. Je ne peux pas tout, mais je peux t’offrir mon fiat aujourd’hui. Oui, je veux être avec toi, oui je veux être envoyé par toi.

Résolution

Selon ce qui m’a touché le plus, je choisis de poser un acte d’amour pour Dieu. Par exemple, je pourrais décider d’un moment précis pour « être avec Jésus » dans la journée (silence, adoration, Évangile) ; ou poser un acte d’amour simple et concret : un pardon, une attention, une parole de foi, une aide à quelqu’un dans le besoin ; ou lire quelques passages de la constitution dogmatique sur l’Église Lumen gentium sur la vocation des laïcs.