texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

05/01/2026

La conversion de mon cœur

Lundi 5 janvier 2026

Évangile selon saint Matthieu 4, 12-17.23-25

En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et de l’autre côté du Jourdain.

Prière

Seigneur Jésus, tu viens te révéler aux nations, tu nous appelles à la conversion. Tu enseignes, proclames et guéris. Ouvre mon cœur, augmente ma foi, mon espérance et ma charité.

Demande

Donne-moi la grâce d’aller vers toi ou de me laisser amener vers toi par d’autres, si je ne peux le faire de moi-même.

Réflexion

  1. Dans ce passage de l’Évangile, Jésus apprend l’arrestation de son cousin. Comment ne pas avoir le cœur troublé et inquiet ? De plus, Jésus sait qu’il sera le suivant. Il connaît le cœur des hommes et pourtant, après cette annonce, il commence sa mission. C’est le point de départ. Il déménage de la maison de sa mère à la ville de Capharnaüm. La mise en œuvre personnelle de sa mission est pour Jésus un moment d’arrachement familial, comme il l’avait vécu en préfiguration à l’âge de 12 ans. Il devait être aux affaires de son Père.
    Cela m’interpelle-t-il aujourd’hui dans mon histoire, dans l’histoire de l’un de mes proches ?
  2. Le temps de Noël est terminé. Ce qui avait été réalisé par les prophètes depuis les temps anciens continue à prendre place maintenant : « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. » La lumière de l’étoile que les Rois mages cherchaient hier est devenue la lumière du Fils de Dieu incarné dans sa mission messianique. Il s’annonce dans la continuité des prophètes : « Convertissez-vous, car le royaume des cieux est tout proche. » Il réalise à la fois les Écritures : il enseigne, il prêche et, d’autre part, il guérit les malades. Il est à la fois prédicateur et thaumaturge. Sa révélation se fait aux nations. L’admiration, la louange, l’adoration pour ce Jésus Seigneur des nations continuent-elles de vivre dans mon cœur après le mystère de Noël ?
  3. Les foules le cherchent personnellement, ils veulent entrer en contact avec lui, ils veulent être guéris, écouter sa Parole, ils conduisent leurs proches vers lui. On parle de lui, les gens se laissent toucher, peut-être par la curiosité, le besoin, la soif de réponse. Ils accourent tous à la recherche de Jésus.  
    Où vais-je lorsque je suis dans le doute et le désarroi ? Mes conseils conduisent-ils à Jésus ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, prédicateur et thaumaturge, touche tous les aspects de ma vie qui ont besoin de se convertir, dans mon âme et mon corps. Que mes liens familiaux soient un moyen pour parvenir davantage jusqu’à toi. Que la lumière de Noël continue d’illuminer ma marche dans la foi, dans l’admiration et l’adoration.

Résolution

Je demande au Seigneur d’illuminer et de bénir ce qui s’est réveillé dans ma méditation aujourd’hui en mon cœur.

04/01/2026

Prier toute la journée grâce au bréviaire (Hozana)

« Dieu seul suffit »

 Dimanche 4 janvier 2026

Évangile selon saint Matthieu 2, 1-12

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Prière

« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. Elève ta pensée, monte au ciel, ne t’angoisse de rien, que rien ne te trouble. Suis Jésus Christ d’un grand cœur, et quoi qu’il arrive, que rien ne t’épouvante. Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n’a rien de stable, tout passe. Aspire au céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas. Aime-le comme il le mérite, Bonté immense ; mais il n’y a pas d’amour de qualité sans la patience. Que confiance et foi vive maintiennent l’âme, celui qui croit et espère obtient tout. Même s’il se voit assailli par l’enfer, il déjouera ses faveurs, celui qui possède Dieu. Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien. Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l’on vient à tout perdre, Dieu seul suffit. Amen. » Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

Demande

Seigneur Jésus, aide-moi à te chercher avec patience et persévérance.

Réflexion

  1. « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? »
    Comme les Rois mages de l’Évangile, notre cœur est en quête du Roi. « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi. » Par ces paroles, saint Augustin nous rappelle que notre cœur est fait pour le Seigneur. Il est le seul qui puisse combler cette profonde faim et soif de notre âme. Nous avons beau chercher la plénitude dans tant de choses terrestres, rien ne semble combler le vide que nous ressentons. « Dieu seul suffit » nous dit sainte Thérèse. Dernièrement, est-ce que je recherche mon bonheur en Dieu ou bien est-ce que j’essaie de combler mon cœur avec ce qui est éphémère et passager ?
  2. « Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. »
    L’étoile de Bethléem est un magnifique exemple de la Providence divine. Dieu n’est pas indifférent à notre quête de lui-même ni de nos besoins pour trouver notre bonheur. Jésus lui-même nous dit dans l’Évangile : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. » (Mt 7, 7-8)
    Les Rois mages ont demandé, ils ont cherché et sont même allés jusqu’à frapper à la porte d’Hérode pour trouver et voilà que le Seigneur les a menés jusqu’à cette rencontre avec lui. Soyons sans crainte ! Nous sommes ses enfants bien-aimés. Si nous le cherchons avec un cœur sincère et persévérant, Dieu ne tardera pas à se manifester.
    Qu’est-ce que je souhaite demander au Seigneur dans ma prière aujourd’hui ?
  3. « Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. »
    La rencontre avec le Seigneur est le trésor le plus précieux qui soit. « Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. » (Mt 13, 44) Les Rois mages ont offert avec joie au Seigneur nouveau-né ce qu’il y avait de plus grande valeur à l’époque : l’or de la royauté, l’encens de la divinité, la myrrhe comme offrande d’entrée dans l’éternité.
    Le bien le plus précieux que je puisse offrir au Seigneur est mon cœur et ma vie. Que manque-t-il à mon offrande au Seigneur ? Que puis-je lui offrir aujourd’hui pour l’aimer et le suivre davantage ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, mon âme a soif de toi. Je te cherche, ô mon Dieu. Guide-moi pour te rencontrer aujourd’hui. Tu es le trésor de mon âme et je suis prêt à tout vendre pour l’acquérir. Je veux t’offrir mon pauvre cœur et ma vie. Prends-les, Seigneur. Tu es le seul nécessaire et c’est en toi que je veux reposer.

Résolution

« Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. » Les Rois mages repartirent de cette rencontre avec Jésus par un autre chemin. Nous ne pouvons pas non plus repartir de ce temps de prière par le même chemin. Prenons une résolution pour vivre différemment notre journée. Ai-je un pardon à demander ou à donner ? Un acte de charité à offrir ? Un changement d’attitude devant les circonstances de ma journée ?

03/01/2026

La prière, guide pratique

Connaître Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit

 Samedi 3 janvier 2026

Évangile selon saint Jean 1, 29-34

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Prière

Apprends-moi à prier, Seigneur, à reconnaître ta présence. Tout ce que je vis est appelé à devenir une prière, une rencontre avec toi. Pendant ce temps de méditation, je viens prendre ma vie et en faire une prière : tout ce que j’ai reçu de toi je viens le remettre entre tes mains.

Demande

Connaître Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit.

Réflexion

  1. Saint Jean-Baptiste est le précurseur, celui qui annonce la venue du Messie
    Dans cet Évangile nous sommes au cœur de sa mission, il montre Jésus et dit : « Voici l’Agneau de Dieu (…) » Dans la nuit où Dieu frappa tous les premiers-nés d’Égypte, il épargna ceux des hébreux. Depuis, les hébreux offraient en sacrifice à Dieu les premiers-nés de leurs troupeaux et ils rachetaient leurs aînés en offrant en sacrifice des animaux. Ce culte signifiait leur appartenance à Dieu et la priorité de Dieu. Cela voulait dire : « nous ne sommes pas comme les égyptiens, nous reconnaissons que Dieu est le Créateur et le Maître de sa création, nous reconnaissons que nous aussi nous venons de lui et que nous lui appartenons ». C’était une sorte de thérapie du péché originel par lequel l’homme dit à Dieu qu’il ne lui appartient pas, qu’il veut être indépendant de toute autorité et décider lui-même de ce qui est bien et de ce qui est mal.
  2. Jésus est l’Agneau de Dieu
    Il est celui qui s’offre totalement au Père en reconnaissant que le Père est tout pour lui, qu’il est plus que sa propre vie. Jésus réalise cette offrande de soi au Père en acceptant de souffrir les conséquences du rejet de Dieu : la solitude profonde de l’homme, sa souffrance, sa mort. En entrant dans les conséquences du péché, Jésus les sanctifie : Dieu y est passé. Désormais lorsque nous souffrons, et même dans la mort, nous pouvons trouver Dieu qui est passé par là. Ce qui était la conséquence de notre rejet de Dieu est devenu l’occasion de le retrouver en nous unissant à Jésus et en devenant fils de Dieu en Jésus-Christ, en nous abandonnant au Père avec lui.
  3. Dans cet Évangile saint Jean-Baptiste ne nous présente pas seulement le Christ, mais toute la Trinité. L’Esprit Saint : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel » et le Père : « Celui qui m’a envoyé baptiser m’a dit … ». L’Esprit Saint est présenté comme celui qui fait le lien entre le Père et le Fils, il est cette colombe qui descend du ciel et se pose sur Jésus. Le Père est celui qui « envoie » Jean-Baptiste. Les trois personnes nous sont donc présentées : tout d’abord Jésus, le Fils, qui nous sauve en nous permettant de nous associer à son être « fils de Dieu », à l’abandon total au Père dans l’amour. Ensuite l’Esprit Saint, qui est l’amour du Fils vers le Père et du Père vers le Fils, qui vient habiter en nous. Finalement le Père qui nous a envoyés et vers qui nous retournons, par Jésus-Christ et dans l’Esprit Saint.

Dialogue avec le Christ

Merci, Seigneur, pour le don de la foi. Merci car la foi en toi non seulement me donne l’espérance merveilleuse de vivre un jour avec toi au ciel, mais dès ici-bas elle embellit ma vie. Plus je vis en toi et plus mes amitiés sont belles, mes joies sont plus joyeuses, la création m’émerveille, le service me réalise, et même les souffrances prennent un sens. Apprends-moi à vivre comme un enfant de Dieu.

Résolution

Prendre un temps pour prier la Trinité, par exemple en méditant simplement la formule « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » par laquelle j’ai été baptisé et que si souvent je répète.

02/01/2026

Comment prier le chapelet ? TUTO

Je suis ton serviteur

 Vendredi 2 janvier 2026

Évangile selon saint Jean 1, 19-28

Voici le témoignage de Jean le Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

Prière

Seigneur Jésus, tu me connais bien mieux que je ne me connais moi-même. Tu connais mes désirs, mes fragilités, mes élans et mes résistances… ainsi que mes talents. Durant ce moment de prière, je veux être vrai devant toi. Donne-moi la grâce de t’écouter et de me laisser éclairer par ta Parole.

Demande

Esprit Saint, viens me montrer qui je suis à tes yeux, et non selon les attentes du monde ou selon mes propres critères de réussite. Apprends-moi à me recevoir de toi.

Réflexion

  1. Ne pas chercher à être celui que les autres attendent
    Les autorités religieuses demandent à Jean-Baptiste : « Qui es-tu ? » Elles semblent prêtes à lui donner un titre prestigieux. Jean aurait pu profiter de la situation pour se faire grandir, se donner une importance. Il ne le fait pas. Il répond simplement : « Je ne suis pas le Christ. » Jean ne cherche pas à se valoriser aux yeux des hommes ; il ne veut porter que l’identité que Dieu veut lui donner.
    Nous aussi, nous entendons parfois autour de nous des voix qui nous encouragent à prouver quelque chose, à être un « succès », à correspondre à l’image d’un « chrétien parfait », d’une personne « importante », d’un leader irréprochable ou d’une personne forte qui ne montre jamais de faiblesse.
    Pour vivre dans la vérité, à l’image de Jean le Baptiste, nous devons reconnaître et accueillir nos limites, reconnaître que nous sommes créatures, non sauveurs. C’est là que naît la vraie liberté intérieure. Est-ce que j’accueille mes limites et que je les reconnais devant les autres ?
  2. Seul Dieu peut nous dire qui nous sommes vraiment
    Après avoir reconnu ce qu’il n’était pas, on pose à Jean une question essentielle : « Qui es-tu ? » C’est une question que nous devrions nous poser aussi. Souvent, nous répondons en parlant de notre identité extérieure : notre nom, notre origine, notre métier. Pourtant, si nous demandons avec plus de vérité : « Qui es-tu vraiment ? », la réponse devient plus difficile.
    Il arrive que notre voix intérieure nous parle durement, surtout lorsque nous faisons face à des difficultés ou un échec. Nous pouvons nous dire des choses comme : « Je ne vaux rien », « je suis nul », « personne ne m’aime ». Ces pensées ne décrivent pas qui nous sommes. Elles sont fausses. Elles ne viennent pas de Dieu. Lorsque nous nous voyons ainsi, un désir intérieur nous incite à chercher à prouver notre valeur, à nous-mêmes et aux autres, ou à démontrer que les autres valent encore moins. Cela assaille notre cœur et ne guérit pas.
    La vraie manière de découvrir notre identité est de nous tourner vers Dieu. Lui seul nous révèle qui nous sommes réellement. C’est ce que fait Jean. Il s’appuie sur la Parole de Dieu pour répondre : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert. » Sa mission et son identité lui viennent de Dieu.
    Et moi, quelle parole de l’Écriture révèle ce que Dieu pense de moi et la mission qu’il me confie ?
  3. Se reconnaître comme assistant du plus grand Roi
    Lorsque Jean exprime clairement son identité, en refusant les étiquettes flatteuses qu’on voulait lui imposer, on lui demande aussitôt : « Alors, si tu n’es pas celui que nous espérions, pourquoi accomplis-tu tout cela ? » Autrement dit : « De quel droit agis-tu ainsi ? » Jean répond avec une profonde simplicité. Il dit qu’il n’est qu’un serviteur qui baptise avec de l’eau. Rien d’extraordinaire selon les apparences. Pourtant, ces baptêmes de conversion dans les eaux du Jourdain attirent des foules immenses. Des hommes et des femmes de toutes conditions se mettent en route. Certains marchent des jours entiers, parfois sur de très longues distances pour écouter cet homme austère, reconnaître leurs péchés, se convertir et se préparer à l’arrivée du Sauveur promis par Dieu.
    Jean sait très bien que ces événements dépassent infiniment ses forces humaines. Il y a une disproportion évidente entre la faiblesse du messager et la profondeur du mouvement de conversion qui s’opère. Il ne s’en attribue aucun mérite. Il se reconnaît comme un instrument dans les mains de Dieu. Il se désigne lui-même comme un simple serviteur au service d’un Roi-Sauveur, si grand qu’il affirme ne pas être digne de « délier la courroie de sa sandale ».
    Voilà l’identité de Jean le Baptiste : un petit serviteur, humble et disponible, mettant toute sa vie au service d’un Seigneur infiniment grand, et d’une mission qui transforme des vies.
    Et nous ? Quelle est notre identité profonde ? Qui sommes-nous en relation avec Jésus ? Quelle mission nous confie-t-il, aujourd’hui, dans la réalité concrète de notre vie ?

Dialogue avec le Christ

Seigneur Jésus, tu me connais mieux que moi-même. Apprends-moi à me recevoir de toi, comme Jean le Baptiste l’a fait. Donne-moi de reconnaître qui je suis à tes yeux, sans me laisser définir par les attentes des autres. Fais-moi comprendre que je suis ton serviteur, appelé à préparer ton chemin dans les cœurs. Purifie mes intentions, pacifie mon regard, et que ma joie soit de te laisser grandir en moi et autour de moi.

Résolution

Aujourd’hui, j’accomplirai un acte de service humble, selon la mission que Dieu m’a donnée.  Je chercherai à le faire de manière discrète, sans chercher à être vu, ni reconnu, en union avec Jésus, mon Roi. 

01/01/2026

Comment faire sa prière du soir ?

Un cœur disponible et simple

 Jeudi 1er janvier 2026

Évangile selon saint Luc 2, 16-21

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

Prière

« Seigneur, garde mon cœur simple et joyeux, que ta présence éclaire ma vie et réjouisse ceux que je rencontre. »  (Saint Philippe Néri)

Demande

Seigneur, en ce premier jour de l’année, je te confie ma vie. Guide mes pas, éclaire mes choix, remplis mon cœur de paix, d’amour et d’espérance. Que cette année soit bénie pour moi et pour tous.

Réflexion

Le passage de cet Évangile nous conduit à nouveau au cœur de Bethléem, dans la pauvreté d’une crèche où, pourtant, se joue l’événement le plus bouleversant de l’histoire humaine : Dieu se fait homme, fragile, dépendant, confié aux soins d’une mère. La solennité de Marie, Mère de Dieu, que nous fêtons aujourd’hui nous invite à contempler ce mystère en profondeur.

  1. L’accueil des bergers
    Les premiers à se rendre à la crèche sont des bergers. À l’époque, ils faisaient partie des catégories sociales marginalisées : peu instruits, ils étaient souvent perçus comme impurs. Pourtant, ce sont eux que Dieu choisit pour recevoir la première annonce.
    « Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. »
    Suivant l’appel de l’ange du Seigneur auquel se joignit une troupe nombreuse de l’armée céleste qui louait Dieu en disant « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! », les bergers devaient s’attendre sans doute à une scène autre pour accueillir le Sauveur, le Christ Seigneur !
    Au contraire, ils trouvent un enfant vulnérable, dans une situation de pauvreté extrême. Et pourtant, cet enfant est le signe annoncé par l’ange : ils le reconnaissent et accueillent la promesse entendue.
    Leur attitude peut nous questionner. Nous attendons parfois Dieu dans le spectaculaire, dans des signes clairs, dans ce qui conforte nos attentes. Mais Dieu choisit souvent d’entrer dans nos vies dans la petitesse, dans ce qui nous désarme, dans ce qui nous déstabilise. Il se manifeste parfois dans une situation apparemment banale, dans une parole simple, dans une rencontre inattendue, ou même dans une épreuve.
    La solennité de Marie, Mère de Dieu, nous met face à ce paradoxe : Dieu se fait petit. Acceptons d’ouvrir nos yeux sur la réalité de chacune de nos vies en reconnaissant la présence permanente et aimante du Seigneur. Les bergers nous apprennent à « se hâter » vers ce qui pourrait être un lieu de révélation. Avançons donc avec simplicité, vers ce que Dieu met sur notre route.
  2. La foi de Marie
    Saint Luc nous dit : « Marie gardait dans son cœur tous ces événements. » (Lc 2, 51)
    Marie n’est pas simplement spectatrice des événements ; elle en devient le sanctuaire intérieur. Elle garde, elle relit, elle met en relation. Elle ne comprend pas tout immédiatement, mais elle demeure disponible.
    À travers elle, nous apprenons que la foi n’est pas de tout saisir d’un coup. Marie nous invite à relire ce que Dieu fait dans nos existences. Souvent notre vie spirituelle reste superficielle parce que nous ne prenons pas le temps de regarder et de contempler l’action du Seigneur.
    Marie ne s’agite pas ; elle demeure. Elle consent à accueillir un mystère qui la dépasse. Son attitude doit nous servir d’exemple, particulièrement dans notre monde saturé d’informations rapides et d’émotions fugaces. Nous accumulons les expériences spirituelles sans forcément leur laisser de place pour s’enraciner. Marie nous montre qu’un événement devient lumière seulement si nous acceptons d’en faire mémoire, de le confier au silence de notre cœur, de le laisser se développer en profondeur dans la prière.
  3. Le Nom donné à l’Enfant : une bénédiction pour l’humanité : « L’enfant reçut le nom de Jésus. »« Jésus » signifie « Dieu sauve ». Ce nom révèle ce que cet enfant vient accomplir : porter le salut à l’humanité.
    La circoncision, mentionnée dans le même verset, inscrit Jésus dans la lignée d’Israël et dans la continuité de l’alliance. En même temps, le nom révélé par l’ange introduit une nouveauté radicale : cet enfant est la bénédiction promise, la réponse de Dieu aux attentes humaines les plus profondes. À travers lui, Dieu s’engage pleinement envers l’humanité.
    La solennité de Marie, Mère de Dieu, atteste justement ce mystère : ce n’est pas seulement un prophète que Marie met au monde, mais le Fils éternel du Père.
    Le Concile d’Éphèse définira Marie « Theotokos », Mère de Dieu, non pour glorifier d’abord Marie, mais pour protéger la vérité sur le Christ : vrai homme et vrai Dieu. En reconnaissant Marie comme Mère de Dieu, l’Église affirme que celui qu’elle porte dans ses bras est le Dieu vivant venu sauver le monde.
    Dans notre vie personnelle, accueillir le nom de Jésus signifie lui permettre d’être sauveur là où nous n’arrivons plus à avancer seuls à cause de nos peurs, nos blessures, nos culpabilités, nos impasses. L’invocation du nom de Jésus nous permet d’entrer dans cette confiance totale et infinie de ce que le Seigneur peut nous donner. Ne nous en privons pas.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, tu nous montres, grâce à cet Évangile, comment traverser l’année avec l’aide de Marie, ta Mère : en gardant, en méditant, en laissant la grâce mûrir en nous. Comme les bergers, garde nos cœurs disponibles.

Résolution

Je promets d’invoquer régulièrement chaque jour le nom de Jésus soit pour le remercier, soit pour lui demander son aide.

31/12/2025

Comment prier la Bible ? (prière du matin)

Ô Trinité que j’adore

 Mercredi 31 décembre 2025

Évangile selon saint Jean 1, 1-18

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Prière

Une année s’achève. Nous pouvons la remettre entre les mains de Dieu et nous placer sous son regard, sous sa lumière pour qu’il nous éclaire. Lui dire merci. Lui demander pardon. Lui demander sa volonté et son amour. Le remercier déjà pour le don de la nouvelle année qui s’approche.
Nous avons sous les yeux un texte fondateur, difficile, peut-être abstrait pour certains. C’est un Évangile pour nous ancrer dans l’essentiel. Nous le connaissons bien. Je vous invite aujourd’hui à le méditer en essayant d’y contempler le mystère de la Sainte Trinité, qui est notre destin final, mais aussi l’appel du Seigneur à vivre en enfants de Dieu.

Demande

Seigneur, je dépose en ton Cœur ma vie, cette année qui vient de s’écouler avec tous ses événements joyeux, douloureux, surprenants, déroutants, les nouvelles voies qui s’ouvrent devant moi. (Si j’en éprouve le besoin, ce peut être là toute ma prière. Je repasse cette année devant Dieu, avec lui).
Je remets tout entre tes mains. Illumine ma vie, purifie ce que tu veux purifier ; répare ; montre-moi ta présence, ton action, tout ce que tu as fait pour moi cette année ; montre-moi aussi ton œuvre pour mon entourage, pour l’Église, pour le monde. Accorde-moi la grâce de tout remettre vraiment entre tes mains et d’accueillir ta présence, ton amour. Esprit Saint, fais-moi entrer dans la prière, fais-moi écouter ta Parole avec un cœur nouveau. Fais-moi expérimenter ton amour.

Réflexion

  1. « Au commencement était le Verbe (…) »
    Relisons ces versets tranquillement en voyant ce qu’ils nous disent de la Trinité. Au commencement, au Principe, était le Verbe, le Verbe de Dieu, le Christ. Et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. Par lui, tout a été créé. Toute mon existence vient de lui. En lui était la Lumière, en lui était la vie. Il est plein de vie. Toute vie vient de lui. Toute vie reçoit la vie de lui. Je me laisse ancré dans cette vérité fondamentale. J’ai tout reçu de lui.
    Dieu, personne ne l’a jamais vu, mais le Fils oui, et il nous l’a fait connaître. Par Jésus, nous voyons et connaissons Dieu le Père. Jésus a été envoyé pour nous faire connaître le Père et tout son amour. Jésus est la Lumière, le chemin qui nous mène au Père.
  2. « À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu (…) »
    À tous ceux qui ont accueilli Jésus, comme nous venons de l’accueillir à Noël, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. À tous ceux qui ont reconnu que Jésus est l’envoyé de Dieu, qu’il est Dieu, qu’il était auprès de Dieu et qu’il est venu parmi nous nous révéler le Père… il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
    Par l’Esprit Saint, comme Jésus je peux dire « Père » et je peux prier le Notre Père. En Jésus, je suis moi aussi fils de Dieu.
  3. « Tous nous avons eu part à sa plénitude (…) »
    Dieu s’est entièrement donné à nous. Il est venu habiter parmi nous pour se donner totalement. Il se donnera pleinement sur la croix pour manifester son plus grand amour car « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn 15, 13) Par Jésus, il nous a créés, il nous sauve, il nous recrée. Il nous fait participer à la vie des enfants de Dieu. Il nous fait participer à son amour éternel, de toute éternité et pour toujours. Il nous fait participer à sa nature divine.
    Plus loin dans l’Évangile, Jésus dira : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » (Jn 14, 23)

Dialogue avec le Christ

« Ô mon Dieu, Trinité, que j’adore (…) », faites que je vous sente si proche. J’ai tout reçu de vous. Par Jésus, je connais le Père et je suis fils de Dieu. Je peux entrer dans la prière de Jésus. Vous habitez en moi. Je veux vous y adorer et me laisser guider par vous.
(Début de la prière de sainte Élisabeth de la Trinité)

Résolution

Je remercie Dieu de tout cœur pour cette année écoulée.
(Pour ceux qui ont plus de temps, relire l’Évangile de saint Jean en s’arrêtant sur tout ce qui parle de la Trinité ; puis faire la même chose dans ses Épîtres).