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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse.
Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.
Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé.
Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.
Fraternellement,
Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
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10/01/2026
La vraie joie parfaite
Samedi 10 janvier 2026
Évangile selon saint Jean 3, 22-30
En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. »
Prière
Seigneur, tu as mis en mon cœur le désir d’être heureux. Il est parfois difficile de savoir ce qui est vraiment bon pour nous et ce qui fera vraiment notre bonheur. Apprends-moi à désirer ta volonté pour qu’au fond de mon cœur tu puisses me rendre parfaitement heureux.
Demande
Expérimenter la vraie joie.
Réflexion
- Jean le Baptiste était le cousin de Jésus et il se retrouve au début de l’Évangile de saint Jean dans une situation tout à fait originale. Comme tous les prophètes, sa mission a été de préparer la venue du Messie et de mettre le peuple dans les meilleures dispositions pour accueillir leur Sauveur. Contrairement à tous les prophètes avant lui, Jésus arrive alors qu’il est encore vivant et qu’il est même au beau milieu de son travail de prédication de la conversion. L’attitude de Jean est remarquable car il sait quelle est sa place.
- Jean le Baptiste devait préparer les chemins du Seigneur et, maintenant qu’il est là, Jean va petit à petit s’effacer et même encourager ses propres disciples à aller vers le Christ ; il réalise quelque chose qui coûte beaucoup à notre nature humaine. Il abandonne son projet et se met totalement au service de notre Seigneur, d’une façon toute nouvelle. Ses propres disciples voient en Jésus de la concurrence et lui voit la réalisation du plan de Dieu. Jean a appris à vivre en fonction du plan de Dieu et non en fonction de son propre plan.
- Notre vie est pleine de ces moments où le plan de Dieu nous gêne un peu aux entournures ; ses commandements et ses lois sont souvent pour nous des motifs de plainte et d’ennui. Il faut être un bon petit chrétien et on ne veut pas faire trop de vague. Au lieu d’être heureux d’accomplir la loi du Seigneur, nous la subissons souvent comme un fardeau. Jean nous montre le chemin de la joie parfaite. En recherchant dans notre vie à accomplir sans relâche la volonté divine nous accomplissons ce pour quoi nous avons été créés. Car comme le dit saint Augustin : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi. » Ma volonté doit toujours diminuer et le Christ doit toujours grandir en moi, voilà le chemin du vrai bonheur.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Au lieu d’un égoïsme qui cherche son bonheur par ses propres forces, aide-moi à comprendre que le bonheur ne sera parfait qu’avec toi et en accord avec la vocation que tu m’as donnée.
Résolution
Réfléchir sur ce qui me procure une vraie joie surnaturelle dans ma vie.
09/01/2026
MESSE DES FAMILLES SUIVIE D'UN REPAS PARTAGÉ ET GALETTE DES ROIS
VENEZ PARTAGER DANS LA BONNE HUMEUR UN REPAS PARTAGÉ
ET TIRAGE DE LA GALETTE DES ROIS
(CHACUN APPORTE UN PLAT OU UNE GALETTE)
« À l’instant même, la lèpre le quitta »
Vendredi 9 janvier 2026
Évangile selon saint Luc 5, 12-16
Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta.
Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. » De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.
Prière
Dire ou chanter :
Viens, Esprit Saint, viens embraser nos cœurs,
Viens au secours de nos faiblesses,
Viens, Esprit Saint, viens, Esprit consolateur,
Emplis-nous de joie et d’allégresse.
Demande
Esprit Saint, ouvre mon cœur aux enseignements de l’Évangile pour que je les accueille et les mette en pratique.
Réflexion
- L’Évangile nous dit que « Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre. »
La lèpre étant une maladie contagieuse et sans remède à l’époque de Jésus, la Loi obligeait d’expulser les lépreux du camp ou de la ville. Le livre du Lévitique décrit avec détail au chapitres 13 ce que devait accomplir un prêtre lorsque quelqu’un venait se faire examiner en cas de suspicion de lèpre. « Le lépreux atteint d’une tache portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres, et il criera : “Impur ! Impur !’’ Tant qu’il gardera cette tâche, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp. » (Lv 13, 45-46)
Le lépreux dont nous parle l’Évangile d’aujourd’hui brave un interdit grave puisque, comme le souligne le récit, il va à la rencontre de Jésus en pleine ville. Cette loi avait sans doute été établie pour des raisons de précaution et d’hygiène devant le risque de contagion, mais elle n’en avait pas moins été élevée à l’ordre de prescription religieuse. Pour les pharisiens, il va à l’encontre de la Loi. Cela peut nous sembler démesuré : en effet, la perspective de sa guérison ne justifie-t-elle pas qu’il enfreigne la Loi ?
Nous pouvons faire une lecture spirituelle de ce texte. La lèpre est un symbole de ce que représente le péché pour l’âme. Il la ronge petit à petit, il nous sépare des autres, de Dieu et nous détruit. Face à cette réalité, nous pouvons nous conformer à notre péché et continuer à vivre en exclus, acceptant d’être soumis à la loi du péché, ou bien nous pouvons braver les interdits de nos peurs, de nos doutes ou du regard des autres pour aller vers le médecin de notre âme, Jésus.
Pensons à la confession : c’est le sacrement qui nous guérit de la lèpre intérieure du péché. Cependant, comme il est difficile de braver toutes les objections intérieures et extérieures qui nous empêchent d’en profiter pleinement ! Nous nous disons que ce n’est pas la peine de déranger le prêtre. Ou encore que nous préférons en parler directement avec le Seigneur, sans passer par un intermédiaire. Ou bien nous avons peur des moqueries et du regard des autres. Parfois aussi, une expérience antérieure négative par rapport à ce sacrement nous en a éloigné. Nous n’avons pas le temps, ou les permanences dans la paroisse sont à des horaires impossibles… De nombreuses voix s’élèvent en nous comme des interdits. Apprenons de ce lépreux qui n’hésite pas à braver les interdits pour aller rencontrer le Seigneur qui guérit et purifie. - L’Évangile souligne que « Jésus étendit la main et le toucha ».
À son tour, le Seigneur brave un interdit. En effet, ceux qui touchaient un lépreux devenaient eux-mêmes impurs. Jésus n’hésite pas à accomplir ce geste qui rend à cet homme son humanité et il va même plus loin puisqu’il le guérit et lui permet de se réinsérer dans la société. Dimanche, nous célèbrerons le baptême du Seigneur qui nous rappelle que Jésus n’a pas hésité à se faire l’un d’entre nous pour venir à notre rencontre, pour nous toucher par sa miséricorde, pour guérir nos lèpres. En se faisant identique à chacun d’entre nous en tout – sauf le péché – il a pu nous réconcilier avec Dieu et nous réintégrer dans la famille des enfants de Dieu. Lors de l’absolution, le prêtre qui étend sa main au-dessus de nous manifeste par sa présence que le Christ vient de nouveau à notre rencontre nous toucher, nous purifier, nous pardonner, nous relever et nous rendre notre humanité. - La fin du récit précise que Jésus a demandé à l’homme qu’il venait de guérir d’aller voir le prêtre pour offrir un sacrifice prescrit par la Loi pour sa guérison. Notons que cette fois-ci, il respecte la Loi : c’est en effet une bonne chose que de remercier Dieu pour ses bienfaits. Jésus n’est pas venu abolir la Loi, mais nous purifier de notre application légaliste de celle-ci. La confession, dont le premier pas a souvent été difficile, se termine normalement dans la paix intérieure. C’est pour cela que le prêtre termine généralement par une brève prière de louange.
Dialogue avec le Christ
Tu connais et tu sondes mon cœur, Seigneur : tu me découvres à moi-même mes peurs, mes doutes, mes ombres. Que l’expérience de la tendresse de ton cœur soit plus forte que mes incertitudes et mes craintes ! J’accepte la main que tu me tends pour me relever et je reviens à toi chaque jour.
Résolution
Si je ne me suis pas confessé dernièrement, prendre mon courage à deux mains pour aller rencontrer un prêtre.
08/01/2026
« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture »
Jeudi 8 janvier 2026
Évangile selon saint Luc 4, 14-22a
En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.
Prière
Ô mon Dieu, je crois en toi, parce que tu es la vérité même. Je crois que tu es le sens profond de ma vie. Donne-moi la grâce de la foi, de voir ta présence et ta providence en toute chose. J’espère en toi, j’espère en tes promesses, car je sais que tu es allé me préparer une place auprès de toi. Sois mon unique espérance, Seigneur.
Ô mon Dieu, je t’aime et je veux t’aimer par-dessus toute chose, bien que mon amour soit si faible et inconstant. Augmente mon amour pour toi aujourd’hui. Esprit Saint, illumine tout mon être en cette oraison pour écouter et suivre tes inspirations.
Demande
Seigneur, transforme ma vie aujourd’hui.
Réflexion
- « Selon son habitude (…) »
Jésus se rend à la synagogue, comme souvent depuis qu’il est petit. Et pourtant, tout a changé. Il a été baptisé par Jean, est passé par le désert et commence déjà à accomplir des miracles et à réunir des disciples. Ce n’est plus l’artisan, fils de Joseph, qui revient à Nazareth, mais le Messie, le Christ. Et cela ne passe pas auprès des habitants qui le connaissent.
Cette petite phrase de l’Évangile renferme un message important pour notre vie spirituelle : les habitudes que nous avons peuvent devenir des obstacles à notre conversion, à notre changement de vie. Parfois ce sont nos habitudes, parfois le regard que les autres sont habitués à avoir sur nous. Ces habitudes peuvent être évidentes, mais aussi un peu cachées. Demandons-nous, et demandons à ceux qui nous connaissent et désirent notre sainteté : quelles habitudes anciennes de ma vie m’empêchent-elles de m’approcher de Dieu ? - Jésus commence à expliquer aux Nazaréens qu’il est l’accomplissement des prophéties, et ceux-ci réagissent de manière curieuse. D’un côté, ils reconnaissent que ce sont des paroles de grâce qui sortent de sa bouche, et de l’autre ils n’arrivent pas à y croire car ils connaissent trop bien Jésus et ses parents.
Voilà un dilemme que nous rencontrons souvent dans notre vie. Nous sommes capables de dire quel est le message de Dieu, mais pas de le vivre. Nous arrivons à identifier les inspirations de l’Esprit et ce qu’il nous encourage à vivre, mais nous ne parvenons pas à les mettre en œuvre. En réalité, comme aux habitants de Nazareth, il nous manque la foi. Pas l’intelligence, mais la foi en Jésus. - Que faire alors ? Dans les lignes qui suivent le passage d’aujourd’hui, les Nazaréens terminent en essayant de tuer Jésus. Devant la division intérieure entre notre intelligence qui nous dit ce que Dieu veut, et nos habitudes et convictions qui y résistent, eux choisissent de renoncer à leur intelligence pour maintenir dans leurs habitudes ce qui est le plus commode.
Et pour nous, comment faire autrement ? En connaissant Jésus intimement de façon à le laisser modeler notre vie. En croyant qu’il est l’envoyé de Dieu, qui peut libérer les opprimés par le péché, nous faire sortir des prisons de nos habitudes, nous faire voir les chemins de conversion. Posons un acte de foi, reconnaissons Jésus comme notre Sauveur, et il transformera notre vie.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, je crois que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Augmente en moi la foi. Purifie mon esprit pour qu’il ne se laisse pas corrompre par les mauvaises habitudes et la facilité. Je crois en toi. Pénètre un peu plus dans mon intelligence, dans ma vie quotidienne, dans mes convictions. Sois le Maître de ma vie.
Résolution
Aujourd’hui, j’identifierai à la fin de cette prière une habitude qui me ralentit dans ma vie à la suite du Christ, et je l’offrirai à Dieu par un acte de foi.
07/01/2026
Le miracle des eaux
Mercredi 7 janvier 2026
Évangile selon saint Marc 6, 45-52
Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre. Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris. Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! » Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.
Prière
Jésus, ouvre les oreilles et les yeux de mon cœur pour que je t’entende et que je te voie maintenant, à travers mon temps de prière de ce jour.
Demande
Jésus, apprends-moi la confiance. Pour cela, que je sache reconnaître ta présence qui chasse toute crainte, tout préjugé, toute méfiance.
Réflexion
- Commençons par la fin. Les disciples ont « le cœur endurci », nous dit l’évangéliste. L’endurcissement du cœur est lié aux oreilles qui n’entendent pas et aux yeux qui ne voient pas. Cette précision nous dit au moins deux choses. D’abord que les disciples ne comprennent pas l’agir et les paroles de Jésus. Ils sont dépassés par ce rabbi qui vient de multiplier les pains et les poissons pour la foule, puis qui va les rejoindre en marchant sur les eaux. Deuxièmement, cela nous dit aussi que Jésus a la capacité de remédier à cet endurcissement. Jésus va les amener peu à peu à mieux le comprendre et à mieux le comprendre. C’est la grâce que nous lui demandons aussi aujourd’hui, dans notre méditation.
- Si Jésus souhaite rester seul avec cette foule, c’est qu’il la considère « comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mc 6, 34). Il se veut et il se présente en réalité comme le seul et vrai pasteur de ces hommes et de ces femmes. On imagine Jésus prenant beaucoup de temps pour parler avec tous ceux qui s’approchaient, pour les consoler, pour les écouter, pour les encourager et enfin pour les renvoyer chez eux, en paix et les ayant auparavant nourris de pain, de poisson et de sa présence.
- Pendant ce temps, les disciples sont en mer, seuls, dans la barque. Jésus, qui les rejoint en marchant sur les eaux, ne relève pas d’abord d’un fait surnaturel, mais délivre un message théologique important sur l’identité de Jésus. Lequel ? Pour les Israélites, la mer évoque toujours la mort. N’oublions pas que le peuple avait pu, par l’action de Dieu, traverser la Mer Rouge à pieds secs. C’est dire qu’ils avaient littéralement traversé la mort, donc vaincu la mort. Le miracle que Dieu avait réalisé, voilà que Jésus le revit à son tour.
Pour confirmer qu’il s’agit bien de plus et pour rassurer ses disciples, Jésus leur lance : « Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur ! » Ce « c’est moi » ou « je suis » résonne aux oreilles des Juifs – que sont les disciples – comme le Nom même de Dieu : « Je suis ». Tel est le Nom divin que Dieu avait révélé à Moïse précisément avant le grand miracle de la traversée de la mer. Cet épisode où Jésus marche sur les eaux, tout en empruntant l’expression « je suis », est une véritable théophanie. C’est bien la divinité de Jésus qui est révélée aux disciples. Et c’est bien cela qu’ils ont tant de mal à comprendre avec leur cœur endurci.
Dialogue avec le Christ
Jésus, que je sache moi aussi te reconnaître comme vrai Dieu et vrai homme. Pour méditer encore, je peux reprendre les paroles du chant et l’écouter : « Notre Dieu s´est fait homme pour que l´homme soit Dieu, mystère inépuisable, fontaine du salut »
Résolution
Faire résonner en moi, tout au long de la journée, la phrase de Jésus : « Confiance ! C’est moi ! N’aie pas peur ! »
06/01/2026
La nourriture de l’âme et du corps
Mardi 6 janvier 2026
Évangile selon saint Marc 6, 34-44
En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive. Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. » Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. » Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte. Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.
Prière
Seigneur, mon âme a besoin de nourriture, tu es celui qui peut nourrir mon âme. Dans ta bonté, tu m’offres aussi de la nourriture pour le corps afin de pouvoir mieux te servir chaque jour. Donne-moi la grâce de toujours te rechercher pour la vraie nourriture et la vraie boisson : ton Corps et ton Sang.
Demande
Que je recherche toujours la vraie nourriture.
Réflexion
- L’Évangile d’aujourd’hui est un grand classique du Nouveau Testament. Dans les quatre Évangiles, six différents passages de la multiplication des pains sont relatés. Deux fois chez Matthieu et Marc et une fois chez Luc et même saint Jean. Il est intéressant de noter que la première multiplication des pains pour une foule de 5 000 hommes est le seul moment de la vie de Jésus que nous retrouvons dans les quatre évangiles, mis à part les évènements de la Semaine Sainte. Nous savons aussi que l’Évangile de saint Marc est le plus ancien des quatre Évangiles ; le passage que nous méditons aujourd’hui est la première narration de ce miracle.
- Mais alors, pourquoi ce miracle de la multiplication des pains est-il si important ? Il y a plusieurs éléments de réponse. Tout d’abord, c’est un miracle que Jésus a accompli plusieurs fois. C’est ensuite un miracle qui se place dans la continuité de l’Ancien Testament qui rappelle la manne du peuple d’Israël offerte par Dieu dans le désert. C’est enfin une préfiguration de la vraie nourriture qu’est l’Eucharistie.
Mais il y a peut-être une autre explication que j’aimerais proposer pour notre méditation aujourd’hui. Ce miracle est particulièrement représentatif de la personnalité de Jésus. Il faut nous rappeler que Jésus est venu sur terre pour nous racheter et sauver nos âmes. Lors des tentations au désert, le Seigneur refuse de changer les pierres en pain et démontre ainsi que sa priorité est avant tout notre salut et non le bien-être de nos corps.
Le passage de l’Évangile que nous venons de lire est appelé la multiplication des pains. Il commence pourtant par Jésus qui enseigne les foules et nourrit les âmes : « Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. » Ces versets décrivent dans le détail le miracle de la multiplication des pains et mentionnent simplement, en passant, la longue prédication du Christ sans même nous en donner de détails, n’est-ce pas curieux ? Pour quelle raison laisser de côté ce qui est le plus important ? - Nous sommes humains et Jésus le sait. Oui, il est venu pour sauver nos âmes. Oui, l’homme ne vit pas seulement de pain. Oui, nous sommes des hommes de peu de foi. Jésus sait tout cela et, dans sa grande compassion, lorsqu’il voit une foule affamée spirituellement et humainement, il ne peut s’empêcher de la nourrir de sa Parole et de pain. On pourrait même dire qu’il offre ce pain presque malgré lui. Jésus sait bien que ce signe sera mal interprété. Il le déclarera lui-même plus loin dans l’Évangile de saint Jean : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. » (Jn 6, 26) Jésus nous aime tant, il connaît nos besoins humains. Il est saisi de compassion et veut contenter nos corps affamés.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Tu connais mes besoins et mes faiblesses. Tu sais ce qui est bon pour moi et comment nourrir mon âme. Aide-moi à avoir une plus grande confiance en ton amour infini et rechercher les biens spirituels avant les biens matériels.
Résolution
Je nourris mon âme par un petit temps de lecture spirituelle aujourd’hui.
