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Un site pour avancer ensemble
sur le chemin de la foi
Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.
Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en
une même paroisse. Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous
écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par
tous les moyens, le Christ soit annoncé. Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.
Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos
activités paroissiales.
Fraternellement, Dieu vous bénisse !
Père Jean Alexis Aguma Asima
texte défilant
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07/05/2026
Le défi de demeurer dans le ChristJeudi 7 mai 2026
Jeudi 7 mai 2026
Évangile selon saint Jean 15, 9-11
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »
Prière
Seigneur, tu m’appelles à demeurer en toi. C’est un privilège immense d’être appelé à partager la vie divine mais c’est aussi un grand mystère. Comment faire ? Que dire ? Aide-moi à mieux comprendre ce que tu me demandes pour mieux vivre en union avec toi.
Demande
Que je sache demeurer dans le Seigneur.
Réflexion
- Le très court passage de l’Évangile d’aujourd’hui se révèle pourtant très riche théologiquement. On pourrait même dire qu’il constitue un résumé en trois versets de l’intégralité du message des Évangiles. Si nous parvenons à en saisir le sens, mais surtout à vivre tout ce qui est exprimé dans ces quelques lignes, nous pouvons alors affirmer que nous connaissons le message du Christ.
Pour notre méditation d’aujourd’hui, nous nous concentrerons sur un seul terme qui est employé à trois reprises dans ce court passage. En effet, Jésus utilise trois fois le verbe « demeurer ». En grec, c’est le verbe μένω. C’est un verbe assez courant mais qui renferme de nombreuses nuances et richesses qui peuvent nous éclairer sur ce que le Christ nous demande lorsqu’il nous invite à demeurer dans son amour. - La traduction du verbe μένω par « demeurer » est tout à fait exacte. Dans l’usage courant, c’est un verbe qui signifie habiter quelque part, rester dans un lieu. Ainsi le sens premier est bien celui de demeurer. Le Christ nous appelle à demeurer dans son amour. C’est dans son amour que nous voulons y établir notre demeure, et nous y enraciner fermement.
Mais ce verbe est aussi le terme que le grand poète Homère utilise pour parler de ses héros qui tiennent bon et ne fuient pas devant l’ennemi. Demeurer, c’est aussi tenir sa position au combat, ne pas reculer, persévérer avec fidélité à son devoir. C’est le verbe du guerrier qui résiste.
Demeurer dans l’amour du Christ n’est pas toujours facile et bien souvent il faut affronter les difficultés de la vie pour rester dans l’amour et ne pas entrer dans une dynamique d’amertume et de rancœur face à la vie. C’est aussi cela demeurer dans l’amour. - Une autre nuance du verbe μένω mérite d’être soulignée. Il s’agit du sens de la stabilité, de la persistance. Ce qui demeure inchangé malgré les possibles changements environnants. C’est le verbe utilisé pour parler de la solidité d’une promesse ou de la fermeté d’une décision. Ainsi l’on demeure fidèle à ses engagements et l’on est constant dans ses idées et ses convictions.
Demeurer dans l’amour est donc un appel à la fidélité, un vrai défi de chaque jour pour tout croyant. Le Christ ne nous appelle pas seulement à une attitude passive, mais bien à un don de soi quotidien qui demande des efforts contre vents et marées. Nous pouvons cependant être certains que son amour est le port le plus sûr que nous puissions trouver.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, viens changer mon cœur. Donne-moi la grâce de demeurer chaque jour un peu plus dans ton amour. Que jamais je ne perde de vue ce défi quotidien qu’est la vie chrétienne et que je sache chaque jour me rapprocher de toi pour être plus fort dans le combat de l’amour.
Résolution
Je demande au Seigneur de demeurer un peu plus dans son amour aujourd’hui.
06/05/2026
Unis à la vraie vigne
Mercredi 6 mai 2026
Évangile selon saint Jean 15, 1-8
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »
Prière
Seigneur Jésus, vraie vigne, garde-moi uni à toi. Coupe en moi ce qui ne porte pas de fruit, purifie mon cœur, et fais grandir en moi ton amour. Que je demeure en toi, fidèle pour porter du fruit en abondance et glorifier le Père chaque jour. Dans ma vie, donne-moi force et persévérance dans l’épreuve et la joie. Amen.
Demande
Seigneur, donne-moi d’être toujours uni à toi.
Réflexion
- Ceux qui, un jour, ont été pèlerins à Rome connaissent la merveilleuse mosaïque de la basilique Saint-Clément-de-Latran, à mi-chemin entre le Colisée et Saint-Jean-de-Latran. L’exubérance de vie qui s’y trouve représentée contraste avec le tragique du mystère proposé à la contemplation : une croix sombre accueille un Jésus crucifié, plus préoccupé de nous offrir sa vie que de nous montrer le poids de sa souffrance.
Cette croix n’est posée nulle part : elle flotte dans l’univers doré. Pourtant, on la croirait plantée en terre, puisqu’une myriade de plantes, de fleurs et d’animaux y sont comme greffés à son pied. Quatre cours d’eau naissent même au cœur de ce bouquet de vie.
Mais la vocation de ce massif est ailleurs : il cache la naissance de deux sarments de vigne qui s’étendent sur toute l’abside. Pas moins de cinquante volutes semblent se marcotter à ces deux sarments. Au gré de leurs circonvolutions, ces sarments diffusent la vie : animaux, plantes, hommes y trouvent un motif pour bénir le Sauveur. - Il y a plus beau encore : peu importe où vous jetez votre regard sur cette vigne, si vous suivez rigoureusement le sarment vers sa source, immanquablement, vous revenez à la croix du Christ. Toute la vie déployée par les sarments trouve son origine dans la Croix du Christ. Ce labyrinthe de verdure manifeste la vitalité du mystère pascal tout autant que sa complexité. N’avez-vous jamais essayé de défaire les petites vrilles que les sarments déploient pour s’accrocher, grimper et ainsi supporter le poids des grappes ? Ces entrelacs, en apparence incohérents et difficilement déchiffrables, donnent à la vigne sa force.
- Alors, n’ayons pas peur : qu’importe la complexité de notre existence, qu’importent les détours par lesquels le Seigneur semble nous faire passer, qu’importe même la sensation d’être loin de lui ! Ce qui importe, c’est de ne jamais nous couper de la source : celle de la Parole de Dieu, de l’Eucharistie, de la confession, de la charité.
Certes, notre vie peut nous paraître si tortueuse que nous en venions à penser qu’elle ne peut plus plaire à Dieu, que nous sommes désormais trop loin. Cet Évangile nous rassure : « Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite », et surtout : « Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. » Jésus nous veut vivants de sa vie : non seulement aucune distance n’est trop grande pour lui, mais surtout il veut que notre vie ait un poids d’éternité.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, toi seul est la Vie véritable. Donne-moi de croire que toi seul es capable de me faire porter du fruit pour l’éternité, de donner un poids à ma vie, de lui donner du sens. Fais que je ne sois jamais séparé de toi.
Résolution
Je pose un acte de confiance en Jésus pour rester uni à lui.
05/05/2026
Quand la paix demeure
Mardi 5 mai 2026
Évangile selon saint Jean 14, 27-31a
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »
Prière
Seigneur Jésus, tu vois les agitations de mon cœur et les tempêtes de notre monde. Tu promets une paix qui n’est pas « à la manière du monde ». Ouvre mon cœur à ta présence, afin que, même au milieu des épreuves, je reçoive cette paix que rien ne peut enlever. Amen.
Demande
Seigneur Jésus, donne-moi la grâce de croire à ta paix, de vivre de ton espérance et de répondre au mal avec confiance et amour, uni à toi.
Réflexion
- Une paix qui ne supprime pas les adversités
Spontanément, nous voulons la paix en demandant à Dieu de faire disparaître les difficultés : problèmes familiaux, soucis matériels, conflits, mauvaises pensées. Jésus nous prévient : « Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » Le monde identifie la paix à l’absence de problèmes ; Jésus offre une paix plus profonde, qui demeure même lorsque les adversités subsistent.
Le Père n’a pas épargné à Jésus, son Fils bien-aimé, la Passion, la trahison et la croix. Pourtant, au cœur même de ces événements, le Fils reste uni au Père et, de cette communion, naît une paix invincible. À ses disciples bouleversés par l’annonce de sa mort, Jésus dit : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. » Il ne promet pas une vie facile, mais un cœur habité par sa présence, capable de traverser les tempêtes sans sombrer.
Dans les adversités concrètes que je vis aujourd’hui, suis-je en train de réclamer seulement un changement de circonstances, ou est-ce que je demande surtout la paix intérieure que donne Jésus ? - « Je m’en vais, et je reviens vers vous. »
Les paroles de Jésus peuvent dérouter : « Je m’en vais, et je reviens vers vous. » Il va quitter ses disciples par sa mort, puis les rejoindre après sa Résurrection ; ensuite, l’Ascension semble à nouveau les priver de sa présence. En réalité, chaque étape les introduit dans une relation plus profonde : Jésus n’est plus seulement « avec eux » extérieurement, il sera « en eux » par l’Esprit Saint ; il vit désormais auprès du Père, « la meilleure place » où un être humain puisse être. C’est aussi la promesse faite à chacun de nous : notre véritable destin n’est pas une vie confortable sur terre, mais la communion éternelle avec le Père, le Fils et l’Esprit dans le paradis du ciel.
Entre temps, Jésus reste réellement présent, même de façon invisible : dans sa Parole, les sacrements, l’Église, les plus petits de nos frères. Est-ce que je vis comme quelqu’un qui sait que la vraie patrie est au ciel, auprès du Père, ou bien comme si tout se jouait ici-bas ? - Le prince de ce monde… sans prise sur Jésus
Jésus annonce : « Il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise. » Le « prince de ce monde », c’est le démon, qui va déchaîner contre Jésus toute la violence du péché : mensonge, haine, injustice, cruauté. Apparemment, le mal triomphe lorsqu’il obtient la condamnation, la flagellation, la crucifixion.
En réalité, il « n’a aucune prise » sur Jésus parce que le Fils reste totalement uni à la volonté du Père : « Il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. » Face au mal, Jésus ne répond ni par la fuite ni par la vengeance, mais par l’amour, le pardon, la confiance.
Plus le mal se déchaîne, plus se révèle la grandeur de cet amour : le centurion, au pied de la croix, reconnaît déjà quelque chose de cette victoire. Devant les formes de mal qui m’atteignent – injustices, critiques, tentations, souffrances – quelle est ma réaction habituelle ? Me refermer sur moi, répliquer ou bien chercher à rester uni au Père, en demandant la grâce de répondre par l’amour et la confiance ?
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, tu as traversé la nuit de la Passion sans perdre ta paix, parce que tu restais tourné vers le Père. Regarde les zones de peur et de révolte dans mon cœur : là où je voudrais seulement fuir les difficultés, là où je me laisse envahir par l’angoisse.
Donne-moi de croire que ta paix peut habiter mon cœur, même si les événements ne changent pas tout de suite. Apprends-moi à aimer le Père comme tu l’aimes, à faire ce qu’il me commande, et à répondre au mal non par la haine, mais par un amour qui s’en remet entièrement à toi.
Résolution
Aujourd’hui, face à une petite contrariété ou à une épreuve plus lourde, je ferai une pause intérieure pour dire : « Jésus, je choisis ta paix. Je me confie à toi et je veux répondre avec amour. »
04/05/2026
Ta demeure en mon âme
Lundi 4 mai 2026
Évangile selon saint Jean 14, 21-26
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »
Prière
Reprendre le chant : Tu fais ta demeure en nous, Seigneur
R. Tu es là présent, livré pour nous
Toi le tout-petit, le serviteur,
Toi, le Tout-Puissant, humblement tu t’abaisses.
Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.
Le pain que nous mangeons, le vin que nous buvons,
C’est ton corps et ton sang.
Tu nous livres ta vie,
Tu nous ouvres ton cœur,
Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.
Par le don de ta vie
Tu désires aujourd’hui reposer en nos cœurs
Brûlé de charité, assoiffé d’être aimé,
Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.
Unis à ton amour, tu nous veux pour toujours
Ostensoirs du Sauveur.
En notre humanité, tu rejoins l’égaré,
Tu fais ta demeure en nous, Seigneur.
Demande
Viens, Seigneur Jésus, sois le doux hôte de mon âme.
Réflexion
- « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. »
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, le Seigneur nous invite à entrer dans sa logique, la logique divine. Le texte a toute l’allure d’un syllogisme. Une affirmation en appelle une autre, nous menant à une conclusion cohérente et bien fondée.
La première proposition met en lumière le lien indissociable entre l’amour et la fidélité à la Parole de Jésus. Aimer, c’est créer une communion entre deux personnes. Dans une relation d’amour comme celui du mariage, les époux partagent une même vision de leur projet de vie qu’ils veulent construire ensemble et cherchent à rester fidèles aux valeurs qu’ils partagent.
Il en est de même dans notre relation avec Dieu. Notre communion avec lui devient possible lorsque notre volonté entre en harmonie avec la sienne et que nous cherchons à aimer ce que le Seigneur aime. Or, ce que le Seigneur veut et ce que le Seigneur aime – ce dessein d’amour qu’il me propose à vivre avec lui – nous sont révélés dans sa Parole. Demandons au Seigneur la grâce de communier toujours davantage à sa divine volonté. - « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père. »
Cette affirmation établit un lien profond entre notre amour pour Jésus et l’amour du Père. Aimer Jésus, demeurer fidèle à sa Parole, c’est la clef qui ouvre notre cœur à l’amour du Père. Dieu le Père m’aime d’un amour infini, d’un amour fidèle et inconditionnel depuis toute éternité. Cet amour ne se mérite pas, il nous est donné gratuitement depuis toujours.
Je suis un fils bien-aimé de Dieu grâce à mon baptême. Toutefois, il nous appartient de nous ouvrir à cet amour de Dieu mais il est toujours possible que nous lui fermions notre cœur… Demandons la grâce d’aimer toujours davantage le Seigneur Jésus et de demeurer toujours fidèles à sa Parole. J’entrerai ainsi dans l’amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Je participerai ainsi à la communion d’amour de la Sainte Trinité et à la vie même de Dieu. - « Nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. »
La troisième et dernière affirmation fait le lien entre cette participation à la vie même de Dieu et l’habitation de Dieu dans notre âme. Non seulement Dieu m’aime et me fait participer à sa propre vie divine par la grâce, mais Dieu vient faire sa demeure en moi.
Le Catéchisme de l’Église catholique l’exprime ainsi : « La fin ultime de toute l’économie divine, c’est l’entrée des créatures dans l’unité parfaite de la Bienheureuse Trinité. Mais dès maintenant nous sommes appelés à être habités par la Très Sainte Trinité : « Si quelqu’un m’aime, dit le Seigneur, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure » (Jn 14, 23). » (Catéchisme de l’Église catholique, 260)
Et au numéro 1997 : « La grâce est une participation à la vie de Dieu, elle nous introduit dans l’intimité de la vie trinitaire. » Nous sommes temple de l’Esprit Saint nous déclare saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens : « Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Cor 3, 16-17)
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, cette communion de vie et d’amour au sein de laquelle tu m’as introduit par ta grâce est un grand mystère ! Aide-moi à entrer davantage dans cette communion d’amour avec toi, avec le Père et l’Esprit Saint. Viens établir ta demeure en mon âme si pauvre et si modeste. Aide-moi à être fidèle à ta Parole. Je veux m’arrêter un instant et prendre conscience que je suis le temple de ta présence. Je m’interroge sur la manière dont je veux le vivre plus pleinement aujourd’hui.
Résolution
Je pose aujourd’hui un acte de charité envers mon prochain avec la conscience que le Seigneur est présent en lui.
03/05/2026
Découvrir la communion trinitaire
Dimanche 3 mai 2026
Évangile selon saint Jean 14, 1-12
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place’ ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père »
Prière
« Enseigne-moi ton chemin, Seigneur, conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent. Ne me livre pas à la merci de l’adversaire : contre moi se sont levés de faux témoins qui soufflent la violence. Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. » (Ps 26, 11-14)
Demande
Seigneur Jésus, montre-moi le Père, sois mon Chemin, ma Vérité et ma Vie !
Réflexion
- « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Quelle belle demande de la part de Philippe ! Dans son cheminement avec le Christ, il avait si souvent entendu le Seigneur parler passionnément de son Père. Cela avait réveillé en Philippe le désir de connaître et d’aimer toujours plus le Père. Demandons à Jésus de faire grandir en nous le désir de connaître et d’aimer Dieu notre Père. Nous sommes ses fils et ses filles bien-aimés et il désire aussi que nous puissions nous rapprocher de plus en plus de lui. - « Celui qui m’a vu a vu le Père. »
Le Christ est le visage du Père. Pour entrer en relation avec le Père, il suffit de contempler la personne du Christ et d’accueillir sa Parole. Dans l’Évangile de saint Jean, le Seigneur déclare : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. » (Jn 5, 19-20) - « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
En nous parlant de son Père, le Seigneur nous fait découvrir la communion trinitaire entre le Père et le Fils. Pour Jésus, le Père est son tout ! Il vit de l’amour du Père et reçoit tout de lui. Le but de son existence est de répondre à l’amour du Père avec tout son être. Ce qu’il y a d’incroyable, c’est qu’il veut que nous participions à cette relation avec le Père.
La Genèse nous dit que nous avons été créés à l’image et la ressemblance de Dieu mais nous avons malheureusement perdu cette ressemblance filiale à cause du péché originel. Jésus nous conduit à son Père parce qu’il est venu nous restaurer à l’image et la ressemblance de Dieu, défigurée par le mal. Il est venu nous redonner notre identité de fils et de fille de Dieu. Qui perd son identité ne peut pas cheminer dans la vie, ni trouver la paix et le bonheur.
Dialogue avec le Christ
Seigneur Jésus, montre-moi le Père. Viens me restaurer dans mon identité de fils ou fille du Père. Aide-moi à vivre chaque instant de l’amour du Père, comme toi. Qu’il puisse être pour moi, comme pour toi, mon tout. Donne-moi la force de répondre à son amour aujourd’hui avec joie et fidélité. Purifie-moi de mon péché car je veux tellement lui ressembler !
Résolution
Je prendrai un moment pour prier calmement et avec ferveur la prière du Notre Père.
02/05/2026
« Celui qui m’a vu a vu le Père »
Samedi 2 mai 2026
Évangile selon saint Jean 14, 7-14
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »
Prière
Nous te bénissons, Seigneur, tu nous as créés, oui, tu es notre Dieu. Nous te louons, Jésus, splendeur du Père, Fils de Dieu. Nous t’adorons, unique esprit du Père et du fils.
Demande
Seigneur, augmente en nous la foi !
Réflexion
- « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Bien souvent, dans les dialogues avec Jésus, son interlocuteur et lui-même utilisent les mêmes mots mais sur des plans différents. Sans doute, Philippe demande-t-il à voir de ses yeux de chair le Père dès cette terre. Jésus répond en se plaçant non pas sur le plan des sens, mais sur le plan de la foi. « Celui qui m’a vu a vu le Père ! » « Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! » Jésus répète cinq fois le verbe croire dans ce passage : c’est pour lui l’essentiel, le chemin royal pour voir le Père. La vision réelle du Père ne peut nous être donnée en ce monde. Sa grandeur dépasse infiniment nos capacités. « Le Seigneur dit encore : Tu ne pourras pas voir mon visage, car un être humain ne peut pas me voir et rester en vie. » (Ex 33, 20) Jésus est la splendeur du Père voilée par la chair et accessible aux yeux des apôtres. - Jésus est Parole du Père. Jésus accomplit les œuvres du Père. Jésus rend gloire au Père. Nos prières de demande, au nom de Jésus-Christ, participent à glorifier le Père. « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » N’ayons donc pas peur de demander ! Et faisons confiance à cette parole de Jésus. Il écoute nos prières. Laissons-le faire. Il est toujours à l’œuvre. Et ce qu’il fait rend gloire au Père et est pour notre plus grand bien. Croyons seulement !
- « (…) je pars vers le Père. »
Nous aussi, nous allons vers le Père, notre Père bien-aimé. Voilà tout le sens de notre vie : aller vers le Père de qui viennent toutes choses et vers qui nous allons. Et c’est là notre joie, la joie que nous promet le Christ ressuscité, « chemin » vers le Père. Joie que rien ni personne ne pourra nous enlever !
Dialogue avec le Christ
« Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas ! » Oui, Seigneur, cela fait si longtemps que je suis baptisé, si longtemps que je lis ta Parole, si longtemps que tu es avec moi. Tu me dis : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais (…) » (Jr 1, 5) Et moi, je ne te connais pas…
Tu es au-delà de tout. Plus je m’approche de ton mystère, plus il me paraît insondable et bouleversant. Je ne te connais pas mais j’ai soif de te connaître. Donne-moi « d’être emporté plus loin dans la profondeur de ton mystère » (Sainte Élisabeth de la Trinité). Donne-moi la grâce de te connaître un peu plus !
Résolution
Cette semaine, je choisirai une personne de mon entourage et, en la voyant, je chercherai à la connaître un peu plus en vérité, connaître ses goûts, ses désirs, ses enthousiasmes, ses combats. La laisser se dévoiler.
01/05/2026
Croire et espérer
Vendredi 1er mai 2026
Évangile selon saint Jean 14, 1-6
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
Prière
Seigneur, apaise mon cœur et ouvre-le à ta Parole. Conduis-moi sur ton chemin de vérité et de vie.
Demande
Dans l’état actuel de ma vie, jonchée de doutes et de difficultés, ouvre mon cœur, Seigneur, à cet Évangile que je viens de lire ou d’écouter, qu’il m’apporte joie et espérance.
Réflexion
- L’espérance face à mes manquements personnels
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé. » La première parole de Jésus rejoint l’intimité de notre conscience. Il sait que le cœur humain est facilement troublé : par le regret, la culpabilité, l’impression d’avoir manqué l’essentiel. Chacun, en regardant sa vie, peut percevoir des faiblesses : des promesses non tenues, des relations blessées, des élans spirituels abandonnés. Il y a parfois une tentation subtile de découragement : croire que notre chemin spirituel est irrémédiablement marqué par nos limites.
Or Jésus ne dit pas : Soyez parfaits pour venir à moi. Il dit : «Croyez en moi. » L’espérance chrétienne ne repose pas d’abord sur la qualité de nos efforts, mais sur la fidélité de Dieu. Dans la maison du Père, il y a «de nombreuses demeures ». Cette image suggère l’accueil : il y a une place pour chacun, même pour celui qui se croit indigne.
Cela ne signifie pas que nos manquements n’aient pas d’importance. Mais ils ne sont pas le dernier mot de notre histoire. L’Évangile montre que les disciples eux-mêmes ont connu la faiblesse : Pierre reniera Jésus, les autres fuiront. Pourtant, Jésus leur confie toujours une mission.
Ainsi l’espérance chrétienne est une invitation à regarder notre vie avec vérité sans sombrer dans le désespoir. Nos erreurs peuvent devenir des lieux de conversion. Là où nous avons connu la fragilité, nous pouvons aussi découvrir la miséricorde.
Dire que Jésus est « le Chemin » signifie précisément cela : nous ne sommes pas déjà arrivés. Nous sommes en route. L’espérance naît lorsque nous comprenons que Dieu accompagne ce chemin, même quand il passe par des détours ou des chutes. - L’espérance d’une quête spirituelle
Dans de nombreuses régions de France et d’Europe, la diminution de la pratique religieuse est un fait visible : des églises moins remplies avec le sentiment d’une foi devenue minoritaire. Cette situation peut susciter chez certains une inquiétude ou une nostalgie d’un passé où la foi semblait plus solidement enracinée dans la société.
Les paroles de Jésus dans l’Évangile invitent cependant à une perspective différente. Il ne promet jamais à ses disciples une situation de puissance sociale ou de succès visible. Au contraire, il leur annonce souvent qu’ils seront un petit troupeau, appelés à témoigner dans un monde qui ne partage pas toujours leur foi. L’espérance chrétienne ne repose pas sur des statistiques religieuses, mais sur la promesse du Christ :
«Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi. »
Les périodes de transformation peuvent devenir des moments de purification et de renouveau. Quand la foi n’est plus simplement portée par la tradition culturelle, elle peut redevenir un choix personnel, une rencontre intérieure. Beaucoup de témoignages contemporains montrent que la quête spirituelle demeure vive.
Dans ce contexte, l’espérance invite les chrétiens à ne pas se refermer sur le passé, mais à redécouvrir la dimension missionnaire de l’Évangile. Si Jésus est « le Chemin, la Vérité et la Vie », cette parole n’est pas seulement destinée à ceux qui croient déjà ; elle est une lumière pour tous ceux qui cherchent un sens à leur existence.
La foi chrétienne a traversé dans l’histoire des périodes de grande expansion et d’autres de fragilité apparente. Pourtant, le message de l’Évangile a continué à inspirer des générations. L’espérance consiste à croire que Dieu agit souvent de manière discrète, dans des cœurs et des lieux que nous ne voyons pas. - L’espérance face aux conflits du monde
Notre époque est marquée par de nombreux conflits : guerres, tensions internationales, violences politiques ou sociales. Face à ces réalités, la tentation peut être de penser que l’humanité est condamnée à répéter les mêmes cycles de violence.
Dans ce contexte, les paroles de Jésus prennent une profondeur particulière. Lorsqu’il dit : «Que votre cœur ne soit pas bouleversé », il ne parle pas dans un monde paisible. Lui-même vit sous l’occupation romaine, dans une société traversée par des tensions religieuses et politiques. Sa propre mort violente va révéler jusqu’où peut aller la haine humaine.
Pourtant, Jésus annonce une espérance plus grande que la violence. En se présentant comme « la Vérité et la Vie », il affirme que la réalité ultime de l’histoire n’est pas la destruction, mais la vie donnée par Dieu. La Résurrection, qui suivra la Passion, deviendra pour les chrétiens le signe que la mort et la violence n’ont pas le dernier mot.
Cela ne signifie pas que les conflits disparaissent immédiatement. Mais l’espérance chrétienne affirme que l’histoire humaine est ouverte à une transformation. Chaque acte de justice, chaque geste de réconciliation, chaque effort pour la paix participe déjà à cette victoire de la vie.
La promesse de Jésus « je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi » ouvre également une perspective plus large que l’histoire immédiate. Elle rappelle que la destinée humaine dépasse les limites de ce monde. Ainsi, même dans un monde marqué par les conflits, le croyant est appelé à devenir un artisan de paix. L’espérance ne consiste pas seulement à attendre un avenir meilleur ; elle se traduit par des choix concrets de fraternité, de dialogue et de solidarité.
Dialogue avec le Christ
Seigneur, aide-moi à faire confiance à l’action discrète de Dieu dans ma vie. Soutiens mes moments de prière qui sont toujours des rencontres personnelles où tu te présentes comme le Chemin, la Vérité et la Vie.
Résolution
Je peux dire aujourd’hui cet acte d’espérance :
« Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous tenez toujours vos promesses. Dans cette foi, puis-je vivre et mourir. Amen. » (Compendium du Catéchisme de l’Église catholique)
30/04/2026
La joie de servir
Jeudi 30 avril 2026
Évangile selon saint Jean 13, 16-20
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Prière
Seigneur, voici quatre semaines que nous méditons sur ta Résurrection. Est-elle vraiment gravée au plus intime de mon cœur ? À la suite des disciples, je m’engage sur ce chemin d’assimilation, d’intériorisation. Je revis dans ma mémoire tout ce qui s’est passé. Avec toi, avec la lumière de ton Esprit Saint, je veux comprendre et me laisser transformer.
Remplis mon cœur de ton amour, de la foi en ta Résurrection et de l’espérance en la vie éternelle. Tu as triomphé de la mort. Tu es plus fort que la mort. Tu es plus puissant que le mal. Inonde-moi de ta lumière.
Demande
Accorde-moi la grâce d’une prière du cœur. Fais-moi entrer, avec les disciples, dans la mémoire vivante de tes actes, de tes gestes, de tes paroles, de tes silences, de ta Passion et de ta Résurrection. Maintenant que tu es vivant, j’accueille d’un cœur renouvelé ce que tu as dit, ce que tu as accompli. Ouvre mon cœur à l’intelligence des Écritures. Montre-moi le Chemin, la Vérité et la Vie.
Réflexion
- « Un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. »
On peut imaginer les disciples après la Résurrection se remémorant les gestes et les paroles de Jésus pendant sa Passion. Lors du dernier repas, Jésus leur a lavé les pieds. Ils ont été surpris et même choqués sur le moment. À la lumière de la Résurrection, ils en perçoivent désormais toute la portée. Au moment même où il allait offrir sa vie, il s’est abaissé à leur laver les pieds. Et il leur a demandé d’en faire autant.
Est-ce que je n’oublie pas parfois cet appel de Jésus à nous mettre au service des autres ? Jésus allait accomplir le don le plus grand qui soit, et il m’invite et me conseille de servir humblement.
Ouvre mon cœur, Seigneur, pour discerner la manière dont tu veux que je le mette en pratique aujourd’hui dans ma vie. Ouvre mon âme pour voir, avec toi, toute la beauté et l’amour du service.
« Heureux êtes-vous, si vous le faites », confirme Jésus. - « Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. »
Jésus veut me redire : après tout ce qui s’est passé, crois en moi ! Crois que JE SUIS. Je suis vivant, je suis ressuscité. Je suis l’origine de tout être. Je suis la source de toute vie. Je suis présent. Je suis près de toi. Je suis ta force. Je peux te donner la vie en abondance, viens puiser à ma source ! Crois en moi, mets en moi ta confiance. Invoque-moi. J’ai vaincu le mal. Je suis fidèle. J’ai accompli ma mission jusqu’au bout. Tout cela, je l’ai fait pour toi. Tout cela, je le suis pour toi. - « Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Jésus m’envoie. Il me confirme son appel. Il se rend présent dans chaque personne. Il me demande de le recevoir. En accueillant l’autre, c’est Jésus que je reçois. Chaque fois que je reçois Jésus, c’est le Père que j’accueille. Il est là présent. Comme il m’a aimé, il veut que je l’aime en retour. J’ai un monde à aimer, j’ai une multitude à accueillir. Ouvre mes yeux et dilate mon cœur, Seigneur, pour te recevoir et pour accueillir le Père en chaque personne, chaque rencontre.
Dialogue avec le Christ
C’est une révolution que tu me demandes. Convertis mon cœur, transforme-le en profondeur, afin de le rendre capable d’accueillir et d’aimer comme tu me le demandes. Que ta vie resplendisse en moi ! Que ce soit toi qui pries, vives et aimes en moi !
Résolution
Je renouvellerai intérieurement la joie de la présence de Jésus et l’amour de servir dans les humbles réalités de ma journée.
29/04/2026
Comble mon cœur de ta paix et de ta lumière
Mercredi 29 avril 2026
Évangile selon saint Jean 12, 44-50
En ce temps-là, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. »
Prière
Jésus, Fils du Dieu vivant, tu as donné ta vie pour moi et pour tous les hommes, tu es ressuscité afin de nous entraîner à ta suite dans la vie éternelle pour vivre dans la gloire de Dieu éternellement avec toi, avec Marie, avec tous les saints et les anges ! Alléluia, loué sois-tu !
Demande
Seigneur Jésus, viens ôter les ténèbres de ma vie pour me remplir de ta lumière.
Viens combler mon cœur de ta paix, de ta joie et de ta lumière, comme toi seul peux le réaliser en toute plénitude.
Réflexion
- Nous, catholiques, croyons en Dieu trinité – Père, Fils et Esprit Saint. Nous croyons que Jésus, le Fils, est à la fois pleinement homme et pleinement Dieu. Dans ce passage, Jésus déclare : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. »
Donc croire en Jésus, c’est croire en Dieu. Il est le visage de Dieu. Sa mission est claire : apporter la lumière afin de nous sortir des ténèbres, c’est-à-dire du péché. Dans ma vie, quels péchés me maintiennent-ils dans les ténèbres ? L’orgueil, l’envie, la colère, la paresse, l’avarice, la gloutonnerie, la luxure, l’acédie. Quelles vertus et quels fruits me sortent-ils des ténèbres pour me faire entrer dans la lumière ? La prudence, la justice, la force, la tempérance, la foi, l’espérance, la charité, l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. - Rester fidèle à la Parole
La Parole, c’est Dieu qui se dit, Dieu qui se révèle à nous à travers les passages de la Bible. Être fidèle à la Parole, c’est répondre à l’amour de Dieu par l’accueil de notre prochain et l’acceptation de la volonté de Dieu dans les différentes situations de notre vie ; c’est être docile aux enseignements de Jésus qui nous invite à être empli de compassion, de bienveillance, de patience envers les autres et envers nous-mêmes. C’est aussi changer notre regard sur notre prochain et sur nous-mêmes.
Être fidèle à la Parole, c’est prier notre Père, c’est remettre notre vie entre ses mains et accueillir les difficultés avec le même amour que les joies qu’il nous est donné de vivre. Être fidèle à la Parole, c’est choisir Dieu et, par conséquent, éliminer de notre vie tout ce qui nous empêche d’être totalement tourné vers lui.
Dans ma vie, qu’est-ce qui m’empêche de me donner entièrement à Dieu ? - « (…) je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. »
Ne suis-je pas trop souvent un juge sévère envers moi-même, exigeant de moi-même plus que ce que Dieu attend de moi ? Suis-je sévère à juger les autres lorsqu’ils ne font pas comme je le « juge » bon ? Si Jésus est venu, non pas pour me juger, ni juger les autres, qui suis-je pour juger les autres ? Dans son amour et sa miséricorde infinie, Dieu nous accueille avec toutes nos faiblesses et nos péchés. Il m’aime non pas pour ce que je fais ou ne fais pas, mais pour ce que je suis : sa créature, son enfant bien-aimé ! Il me désire avec lui, dans son amour, pour l’éternité. Et également pour chaque personne, pour chacun de ses enfants.
Dialogue avec le Christ
Jésus, tu es mon sauveur et mon Dieu. Tu me dis aujourd’hui que si je garde ta Parole, que je la laisse inspirer mes actions et ma vie quotidienne, je ne mourrai pas, je vivrai éternellement, dans la gloire de Dieu ! Que ton Esprit Saint éclaire mon intelligence pour saisir toujours davantage tes mystères.
Résolution
Je prends un moment de prière pour demander à Dieu d’intercéder dans les cœurs endurcis afin qu’abonde la grâce, que l’Esprit Saint ouvre une brèche pour y semer la foi, et que tous puissent goûter l’amour de Jésus.
28/04/2026
Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas
Mardi 28 avril 2026
Évangile selon saint Jean 10, 22-30
On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »
Prière
Pour commencer notre prière, arrêtons-nous un instant sur la vertu du silence et de l’écoute. Faisons le silence autour de nous et surtout en nous, pendant dix secondes. Mettons-nous en présence de celui qui aujourd’hui veut venir combler notre vide. « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute. »
Demande
Jésus, par la méditation de ce jour, accorde-moi d’entrer plus profondément dans la compréhension de ton identité. Révèle-toi à moi, nouvellement, en ce jour ! Fais tomber les écailles de mes yeux, ouvre mes oreilles. Éloigne de moi tout ce qui me tient éloigné de toi.
Réflexion
- L’agressivité se fait toujours plus grandissante autour de Jésus. Depuis plusieurs chapitres déjà, dans l’Évangile de Jean, on vient pour l’interroger sur sa personne et sur sa mission, si possible pour le prendre au piège et l’accuser : « Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répond qu’il le leur a déjà dit et il les met devant le constat de leur incroyance et de leur fermeture à son message.
Cet Évangile s’adresse à nous aujourd’hui. Interrogeons-nous sur notre lenteur et notre dureté de cœur à reconnaître qui est Jésus. À nous aussi, il nous l’a déjà expliqué, et cela de mille manières, que ce soit à travers la prédication dominicale, la catéchèse reçue, le témoignage d’amis croyants, etc. Jésus est-il celui que nous attendons ? Mais qu’attendons-nous au juste ? De quel type de Sauveur avons-nous besoin ? - Les Juifs de l’Évangile attendent le Christ (en grec) ou le Messie (en hébreu), c’est-à-dire celui qui a été oint par l’onction qui fait de lui l’envoyé de Dieu pour guider et sauver le peuple, à la manière d’un roi, d’un prêtre ou d’un prophète. Mais les Juifs ne perçoivent pas que Jésus est bien ce Messie. Sans doute leurs attentes ne correspondent-elles pas à l’idée qu’ils se faisaient de lui. Alors, bien qu’il se tienne devant eux, ils sont dans l’incapacité de le reconnaître. Il se pourrait bien que cette difficulté soit aussi la nôtre de temps à autre… Jésus est là, il est toujours là, il se tient toujours devant moi, mais puisqu’il ne correspond pas à l’idée que je m’en fais, je ne suis pas capable de percevoir sa présence. Au fil de la journée, voilà que je passe et je repasse devant lui avec indifférence, sans l’entendre et sans le voir.
- Alors, que faire ou comment faire pour le reconnaître tel qu’il est ? Pour répondre, Jésus reprend la comparaison des brebis et du berger : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. » Il semble bien qu’il faille avoir l’oreille éduquée pour entendre la voix du berger et ne pas la confondre avec celle d’un autre ou, pire encore, être sourd au timbre de sa voix.
Dans cet Évangile, comme dans toute la Bible, tout se joue au niveau de l’écoute. Écouter quoi ? Que Jésus et le Père sont « un ». C’est sur cette phrase mystérieuse que se clôt notre Évangile. Jésus fait allusion au texte le plus connu et le plus récité en Israël, le Shema Israel, écoute Israël : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ; tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front, tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville. » (Dt 6, 4-9)
« Le Seigneur notre Dieu est l’Unique » : Le seul Dieu à qui Israël doit rendre un culte est le seul vrai Dieu, le seul Dieu de l’Alliance, le seul Dieu qui a eu le souci de le délivrer de l’esclavage en Égypte pour le conduire vers la terre promise. C’est là toute la synthèse de la profession de foi du peuple d’Israël. Or, Jésus a la prétention de se faire l’égal du Dieu unique en disant : « Le Père et moi, nous sommes UN. » Jésus affirme être UN avec le Dieu d’Israël ! Il n’est pas étonnant qu’à la ligne suivante on formulera le projet de le lapider pour ce blasphème. Il est bien le Messie, mais pas à la manière du Messie que l’on s’imaginait. Il dépasse toutes les attentes, il fait exploser les cadres, il renverse tous les schémas rassurants, il bouscule nos mentalités, bref il est… Dieu ! Il ne faudrait pas que nous nous habituions à… Dieu ! Il ne faudrait pas que nous oubliions que Dieu est par définition celui qui nous dépasse toujours. Ce n’est pas nous qui le saisissons, mais c’est lui qui nous saisit, disait saint Paul avec justesse ! Alors, laissons-nous saisir !
Dialogue avec le Christ
Convertis l’image que je me fais de toi, Seigneur. Apprends-moi à te connaître tel que tu es et non pas tel que je crois te connaître. Éduque mon oreille pour que j’écoute ta voix. Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.
Résolution
En ce jour, être particulièrement attentif et à l’écoute de la façon dont Dieu se manifeste à moi. Me laisser surprendre par Dieu !