Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

22/03/2026

Valérie, néophyte : "Jésus vient m’apprendre à aimer chaque jour"

 

Promesse de vie éternelle

Dimanche 22 mars 2026 

Évangile selon saint Jean 11, 1-45

En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? »
Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Jésus avait parlé de la mort ; eux pensaient qu’il parlait du repos du sommeil. Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Prière

Acte de foi : « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous nous enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. »
Dans cette foi, puis-je vivre et mourir. Amen.

Demande

Seigneur donne-moi la foi ! Permets-moi de transformer mon regard, sans angoisse sur la vie, la maladie et la mort. Sans inquiétude sur ce que j’ai à vivre. Aide-moi à ne voir que toi et le salut que tu me proposes et que tu proposes au monde entier.

Réflexion

  1. « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
    En ce cinquième dimanche de Carême, nous voici amenés, à travers le récit de la résurrection de Lazare, à nous préparer en profondeur à ce que nous vivrons dans le temps liturgique de Pâques – la mort et la Résurrection du Christ – signes de cette promesse de vie éternelle à laquelle nous sommes promis.
    Quelle vision ai-je de ma vie et de la mort ? Est-ce un sujet que j’ose regarder sans trop de crainte, malgré toute la part d’inconnu qui y est liée ? Est-ce que je prends le temps nécessaire pendant ce Carême d’approfondir cette promesse de salut, faite pour moi et pour le monde ?
  2. « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » ; « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
    Marthe et Marie, que nous avons déjà appris à connaître, présentent des caractères différents mais elles sont cependant animées du même amour fraternel pour Lazare. Elles envoient le même message à Jésus… Jésus va s’adresser à elle de façon différente pourtant, devant leur incompréhension face à ce qui arrive. Avec Marthe qui se précipite à sa rencontre, il va prendre le temps de l’amener à approfondir les raisons de sa foi. Jusqu’à ce qu’elle prononce cet acte de foi totale en lui : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
    Avec Marie, qui est depuis toujours plus intérieure, plus mystique pourrions-nous dire, il compatit silencieusement devant ses larmes. « Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé (…) » Suis-je attentif aux réponses que me donne le Seigneur devant l’épreuve ? Suis-je convaincu que sa réponse est toujours pour mon plus grand bien ? Pour m’aider à approfondir ma foi ?
  3. « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
    Quelle belle profession de foi de Marthe ! Suis-je capable de prononcer la même au cours des Eucharisties auxquelles je participe pendant ce Carême ? Est-ce que je me prépare à la redire avec force, lors des offices de la Semaine Sainte qui relate la Passion, la mort et la Résurrection du Christ ? Cette profession de foi plus approfondie de ma part me permet-elle de l’annoncer à ceux qui m’entourent et à ceux que j’aime, doucement, sans contraindre leur liberté, mais en leur offrant simplement cet appel : « Le Maître est là, il t’appelle. » ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur, j’ai confiance en toi. Je sais que tu veux mon bonheur et mon salut ; quel que soit le chemin de ma vie terrestre, tu veux, pour moi, le bonheur éternel. Je désire profondément me mettre à ton écoute qui, je le sais, est personnelle et attentive aux désirs et aux complications de mon cœur. Je sais que ta réponse me convient encore plus parfaitement que ce que je désirerais entendre car elle ne veut pour moi que mon bien.

Résolution

Je prends le temps de méditer profondément la profession de foi de Marthe : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

21/03/2026

Daniel Brottier, un spiritain bienheureux

 

La Parole qui appelle à la conversion

 Samedi 21 mars 2026

Évangile selon saint Jean 7, 40-53

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

Prière

Je me mets en présence de Dieu qui est toujours avec moi, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Je m’unis en prière à notre communauté de lecteurs des méditations quotidiennes de Regnum Christi que je confie au Seigneur.

Demande

Seigneur Jésus, je viens à toi en ce matin de Carême avec un désir de conversion : ouvre mon esprit et mon cœur pour reconnaître ta présence là où je ne l’attendais pas, et pour laisser ta Parole guider ma vie.

Réflexion

  1. « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
    Les gardes envoyés pour arrêter Jésus reviennent bouleversés par sa Parole. Eux qui n’étaient pas ses disciples, ni d’érudits docteurs de la Loi perçoivent la force de vérité qui habite la Parole de Jésus, se laissent toucher et deviennent maintenant témoins de son autorité. Ils reconnaissent ce que d’autres, pourtant plus instruits, refusent de voir.
    La Parole du Christ continue d’avoir cette force aujourd’hui : elle fait tomber des murs, elle déplace les certitudes, elle ouvre une brèche là où le cœur s’était fermé.
    Et moi, qu’est-ce que la Parole du Christ provoque en moi ? Est-ce que je la laisse réellement me rejoindre, là où j’ai peur, là où je résiste, là où je garde mes sécurités
  2. « (…) la foule se divisa à cause de lui. »
    Jésus ne laisse jamais indifférent. Sa présence révèle les motivations, met au jour les intentions de nos cœurs, incite au choix. Certains reconnaissent en lui « le Prophète », d’autres « le Christ ». D’autres encore s’accrochent à des critères humains : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? » Ils connaissent les Écritures, mais leur cœur n’est plus capable de s’ouvrir à la nouveauté de Dieu.
    Aujourd’hui également, nous risquons de réduire Jésus à l’image que nous nous en faisons, faire un « Jésus à notre mesure » ou à avoir recours à nos raisonnements avant de nous tourner vers son Cœur. Autant de divisions intérieures que Jésus vient unifier, si je le laisse m’éclairer.
  3. « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre (…) ? »
    Nicodème ose une parole juste et humble.  Il ne prend pas une posture de confrontation, mais il rappelle un principe fondamental : on n’a pas le droit de juger sans avoir préalablement entendu le présumé coupable. Il représente ceux qui, dans la nuit de leurs questions, se laissent peu à peu conduire vers la lumière. Ceux qui écoutent la voix de leur conscience. Il ne comprend pas tout, mais il avance. Il ne maîtrise pas, mais il s’ouvre avec confiance.
    Et moi, lorsque je suis face à des divisions, des rumeurs, des jugements rapides, est-ce que je laisse la Parole du Christ me surprendre, m’éclairer autrement, m’inviter à un pas de courage ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu es la Parole qui éclaire sans condamner, qui révèle sans écraser. Tu connais mes zones d’ombre, mes hésitations, mes élans contrariés. Parle à mon cœur comme tu as parlé aux foules : avec la douceur de la vérité.
Je veux te suivre dans la lumière, même si cette lumière dérange mes habitudes. Reste avec moi, Seigneur, et conduis-moi.

Résolution

Aujourd’hui, je peux prendre la résolution suivante : avant de parler, de contredire ou de réagir à quelque chose qui me dérange, je ferai une petite pause intérieure pour demander : « Seigneur, comment veux-tu que je vive cela ? »

20/03/2026

Les jeunes ont du mal à s’engager !

 

Connaître

 Vendredi 20 mars 2026

Évangile selon saint Jean 7, 1-2.10.14.25-30

En ce temps-là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.

Prière

Seigneur Jésus, je crois en toi. Tu es présent, tu me vois, tu m’écoutes, tu m’aimes. Je prends ces quelques instants de prière pour élever mon cœur vers toi parce que je veux que cette journée te soit consacrée. Je veux la vivre proche de toi et pour toi.

Demande

Seigneur, accorde-moi de trouver ma sécurité en toi !

Réflexion

  1. On cherchait à le tuer
    Nous sommes déjà dans la deuxième moitié du Carême. Depuis lundi, l’Église nous propose la lecture de l’Évangile selon saint Jean, qui nous accompagnera jusqu’à la Semaine Sainte. L’Évangile d’aujourd’hui s’ouvre dans une atmosphère hostile : le Christ parcoure la Galilée parce qu’en Judée on cherche à le tuer. Malgré le danger auquel il s’expose, Jésus monte à Jérusalem. Dans la Ville sainte, la situation ne s’est pas améliorée et l’évangéliste nous le rappelle : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? » Mais ni les menaces, ni l’opposition ne semblent influencer Jésus. Il pénètre jusqu’au cœur du territoire hostile : il monte en Judée, puis à Jérusalem et jusqu’au Temple. Devant cette attitude si anormale, et spécialement lorsque nous la comparons à notre peur devant les menaces des hommes, surgit en nous une question : que guide cet homme ? Qu’est-ce qui le pousse à se présenter sans défense devant ceux qui veulent le tuer ? D’où vient-il ?
  2. « Nous savons d’où il est. »
    Même devant tous les prodiges et les signes qu’il accomplit, les habitants de Jérusalem ne voient en Jésus qu’un homme ordinaire. Ils sont comme les Nazaréens qui, au lieu de croire en lui, se scandalisent de son humanité : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier ? » (Mc 6, 2-3) Ils n’arrivent pas à voir le mystère de sa divinité parce qu’ils ne connaissent pas le Père. Ils regardent, mais ne voient pas(cf. Is 6, 9). Les signes de la présence de Dieu, les gestes de son amour sont devant eux, mais ils y sont aveugles.
  3. « Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui. »
    Jésus, lui, sait d’où il vient, ou plutôt, de qui il vient. Le Christ montre aux habitants de Jérusalem que leur connaissance est insuffisante. Ils connaissent dans le sens qu’on sait quelque chose sur quelqu’un : le lieu de son origine, sa famille, son métier… mais pas dans le sens que l’on connaît quelqu’un, qu’on l’a rencontré et qu’une relation s’est formée entre nous. C’est cette connaissance plus profonde qu’il leur manque. C’est elle qui révèle la vraie origine de Jésus. C’est elle aussi qui soutient et guide le Christ dans sa mission. Il connaît le Père. Il connaît son amour. Il sait qu’il est entre ses mains. C’est pour cela qu’il est prêt à affronter les hostilités et les menaces. Cette fois-ci, « personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue ». Lorsque son heure sera venue, il n’hésitera pas à affronter la souffrance et la mort parce qu’il sait qu’il va vers son Père (cf. Jn 13, 1).

Dialogue avec le Christ

« Seigneur, montre-nous le Père ! » (Jn 14, 9) Ouvre mes yeux pour que je puisse reconnaître sa présence et son amour dans ma vie. Que cette relation avec lui me soutienne à travers les difficultés et les insécurités que je rencontre.

Résolution

Aujourd’hui, dans un moment d’insécurité ou de difficulté, je m’arrête et je renouvelle ma foi : je suis dans les mains de Dieu.

19/03/2026

Pas avant le mariage, vraiment ?

 

Fils, époux, père

 Jeudi 19 mars 2026

Évangile selon saint Matthieu 1, 16.18-21.24a

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

Prière

Seigneur, je me présente une fois de plus devant toi, je m’abandonne à toi, car je crois en toi, j’ai foi en ta présence ici à mes côtés, surtout en moi. Je te fais confiance, je sais que tu veilles sur moi et sur tous ceux qui me sont chers. Je t’aime, car tu m’as aimé le premier et parce que ton amour me construit chaque jour.

Demande

Renouvelle-moi de l’intérieur, je veux un cœur comme le tien, blessé. Donne-moi la grâce de répondre à ton amour, je veux être l’eau qui, par ma vie, peut étancher ta soif d’amour. Je veux aimer en servant et servir en t’aimant.

Réflexion

  1. Qui est le époux de Marie ?
    Quel est l’intérêt de garder à l’esprit sa propre généalogie ? La raison d’être de l’arbre généalogique est la continuité, dans un certain sens, la réalisation du désir de vivre éternellement. Saint Matthieu commence son récit évangélique par une progression depuis Abraham, en passant par David, en rappelant Babylone jusqu’à la naissance du Christ.
    Ainsi, l’appartenance du Christ au peuple d’Israël, sa dignité prophétique, royale – en tant que roi promis – et rédemptrice est latente. Les promesses et la bénédiction de Dieu se transmettent d’une génération à l’autre, d’une époque à l’autre, toujours actuelles et jamais déçues. Tel est l’héritage de Joseph, fils de David, fils d’Abraham, époux de Marie, dont est issu Jésus, appelé Christ. Ce dernier, quant à lui, s’approprie l’histoire de Joseph, la fait sienne, l’assume telle qu’elle est pour la racheter.
  2. À qui l’ange s’adresse-t-il ?
    Lorsque l’ange interpelle Joseph, il le fait en évoquant son identité et son histoire en tant que fils de David afin de l’introduire dans sa mission d’époux et de futur père. En l’appelant par son nom, le Seigneur, par l’intermédiaire de l’ange, fait appel à l’histoire de Joseph pour lui rappeler son identité et dissiper les doutes et les craintes éventuelles qui occupent son esprit et son cœur. Joseph rend maintenant la pareille, il répond à l’appel du Seigneur à partir de son histoire remplie de la présence d’hommes et de femmes qui, dans certains cas, ont marché aux côtés du Seigneur, dans d’autres non. Tous font partie d’une même histoire.
  3. Joseph, époux et père
    Il convient maintenant de mettre Joseph dans le contexte. Son « passé » peut être résumé par l’expression « fils de David », qui renvoie à la tradition dont il est porteur. Le « présent » de Joseph réside en Marie car, face à la confusion causée par la grossesse, il décide d’agir selon la justice dictée par son amour pour le Seigneur. La présence de Marie nous révèle le cœur de Joseph. Son avenir se prépare dans le Saint-Esprit, une vie cachée dans le Christ et avec le Christ. Un appel à vivre en contact permanent avec le mystère de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Ma vie est entre tes mains. Mon histoire t’appartient. Tout comme tu as guidé Israël et l’as conduit à travers le désert, tu as agi de la même manière dans mon passé. Tu as été présent et tu as agi dans ma vie ; de même, en Marie, image de l’Église, se trouve mon présent, car elle est pleine de grâce et a trouvé grâce devant le Seigneur. De même, le présent de mon existence est un jour béni, et tu me demandes de ne pas craindre de « l’épouser ». Tu me demandes de ne pas craindre la vie qui m’attend et qui se développe dans le sein de Marie (d’Église), car elle vient de toi. Passé, présent, futur, tout vient de toi et revient à toi, car nous sommes à toi.

Résolution

Je récite la prière suivante en réfléchissant à un événement de ma vie que je regrette, un événement pour lequel je suis reconnaissant, que je redoute ou que je me reproche.
« Prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Tout ce que j’ai et tout ce que je possède, tu me l’as donné ; à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t’aimer et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit. » (Saint Ignace de Loyola)

18/03/2026

Méditer le Credo - Père Aubert de Petiville

 

Le chemin de la vie éternelle

 Mercredi 18 mars 2026

Évangile selon saint Jean 5, 17-30

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.
Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »

Prière

Seigneur Jésus, Chemin, Vérité et Vie, aide-moi à m’imprégner de ta vie et de ton enseignement. 

Demande

Montre-moi, Seigneur, le chemin de la vie !

Réflexion

  1. Nous sommes dans la quatrième semaine de Carême. Dans quelques jours, nous commencerons la Semaine Sainte. Ravivons nos efforts, nos prières, notre jeûne, nos pénitences, nos aumônes ! Le temps passe inexorablement. Vivons chaque jour comme si c’était le dernier.
  2. La première lecture de ce jour nous permet d’identifier le Christ comme étant « l’alliance du peuple ». Il nous guidera, conduira et consolera son peuple. Le Christ est notre Sauveur, le Fils de Dieu, descendu du ciel afin de nous ouvrir le chemin et la porte du paradis. Bien qu’il soit notre guide, il ne nous sauvera pas sans nous : « Moi, je ne peux rien faire de moi-même. »
    À la fin de notre vie, ce sera nous et seulement chacun de nous face à Jésus : toute ma vie face à lui. Qu’écoutera Jésus pour rendre son jugement ? Notre vie. Celle-ci aura-t-elle été empreinte d’amour ? Qu’est-ce qui me guide quotidiennement ? Qu’est-ce qui guide mes pensées, mes paroles, mes actions ? N’est-ce pas cela écouter sa Parole et croire en celui qui l’a envoyé ?
  3. Le Carême nous permet de raviver la conscience de notre vie sur terre. Comme le déclarait saint Jean-Paul II : « Nous sommes des pèlerins sur terre. » Cette vérité abrupte et dure à entendre nous oblige à nous recentrer. Qu’allons-nous pouvoir apporter avec nous lors de notre passage de ce monde à celui du Père ? L’amour et le fait d’avoir accompli la volonté du Seigneur.

Dialogue avec le Christ

Sainte Vierge Marie, la volonté du Père est que nous soyons sauvés. Fais de ma vie une imitation d’amour du Christ. Que mes pensées, paroles et actions soient le reflet de la vie de Jésus. 

Résolution

Je fais un examen de conscience où la clef de lecture sera : « Aurais-tu agi de la sorte, toi aussi, Jésus ? »

Liberté d'expression, religion, journalisme - L'Abbé Raffray reçoit Charlotte d'Ornellas

 

17/03/2026

 

La guérison qui vient du Christ

 Mardi 17 mars 2026

Évangile selon saint Jean 5, 1-16

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

Prière

Seigneur, dans ma vie chrétienne je cherche continuellement à me rapprocher de toi. Que ce désir m’encourage à te connaître chaque jour un peu plus pour pouvoir t’aimer davantage. Que ce temps de prière soit une vraie rencontre entre nous.

Demande

Que ce Carême m’aide à mieux connaître le Seigneur.

Réflexion

  1. Dans ce récit de guérison, plusieurs détails peuvent nourrir notre prière. Tout d’abord, le père de l’Église, Origène, attire notre attention sur un détail significatif : les malades sont étendus sous cinq colonnades qui entourent la piscine. Pour lui, ces cinq colonnades représentent les cinq premiers livres de la Bible, c’est-à-dire le Pentateuque. Ces cinq livres constituent la Torah, aussi appelée la Loi juive.
    Ainsi les malades sont couchés « sous » cette Loi, ils sont impuissants face aux exigences de cette Loi qui, à la fois les protège, mais peut aussi devenir écrasante car, sans la grâce de Dieu, ils ne parviennent pas à être pleinement fidèles à ces textes si exigeants.
    Dans notre vie chrétienne, c’est un peu la même chose. Même si les commandements sont un don de Dieu, destinés à éclairer nos choix et orienter notre conduite quotidienne, ils nous confrontent à nos limites. Il faut aussi reconnaître les difficultés que nous rencontrons tous les jours pour demeurer fidèles à la loi du Seigneur.
  2. Jésus est celui qui sauve et il nous fait don de cette grâce. La piscine au centre du système de la loi pouvait certes offrir une guérison, mais il était très difficile d’y accéder et seul un petit nombre pouvait en bénéficier.
    Jésus, au contraire, vient apporter un salut bien plus universel et plus efficace. Une fois guéri, l’homme miraculé porte son brancard. Saint Augustin nous enseigne que ce symbole doit nous encourager à nous rappeler nos faiblesses. Ce brancard, essentiel et central dans notre vie, qui nous soutenait lors de nos moments de maladies, doit maintenant être porté bien haut comme un trophée car le Christ nous a libérés de nos péchés.
  3. Le dernier élément qu’il est intéressant de noter est la double guérison qui intervient chez ce malade. Dans un premier temps, il ne connaît pas Jésus et le Christ ne peut que guérir son corps. Lors de leur deuxième rencontre, lorsqu’il reconnaît qui est Jésus, le Christ lui pardonne alors ses péchés et guérit ainsi son âme.
    Seul celui qui connaît le Christ et le reconnaît comme le Fils de Dieu peut recevoir le pardon de ses péchés. Le temps du Carême est précisément un temps de conversion, un temps privilégié au cours duquel nous désirons mieux connaître Jésus, afin de nous ouvrir pleinement à son salut.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Je veux te connaître chaque jour un peu plus et, à travers ton Évangile, je sais que je peux te découvrir dans toutes les dimensions de ta personne. Aide-moi à me rapprocher de toi.

Résolution

Je pense à un défaut que le Christ m’a aidé à corriger, ou du moins à atténuer, et je le remercie pour les progrès accomplis. 

16/03/2026

Les révélations d'un médecin légiste sur la mort de ces grands saints

 

La présence agissante du Seigneur

 Lundi 16 mars 2026

Évangile selon saint Jean 4, 43-54

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Prière

Seigneur, descends dans ma vie pendant ce temps de prière. Aide-moi à m’élever vers toi.   

Demande

Jésus, accorde-moi l’humilité et la foi nécessaires pour demander et croire que tu m’as entendu, même lorsque je ne perçois aucun signe.

Réflexion

  1. « (…) Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. »
    Ce fonctionnaire royal qui entre dans l’histoire de Jésus a déjà entendu parler de lui. Peut-être était-il présent au mariage en tant qu’invité d’honneur ? Ou peut-être en avait-il eu connaissance par ses serviteurs ?
    Jésus n’appartient pas au même milieu social que le fonctionnaire et, pourtant, celui-ci n’hésite pas à aller à la rencontre du Seigneur pour l’implorer de venir guérir son enfant. C’est un geste audacieux et courageux qui transparaît dans sa supplique : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Cependant, Jésus l’invite à aller plus loin encore. Il renvoie le père – qui cherchait ailleurs une solution – vers son fils malade.
    Le Seigneur ne m’appelle-t-il pas, moi aussi, à me tourner vers quelqu’un de mon entourage pour lui apporter soulagement, présence et amour ? 
  2. « (…) Ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre (…) »
    Sur le chemin du retour, le haut fonctionnaire rencontre ses serviteurs qui viennent lui annoncer la bonne nouvelle : son fils est guéri !
    Y a-t-il des personnes qui viennent à ma rencontre pour me montrer la présence agissante du Seigneur ? Quelle attention est-ce que je leur porte ? 
  3. « L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite (…) »
    Cette phrase exprime un acte de foi tellement libre et tellement infini. Cet homme reconnaît, dans les événements de sa vie, l’action de Dieu en Jésus-Christ. Il comprend que la guérison de son fils n’est pas le fruit du hasard, mais celui de la parole vivante du Seigneur.
    Puis-je faire mémoire d’un moment où le Seigneur a agi dans ma vie ? Comment cette expérience a-t-elle approfondi ma foi ?

Dialogue avec le Christ

Je peux reprendre l’un des points qui m’a particulièrement marqué pour en reparler avec le Christ. Je peux aussi relire le psaume du jour et le prier en mettant mes mots sur l’action de Dieu dans ma vie :
« Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. Quand j’ai crié vers toi, Seigneur. Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse. Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint. Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie. Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu. Tu as changé mon deuil en une danse. Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce ! » (Ps 29)

Résolution

À partir du passage qui m’a le plus marqué, je m’approche d’une personne de mon entourage à laquelle le Seigneur m’envoie ; ou bien je rends grâce aux personnes qui m’annoncent le Christ ; ou je remercie le Seigneur pour sa présence agissante dans ma vie.

15/03/2026

Miracles à Lourdes : Ces Guérisons inexpliquées qui défient la Science - Documentaire complet

 

Confiance au cœur des ténèbres

 Dimanche 15 mars 2026

Évangile selon saint Jean 9, 1-41

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : ‘Va à Siloé et lave-toi.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. »
Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle. Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer. »
Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! »
Et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’, votre péché demeure. »

Prière

« Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » (Is 49, 6) Oui, Seigneur, tu es « la lumière du monde » (Jn 8, 12), « ma lumière et mon salut » (Ps 26, 1).

Demande

Seigneur, donne à ceux que j’aime et qui m’entourent de te reconnaître. Donne-nous de vivre unis et de mourir dans la foi en toi, Christ, Fils du Dieu vivant !

Réflexion

  1. Jésus se fait connaître à la fois comme créateur, celui qui me façonne dans le sein de ma mère (cf. Jr 1, 5), « qui a créé mes reins, qui m’a tissé dans le sein de ma mère » (Ps 138, 13-14). Et comme rédempteur, celui qui sauve en nous plongeant dans l’eau du baptême représentée par la piscine de Siloé.
    Ainsi déclare saint Irénée : « Ainsi donc, puisque nous sommes modelés dans le sein maternel par le Verbe, ce même verbe remodela les yeux de l’aveugle-né : il fit ainsi apparaître au grand jour celui qui nous modèle dans le secret. » (Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, livre V).
    Jésus, tu es mon Créateur et mon Sauveur !
  2. Le mendiant se tient seul contre tous. Même ses parents se mettent en retrait et ne le soutiennent pas : « Il est assez grand pour s’expliquer. » L’aveugle qui a recouvré la vue est un modèle de simplicité, de franchise et de courage. Il argumente, sans peur, avec intelligence et sagesse, affirmant : « Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire », maniant même l’humour : « Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
    Sa rencontre avec Jésus a ouvert ses yeux et l’a rempli de l’Esprit. Les paroles de Jésus rapportées en saint Matthieu se réalisent : « Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. » (Mt 10, 19-20)
  3. « C’est bien moi » dit l’homme devant ceux qui discutent, hésitant à le reconnaître. Que de force morale dans cette réponse ! Cette simple affirmation « C’est bien moi » est, mot pour mot, identique à celle de Jésus arrêté à Gethsémani (cf. Jn 18, 5). L’homme guéri est prêt à se retrouver comme Jésus soumis à un interrogatoire hostile.
    De même, c’est aussi mot pour mot l’affirmation de Jésus ressuscité à ses disciples. « « Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! » (Lc 24, 39). Il y a un homme nouveau dans cet ancien aveugle, un homme dans lequel se trouve la promesse de la résurrection et de la vie éternelle.

Dialogue avec le Christ

Les apôtres voudraient comprendre la cause du mal qui touche cet aveugle de naissance. Jésus répond succinctement. Car, plus que de donner de grandes explications, c’est ton désir, Seigneur, de glorifier ton Père en travaillant à ses œuvres, qui te presse. Ton désir de consoler et de sauver les hommes t’encourage à agir sans délai. Et sans même que l’aveugle exprime une quelconque demande, Jésus, te voici à l’œuvre : « Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle. »
Donne-moi, Seigneur, une immense confiance en ta présence active et miséricordieuse dans ma vie ! Garde en moi cette confiance lorsque je suis dans les ténèbres.

Résolution

J’accomplis aujourd’hui le bien que je peux faire, sans délai.

14/03/2026

 

La prière du pharisien et du publicain

 Samedi 14 mars 2026

Évangile selon saint Luc 18, 9-14

En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.”
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Prière

« Venez, retournons vers le Seigneur ! Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes. » (Os 6, 1-6)

Demande

Donne-moi, Seigneur, de goûter à ta présence. Viens comme l’ondée arroser la terre assoiffée de mon âme et fais que je te connaisse et t’aime chaque jour davantage.

Réflexion

  1. « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes . »
    Le problème de ce pharisien n’est pas tant ses œuvres – le jeûne et le denier du culte – qui en elles-mêmes sont bonnes et pourraient certainement plaire à Dieu, mais son cœur. Il commence sa prière en se comparant aux autres et se mettant sur un piédestal. Sa « prière » peut nous sembler ridicule et on pourrait penser que le Christ, utilisant une parabole, caricature la situation. Cependant, l’évangéliste nous rappelle que, connaissant le cœur de l’homme, Jésus parle « à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres ».
    L’Évangile d’aujourd’hui nous invite à faire un examen de conscience sur notre propre prière. Nous prenons le temps de lire les méditations du jour régulièrement, de nous arrêter un moment pour nous mettre en présence de Dieu, et c’est une bonne chose. Mais ne courrons-nous pas nous aussi le risque de penser que nous ne sommes « pas comme tous les autres hommes » ? Comment savoir si notre prière est agréable à Dieu ?
  2. « Ils sont voleurs, injustes, adultères. »
    Quelle « prière » ! Le regard du pharisien n’est pas tourné vers Dieu, mais sur lui-même. De la dureté de son cœur ne sortent que jugements et calomnies. Il met tout le monde dans le même panier et se fait juge de ses frères. Loin de le conduire à aimer et se convertir, sa « prière » est un moment pour passer en revue tous ceux qui l’entourent. Tentation qui nous guette aussi. Cela n’est pas prier.
    Prier, c’est se mettre en présence de Dieu, lui présenter notre vie, nos bonnes et moins bonnes actions et lui demander de changer notre cœur de pierre en cœur de chair. C’est ce qu’a fait le Roi David, dont nous lisons aujourd’hui le psaume 51 qui lui est attribué. Repenti de son péché d’adultère et du meurtre du mari de la femme qu’il avait convoitée, il implore le pardon. Dieu entend sa prière et ne rejette pas un cœur contrit et assoiffé de repentir. La vraie prière conduit à la conversion du cœur.
  3. La prière du publicain
    La prière sincère nous amène à nous reconnaître tels que nous sommes face à Dieu : ses enfants aimés, même s’ils ne sont pas toujours à la hauteur de cet amour. L’humilité, disait sainte Thérèse d’Avila, est dans la vérité. Le publicain reconnaît que sans Dieu il ne serait rien. Il confesse ses fautes et sa faiblesse. Il ne cherche pas à s’excuser. Il ne cherche pas de coupables. Il implore simplement sa conversion. Trop souvent nous demandons à Dieu de changer les autres et les situations qui nous pèsent au lieu de le supplier de changer nos cœurs pour grandir dans la vertu et contrôler nos réactions !
    Quel contraste entre les paroles du pharisien et le Magnificat de la Vierge Marie, que nous pourrions prier à nouveau aujourd’hui ! Cependant, lisant ces mots de Marie, nous pourrions nous étonner d’une apparente présomption : « Le Puissant fit pour moi des merveilles (…) désormais toutes les nations me diront bienheureuse. » Mais notons bien que cette prière est entrecoupée de références à la grandeur de l’intervention divine dans sa vie : « Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! … Saint est son nom ! » La Vierge Marie ne s’attribue en aucun cas les mérites de l’œuvre de Dieu en elle, mais elle n’en ignore pas non plus la grandeur sous prétexte d’une fausse humilité.
    Un pas de plus dans la conversion du cœur, c’est apprendre à nous réjouir avec Dieu des merveilles qu’il accomplit dans notre vie. Cela lui est agréable tant que notre regard est fixé sur lui, que nous reconnaissons qu’il est l’auteur de tout bien et que nous ne faisons que coopérer avec sa grâce.

Dialogue avec le Christ

Je cherche ton visage, Seigneur. Je veux te connaître davantage. Lorsque mon cœur est loin de toi, perdu dans l’égoïsme, les jugements ou la vanité, viens à ma rencontre, pour me guérir et me ramener à toi. Que ma prière aujourd’hui soit preuve de mon désir sincère de conversion. Donne-moi, je t’en supplie, les grâces dont j’ai le plus besoin.

Résolution

Prier lentement le psaume du jour (dans la lecture du jour ou dans son intégralité) ou le Magnificat.