texte défilant

CAR  DIEU  A  TELLEMENT  AIMÉ  LE  MONDE  QU'IL   A  DONNÉ  SON  FILS  UNIQUE,  AFIN   QUE   QUICONQUE  CROIT   EN  LUI  NE  SE  PERDE  PAS,  MAIS  OBTIENNE   LA   VIE   ÉTERNELLE.   (Jean 3, 16)

Un site pour avancer ensemble

sur le chemin de la foi

Bienvenue sur ce site internet où la paroisse saint Pierre saint Paul de la Vallée de l’Aisne vous accueille à cœur et à bras ouverts.


Ce cadre qui est le vôtre se veut une opportunité de découvertes, de rencontres et d’échanges en vue de mieux vivre cette fraternité chrétienne qui nous réunit en une même paroisse. 


Vous y trouverez des laïcs très engagés pour la mission, disposés à partager leur expérience de l’Amour de Dieu pour les Hommes, à vous écouter et à vous accompagner sur ce chemin de la foi.


Ce site se veut aussi être le prolongement de notre mission grâce à nos activités pastorales, afin que par tous les moyens, le Christ soit annoncé. 

Notre désir est d’aller vers toute personne désireuse de vivre l’expérience incommensurable de l’Amour du Christ.

Puissions-nous faire nôtre ce site afin de tirer le maximum de bien-être à travers les richesses de l’Évangile, la joie de la fraternité et le désir de prendre part à nos activités paroissiales.

Fraternellement,

Dieu vous bénisse !

Père Jean Alexis Aguma Asima 

26/01/2026

Éclairer les ténèbres de mon cœur

 Lundi 26 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 3, 22-30

En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

Prière

Jésus doux et humble de cœur, toi la lumière dans les ténèbres, viens éclairer les ténèbres de mon cœur, afin que je te reconnaisse comme mon Sauveur et mon Dieu.

Demande

Seigneur, je te demande de rendre mon cœur humble, que je sois capable d’accueillir mes contrariétés et mes imperfections.

Réflexion

  1. Que les scribes en viennent à dire de Jésus qu’il est possédé par Béelzéboul, et que c’est par lui qu’il expulse les démons, démontre à quel point ils sont vraiment à bout d’arguments. Leur attachement aux pouvoirs et à l’observance de la Loi a endurci leur cœur au point de les aveugler, et les rend incapables d’accueillir la personne de Jésus, de le reconnaître comme le Messie annoncé par les prophètes !  Ils sont tellement remplis d’eux-mêmes qu’ils ne peuvent supporter ce Jésus qui les dérange par sa façon de faire et surtout sa façon d’être.  
    Si je regarde dans ma propre vie, y a-t-il des personnes ou des situations qui me heurtent au point de me replier sur moi-même, de m’aveugler et de me fermer complètement à l’autre ? M’arrive-t-il de me braquer, de me fermer à ce qui est contraire à mes pensées, parfois même sans aucune considération ?
  2. « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. » 
    Satan est orgueilleux, menteur, trompeur, rebelle, révolté, avare, trouble, malveillant, diviseur… mais quand même intelligent. Il sabote l’œuvre de Dieu, mais ne manigance pas contre lui-même ! Les scribes sont si fourbes, leur orgueil est tel que Satan aveugle même leur intelligence et fausse leur raisonnement. Ils courent à leur perte !
    Si l’union fait la force, la division fragilise jusqu’à ce que tout s’écroule. Satan est contre Dieu, pas contre lui-même. Par conséquent, les démons que Jésus expulse ne peuvent l’être que par une autorité supérieure à celle de Satan, c’est-à-dire du seul créateur de toutes choses : Dieu.
  3. « Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : Il est possédé par un esprit impur. »  
    Attribuer à Jésus d’être l’incarnation du mal est la chose la plus ignoble ; c’est le péché le plus grave, le péché impardonnable. Le péché contre l’Esprit est le refus obstiné d’accueillir le salut de Dieu par le Christ Jésus, notre Sauveur. Le refus absolu de Dieu est un péché mortel, c’est-à-dire qu’il conduit l’âme à la mort éternelle, il la coupe de Dieu éternellement. Afin que Dieu me pardonne mes péchés, il est nécessaire de les reconnaître, de m’en repentir et de prendre la décision d’y renoncer.   
    Prenons l’exemple des deux larrons sur la croix aux côtés de Jésus : le premier insulte Jésus avec mépris et dureté, tandis que le second s’avoue pécheur, admet qu’il mérite sa sentence, reconnaît l’innocence de Jésus, et le reconnaît comme Sauveur. À ce dernier Jésus déclare : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le paradis. » (Lc 23, 43)

Dialogue avec le Christ

Seigneur, pour moi qui goûte à ton amour, à tes bienfaits, à ta providence, il m’est difficile d’imaginer que des personnes puissent dire du mal de toi. Je veux faire le bien du plus profond de mon cœur ! Et pourtant, combien de fois je commets moi-même le mal que je ne veux pas faire, comme le dit si bien saint Paul !

Résolution

Je m’exerce à accueillir les contrariétés dans ma vie avec patience, amour et humilité.

25/01/2026

Vêpres de la fête de la conversion de saint Paul 2026

L’Antéchrist : ce que dit VRAIMENT la Bible (666, Catéchon, Bête de l’Ap...

5 miracles eucharistiques étudiés par des scientifiques… — Matthieu Lava...

Un cœur transformé

 Dimanche 25 janvier 2026

Évangile selon saint Matthieu 4, 12-23

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

Prière

Nous te saluons à l’aube de ton règne au cœur de notre histoire ; nous te bénissons, toi, notre Lumière, nous te glorifions, toi, le Roi de nos vies. Ta parole a tout créé, tu es la réponse à tout désarroi, toute obscurité, toute confusion qui sévit encore dans le monde et dans nos âmes. Tu envoies ton souffle et tout est recréé ; tu fais toute chose nouvelle et tu restaures la face de la terre. Nous te bénissons et nous t’adorons, parce que tu as racheté le monde par l’obéissance du Christ, expression d’un amour sans limite et de la vie qui a raison sur la mort.

Demande

Seigneur Jésus, tourne ton regard vers moi, donne-moi d’être un bon élève à l’école de l’Évangile et transforme mon cœur afin qu’il soit semblable au tien.

Réflexion

  1. Jésus, lumière des nations païennes
    Jésus quitte la périphérie du village perdu de Nazareth, situé au milieu des collines de Galilée, pour s’établir dans le centre urbain de Capharnaüm, au bord du lac de Génésareth, qui sert de « carrefour » aux nations, c’est-à-dire un nœud d’échanges commerciaux et de brassage culturel. Il vient habiter au milieu des hommes pour avoir part à leur vie ordinaire.
    De la même manière, Jésus veut être présent dans notre vie : il vient à notre rencontre, là où nous sommes, avant même que nous ayons eu le réflexe de venir vers lui. L’amour de Dieu, qui veut nous réconcilier avec lui, est prévenant. Nul ne pourrait accéder à Dieu, si lui ne se mettait pas à notre portée. Tout en se fondant dans la masse des hommes, Jésus sort du commun : il n’est pas comme les autres. Il rayonne d’une autre lumière, là où l’obscurité d’un monde éloigné de Dieu pèse comme un voile de deuil sur les vies des habitants et où les flammes de l’espérance sont éteintes, étouffées ; la vie a perdu sa saveur surnaturelle et la richesse de la vocation individuelle s’est estompée. Le chrétien, appelé à être lumière du monde, ne peut pas se contenter d’être « comme les autres » : en tant qu’enfant de Dieu, il est unique ; en effet, c’est Dieu qui donne l’identité filiale et le sens de la vie, que ni la société, ni les parents, ni l’homme lui-même, dans ses croyances ou ses idéaux, ne pourront donner. Cette identité filiale est à chercher en Dieu et à accueillir dans la foi au Fils par le don de l’Esprit.
  2. Jésus appelle ses disciples
    En rentrant dans notre vie, Jésus ne reste pas cantonné dans un espace réservé, étranger à la vie réelle et aux soucis quotidiens. Notre foi ne doit pas se laisser enfermer dans l’église que l’on fréquente une heure par semaine ou les quelques minutes de prière quotidienne, comme si Jésus n’avait rien à voir avec nous le reste du temps. Il veut être « compagnon » de toute notre existence, remplir notre vie comme l’air remplit tout l’espace, afin que l’on puisse respirer.
    En appelant ses disciples à le suivre, Jésus ne se contente pas d’établir un lien institutionnel, impersonnel, comme c’est le cas entre les hommes qui ne sont pas du même sang, de la même famille. Ainsi, notre lien avec l’Église et avec ses pasteurs n’a pas à ressembler à un contrat avec un « fournisseur de prestations » (préparation et célébration de certains sacrements), dont les clauses définissent les engagements et ouvrent des droits. Jésus invite ses disciples à un rapport d’amitié ; l’amitié est le biais par lequel il veut restaurer la vie des hommes en communion avec Dieu. Elle se base sur l’ouverture de cœur, sur la fidélité, sur l’amour. Or, l’amour est créateur, veut le bien de l’autre et « fait vivre » l’un dans l’autre ; il explose les limites d’espace et de temps et conduit à une confiance inconditionnelle, à l’investissement personnel et au don généreux à l’autre.
  3. Jésus appelle à avoir part à sa mission
    Suivre Jésus dans sa vie quotidienne et rentrer dans la dynamique de son amitié ouvre au croyant un vaste horizon d’engagement possible : s’engager avec Jésus ne dépend pas d’une action précise et concrète, comme des actes rituels pour s’auto-justifier ou des œuvres de charité pour se donner bonne conscience. Même si l’on ne peut pas s’en passer, l’amour du Christ encourage le disciple à un éventail de bonnes actions qui reflètent, par analogie, l’amour inépuisable du Père : enseigner la Parole de Dieu, annoncer la Bonne Nouvelle qui vient de Dieu, guérir les blessures de cœur causées par la haine, l’égoïsme, l’orgueil qui viennent de nous et témoigner du royaume de Dieu qui porte son fruit en nous.
    Le premier commandement – aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit et de toute sa force – et le deuxième – aimer son prochain comme soi-même – qui paraissent être au départ des exercices d’amour sur trois fronts, s’unifient en Jésus : à la fois Dieu et homme, l’amour pour Jésus concerne Dieu le Père et tout ce qu’il aime, tout le genre humain dont je fais partie. L’amour de Jésus est à la fois promoteur et perfectionnement de tout acte de charité et de piété ; l’amour de Jésus engendre la crainte révérencielle de Dieu et augmente l’estime du frère. Il rend la relation avec Dieu réelle et l’œuvre de miséricorde féconde, pour le prochain et pour soi-même. La charité de mon pauvre petit cœur est élevée au niveau de l’amour divin qui rayonne dans le monde et amène son royaume. Prions, afin d’en être un instrument et de ne pas être trop « obstacle » à l’action de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Merci, Seigneur Jésus, de m’avoir invité à avoir part à ta mission, en vertu de mon baptême, par analogie, et à la suite de l’appel que tu adresses à tes apôtres. Augmente en moi la foi, l’espérance et la charité, afin que j’entre dans la dynamique de ton royaume et que s’établisse un grand réseau de croyants en ce monde, qu’ils se convertissent et retrouvent la paix et l’harmonie que tu veux rétablir en nous.

Résolution

En cette Eucharistie dominicale, je promets à Jésus de dire et accomplir de bonnes choses pour renforcer les liens d’unité et de charité dans ma paroisse ou mon diocèse.

24/01/2026

Parcours "Je crois en Dieu" (8 premiers cours du frère Paul-Adrien)

« Les gens de chez lui affirmaient : Il a perdu la tête »

Samedi 24 janvier 2026 

Évangile selon saint Marc 3, 20-21

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »

Prière

Me voici, Seigneur, devant toi en ce jour. Merci pour cette nouvelle journée. Merci de nous avoir donné Marie comme mère qui nous accompagne plus spécialement ce samedi.

Demande

Seigneur, envoie-moi ton Esprit afin que mon cœur puisse devenir ta maison où tu pourras trouver du repos. Rends moi disponible à ton enseignement et fais de moi ton disciple.

Réflexion

Ce très court passage de l’Évangile d’aujourd’hui est cependant plein de violence et de contradictions.

  1. « Jésus revint à la maison (…) »
    En ce début d’Évangile de Marc, nous suivons Jésus au commencement de sa prédication en Galilée. Les foules le suivent, enthousiastes par ses guérisons et ses miracles, mais aussi intriguées par cet enseignement nouveau qui répond à leurs désirs. Jésus revint à la maison juste après l’institution de ses douze apôtres et certainement avec eux. On peut imaginer aisément que ce temps de retour à la maison peut être perçu comme un temps de repos et de tranquillité ; or la foule s’y rassemble… Voilà donc Jésus et sa toute nouvelle communauté apostolique débordée par la foule.
    Est-ce que j’accepte d’être dérangé dans mes habitudes, d’accepter d’élargir le cercle de ma petite équipe spirituelle ou de mon groupe de prière, de ma famille spirituelle, ma communauté paroissiale, à d’autres que je n’ai pas forcément choisis ?
  2. « Les gens de chez lui (…) vinrent pour se saisir de lui. »
    Ce sont ses proches, ceux qui l’ont connu comme fils de Marie et de Joseph qui arrivent, non pas dans le même état d’esprit que la foule qui attend ce nouveau message d’espérance qu’offre Jésus, mais avec une autorité sur lui qu’ils se donnent à eux-mêmes, par le fait de leur connaissance ancienne.
    M’arrive-t-il parfois, moi aussi, de penser avoir des droits sur les personnes de mon entourage que je connais bien ? Ou encore sur les membres de mon équipe ou de mon groupe de prière par exemple ? Est-ce que j’accepte que l’autre puisse changer ? Grandir spirituellement indépendamment de moi ? Qu’il puisse avoir des charismes autres que les miens ? Des succès apostoliques que je n’ai pas ?
  3. « Il a perdu la tête. »
    Jésus est incompris et il dérange, comme de nombreux prophètes…. Cet entourage, fort de ce qu’il croit être sa connaissance de Jésus, vient le chercher pour le faire taire. Bien sûr, son langage est nouveau et il dérange. Bien sûr, Jésus par sa présence nous entraîne sur des chemins inconnus.
    Pour ma part, si je m’imaginais dans cette scène, où me placerais-je ? Avec les nouveaux apôtres ? Avec la foule ? Ou avec « les gens de chez lui » ? Est-ce que parfois je me sens dérangée par Jésus ? Quelle est alors ma réaction ?
    En ce samedi, je peux penser à Marie qui, elle, n’est pas là avec ceux qui se disent proches et qui veulent faire taire Jésus ; son fiat a été définitif. Elle n’a pas été « prudente » lors de l’annonce de l’ange, elle n’a pas fait de calculs et ne s’est pas laissé entraîner par la crainte : « Que va dire le village ? que va dire Joseph ? Où cela va-t-il me mener ? » Sans retourner son regard sur elle, elle a eu cette radicale simplicité des enfants de Dieu qui ne se regardent que dans le regard de Dieu et ne se reçoivent que de la tendresse du Père, ce qui l’a conduit à ce « oui » radical, elle a tout simplement plongé dans la foi. Elle a toujours été là, près de Jésus, jusqu’au pied de la croix, en gardant et méditant toutes choses en son cœur.  

Dialogue avec le Christ

Seigneur, habite non seulement mon cœur mais, comme tu l’as fait pour saint Jean lors de la dernière Cène, prends-moi aujourd’hui sur ton Cœur, afin que rien ne puisse me séparer de toi, ni les autres, ni mes activités, ni mes propres pensées, et que je puisse partager avec toi tout ce que je vais accomplir aujourd’hui.

Résolution

Rien qu’aujourd’hui, comme dans la célèbre Prière du pape Jean XXIII, quel fiat puis-je décider pour mieux suivre Jésus ? Quelle plongée dans la foi m’est demandée aujourd’hui :  oraison, accueil d’un projet autre que le mien, difficulté particulière, etc.

23/01/2026

Il ne faut pas confondre la foi et la crédulité !

Ma mission pour le Seigneur

 Vendredi 23 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 3, 13-19

En ce temps-là, Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –, André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

Prière

Seigneur Jésus, je crois en toi. Tu m’appelles aujourd’hui comme tu as appelé les Douze.
Tu me veux proche de ton Cœur, non pour mes mérites ou pour ce que je peux faire, mais parce que tu m’as aimé le premier. J’ai confiance en toi. Que je me laisse aimer par toi avec simplicité, comme un disciple bien-aimé. Que cet amour me donne l’élan d’aimer ceux que tu mets sur ma route.

Demande

Seigneur Jésus, donne-moi la grâce d’entendre ton appel personnel et de comprendre plus profondément la mission de baptisé que tu me donnes. Que ton Règne vienne dans mon cœur et dans le monde où tu m’envoies.

Réflexion

  1. « (…) il appela ceux qu’il voulait » : un appel personnel et gratuit
    Seigneur, tu montes sur la montagne et tu appelles librement ceux que tu veux.
    Ton choix ne suit pas les critères humains mais ceux de ton amour. Tu appelles des pécheurs, des tempéraments variés, des personnalités fragiles. Tu les veux tels qu’ils sont, et tu me veux, moi aussi, tel que je suis.
    Comme pour les Douze, mon premier acte de foi est de répondre à ton appel intérieur. Tu me proposes une amitié vraie, une intimité qui transforme. Merci, Seigneur, pour cette liberté pour laquelle tu me choisis chaque jour, malgré mes faiblesses. Apprends-moi à t’écouter dans la simplicité de mon quotidien. Que je pose le choix d’être avec toi en tout ce que je fais et en tout ce que je vis.
  2. « (…) pour qu’ils soient avec lui (…) » : la source de toute fécondité
    Toi et moi savons que, sans toi, je m’épuise, je m’agite, je me disperse. Tu me rappelles qu’être avec toi est ton premier désir pour chacun de nous. C’est le premier amour nourri dans la prière silencieuse, dans l’écoute de ta Parole, dans les sacrements qui rend service à l’Église et au monde. De là, jaillit la force de ma mission comme disciple.
    Saint Jean-Paul II mentionne, dans son exhortation apostolique Christifideles laiciune citation de Lumen gentium sur la vocation des laïcs dans le monde : « La vocation propre des laïcs consiste à chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu. » (Paul VI, Lumen gentium, 31)
    Seigneur, être avec toi me permet de vivre pour toi dans mes réalités quotidiennes pour y faire rayonner ton Royaume : ma famille, mon travail, mes engagements, mes choix.
    Donne-moi un cœur uni à toi, pour que mes actions soient animées par ton Esprit et ta Vérité et non par mes seules forces et critères.
  3. « (…) pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle (…) » : une mission confiée à chacun
    Tu ne gardes pas les Douze pour toi : tu les envoies. Ils sont envoyés non parce qu’ils sont prêts, mais parce que tu les accompagnes et parce qu’ils ont choisi de sortir de leur environnement connu pour se lancer vers l’inconnu. Ils ont confiance en toi.
    Seigneur, tu m’envoies, moi aussi. Tu me demandes d’être témoin de ton amour là où je vis. Parfois la mission me dépasse, parfois elle me fait peur. Mais tu me rassures : tu me donnes non seulement une mission, mais aussi la force pour l’accomplir.
    Jésus, quel est aujourd’hui l’endroit où tu veux agir à travers moi ? Quelle parole, quelle attention, quel acte d’amour veux-tu réaliser par mes mains ? Aide-moi à comprendre que l’évangélisation commence dans les actes les plus simples, dans les rencontres quotidiennes vécues avec un cœur habité par toi.

Dialogue avec le Christ

Merci, Jésus, pour ton appel. Merci de m’inviter à être avec toi, comme un ami que l’on appelle auprès de soi. Je te remercie aussi de me confier une mission dans ton Église : tu veux et peux te servir de ma pauvreté pour toucher des cœurs. Tu connais mes peurs, mes limites, mes incohérences. Je te les offre. Je ne peux pas tout, mais je peux t’offrir mon fiat aujourd’hui. Oui, je veux être avec toi, oui je veux être envoyé par toi.

Résolution

Selon ce qui m’a touché le plus, je choisis de poser un acte d’amour pour Dieu. Par exemple, je pourrais décider d’un moment précis pour « être avec Jésus » dans la journée (silence, adoration, Évangile) ; ou poser un acte d’amour simple et concret : un pardon, une attention, une parole de foi, une aide à quelqu’un dans le besoin ; ou lire quelques passages de la constitution dogmatique sur l’Église Lumen gentium sur la vocation des laïcs.

22/01/2026

Emission Mgr Aupetit 21 janvier 2026 sur l’œuchuménisme

« Toi, tu es le Fils de Dieu ! »

 Jeudi 22 janvier 2026

Évangile selon saint Marc 3, 7-12

En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

Prière

« Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui il est notre Dieu, nous sommes le peuple qu’il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? » (Ps 94, 6-7)

Demande

Seigneur, viens ! Je t’offre ce temps de cœur à cœur afin que tu puisses remplir le mien comme tu le désires.

Réflexion

  1. « Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. »  
    L’Évangile de Marc commence très vite par la vie publique du Christ, qui débute dès son baptême et l’arrestation de Jean Baptiste. Cette vie publique, faite entre autres de guérisons multiples, attire une multitude de personnes qui cherchent à le voir, à cause de sa renommée d’un « enseignement nouveau, donné avec autorité ; il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent » (Mc 1, 27). Mais cette foule cherche aussi à voir Jésus pour ses guérisons et ils désirent se faire guérir eux-mêmes… mais pour eux-mêmes…
    Dans quel état d’esprit nous approchons-nous des sacrements, lieux de présence et de Parole du Christ ? Avons-nous le même engouement pour chercher et nous rapprocher du Christ que celui des foules dont on nous parle ici ? Qu’est-ce que je mets dans cette recherche du Christ : un désir de le connaître pour me satisfaire moi-même ou pour mieux l’aimer gratuitement ?
  2. « (…) une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. »
    La foule est tellement grande que Jésus demande à ses disciples une barque ; d’une part pour ne pas être écrasé, mais aussi, et sans doute pour lui permettre, s’éloignant un peu du rivage, de pouvoir s’adresser à une foule plus nombreuse encore… Cette multitude est là pour venir voir ce qu’elle n’a pas encore vu, mais dont elle a entendu parler. C’est toute la force du témoignage !
    « Oui, puissions-nous tous, dans l’Église, être ce que nous sommes déjà en vertu de notre baptême : des prophètes, des témoins, des missionnaires du Seigneur ! » (Pape François, Message pour la Journée mondiale des missions, octobre 2022) Cette phrase du pape François fait retentir en nous le don de notre baptême qui nous rend tous prêtre, prophète et roi.
    Est-ce que je cultive ce don dans ma vie quotidienne ? Ai-je conscience qu’il me demande de témoigner de son amour pour chacun et pour tous, par la pensée, la parole et les actes ?
  3. « Toi, tu es le Fils de Dieu ! Mais il leur défendait vivement de le faire connaître. »
    Les esprits impurs ne peuvent que reconnaître la personne de Jésus, Fils de Dieu. En quelque sorte, ils disent vrai, mais ils n’aiment pas… C’est un constat, pas un acte d’amour ni d’adoration. Jésus n’a pas besoin d’être connu pour être reconnu, mais il désire être reconnu pour être aimé, et qu’à travers lui le Père soit aimé. Et toute la vie terrestre du Christ n’a qu’un seul but – depuis l’Incarnation jusqu’à sa mort sur la croix, amenant à sa Résurrection – c’est de prouver l’amour inconditionnel de Dieu pour chacun de nous, afin que nous puissions l’accueillir et y répondre en l’aimant à notre tour.
    Quel amour ai-je pour le Christ et pour Dieu ? Est-ce que je prends le temps de nourrir cet amour par la méditation de la Parole, des temps de prières, la fréquentation des sacrements ?

Dialogue avec le Christ

Ô mon Dieu, vous connaissez mon cœur, aidez-moi à faire mienne ces paroles du saint Curé d’Ars : « Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer, de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie, jusqu’au dernier soupir de ma vie. »

Résolution

Je prends des temps de prière silencieuse pour me laisser aimer par Dieu.